S/PV.533 Security Council

Thursday, March 1, 1951 — Session 6, Meeting 533 — New York — UN Document ↗

ème SEANCE: 1er MARS 1951
SIXIEMB ANNEE
LAKE SUCCESS J NEW YORK
Page
AU United Nations dOCU1l1ents are designated by syrnbols, i.e., capital letters combined with figures. Mention of such a symbol indicates a reference to a United Nations document.
Les docmnents des Nations Unies portent tous une cote, qui .le compose de lettres majuscules et de chiffres. La sim.ple mention d'une cote dans un texte signifie qu'il s'agit d'un document des Nations Unies.
Before proceeding to the busi- 'ness of the meeting, 1 should like, in accordance with a pleasant custom of this Council, to express our appre- 'ciation of the admirably efficient manner in which the representative of France, Mr. Lacoste, discharged his duties in the Chair. 1 only wish the calendar had been kinder and had allowed to Febr.ttary more than its usual span of days, because ML Lacoste would then have had li. longer tenancy in the Chair, the Council would have ;had a more efficient President than 1 can hope to be, 'and 1 myself should have been spared some embarrass- iment, as 1 sha11 proceed to explain presently. Adoption of the agenda India.Paldstan question (continued) 2. Le PRESIDENT (traduit de l'anglais): Nous allons reprendre l'examen de la question Inde-Pakis- tan. L'Inde est directement intéressée dans cette ques-
The agenda was adopted.
L'O1"dre du jottl' est adopté.
We have now to resume our !discussion of the India-Pakistan question. This is a iHuestion with which Indiais directly connected, and 1 Président: Sir Benegal N. RAU (Inde), Adoption de l'ordre du jour Question Inde-Pakistan (suite)
Mr. D. von Ballused (Netherlands) took the Chair.
The representative of India has just now dec1ared that he does not desire ta preside over the Security Council during the consideration of this particular issue, namely the India-Paldstall ques- tion, which is now before us and with which the coun- try he represents is directly connected. Consequently, under rule 20 of the mIes of procedure, the presidential chair now devolves, for the purpose only of the con- sideration of this partieular question and inasmuch as this state of affairs will continue during the month of March, on the representative of the Netherlancls, whieh at this stage is the member next in English alphabetical arder. l therefore now take the Chair, subject to the provisions of tule 20 of the mIes of procedure. 4. Coming now to the business before the Couneil and in accordance with decisions previously taken, 1 shaH ask the representative of Pakistan to take a place at the Cot1l1cil table. 5. Sir Benegal N. RAU (India): This case has heen before the Security Council sO often and so long that 1 shall not weary representatives by repeating in detail the facts or the arguments upon which India relies. They are fully set out in the two speeches which l made in this Council last year [463rd and 466th 'meetings] ; but for the information of the new members of the Couneil, l shaH mention briefly the most salient facts. 6. On 20 Oetober 1947 the State - by which l mean the State of Jammu and Kashmir - was invaded by hostile elements, in contravention of international law, as mentioned by Sir Owen Dixon in paragraph 21 of his report 1 to which l invite the attention of rep- resentatives. Those invaders consisted of tribesmen and Pakistan nationals entering the State through or from Pakistan territory. 7. On 26 October 1947, the Ruler executed an instru- ment of accession to India in order ta save the State from the invaders. The accession was supported by M. D. von Ballusecl~ (Pays-Bas) prend place au faute11il présidentiel. 3. Le PRESIDENT (traduit de l'anglais) : Le repré- sentant de l'Inde vient de déclarer qu'il ne souhaite pas diriger les débats du Conseil pendant l'examen de la question Inde-Pakistan, dont nous sommes actuelle- ment saisis, et au regard de laquelle J'Inde se trouve dans une position particulière. C'est pourquoi, aux termes de l'article 20 de notre règlement intérieur, la présidence échoit, pour l'examen de cette seule question qui se poursuivra pendant le mois de mars, au repré- sentant des Pays-Bas, qui est le représentant du membre suivant du Conseil de sécurité dans l'ordre alphabétique anglais. J'assume donc la présidence, sous réserve des dispositions de l'article 20 du règlement intérieur. 4. Nous en venons maintenant à notre ordre du jour, et, conformément aux décisions déjà prises, j'invite le représentant du Pakistan à prendre place à la table du Conseil. S1tr l'invitation du Président, Sir M ohammad Za- fnûla [(ha1~, représentant dlt Paldstan, prend place à la table du Conseil de sécurité. S. Sir Benegal N. RAU (Inde) (traduit de l'an- glais) : Le Conseil de sécurité a examiné cette affaire si souvent, et il en est saisi depuis si longtemps, que je ne veux pas imposer à mes collègues un nouvel exposé détaillé des faits et des arguments sur lesquels repose la thèse deJ'Inde. Ils sont indiqués tout au long dans les deux déclarations que j'ai faites l'année dernière devant le Conseil [463ème et 466ème séances], et je me bornerai à en reprendre les points les plus impor- tants pour l'information des nouveaux membres du Conseil: 6. Le 20 octobre 1947, des éléments hostiles, agiS-l,.,":',.'.' sant au mépris du droit international, ont envahi l'Etat, j'entends par là l'Etat de Jammu et Cachemire. Sir Owen Dixon a mentionné ce fait au paragraphe 21 de son rapport 1, auquel j'invite les membres du, Conseil il se reporter. Les envahisse:urs, des membres de tribus ~, et des ressortissants du Pakistan, ont pénétré sur le ~ territoire de l'Etat, venant du Pakistan, ou traversant le territoire pakistanais. 7. Le 26 octobre 1947, le souverain a signé un ins~ trument de rattachement à l'Inde pour éviter que l'Etat ne tombe aux mains des envahisseurs. Le cheik Ab- 1 Voir les Procès-verbaux officiels du Conseil de sécurité, cinquième année, Sllpplétl~ent de septembre-décembre 1950, documents 5/1791 et S/1791/Add.1. 8. On 27 October 1947, Lord Mountbatten, then Governor-General of India, accepted the instrument. The execution of the instrument by the Ruler, coupled with its acceptance by the Governor-General, completed the legal requirements of accession. Lord Mountbatten, however, wrote to the Ruler expressing the Govern- ment of India's wish that when law and arder had been restored and the soil of the State cleared of the invader, the question of accession should be settled by a refer- 'ence to the people. Thus India voluntarily imposed upon itself the obligation, when normal conditions were restored, to give the people the right ta decide whelher they would re111ain in India or not. 8. Le 27 octobre 1947, Lord Mountbatten, alors Gou- verneur général de l'Inde, a accepté l'instrument de rattachement. Cet instrument ayant été signé par le souverain et accepté par le Gouverneur général, les formalités juridiques nécessaires au rattachement se trouvaient accomplies. Lord Mountbatten a toutefois adressé au souverain une lettre lui faisant savoir que le Gouvernement de l'Inde désirait que la question de l'accession soit tranchée au moyen d'un référendum populaire, une fois l'ordre public rétabli et le territoire de l'Etat libéré de l'envahisseur. L'Inde s'est donc elle- même imposé l'obligation de permettre au peuple, une fois la situation redevenue normale, de décider s'il vou- lait continuer ou non à faire partie de l'Inde. 9. On 1 January 1948 India brought the present case before the Security Council complainillg that Pakistan was assisting the invader [S/1100, annex 28]. Pakistan emphatically c1enied the allegation, but as will appear presently, the complaint - and more than the complaint - has been proved ta be true. l hope this fact will be borne in mind - that in the present case India is the complainant and that the complaint has been proved ta be true, not only as originally laid but in an aggravated form. 9. Le 1er janvier 1948, l'Inde a saisi le Conseil de sécurité de l'affaire et s'est plainte de ce que le Pakistan fournissait une assistance à l'envahisseur [5/7100, annexe 28]. Le Pakistan a nié cette allégation avec véhémence, mais je vais bientôt démontrer que les faits ont prouvé, et au-delà, que la plainte de l'Inde était entièrement fondée. J'espère que les membres du Con- seil ne perdront pas de vue que, dans cette affaire, c'est l'Inde qui est la partie plaignante et que les faits dont elle s'est plainte à l'origine, et des faits plus graves encore, se sont révélés être exacts. 10. On 8 May 1948 units of the regular Pakistan for- ces moved into the territory of the State in contra- vention of international law. Again l invite the attention, of representatives to paragraph 21 of Sir Owen Dixon's report. 10. Le 8 mai 1948, des unités des forces régulières du Pakistan ont pénétré sur le territoire de l'Etat, en violation du droit international. Je prie une fois encore les membres (lu Conseil de bien vouloir se reporter au paragraphe 21 du rapport de Sir Owen Dixon. 11. One of the grounds for this military operation was a recommendation of the Commander-in-Chief of Pakistan that an easy victory for the Indian Anuy was almost certain to arouse the anger of the invading tribesmen against Pakistan "for its failure to render them more direct assistance" [464th meeting]. Il. L'une des raisons qui ont motivé cette opération militaire a été une recommandation du Commandant eù chef des forces. du Pakistan, qui a déclaré qu'une victoire facile de l'armée de l'Inde provoquerait la colère des tribus contre le Pakistan "qui ne leur serait pas venu plus directement en aide" [464ème séance]. 12. Thus Pakistan, not content with assisting the invader, itself became an invader and its army is still occupying a large part of the soil of Kashmir, thus committing a continuing breach of international law. Pakistan has uot only occupied large areas of Kashmir in this way, but has also built up subversive local forces and authorities in those areas. 12. Le Pakistan ne s'est donc pas contenté de prêter main-forte aux envahissems; il a lui-même envahi le territoire du Cachemire, dout il oCCllpe encore une grande partie, persistant ainsi à violer le droit inter- national. Non seulement le Pakistan a occupé de la sorte une grande partie du Cachemire, mais il a en outre constitué dans ces régions des' forces locales et des autorités subversives. 13. I should like at this stage ta try ta remove some of the misconceptions and prejudices that appear ta have gathered round this subject. The Kashmir question is not a Hindu-Moslem question as sa often repre- sented or misrepresented. It is said, "India is a Hindu State; Pakistan is a Moslem State; Kashmir is pre- clominantly Moslem and therefore belongs to Pakistan; India is trying ta retain it by force". That is how the argument is presented ta those who are far away from the facts. Let me repeat some of those facts. Even after the separation of Pakistan, India still has a MosJem POpulation of sorne 4D millions ~ the third. largest of 13. Je voudrais maintenant essayer de rectifier cer- taines erreurs et de combattre certains préjugés qui semblent entourer la question. Le problème du Cache- mire n'cst pas un problème qui oppose les Hindous aux Musulmans comme on l'a si souvent prétendu. On dit: "L'Inde est un Etat hindou; le Pakistan est un Etat musulman; la majorité de la population du Cache- mire est musulmane; le Cachemire appartient donc au Pakistan, et J'Inde cherche à le conserver par la force." C'est ainsi que l'on présente cet argument à ceux qui ignorent les faits. Permettez-moi, d'exposer une fois de plu:l çel'i<lins de ces faits. Même depuis que le Pak.j:;~ 14. 50 much for India. And as ta Kashmir - l am speaking of the lawful government of Kashmir - there is a cabinet of seven - the Prime Minister Sheikh Abdullah, is a Moslem and four of his collea~ues are Moslems; thus three-fourths of the cabinet is Moslem. It is this cabinet - predominantly Moslem - that is i\dl11iniste~ing. Kashmir affairs to-day. It represents an .0rgamzatlDn, namely, the Jammu and Kashmir National Conference, also predominantly Moslem which has been fighting for democracy and freedom fo; decades, and this organization desires that Kashmir should rema!n in Il?dia. For this desire, it has given cogent ~nd nTIpreSslve reasons. l am quoting from a declaratlDn made by a convention of the Jammu and Kashmir National Conference in October 1948: "During the long and glorious struggle for our freedom, our people have gained the experience that the real problem facing them is the plight of the people, irrespective of caste, creed and colour and tl~a~ .the solution to this problem does not Ùe in c1lV1dl~g t?e ~eople on ~ religious basis but by equit- able dlstnbutlOn of natlOnal wealth. Pakistan with its ba5i5 Qf th~ two"lHJ.tiQn theory and Îts insiste~cè on 14. Voilà pour l'Inde. Pour ce qui est du Cachemire - je parle du Gouvernement légitime du Cachemire-, il est gouverné par un cabinet de sept membres. Le Premier Ministre, le cheik Abdullah, est mj1sulman, et quatre de ses collègues sont musulmans; ainsi, les trois • quarts des membres du cabinet sont musulmans. C'est c~ gouvernement, en majorité musulman, qui admi- mstre actuellement les affaires du Cachemire. Il repré- sente une organisation, la Conférence nationale du Jammu et Cachemire où les Musulmans sont également en majorité et qui poursuit depuis plusieurs dizaines d'années la lutte pOlir la démocratie et la liberté. Or,' cette organisation désire que le Cachemire reste rattaché à l'Inde. Elle a donné pour justifier ce désir des raisons' c~nvain~antes.et frappantes. Je cj~e un passage d'une dec1aratlon fatte par une assemblee de la Conference nationale du Jammu et Cachemire en octobre 1948: . "Au cours de la lutte longue et glorieuse que notre p~u'ple a menée pour sa liberté, il a constaté que le ventable problème qui se pose à lui est le sort de la population sans distinction de caste, de croyance et d.e couleur: et .q~le la solution de ce problème ne con- sls~e . pas a c1lvlser la population en fonction de la reltglOn, mais à répartir équitablement la richesse nationale, I."e Pa.l~istan, qui se fonde sur la théorie ~ f 15. Reference has been made in the course of Sir Owen Dixon's report and in some of the speeches in this Council to India's rejection of this or that pro- posaI, and an impression might have been created that India has becn intransigent. On analysis, this so-called intransigeance will he found to be no more than an insis- tence on plcc1ges already given ta Imlia, particularly on questions relating to the sccurity of Kai:ihmir. The United Nations Commission for India and Pakistan's resolutions of August 1948 and January lY49 lSl1100, S11196], agrceü to by all parties, contain adequate provision for a free and impartial plebiscite unc1er United Nations auspices, and the Goverlll11ent of Inc1ia cannot l11ake any f~rthcr concessions, The Governl11ent of India 111erely rel1ccts Indian public opinion. And 011 this question of Kai:ihmir, Indian public opinion cannat forget the fundamental facts, mUllely, that India volun- tarily offerecl a plebiscite under U nitec1 Nations auspi- ces; that in spite of this, Pakistan chose to invade the State and occupy nearly half of it by force in violation of international law, as Sir Owen Dixon hil11self has found; that ta allow this occupation or its fruits to continue is wrang enough; ancl that to grant Pakistan any further concessions woulc1 Ile to aggravate the wrong and therefore wonld be cOl11plctcly unjustifiable. 15. Dans le rapport de Sir Owen Dixon et dans quel- ques-uns des discours prononcés devant le Conseil, on a parlé du rejet par l'Inde de telle ou telle proposition, ce qui peut avoir donné l'impression que l'Inde s'est montrée intransigeante. Après examen, on constate que cette prétendue intransigeance n'est rien de plus que l'insistance sur les engagements déjà pris envers l'Inde, notamment en ce qui concerne certaines ques- tions relatives à la sécurité du Cachemire. Les résolu- tions que la Commission des Nations Unies pour l'Inde et le Pakistan a adoptées en août 1948 et en janvier 1949 (SI1100 ct S11196], et que toutes les parties en cause ont acceptées, contiennent les dispositions néces- saires à l'organisation d'un plébiscite libre et impartial sous les auspices des Nations Unies; le Gouvernement de l'Inde ne peut faire aucune nouvelle concession, Le Gouvernement de l'Inde ne fait qu'exprimer l'opinion publique indienne, et, sur cette question du Cachemire, l'opinion publique de l'Inde ne peut oublier les faits essentiels, à savoir que l'Inde a spontanément proposé un plébiscite sous les auspices des Nations Unies et que, malgré cela, le Pakistan a décidé d'envahir le Cache- mire et d'occuper par la force, près de la moitié du territoire, en violation du droit international, comme l'a constaté Sir Owen Dixon lui-même; qu'il est déjà assez injuste de permettre que cette occupation se poursuive avec toutes ses conséquences, et qu'il serait plus injuste encore, et par conséquent absolument in- justifiable, de consentir au Pakistan une nouvelle con- cession quelconque. 16. Le Conseil pourra mieux juger la situation SI j'établis un parallèle approximatif. L'île de Chypre, autrefois sous la suzeraineté de la Turquie, est main- tenant territoire britannique. Les Grecs représentent près de 80 pour 100 de sa population, et l'on dit qn'ils souhaitent le rattachement à la Grèce. Jusqu'ici, le Gouvernement britannique n'a pas accepté tm plébis- cite; mais supposons qu'il soit assez génércux pour consentil' à un plébiscite sons les auspices des Nations Unies. Cette concession faite, supposons (s'il m'est permis cie faire une supposition aussi invraisemblable et injuste) que la Grèce envoie une armée à Chypre, occupe la moitié de l'île pendant plusieurs années et dise ensuite: "Le plébiscite doit avoir lieu pendant que la moitié de l'île est administrée par des autorités locales grecques; les forces de sécurité britanniques doivent être retirées - l'administration britannique elle-même doit être remplacée." Petit-il y avoir des doutes sur la façon dont le Roya!1me-Uni considérerait pareille attitude? .16. The Council may better appreciate the position If l were to cite a rough parallel. The island of Cypms, once under Turkish stlzerainty, is now British territory, lNearly 80 pel' cent of the population is Greek; it is said that they desire union with Greece. So far, the United Kingdol11 Government has not agreecl to any . plebiscite; but suppose it shonlrl be sa generous as ta agree to a plebiscite unc1er United Nations auspices. Having got this concession, suppose - if l may make sa unlikely and unfair a supposition - Greece \Vere to 1110ve an army into Cypr~ls and occupy half the island for several years and then say, "The plebiscite must be heldwith half the island under Greek local authorities; the British security forces must be removed; even the British administration must !Je supplanted", Does anyone dOllbt how the United Kingdom woulcl view such an attitude? 17. Le Conseil doit se prononcer maintenant sur la prochaine mesure à prendre. Le Royaume-Uni et les Etats-Unis d'Amérique ont conjointement présenté un projet de résolution (SI2017] dam~ I~qw;l figurent 17. The question now before the Council concerns the next step. The United Kingdom and the United • St~tes of America have jointly sponsored a draft reso- lutlOn [S;Z017] embQdying their proposaIs as to 18. The Kashmir case has now been before the Secu- rity Council for more than three years. No solution has yet been found, because the root-cause of the trou- ble, namely, the unlawful occupation of nearly haH the State and the creation of subversive forces and author- ities therein 1)y Pakistan, has been allowed to .con- tinue. When l speak of Pakistan's unlawful occupation, 1 am expressing not only the view of my government, but also the view which the United Nations represen- tative, Sir Owen Dixon, was prepared to adopt. Let me quote his own words: "Withol1t going into the causes or reasons why it happened, which presumably formecl part of the history of the sub-continent, l was prepared to adopt the view that when the frontier of the State of Jammu and Kashmir was crossed on, l believe, 20 October 1947, by hostile e1ements, it was contrary to international law, and that when in May 1948, as l believe, units of the regular Pakistan forces movecl into the territory of the State, that too was incon- sistent with international law" [S/1791, para. 21]. Sa long as the root-cause of the trouble continues, there can be no solution to the problem. Meanwhile, the Government of this State has to be carried on in accor- dance with law, if there is to be no anarchy or chaos. 19. The present legal position is that Kashmir ~ by which l mean the State of Jammu and Kashmir - is a unit of the Indian Federation, subject to fecleral .iurisdiction in respect of the broad categories of de- fence, external affairs and communications, but COIU- pletely autonomous in almost aU other matters. In the autonomous sphere, the State is entitled to frame its own constitution and for this purpose, to convene a constituent assembly of its own people. The main pur- pose of the constituent assembly would be to provide a proper elected legislature for the State to which the executive couId be made responsible as in the British parliamentary system of government. 50 far as the Government of India is concerned, the constituent assembly is not intended ta prejudice the issues before the Security Council, or to come in its way. 20. Pending the framing of a new constitution for the State by its own constituent assembly, the government is necessarily carried on under the existing Consti- tution as a provisional arrangement. The Yuvaraj is the constitutional head of the State, acting upon the advice of a Council of Ministers. As already mentioned, the Prime Minister is Sheikh Abdullah, a Moslem, and there are six other Ministers, of whom four are Mos- lems and two Hindus. There is a High Court for the State, consisting of a Chief Ju~tjçe and two other 18. Le Conseil de sécurité est saisi de l'affaire du Cachemire depuis plus de trois ans. On n'a pas encore trouvé de solution, parce que l'on a laissé subsister ce qui est à la source des difficultés actuelles, à savoir l'occupation illégale par le Pakistan de près de la moi- tié de l'Etat, et l'on a permis la constitution par le Pakistan de forces et d'autorités subversives. En par- lant de l'occupation illégale par le Pakistan, j'exprime non seulement le point de vue de mon gouvernement, mais aussi le point de vue que Sir Owen Dixon, repré- sentant des Nations Unies, était prêt à faire sien. Per- mettez-moi de citer ses propres termes: "Sans chercher à discerner les causes ou les rai- sons des événements intervenus, lesquelles formaient sans doute une partie de l'histoire de la péninsule, j'étais prêt à estimer que le passage de la frontière de l'Etat de Jammu et Cachemire par des élé- ments hostiles, le 20 octobre 1947, si je pouvais me fier à ma mémoire, était contraire au droit interna- tional, et que l'invasion du territoire de l'Etat par les unités de l'armée régulière du Pakistan, effectuée à ma connaissance en mai 1948 était, elle aussi, con- traire a~ droit international." [S/1791, paragraphe 21] . Il ne peut y avoir de solution à ce problème tant que persistera ce qui est à la source du mal. En attendant, cet Etat doit être gouverné conformément aux prin- cipes du droit, si l'on veut éviter l'anarchie et le chaos. 19. Du point de vue juridique la situation à l'heure actuelle est la suivante: le Cachemire - en disant "Cachemire" j'entends l'Etat de Jammu et Cachemire - est l'une des parties constituantes de la Fédération indienne; il est soumis à la juridiction fédérale pour tout ce qui concerne les questions générales de la défense nationale, des relations extérieures et des com- munications, mais, dans presque tous les autres do- maines, il jouit d'une autonomie absolue. Dans l'exer- cice de cette autonomie, l'Etat a le droit d'établir sa propre constitution et, à cette fin, de convoquer une assemblée constituante composée de membres de sa population. La tâche principale de cette assemblée sonstituante serait d'organiser une législature dftment elue devant laquelle le pouvoir exécutif pomrait être responsable, comme c'est le cas dans le système parIe- mentaire britannique. Le Gouvernement de l'Inde, pour sa part, considère que l'objet de l'assemblée cons- tituat;te n'est pas de préjuger la solution des problèmes soumlS au Conseil de sécurité ou de gêner cette solution. 20. En attendant qu'une nouvelle constitution soit établie pour l'Etat (par sa propre assemblée consti- tuante), le gouvernement ne peut être exercé qu'en vertu de la Constitution actuelle, considérée comme un arrang-ement urovisoire. Le chef constitutionnel de l'Etat est le. Yu,varai, qui. exerce ~es fonctions en pre- nant les aVIs cl un Conseil des mmistres. Comme on l'a déjà dit, le Premier Ministre est le cheik Abdullah qui est musulman; il Y a six autres Ministres, dont qllatre Musulmans et deux Hindous. Il y a une Haute î ! 21. Le gouvernement provisoire ou intérimaire dont je viens d'indiquer la composition fonctionne au Cache- mire depuis le début du mois de mars 1948. Malgré l'incertitude due aux invasions des membres des tribus et des Pakistanais, ce gouvernement a, au cours de ces trois années, accompli une tâche utile. L'une des ré- formes les plus importantes qu'il ait accomplies a été l'abolition du système de possession des terres par des propriétaires qui ne l'exploitent pas directement. On peut résumer cette réforme en disant que les proprié- taires possédant plus de 20 acres environ de terre arable ont dû abandonner tout ce qui dépasse cette étendue à ceux qui cultivent effectivement le sol; en échange, le gouvernement leur versera une indemnité. Le cultiva- teur devient le seul propriétaire de la terre qui lui est ainsi transférée. Cette réforme a changé complètement l'état d'esprit du paysan, a atlgmenté considérablement le revenu qu'il tire de sa terre et l'a incité à adopter de meilleures méthodes d'exploitation, ce qui lui permet d'élever son niveau de vie. Il y a liep. de remarquer que la classe paysanne représente 97 pour 100 de la popu- lation de l'Etat. La réforme s'effectue progressivement et sans transition brusque. Elle est analogue aux ré- formes du même genre qui se poursuivent actuellement dans l'Inde. 21. The provisional or interim government mentioned above has been functioning in Kashmir from the begin- ning of March 1948. During those three years, it has done a good deal of useful work notwithstanding the unsettled conditions created by the tribal and Pakistan invasions. One of its most important reforms has been the abolition of absentee landlordism. Briefly, landlords owning more than about twenty acres of agricultp.ral land have to surrender the excess ta the actual tiller of the soil in return for compensation to be paid to the landlord by the government. The tiller becomes the full owner of the land transferred to him. The result of this reform has been radically to change the out- look of the peasant, to increase substantially his income from the land, and to encourage him to adopt improved methods of cultivation, thereby raising his standard of living. It shoulcl be noted that the peasantry forms 97 pel' cent of the population. The reform is being effected gradually and without any violent transition. It is in line with similar reforms now in progress in India. 22. En outre, au cours des années 1948 à 1950, près de 30.000 acres de terres en friche on été attribuées à des paysans dépourvus de terres. L'on s'efforce de rendre disponible :une autre superficie d'environ 20.000 acres dans le val du Cachemire. Ces mesures doivent, estime-t-on, augmenter d'environ 10.000 tonnes la pro- duction annuelle de céréales dans l'Etat. 22. Moreover, in the two years 1948 to 1950, nearly 30,000 acres of waste land were allotted to landless peasants. Efforts are in progress to make available a further area of about 20,000 acres in the Kashmir Valley. As a result of these measures, an increase of about 10,000 tons in the annual production of food grains in the State is anticipated. 23. Un Département de l'irrigation a été créé; divers canaux anciens ont été remis en état et plusieurs canaux nouveaux ont été construits. De ce fait, de nombreuses terres nouvelles peuvent maintenant être cultivées. 23. An Irrigation Department has been set up, and several old and new canals have been either restored or constructed, much new land thereby being brought under c.Jlltivation. 24. Dans le domaine de l'éducation, on a cree en 1948 l'Université de Jamm:u et Cachemire qui fonc- tionne avec succès depuis lors. Dans les régions inté- rieures de l'Etat, deux nouveaux collèges ont été créés à l'intention des habitants des régions rurales et peu évoluées; un collège spécial pour jeunes filles a été ouvert à Srinagar, capitale d'été de l'Etat. Des écoles maternelles, conçues selon une adaptation indienne du système Montessori, ont été réorganisées dans soixante localités. 24. In the educational sphere, the Jammu and Kash- mir University wasestablished in 1948 and has been functioning successfuly ever since. Two new colleges have been opened in the interior of the State to serve rural and backward areas, and a special college for girls has been started in Srinagar, which is the summer capital of the State. Infant schools, based on an Indian- ized form of the Montessori system, have been reor- ganized at sixty different places. 25. Pour les secop.rs aux réfugiés et leur réadapta- tion, l'Etat a déjà dépensé un crore de roupies, c'est- à-dire 2 millions de dollars en plus des 42 lakhs de roupies, soit 800.000 dollars envin:m, accordés par le Gouvernement de l'Inde 2. 25. Pour les secours aux réfugiés et leur réadapta- already been spent by the State, in addition to 42 lakhs of rupees - about $800,000 - given by the Government of India, on the relief and rehabilitation of refugees.2 27. A large State Transport Department. has been created, owning a Reet of about 500 vehlc~es, thus removing the danger of shortage of .essenttal com- modities which Jack of transport at one tuue threatened. 28. Considerable progress has been made in pro- moting ppblic heal~h, indu.st~ies, co-operatives, rationing through co-operatlve soclettes, and sa on. 29. I have thought it desirable ta give this picture of general conditions based on one of the latest reports of the Kashmir Government in order to show that, in spite of the difficulties created by the tribal and Pakistan invasions, the present régime in Kashmir has been functioning with credit during the last three years. My intention also is to emphasize the human aspect of the problem. The people of Kashmir are not mere chattels ta be disposedof according to a rigid formula; their future must be decided in their own interests and in accordance with their own desires. The population of the State is gradually settling down ta sorne measure of peace and order. Any neutral visitor to Kashmir - and there are many such during the tourist season - can satisfy himself as to the facts of the situation. 30. Let met now turn to Sir Owen Dixon's recom- mendations in the final paragraphs of his report: "The whole question has now been thoroughly discussed by the parties with the Security Council, the commission and myself, and the possible methods ?f settlement have been exhaustively investigated. It IS perhaps best that the initiative should now pass back to the parties. At all events I am not myself pre- pared to recommend any further course of action on the part of the Security Council for the purpose of assisting the parties ta settle between them how the State of Jammu and Kashmir is to he disposed of. .. I recom!?end that the Security Council should press the parttes to \educe the military strength holding the cease-fire lme to the normal protection of a peace-time frontier" [5/1791, paras. 104 and 107]. 31. In connexion with the last recommenclation I may mention that India has already reduced its fo;ces by 2~ to 25 peT cent, wit~ol\t waiting for any corres- ponclIng reductlOn by Pakistan. May I point out that u.ncler the resolutions of the United Nations Commis- sIOn for India and Pakistan adopted in August 1948 and ] an~ary 1949, 'Yhich b?th parties accepted, it was for Pakistan to begm .to wlthd~aw its army first and only thereafter was Indla ta begm to reduce its own forces. Nevertheless, as l have saidj India has begun the pro. 27. On a créé un important Département d'Etat des transports. Celui-ci possède environ 500 véhicules, ce qui écarte le danger, qui s'est présenté à un moment donné, d'Une pénurie de produits essentiels due au manque de transports. 28. Des progrès considérables ont été réalisés en ce qui concerne l'hygiène publique, l'industrie, l'établisse- ment de coopératives, le rationnement des produits par l'intermédiaire de sociétés coopératives, etc. 29. Si j'ai tracé ce tableau de la situation générale en m'inspirant d'un des derniers rapports du Gouverne- ment du Cachemire, c'est parce que j'ai cru bon de montrer que, malgré les difficultés créées par les inva- sions des membres des tribus et des Pakistanais, le régime actuel du Cachemire s'est acquitté avec hon- neur, au cours des trois dernières années, de la tâche qui lui incombait. Je voudais également insister sur l'aspect humain de la question. Les habitants du Cache- mire ne sont point des objects inanimés dont on peut disposer selon une formule rigide; il faut régler leur sort conformément à leurs intérêts et en tenant compte de leurs désirs. La population de l'Etat retrouve peu à peu la paix et l'ordre. Tout observateur visitant le Cachemire - et il y en a bea:ucoup pendant la saison touristique - peut se rendre compte personnellement des faits. 30. ] e voudrais maintenant en venir aux recomman- dations de Sir Owen Dixon, qui figurent dans les der- niers paragraphes de son rapport: "L'ensemble de la question a déjà été discuté en détail par les parties, le Conseil de sécurité, la Com- mission et moi-même, et les méthodes éventuelles de règlement ont été étudiées à fond. La meilleure ma- nière de procéder serait peut-être de rendre l'initia- tive aux parties. Quoi qu'il en soit, je n'entends, pour ma part, recommander au Conseil de sécurité aucune nouvelle mesure qui aurait pour fin d'aider les par- ties à régler la question de l'avenir de l'Etat de Jammu et Cachemire. .. Je recommande au Conseil de sécurité d'insister auprès des parties en cause pour qu'elles réduisent les forces militaires chargées de garder la ligne du cessez-le-feu et pour qu'elles n'y laissent que les effectifs nécessaires à la protec- tion normale d'une frontière en temps de paix" [5/1791, paragraphes 104 et 107]. 31. A propos de cette dernière recommandation, je peux indiquer que l'Inde a déjà réduit ses forces de 20 à 25 pour 100, sans attendre que le Pakistan effectue une réduction correspondante. Puis~je souligner que, aux. ter~l.1es des résolutions adoptées en août 1948 et en Janvier 1949 par la Commission des Nations Unies pour l'Inde et le Pakistan, et acceptées par les deux parties, c'était au Pakistan qu'il incombait de retirer son armée to)1t d'abord, et que ce n'est qu'ensuite que l'Inde devait commencer à opérer la réduction de ses 32. When, as l have tried to show, the State is gradu- ally settling down to some kind of ordered Iife, the Security Council might do worse than to follow Sir Owen Dixon's advice and let the initiative now pass back to the parties. vVithin the last few days, the Governments of India and Pakistan have signed a trade agreement in spite of great difficulties; left to them- selves, they may be expected in due course to come ta agreement in other matters also. The representative of the United States has in his speech [532ncl meeting) emphasized his Government's firm belief that "there can be no real. and lasting settlement of the Kashmir dispute which is not acceptable ta bath parties". In this connexion, members of the Security Council will be interested in a Press report dated 20 February from Karachi, to the effect that Sirdar Ibrahim Khan, former head of the so-called Azad Kashmir Government, has expressed the view that all Indo-Pakistan disputes, inc1uding Kashmir, cO,uld be settled by India and Pakis- tan between themselves by mutual discussion. 33. Nevertheless, departing from these recommenda- tians of Sir Owen Dixon, the United Kingdom and United States of America have placed before us the cIraft resolution contained in document S/2017, dated 21 February 1951. Tt is not necessary for me to deal with that draft resolution in any great detai!. The preamble refers to a proposai to convene a constituent assembly for Kashmir. l have already explained the purpose of the constituent assembly - name1y, to frame a constitution for Kashmir and, in particular, to pro- vide an elected legislature to which the executive copld be made responsible. It is not meant to come in the way of the Security Council. 34. For the rest, my governement is wholly unable to accept the draft resolution, ,because in many respects it runs counter to decisions previously taken by the United Nations Commission with tbe agreement of the parties. Let me mention one instance. l have already given the Security Council a brief aceount of the situation created by the invasion of the State, first by tribesmen and tben by Pakistan. In spite of that situation and in the hope of securing a peaceful settle- ment, India agreed, upon certain assurances, to two resolutions of the Commission - one of August 1948 and the other of January 1949. Pakistan also agreed ta them ultimately. l shall now show how the present ciraft resolution departs materially from the provisions of those resolutions, 35. Under the resolution of August 1948, Pakistan "Vas to withdraw its troops completely from the State and India was to withdraw the bulk of its forces- l:1ot aU its forces, but the bull< of its forc'es - a small Portion being left in the State ta ensure its security. To :emove any suspicion that even this small portion might Jnterfere with the freedom of the plebiscite, the 32. A l'heure où, COmme je viens d'essayer de le montrer, l'Etat retourne progressivement à une vie ordonnée, le Conseil de sécurité ferait peut-être bien de suivre l'avis de Sir Owen Dixon et de rendre l'ini- tiative aux parties en cause. Au cours de ces derniers jours, malgré de grosses difficultés, les Gouvernements de l'Inde et du Pakistan ont signé un accord commer~ cial. Si on les laisse s'entendre entre eux, on peut espérer qu'ils arriveront tôt ou tard à un accord sur d'autres questions. Le représentant des Etats-Unis a dit dans son intervention [532ème séance1- et il a insisté sur ce point - que son gouvernement a "la ferme conviction qu'un règlement réel et durable du ~iff~,rend du Cachemire exige l'accord des deux par- tIes . A ce propos, les membres du Conseil seront sans doute intéressés d'apprendre. qu'un communiqué de presse publié le 20 février à Karachi a fait connaître que Sirdar Ibrahim Khan, ancien chef de ce que l'on a appelé le Gouvernement du Cachemire Azad a dé- claré que tous les différends qui divisent l'Inde et le Pakistan, y compris le différend du Cachemire, pou- vaient être réglés par l'Inde et le Pakistan au moyen de conversations directes. 33. Néanmoins, s'écartant de ces recommandations de Sir Owen Dixon, le Royaume-Uni et les Etats-Unis d'Amérique nous ont présenté un projet de résohttion qui figure dans le document S/2017 en date du 21 février 1951. Il n'y a pas lieu pour moi de parler en détail de ce projet. Le préambule fait état d'une pro- position tendant à convoquer au Cachemire une assem- blée constituante. J'ai déjà expliqué quelle serait la tâche de cette assemblée; j'ai dit qu'elle devrait établir une constitution pour le Cachemire et, plus particulière- ment, organiser ~l1e législature élue devant laquelle le pouvoir exécutif pourrait être responsable. Il n'est pas question de gêner le Conseil de sécurité dans son action. 34. Pour le reste, mon gouvernement ne peut aucune- ment accepter ce projet de résolution qui, sur de n0111- brel1x points, est en contradiction avec les décisions que la Commission des Nations Unies pour l'Inde et le Pakistan a prises avec l'assentiment des parties. Per- mettez-moi de donner un exemple. J'ai déjà fait au Conseil un bref exposé de la situation créée par l'inva- sion de l'Etat par les membres des tribus d'abord, par le Pakistan ensuite. Espérant malgré cette situation arriv~r à un règlement pacifique, l'Inde, ayant reçu certaInes assurances, a donné son assentiment à deux résolutions de la Commission -l'une d'août 1948, l'autre de janvier 1949. Le Pakistan a fini par les accepter lui aussi. Je vais maintenant montrer en quoi le projet de résolution qui nous est soumis s'écarte sen- siblement des dispositions de ces résolutions. 35. Aux termes de la résolution d'août 1948, le Pakistan devait retirer entièrement ses troupes de l'Etat, et l'Inde devait retirer le gros de ses forces- non point toutes ses forces, mais le gros de ses forces certaines forces devant rester dans l'Etat afin d'assure; sa sécurité. Pour que l'on ne puisse craindre que même ces effectifs réduits puissent gêner la liberté du plébis- 36. India was and is l)repared to take, in cons'i.1ltation with the Plebiscite Administrator, a11 measures that l11ay be necessary ta prevent the presence of any snch forces from interfering with the freedom of the plebis- cite. This could be done in a number of ways - for example, stationing the forces in localities outside centres of civilian population and confining them ta barracks during the plebiscite. 37. Thus, these two resolutions made prOVISIon not merely for the withdrawal or reduction of armed forces but also for the freedom of the plebiscite consistently with the requirements of security. Members of the Conneil will please remember that these resolutions were agreed to by a11 the parties. Nevertheless Sir Owen Dixon was somehow lec1 ta make proposaIs for c1emilitarization which seriously departed from the above agreed scheme. At one point, he asked for the withdrawal of the forces of the regular 1ndian Army, although the above resolutions never contemplated its complete withdrawal. At another point, he suggested various purposes for which Pakistan troops might be retained in the State, although the above resolntions c1early provided for their complete withdrawal. One of these purposes l'las said ta be ta ensure the fulfil- ment of the obligation of Pakistan not ta permit tribes- men or other raiders ta enter the Kashmir Valley. Considering that the Pakistan Army moved into the State in arder to give "more direct assistance" ta the tribesmen, members of the Council can easily imagine how the a11eged purpose was likely ta be fulfi11ed. 38. l may perhaps point out at this stage that the obligation of Pakistan under the resolution of August 1948 l'las ta secure the withdrawal of tribesmen from the entire State, and not merely ta prevent their entrv into the Kashmir Valley. The draft resolution before the Security Canneil instri1cts the new United Nations represcntative to effect demilitarization on the basis of Sir Owen Dixon's proposais with such modifications as the new representative may deem advisable. As l have already pointed out, these proposaIs go back on the agreed resolutions of August 1948 and January 1949 - ~he changes being a11 in favour of the Pakistan Army whlch had entered the State in contravention of inter- national law and against the 1ndian Army which had lawfu11y entered the State ta repel invasion. My Goverl11~ent is wh~l1y unable ta accept these proposaIs as. a basls, nor can It agree to vest a new representative wlth the power of decision in so vital a matte". 39. l sha11 not discuss the details of thè new draft resolution any fw·ther. It picks out certain parts of previous resolutions, leaving out other parts to which 36. Comme par le passé, l'Inde demeure prête à pren- dre, en consultation avec l'Administrateur du plébis- cite, toutes mesures nécessaires pour empêcher que la présence de ses forces ne gêne la liberté du plébiscite. Ce but pourrait être atteint de plusieurs façons; on pourrait, par exemple, cantonner ces forces à l'écart des centres de population civile et les consigner dans leurs casernements pendant le plébiscite. 37. Ainsi donc, ces deux résolutions prévoyaient des mesures en vue d'assurer le retrait ou la réduction des forces armées, et contenaient également des disposi- tions garantissant la liberté du plébiscite en tenant compte des besoins de la sécurité. Les membres du Conseil de sécurité se souviendront que ces résolutions ont recueilli l'assentiment de tOlites les parties. Néan- moins, Sir Owen Dixon a été amené à formuler des propositions en vue d'une démilitarisation qui s'éloi- gnaient sensiblement de ce plan convenu. A un moment donné, il a demandé le retrait des forces de l'armée régulière de l'Inde, alors que les résolutions précitées n'ont jamais envisagé leur retrait complet; il a d'autre part proposé que, à certaines fins déterminées, le Pakis- tan puisse laisser des troupes sur le territoire de l'Etat, alors que les résolutions prévoyaient sans équivoque possible le retrait complet de ces troupes. Il a ainsi envi- sagé le cas où le Pakistan aurait à s'acquitter de l'obli- gation qui lui était faite d'interdire aux membres des tribus et à d'autres attaquants l'accès du val du Cache- mire. Etant donné que l'armée du Pakistan est entrée dans l'Etat pour fournir "une aide plus directe" aux membres des tribus, les membres du Conseil de sécurité verront facilement comment le Pakistan se serait ac- quitté de cette tâche. 38. Le moment est peut-être venu de rappeler que, aux termes de la résolution d'août 1948, le Pakistan s'était engagé, non point seulement à empêcher l'entrée des membres des tribus dans le val du Cachemire, mais bien à faire en sorte qu'ils quittent tout le territoire de l'Etat. Le projet de résolution dont nous sommes saisis charge le nouveau représentant des Nations Unies de procéder à la démilitarisation sur la base des proposi- tions de Sir Owen Dixon, en y apportant toutes les modifications que le nouveau représentant jugera utiles. Comme je l'ai déjà indiqué, ces propositions reviennent sur les résolutions adoptées en août 1948 et en janvier 1949 -les modifications apportées étant toutes favo- rables à l'armée pakistanaise, qui a pénétré sur le terri- toire de l'Etat en violation du droit international, et dé!avorables à l'armée indienne, qui a légalement péné- tre dans l'Etat pour. repousser l'invasion. Mon gou- ,:ernement ne p.o~rralt absolument pas accepter d'uti- 11ser ces proposItIons comme base de discussion ni de fi • , c?n er a un nouveau représentant le pouvoir de déci- sIOn pour une question aussi essentielle. 39. Je ne poursuivrai pas l'examen détaillé du nou- veau, proj ~t de ré~o~ution. Il reprend certaines parties de resolutlOns anteneures, renonçant à d'autres parties 40. We are wholly unable ta accept any entry of foreign troops in the State or in uny ather part of India. In view of the provision made by the resolu- tians of August 1948 and Janllary 1949, there is no occasion for the use of foreign troops or of special local levies recruited by uny outside agency. Nor, in view of the detailed provisions contained in the resolution of Janllary 1949 to ensure a fair and impartial plebiscite, eun we accept any supersession of the lawfJ.t\ govern- ment of the State or any interference with its normal functions. 41. Let me read out some of the detailed provIsIOns contained in the resolution of January 1949: "The Plebiscite Administrator shall derive from the State of J ammll and Kashmir the powers he con- siders necessary for organizing and conducting the plebiscite and for ensuring the freedom and impar- tiality of the plebiscite. " ... the Plebiscite Administrator will determine, in consultation with the Government of India, the final disposai of Indian and State armed forces, such disposaI to be with due regard to the security of the State and the freed0111 of the plebiscite. "AIl dvil and military authorities within the State and the principal political elements of the State will be required to co-operate with the Plebiscite Admin- istrator in the preparation for and the holding of the plebiscite. "AlI authorities within the State of Jammu and Kashmir will undertake to ensure, in collaboration with the Plebiscite Administrator, that: "(a) There is no threat, cœrcion or intimidation, bribery or other undue influence on the voters in the plebiscite; ':(b) No. ~estrictions are placed on legitimate pohtlcal actlvlty throughout the State. Al1 subjects of the State, regardless of creed, caste or party, shaH be .sare and free it~ expressing their views and in votmg on the questIOn of the accession of the State to India or Pakistan. There shalI be freedom of the !?ress, speech and assembly and freedo111 of trave! ln ,the State, induding freedom of lawful entry and exlt; "(c) AH political prisoners are released; 40. Nous ne pouvons absolument pas accepter que des troupes étrangères pénètrent dans l'Etat ou dans toute autre partie de l'Inde. En raison des dispositions que contiennent les résolutions d'août 1948 et de jan- vier 1949, il n'y a pas lieu de recourir à des troupes étrangères ou à des troupes spécialement recrutées sur place par une organisation étrangère. Il nous est pa- reillement impossible, en raison des dispositions dé- taillées de la résolution de janvier 1949, qui sont des- tinées à assurer un plébiscite juste et impartial, d'accepter une substitution au gouvernement légal de l'Etat ou une immixtion dans l'exercîce de ses fonc- tions normales. 41. La résolution de janvier 1949 contenait, notam- ment, les dispositions suivantes: "L'Administrateur du plébiscite recevra de l'Etat de Jal11mu et Cachemire les pouvoirs qu'il juge né- cessaires pour organiser et mener à bien le plébiscite ainsi que pour entourer celui-ci de toutes les garan- ties voulues de liberté et d'impartialité. " .. , et l'Administrateur du plébiscite fixeront, en consultation avec le Gouvernement de l'Inde, les modalités du retrait définitif des forces armées de l'Inde et de l'Etat de Jammu et Cachemire, après avoir dûment tenu compte des conditions nécessaires à la sécurité de l'Etat et à la liberté du plébiscite. . "Toutes les autorités cîviles et militaires se trou- vant à l'intérieur de l'Etat ainsi que les principaux groupes politiques de cet Etat seront chargés d'ap- porter leur collaboration à l'Administrateur du plé- biscite dans la préparation et la conduite du plé- biscite. "Toutes les autorités de l'Etat de Jal11111U et Cache- mire devront veiller, en collaboration a.vec l'Admi- nistrateur du plébiscite, à ce que les conditions sui- vantes soient remplies; "a) Les électeurs prenant part au plébiscite ne seront soumis à aucune menace, contrainte ou inti- midation, tentative de corruption ou autre influence illégitime; "b) Aucune restriction ne viendra entraver, sur le territoire de l'Etat, le libre jeu des droits poli- tiques. Tous les citoyens de l'Etat pourront, en toute sécurité et liberté et sans considération de croyance, de caste ou d'appartenance politique, expri- mer leur opinion et 'Voter sur la question du ratta- chement de l'Etat à l'Inde ou au Pakistan. La liberté de la presse, la liberté de parole et de réunion, ainsi que la liberté de circuler dans l'Etat, y compris la liberté d'entrer et de sortir légalement du territoire, seront assurées; "e) Tous les prisonniers politiques seront remis en liberté; These are sorne of the detailed provisions contained in the resolution of January 1949, provisions which were accepted by both parties. 42. It was c1early stated on behalf of the United Nations Commission that the Plebiscite Administrator cauld he expected to act reasonably and that the Com- mission did not intend that he should usurp the func- tions of the State in the field of normal administration and of law and order. The sovereignty of the entire State must necessarily vest in the lawful government of the State and because of this, it was stipulated that the Plebiscite Administrator should be formally appointed by the State Government. AlI this was recog- nized by the United Nations Commission. 43. There ls a tendency in certain quarters to assume that this is just a dispute betwecn India and Pakistan, and t11at the views of the lawf.ul government of Kashmir need not be considered. This is a mistaken assumption. As l have already said, the, authority of the Govern- ment of India over the Government of Kashmir is lim- ited to certain subjects; outside that sphere, it can only advise and cannat impose any decision. 44. While the drait resolution before us refers to the proposaI for the convening of a Constituent Assembly, it malces no mention of the persistent and ever-mounting propaganda in Pakistan threatening war and urging a jehad, or holy war. Both India and Pakistan are mildly exhorted in the draft resolution ta take all possi- ble measures to ensure the creation and maintenance of an atmosphere favourable to the promotion of fu~ther negotiations. Snrely the sponsors of the draft reso- lution will agree that the constant incitement ta war based on an appeal to bigotry and religious passion is bound to vitiate the atmosphere for negotiation. 45. While my government ·stands by aIl its commit- ments, it insists that all the commitments made to India contained in the resolutions of the United Nations C0111mission for India and Pakistan and the connected assi-trances must a1so be honoured. The present draft resolLltion unsettles what has already been settled, and, if passed, would amount to a repudiation by the Secnrity Council of the United Nations Commission's decisions previously made with the agreement of the parties, and of the Commission's assurances given ta India. 46. This is ail l have to sayat the present stage, but l sha11, of course, reserve the right to speak again in case any fresh points arise. 4-7. The PRESIDENT: l have no more speakers on my 1i51. As nobody else wishes to speak, l would suggest that the Council adjourn until Tuesday, 6 March, since there are two Committees meeting tomorrow and Monday, and sorne of the representatives present here may have to participate at those meetings. 48. As there is no objection, l take it that the Council approves the adjournment until 6 March at 3 p.m. 4-2. La Commission des Nations Unies avait précisé qu'on pouvait compter qu'un administrateur du plébis- cite n'agirait qu'à bon escient et qu'il n'était nullement dans les intentions de la Commission qu'il uswpât les fonctions du gouvernement de l'Etat en matière d'ad- ministration et d'ordre public. Le gouvernement légi- time de l'Etat devait nécessairement exercer la souve- raineté, et c'est pourquoi il avait été précisé que l'admi- nistrateur du plébiscite serait officiellement nommé par le gouvernement de l'Etat. Tout cela a été admis par la Commission des Nations Unies. 43. Certains milieux ont tendance à croire qu'il ne s'agit que d'un différend entre l'Inde et le Pakistan et qu'il n'y a pas lieu de tenir compte de l'opinion du Gouvernement légitime du Cachemire. C'est là une conception erronée. Comme je l'ai déjà dit, l'autorité du Gouvernement de l'Inde sur le Gouvernement du Cachemire est limitée à certaines matières, en dehors desquelles l'Inde ne peut que donner des conseils et ne peut imposer sa décision. 44. Le projet de résolution dont nous sommes saisis fait état de la proposition tendant à convoquer une assemblée constituante; cependant, il ne fait pas men- tion de la propagande persistante et to~jours plus active qui s'exerce au Pakistan en faveur du jihad ou guerre sainte. Le projet de résolution exhorte l'Inde et le Pakistan en termes modérés à prendre toutes les mesures possibles pour créer et maintenir une atmos- phère favorable au progrès de nouvelles négociations. Les auteurs du projet de résolution admettront cer- tainement que cette atmosphère ne peut qu'être viciée par de constants appels à la guerre inspirés par le fanatisme et la passion religieuse. 45. Tout en restant fidèle à tous ses engagements, mon gouvernement insiste pour que tous les engage- ments contractés à l'égard de l'Inde en vertu des réso- lutions de la Commission des Nations Unies pour l'Inde et le Pakistan et toutes les assurances qui ont été données à ce propos soient également respectés. Le projet de résolution qui nous est soumis remet en ques- tion ce qui a déjà été réglé et, en l'adoptant, le Conseil de sécurité répudierait les décisions antérieurement prises par la Commission des Nations Unies avec l'ac- cord des parties ainsi que les assurances que cette com- mission a données à l'Inde. 46. C'est tout ce que je voulais dire aujourd'hui, mais je me réserve bien entendu le droit de reprendre la parole s'il y a lieu. 47. Le PRESIDENT (traduit de l'anglais) : Il n'y a plus d'orateurs inscrits. Comme aucun autre membre du Conseil ne désire prendre la parole, je propose que le Conseil se réunisse à nouveau le mardi 6 mars, étant donné qu'il y a deux séances·de Commission demain et lundi et que quelques-uns d'entre nous peuvent être appelés à assister à ces séances. 48. Il n'y a pas d'objection; j'en conclus donc que le Conseil approuve l'ajournement au 6 mars, à 15 heures. SALES AGENTS FOR UNI'fED NA'flONS PUBLICATIONS DEPOSITAIRES DES PUBLICATIONS DES NATIONS UNIES ARGENTINA - ARGENTINE Edltorlnl Sudnmerkana S.A., Calle Alsin.500, Buenos Aires. AUSTRALIA - AUSTRALIE H. A. Goddard (Pty.', L1d., 255a George Street, Sydney, N.S.W. BELGIUM - BELGIQUE Agence et Messagerl.s de la PreSle SA, 14·22 rue du Persil, Bruxelles. W. H. Smith & Son 71·75 Boulevard Adolphe.Max, BruKelles. 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Akateemlnen KfrJa.auppa, 2, Augustgt. 7A, Oslo. katu, Helsinki. PAKISTAN FRANCE P d 1 rue Soufflot, Thomas & Thomas, Fort Mansion, Frere Edl~lons A. e one, 3, Road, Karachi. Paros V. Publlshers Unlt,d Urnlted, 176 GREECE - GRECE 1 Anarkall Lahore. "Eleltheroudakls " Llbralrl. [nternat 0- , nale Place de la Constitution, Ath~nes. 'PANAMA 1d ' José M,néndez, Agencla Int.rnaclona e ~~:b~~~~L~ia. Ltda. Sa Avenlda sur Publlcaclones, Plaza de Arango, Panama. num. 28,2 do Piso, .Guatemala City PERU - PEROU A HAlTI lIbrerfa Int.rnacfonal d.1 Pera, S. ., Max Bouchereau, lIbra,lrle "A la Cara- Casilla 1417, Lima. velle." Bolte postale l11·B, Port·au· PHILIPPINES Prince. D. P. Pérez Co., 132 Rlverside, San HONDURAS Juan, Rizal. Libr.rla Panamorlcana, Calle de la PORTUGAL Fuente, Teguclgalpa. Livrarla Rodrlgues 186, Rua, Aurea, ICELAND -ISLANDE 188, Lisboa. Bokave..lun Slgfusar .Eymundsonnar SWEDEN _ SUEDE Austurstretl 18, ReykJavik. C. E. Frilze's Kungl, Holbokhandel A-B INDJA -INDE t. C 5 1 dl- Fredsgatan 2, Stockholm. Oxlord Book & Sta lonery o., en. HOUl. New DelhI. SWITZERLAND _ SUISSE INDONESIA - INDONESIE Llbra'rle Payot S.A., Lausanne, Gen~ve, Jajasan Pembangunan, Gunung Saharl Buchhandlung Hans Raunhardt, 84,Ojakarta. Klrchgasse, 17, Zurich 1. IRAQ - IRAK SYRIA _ SYRIE Mackenzle's Bookshop, Booksellers and librairie Universelle, Damas. Statloners, Baghdad. THAILAND _ THAILANDE IRAN Pramunn Mit lId., 55, 57, 59 Chakra- Ketab·Khaneh Danesh, 293 Saadi wat Rond, Wat Tuk, BangkOk. Avenue, Tehuan. InELAND -IRLANDE TURKEY _ TURQUIE Hlbernlan General Agency Ltd., Commer· librairie Hachette,. 469 Istiklal Caddesl, cIal Buildings, Dame Street, Dublin. Beyoglu, Istanbul. ISRAEL UNION OF SOUTH AFRICA- Leo Blumsteln, P.O.B.4154 UNION SUD.AFRICAINE 35 Allenby Raad, Tel-AvIY. Van Schalk's Bookstore (PtY.', Ltd. ITALY -ITALIE ,P.O. Box 724, Pretoria. Colibri S.A., V/a Chlossetto 14, Mllano. UNITED KINGDOM _ ROYAUME-UNI LEBANON - LIBAN H.M. Statlonery Office, P. O. Box 569, Librairie universelle, Beyrouth. London, S.E. 1 (and at H.M .5.0. ShOP5 LIBERIA at London, Belfast, Birmingham, Brls- J. Momolu Kamara, Gurley and Front toi, Cardiff, Edlnburgh, and Man. Stree!!, MonrovIa. chester>. LUXEMBOURG , UNITED STATES OF AMERICA_ librairie J. Schummer, Place Guillaume, ETATS-UNIS l>'AMERIQUE Luxembourg. International Documents Service, Colum- MEXICO - MEXIQUE bia University Press, 2960 Broadway, Editorial Hermes, S.A., Ignacio Maris· New York 27, New York. cal 41, Mexico, D. F. URUGUAY ~9, Apa(tado 65&, Ciudad TruJillo. ECUADOR,... EQUATEUR MuRoz Hermanos '1 CI••, Plua dei Teatro, Quito. EGYPT- EGYPTE. librairIe "La Renaissance d'Egypte," Il 511. Adly Pasha, Calro. EL SALVADOR-SALVADOR Manuel Nayu y Cla. "La Casa d,) lIbro Barato" la Avenlda sur num. 37, San Salvador. ETHIOPIA - ETHIOPIE Agence Ethloplenn, de PubllcJt', Box 8, Addis-Abeba. NETHERLANDS - PAYS.BAS Oficlna de Reprcsentacién de Editorlales, N.V. Martinus Nijholf, Lange Voorhout Prof. Héctor D'Elfa, Av. 18 de Julio 9, 's-Gravenhage. 1333, Esc. l, Montevideo. NEW ZEALAND_ NOUVELLE·ZELANDE VENEZUELA United Nations AssocIation of New Zea. ESErltorio Pérez Machado, Conde a land, G.P.O. 1011, Welllngton. Pinango 11, Caracas. NICARAGUA YUGOSLAVIA _ YOUGOSLAVIE Dr. Ramiro Ramlrez V., Agencla de O'lavno Preduze" Jugoslovenska KnJtga, Publlcaclones, Managua, D. N. MarsaJa Tlta 23,11, Beograd. Unl'ed N~I/ons publ/c~l/on. can furfher be oblaTned Le. publ1cal/on. des NafTon. Unies peurenf également Irom th. 10Tlow/ng booksel1er,: litre oblénues oue odre"e, cl.dellous: GERMANY - ALLEMAGNE AUSTRIA - AUTRICHE SPAIN _ ESPAGNE Buchhandlung Elwert & Meurer, Haupt.· B. Wüllerstorlf, Waagplalz, 4, Organlzacién Técnlca cie Publlcldad strasse, lOI, Berlln.Scn5neberg. Salzburg. y Ediclon", Sainz de Baranda 24, ~~ln:J"~~::s~~'.'l Frankenstrasse, 14, JAPAN - JAPON ~b~;~ BOICh, 11 Ronda Unlversldad, Alexander Horn, SPlegelgasse, 9, Maruzen Co., Ltd., 6 TorI-Nlchome Bareelona. Wiesbaden. NIhonbashl, Tokyo Central. Orderl end Inquirles lrom countrles where sales agent. Les commandes et demand... de renseIgnements émanant have not yet been appolnted Olay b. sent ta: Sales and de pays oô il n'existe pas encore de dépositafre. Circulation Section, UnIted Nalions, New York, U.S.A.; peuvent ilre adl'Olll!es ~ la Sedlon des vente. et d. Or S.lu Seellon, United Nations Office, Palais des la distribution, Nations Unie~1 New.York (Etals.Uni.) NaUons, GenlY', Swlturland. ou ~ la Section des ventu, Nations Unie., Palais de. Nation., GenlYe (Suisse). Printed in Canada Priee: 15 cents (U.S.) (or equivalent in other currencies) 91005-NovelUber 1951-2575 [51·B]
A t the invitation of the President, Sir M ohammad Zafrulla Khan, 1'epresentative of Pakistan, took a place at the Secul'ity Coundl table.