S/PV.720 Security Council

Tuesday, April 3, 1956 — Session None, Meeting 720 — New York — UN Document ↗

YEAR
ELEVENTH
ONZIÈME
ANNÉE
Symbols of United Nations documents are composed of capital letters combined with figures. Mention of such a symbol indicates a reference to a United Nations document.
Les cotes des documents de l'Organisation des Nations Unies se composent de lettres majuscules et de chiffres. La simple mention d'une cote dans un texte signifie qu'il s'agit d'un document de l'Organisation.
Tite agenda was adopted.
At the invitati'Jn of the President, 1I.1r. Lout{i, repre- sentative of Egypt, Mr. Eban, representative of Israel, Mr. Rifa'i, representative of Jordan, Mr. Ammoun, representative of Lebanon, and Mr. Shukairy, representative of Syria, took places at the Council table.
l wish to make a brief observation on the problem before the Security Council, reserving the privilege of speaking again only if a more detailed discussion should develop. 1. M. EBAN (Israël) [traduit de l'anglais]: Je voudrais faire qU_!'lues brèw:s observations sur le pro- blème dont le Conseil de sécL rité est saisi et je me réserve le droit d'intervenir à nouveau, mais uniquement au cas où le Conseil entreprendrait une discussion plus détaillée. 2. Israel's approach to the d~:J.it resolution submitted by the United States [S/3562] is governed by •.ntain basic principles of its international policy. First we have often advocated the fuller utilization of the office and person of the Secretary-General for the exami- nation of international tensions. Mr. Hammarskjold's repeated efforts to help remove sorne of the specific sources of tension in the Middle East have always received, and wilI continue to encounter, Israel's whole-hearted co-operation. Second, we understand that the problem before us is that of compliance with the general armistice agreements. This is an important international objective. Each agreement is defined in its first article as an indispensable step towards the restoration of peace. In their preambles they calI upon 2. L'attitude d'Israël envers le projet de résolution déposé par les Etats-Unis [S/3562] est fondée sur certains principes essentiels de sa politique internationale. En premier lieu, nous avons souvent recommandé de faire davantage appel au Secrétaire général pour l'étude des tensions internationales. Les efforts répétés de M. Hammarskjold pour faire disparaître certaines causes déterminées de tension dans le Moyen-Orient ont tou- jours bénéficié et continueront de bénéficier de la coopération sans réserve d'Israël. En second lieu, si j'ai bien compris, le problème dont nous sommes saisis est celui de la suite donnée aux conventions d'auuistice général. C'est là un objectif international important. L'article premier de ces conventions définit ces instru- ments comme des étapes indispensables vers le réta- ", Président: M. LODGE (Etats-Unis d'Amérique). Présents: Les représentants des pays suivants: Aus- tralie, Belgique, Chine, Cuba, France, Iran, Pérou, Union des Républiques socialistes soviétiques, Royaume-Uni de Grande-Bretagne et d'Irlande du Nord, Etats-Unis d'Amérique, Yougoslavie. Ordre du jour provisoire (S JAgenda J720) 1. Adoption de l'ordre du jour. 2. La question de Palestine : sui~e donnée aux conven- tions d'armistice général et aUx résolutions adoptées par le Conseil de sécurité pendant l'année écoulée (S/3561). Adoption de !'orc!r(; du jonr 3. In the meamime, grave event~ outside the purview of this discussion have increased the perils of conflict beyond any measure or degree heretofore known. In order to save security in the Midd~e East it is necessary to do more than is envisaged here. But that which is envisaged here might 'well sen'e as a valuable contri- bution. The Government of Israel advocates early measures to l'l'store the operation of the gencra! armistice agreements to their full integrity. Everything provided for in those agreements should be literally and meticulously observed. There is reason to fear, as many speakers have noticed, that wide gaps have arisen in their structures so that their basic stability is threatened. 4. The Gm'errunent of Israel will be prepared to engage the attention of the Secretary-General to sorne of the questions arising from these imperfections. These questions can be formulated objectively and without any controversial spirit: (a) Docs each party feel at this moment that it is exercising the right to its security and freedom from fear of attack, as provided in article 1 of each agreement? (b) Is it fully understood that signatory Governments are resppnsible for preventing crossings cf the demar- cation lines or infiltration, or marauding or violence for any purpose whatsoever? (c) Are practices being maintained by any party on land or by sea which the Security Council has defined to be in violation of the general armistice agreements? (d) Are aIl parties fully aware of their mandatory obl~g~tions un~er the articles calling for conferences of tevision cr rev!ew? (e) Has enough been done to put into practice the article i)f one of the agreements which would open up access to the Holy Places and to cultural and educa- tional centres in the Jerusalem area? (f) Are there concentrations of troops in any defen- sive area which exceed the limits prescribed in the relevant artic!ee of the Armistice Agreement? These are some of the questions ta which any party might l.egitimatcly draw the attention of the appropriate United Nations aU~~'..>.rir;i 5. If, as we have reason to fear, such breaches do exist in the citadel of these agreements, i.hen the agreements are not in effective operation and measures should be taken to restore their integrity. 3. Entre temps, des événements graves, qu'il ne nous appartient pas de discuter dans le cadre de ce débat, sont venus augmenter les risques de conflit à un point inconnu jusC'u'alors. Pour garantir la sécurité dans le Moyen- Orient, il faut faire plus que ce que nous envisageons présentement. Cependant, les mesures actuellement envi- sagées pell\'ent être fort utiles. Le Gouvernement israélien est partisan de mesures immédiates pour assurer de nOllveau l'entier respect ~.:s conventions d'armistice. Toutes les mesures prévues dans ces conventions devraient être scrupuleusement observées. Il y a lieu de craindre, comme l'ont fait remarquer de nombreux orateurs, que des fissures ne se soient produites et que tout l'édifice ne s'en trouve ébranlé. 4. Le Gouvernement israélien est disposé à appeler l'attention du Secrétaire général SUi' certair.s des pro- blèmes auxquels ces imperfections ont donné naissance. Ces problèmes peuvent être exposés de façon objective, en dehors de tout esprit de controverse: a) Chacune des parties a-t-elle conscience en ce moment d'exercer son droit à être assurée de sa sécurité et à ne pas craindre d'attaque, comme il est dit à l'article premier de chaque convention? b) Est-il bien entendu que les gouvernements signa- taires sent tenus de s'opposer aux franchissements des lignes de démarcation, aux «infiltrations» au-delà de ces lignes, comme aux actes de maraudage ou aux actes de violence, quels qu'ils soient? c) Une des parties se livre-t-elle sur terre ou sur mer à des actes que le Conseil de sécurité a qualifiés de contraires aux conventions d'armistice général? d) Toutes les parties ont-elles bien présentes à l'esprit les obligations impératives qu'el!es ont contractées aux termes des articles qui prévoient des conférences chargées d'examiner ou de réviser les clauses des conventions? e) A-t-on pris des mesures suffisantes pour appliquer l'article de l'une des conventions qui permettrait d'assurer le libre accès aux Lieux saints et aux centres culturels et éducatifs dans la région de Jérusalem? f) Existe-t-il dans l'une quelconque des régions défen- sives des concentrations de troupes qui dépassent les limites prescrites par les articles pertinents de ia Con· vention d'armistice? Ce sont là quelques-unes des questions sur lesquelles toute partie pourrait légitimement appeler l'attention de l'au- torité compétente des Nations Unies. 5. Si, comme nous avons lieu de !~ craindre, de graves brèches ont été fai.tes dans l'édifice des conventions, ces instruments ne fonctionnent pas de façon effective et il faut prendre des mesures pour en assurer de nouveau le respect intégral. 7. M. SOBOLEV (Union des Républiques socialistes soviétiques) [traduit du russe]: Le Conseil de sécurité est saisi de la question de la suite donnée aux conventions d'armistice général conclues entre Israël et les Etats arabes et aux résolutions du Conseil de sécurité qui ont été dernièrement adoptées au sujet de la question de Pales- tine.
L'ordre du jour est adopté.
SUï l'invitatiün du Présiden;, M. Louifi, représentant de l'Egypte, M. Eban, représer<tant d'Israël, M. Rifa'i, représentant de la J?rdanie, M. Ammoun, représentant du Liban, et M. Shukairy, représentant de la Syrie, prennent place à la table du Conseil.
Mr. Sobolev Union of Soviet Socialist Repub- lies #150468
The Security Council has before 1t the question of the compliance with the general amâstice agreements between Israel and the Arab States and with the resolutions recently adopted by the Secul'ity Council on the Palestine question. 8. The Soviet delegation shares the view that the Security Council shollid keep incessant watch on the way In which its decislOns are being camed out, especially in those areas in wmch a threat to the mainte- nance of international peace and security may easily arise. Consequently, we have no objection to the prineiple on which the United States draft resolution is based especially since the dmft is basically acceptable to a!l the countries immediately concerned. 8. La délégation de l'Union soviétique est d'avis, elle aussi, que le Conseil de sécurité doit surveiller sans relâche la façon dont sont mises en œuvre ses décisions, surtout dans les régions où peuvent facilement se créer des menaces au maintien de la paix et de la sécurité inter- nationales. Par conséquent, nous ne sommes pas opposés aux principes dont s'inspire le projet de résolution des Etats-Unis, et cela d'autant moins que tous les pays directement intéressés sont disposés à accepter œ projet quant au fond~ 9. In our opinion, it would be appropriate for the Security Couneil to invite the Secretary-General to conduct an investigation into the extent to which both the armistice agfPpments and the relevant SecU!ity Couneil resolutions are being camed out by the parties. Such a mission may be helpful in the stl.dy of the situation in the area of the demarcation line between Israel and the AraL States. Wc also consider that it would be appropriate for the Security Council to empower the Secretary-General of the United Nations to reach agreement with the parties concerning the adoption and implementation of such me:>...l!ures as might he needed to reduce tensions along the armistice demarcation lines. 9. A notre avis, il convient que le Conseil de sécurité invit~ le Secrétaire général à étcdier la mesure dans laquelle les parties donnent suite tant aux conventions d'annistice qu'aux résolutions pertinentes du Conseil de sécurité. Une telle mission permettrait d'examiner la situation qui règne dans la région voisine de la ligne de démarcation. entre Israël et les Etats arabes. Nous estimons également que le Conseil de sécurité doit charger le Secrétaire général de l'Organisation des Nations Unies de s'entendre avec les parties au sujet de l'adoption et de l'exécution des mesures qui se révéleraient nécessaires pour amener une détente le long des lignes de démarcation établies par l'annistice. 10. We are, however, fuEy in agreement with those who consider that aIl the measures adopted in tms area to relieve the existing tension should be carried out only by agreement with the parties concerned and with due regard to their interests. 10. Cependant, nous appuyons sans réserve le point de vue de ceux qui estiment que toutes mesures qui seront appliquées dans cette région en vue d'atténuer la tension actuelle ne doivent être mises en œuvre qu'après accord avec les parties intéressées et dans le resJ>f'~t de leurs intérêts. Il. We deem it essential to stress the importance of this provision because certain Western Powers have recently developed a pronounced tendency, on the pretext of preventing an Arab-Israel war, to work out plans for direct anned intervention in the affairs of the Arab States, in violation of their sovereign rights. Il. Nous e:;timons qu'jj est indispensable de souligner l'importance de cet élément, car, depuis un certain temps, nous avons pu constater que certaines puissances occi- dentales avaient très nettement tendance à élaborer des plans en vue d'une ingérence armée directe dans les affaires des Etats arabes, en violation des droits sou- verains dps pays de cette région, sous prétexte de pré- venir un... guerre entre Israël et les Etats arabes. 12. In this connexion, 1 should like to draw the attention of members of the Security Couneil to the report which appeared in the Press-and not in the 12. A cet égard, je voudrais attirer l'attention des membres du Conseil de sécurité sur des informations parues le 22 mars dans la presse des Etats-Unis - elle 13. There are various other reports indicating that not only English but United States forces, too, are being transferred to this area. ln particular, there is infonnation-widely publicized in the Press-that the United States Sixth Fleet has been ordered to patrol the eastern part of the Mediterranean Sea along the Arab and Israel coasts and that detachments of the United States Marines have been sent to reinforce it. 14. It is also known that simultaneously with this activity, in February and March of this year, a series of consultations was held in Washington between representatives of the United States, the United King- dom and France regarding separate action in the Near and Middle East, as a result of which, as everyone knows, the position in the area has deteriorated. 15. Furthennore, at the initiative of the French Government, a conference of the Ministers of Foreign Mairs of the United States, the United Kingdom and France is to be held in May. That conference, we are told, is also going to discuss the :::'tuation in the countries of the Near and Middle East. So far as we know, representative!3 of the countries in that area have not bee'n invited to the conference. Thus, the affairs of the countries of the Near and Middle East are to be discussed and settled without the participation of the parties immediately concerned in these matters- that is to say, the countries in that area. Such a procedure, and any other steps that may be taken without the participation of the Near Eastern States, cannot possibly help to reduce tension in the area. To decide any question without the participation of the parties concerned is contrary to the provisions of the United Nations Charter. 16. The Soviet delegation continues to he of the opinion that any action affecting the interests of the countries of the Near East must be disct!SSed and decided with the participation of these countries and with due regard to their interests. We also wish to emphasize that questions relating to the maintenance of peace and security in the Near and Middie East cannot be discussed outside the United Nations but must be consi- dered in the first place by the Security Council, which, under the United Nations Charter, bears primary responsibility for the maintenance of peace and security. 17. In view of these considerations. and taking also into account the opinions on the United States draft resolution [8/3562] expressed at meetings of the Security Council by the parties concerned, the dele- 13. Toute une série d'autres communiqués montrent que non seulement des troupes britanniques mais encore des troupes américaines sont transférées dans cette zone. N<:Itamment, certains renseignements, qui ont reçu une large diffusion dans la presse, indiquent que la VI' escadre de la marine des Etats-Unis a reçu l'ordre de patrouiI:er la zone orientale de la Méditerranée le long des côtes arabes et israéliennes et qu'on lui a envoyé en renfort des détachements de l'infanterie de marine des Etats-Unis. 14. On sait également que, simultanément, une série d'entretiens out eu lieu à 'Washington en février et mars, entre les représentants des Etats-Unis, du Royaume-Uni et de la France, au sujet des activités séparatistes dont le Moyen-Orient et le Proche-Orient ont été le théâtre et qui ont eu pour résultat, comme on le sait, d'aggraver la situation dans la région. 15. En outre, sur l'initiative du Gouvernement de la France, doit avoir lieu en mai une conférence des minis- tres des affaires étrangères des Etats-Unis. du Royaume- Uni et de la France, à laquelle - nous dit-on -la situa- tion dans les pays du Proche-Orient et du Moyen-Orient fera également l'objet de conversations. Pour autant que nous sachions, les représentants des pays de cette région ne sont pas invités à cette conférence. Cela revient à juger et à discuter les affaires des pays du Proche-Orient et du Moyen-Orient sans la participation des parties direc- tement intéressées à ces questions, c'est-à-dire des pays de cette région. Une telle façon d'agir, comme d'ailleurs toutes autres mesures qui seraient prises sans la partici- pation des Etats du Proche-Orit>nt, ne peut contribuer à un relâchement de la tension dans cette région. Toute décision qui serait prise sur ces questions sans la parti- cipation des parties intéressées serait contraire aux dis- positions de la Charte des Nations Unies. 16. La délégation de l'Union soviétique a considéré et considère toujours que toutes les décisions qui mettent en cause les intérêts des pays du Proche-Orient doivent être discutées et prises avec les participation des pays de cette région et compte dûment tenu de leurs intérêts. Nous estimons qu'il est éga~ement indispensable de faire remarquer que les questions relatives au maintien de la paix et de la sécurité dans ie Proche-Orient et ie Moyen- Orient ne peuvent être discutées en dehors de l'Organi- sation des Nations Vnies, mais doivent être examinées avant tout par le Conseil de sécurité, auquel incombe en vertu de la Charte des Nations Unies la responsabilité principale du maintien de la paix et de la sécurité. 17. Compte tenu de ce que je viens d'exposer et des opinions que les parties intéressées ont exprimées sur le projet de résolution des Etats-Unis [8/3562] au cours des séances du Conseil de sécurité, la délégation de 18. For these reasons, we propose in our amendments that the words "after ùiscussion" in operative para- graph 3 should be replaced by the words "after concordance". 19. We aIso propose that the words "and in the defensive areas" should be deleted from paragraph 3 (b ), which speaks of full freedom of movement for observers along the armistice demarcation lines and in the demilitarized zones. This amendment is intended to meet the wishes expressed at previous meetings of the Couneil by the representatives of the countries concerned. The inclusion in the United States draft resolution of vague reference to defensive areas might unduly extend the functions of inspection and be interpreted as intervention in the domestic affairs of States. 1 do not exclude the possibility that it might be enough merely to accept the amendment which the United States representative proposed this morning, namely, that the draft resolution should state explicitly that in this case the term "defensive areas" applies to the arcas dcnncd in the amlistice agreements, if this amendment will satisfy the parties concerned. 20. We also propose that operative paragraph 1 should be made more specifie. If that paragraph were adopted in the form proposed by the United States delegation it would, in our opinion. force the Security Council to decide, prematurely and without a thorough study, that the situation now prevailing between the parties concerning compliance with the armistice agreements and the Security Council's resolutions is likely to endanger international peace and security. We consider that the Council should first hear the Secre- tary-General's report on his return from his visit to the countries in the Near East and the report of the Chief of Staff, General Burns: only then should it voice its conclusions about the situation in the area and say whether or not the situation with regard to compliance with the armistice agreements and the Security Council's resolutions is such that it is likely to endanger the maintenance of international peace and security. This is the purpose of our amendment to operative paragraph 1. 21. We also propose that mention of the Security Coundl's resolution of 24 November 1953 [8/3139/ Rev. 2J and 29 March 1955 [8/3378] should also he 18. Pour ces raisons, nous proposons, dans l'un de nos amendements, de remplacer les mots «après en avoir discuté », qui figurent au paragraphe 3 du dispositif, par les mots « après en être convenu ». 19. A l'alinéa b) du paragraphe 3, où il est question de donner aux observateurs pleine liberté de mouvement le long des lignes de démarcation de l'armistice et dans les zones démilitarisées, nous proposons de supprimer les mots «et dans les régions défensives ». Cet amendement répond aux vœux exprimés lors des précédentes séances du Conseil par les représentants des pays intéressés. En mentionnant de façon vague les régions défensives, le projet de résolution présenté par la délégation des Etats- Unis risque, en effet, de trop élargir les fonctions d'ins- pection et l'on pourrait interpréter le texte comme cons- tituant une ingérence dans les affaires intérieures des Etats. II n'est pas exclu que nous puissions nous contenter de l'amendement que la délégation des Etats-Unis a suggéré ce matin et qui consisterait à indiquer expres- sément dans le projet de résolution qu'il s'agit en l'oc- currenCe des r~gloll:> Jéfen:>ives telles qu'elles sont définies dans les conventions d'armistice, à condition que cet amendement donne satisfaction aux parties intél'essées. 20. Nous proposons également d'apporter des précisions au paragraphe 1 du dispositif. Si ce paragraphe était adopté dans le libellé proposé par la délégation des Etats-Unis, la conclusion du Conseil de sécurité, selon laquelle la situation qui règne actuellement en ce qui concerne la mise en vigueur des conventions d'annistice et l'observation des résolutions du Conseil par ies parties est telle qu'eae risque de mettre en danger le maintien de la paix et de la sécurité internationales, serait à notre avis une conclusion préjugée, adoptée sans une étude à laquelle auraient participé tous les intéressés. A notre avis, le Conseil doit avant tout entendre le rapport que rera le Secrétaire général une fois revenu de son voyage dans les pays du Proche-Orient, ainsi que le rapport du Chef d'état-major, le général Burns, se prono.:lcer alors sur la situation dans la région et en tirer la conclusion qui conviendra sur le point de savoir si la situation qui règne en ce qui concerne la mise en vigueur des conventions d'armistice et l'observation des résolutions du Conseil constitue une menace à la paix et ,\ la sécurité internatio- nales. Tel est le but de 1':- 'endement que nous proporons d'apporter au paragraphe ~ du dispositif. 21. Nous proposons enfin de compléter le premier considérant du projet de résolution en mentionnant les résolutions du Conseil de sécurité en date du 24 novembre 23. In conclusion, we should also like to stress 'that, in agreeing to the adoption of this or any other draft resolution, the USSR delegation is of the opinion, first of all, that any activities which the Secretary-General is empowered to take with a view to reducing international tension in the area should be taken within the framework of the armistice agreements and that they should be strictly in accord with the national interests of the countries in the region.
It is unfortunate, to my mind, that, alone of aIl the speakers whom we have so far heard, the representative of the Soviet Union has seen fit to go outside the immediate and practical scope of the proposai now before us. If the Council were to cl ~bate the rcsponsibilities and actions of other countries in the Middle Eastern area, therc would be much to be said. Such a far-ranging debate in the present context would certainly not advance our present aim, which is the relaxation of tension along the demarcation Hnes between Israel and the Arab States. l, for one, do not propose to follow Mr. Sobolev along the Hne he has taken, tempting thoue:h this mav be. 1 prefer to maintain the self- denyIng ordinance which the Council has imposed on itself during the discussion of this particular item and to do nothing which will imperil the practical and helpful step which we hope to take as a consequence of the United States draft resolution [S/3562]. 25. 1 reserve my right ta speak at a later stage, if necessary, on the subject of the Soviet Union amend- ments [S/3574]. 1 will only observe that our Soviet colleague seems to have taken a sledgehammer to crack some of the nuts to which he takes objection in the United States draft resolution.
:Refere recogmzmg th <: repre- sentative of Iran, let me say that in my opildon the debate thus far has been a model of what a debate on a very serious subject like this should he. As the representative of the UNITED STATES OF AMERICA 1 will certainly try to do everything that 1 can to maintain that tone. Therefore, 1 will confine myself to a simple denial that the United States is engaged in any improper activity, militaristic or unilateral or both, and to expreaing regret that sueb an intemperate note should have been ,truck. 23. En conclusion, je voudrais également souligner que, pour donner son appui à un projet de résolution quel qu'il soit, la délégation de l'Union soviétique se fondera avant tout sur l'idée que toute mission dont on chargera le Secrétaire général en vue de réduire la tension inter- nationale dans cette région doit être exécutée dans le cadre des conventions d'armistice et doit être rigou- reUS('~,lent conforme aux intérêts nationaux des pays de la fégion. 2·t Sir Pierson DIXON (Royaume-Uni) [traduit de l'anglais]: J'estime qu'il est regrettable que le repré- sentant de l'Union soviétique, qui a d'ailleurs été le seul orateur à le faire, ait cru bon de sortir du cadre immédiat de la proposition d'ordre pratique qui nous est soumise. Si le Conseil voulait discuter les responsabilités que portent d'autres pays dans la situation qui règne actuel- lement dans le Moyen-Orient, et les actes des gouver- nements de ces pays, il y aurait beaucoup à dire. Dans l('~ circonstances actuelles, un tel débat ne nous rappro- cherait certainement pas du but que nous nous pro- posons, qui est de réduire la tension régnant actuellement entre Israël et les Etats arabes le long des lignes de démarcation. Pour ma part, je ne suivrai pas le repré- sentant de l'URSS dans la voie où il s'est engagé, quelque tentant que cela puisse paraître. Je préfère continuer à observer la discipline que le Conseil s'est lui- même imposée au cours des débats sur la question et je ne ferai rien qui puisse compromettre les mesures concrètes et utiles que nous nous proposons de prendre par l'adoption du projet de résolution des Etats-Unis [S/3562]. 25. Je me réserve le droit d'intervenir ultérieurement, s'il est nécessaire, à propos des amendements proposés par l'Union soviétique [S/3574]. Je me bornerai pour le moment à faire observer que, dans son désir d'éliminer les défauts qu'il reproche au projet de résolution des Etats-Unis, notre collègue de l'Union soviétique semble avoir pris un marteau de forgeron pour casser des noisettes. 26, Le PRESIDRNT (traâuit de l'anglais) : Avant de donner la parole au représentant de l'Iran, je voudrais souligner qu'à mon avis le débat a été ju~u'ici un modèle de ce que doit être un débat sur une question aussi importal,te. En tant que représentant des ETATS-UNIS D'AMERIQUE, je m'efforcerai de maintenir le ton de ce débat. Je me bornerai donc à démentir que les Etats- Unis se livrent à des actes indésirables, militaristes ou unilatéraux, et à exprimer le regret que l'on ait introduit dans le débat une note aussi discordante. 1! ~ 1 1 ! 1 28. From the turn which the discussion has taken it is evident that the Council was right in prolonging its deliberations; as a consequence the parties had an opportunity of asking for the particulars concerning the purpose and scope of the draft resolution which they wanted to know and, similarly, its author was able to add the necessary exp!anations and to dispel whatever misunderstanding may have existed concerning the draft. 29. 1 should also like to say that my delegation never entertained any doubts about the United States dele- gation's intentions: on the contrary, we were aware that this happy initiative was prompted by good faith and by the wish to reduce the growing uneasiness in that part of the world. Indeed, it. is clear from the dis.cussion that the ever-worsening situation along the demarcation lines in Palestine and the growing number of incidents in the area make it imperative to take steps to reduce the tension particularly in the neighbourhood ûf the demarcatiûn Iines; and a furtheI' l'easûn fûI' action is the fact that the existing machinery has not proved effective, despite the praiseworthy efforts of the Chief of the Truce Observation Commission. Hence it is surely proper that the Council should not wait for the incidents to degenerate into large-scale hostilities; con- structive measures must he taken to restore peace and calm in this critical region of the Middle East. 30. Je ne puis m'empêcher, néanmoins, d'indiquer en passant qu'il serait erroné d'exagérer la situation et de parler de l'imminence d'1.Jlle guerre au Moyen-Orient. De telles assertions n'auraient pour résultat que d'empirer la situation déjà grave et, notamment, d'intensifier les soupçons d'un camp à l'égard des intentions d'un autre, ce qui serait, par conséquent, loin de servir la cause de la paix et de la tranquillité dans cette région. 30. 1 cannot help remarking in passing, however, that it would he a mistake to exaggerate the situation and to speak of the imminent possibility of war in the Middle East. Such statements would have the effect of aggra- vating an already serious situation and in particular of strengthening the suspicions of one camp concerning the intentions of another. That, of course, would not serve the cause of peace and tranquillity in the area. 31. We have confidence in the peaceful intentions of the leaders of the Arab countries and we are convinced that, with the wisdom they have shown in the pasi;, they will refrain from aggravating the situation. We are also inclined to think that the leaders of Israel will never permit themselves to he swayed by the extremist elements which are urging the country to launch sa- called military operations-operations which wou1d he 31. En effet, nous avons confiance dans les intentions pacifiques des dirigeants des pays arabes, et nous sommes persuadés qu'ils continueront à faire preuve de sagesse, comme ils l'ont déjà fait dans le passé, en vue d'éviter J'aggravation de la situation. Nous sommes également enclins à croire que les dirigeants d'Israël ne se laisseront jamais influencer par certains éléments extrémistes qui s'efforcent d'entraîner ce pays à entreprendre de pre- 28. Le tour qu'a pris la discussion du Conseil a montré de façon évidente que le Conseil était justifié à prolonger sa délibération, et les parties ont ainsi été en mesure de demander les précisions qu'elles souhaitaient sur le but et la portée du projet de résolution, en même temps que l'auteur du projet était à même d'apporter les éclaircis- sements nécessaires et de dissiper tout malentendu qui aurait pu exister à son sujet. 29. Je tiens également à souligner que ma délégation ne s'est jamais méprise sur les intentions de la délégation des Etats-Unis: nous étions conscients, au contraire, que cette initiative heureuse avait été prise de bonne foi et afin d'atténuer le malaise grandissant dans cette partie du monde. En effet, le débat du Conseil nous a permis d'établir qu'en raison de la situation qui s'aggrave de plus en plus le long des lignes de démarcation en Palestine et des incidents qui se multiplient dans cette région, il est indispensable que des mesures soient prises afin de réduire la tension, nûtanu-nent du côté des lignes de démarcation, d'autant plus que le mécanisme actuelle- ment en mouvement ne s'est pas avéré efficace, en dépit des efforts louables entrepris par le chef de l'Organisme chargé de la surveillance de la trêve. II est bien normal donc que le Conseil n'atende pas jusqu'au moment où des incidents de ce genre dégénèrent en hostilités de grande envergure, et il est nécessaire que des mesures constructives soient prises en vue de ramener la paix et la tranquillité dans cette région névralgique du Moyen- Orient. 33. Having listened to the United States represen- tative's explanations, my delegation considers the United States draft resolution to be constructive. It caUs for fresh efforts to ensure better compliance with the provisions of the armistice agreements and so to remove the causes of friction along the demarcation lines and in the demilitarized zones. Moreover, no one is better qualified than the Secretary-General to carry out this important mission, for not only is he, as head of the United Nations Secretariat, more familiar than anybody else with the complexity of the problems involved, but also he possesses great wisdom and objectivity and enjoys in the Middle East a prestige which has been yet further enhanced since his felicitous visit to the area. The successful outcome of his recent visit to Peking and the subsequent release of the American prisoners encourage us to entrust this mission to him and to hope that his efforts will be crowned with success. 34. My .delegation wishes to add that this attitudp. in no way indicates any lessening of our continued confidence in the person of General Burns, te whose untiring efforts it is in part to be attributed that the situation in Palestine has not grown worse and become an even greater danger to world peace. 35. We are very happy to note that the representatives of the Arab countries have emphasized their desire to co-operate with the Secretary-General in the accom· plishment of his mission. Naturally, we have no illusions and do not expect observance of the armistice agreements and compliance with the Council's resolutions to he in themselves sufficient to afford a permanent solution of the remaining difficulties in the way of a lasting peace in the area. We know that lasting peace cannot be re-established in this part of the world as long as the parties do not address themselves directIy to the source of the present troubles, foremost among which is the tragic plight of one million Palestine refugees. We are nevertheless convinced that if we succeed in saving the peace and, in particular, if we use every means at our disposaI to assist the Secretary- General in carrying out the measures provided for in the draft resolution, we shall have made it possible to eliminate the remaining obstacles in the way of a permanent solution of the Palestine problem. 33. Compte tenu des éclaircissements donnés par le représentant des Etats-Unis, ma délégation considère que le projet de résolution est constructif. En effet, il s'agit là de faire de nouveaux efforts afin d'assurer un fonctionnement plus satisfaisant des dispositions des conventions d'armistice et d'éliminer ainsi les causes de friction du côté des lignes de démarcation et des zones dpmilitarisées. En outre, personne ne serait plus qualifié que le Secrétaire général pour remplir cette mission importante, non seulement parce que, en tant que chef du Secrétariat de l'Organisation des Nations Unies, il connaît mieux que n'importe qui la complexité des pro· blèmes existants, mais également en raison de sa grande sagesse, de son objectivité et, notamment, du prestige dont il jouit au Moyen-Orient et qui s'est encore accru depuis son heureuse visite dans cette région. Le succès qu'il a obtenu à la suite de sa visite à Pékin et la libé- ration des prisonniers américains qui s'en est ensuivie nous encouragent à lui confier cette mission et à espérer que ses efforts seront couronnés de succès. 34. Ma délép'ation tip.nt à nréciser oue la confiance que nous continuons d'éprm:ver dans 'la personne du général Burns, dont les efforts inlassables ont toujours contribué à ce que la situation en Palestine ne s'aggrave pas et ne devienne encore plus dangereuse pour la paix du monde, n'en est pas amoindrie pour autant. 35. Nous sommes très heureux de constater que les représentants des pays arabes n'ont pas manqué de sou- ligner qu'ils souhaitent apporter leur coopération dans l'accomplissement de la mission· du Secrétaire général. Certes, nous ne nous faisons pas d'illusions et nous ·n'estimons pas que l'observation des conventions d'armistice et le respect des dernières résolutions du Conseil seront à eux seuls de nature à donner une solution permanente aux difficultés existant sur la voie d'une paix durable dans cette région. Nous savons qu'une paix durable ne saurait se rétablir dans cette partie du monde tant que les parties ne s'attaqueront pas direc- tement à la source même des maux actuels, en tête desquels se trouve la situation tragique d'un million de réfugiés palestiniens. Nous sommes néanmoins persuadés que si nous réussions à sauvegarder la paix et, no- tamment, si tout est mis en œuvre pour aider le Secrétaire général à mener à bonne fin les mesures pré- conisées dans le projet de résolution, le terrain pourra être préparé afin d'éliminer les obstacles qui existent encore aujourd'hui sur la voie d'une solution penna- nente du problème palestinien. 37. We have confidence in Mr. Hammarskjold and we are certain that what has heen said in this debate will help him to select the appropriate measures. It will then, of course, he the Security Council's function, in the discharge of its responsibility, to study the measures proposed by the Secretary-General and to take decisions which will restore tranquillity to the region and prepare the ground for a permanent solution of the Palestine question. 37. Nous faisons cor,lfiance à M. Hammarskjold et nous sommes certains qu'à la lwnière des précisions apportées au cours des délibérations il sera mieux à même d'envisager les mesures appropriées. Certes, il ~ppartiendra alors au Conseil de sécurité de faire face à ses responsabilités, en étudiant les mesures proposées par le Secrétaire général et en prenant ùes décisions de nature à ramener la tranquillité dans cette région du monde et à préparer le terrain pour une solution per- manente du problème palestinien. 38. En ce qui concerne les amendements introduits par le représentant de l'Union soviétique [8/3574], ma délégation voudrait se réserver le droit d'intervenir à un stade ultérieur, après avoir examiné ces amendements et, surtout, après avoir entendu les observations du représentant des Etats-Unis, auteur du projet de résolution. 38, With reference to the USSR representative's amendments [8/3574] my delegation wishes to reserve its right to speak at a later stage, after having examined the amendments and especiaJ.ly after having heard the comments of the sponsor of the resolution, the United States representative.
ln a statement which, it seemed to me, as it did to the President, went beyond. the scope of this discussion, the Soviet Union representative chose to refer to the actions of my Govemment. 1 should not like my silence to he interpreted as acceptance oi what he said. AlI States Members of the United Nations have the right to consult each other on topies of common interest. There is nothing in the Charter to prevent their doing so, and such consultations have not caused or aggravated tension in any part of the world. On ; the contrary, it was the existence of the tension which 39. M. ALPHAND (France): Dans une intervention qui, ainsi que l'a souligné le Président, me paraît sortir du cadre de cette discussion, le représentant de l'Union soviétique a bien voulu faire allusion à l'action de mon gouvernement. Je ne voudrais pas que mon silence puisse être interprété comme un assentiment aux paroles qu'il a prononcées. Tous les Etats Membres de l'Organisation des Nations Unies ont le droit de se consulter sur les questions d'intérêt mutuel. Rien, dans la Charte, ne le leur interdit, et ce ne sont pas ces consultations qui ont créé ou accru la tension dans une partie quelconque du monde. C'est, bien au contraire, l'existence de cette tension qui a rendu nécessaires de telles consultations. Aussi, comme l'a dit le Président, je ile sortirai pas du cadre de la discussion actuelle. Les remarques du repré- sentant de l'Union soviétique n'ont aucun rapport avec le projet de résolution des Etats-Unis que nous discutons actuellement. Pas davantage que mes collègues des Etats-Unis et du Royaume-Uni, je ne suivrai le repré- sentant de l'Union lOVÎ~tique sur le terrain où il voudrait nous entraîner. Il' made suffi consultations necessary. As the President suggested, therefore, 1 shall confine myself to the subject ! of the present discussion. The remarks of the Soviet a '1:; Union representative are wholly unrelated to the draft 1 resolution proposed to the Council br the United States ! delegation, which is now under discussion. 1 shalI not l, allow myself, any more than my colleagues from the United States and the United Kingdom alIowed them- 1 selves, to he dragged into an argument of the kind in 1 which the Soviet Union representative was trying to 1 involve ua. ii !, ' 40. C'est tout ce que je me bornerai à dire pour le moment, me réservant de prendre la parole lorsque les amendements de l'Union soviétique seront m.ia en discussion. 40. That is all 1 wish to say for the moment; 1 reserve the right to speak again when the Soviet Union arnendments are heing discussed. 1i 1 1
The President would like to know whether any memher of the Council or any one of the parties ta the armistice agreements wishes to speak at this time. 41. Le PRESIDENT [trtuluit dtll#anglais] : Je voudrais savoir si l'un des membres du Conseil ou l'une des parties aux conventions d'armistice désire prendre la parole maintenant.
1 heg leave to speak tomorrow. 42. M. SHUKAIRY (Syrie) [trtuluit de l'anglais]: Je souhaiterais prendre la parole demain. 46. The mt amendment goes back into the past without accomplishing anything constructive thereby. 47. The second amendment is fallacious because it is clear that failure ta comply with three unanimous resolutions of the Security Council is, in the words of the resolution, "likely" to endanger peace. Surely it i5 not an exaggeration to say that non-compliance with three unanimous resolutions is likely to endanger peace. It seems none too strong. 48. The third amendment seems to us to put the cart before the horse. Obviously, there must be discussion before there is concordance. To say that concordance must precede discussion seems to us to be a non sequitur. Paragraph 3, as drafted, clearly meé:i.nf: that agreement of the parties will be necessary for the adoption of measures for reducing tensions. 49. The words "in the defensive areas ", as now included in the draft resolution, make it quite clear that the defensive areas are those areas provided for in the armistice agreements. The Soviet representative's fourth amendment is unnecessary, 1 submit, and 1 understood him to say that he would not insist upon it. 50. The objectives of the draft resolution have, 1 think, been made clear beyond any shadow of a doubt. The draft resolutiüti i8 addressed ta a clear and present danger. Our sole intent is to dispatch the Secretary- General to the area so as to reduce the growing tension. We believe that the present text of the draft resolution is sufficient and, as every member here knows, it was very carefu!1y drafted. We also believe that the Governments in the area are prepared to accept the text as it is, and we think that the debate that has taken place here today and on preceding days has made that clear. As the sponsor of the draft resolution, therefore, we believe that it is desirable not ta accept amendments. The meeting rose al 4.35 p.rn. Printed in France Priee: $ U.S. 0.15; 1/- stg.; Sw. Cr. 0.50 (or equivalent in other currencies) 18384-March 1957-1,675 44. De l'avis des Etats-Unis, les amend ments pré- sentés par l'Union soviétique non seulement sont inu- tiles, mais ne semblent pas particulièrement souhaitables. 45. Sans entrer dès maintenant dans une analyse détaillée, il suffit peut-être de dire que ces amendements ne représentent pas des améliorations. Et je crois, en disant cela, rester en deça de la vérité. 46. Le premier amendement fait allusion au passé sans apporter rien de constructif. 47. Le deuxième amendement est fallacieux, parce qu'il est clair que, si on n'a pas observé les trois réso- lutions adoptées à l'unanimité par le Conseil de sécurité, il y a là une situation qui « risquerait », comme le dit le projet de résolution, de mettre en danger le maintien de la paix. Ce n'est certainement pas une exagération de dire que la non-observation des trois résolutions adoptées à l'unanimité risque de mettre en danger la paix. Ces termes ne semblent pas trop forts. 48. Quant au troisième amendement, il nous semble «mettre la charrue devant les bœufs ». Il est évident qu'il faut discuter avant de se mettre d'accord. Dire qu'il faut se mettre d'accord avant de discuter nous paraît illogique. Le paragraphe 3, tel qu'il est rédigé, indique clairement qu'il faudra obtenir l'accord des parties avant d'adopter -les mesures tendant à réduire les tensions. 49. Les mots «dans les régions défensives», qui figurent dans le projet de résolution, font clairement apparaître que les régions défensives sont les régions prévues dans les conventions d'armistice. A mon avis, le quatrième amendement présenté par l'Union soviétique est inutile et je crois comprendre que le représentant de l'URSS a dit qu'il n'insisterait pas pour le maintenir. 50. Les buts du projet de résolution ont été, je crois, précisés d'une manière qui ne laisse place à aucune équivoque. Le projet de résolution vise un danger mani- feste et actuel. Notre seule intention est d'envoyer le Secrétaire général dans la région, de manière à y réduire la tension, qui va s'aggravant. A notre avis, le texte actuel du projet est suffisant et, comme chacun des membres du Conseil le sait, il a été rédigé avec le plus grand soin. Nous croyons aussi que les gouver- nements de la région sont prêts à accepter le texte dans son libellé actuel, et nous pensons que le débat qui a eu lieu aujourd'hui et la semaine dernière l'a clairement montré. En tant qu'auteur du projet de résolution, je ne juge donc pas souhaitable d'accepter des amen- dements. La séance est levée à 16 h. 35.