S/PV.1000 Security Council

Tuesday, April 3, 1962 — Session 17, Meeting 1000 — New York — UN Document ↗

NEW YORK
Beiore we proceed to the Council's work, it is my pleasant duty-and here 1 am sure 1 am expressing the views of all members-to thank our colleague, Mr. Sosa Rodriguez, the representative of Venezuela, for his valuable contribution ta the smooth course of our deliberations. 1.- Le pRESIDENT (traduit de l'espagnol): Avant de commencer nos travaux, je tiens à m'acquitter de l'agréable devoir de remerciernotre collègue,M. Sosa Rodrrguez, représentant du Venezuela, de la contri- bution efficace qu'il a apportée au bon déroulement de nos débats, et je suis certain d'exprimer à cet égard le sentiment de tous les membres du Conseil. 2. Throughout March, when he was in the Chair, he displayed his exceptiooal gifts of intelligence, discretion and tact, enabling the CouDcil ta conclude one debate and begin another in an atmosphere of harmony that oot ooly deserves our gratitude but upholds a tradition which, 1 trust, will not he broken now that 1 have been called upon to succeed him or on aoy other occasion. 2. Dans l'exercice de ses fonctions de président, au cours du mois de mars, M. Sosa Rodrrguez a fait preuve de qualités exceptionnelles d'intelligence, de discrêtion et de jugement, gritce auxquelles le Conseil a pu achever un débat et en commencer un autre dans des conditions d'harmonie qui non seulement méritentnotre recOlmaissance, mais encore maintiennent une trad~tion, laquelle, j'en suis certain, ne variera ni maintenant qu'il m'appartient de succéder aM. Sosa Rodrrguez. ni à aucun moment. 1 1 ! 3. 1 would also point out that this meeting of the Council might be described as an important occasion because it 1s the thousandth meeting of this important body. In drawing attention to this faet, 1 hope that the Couneil, which is now entering upon its second thousand meetings, will continue to work effectively for world peace and harmony among ail nations. 3. Il convient en outre de relever que notre séance d'aujourd'hui revêt en quelque sorte un caractère solellllel, puisqu'elle est la lOOOème du Conseil de sécurité. En signalant ce fait. je forme des vœux pour que le Conseil, en entamant son deuxième millier de séances. continue de travailler efficacement pour la cause de la paix mondiale et de l'harmonie entre toutes les nations. ! 1 . 1
1 should like to thank the President for the kind references he has just made to my service as President of this illustri9US body last month. 1 can assure him that, coming from him, 4. M. SOSA RODRIGUEZ (Venezuela) (traduit de l'espagnol]: Permettez-moi, Monsieur le Président, de vous dire toute ma reconnaissance pour les paroles généreuses que vous venez de prononcer quant lt la manière dont je me suis acquitté des ~ Ordre du jour provisoire (SI Agendal 1000) ~) Lettre, en date du 20 mars 1962, adressée au Président du Conseil de sécur.ité par le représentant permanent de la République arabe syrienne (S/5096); !?) Lettre. en date d)J. 21 mars 1962, adressée au Président du Conseil de sécurité par le représentant permanent d'Israël (S/5098). Remerciements au Présid!'1nt sartant 6. 1 am veryhappy that Chile has succeeded Venezuela in the Chair of the Council. The President will, like myself, firmly maintain the principles which are sa dear ta our Latin American civilization and which receive support whenever someone with his qualities holds such a position i'.1 the United Nations.
The President on behalf of Government of my country #109170
1 thank the represent<'.tive of Venezuela, bath on my own behali and on behalf of the Government of my country, Chile, fOl' the cordial and friendly terms in which he has spoken of us. Adoption of the agendo ~ Oi The Palestine question: (!I) Letter doted 20 March 1962 from the Permanent Repre- sentative of the Syrian Arab Republic addressed to the President of the Security Council (5/5096); (!?) Letter dated 21 March 1962 from the Permanent Repre- sentative ot Israel addressed fO the President ot the Security Council (5/509B)
The agenda was adopted.
ln accordance with the decision taken by the Security Council at its lastmeeting, and ifthere is no objection, 1 shall now invite the representatives of Syria and Isr8..o:1 ta particîpate, without vote, in the discussion of this question. At the invitation of the President, MT. Salah El Dine Tarazi (Syrian Arab Republic) andMT. Michael Comay (IsTael) took places at the Counci] table.
The Council will DOW continue its discussion of the item before it. 10. The Secretary-General bas asked for the floor in order to make a short statement. 11. The Acting SECRETARY-GENERAL: In the light of the discussion at the last meeting of the Counci! on 28 March, 1 asked the Chief of Staff of the United Nations Truce Supervision Organization, General von Horn, ta come ta New York for a few days in order to be available to members of the Council for consultation. General von Horn arrived last Saturday evening and has made himself available ta delegations wishing ta see him. He is here with me today. 6. C'est pour moi une vive satisfaction de voir le Chili succéder au Venezuela 11. la présidence du Conseil et de penser que, tout comme moi, vous maintiendrez fermement les principes si chers à notre civilisation latina-américaine et toujours plus nettement réaffirmés grltce 11. ceux qui, comme vous, occupent de telles fonctions a. l'Organisation des Nations Unies. 7. Le PRESIDENT (traduit de l'espagnol): En mon nom propre et au nom du Gouvernement chilien, je remercie le représentant du Venezuela des paroles si amicales et si cordiales qU'il vient de prononcer. Adoption de l'ordre du jour L'ore're du jour est adopté. Question de Palestine: 2) Lettre, en dote du 20 mars 1962, adressée au Président du Conseil de sécurité paf le représentant permanent de la République arabe syrienne (5/5096); 9) Lettre, en date du 21 mors 1962, adressée au Président du Conseil de sécurité par le représentant permanent d'Israël (S/509B) 8. Le PRESIDENT (traduit del'espagnol): Conformé- ment li la décision prise par le Conseil de sécurité li sa dernière séance, et s'il n'y a pas d'objection, je me propose d'inviter les représentants de la Syrie et d'lsra!'.!! 11. participer sans. droit de vote aux débats sur la question de Palestine. SUT l'invitation du Président, M. Salah El Dine Tarazi (République arabe syrienne) et M. Michael Comay (Isra;;}]) prennent place à la table du Conseil. 9. Le PRESIDENT (traduit de l'espagnol): LeConseil va poursuivre l'examen de la question inscrite à son ordre du jour. 10. Le Secrétaire général m'a demandé la parole pour faire une brève déclaration. 11. Le S"ECRETAIRE GENERAL par intérim (traduit de l'anglais): A la suite de la discussion qui s'est déroulée l\ la dernière séance du Conseil le 28 mars, j'ai demandé au Chef d'état-major de l'Organisme des Nations Unies chargé de la surveillance de la trêve en Palestine, le général von Horn, de venir 11. New York pour quelques jours, afin de se mettre!l- Ia disposition des membres du Conseil de sécurité qui désîreraient le consulter. Le général von Horn est arrivé ici samedi dernier dans la soirée et s'est mis à la disposition des délégations qui souhaitaient le voir; il m'a accompagné ici aujourd'hui. 13. 1 trust that the procedure 1 have indicated will commend itself ta the President and members of the CouDcil. 13. J'esp~re que la procédure que jeviensd'indiquer rencontrera l'approbation duPrésident et des membres du Conseil.
1 thank the Secretary-General for his statement. 14. Le PRES!DENT (traduit de l'espagnol): Je re- mercie le Secrétaire général de sa déclaration. 15. As members of the Council have heard, the Secretary-General has suggested a procedure by which we eould take advantage of General von Horn's presence. If 1 hear no objection, 1 shaH take it that this procedure will be followed. 15. Les membres du Conseil ont entendu la suggestion du Secrétaire général concernant 13. mani~re de mettre à profit la présence du généralvon Horn. En 1'absence d'objection, je conclurai que le Conseil accepte de suivre cette procédure. 16. Ml'. MOROZOV (Union of Soviet Socialist Re- publics) (translated from Russian): 1 should like it ta be understood that this procedure, to which there is apparently no objection, will apply only ta this particular aase and will not be considered as estab- lishing a precedent for the future. 16. M. MOROZOV (Union des Républiques socialistes soviétiques) [traduit du russeJ: Il s'entend, je voudrais le souligner, que cet.te méthode, qui ne semble pas soulever d'objection, doit s'appliquer exclusivement au cas particulier qui nous occupe et ne doit pas être considérée comme creant un précédent pour l'avenir. ,
1 thank the representative of the USSR for his statement. 17. Le PRESIDENT (traduit de l'espagnol): Je re- mercie le représentant de l'Union soviétique de sa déclaration. 18. Sinee 1 hear no objection, 1 take it that the procedure suggested by the Secretal'y-General is appro•.'ed, but without establishing any precedent. 18. En l'absence d'objection, je considérerai que la procédure suggérée par le Secrétaire général est adoptée, sans crée pour autant W1 précédent. ft was sa decided. Il en est ainsi déoidé. , ,q, 19. Ml'. TARAZI (Syria) (translated from French): At the last meeting of the Security Council, the representative of Israel launched into a longharangue full of inaccuracies and false statements. As usual, he did not ask theCounailtobelphim ta find a solution in the interests of peace and security; he had his eye on the public attending the meeting and on the representatives of the Press, and what he was seeking from both was a greater contribution in money and in kind ta the so-called development of Israel. 19. M. TARAZI (Syrie): Au cours de la derni~re séance du Conseil de sécurité,lereprésentantd'lsra1:!l s'est livré à une longue harangue pleine d'inexacti- tudes et de fausses affirmations. Comme li l'accou- tumée, il ne s'adressait pas au Conseil pour l'aider à trouver une solution qui soit conforme aux intérêts de la paiX et de la sécurité; il avait en vue le public venu assister li la séance, les représentants de la presse, et ce qU'il recherchait à travers les uns et les autres, a'était une plus grande contribution en monnaie et en nature pour le prétendu développe- ment d'Israël. 20. As anyone could see, however, Ml'. Cornay was hardput ta it to answer the firm and just accusations of the Syrian delegatïon, He therefore chose to gallop across ground which he thought was firm but which was really very muddy indeed. We have been par- ticularly weIl acquainted with this ground ever sinee the existence of Israel was tolerated ~y the United Nations against the wishes of the lawful owners of the Arab land of Palestine. We are constantly seeing Israel come ta the Council table to anSweI' the charges of the various Arab countries which, bowing to the wishes of the security Counail, agreed to sign armistice agreements. Unfortunately those agreements have not been observedbyIsrael, although 20. Cependant, comme il a été dOlUlé à chacun de le remarquer, M. Cornay était bien embarrassé de répondre aux accusations fermes et justes de la délégations syrienne. Aussi a-t-il choisi de galoper sur un termin qui lui semblait solide mais qui n'était en réalité rien moins que boueux. Ce terrain nous est pari;iculi~rementfamilier depuis que l'exis- tence d'lsralH a été tolérée par les Nations Unies contre le gré des propriétaires légitimes de la terre arabe de Palestine. Nous voyons constamment Isra~H s'asseoir à la table du Conseil afin de répondre aux accusations des divers pays arabes qui, déférents au vœu du Conseil de sécurité, ont accepté de signer des conventions d'armistice. Ces conventions n'ont ,, 22. This was exactly Ml'. Comay's position when he spoke at the last meeting. My delegation would have seen no l'easou to reply if he had simply served up the old dishes which are by now a nauseous spe- ciality that 15 very well known but 15 not appreciated even by those who try ta force themselves ta swallow anything. 23. Apart from his platitudes and repetitions, Mr. Cornay has distorted the truth. It is essential that the members of the. CO:1:'icil should be given the true facts about the attack that constitutes the act of aggression about which Syria has seen fit ta appeal to the Security Counci!. 24. Mr. Cornay tried ta establish an unfounded relationship between the incidents which preceded the perfidious attack on the night of 16 ta 17 March end the attack itself. He also tried to mislead the Council by false statements about the status of the demilitarized zone and about the scope of the General Armistice Agreement between Syria and Israel.Y 25. Nevertheless, despite the bold toues in which Mr. Cornay spoke, it \Vas obvious that his conscience was troubling him and that he was ill at ease. How could it be otherwise, when the authorities he repre- sents have outlawed themselves by their deliberate and inopportune violation ofthe United Nations Charter and the Armistice Agreement? No, Mr. Cornay was to be pitied, forhewasdefendingabad cause. Thinking of him, his friends wight weIl, other things being equal, have used these beautiful words of Corneille; ITWhat could he have done against three? Die, or take refuge in sublime despair." In this case despair did not appear on the scene. Instead of stating his case honestly and correctly, Mr. Cornay is trying first to slander Syria and then to confound it. In arder te justify an unjustifiable act of aggression, M. Cornay attacks Syrian policy. 26. This lS a field into which he should not venture and it is certainly not in his interests to disport himself in the field of inter-Arab relations. Mr. Cornay said: " .•. tensions within and between Arab countries do not concern Israelunless these tensions discharge themselves in aggressiveness against Israel" [999th meeting, para. 66 J. 22. Telle était exactement la position de M. Cornay quand il prit la parole à la derni~re sêance. Ma délégation n'aurait pas jugé bon de lui répondre s'il s'était contenU~ de ressasser les balivernes qui, au poL'1t otl. nous en sommes, constituent, en fait de plat du jour, une spécialité de mauvais gant très bien connue mais non appréciêe, même pal' ceux qui veulent bien ordonner à leur palais de se montr.er tolêrant. 23. Par-delà les, lieux communs et les redites, M. Cornay a dêformé la vêrité. Il est nécessaire que.le-s représentants au Conseilsoientmisaucourant de la situation quant il l'attaque qui constitue l'acte d'agression il propos duquel la S}Tie a jugê bon de s'adre8ser au Conseil de sécurité. 24. M. Cornay a essayé d'établir un ra~·-""rt non fondé entre les incidents qui ont précéd' ·que perfide qui s'est produite dans la nuit ..1 17 mars, et l'attaque même. Il a égalemen> .c d'in- duire le Conseil en erreur par des affirmations fausses ayant trait au statut de la zone démilitarisée et il l'étendue d'application de la Convention d'armis- tice général syro-israélienll. 25. Toutefois, et malgré le ton téméraire dont M. Cornay a fait montre dans son intervention, on sentait bien qu'il n'avait pas la conscience tranquille et qu'il n'était par consêquent pas dans son assiette. Pouvait-il l'être apr~s que les autorités qu'il repré- sente se furent, d'elles-mêmes, mises hors la loi par leur violation délibérée et intempestive de la Charte des Nations Unies et delaConventiond'armis- Uce? Non. M. Comay était à plaindre, il défendait une mauvaise cause. Pensant à lui, ses amis pouvaient reprendre à son compte, toutes choses étant égales d'ailleurs, ces belles paroles de Corneille: "Que voulez-vous qu'il fft contre trois? _ Qu'il mouro.l ôu qu'un beau désespoir, alors, le secourQt." Le déses- poil' n'a pas fait, en l'occurrence, son apparition, Au lieu d'en prendre loyalement et dament son parti, M. Cornay entend d'abord calomnieI' puis accabler la Syrie; pour justifier une agression inqualifiable, M. Comay sien prend à la politique syrienne. 26. C'est là un terrain sur lequel il ne devrait pas s'aventurer; il n'est pas non plus dans son intérêt bien compris de gambader dans le domaine des relations interarabes. M. Cornay a dit: "Les tensions existant dans les pays arabes et entre eux n'inté- ressent Israêl que si elles se traduisent en agressi- vité contre nous." [999ème sêance, par. 66.J y .Procês-verbaux Officiels du Conseil de sécurité, qustrième année. Supplément spécial No 2. 28. The relations between Arab countries, as also their respective positions on foreign policy, are not the concern of any intruder. 1 do not wish to reply here ta Ml'. Comay's thinly veiled allusions ta the Arab countries ili general and Syria in particular. 1 shouià like ta say simply that they are in bad taste and seem to be made in absolute bad faith. They are designed to camouflage a flagrant act of aggression. 29. My delegation has already dl'awn attention to the repeated violations of the Armistice Agreement committed in the two weeks preeedingtheattackwhich the Couneil is now diseussing. 30. Ml'. Cornay has tried ta establish a relationship of cause and effect between these two types of action. Fortunately his argument has already been completely refuted by the representatives of the Soviet Union, the United Arab Republic and the United States of America. 31. This famous argument seems utterly ridiculous. Ji ridicule could kill, 1 should certainly, out of charity, fear for Mr. Cornay. But there J.s nothing ta fear; Ml'. Cornay is perfectly we11, for he has a broad back. 32. To send armoured launehes into the part of Lake Tiberias which lies within the deiensive area, according ta the Armistice Agreement; to arder these launches ta fire on Syrian positions; and then, when the Syrians replied to the fire of the Israel forces, to make this a pretext for attacking Syrian territory, using everything a warlike arsenal can contain in the way of tanks, gons, bombers and reconnaissance aircraft-all this is clear evidence of premeditation. 33, Need 1 refer to annex lllofthe General Armistice Agreement in order to give an exact idea of what the defensive area is? Need 1 recaU that annex IV, section m, of the Armistice Agreement provides that nNo naval force shall be alloWed in the Defensive Arean? Yet the Israel launches which approached the Syrian positions on several occasions were armoured launches, not police boats as Mr, Cornay claims. Can a launch tire gons if it has no armour? Yet that is what happened. 33, Faut-il vous renvoyer à l'annexellidelaConven- tian d'armistice générale pour vous donner une idée exacte de la zone défensive? Faut-il également vous rappeler qu'aux termes de la sectionmdel'annexe IV de la Convention d'armistice "aucuneforcenavalen'est autorisée dans la zone des forces défensives"? Or, les vedettes israéliennes qui se sont approchées à maintes reprises des positions syriennes étaient des vedettes blindées et non des vedettes de police, ainsi que l'a allégué M. Cornay; une vedette non blindée peut-eUe s'adonner au tir au canon? C'est 'pourtant ce qui est arrivé. 34. Moreover, if Israel's intentions were peaceful, what evil genius led it ta continue its warlike demon- strations and ta provoke a state of latent tenSion" in the armistice area? 1 think that Israel was determined to carry outitsdesigns, Inhis report General von Horn says: nOn 9 March, 1 was requested hythe Israel Minis- try for Foreign Affairs ta advise Damaseus that 28. Les rapports entre les pays arabes. de même que leurs positions respectives en matière de poli- tique étrangère ne tombent sous la juridiction d'aucun intrus. Je ne voudrais pas répondre ici aux allusions à peine voilées de M. Comay, concernant les pays arabes en général. et la Syrie en particulier. Qu'il me soit seulement permis de dire qu'elles sont de mauvais goilt et qU'elles paraissent entachées de la plus entière mauvaise foi. Elles ont pour but de C3-moufler un acte flagrant d'agression. 29. Ma déÎégation a déjia. fait état des violations successives de la Convention d'armistice, commises au cours des deux semaines qui ont précédé la perpétration de l'attaque sur laquelle se penche le Conseil, à cette heure. 30. M. Comay a voulu établir un lien de cause à effet entre cesdeuxcatêgoriesd'actes. Fort heureuse- ment sa thèse a déjà été réfutée entièrement par les représentants de l'Union soviétique, de la République arabe unie.ci des Etats-Unis d'Amérique. 31. Quant à cette fameuse thèse, elle apparart des plus ridicules; si le ridicule devait forcément tuer son auteur, je n'hésiterais pas, par charité, à éprouver des craintes pour M. Comay. Mais, ne craignons rien, M. Comay se porte très bien, car il pense avoir bon dos. 32. Envoyer des vedettes blindées dans la partie du lac de Tibériade comprise dans la zone défensive, en vertu de la Convention d'armistice, ordolU1er à ces vedettes de tirer sur des positions syriennes, puis prendre prétexté du fait que les Syriens ont répondu au tir israélien par un tir semblable, pour s'arroger le droit de partir en guerre contre le territoire syrien, en utilisant à cet effet tout ce que peut contenir l'arsenal guerrier en matière de chars, de canons, de bombardiers et d'avions de reconnais- sance, c'est là, ma foi, la preuve flagrante de la préméditation. 34. De plus, si les intentions d'Israêl étaient paci- tiques, quel mauvais génie l'a poussé à continuer ses démonstrations belliqueuses et à provoquer un état de tension latente dans le secteur de l'armistice? Je crois qu'lsraêl était résolu à poursuivre ses desseins. En effet, le général von Horn nous dit dans son rapport: "Le 9 mars, le Ministère des affaires étrangères d'Israêl m'a demandé d'informer Damas qu,nlsraêl 35. Mr•.Cornay has spoken of what he called the SyrianGovernment's aggressivepolicytowar<isIsrael; but do not the very words oft.'1e message which General von Horn was requested by Israel ta couvey ta the Syrian Government show clearly aggressive inten- tions';' This is so obvions that General von Horn did Dot try ta hide it, sinee he hastened ta add: "1 have never considered that United Nations representatives should be requesteq ta relay messages which could he construed as open or irnplied threats." [Ibid.] 36. Yet the threats continued, bath befere and after the attack made on the night of 16 to 17 March. 1 need only recaU that on the morning of 16 March an armoured lighter again approached the Syrian positions and fired on them. On 20 March, Israel aircraft flew over Syrian territory. They went as far as Kuneitra, a town which is comparatively far from the frontier. The Chief of Staff says in para- graph 36 of his report: "The aerial 'dog-fight' of six aircraft in the Syrian air space was clearly seen by United Nations observation posts. They also saw during this fi~ht anti-aircraft gunfire from Syria." Continuing his description of the incident, General von Horn says: "Four- gas tanks were projected from the Israel planes on Syrian territory. A child was wounded. The Uniteq. Nations observer who investigated the complaint was shawn four aircraft fuel tanks, one of them bearing an inscription in French."-Does that not suggest a "Mystère"'l-IIThe boy alleged ta have been struckbyafueltankwas in the hospital; he was slightly wounded." 37. However that may be, the gas tanks projected from che Israel airerait have been shown to the Syrian public; 1 have seen them myself. They were shown so that the Syrian public might know the real intentions of those who come to the Security COWlcil in sheep's clothing. 38. Mr. Comay can hardly claim that this Is not a flagrant violation of article III, paragraph 2, of the General Armistice Agreement, which says: "No element of the land, sea or air, military or paramilitary, forces of eitber Party, including non-regular forces, shaU commit any warlike or hostile act against the military or paramilitary forces of the other party, or against civilians in territory under the control of that Party; or shaH advance beyond or pass over for any purpose whatsoever the Armistice Demarcation Line set forth in article V of this Agreement; or enter into or pass through the air space of the other Party or throughthe waters within three miles of the coastline of the other Party. Il 35. M. Cornay a parlé de ce qU'il a appelé la politique agressive dans laquelle s'engage le GO<lvernement syrien envers Isra~n; mais les termes mêmes du message que le général von Horn avait été chargé t de transmettre au Gouvernement syrien, de la part d'lsral'H. ne font-ils pas montre d'intentions agres- sives évidentes? Cela est tellement vrai que le général von Horn n'a pas entendu le cacher puisqu'il s'est empressé de dire qu'il nia jamais considêré "qu'il appartibt aux représentants des Nations Unies de transmettre des messages qui puissent être interprétés comme des menaces expresses ou im- plicites" [ibid.). 36. Les menaces· ont pourta."lt continué, tant avant qu'après l'attaque qui s'est produite dans la nuit du 16 au 17 mars. Qu'il me suffise de rappeler que le 16 mars au matin 1U1e péniche blindée s'est, encore 1U1e fois. approchée des positions syriennes sur le8- queUes elle a tiré. Le 20 mars, des avions israéliens ont survolé le territoire syrien; ils ont même été jusqu'à. Kuneitra, ville située relativement loin de la frontière. Le Chef d'état-major nQUS dit, au para~ graphe 36 de son l'apport: "Les postes d'observation des Nations Unies ont nettement vu le combat auquel ont particlpê six avions dans l'espace aérien syrien, Pendant ce combat ils ont également observé un tir de la DCA syrienne." Continuant sa description de l'incident, le général von Horn nous dit, li, propos des avions israéliens: "Ils ont largué quatre réservoirs a. essence sur le territoire syrien, blessant un enfant, On a montré 'à l'observateur des Nations Unies chargé d'enquêter sur cette plainte quatre réservoirs d'avion dont Wlportaituneinscriptionenfrançais" - cela sentait déjà le "Mystère". "L'enfant qui 'aurait été atteint par l'un de ces réservoirs était hos- pitalisé. Il était légèrement blessé." 37. En tout cas, les réservoirs d'essence largués par les avions israéliens ont été exposés et je les ai vus moi-même. Ils ont été exposés afin que le public syrien sache quelles sont les intentions de 'ceux qui viennent au Conseil de sécUrité déguisés ~ agneaux. 38. M. Cornay peut-il prétendre qulil ne '"S'agit pas Hl d'une violation flagrante duparagraphe 2 de l'article nI de la Convention d'armistice général qui dit: "Aucun élément des forces terrestres, navales ou aériennes, militaires ou paramilitaires de l'Wle quelconque des parties. y compris les forces irrégulières, ne devra commettre Wl acte de guerre ou d'hostilité quelconque contre les forces militaires ou paramilitaires de IIautre partie, ou contre des civils dans le territoire contrôlé par celle-ci; traverser, ou franchir, dans quelqufl but que ce soit, la ligne de démarcation d' ..urrrlstice définie à l'article V de la présente Convention; pénétrer ou traverser l'espace aérien de l'autre partie, ou les eaux territoriales de celle-ci, à moins de 3 milles de la ligne côtière." 40. A newspaper no less reliable that Le Monde published, in its final edition on 22 March 1962, the following report from André 8cemama, its special. correspondent at Jerusalem: . nit is felt in Jerusalem that tbe mere fact of firing on Israel fishermen on Lak~ Tiberias is an attack on Israel's integrity, which the Government is dp.termined to uphold by an possible means. "These means, as we know from a reliable source, \\Iere considered yesterday by the Coullei! of Ministers. After the matter has beeu brought befare the United Nations with all urgency, a firm warning wHI he addressed to the Syrians befare resorting to direct action. The time-table for carrying out this programme will probably he left to the discretiou of the Head of Government. It is thu8 almost certain that if an accommodation is not reached promptly through the diplomatie channel, a serious deterioration in the situation at the frontiers may he expected." 41. The date of the p~blication of this report-22 March-is of great importance. For itwas on21 March 1962 that the representative of Israel submitted his cornplaint against Syria tothe President ofthe Security Counci!. Thus, not content with violating the proYlsions of the Charter and of the armistice agreements, the Israel authorities are now resorting to attacks and intimidation. After committing an outrageous and unjustifiable act of aggression against Syria, they are now complaining. They have no cause to complain and their attitude bears the unmistakable stamp of complete cynicism and flagrant ill-will. People whose hands are soiled should keep them hidden. 42. Seeking to strengthen this indefensible position, Mr. Cornay produced a whole series of pseudo-legal arguments which do not bear examination. Listening to Mm, one could discern his embarrassment. The central fact that emerges from his misleading state- ment-and 1 am sure that the Council will not fail to take note of it-is that the attack which took place on the night of 16 to 17· March was premeditated, which makes it aH the more heinous. MI'. Comay's actual words were as foHows: liAs has been pointed out already in my letter to the President of the Security Council of 19 March [8/5093], the action of 17 March was taken in dis- charge of the Israel Government'l~responsibilities for the protection of the lite and property of Israel citizens and the territorial integrity of the State, and in exercise of its inherent right of self-defence. n [999th meeting, pa"'''' 82.] 43. 1 now come L vhe crucial. point. In criminal law the exercise of the right of self-defence requires the prior fulfilment of certain conditions. 1 do not propose to waste the valuable time of members of 40. Un journal aussi sérieux que le Monde fi publié, dans sa derniere éditiondu22mars 1962,l'information suivante en provenance de Eon correspondant par- ticulier il.. Jérusalem, André Scemama: nOn estime à Jérusalem que le seul fait de tirer SUI' des pêcheurs israéliens sur le lac de Tibériade constitue lUle atteinte à cette intégrité [d'IsraëIJ que le gouvernement est décidé à faire respecter par tous les moyens. nCes moyens ont été envisagés, nous le saVŒ1S de source s1lre, au cours du Conseil des ministres d'hier. Apres lUle démarche pressante aupres des Nations Unies, lUle mise en demeure non équivoque sera adressée aux Syriens avant d'en revenir à l'action directe. Le choix des dates pour l'appli- cation de ce programme sera probablement laissé à l'appréciation du chef du gouvernement. Il est donc à peu pres certain que si la dêtente n'est pas promptement obtenue sur le terrain diplomatique, il faut s'attendre à lUle aggravation consiè~able de la situation aux fronUeres." 41. La date 1'>. laquelle cette information a été émise, à savoir le 22 mars, est tres importante. C'est en effet le 21 mars 1962 que le représentant d'Israël a saisi le Président du Conseil de sécurité de sa plainte contre la Syrie. Ainsi, non contentes d'en_ freindre les dispositions de la Charte et des accords d'armistice, les autorités israéliennes passent à l'attaque et à la menace. Après avoir commis lUl acte d'agression inqualifiable et injustifié contre la Syrie, elles se plaignent. Elles ne devraient pas se plaindre. Leur attitude n'est qU'lUle rnanifestati.on claire d'tm cynisme profond et d'une mauvaise volonté flagrante. Quand on a les mains sales, mieux vaut les cacher. 42. Pour étayer sa these indéfendable, M. Comaya eu recours li une séried'argumentspseudo-j1lridiques qui ne tiennent pas. A l'entendre, on voyait son embarras. Le fait essentiel que nous retenons de son intervention équivoque, et que le Conseil ne manquera pas, j'en suis sOr, de prendre en considé- ration, c'est que l'attaque qui s'est produite dans la nuit du 16 au 17 mars a été préméditée, ce qui la rend plus odieuse. M. Comay a dit textuellement: "Comme je l'ai signalé déjà dans la lettre que j'ai adressée au Président du Conseil de sécurité le 19 mars [S/5093J, le Gouvernement israélien a décidé d'intervenir le 17 mars pour s'acquitter de ses responsabilités et protéger la vie et les biens des citoyens d'Isra!!l, ainsi que l'intégrité territoriale de l'Etat, en usant de son droit de légitime défense. Il [999ème séance, par. 82.] 43. J'en arrive maintenant au point crucial. En droit pénal, l'exercice du droit de légitime défense requiert que certaines conditions aient été, au préa- lable, accomplies. Je n' entends pas abuser du temps 44. Let us first ask ourselves_the fo11owingquestion: did the Israel armoured lighters enter the so-called defensive area'? There ean he no shadow of a doubt about the answer to that question. The lighters ap- proached the eastern shore of the lake. 45. The next question we sbould ask ourselves is whether or not the Israelis in tbese lighters fired on Syrian military positions. There again there is no room for doubt. The United Nations observers were informed by Syrian officers that the Israelis had opened fire. In such circumstances, are the Syrian positions expected to remain silent simply for the convenience of those who barbour far from honourable intentions towards them, ta say the·least of it? The right of self-defenee, whicb Ml'. Comay wrongly invokes, should have served as a pretext for the Syrians who had been attacked to carry out reprisaIs against the Israel positions. With alogie that is a11 its own, and which is a travesty of true logic, Israel now seeks to reverse the l'ales. !ts argument l'uns like this: III come up to you, 1 fire at you, 1 am tben fired at by you and, in order to save my life, my property and my territorial integrity, 1 !aunch an attackonyou,ltryto occupy your territory and destroy your military positions. Il 46. Such is Israel's sy11ogism-if sncb it can he called. Starting from false premises, it ends in a false and wrong-headed conclusion. 1 trust that the members of the Council will pardon this digression, which 1 feel is absolutely necessary in arder to lay bare the true motives underlying Israel's aggression, which 1 shaH discuss at a later stage. 47. Not content with the gratuitous charges which he kept reiterating throughout his statement, Ml'. Cornay tried once again to mislead you on the subject of the military action taken during the night of 16 to 17 March. According to Israel propaganda, the object of that action was to silence Syrian positions, which it did by destroying them. What is more, the positions from which the firing came are in a demilitarized zone. During the afternoon of17 March, the spokesman of the Israel Defense Forces IN~.de the following statement: 118hortly before midnight, a unit of the Israel Defenee Forces assaulted Syrian positions north of Nuqueîb, occupied the posts and destroyed the fortifications. Il 44. Posons-nous d'abord la question suivante: les péniches blindées israéliennes ont-elles pénétré dans la zone dite des forces défensives? La réponse il cette question ne fait pas l'ombre d'undoute. Lesdites péniches se sont approchéûs de la rive est du lac. 45. Posons-nous ensuite la question de savoir si les lsraél.iens qui se trouvaient dans ces péniches ont tiré ou non sur les postes TIÙlitaires syriens. Lli aussi, il n'y a pas de doute. Les observateurs des Nations Unies ont été avisés par les officiers syriens du fait que les Israéliens ont effectivement tiré. Veut-on, dans ces conditions, que les postes syriens attaqués se cantonnent dans le silence afin de donner satisfaction li. ceux qui nourrissent li leur égard des intentions dont le moins qu'on puisse dire est qu'elles ne sont pas honnêtes? Ainsi, le droit de légitime défense, dont se réclame à. tort M. Cornay. ea.t da. servir de prétexte aux Syriens attaqués pour recourir à une action de représailles '~ontre les postes israéliens. Par une logique qui lui est propre, et qui n'est qu'une dérision de la véritable logique, IsratH entend renverser les rÔles. Son argumentation est la suivante: "Jê m'approche de toi, je tire sur toi, j"essuie ton tir et, en vue de protéger ma vie, mes biens et mon intégrité territoriale, je me livre 11 une attaque sur toi, j'essaie d'occupe'r ton terri- toire, de détruire tes positions TIÙlitaires.1I 46. Tel est le syllogisme israélien, s'il en fut un. Partaot de prémisses erronées, il aboutit à une conclusion mal fondée et malveillante. Les repré- sentants des pays membres du Conseil me par- dO"Uleront cette digression qui me paraissait tout à fait nécessaire pour élucider et disséquer les véritables objectifs de l'agression israélienne dont j'aurai l'occasion de parler plus tard. 47. Non content des affirmations gratuites qu'il n'a cessé de répéter tout au long de son intervention, M. Cornay a encore une fois tenté de vous induire en erre1U" au sujet de l'opération TIÙlitaire entreprise dans la nuit du 16 au 17 mars. Cette opération devait, aù dirè de la propagande Israélienne, réduire les postes syriens au silence et ce, en les détruisant. De plus. les postes en question, d'oCL émanait le tir, se trouvent être en zone démilitarisée. Dans l'après- midi du 17 mars. le porte-parole des forces israé- liennes a déclaré: IIpeu avant minuit, une wüté des Forces de défense israéliennes a pris d'assaut les positions syriennes au nord de Nuqueib, occupé les postes et détruit les fortifications. Il 49. 1 would add that the Syrian Army has no posts in the demilitarized zone. Mr. Cornay should really have the decency to refrain from casting the smallest stone when the demilitarized zone is mentioned. 50. Ever since the armistice went into force, Israel has consistently refused to respectthe rules governing the demilitarized zone which were proposed in 1949 by someone wh.o is here in this chamber-Mr. Ralph Bunche-and who was United Nations Acting Mediator at the armistice conference, which 1 myself had the honeur ef attending as legal adviser to the Syrian delegation. 51. It is not self-esteem thatprompts me te introduce thls personal note, but a desire to give you the observations of an eye-witness. 1 know how the dis- cussions proceeded at the armistice conference and can bear witness to what took place. 52. When Mr. Bunche's explanatory note concerning the demilitarized zone was placed before the two parties, two basic decisions were taken: first, it was agreed that no question of sovereignty would arise regarding the demilitarized zone so long as the Armistice Agreement was in force; secondly, it was decided that Mr. Bunche's interpretation would be as authoritative as the Agreement itself. 53. These decisions were endorsed by the Security Council after the Armistice Agreement had gone into effect. In its resolution of 18 May 1951, adopted at the 547th meeting,Y the Council: ! ! "Calls upon the parties to give effect to the following excerpt cited by the Chief of Staff of the Truce Supervision Organization at the 542nd meeting of the Security Council on 25 April 1951, as being from the summary record ofthe Syria-IsraeIArmis- tice Conference of 3 July 1949, which was agreed to by the parties as an authoritative comment on article V of the Syrian-Israel General Armistice Agreement." >i ) 54. Instead of adherïng ta the rules they had agreed 10, the Israel authorities consistently sabotaged them. The rules governing the demilitarized zone provide as follows-and 1 quote from the Security Council resolution of 18 May 1951: ! ! ! 49. J'ajoute que l'armée syrienne n'a installé aucun poste dans la zone dêmilitarisée. Décemment, M. Comay devrait s'abstenir de lanoer la moindre pierre quand on en vient à parler de la zone démilitarisée. 50. Depuis que l'armistice est entré en vigueur, Isra~:n SI est toujours refusé à respeûter le statut de la zone démilitarisée qui avait été proposé en 1949 par quelqu'un qui se trouve dans cette salle, à savoir M. Ralph Bunche, médiateur par intérim des Nations Unies, à la conférence d'armistice à. laquelle j'ai eu moi-même l'honneur de participer en qualité de conseiller juridique de la délégation syrienne. 51. Ce n'est pas par narcissisme que je me trouve amené à parler sur un ton pex-sOImel, mais bien pour vous apporter le reflet d'un. témoignage viVant. Je sais comment les débats se sont déroulés à. la conférence d'armistice et je viens, en témoin, dire ce qui s'est passé, 52. En effet, au moment 00. la note explicative de M. Bunche concernant la zone démilitarisée fut mise à la disposition des deux parties, deux choses essentielles furent adoptées: premièrement, on tomba d'accord sur le fait qu'aucune questionde souveraineté ne se poserait au sujet de la zone démilitarisée pendant toute la durée d'application de la Convention d'armistice; deuxièmement, on décida que l'inter- prétation de M. BWlche aurait la même autorité que la Convention elle-même. 53. Ces décisions ont reçu, postérieurement à l'en- trée en vigueur de la Convention d'armistice, la sanction du Conseil de sécurité. En effet, par la résolution qu'il a adoptée le 18 mai 1951, à. sa 547ème séance11, le Conseil: "Fait appel aux parties pour qu'elles donnent effet aux dispositions de l'extrait suivant, cité par le Chef d'état-major de l'Organisme chargé de la surveillance de la trêve à. la 542ème séance du Conseil de sécurité, le 25 avril 1951, comme provenant d$s comptes rendus analytiques de la Conférence syro-israélienne d'armistice du3 juillet 1949 et accepté par les parties comme un commen- taire ayant autorité de l'article V de la Convention d'armistice général entre IsralH et la Syriell. 54. Loin de s'en tenir à l'applica.tion d'un statut qU'elles avaient accepté, les autorités israéliennes n'ont fait que le saboter. En effet, le statut de la zone démilitarisêe prévoit ce qui suit - et je tire ma citation de la résolution du Conseil de sécurité en date du 18 mai 1951: lILes alinéas 5. D, et 5, L du projet d'article r1i'lglent la question de l'admiriistration civile dans 55. In the light of that text it is difficult to understand how armoured elements \Vere able to leave Eiu Gav, wh10h is in the den'ilitarized zone, pursuant to article V of the Armistice Agreement, as WB shall see, in order to maye towards Syrian territory. Forty tanks! For. gentlemen, one must aeeds ape the couquerors! 56. AU the violations of the Armistice Agreement, aU the warlike adventures in which Israel indulges, sprillg from the faet that Israel cioes Dot intend to houour the undertakings inta which it has entered. This ls certainly an unfartunate situation, further aggravated by Israel's refusaI to take part in the meetings of the Mb:ed Armistice Commission. In its resolution of 18 May 1951, the Security Council: nConsiders that it is inconsistent with the objec- tives and intent of the Armistice Agreement to refuse to participate in meetings of the Mixed Armistice Commission or to fail ta respect requests of the Chairman of the MixedArmistice Commission as they relate to his obligations under article V, and ca11s upon the parties to be represented at a11 meetings ca11ed by the Chairman oE the Commission and to respect such requestsn. Unfortunately, Israel always jibs and refuses to take part in the meetings of the Mixed Almistice Commission. 57. In the case with which we are concerned, imme- diately following the ".I.ttack, the Syrian delegation to the Mixed Armistice Commission lodged a com- plaint. Unforbmately the Commission was unable to meet. 58. More recentIy still, inits resolution of 19 January 1956 ,Y the Security Couneil speeified that the parties should make full use of the Mixed Armistice Com- mission's machinery in the interpretation and appli- cation of the provisions of the Armistice Agreement. 59. There again, at the stage we havereached,Israel is still flouting the Armistice Agreement as weIl as the deeisians of the Cauncil. The tense situation along the armistice demarcation lines is of its own making and Israel 5hould be the last to complain ta you. 60. The thesis advanced by Israel concerning the right of seIf-defence does no't need to be refuted by legal or political arguments. It i5 seIf-destructive. In the course of his ingenious and brilliant statement, the representative of the Soviet Union disposed of Israel's alleged complaint and of Mr. Comay's arguments. 61. Without wishing to analyse the statement made by the representative of the United States, Mr, Steven- 55. Quand on lit un texte pareil, on ne comprend pas comment des éléments blindés ont pu quitter Ein Gev, qui est dans la zone démilitarisée, en vertu de l'article V de la Convention d'armistice, ainsi que nous le verrons, pour se diriger vers le terri- toire syrien. Quarante chars d'assaut~ Il faut, Mes- sieurs, imiter les conquérants,' 56. Toutes les violations de la Convention ct' armis- tice, toutes les aventures guerrières auxquelles se livre 18ral,H découlent du fait qU'Isral:!l n'entend pas respecter les engagements auxquels il avait souscrit. C'est Ill, à coup sar, une situation mal- heureuse aggravée encore par le refus d'IsraMI de participer aux réunions de la Commission mixte d'armistice. Déjà, dans sa résolution du 18 mai 1951, le Conseil de sécurité: "Estime que sont incompatibles aves les objectifs et l'esprit de la Convention d'armistice le refus de participer aux réunions de la Commission mixte d'armistice et le défaut de satisfaire allA demandes formulées par le Président de la Commission d'armistice, en relation avec les obligations qui lui incombent, au titre de l'Rrticle V, et fait appel aux parties pour qu'elles se fassent représenter à. toutes les réunions convoquées par le Président de la Commission et pour qu'elles témoignent le respect nécessaire aux demandes de celui-cino Malheureusement, IsralH se dérobe toujours et se refuse 11 assister aux réunions de la Commission d'armistice. 57. Dans le cas qui nous intéresse, et immédiatement apres l'attaque, la délégation syrienne auprès de la Commission mixte d'armistice a adressé une plainte. Malheureusement, la Commission n'a pu se réunir. 58. Plus récemment encore, par sa résolution du 19 janvier 195Blf, le Conseil de sécurité a spécifié que les parties devraient avoir entierement recours 11 la Commission mixte d'armistice, tant pour l'inter- prétation que pour l'application des dispositions de la Convention d'armistice. 59. Là. encore, au point otl nous en sommes, Israêl continue de faire fi de la Convention d'armistice ainsi que des décisions du Conseil. La tension créée aux lignes de démarcation d'armistice est son œuvre et Isra~n serait malvenu de se plaindre auprèS du Conseil, 60. La thèse israélierme sur le droit de légib.me dé- fense n'a pas besoin d'être réfutée a l'aide d'argu- ments juridiques ou politiques. Elle se détruit d'elle- même. Au cours de sa déclaration ingénieuse et brillante, le représentant de l'Union soviétique a fait justice de la prétendue plainte israélienne ainsi que des arguments de M. Cornay. 61. Sans vouloir analyser la dêclaration du repré- sentant des Etats-Unis, M. Stevenson, dont la rêpu- §j Documents officiels du Conseil de sécurité, onzième <innée, Supplément de janvier, février et mars 1956, dcçument 5;3538, 62. To corne back ta the nttack by Israel, my delegation wishes to dmw the attention of the Security Conncil to the following points. 63. First, the armed attack was launched from Ein Gev. Now, Eln Gev is part and parcel of the demilitarized zone, in accordance \Vith paragraph 5 @) of article V of the Armistice Agreement. Perhaps General von Horn could tell us on this occasion just what the Israel authorities think of this and what justification they adduce for so grave a violation of the Armistice Agreement. 64. The express purpose of the demilitarized zone ls ta separate the armies; yet Israel is stationing its troops and keeping its tanks in tbat zone. What is the use of a demilitarized zone if it does not serve ta separate the forces and to preserve peace? 6'5. Secondly, the Israel attack was premeditated. 1 need only refer to General von Horn'sreport, where lt is stated, in connexion with an interview which he had with the Israel au~horities: "The senior Israel delegate referred ta the present dangerous situation which, in his view, might deteriorate to the state that existed in 1955, when the Israel Army attacked Syrian positions east of the lake. n [SÎ5102, para. 10.1 66. Thirdly, the Israel attack had as its purpose the occupation of Syrian territory. lt was founded on the desire and determination to expand. It was repulsed by the Syrian forces, whichcounter-attacked from Syria and not from the demilitarized zone, as Ml'. Cornay stated. 67. Fourthly, the attack itself was out of aU propor- tion ta the aims of a mere reprisaI opention. There is no need ta use forty tanks when the object is only ta destroy a military post and its fortifications. 68. This last comment brings me ta the question of what Israel's :real objectives were. 1 should not wish, at this time and place, ta putforward considera- tions which might lead us away from the basic subject that we are discussing. May 1 be allowed merely ta make the following two observations: in the first place, Israel would like to do away with the demili- t.nized zone, which it finds obstructive; in the second place, Israel is contemplating the execution of certain projects on the Jordan and on Lake Tiberias. ,, 69: Putting an end ta the demilitarh-:ed zone is prohibited by the Armistice Agreement. Putting projects into execution with the aim of improperly appropriating certain waters is equally prohibited. 70. Furthermore, in addition to the provisions pro- hibiting access to the demilitarized zone, there is a very important provision of the General Armistice 62. Pour en revenir il. l'attaque israélienne, ma délégation voudrait attirer l'attention du Conseil de sécurité sur les points stûvants. 63. Premièrement, l'attaque armée a commencé il. partir de Ein Gev; or, Ein Gevfait partie intégrante de la zone démilitarisée, conformément a l'alinéa ~ du paragraphe 5 de l'article V de la Convention d'armistice. Le général von Horn pourrait-il, 11. cette occasion, nous dire ce qU'en pensent les autorités israéliennes et quelle est la justification qu'elles apportent il. une violation iiussi grave de la Convention d'armistice? 64. En effet, la zone démi1itaris~.e est faite pour séparer les armées; or, Isra~!! installe ses troupes et maintient ses chars dans la zone dérrùlitarisée. Par conséquent, à quoi peut servir une zone dérrùli- tarisée si ce n'est ê. séparer lesforceset à. maintenir la paix? 65. Deuxièmement, l'attaque israélienne était pré- méditée. Il me suffit de vous renvoyer au rapport du général von Horn, 011ilest dit, ê.propos d'une entrevue que celui-ci eut avec les autorités israéliennes: "Le chef de la délégation israélienne a parlé de la gravité de la situation qui, selon ltû, risquait d'empirer jusqu'au point oh en étaient les choses en 1955, lorsque l'armée israélienne avait attaqué les positions syriennes !l. l'est du lac." [8/5102, par. 10.] 66. Troisièmement; l'attaque israélienne avait pour but l'occupation du territoire syrien. Elle avait 11. sa base le désir et la volonté d'expansion. Elle a été repoussée par les forces syriennes qui contre- attaquaIent 11. partir de la Syrie et non de la zone démilitarisée comme l'a dit M. Cornay. 67. Quatrièmement, l'attaque elle-même était hors de proportion avec les objectifs d'une simple opération de représailles. Il n'est pas nécessaire d'utiliser 40 chars quand on n'a en vue que la destruction d'un poste rrù1itaire et de ses fortifications. 68. Avec la dernière observation, j'en arrive à me demander quels étaient les véritables objectifs que s'assignait Israi,!!. Je ne voudrais pas, en ce lieu et à cette place, mE:j livrer à des appr~.ciations qui risqueraient de nous éloigner de l'objet essentiel de nos débats. Qu'il me soit seulement perrrùs de vous soumettre les deux obsel'vations suivantes: d'Wle part, Isra~l voudrait en finir avec la zone démilitarisée car celle-ci l'embarrasse; d'autre part. Isra~!l a en VUe l'accomplissement de certains projets sur le Jourdain et sur le lac de Tibériade. 69. Mettre fin 11. la zone dérrù1itarisée est prohibé par la Convention d'armistice. Mettre en œuvre des projets dans le but de s'approprier indfunent les eaux n'est pas moins prohibé. 70. Par ailleurs, outre les dispositions qui inter- disent l'accès 11. la zone dérrùlitarlsée, il existe une disposition très importante de la Convention "With a specifie view to the implementation of the resolution of the Sec 11rity Couneil of 16 November 1948, the following principles and pm'poses are affirmed: Ill. The principle that no military or politienl advantage should he gained nnder the truce ordered by the Security Couneil i8 recognized. "2. It is aisa recogllÎzed that no provision of this Agreement shaH in any \Vay prejudice the rights, claims and positions of either Party hereto in the ultimate peaceinl settlement of the Palestine question, the provisions of this Agreement being dictated exclusively by military, alldnotbypolitical, considerations." 71. 1 thank the representatives for having kindly grallted me their attention. 1should not like to conclude without laying particular stress on the fact that although Israel is, as it were, a child of the United Nations, its behaviour is mostdeplorable. For thirteen consecutive years it has been committing one act of aggression after another. The Arab countries upon whicb Israel has been imposed have found in it only an avid and voracious adversary. J 72. In submitting our complaint, we are not seeking to arouse pity; aIl we desire is thataggression should be punished and the armistice respected. The (i.îgnity of the United Nations and the real interests of peace and security are at stake. 73. Ml'. EL-ZAYYAT (United Arab Republic): 1 should like to thank the Secretary-General for having :: sked General von Horn to be with us this afternoon. We welcome him to this table. 74. In accordance with the procedure just approved by the Council, 1 would like to begin by putting a few questions to General von Horn. First, we see in the report he has submitted {S/5102j that until June 1951 the Mixed Armistice Commission had met regularly. The reasons why it has ceased to meet have been explained i.n a previous report.il 75. It is known that Israel has denied that the Mixed Armistice Commission was competent to deal with issues pertaining to the demilitarized zone. Israel's refusaI to attend regular meetings has resulted in a suspension, since June 1951, of regular meetings of the Mixed Arnüstice COmmission dealing with any issue whatever, whether related to the demili- tarized zone or not, thus undermining the proper functioning of the machin~ry and the special powers conferred upon the Chairman, under the provisions of article V, not to speak of the emergency meetings which could be held, even if a party refused to be represented, in situations of exceptional gravity. ~ Ibid., Fifteemh Year. supplemeot for Jaouary. FebruaryandMan:h 1960, documem S/4270, para. 9 ff. "En ce qui concerne particulièrement l'exécution de la résolution du Conseil de sécurité en date du 16 novembre 1948, ies buts et principes suivants sont affirmés: "1. Le principe qU'aucu,. avantage militaire ou politique ne devrait être acquis durant la trêve ordonnée par le Conseil de sécurité est reconnu. "2. Il est, d'autre part, reconnu qU'auctuledispo- siHon de la présente Convention ne devra, en aucun cas, porter préjudice aux droits, prétentions et position de l'tule ou l'autre partie dans le règlement pacifique et final de la question pales- tinienne, les dispositions de la présente Convention étant dictées exclusivement par des considérations d'ordre militaire, et non politique." 71. Je remei'cie les représentants de l'attention qu'ils ont bien voulu me témoigner. Je ne voudrais pas terminer sans insister tout particulièrement sur le fait que bien qu'Isra~H soit pour ainsi dire un enfant de l'Organisation des Nations Unies, sa conduite est des plus déplorables. Pendant 13 années consécutives, il n'a cessé d'accumuler les actes d'agression. Les pays arabes auxquels on l'a imposé n'ont trouvé en lui qu'un adversaire avide et vorace. 72. En soumettant notre plainte, nous n'entendons susciter aucune pitié; nous voulons seulement que l'agression soit punie et que l'armistice soit respecté. Il y va de la dignité de l'Organisation mondiale et des intérêts bien compris de la paix et de la sécurité. 73. M. EL-ZAYYAT (République arabe tmie) [traduit de l'anglais]: Je voudrais remercier le Secrétaire général d'avoir prié le général von Horn de bien vouloir être parmi nùus cet après-midi. Nous lui souhaitons la bienvenue a la table du Conseil. 74. Conformément à la procédure que vient d'ap- prouver le Conseil, je voudrais poser tout d'abord quelques questions au général von Horn. D'après le rapport qui nous a été présenté par le général von Horn [S/5102J, nous constatons que, jusqu'en juin 1951, la Commission mixte d'armistice s'était réunie régulièrement. Les raisons pour lesquelles elle a cessé de se réunir ont été expliquées dans un précédent rapport!!. 75. On sait qu'Isra!!l a nié que la Commission mixte d'armistice soit compétente pour traiter de questions afférentes à la zone démilitarisée. Le refus d'Isra!!l d'assister régulièrement aux séances a entrafué, depuis juin 1951, la suspension des réunions régulières de la Commission, qu'elles aient trait il quelque question que ce soit, liée ou non 11. la zone démili- tarisée; cette suspension porte atteinte au bon fonc- timmement du mécanisme et aux pouvoirs spéciaux confiés au Président aux termes des dispositions de l'article V, pour ne rien dire des séances d'urgence qui peuvent avoir lieu, même si Wle partie refuse de se faire représenter, dans des situations d'illle gravité exceptiormelle. 'Y Ibid., guimdême anoée. Supplémeot de janvier, février et mars 1960. documeot 5/4270. par. 9 et suiv. 77. Now, doea General von Horn consider itnecessary for the good functioning of the United Nations Truce Supervision Organization that the Mixed Armistice Commission should meet and resume its worle and carry out its responsibîlîties? This is the iirst question. 78. My second question emanates from the dis- cussion that we have just heard regarding the nature and the status of the demilitarized zone. What is the status of the demilitarized zone and what are the responsibilities of the truce machinery deriving from article V of the General Armistice Agreement \Vith regard ta this zone? 79. For my third question, l should like ta know from General VOll Horn if there are at present any military or paramilitary forces or any positions of a military character in the demilitarized zone. If sa, do they, in the opinion of General von Horn, violate paragraph 5 (~) and (ç) of article V of the General Armistice Agreement? 80. My fourth question is: ln the light orthe messages ta which General von Horn referred, which may be oonstrued as open or implied threats, does he feel that there is now any reason ta expect yet anothe,r attack on Syrian territory by Israel armoured forces? 81. 1 wish ta reserve the right ta make a further statement after receiving replies to these four questions. 82. Ml'. QUAISON-SACKEY (Ghana): My delegation does not intend ta intervene in the debate at the present time. We are very delighted that the President, through the Secretary-General, found it possible ta invite General von Horn ta be here with us. 83. 1 have only one question ta ask which, in my opinion, might assist the deliberations ofthisCouncil. 1 should like to know whether General von Horn wculd indicate ta the Council in what way the terms of the General Armistice Agreement of 20 July 1949 have been violated by either Syria or Israel within the past six months, and particularly within the period immediately preceding' the events which took place on 16 and 17 March 1962. AIso, what has the Truce Supervision Organization done ta prevent such viola- tions, if any? 84. Ml', YOST (United States of America); We very much appreciate the presence here ofGeneral von Horn which, we are sure, will eontribute to the clarity and efficacy of our deliberations. Pm'suant ta the practical proposaI which the Secretary-General made, 1 should also like ta address a fewquestions ta General von Horn, which 1 assume will be answered in the manner suggested by the Secretary-General. Sorne of these questions overlap somewhat questions which have already been posed, but 1 sholÙd nevertheless like ta put them forward in arder ta eliminate our 77. Voici ma première question: le général von HOrn juge-t-U nécessaire pour le bon fonctionnement de l'Organisme des Nations Unies chargé de la sur- veillance de la 'trêve que la Commission mixte d'armistice se réunisse, reprenne ses activités et s'acquitte de ses responsabilités? 78. Ma deuxième question découle de la discussion que noUs venons d'entendre sur la nature et le statut de la zone démilitarisée. Quel est le statut de la zone démilitarisée et quelles sont, aux termes de l'article V de la Convention d'armistice général, les responsabilités du mécanisme de surveillance de la trêve eu ce qui concerne cette zone? 79. Troisièmement, je voudrais que le général von Horn nous indique s'il y a, à présent, des forces militaires ou paramilitaires ou des positions de caractère militaire dans la zone démilitarisée. Dans l'affirmative, ces forces et ces positions constitueut- elles, de l'avis du général von Horn, une violation du paragraphe 5, alinéas l!o et .Q, de l'article V de la Convention d'armistice général? 80. Enfin, le général von Horn estime-t-il, compte tenu des messages dont il a parlé et qui peuvent être interprétés comme des menaces ouvertes ou voilées, qu'il y ait maintenant une raison quelconque de s'attendre à une nouvelle attaque dirigée par les forces armées israéliennes contre le territoire syrien? 8L Je réserve le droit de ma délégation de reprendre la parole lorsque nous aurons la réponse à ces questions. 82. M. QUAISON-8ACKEY (Ghana) [traduit de l'an- glais]: Ma délégation n'a pas Pintention dlintervenir dans le débat au stade actuel. Nous nous félicitons de ce que le Président ait pu, par l'intermédiaire du Secrétaire général, inviter le général von Hom et qu'il soit aujourd'hui parmi nous. 83. Je nIai qu'mle question à poser qui, à mon sens, pourrait faciliter les travaux du Conseil. Le général von Horn pourrait-il dire au Conseil COmment les dispositions de la Convention dlarmistice général du 20 juillet 1949 ont été violées, soit par la Syrie soit par Isra~n, au cours des six derniers mois, et plus particulièrement pendant la période qui a immédiatement précédé les événements des 16 et 17 mars 1962? Je voudrais savoir également ce qu'a fait l'Organisme des Nations Unies chargé de la surveillance de la trêve pourprévenir ces violations si elles ont eu lieu. 84. M. YOST (Etats-Unis d'Amérique) [traduit de l'anglais]: Nous sommes très sensibles à la présence général von Horn qui, nous n'en doutons pas, contribuera a la clarté et à l'efficacité de nos délibérations. Conformément à la proposition du Secrétaire général concernant la conduite de nos travaux, je ,voudrais moi aussi poser au général von Horn quelques questions auxquelles, je pense, il répondra dans les formes suggérées par le Secré- taire général. Certaines reprennent, dans une certaine mesure, des questions dép posées, mais je souhaite 86. Secondly. ia the United Nations Truce Supervision ûrganization afforded the necessary freedom ofmove- ment wlùch i8 essential ta the performance of its re- s}JoDsibilities under theGeneral ArmisticeAgreement? 87. Thirdly, doea General vou Horn have auy sug- gestions as ta how observance of the General Armis- tice Agreement, with special reterenee ta deployment of forces in the demilitarized zone and the defensive area, could be împroved? 88. Finally. could he comment further, in addition to the remarks in his report, on the status of the Israel-Syrian Mixed Armistice Commission?
1 hope at a later stage ta put before the Council the considered observations of my Government on the statements that have been or may be made in the debate, as well as on any proposaIs that may be put forward. This includes the statement of the representative of Syria today which indicates that the Syrian representative has little to learn from anyone about bad taste. Some 'of bis conunents aremoreappropriatetobisown home nèwspapers than ta the dignity of this Council's proceedings. He has however asked what Israel's objectives are and then proceded to answer in his own way. 90. 1 can tell him briefly what are the objectives of our policy. They are, first, peace with our neigh- bours. 8econdly. if our neighbours refuse to negotiate a settlement of all outstanding differences between us, as they are obliged ta do by resolu~ions of the Security Council and the General Assembly, we will at least insist on that freedom from attack, aggres- sion aud interference which is guaranteed to Israel under the armistice agreements. Thirdly, we mean to proceed with the constructive development of our own country and we will not acquiesce in any attempts by our neighbours ta obstruet or impede any aspects of that development. 1 think this brief impromptu reply to the question of the Syrian repre- sentative should suffice for the present. 91. The purpose of my intervention at this point is to draw attention again to the two compiaints submitted to the Council in my letter of 21 March 1962 (8/5(\98]. My Government looks to the 8ecurity Council to take action on these complaints and regards such action as essential to preserve peace and security in our area. It may be helpful to the Council if 1 put before it some tentative provisions for a Council resolution on our complaints. These suggestions are as follows: 86. Deuxièmement, l'Organisme des Nations Unies chargé de la surveillance de la trêve jouit-il de la liberté de déplacement qui est indispensable àl'exer- cice des responsabilités qui lui sont conférées par la Convention d'armistice général? 87. Troisièmement, le général von Horn a-t-il des suggestions à faire quant à la manière dont l'obser- vation de la Convention d'armistice général, notam- ment en ce qui concerne le déploiement de forces dans la zone démilitarisée et dans la zone de défense, pourrait être améliorée? 88. Enfin, le général von Horn a-t-il quelque chose à ajouter aux observations qu'il a faites dans son rapport au sujet du statut de la Commission mixte d'armistice syro-israélienne? 89. M. COMAY (Isral:ll) [traduit de l'anglais]: J'es- père pouvoir communiquer ultérieurement au Conseil les observations que mon gouvernement formulera, après un examen approfondi, sur les déclarations qui ont été faites ou qui pourront être faites au cours du dêbat et sur toutes propositions qui pourraient être présentées. Je pense notamment à la déclaration qu'a faite aujourd'hui le représentant de la Syrie et qui montre qulil n'a guère à apprendre en matière de mauvais gollt. Certains de ses commentaires conviendraient mieux à la presse de son pays qulà la dignité du Conseil. Après avoir demandé quels étaieilt les objectifs d'IsraIH, il s'est empressé de les définir à sa manière. 1 i 90. Je peux lui dire brièvement quels sont les buts de notre politique: d'abord, la paix avec nos voisins; ensuite, si nos voisins 0 refusent de négocier afin de régler tous les différends qui nous séparent encore - Comme ils sont tenus de le faire en vj;lrtu des résolutions du Conseil de sécurité et de l'Assemblée générale -, nous insisterons en tout cas pour qu'Isral:H soit à l'abri de toutes attaques, agressions et inter- ventions, comme le lui garantissent les cOnventions d'armistice. Enfin, nous sommes décidés à poursuivre le développeme:.lt constructif de notre propre pays et nous n'admettrons auctule tentative de nos voisins çie f~ire obstruction ou obstacle à ce développement, sous aucWl aspect. Je pense que cette br~e réponse improvisée à la question du représentant de la Syrie devrait suffire pour l'instant. ~ Ifr 1, ~, i' 1 1 H r r'r., r 91. L'objet de ma présente intervention est d'attirer à nouveau l'attention du Conseil de sécurité sur les deux plaintes qui' lui ont été soumises par ma lettre du 21 mars 1962 [8/5098J. Mon gouvernement compte que le Conseil de sécurité y donnera suite, car il juge son intervention indispensable au maintien de la paix et de la sécurité dans notre région. Pour faciliter les travaux du Conseil, je me permettrai de lui soumettre le texte provisoire de quelques dispositions qui pourraient être incorporées dans tule résolutio.: concernant nos plaintes. Voici le texte que nous voudrions suggérer: t· f "Recallîng further that in its resolution of 18 May 1951 the security Council declared 'that in order to promote the return of permanent peace in Palestine, it is essential that the Governments of Israel and Syria observe faithfuIly the General Armistice Agreement'. "Having considered the complaints submitted by the Government of Israel ta the Security Council (8/5098). "Noting the report of the Chief of 8taff of the United Nations Truce Supervision Organization (S/5102 and Add.1). "ConSidering that the repeated statements of leading Syrian representatives threateningtheterrt- torial integrity and politieal independenee of Israel violate the letter and the spirit of the Charter of the United Nations, the General Armistice Agree- ment between Israel and Syria. and the resolutions of the Seeurity Council, "1. Condemns aIl violations by Syria of the General Armistice Agreement. and eans upon it to abide fully by aIl the provisions of that Agree- ment. and in particular ta refrain from firing into Israel territory; "2. Calls upon 8yria to desist from any t.1reats against the territorial integrity or politieal inde- pendence of Israel." 92. Le PRESIDENT (traduit de l'espagnol); J'attire l'attention des membres du Conseil sur le projet de résolution de la République arabe syrienne, qui vient d'être distribué sous la cote S/5107.
l should like ta draw the attention of members of the Council to the draft resolution submitted ta the Couneil by the Syrian Arab Republic, which has just been distributed as document S/5107. 93. M. TARAZI (République arabe syrienne): Je viens d'entendre le représentant d'Isra~l faire des commentaires quelque peu fantaisistes sur ma décla- ration antérieure. Je pourrais rétorquer que ces commentaires ne portent pas atteinte au contenu de ma déclaration et ne constituent pas une réponse il cette déclaration.
1 have just heard the representative of Israel proffer some rather fantastic comments on my previous statement. l could retort that these comments do not invalidate the substance of my statement and do not constitute a reply to that statement. 94. secondly. the representative ofIsraelhasbrought up various points to which my delegation will reply later. 1 should like to say forthwith, however, that after listening to the remaries of the representative of Israel and hearing him read out the proposaI that he intends ta submit to the Council, l remain convinced of what l have already stated ta the Council. namely, that Israel has not replied on the question of the attack which has been eommitted. 94. En second lieu, le représentant d'Isralll a fait état de plusieurs points sur lesquels ma délégation se réserve de répondre. Je voudrais toutefois dire, dèS maintenant, qu'après avoir entendu les cotnmen- taires du représentant d'Isra!H et la lecture qu'il a faite de la proposition qu'il al! intention de soumettre au Conseil. je reste convaincu de ce que j'avais déclaré devant le Conseil, à savoir qu'lsram n'a pas répondu au sujet de l'attaque qui a été commise. r' 95. Il n'y a rien de nouveau dans le projet de réso- lution d'Isralll, qui demande aux forces syriennes de s'abstenir de tirer sur les forces israéliennes. Il a été établi que ce sont les Israéliens qui ont commencé à tirer; par conséquent, avant de donner 95. There is nothing new in the Israel drait reso- lution. whieh caIls upon the Syrian forces to refrain from firing on the Israel forces. It has been established that it l'las the Israelis who fired the first shot; hence before trying to teach others a morallesson, before "Rappelant en outre que, dans sa résolution du 18 mai 1951, il a déclaré "qu'afin de promouvoir le retour d'une paix permanente en Palestine, il est essentiel que les Gouvernements d'Isra~l et de la Syrie observent fide1ement la Convention d'armistice général", "Ayant examiné les plaintes dont le Gouvernement d'Israël1'a saisi (S/5098), "Notant le rapport du Chefd'état-majordel'Orga- msme des Nations Unies chargé de la surveillance de la trêve (8/5102 et Add.1), fiConsidérant que les déclarations répétées de représentants influents de la Syrie menaçant 1'inté- grité territoriale et l'indépendance politique d'Isra~l, violent la lettre et l'esprit de la Charte des Nations Unies, de la Convention d'armistice général entre IsralH et la Syrie et des résolutions du Conseil de sécurité, Il L Condamne toutes violations par la Syrie de la Convention d'armistice général et invite la Syrie à. se conformer pleinement à toutes les dispositions de cette conv~ntion et, en particulier, il s'abstenir de tirer en territoire israélien, "2. Invite la Syrie à s'abstenir de toute menace contre l'intégrité territoriale ou l'indépendance politique d'Isralll."
1 see that General von Horn is going ta get away with a very few questions. 1 do not want ta monopolize the questioning so if the President and General von Horn will allow me 1 should lik.e ta establish a military facto 1 should like ta know: in his opinion as a military man, how long does it take ta prepare such an attack as the one launched by Israel on the night of 16 ta 17 March? How many days, weeks or hours would it take ta have all the necessary equipment for launching this attack? The. meeting rose at 4.55 p.m. 97. M. EL-ZAYYAT (République arabe wlie) [traduit de l'anglais]: Je constate que bien peu de questions auront été posées au général von Horn. Jene voudrais pas avoir le monopole des questions, mais si le Président et le général von Horn le permettent, je souhaiterais obtenir une précision d'ordre militaire. Combien de temps faut-il, de l'avis du général von Horn en tant que militaire de carrière, pour préparer une attaque comme celle qu'lsral:!1 a lancée dans la nuit du 16 au 17 mars? Combien de jours, de semaines ou d'heures faut-il pm:r réunir le matériel nécessaire à une telle attaque? La séance est levée à 16 h 55. 1 1 AFRICA/AFRIQUE CYPRUS/CHYPRt: PAN PUBLISHING HDUSE 10 AI...Me, lhe G'''l S".el. Sl'OvOlo•. CAMEROON/CAMEROUN, LIBRAIRIE OU PEUPLE AFRICAIN La Gelan',. a. P. Il''17. V."unde. DIFFUSION INTERNATIONIllE CAMEROUNA'~E OU UVRE ET DE ,A PRESSE, Song"'.I,m•. CONGO (Léopold.llle): INSTITUT POLITIQUE CONCOLAIS, 6. P. 2307. Léopold",lle. ETH10PI../ÉTH10PIE, INTERNATrDNAl PRESS "GENey, P. o. Bo. 120, Add;. "bob_, OHANA: IJNIVERSnV 800KSHOP Un....""y ColleR" al Chan•• Legon, Ace,•. HNVA: HIE E.S.A. BOOKSKOP 80. 3Q167. N,,,ob,. MOROCCOIMAROC: CENTRE DE DIfFUSION OOCUMENTAIRE DU B.E,P.I. B, foe M"hau,·BolI."•. Rob••. SOUTH /lFRICA/AFRIQUE DU SUD' VAN SCHAIK'S SOO~ STORE (PrY.). LTO. 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Bo. 559, Te.a."e 1611. Beo.,ad. AUSTR1A/AUTR1CHE: GEROLD & COMPANY, G,aben 31. Wion, 1. B. WULLERSTOHF M.'ku' S'n'ku...."..e JO. S.I.bu,g. GEORG FROMME & CO" S~en~e'ga"e39. Vii.n, v. BElGIUM/BElG1QUE: AGENCE ET MESSAGERIES DE LA PRESSE. S.A. 14·22, 'u~ du Pe..", B,u.ello•. BULGARIA/BUlGARIE; RAZNDïzNDS l, TU' A..en. Sol,•. LATIN AMERICA! AMÉRIQUE LATINE ARG~NTINA/AIiGENTINE: EDITORIAl SUDAMERICANA. S. A.. "I,;na 500. Buenos Ai,~•. BOLlYIA/BOllVIE, L.JBRERIA SELECCIONES Ca,dla 972, la Poz. 163Bli O,de" .nd ,nqu,rre, l,om counl".s w~e'e .al.. aaono'., ha.e nol yet been .sl.bl;.ned m.y be "nt 10' S.lo. Section. Unit~d N.tiOns, N@w Yo,", U.S.A.. 0' 10 6ale. Sect'on. Un,ted Nat,om. Pala" de, N.lIon<, G.ne.., SWllu.land. Los oomm.ndo. el demonde. de ,~n.o,gnemonl.';man.nl de P.Y' où il n·e".t@ p.' OnOO," de oU'."u, d. vento P@uvenlet,e .d,e...., Jo la Sootion do••ent••, ONU, N~IV Yo," (É.. U.), oU " 1. Seclion de. v""le., ONU. Palai. d~. N"tion., G~nè.e (Sui..e). Priee: :jiU.S. 0.35 (or equiva1ent in Qther currencies) Litho in U.N. BRAZll/IlRÉSIL: lIVRARIA AGIR RuO M••;cO 98·B. COI.a Po,l.1 3291, Rio~. Janei,o. CH1~t/CHI1I: EDITORIAl DEl PACIFICO Ahum.d. 57. S.nt;ailO. LIBRERJA IVENS. C••dla 205. S.nti"~o. CO~OMBIAlCOUlMIlIE: l'BRE"'A BUCKHOL.Z A•. J,m,;nez de Quo'a~~ B·40, BOgol;\. COSTA RICA, IMPRENTA Y LIBRERIA TREJDS A~a.t.~o 13 t3. S.n Jo,';. CUBA, lA CASA &ELGA O'Reilly 455, l. H.ban•• DOMINICAN RtPUBUC/RtPUBUQUE DOMINICAINE, UBRERIA OOMINiCAHA Me'C'~e. 49. S.nto Domingo. ECUADtlR/lQUAT.EUR, lIBRERIA CI[NrlFlCA Ca,ill. 362. Gu~y"qojJ. El SALVADOR/SALVADOR, !-1ANUEl NAVAS Y CiAo la. Avenjd' '0' 07. San Sal.ado,. GUATEMALA: SOCIEDAD ECONOMlCA_FINANCIERA 6a. Av. 14_33. CiôdOd de Gu.lemala. HAlTI/HAïTI' LIBRAIRIE .•). lA CARAVEllE"'. Pott-ou.P,ince. HONDURAS, LIBRERIA PANAMmICANA, Teguoiil.'p., MEXICO/MEXIQUE, EDITORIAL HERM[S. S. A. 18naclo Ma.i.c.141, Me.'co, 0, F. PANAMA, JOSE M[NENDEZ Aganoi. lnle,n.oion.1 de Publicacion••, AQo'lado 20S2, A•. SA, .u. 21·SS, P.n.m~. PARAGUAY: AGENCIA DE lIBRERlAS DE SAlVADOR NIZZA Call~ Pt., F/ancO No. 39·43, A.unclon. ptRu/pfROU: ~IBRERIA INTERNAClONAl OEl pmu, S. A.. Ca.ill~ l417.Lima. URUGUAY: REPRESENTACION OE EOiTORIAlES. PRDF, H. D'ElIA Plaz. C••ancna 1342, 1" pi.o, Monl••id.o. VENEZUElA: ll6RERIA DEL ESTE Av. Mi.and., No. 52, Edl, G.l.Pén, Ca'aca,. MIDDLE EAST!MOYEN·DRIENT IRAQ/IRAK: MAC~ENZ'E'S BOOKSHOP, B.ghdad. ISRAEl/ISRAËL' BlUMSTEIN'S BODKSTORES 35 Allonby Rd. & 48 Nachlat Banl.mln Sl" Tel Avi•. JORDAN/JORDANIE, JOSEPH ,. BAHOUS 8. CO. Da•. ul.Kutub. Box 66, Amman. LEBANON/L1BAN, KHAYAT'S COllEGE BOOK COOPERATIVE 92·94••"o.BIi.., Bo~'oulh, NORTH AMERICA! AMÉRIQUE DU NDRD CANADA: THE QUHN'S PRINTER Ottawa, Dn'~"O, UNITED sTATES Df AMERICA/ tTATS.UNIS D'AMERIQUE: SALES SECTION. UNITED NATIONS, Naw Vo.k. DCEANIA/OCÉANI E AUSTRALlAlAUSTRAlIE: WEA SOOKROOM. Uni••,.it" Adelaide, S.A. UNIVERSITY BOOKSHOP. 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