S/PV.723 Security Council
ELEVENTH YEAR 723
ONZIÈME ANNÉE
Before proeeeding to the first 1. Le PRESIDENT (traduit de l'anglais) : Avant de item on our agenda, 1 should like ta pay tribute to my passer au premier point de notre ordre du jour, j'ai- predecessor, the representative of the United States, Mr. merais rendre hommage à mon prédéceFeur, M. Lodge, Lodge. 1 am sure that we have aIl greatly appreciated représentant des Etat!-Unis. Je suis persuadé que nous the able mannei" in which he conducted the Council's aVOD!l tous hautement apprécié l'habileté avec laquelle il debates in April, when the important decision on the a conduit les débats du Conseil en avril lorsque a été Secretary-General's mission to the Middle East was adoptée l'importante décision relative à b. mission du adopted. Secrétaire général dam le Moyen-Orient.
1 wish to 2. M. LODGE (Etats-Unis d'Amérique) [traduit de thank the President for bis remarks. In repouse, let me l'anglais]: je remercie le Président des paroles qu'il extend my compliments to him, and my very best wishes vient de prononcer. Je voudrais à mon tour, lui offrir for what 1 know will be a most successful tour of duty. mes compliments et lui adresser mes meilleurs souhaits pour sa présidence qui, je le sens, sera un succès complet.
3. It is always a great bonour for a man to preside over the Security Council. For me, the honouE" was a very real one because during April the Council unanimously passed a resolution [813575], which in itself was note- worthy; and in response to that resolution the Secretary- General went to Palestine and achieved results which mean a great deal to the peace of the world. For those reasons, my presidency of the Security Council will always remain in my memory. 1 wish to thank aIl the memLers for their co-operation.
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Adoption of the agenda The agenda was adopted.
Président: M. J. BRILEJ (Yougoslavie).
Présents: Les représentants des pays suivants: Aus- tralie, Belgique, Chine, Cuba, France, Iran, Pérou, Union des Républiques socialistes soviétiques, Royaume-Uni de Grande-Bretag>te et d'Irlande du Nord, Etats-Unis d'Amériqtlc, YougCJSlavie.
Ordre du jour provisoire (S /Agenda /723)
1. Adoption de l'ordre du jour. 2. Question de Palestine : suite donnée aux conventions d'annistice généml et aux l'ésolutions adoptées par le Conseil de sécurité pendant l'année écoulée :
a) Rapport du Secrétaire général a.drellsé au Conseil de sécu.rité en exécution de la résolution du Conseil du 4 avril 1956 concernant la question de Palestine.
3. C'est toujours un grand honneur que de présider le Conseil de sécurité. Et pour moi ce fut vraiment un honneur parce qu'au cours du mois d'avril le Conseil a adoptA. une ré5olution [S/3575] à l'unanimité, ce qui en soi est remarquable, et qu'à la suite de cette résolution le Secrétaire général s'est rendu en Palestine et a obtenu des résultats qui sont d'une grande importance pour la paix du monde. Pour ces raisons, je garderai toujours présente à la mémoire ma présidence au Conseil de sécu- rité. Je désire remercier tous les membres du CoDJeil pour le concours qu'ils m'ont apporté.
Adoption de l'ordre du jour
L'ordie du jour est adopté.
At our 717th meeting, when the Council embarked upon the discussion of the present "lgenda item, it decided, at the request of the Govern- ments of Egypt, Jordan, Lebanon, Syria and Israel, and in accordance with Article 31 of the Charter, to invite the reprensentatives of those S~ates especially interested to take part in the discussion of the item. If 1 hear no objections, 1 shall again invite the rep..esentaûves of the States 1 have mentioned to t:>.ke their seats at the Council table. 5. Tr.e PRESIDENT: As the members will recall, the Security Couneil, at its 722nd meeting, on 4 April of this year, under the item entitled "The Palestine question : status of compliance given to the general armistice agreements and the resolutions of the Security Couneil adopted during the past year ", adopted a resolution [S/3575] which had been proposed by the delegation of the United States. In that resoiution, the Cminci! requested the Secretary-General, inter alia, to undertake as a matter 0" urgent concern, a survey of the various aspects of enforcement of and compliance with the four general armistice agreements and the Council's resolu- tions referred to in the fmt paragraph of the preamble to arrange with the parties for the adoption of any measure which, after discussion with the parties and with the Chief of Staff of the Truce Supervision Organi- zation, he considered would reduce existing tensions along the armistice demarcation lines, and to report to the Council. 6. On 9 May 1956 the Secretary-General submitted his report [S/3596], as he had been asked to do under the aforesaid resolution. He had previously, on 2 May, submitted a progress report [S/3594]. 7. The Secretary-General ·vill now make a 5tatement in connexion with the report. 1 am sure that 1 shaH be voicing the feelings of aIl memberr of the Council when 1 tell the Secretar'J-Generai how gred.tly we appreciate the efforts he has once again deployed in the service of the United Nations.
At the invitation of the President, MT. Loutfi, Te- presentative of Egypt, Mr. Eban, representative of Israel, MT. Rifa'i, TepTesentative of Jordan, Mr. Rizk, representative of Lebanon, and MT. Shukairy, Tepresen- tative of Syria, took places at the Security Council table.
1 thank the President for inviting me to introduce my report on the Palestine question. 1 also thank him for his kind words of appreciation.
4. Le PRESIDENT (traduit de l'anglais) : A sa 7li e séance, lorsque le Conseil a abordé la discussion de la question à notre ordre du jour, il a décidé, sur la demande des Gouvernements de l'Egypte, de la Jordanie, du Liban, de la Syrie et d'Israël, et conformément à l'Article 31 de la Charte, d'inviter les représentants de ces gouvernements particulièrement intérel3Sés à la question à prendre part à la discussion. S'il n'y a pas d'objection, j'inviterai à nouveau les représentants des gouvernements que je viens de mentionner à prendre place à la table du Conseil. Sur l'invi.tation du Président, M. Loutfi, représentant de l'Egypte, M. Eban, représentant d'Israël, M. Rifa'i, représentant de la Jordanie, M Rizk, représentant du Liban, et M. Shukairy, représentant de la Syrie, prennent place à la table du Conseil.
5. Le PRESIDENT (traduit ae l'anglais): Les membres du Conseil se souviendront que le Conseil a adopté, à sa 722e séance tenue le 4 avril 1956 et à propos de la question intitulée «Question de Palestine: suite donnée aux conventions d'armistice général et aux résolutions adoptées par le Conseil de sécurité pendant l'année écoulée », une résolution [S/3575] soumise par la délégatbn des Etats-Unis. Dans cette résolution, le Conseil demandait notamment au Secrétaire général d'entreprendre, en la mettant au premier plan de ses préoccupations, l'étude des divers aspects de la mise en vigueur et de l'observation des quatre conventions d'ar- mistice général et des résolutions du Conseil mentionnées au premier considérant, de s'entendre avec les parties pour adopter, après en avoir discuté avec les parties et le Chef d'état-major de l'Organisme chargé de la surveil- lance de la trêve, les mesures qu'il considérerait comme devant réduire la tension actuelle sur les lignes de démarcation de l'armistice, et de faire rapport au Conseil.
6. Le 9 mai 1956, le Secrétaire général a présenté son rapport [S/3596], comme il avait été prié de le faire aux termes de la résolution que je viens de mentionner. Il avait auparavant, le 2 mai, soumis un rapport inté- rinlaire [S/3594].
7. Le Secrétaire général va maintenant faire une décla- ration au sujet de son rapport. Je suis sûr que je ne ferai ql;1'exprimer les sentiments de tous les membres du Conseil en lui disant combien nous avons apprécié les efforts qu'il a déployés une fois de plus au service de l'0manisation des Nations Unies.
8 Le SECRETAIRE GENERAL (traduit de l'anglais) : Je remercie le Président ùe m'avoir dvrmé l'occasion OP présenter mon rapport sur la question de Palestine. Je le remercie également des paroles aimables qu'il a prononcées à mon endroit.
10. In the conclusions to my report 1 have indicated my feeling that we are at present in a situation where we may break the previous chain of events. Behind this statement lie many experiences during the time 1 spent in the region, among them the co--operation to which 1 have just referred.
Il. 1 trust that all the parties will try to see what contributions they can now make unilatel'ally in order to re-establish and maintain the quiet and order so strongly np.eded as a background for succeasful efforts to cope .vith the great practical tasks to be tackled within aIl the countries concerned. Bach step taken in the right direction may calI forward similar steps from other sicles, and thus may stan: and give direction to a development bringing us father and fatther from the risk of conflict. There is wide scope for such related unila- teral actions in the spirit of cOaoperation evidenced by the Member States in the course of my negotiations.
12. 1 trust that the parties wïll know that they can always count on the sympathetic and impartial assistance of the Secretary-General, within the framework set by what they consider possible and desirable in their efforts to make further progress.
The Security Council is meeting to consider the report of the Secretary-General (8/3596] on the results of the survey which he undertook pursuant to the Council's resolution cf 4 April 1956. The Council has rightly taken time to study this important document. We have been able in the interval to make sorne assessment of the results of the Secretary-General's visit to the area, to gather reactions from the Governments directly concerned and to weigh the matter among members of the Security Council.
14. 1 do not think it would be helpful if the Council were to indulge in a detailed post-mortem on the various aspects of the problem covered in the Secretary-General's report. What we should do now 15 to take stock of the present position and then look ahead and consider the next steps. 1 appeal to members of the Council to follow me in this approach, which seems to be the constructive one.
1.5. At the ti.wne when the Security Couneil asked the Secretary-General to undertake his important charge, a mounting- rate of incidents on the demarcation lines between .Israel and its Arab neighbours was causing a
10. Dans les conclusions de mon rapport, j'ai indiqué qu'à mon avis nous en sommes à un point où il nous est peut-être possible d'amorcer une série de réactions diffé- rentes de celles que nous avons connues dans le passé. Cette assertion m'est inspirée par un gmnd nombre de faits que j'ai pu observer pendant mon séjour dans la région et, notamment, par la collaboration dont je viens de parler.
11. J'espère que toutes les parties s'efforceront de déter- miner quelles sont les contributions qu'elles peuvent apporter unilatéralement à l'heure actuelle pour restaurer et maintenir l'ordre et la tranquillité, qui sont si néces- saires pour l'accomplissement des grandes tâches pra- tiques qu'ont à mener à bien tous les pays intéressés. Chaque initiative dans la bonne voie peut provoquer d'autres heureuses initiatives de la part des autres parties et ainsÏ amorcer une évolution qui nous éloignera de plus en plus du risque d'un conflit. L'atmosphè"e de collaboration dont. les Etats Membres ont fait preuve au cours de mes négociations offre de grandes possibilités d'actes unilatéraux de ce genre.
12. Je pense que les parties n'ignorent pas qu'elles pourront toujours compter sur le concoUl'S compréhensif et impartial du Secrétaire général, dans le cadre de ce qu'elles considéreront comme possible et souhaitable de faire en vue de nouveaux progrès.
13. Sir Pierson nIXON (Royaume-Uni) [tïaduit de l'anglais]: Le Conseil de sécurité s'est réuni pour examiner le rapport [8/3596] que le Secrétaire général a rédigé sur les résultats de l'étude qu'il a entreprise en exécution de la résolution adoptée par le Conseil le 4 avril 1956. A juste titre, ce dernier a pris le temps d'étudier cet important document. Dans l'intervalle, nous avons été en mesure d'évaluer dans une certaine mesure les résultats de la visite que le Secrétaire général a faite dans la région considérée, de recueillir les réactions des gouvernements directement intéressés et de réfléchir à la question entre membres du Conseil de sécurité.
14. Je ne pense pas que le Conseil ferait œuvre utile en disséquant les différents aspects du problème qui fait l'objet du rapport du Secrétaire général. Ce que nous devons faire maintenant, c'est le point de la situation, puis envisager l'avenir et examiner les prochaines mesures à prendre. Je demande instamment aux membres du Conseil d'accepter cette méthode qui paraît être construc~ tive.
15. L.orsque le Conseil de SOC1!ritP. a prié le Secrétaire général d'entreprendre son i.nportante mission, les incidents qui se produisaient de plus en plus fréquemment sur les lignes de démarcation entre Israël et ses voisins
16. It was because of this disturbing situation that the Secretary-General was invited to visit the area, and was asked fust to investigate the various aspects of enforee- ment of and complianee with the four general armistice agreements and recent resolutions of the Council. These were the resolutions of 30 March 1955 [8/3379], 8 September 1955 [S/3435] and 19 January 1956 [8/3538]. Secondly, the Secretary-General was asked to arrange with the parties for the adoption of practical measures to reduce existing tensions along the annistice demareation lines. The sort of measures the Council had in mind had heen previously recommended by General Burns and endorsed by the Security Council, but the TJarties had not yet agreed to put them iuto effect. 1
17. Thus, the primary object of the Secretary-General's -IDssion was to reduce tension along the armistice demar- cation lines.
18. It will be a cause of great satisfaction to the Council that the Secretary-General and the parties were able to make progress in agreeing on practical measures towards this objective and in putting some of them into effect. Others still remain to he agreed. But here was progress on the fust essential: the lessemng of teru:ion and the reduction of the risk of recurn::nt serious incidents. Moreover, the Secretary-General and the parties made a fu......her .sigr>H;cant advanc.e which governs the whole situation. Mr. Hammarskjold was able to secure a fam reaffirmation by the parties of the cease-fire, which is fundamental to all the armistice agreemf'nts.
19. This was important in itself. But what is just as impoT"'..ant is that, with minor exceptions, the parties have fully lived up to their assurances. This, then, is progress. But it is even more than that, because the fact of progress in any difficult international situation - the mere fact of it - is important in itself.
20. In the present case, the progress achieved has produeed a détente, a better atmosphere. To quote from the Secretary-General's report: "If we have previously experienced chain reactions leading to a continuous deterioration of the situation, we may now have the possibility of starting a chain of reactions in the opposite direction." [8/3596, para. 106]
21. The personality of Mr. Hammarskjold and the prestige of bis high office, as weIl as the valuable re- lationship he was able to establish with the leaders in the various countries of the area where he spent severa.I intensive weeks) no doubt contributed in the highest measure to this improvement in the atmosphere.
16. C'est en raison de cette situation alannante que le Conseil de sécurité a invité le Secrétaire général à se rendre dans cette région et lui a demandé en premier lieu d'étudier les divers aspects de la mise en vigueur et de l'observation des quatre conventions d'armistice général et des résolutions récemment adoptées par le C~u;;eil. Il s'agissait des résclutions du 30 mars 1955 [8/33791 du 8 septembre 1955 [8/3435] et du 19 janvier 1956 [8/3538j. En deuxième lieu, le Conseil a demandé au Secrétaire général de s'entendre avec les parties pour adopter des mesures pratiques de nature à réduire les tensions existant sur les lignes de démarcation de l'ar- mistice. Le genre de mesures auxquelles songeait le Cunseil avait été précédemment recommandé par le général Burns et accepté par le Conseil de sécurité, mais les parties intéressées n'avaient pas encore décidé de mettre ces mesures en vigueur.
17. Ainsi, la mission du Secrétaire général visait essen- tiellement à réduire la tension qui régnait sur les lignes de démarcation de l'armistice.
18. Le Conseil sera particulièrement hem.-eux d'ap- prendre que 'e Secrétaire général et les parties ont pu faire des prog.rès dans la voie d'un accord sur les meliures pratiques qu'il convient de prendre pour atteindre cet objectif et sur la mise en vigueur de quelques-unes de ces mesures. Il en est d'autres sur lesquelles l'accord ne s'est pas encore fait. Mais il y a eu progrès sur un premier poiut essentiel : le relâchement de la tension et la diminution des possibilités de nouveaux incidents graves. En outre, le ~ecrétaire générai et ie~ parties ont réalisé un nouveau progrès significatif qui commande l'ensemble de la situa:ion. M. Hammarskjold a pu obtenir des deux parties une reconnaissance formelle du cessez- le-feu, ce qui constitue une condition fondament~.le du respect de toutes les conventions d'armï!:tice.
19. C'est là une chose importante en soi. Mais ce qui est tout aussi important, c'est qu'à de faibles exceptions près les parties ont intégralement respecté les assurances qu'elles avaient données. Il y a donc progrès. Mais il y a plus encore, parce que dans toute situation interna- tionale délicate, le fait - le seul fait - qu'il y ait progrès est important en soi.
20. Dans le cas particulier, le progrès réalisé a conduit à une détente, à une amélioration de l'atmosphère. Pour reprendre les termes du rapport du Secrétaire général : « Si nous avons connu dans le passé des réactions en chaîne qui aboutissaient à une aggravation continue de la situation, nous pouvons entrevoir maintenant la possibilité d'amorcer une série de réactions en sens inverse» [8/3596, par. 106].
21. Il est hors de doute que la personnalité de M. Ham- marskjold et le prestige de la haute charge qu'il exerce, aussi bien que les précieux contacts qu'il a pu établir avec les dirigeants des divers pays de la région où il a vécu plusieurs semaines d'activité intense, ont contribué au plus haut point à cette amélioration de l'atmosphère. 4
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24. It is, of course, ta the parties that we must look primarily for agreement on further measures. As Mr. Hammarskjold says in bis report: "The initiative is now in the bands of the govemments parties ta the armistiœ agreemer.\ts" [8/3596, para. 105] But my colleagues will natID."ëÙly he disposed to provide all possible assis- tance on the part of the Security Council, firstly, hecause of our general responsibilities undel' the Charter for the maintenance of international peace and security, and secondly, hecause the dispute hetween Israel and itl Arab neighbours is a particular concern of the Security Council and the United Nations.
25. What, then, should he done? First it is clear that there should he a further advance in the process of agreement on and the putting into effect of practical measures to improve the situation along the armistice demarcation tines by reducing the risk of incidents. These practical measures should he worked out in concert with the Secretary-GeneraI and the Chief of Staff of the Truce Supervision Organization; it is the parties which have to agree on them and put them into effect.
26. As the atmosphe~ improves, we can hope and expect that it will he easier ta get agreement on measures of this kind which wiU further reduce the risk of incidents and thus also further reduce tension. The readiness of the parties concerned ta give favourable consideration to the proposaIs of the Secretary-Gcneral and the Chief of Staff is confinned by bis report and by the reaffinnation of the cease-fire. It is our fion belief that progress in putting these proposaIs into effect will be accompanied by a lessening of tension and a growth of confidence.
27. Tout cela aura de très heureux effets. Mais il ressort clairement du rapport du Secrétaire général qu'il faut quelque chose d'autœ encore: l'observation intégrale des conv(lntions d'amustice. Le Secrétaire général indique dans son rapport que tous les gouvernements l'ont assuré «de leur volonté de respecter entièrement toutes les lCÎauses des conventions d'armistice dans des conditions de réciprocité ~ [8/3596~ par. 49]. C'est là une impor- tante déclaration, mais il est certain qu'il ne sera pas facile d'assurer le respect intégral de ces conventions. 5
27. That will be very much to the good. But is has emerged very clearly from the Secretary-General's report that something more than that is needed-full compliance. with the armistice agreements. The Secre- tary-General mentions in bis report that he has assu- rances from aIl the Governn ents in the area, " assurances of their will fully to compl} ~d1 aIl clauses of the ar- mistice agreements, on the bas!! of. redprocity" [8/3596; 1 pûra. 49]. That is an important statement, but of course, it will not he easy to achieve this full compliance.
désir~ d~ Co~seil de jouer en pennanence un rôle cons- tructif a cet t::g;;,::d.
24. Biee entendu, c'est des parties que nous devons lttendre surtout un aœord sur des mesures ultérieures. Comme M. Hanunarskjold l'a dit dans son rapport : « L'initiative est maintenant aux gouvernements qui sont parties aux conventions d'armistice» [8/3596, par. 105]. Toutefois, les membre,. du Conseil seront naturellement disposés à donner aux parties toute l'assi'itance possible du Conseil de sécurité, d'abord en raison de la responsa- bilité générale dont la Charte charge le Conseil en ce ,qui concerne le maintien de la paix et de la sécurité inter- nationales, ensuite parce que le différend entre Israël et ses voisins arabes intéresse particulièrement le Comeil de sécurité et l'Organisation des Nations Unies.
25. Que faut~il donc faire? Tout d'abord, il est évident qu'il faut réaliser de nouveaWl: progrès dans la voie d'un accord sur les mesures pratiques qui sont de nature à améliorer la situation le long des lignes de démarcation de l'annistice et à diminuer les risques d'incidents, et sur la mise en œuvre desdites mesures. Ces mesures pratiques doivent être prises d'accord avec le Secrétaire général et le Chef d'état-major de l'Organisme charg6 de la sur- veillance de la trêve ; ce sont les parties qui doivent se mettre d'accord sur ces mesures et les appliquer.
26. Au fur et à mesure que l'atmosphère s'éclaircira, on peut espérer et escompter qu'il sera plus facile de parvenir 'à un accord sur des mesures de ce genre, qui diminueront les risques d'incidents et, par conséquent, relâcheront aussi la tension entre les parties. Le rapport du Secré- taire général et le fait que les parties ont confirmé le 'cessez-le-feu indique que les parties sont disposées à donner une suite favorable aux propositions du Secré- taire général et du Chef d'état-major. Nous sommes fermement convaincus que la mise en œuvre de ces pro- positions s'accompagnera d'une diminution de la tension et à'un regain de confiance.
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29. Before going on to èliscuss in detail the draft re- solution presented by my delegation [S/3600/Reu.l], 1 should lïke to say a word or two about the general direction in whicp 1 hope that the road which we are now taking may lead l's.
30. The Secretary-General has expressed the view that full compliance with the armistice agreements represents a stage which has to be passed in order to make progress possible on the main issues between the parties. My Govemmenl; shares that view. But, even though at the moment we mllSt concentrate on keeping the peace and on making progress towards full (' _mpliance with the armiitice agreements, we clearly ,~ot to lose sight of the need for a mutually a::ceptabk: settlemen,; t}f the differences hetween Israel and its Arab neighlnurs. Wc believe that full compliance with the armistice agreements could be the bridge which might eventually lead to progress on these differences.
31. On the other hand, the Security Council clearly must look to first things flI'St. We do not think the Council should now attempt to define the differences 1 have mentioned or to suggest how they shouid be solved. Our purpose must surely be to help to bring about conditions in which these differences can be solved. In there circumstances, it is the view of the United Kingdom that Security Council action at this stage should he based on three premises.
32. First, it is our responsibility, and it shouid he po~. sible, to take advantage of the successful contacts hetween the Secretary-General and the parties in oi'CÏer not only to consolidate the gains which have already been made, but also to keep up the momentum towards truly peacefui conditions.
33. Secondly, the Security Council should confine itself to fostering this process and shouid not force it. We should recognize the delicacy of the situation and the need to build up confidence between the parties.
34. Thirdly, we should wGrk at L'US stage towards putting into effect practical measures already agreed upon and getting still more of such practical measures agreed and put into effect. At the same time, we must try ta achieve full compliance with the armistice agreements.
35. With these premises in mind, it is the view of my delegation that the most helpful single step for the Council to take would he to ask the Secretary-Generai
29. Avant d'examiner en détail le projet de résolution présenté par ma délégation [S/3600/Re7J.11 je vou- drais dire quelques mots de la direction générale dans laquelle nous conduira, je l'espère, la voie dans laquelle nous nous engageons.
30. Le Secrétaire général a exprimé l'opinion que le rétablissement des conditions dans lesquelles les conve!!- tions d'armistice seraient intégralement observées repré- sente une étape qu'il faut franchir si l'on veut faire avancer le règlement des questions principales qui restent à regler entre les parties. Mais, bien que nous deviens pour le moment nous attacher à lll?intenir la pabc et à nous rapprocher d'une observation intégrale des conventions d'armistice, nous ne devons évide:rnœ.ent pas perdre de vue la nécessité d'un règlement mutuellement acceptable des litige3 qui opposent Israël et ses voisins arabes. Nous pensons qu'une observation intégrale des convent;ons d'armistice pourrait constit"ler le pont qui nous conduirait peu-être, en définitive, à des progrès en ce qui concerne ces litiges.
·31. Néanmoins, le Conseil de sécurité doit commencer par le commencement. Nous ne pensons pas qu'il doive, à l'heure actuelle, entreprendre de définir les litiges dont j'ai parlé ou indiquer comment il conviendrait de les régIe!. Ce qu'il nous appartient évidemment de faire, c'est d'aider à créer les conditions dans lesquelles ces litiges pourront être résolus. Cela étant, le Royaume~Uni estime que l'action du Conseil se sécurité devrait pro- céder de trois prémisses.
32. Premièrement, il Il!')US incombe, et cela devrait être possible, de profiter des contacts couronnés de succps qu'ont eus le Secrétaire général et les parties, afin non seuiemeUt de consolider les résultats qui ont déjà été enregistrés, mais aussi d'entretenir l'impulsion qu'a prise l'instauration d'un véritable état de paix.
33. Deuxièmement, le Conseil de sécurité devrait se borner à favoriser cette évolution et non chercher à l'imposer. Nous devons reconnaître le caractère délicat de la situation et la nécessité de créer la cCllfiance entre les parties.
34. Troisièmement, nous devons nous attacher main- tenant à mettre en œuvre les mesures pratiques déjà convenues, à nous mettre d'accord sur d'autres mesures pratiques de ce genre et à les exécuter. En même temps, il faut que nous cherchions à faire observer integralement les conventions d'armietice.
35. Cela posé, la délér,ation du Royaume-Uni estime que la m~sun: la plus. utiie que le Conseil pourraiL prendre serait de demander au Secrétaire général de se
37. Members of the Couneil will see that the draft resolution begins by recalling t..~e Cound!'s resolutions of 4 April 1956 [8/3575] and 11 August 1949 [3/1376, Il]. In referring to the second of these resoh,tions, we are mainly concerned to draw at'.entioil to the Security Council's reaffirmaLon of its cease-fire order and to its directions to the Chief of Staff of the Truce Supervision Organization.
38. The draft resolution then goes on to refer to the Secretary-General's report and to draw attention to the fact that, in section III and annexes 1 to 4 of the report, the posi~ions of the parties are set out regarding the assurar.ces unconditionally to observe the cease-fire which they gave to the Secretary-Genernl.
39. Next, the d'raft resolution notes the progress that has been made in the direction of the speeific measures
~et out hl the resolution of 4 April 1956. Note that full compliance with the annistice agreements and the Council's previous resolutions is not yet effected and that sorne measures called for in the resolution of 4 April been neither completely agreed UpOlll nor fully put into ('ffect.
40. Next, the draft resolution would put the Security Couneil on record as being conseious of the need to create conditions in which a peaceful settlement rm a mutually ac"eptable basis of the dispute between the parties could be made; and it would put the Couneil on record as believing that it would help to create such conditions if further progress were now made in conso- dating the gains resulting from the Secretary-GeneraI's mission and towaros full compliance by the parties with the annistice agreements.
41. These seem to me ta be statements of the Council's position which members of the Couneil will certainly wish to see expressed.
42. AIl that is the preambular part of the draft re- solution. We come now to the operative part.
43. Under paragraph 1, the Council would commend the Secretary-General and the parties on the progress already achieved. This, r am sure, is what the Security Council would wish to do. Indeed, 1 may say that we ail, members of the Couneil and parties to the armistice agreements alike, zeel that the warmest congra- tulations are due to our Secretary-General.
37. Les membres du Conseil constateront que le projet de résolution en question commence par rappeler les résolutions du Conseil en date du 4 avril 1956 [8/3575] et du 11 août 1949 [8/1376; Il]. En nous référant à cette dernière résolution, nous voulons prineipalement souligner que le Conseil de sécurité a réaffirmé son ordre reJ'!tif à la suspension d'armes et attirer l'attention SUT les instructions qu'ïI :: données au Chef cl'état-major de l'Organisme chargé de la swveillance de la trêve.
33. Nous mentionnons ensuite le rapport du Secrétaire général et nous faisons nbœrver que, dans la section III et dans les annexes 1 à 4, les positions des parties sont définies en ce qui concerne l'assurance qu'elles ont donnée au Secrétaire général de respecter sans conditions la suspension d'annes.
39. Ensuite, nous notons les pi'Og ,ès accomplis vers l'adoption des mesures précises énoncées dans la réso- lution du 4 avril 1956. Nous notons en outre que les conventiOl1S d'armistice et les résolutions adoptt.-es anté- rieurement par le Con.:~i1 ne SODI; pas encore intégra-
l~ment obser.'ées, que l'ac(.')rei compiet ne s;est pas enCC-fe fait sur certaines mesures fllévues par la résolution d~ 4 avril et t:jue ces mesurt.s n':'~t pas été intégralement mises à exécution.
4{. En outre, ce projet de résolution permettra de pro- clamer que le Co:aseil de sécurité est conscient de la nécessité de créer des conditions dans lesquelles puisse intervenir un règlement pacifique, SUT une base mutuel- lement acceptable, du différend qui oppose les parties; il pennettra également de proclamer que le Conseil est persuadé que l'on pourra plus faci.Jement créer ces con- ditions si l'on accomplit maintenant de nouveaux pro- grès dans la voie de la consolidation des n sultats obtenus grâce à la mission du Secrétaire général et de la mise en oeuvre intégrale, par les parties, des conventions d'annistice.
41. II me semble que ce sont là des définitions de la position du Conseil que tous les membres du Conseil voudront certainement voir exprimer.
42. Tout cela constitue le préambule du projet de résolution. Nous en arrivons maintenant au dispositif.
43. Au paragraphe 1, le Conseil rendrait hommage au Secrétaire général et aux paz'ties pour les progrès déjà réalisés. C'est là, j'en suis persuadé, le voeu du Conseil de sécurité. Je crois pouvoir dire en vérité que tous, membres du Conseil et parties aux conventions d'armistice, nous senOOns queis chaleureux remerciements nous devons à notre Secrétaire général.
45. 1 am happy to note that the first part of this paragraph of the draft resolution appears to he weIl on the way to being carried out already, but 1 think that members of the Council will agree that it would he most desirable that further practicaJ. proposaIs p~rsuant to the resolution of 4 April 1956 should he put into effect.
46. Under paragraph 3, the Council would declare that full freeàom of movement for United Nations observers must be respected in all areas of the armistice demarca- tion lines, in the demilitarized zone and in the def.ensive areas, as defined in the annistice agreements, to enable the 1 observers to fulfil their functions. We have thought it . right to single out freedom of movement for the observers from among the measures called for in the resolutio~ of 4 April 1956 because we believe that this point is of the highest importance for ensuring the observance of the cease-fire. In this, of course, we are only repeating what the Counci1 bas said before, but we helieve that it is desirable te do 50 in order to give emphasis to the point.
47. 1 do ..'lot need to comment more than 1 have done on the ideas in paragraph 4 of the operative part which underlines the importanc.e in this whole problem of full compliance with the armistice agreements.
48. P'aragraph 5 Î:i designed to record the Security Council's continuing interest and responsibility in this ma.tter, by making it dear to all concemed that the Council wishes the Chief of Staff, under bis powers in punuance of the resolution of 11 August 1949, to report to the Counci1 ü, unhappily, there should he a serious violation of the armistice agreements or of the ceaseafire which in bis opinion require immediate consideration by the Council.
49. Paragraph 6 contains a caU to the parties to take the steps necessary to carry out this resolution, thereby increasing confidp.nce and demonstrating rocir wish for peaceful conditions. 1 think it is clear from the ope- rative part of the draft what sort of steps we expect them tn take. 1 dea1t with this point at length earlier in my speech, and 1 will therefore not go into it further now.
50. Finally, under paragraph 7, the Council would request the Secretary-General to continue bis good offices with the parties.
50. Enfin, aux tenDes du paragraphe 7, le Conseil demanderait au s...~rétaire général de continuer à mettre ses bons offices à la disposition des parties.
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45. Je constate avec plaisir que la première partie de ce paragraphe du projet de résolution semble déjà sur le poir.t d'être mise en œuvre, mais je pense que les membres du Conseil reconnaitront qu'il serait hautement souhaitable de mettre en œuvre de nouvelles propo- sitions d'ordre pratique conformément à la résolution du 4 avril 1956.
46. Selon le paragraphe 3, le Conseil déclarerait que la pleine liberté de mouvement des observa.teurs des Nations Unies doit être respectée dans toutes les zones le long des
~~6~':" do démarcation de l'armistice, dans les zont'3 démi- liwrisées et dans les régions défensives, telies qu'eUes sont définies dans les conventioIUI d'armistice, de manière qu'ils puissent s'acquitter de leurs fonctions. Nous avons pensé qu'il convenait de mettre en relief~ panni les mesures préconisée'> dans la résolution du 4 avril 1956, celle qui a trait à la liberté de mouvement des obser- vateurs ; en effet, nous estimons que c'est là une question de la plus haute importance si l'on veut assurer que le cessezale-feu est observé. II est évident que nous ne faisons que répéter en cela ce que le Conseil a dit auparavant; mais nous croyons qu'il convenait de le faire pour bien souligner cette question.
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47. Je crois inutile de m'étendre davantage sur l'idée exprimée par le paragraphe 4, qui souligne l'importance de la question générale de l'observation intégrale des conventions d'armistice.
48. Le but du paragraphe 5 est d'affirmer la contia nuité de l'intérêt et de la responsabilité du Conseil de sécurité en la matière, en indiquant clairement à toutes les parties intéressées que le Conseil '..lésire que le Chef d'état-major, en vertu des pouvoirs qu'il détient aux termes de la résolution du 11 août 1949, fasse rapport au Conseil dans le cas où, malheureusement, il se pro- duirait une violation grave des conventions d'armistice ou de la suspension d'armes qui exigerait, à son avis, un examen immédiat de la part du Consril.
49. Le paragra.phe 6 requiert les parties de prendre les mesures nécessaires pour mettre en œu.vre la résolution et accroître ainsi la confiance en prouvant leur désir de paix. Je croi~ que le dispositif de la résolution indique clairement quelles sont les mesures que le Conseil attend des parties. J'ai déjà parlé longuement de cette question et n'y reviendrai donc pas.
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52. Our idea is that the Couneil should ask the Secre- 52. Ce que nous voulons, c'est que le Conseil demande tar'/-General to continue-and 1 stress the word au Secrétaire général de continuer - et je souligne le "continue" -bis good offices with the parties--and 1 mot« continuer:. - à mettre ses bons offices à la dis- stress the words .. with the parties". He woald he position des parties et, ici encore, je souligne les mots available to heip them .:lOW 10 make progress towards ,; des parties ». Le Secrétaire général resterait à la dis- the full implementation of the resolution of 4 April 1956 position des parties pour !es aider à mettre pleinement and full compliance with the armistice agreemenb-and en œuvre la résolution du 4 avril 1956 et à observer no doubt he would, if he thought it desirable, make intégralement les conventions d'armistice, et il n'est pas
suggestions to them to that end. douteux que, si le Secrétaire général l'estime nécessaire, il fera, à cet effet, des suggestions aux parties.
53. 1 think We should he wise not 10 go beyond asking 53. Je crois qu'il serait sage de ne pas faire plus q'.i:C de the Secretary--GeneraI in this generaI way 10 he of demander au Secrétaire généra. de prêter ainsi géné- assistance. The members of the Council and the raIement ses bons offices. Les membres du Conseil et les parties know that the Secretary-General will respond to parties savent que le Secrétaire généra! répondra à
our request 10 him to continue to he1p in the most con- l'appel que nous lui adressons et continuera à aider les structive way. We must leave it to him, as we can do parties de la manière la plus constructive. Nous devons, with confidence, to decide exactly what 10 do. There en toute confiance, laisser au Secrétaire généï& le soin are many things which tint need 10 he done hefore full de décider de ce qu'il y aura lieu de faire. De nombreuses compliancr with the armistice agreements is achieved. 1 mesures devront être prises avant que l'on puisse assurer am confi...ent tbat tbe Secreauy-General, with the l'observation intégrale des conventions d'annistice. Je parties, will seize every available opportunity to proceed suis certain qUE: le Se<..--étaire général, d'accord avec les in this dire.ction. parties, saura saisir toutes !es occasions qui se présen- teront pour réaliser des progrès dans cette voie.
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Nearly two months ago, during our meetings at the beginning of April, 1 mentioned the fears that appeared to he justified by an appreciable worsening of the situation in the Middle East. At that time it seemed to aU of us that, in an atmosphere that was becoming wone day by day and in the midst of repeated incidents, sorne of them very serious, the fatal process which makes conflict unavoidable might he set in motion at any time. 1 1 i 1 1
55. We then decided to send the Secretary-Generd! of the United Nations, Mr. Hammarskjold, to Palestine to endeavour to set matters right. WhiIe undoubtedly an important and significant gesture, this nevertheless g<J.ve cise to sorne criticism. Some took the view that we were rashly jeopardizing the authority of the highest official of the United Nations in an insoluble case. Others seemed to expect too much from his mission. 1 myself, if 1 may he allowed to refer again to thP: position 1 took at that time [717th meeting], expressed our confidence in Mr. Hammarskjold and tried to wam the public against the disappointment whkh those who expected the Secretary-General to pedonn sorne sort of miracle would inevit.'lbly feel when he retumed from bis mission.
56. Two months have passed. War bas not broken out 56. Deux mois se sont écoulés. La guerre de Palestine in Palestine. Incidents are less frequent and less n'a pas eu lieu. Les incidents ont diminué d'intensité et seripùs. In the opposing capitals a mi!der tone is heard. de fréquence. Le ton a baissé dans les. capitales opposées. New agreements have been concluded, and the way has De nouveaux accords ont été conclus, l'application de ~ pa~ I~ ilie awli~tion 01 ~~ m~ 10 9 mem= p~~,~=_à ~~":,~~~:~~~~.
54. M. ALPHAND (France): Il y a presque deux mois, au cours de nos réunions du début d'avril dernier, je notais les craintes que semblait justifier une aggravation sensible de la situation dans le Moyen-Orient. II nous apparaissait alors à tous que dans une atmosphère chaque jour plus lourde, au milieu d'incidents répétés, dont certains avaient été très sérieux, pouvait à tout moment se déclencher ce processus fataI qui rend les conflits inévitables.
55. Nou!: avons alors décidé d'envoyer en Palestine le Secrétaire général de l'Organisation des Nations Unies, M. Hammarskjold, pour tenter de rétablir les choses. C'était là sans doute un geste important et significatif, qui n'avait pas été cependant sans susciter quelques critiques. Certains avaient pensé que nous hasardions imprudemment, dans une affaire insoluble, l'autorité du plus haut fonctionnaire de l'Organisation. D'autres au contraire avaient paru trop attendre de sa mission. J'avais, moi·même s'il m'est pennis de rappder encore ma position d'alors [7178 séance], exprimé notre con- fiance en M. Hammarskjold, et tenu à mettre en garde .'opinion contre la déception qui ne manquerait pas de naître, après le retour du Secrétaire général, chez ceux qui attendaient de lui je ne sais quel miracle.
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58. This progress is described in the two reports [8/3594 and 8/3596] submitted to us by the Secre- tary-General. 1 certainly have no intention of re- viewing in detail the considerable numher of pages taken up by these reports and the annexed documents. 1 shall merely stress the principle which the Secretary- General himself laid down, 1 think in his first report, and which provides the clue to everything he has done.
59. Two months ago, the structure erected by the United Nations to safeguard peace in the Middle East was based, partIy on the armistice agreements of 1948, and partly on the Security Cauneil's resolution of 11 Agust 1949 [8/1376, II] establishing the cease-fire.
60. The texts in bath categories had suffered from the ravages of time. The tireless activities of General Burns, Chief of Staff of the Tmce Supervision Organi- zation, and of 'his colleagues, had of course to some extent succeeded in sectL'"Ïng respect for the cease-fire and for some provisions of the armistice agreements. However, in the vicissitudes of daily application, they had gradually lost their effect even in the eyes of those upon whom they should have heen binding.
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61. In most cases, respect for those proVlSIOns had hecome a local matter left to the arbitrary jucigement of every sector commander, every leader of an advanced patrol-I was almost going to say, of every individual soldier, infiltrator or sentry. The mixed armistice commissions functioned ta the best of their abili.;y, but were subjected to prolonged periods of inactivity at the caprice of" every delegation sent hefore them. The higher military and civil authoritiess the Governments themselves, had come to lose interest in these matters, had abdicated their right to command and control and had allowed themse!ves to he drawn into a deteriorating situation by a series of anarchie enterprises.
.. 62. The Secretary-General's great ment, in the mission he has just accomplished, is to have understood the extreme dangers of this process of disintegration, to have made the Governments concerned understand the legi- timate fears with which the situation inspired him, and to have secured their agreement in an attempt to bring L~tU~Mn ro M mm. 10
58. Ces progrès se trouvent relatés dans les dé:ux m?ports que nous a soumis le Secrétaire ~énéral [8/3594 et 8/3596]. Je n'entreprendrai cert'~s pas d'analyser en détail le grand nombre r.1~ pr.ges que représentent ces rapports et les documents qui y sont annexés ; je me bornerai à insister sur le principe que le Secrétaire général a dégagé lui-même, dans son premier rapport je crois, et qui résume toute son action.
59. Il Y a deux mois, l'édifice établi par l'Organisation des Nations Unies afin de sauvegarder la paix dans le Moyen-Orient reposait, d'une part, sur les conventions d'annistice de 1948, d'autre part, sur la résolution du Conseil de sécurité du 11 août 1949 [8/1376, II] éta- blissant le cessez-le-feu.
60. Ces deux catégories de textes avaient subi l'usure du temps. Sans doute, l'inlassable activité du général Burns, Chef d'état-major de l'Organisme chargé de la surveillance de la trêve, et de ses collaborateurs, par- venait à faire, dans une certaine mesure, respecter le second - c'est-à-dire le texte relatif au cessez-le-feu - ainsi que certaines dispositions des premiers - c'est-à- dire Jes conventions d'annistice. Mais, au milieu des avatars de leur application quotidienne, ils avaient peu à peu perdu de leur force aux yeux mêmes de ceux à qui ils auraient dû s'imposer.
61. Leur respect était devenu, dans la p~upart des cas, affaire locale, abandonné à l'arbitraire de chaque com- mandant de secteur, de chaque petit chef de patrouille d'avant-garde, j'allais presque dire de chaque isolé, infil- trateur ou sentinelle. Les commissions mixtes d'armistice fonctionnaient du mieux qu'elles pouvaient, le caprice de chaque délégation envoyée auprès d'elles leur imposait de temps à autre de longues périodes de sommeil. Les autorités supérieures militaires ou civiles, les gouver- nements avaient fini par se désintéresser de ces affaires, par abdiquer leur droit de c.ommander et de contrôler, par se laisser em·'ainer au pire par une suite d'initia- tives anarchiques.
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62. Le grand mérite du Secretaire général, dans la mission qu'il vient d'accomplir, est d'avoir compris les dangers extrêmes de ce processus de désintégration, d'avoir fait partager awe gouvernements en cause les craintes justifiées qu'il lui inspirait et d'avoir obtenu leur acœrd pour tenter de l'arrêter.
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64. On these strengthened foundations Mr. Hammar- skjold, pursuant to the explicit terros of reference Iz.id clown for him in the resolution of 4 April 1956 [S/3575], bas oontinued his negotiations in an endeavour to secure the enforcement of the specific measures recommended in that resolution. On most points he has obtained agreements in principle; on the others he appears to have every chance of achieving equal success. 1 think this result give us grounds for satisfaction. 65. As 1 see it, the draft resolution presented to the Security Council by the United Kingdom delegation [S/3600/Rev.l] has three objects. First, it sets the Security Council's approval, 1 might almest say its seal, on th~ agreements concluded between the parties. Sec- ondly, it calls upon the parties to carry out. those agreements. Thirdly, it requests the Secretary-General to continue-and Sir Pierson Dixon emphasized this word a moment ago-his good offices wit.l} the parties.
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66. Thus the draft resolution is constructive in scope. The United Kingdom delegation is not merely asking the Council to approve the results of the Secretary- General's mission; it is also trying to make it clear that the step just taken towards the establishment of a lasting peace must he follo\\rW by further steps. The exp..:- rience of the past few years has shown us the impossi- bility of preserving even such a static situation as the cease-fire without constant endeavours to improve it, without trying to advance towards the settlement of the basic questions. In politics-as in many other spheres -not to make progress is always, in the last analysis, to lose ground.
67. What are these further steps to be? It is not really possible to tell. Perhaps, indeed, it is better not to dwell on them too much. It is easy, however, to show immediately that one task at least should be completed forthwith-the implementation, by practical steps of the type referred ta in the resolution of 4 April 1956, of the agreements concluded under the auspices of the Secre- tary-GeneraI. 68. The French delegation therefore strongly supports the appeal tl) the parties contained in paragraph 6 of the draft resolut:on "to cake the steps necessary to carry out this resolution, thereby increasing con.fidence and demonstrating their wish for peaceful conditions".
69. The French delegation also considers it essential that the Secretary-General should continue to place his good offices at th;; parties' disposaI. It seems quite clear thaï, should Mr. Hammarskjold relax bis efforts now, the excellent results of bis mission would soon be nuI1ified.
64. Sur ces bases réaffirmées, M. Hammarskjold, en exécution du mandat précis de la résolution du 4 avril 1956 [S/3575], a poursuivi ses entretiens pour tenter de faire appliquer les mesures précises que recommandait cette résolution. Sur la plupart des points, il a obtenu des accords de principe; il semble que sur les autres, il ait de grandes chances de réussir aussi bien. .restime que ce bilan justifie notre satisfaction.
65. Le projet de résolution soumis au Conseil de sécu- rité par la délégation du Royaume-Uni [S/3600/Rev.l] me semble avoir trois objets: tout d'abord, il apporte aux accords conclus entre les parties l'agrément, je dirais presque le sceau, du Conseil de sécurité. En second lieu, il fait appel aux parties pour qu'elles appliquent ces accords. En troisième lieu, il demande au Secrétaire général de continuer - et sir PÏerson Dixon a appuyé sur ce mot tout à l'heure - à preter aux parties ses bons offices.
66. Il s'agit donc d'un projet de résolution de portée constructive. La délégation britannique ne se borne pas à demander au Conseil d'approuver les résultats de la mission du Secrétaire général. Elle veut aussi marquer que le pas qui vient d'être fait vers l'aménagement d'une paix durable doit être suivi d'étapes nouvelles. L'expé- rience des années qui viennent de s'écouler nous a montré, en effet, qu'il est impossible de maintenir même une situation statique comme le cessez-le-feu, sans s'efforcer à chaque minute de l'améliorer, sans tenter d'avancer vers le règlement des questions fondamentales. En poli- tique, comme dans beaucoup d'autres domaines, ce qui ne progresse pas finit toujours par reculer.
67. Que seront ces étapes futures? Il n'est guère pos- sible de le prévoir. Peut-être même vaut-il mieux ne pas trop les évoquer. II est cependant facile de montrer dès maintenant qu'une tâche au moins doit être immédia- tement terminée: la mise en œuvre, par des mesures concrètes du type de celles qu'évoquait la réSolution du 4 avril 1956, des accords qui ont été conclils sous l'égide du Secrétaire général.
68. Aussi la délégation française s'associe-t-elle avec fer- meté à l'appel adressé aux parties par le paragraphe 6 du projet de résolution, qui leur demande «de prendre les mesures nécessaires pour mettre en œuvre la présente résolution et, ainsi, d'accroître la confiance et de prouver leur désir de paix~.
69. La délégation française estime indispensable éga- lement que le Secrétaire général continue à mettre ses bons offices à la disposition des parties. Si M. Hammarsk- jold venait à abandonner maintenant son œuvre, il nous paraît certain que les excellents résultats de sa mission seraient bientôt réduits à néant.
71. It would not he fair, however, to dwell too long on these reservations. What we, as Members of an Organization which we founded in faith and in whose future we believe, should proclaim, is tbcat the United Nations, whicb. bas so often been unfairly derlded-if only by those who unwisery expect{O'" from it too many immediate results-has, thanks to Mr. Hammarskjold, won a remarkable success in the Middle East. 1 am sure that we shall not allow that suceess to he jeopardized.
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72. Mr. LODGE (United States of America)-: The United States supports the draft resolution sponsored by the United Kingdom [S/3600/Rev.l], which is DOW before the Council. We do so hecause we think it is the logica1 outgrowth of the Security Council resolution of 4 April 1956 and of the mission undertaken by the Secretary-General punuant to that resolution, a mission which we think bas done much good.
73. The resolution of 4 April was adopted unanimously. There was at that time an ominous drift towards hos- tilities in Palestine. Prompt action was required. To haIt that drift, and to restore tranquillity in the area, the Secretary-General was requested, as a matter of ur- gency, to undertake bis mission to the Near East. In this the Secretary-General bas, we think, met with signi- ficant success. Conditions in the area are measurably different from what they were on 4 April 1956. Dan- gerous tensions have been reduced and the prospect for full a."ld effective operation of the amlistice machinery is good.
74. As the sponsor of the resolution of 4 April, which requested the Secretary-General to wldertake bis mission, the United States has continually emphasized the impor- tance of full compliance with the armistice agreements as the essential first step in restoring peaceful conditions in the Near East. 1 stated on 26 March 1956 that:
"... in the first Ïn3tance United Nations efforts should he concentrated on full compliance with the amlistice agreements by Israel and the Arab States and on carrying out in detail the Security Council re- solutions of 30 March 1955 [S/3379], 8 September 1955 [S/3435], and 19 January 1956 [S/3538] " [717th meeting, para. 11]. 1 then went on 10 say this: "Wetherefore propose in the draft .resolution before the Council [S/3562] that the 8ecretary- General undertake as a matter of urgency discussions
71. Mais il ne aemt pas juste de formuler trop longuement ces réserves. Ce que nous devôns proclamer, en tant que membre d'une Organisation que nous avons fondée avec foi et en l'avenir de laquelle nous croyons, c'est que les Nations Unies, si souvent injustement décriées - ne serait-œ que par ceux qui imprudemment attendaient d'elles trop de résultats immédiats - ont remporté au Moyen-Orient, grâce à M. Hammarskjold, un succès signalé. Nous ne laisserons pas compromettre, j'en suis sûr, cet heureux résultat.
72. M. LODGE (Etats-Unis d'Am&ique) [traduit de l'anglair]: Les Etats-Unis appuient le projet de réso- lution présenté par le Royaume-Uni dont le Conseil est actuellement saisi [S/3600/Rev./]. Ils l'appuient paree qu'à leur avis ce projet est la suite logique de la résolution du Conseil de sécurité du 4 avril 1956 ainsi que de la mission que le Secrétaire général a entreprise en exécution de cette résolution, missEon qui, selon nous, a été très fructueuse.
73. La résolution du 4 avril a été adoptée à l'unanimité. A cette époque, en Palestine, on se dirigeait de façon menaçante vers les hostilités. Il fallait agir vite. Pour arrêter ce mouvement et pour rétablir la tranquillité dans la région, le Conseil de sécurité a demandé au Secrétaire général d'entreprendre sa mission au Moyen-Orient en la mettant au premier plan de ses préoccupations. Nous estimons que le Secrétaire général s'est acquitté de cette mission avec un grand succès. La situation qui règne dans la région diffère sensiblement de celle qui y existait le 4 avril 1956. Des tensions dangereuses ont été atténuées et il y a de bonnes chances pour que le mécanisme de l'armistice fonctionne intégralement et efficacement.
74. Auteurs de la résolution du 4 avril qui demandait au Secrétaire général d'entreprendre sa mission, les Etats- Unis ont constamment souligné qu'il fallait observer inté- gralement les conventions d'armistice, ce qui constitue une première mesure essentielle si l'on veut restaurer la paix dans le Proche-Orient. Le 26 mars 1956, j'ai déclaré: « ... les Nations Unies devraient tout d'abord s'ef- forcer d'obtenir le respect total des conventions t;!'ar- mistice entre Israël et les Etats arabes, et l:ile mise en œuvre complète des i'ésolutions du Conseil de sécu- rité des 30 mars 1955 [S/33791 8 septembre 1955 [S/3435] et 19 janvier 1956 [S/3538] [7176 séance par. 11]. rai dit ensuite : c Dans le projet de résolution dont le Conseil a été saisi [8/35621 nous proposons donc que le Secré- taire général entreprenne d'urgence des négociations
75. On 28 March 1956,1 summarized the United States position iu this way: " We wanted two things: to act promptly in the faœ of a gravely wonening situation, and, in acting promptly, to indicate, with the Security Council's endorsement, certain steps which the SecretaIy-General and the parties might take to carry out the provisions of the annistice agreements. These are not n~ pur- poses. The unanimous resolutions of the 5ecurity Council, ta which our draft resolution refers, likewise had as their purpose the effective functioning of the armistice. And that is our sole purpose. Surely no one would deny that, unless the armistice agreements can be effectively carrïed out, a grave threat to the pt'..ace may result." [718th meeting, para. 6]
76. 1 have given these quotations because 1 think it might help us to Bee clearly where we are going if we recall what it was that we had in mind when we under- took the present programme. This remains the United States' 'JOSition.
77. The Secretary-General's mission pursuant to the re- solution of 4 April 1956 bas contributed greatly 10 the effective functionïng of the annistice agreements, and bas thus diminished appreciably the likelihood of a threat to the peace in the area. The report of the Secretary-General shoW!! that progress cao he made towards the full functioning of the armistice agreements.
78. Much has been accomplished of a practical nature along the lines of the measures previously proposed by the Chief of Staff and endorsed by the Security Council. The speedy carrying out of the proposaIs 50 far agreed upon will provide the basis for extending agreement on the remaining practical measures proposed to the parties, thus solidifying the gains aIready made.
79. The draft resolution sponsored by the representative of the United Kingdom bas a basic purpose, which is to emphasize the Security Council's wish, first, that the agreements already amved at should be speedily put in10 effect and, secondIy, that the remaining measures called for in the Security Council's resolutions and not yet fully agreed upon should he adoptcd without delay. 1 think that is an accurate summation.
80. And it remains true today, as it was troe in April, that the practical measures which the Council bas endorsed are the key to the full functioning of the armistice agreements and to peaceful conditions in the area. Where they have been agreed upon, therefore, there mould he no delay in putting them fully into effect. Where they are still to he agreed upon, we hope to Bee the continuation of the Secretary-GeneraI's efforts to reach sucb agreement.
80. Il est aussi vrai aujourd'hui qu'il l'était en avril dernier que les mesures concrètes que le Conseil a '!?prouvées sont essentielles pour la mise en œuvre inté- braie des conventions d'armistice et la paix de la région. Les mesures que les parties ont acceptées devraient donc être pleinement appliquées laDS tarder. Quant à celles sur lesquelles l'accord ne s'est pas encore fait, nous espérons que le Secrétaire généml poursuivra ses efforts pour obtenir qu'elles soient acceptées.
75. Le 28 mars 1956, j'ai résumé la position des Etats- Unis dans les termes suivants : .
~ Nous nm:::J proposions un double but: agir rapi- dement en raison d'une situation qui prend une tournure très grave, et, ce faisant, indiquer avec l'ap- probation du Conseil de sécurité certaines mesures que le Secrétaire général et les parties pourraient prendre pour mettre en œuvre les dispositions des conventions d"armistice. Ces objectifs ne sont pas nouveaux. Les résolutions unanimes du Conse.il de sécurité, dont il est question dans notre projet de résolution, avaient également pour objet la mise en œuvre effective des dispositions de l'armistice. C'est là notre seul but. TI est indéniable que, si les conventions d'armistice ne peuvent être effectivement miaes en œuvre, la paix risque d'être gravement menade» [71B- séance. par. 6].
76. Si j'ai cité ces déclarations, c'est parce qu'à mon avis nous verrionll peut-être mieux où nous allons si nous nous rappelions les principes qui nous animaient lorsque nous avons entrepris la tâche dont nous parlons aujour- d'hui. Telle demeure la position des Etats-Unis.
77. La mission accomplie par le Secrétaire générai en exécution de la résolution du 4 avril 1956 a beaucoup contribué à une mise en œuvre effective des conventions d'armIstice et a ainsi sensiblement réduit les risques d'une rupture de la paix dans la région. n ressort du rapport du Secrétaire générai qu'il est possible de progresser dans la voie d'une mise en œuvre intégrale des conventions d'armistice.
78. On a adopté un grand nombre de mesures concrètes s'inspirant de celles que le chef d'état-major avaient antérieurement proposées et que le Conseil de sécurité avait approuvées. En exécutant sans tarder les propo- sitions sur lesquelles l'accord s'est déjà fait, il deviendra possible de trouver un terrain d'entente en ce qui concerne ies autres mesures concrètes qui ont été pro- posées aux parties, ce qui consolidera les résultats déjà obtenus.
79. Le projet de résolution présenté par le Royaume- Uni a pour but essentiel de souligner que le Conseil de sécurité désire : premièrement, voir mettre en œuvre sans tarder les conventions déjà adoptées; deuxièmement, voir adopter au plus tôt les autres mesures prévues dans les résolutions du Conseil de sécurité et sur lesquelles l'accord ne s'est pas encore fait complètement. Je crois que c'est bien de cela qu'il s'agiL
82. Another important aspect of the draft resolution sponsored by the United Kingdom delegation is the pro- vision in operative paragraph 5 that, in carrying out his observation of the cease-fire pursuant ta the Security Council resolution of 11 August 1949 [8/1376, 11], the Chief of Staff of the Truce Supervision Organization should "report ta the Security Council whenever any action undertaken by one party to an annistice agreement constitutes a serious violation of that agreement or of the cease-fire, which in his opinion requires immediate con- sideration by the Security Council ". This, too, should he a strong deterrent ta any possible aggressive action from any quarter-and this, too, has the full support of the United States.
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83. Thus the task hefore the Securit'y Council today is to consolidate.the gains made by the Secretary-General in the agreements he has reached with the parties to prevent a recurrence of a situation such as prevailed earlier in the year. It seems fitting-in fact, it seems wise-to call upon the Secretary-General to make further efforts with the parties to that end.
M. If the Security Council agrees, as 1 am confident that it will, that the Secretary-General should continue to act in its behalf in accordance with the resolutions previously adopted, we will aIl be able to feel renewed confidence in the prospect of a peaceful solution of the Palestine problem in full accord with the principles and purposes of the United Nations Charter.
The Belgian delegation shares in the universally favour- able reaction created by the way in wich the Secre- tary-General has carried out the mission entrusted to him by the Security Council. The report before us [8/3596] is proof of Mr. Hammarskjold's experience, of his capacity to draw distinctions, ta recognize the various stages leading to the solution of a pmblem, and to avail himself of any opportunity for action.
86. It is clear from the report that non-compliance with the annistice agreements at this time is not the result of unwillingness on the part of the Governments concerned ta respect their obligations under those agreements. That is a mast important point. It is confinned by the fact that those Governments have been prepared to renew the obligations they had assumed before. The report points out that the situation is in the main due to the vagueness of the obligations laid down in the
82. Un autre aspect important du projet de résolution que présente la délégation du Royaume-Uni est la dispo- sition du paragraphe 5, selon lequel le Chef d'état-major de l'Organisme chargé de la surveillance de la trêve devrait, en continuant ,de s'assurer du respect de la sus- pension d'annes c{)nfonnément à la résolution du Conseil de sécurité du 11 août 1949 [8/1376, 11], «rendre compte au Conseil chaque fois qu'une initiative d'une partie à une convention d'annistice constitue une violation grave de ladite convention ou de la suspension d'annes et qu'il estinle que cette initiative exige un examen immédiat de la part du Conseil:t. Ce serait là un puissant obstade à toute action agressive d'où qu'elle vienne e~ cettè disposition a, elle auss~ l'appui total des Etats-Unis.
83. Ainsi, ce que le Conseil de sé(;Urité doit faire aujour- d'hui, c'est consolider les· résultats que le Secrétaire général a obtenus grâce aux accords qu'il a réalisés avec les parties en vue d'empêcher le retour d'une situation du genre de celle que nous avons connue au début de l'année. Il semble qu'il conviendrait - il parait même judicieux - de demander au Secrétaire général de faire de nouveaux efforts dans ce sens avec les parties· en présence.
84. Si le Conseil de sécurité accepte, et je suis persuadé que tel sera le cas, que le Secrétaire général continue à agir en son nom, confonnément aux résolutions adoptées précédemment, nous pourrons tous envisager avec une confiance renouvelée une solution pacifique de la question de Palestine, en complet accord avec les principes et les buts de la Charte des Nations Unies.
85. M. NISOT (Belgique): La délégation belge partage les sentiments qu'a suscités de toutes parts la manière dont le Secrétaire général s'est acquitté du mandat qui lui avait été confié par le Conseil de sécu- rité. Le rapport que nous avons sous les yeux [8/3596] confinne l'expérience de M. Hammarskjold, son aptitude à saisir les distinctions, à discerner les étapes favorables à la solution des problèmes, à mettre en valeur les pos- sibilités de réalisation.
86. Le rapport constate que l'inobservation des con- ventions d'annistice à i'heule actuelle ne tient pas AL! fait que les gouvernements intéressés ne seraient pas disposés à respecter les obligations issues de ces conventions. C. est là une constatation fondamentale. Elle se trouve vérifiée par la circonstance que les gouvernements ont tenu à réitérer les enr"~ements qu'ils avaient pris. Le rapport signale que la suuation provient dans une large mesure de l'imprécision des obligations prévues par les
87. Mr. Hammarskjold's report is very clear. It would he superfluous to go over all the points mentioned. But, without going into details, 1 should like to !'l~fer to the practical measures recommended which should prevent the recurrence of the regrettable incidents of the pasto Acr..ording ':0 the report, the Govemments con- œrned have stated that they would have no objections of principle to any of those measures.
88. The Secretary-Genera! concludes on a note of hope.
"1 believe that the present situation offers unique possibilities. If we have previously experienced chain reactions leading to a continuous deterioration of the situation, we may now have the possibility of starting a chain ('f reactions in the opposite direction." [8/3596, para. 106] That conviction should be especia!ty noted, for it is uttered by someone whose information bas been drawn from direct and immediate contact with the realities confronting us.'
89. The future lies with the Governments. Their spirit of collaboration and their devotion to peace have been manifested in the course of t;he negotiaêons. The United Kingdom draft resolution provides for the con- tinuation of the Secretary-General's good offices with them. They will certainly want ta take full advantage of Mr. Hammarskjold's help, which they have just learned to appreciate at its true woth.
The Security Council last met on 4 April 1956 to consider the Palestine situation. In the intervening period of practically eight weeks some events have taken place in the area that might weIl have given grounds for apprehension that the situation would deteriorate further in a most dangerous way. On the other hand, there have been important developments that aft'oid brighter hopes for the future.
91. In particular, we have aIl taken note of some steps that have been taken towards impI'C'ving understanding between those members of the Security Council which, under the Charter, have a prime responsibility for the maintenance of international peace and security. The Australian delegation hopes that we shall see in the debate on the matter now before the Couneil public expression of the increased realization and recognition of common responsibilities for the adoption by the Security Couneil of measures aiming at further relaxation of tension in the Palestine area.
?2. Another development that gives us ground for hope :s the measure oI success achieved by the Secretary- General in the dischargc of the mission entrusted to him by the Council in its resolution of 4 April 1956 [8/3575].
~fore Mr. Hammarskjold left on bis mission, 1 told him
1~ this Couneil [717th meeting] that he canied with him the full confidence of the Australian Government.
87. Le lappon de M. Hammarskjold est très clair. Il serait oiseux d'en relever tous les points. Qu'il me soit pennis, cependant, de mentionner, sans particulariser, les mesures pratiques préconisées dans le dessein de pré- venir le retour des incidents que nous avons eu à déplorer. Selon le rapport, les gouvernements intéressés ont déclaré qu'aucune de ces mesures ne soulevait de leur part d'objection de prineipe.
88. Le Secrétaire général conclut sur une note opti- miste: «Je suis persuadé que la situation présente offre des possibilités exceptionnelles. Si nous avons connu dans le passé des réactions en chaîne qui aboutissaient à une aggravation continue de la situation, nous pouvons entrevoir maintenant la possibilité d'amorcer une série de r&.«:tions en sens inverse:. [8/3596, par. 106]. Cette conviction s'impose particulièrement à l'attention, car elle est celle d'une personnalité qui a tiré ses ensei- gnements d'un contact direct et immédiat avec les réalités qui nous préoccupent.
89. L'avenir est entre les mains des gouvernements inté- ressés. Leur esprit de collaboration et leur attachement à la paix se sont manifestés au cours des négociations. Le projet de résolution du Royaume-Uni prévoit que les bons offices du Secrétaire général continueront à leur être assurés. Nul doute qu'ils ne veuillent tirer le plus grand parti de l'assistance de M. Hammarskjold, assis- tance dont ils viennent d'éprouver toute l'utilité.
90. M. WALKER (Australie) [traduit de l'anglais]: C'est le 4 avril 1956 que le Conseil s'est réuni la dernière fois pour examiner la situation en Palestine. Au cours de cette période intermédiaire de presque huit semaines, certains événements survenus dans la région pouvaient bien faire craindre que la situation ne continue à s'ag- graver très dangereusement. Par contre, certains faits importants font mieux augurer de l'avenir.
91. En particulier, nous avons tous pris acte de cer- taines mesures qui ont été prises pour développer la compréhension entre les membl:e5 du Conseil qui, d'après la Charte, ont au premier chef la responsabilité du main- tien de la paix et de la sécurité internationales. La délé- gation australienne espère que le débat sur la question dont le Conseil est saisi montrera à tous que les membres du Conseil comprennent toujours mieux la responsabilité qui leur incombe de prendre les mesures nécessaires pour atténuer encore la tension en Palestine.
92. Un autre fait qui nous permet d'espérer, c'est le succès de la mission que le Conseil a confiée au Secre- taire général par sa résolution du 4 avril 1956 [8/3575]. Avant que M. Hammarskjold parte pour accomplir cette mission, je lui ai dit, devant ce Conseil [71711 slance1 qu'il emportait avec lui toute la confiance du Gouver- nement australien. Je voudrais dire 2.ujourd'hui que cette
93. During Mr. Hammarskjold's absence from New York on this mission in the Middle East, 1 am sure that aIl memhers of the Security Cauneil here experienced a noticeable alleviation in the degree of anxiecy which the situation in the Middle East and the repetition of dan- gerous incidents keep continuously aIive in our minds. Although the basic causes of thill anxiety, which is felt by our Governments and by the people of the world, still emt, thanks to the efforts of the Secretary-General and to the co-operation of the Govemments in the area we are able today, with hope in our hearts, to approach the task of building further upon the results which the Secretary-General bas achieved.
94. We are all greatly encouraged by some sentences in the conclusion of Mr. Hammarskjold's report [8/3596], and in particular by'his feeli,,::; +ltat there is a general will 10 peace and his beiief that no.: present situation offers unique opport.101.:-
95. We attach particular importance to the assurances which the Secretary-General obtained from the parties of unconditional support of the, cease-fire, subject only ta the reservation of self-defence, as explained in the annexes to the report. This was an essential starting point for other steps towards reducing the existing tension. AustraIia is happy ta he able to contribute in some small way to t.lte United Nations machinery to deal with local incidents, and the Australlan Govemment has accordingly responded to the Secretary-General's request to provide four military ofIicers ta serve as observers under the Chief of Staff of the United Nations Truce Supervision Organization.
96. 1 do not propose ta comment at this stage at any length upon the provisions of the United Kingdom draft resolution that is hefore us [S/3600/Rev.11 but sha!! reserve any remarks on points of detail for a later stage in our discussion. 1 do wish to say, however, that the Australian Govemment welcomes and will support the general ideas which the draft resolution endeavours to express.
97. As 1 see it, the underlying idea in the draft reso- lution is that, 1argely as a result of. the Secretary- General's efforts and the goodwill of the parties, the Palestine situation, which if anything bas tended to de- teriof'ate in recent years, is now beginning to show signs of some slight improvement and may even hold possi- bilities for considerable improvement. There continues ID exist, of course, an attitude of great suspicion among the parties ta the Palestine question, and very great difficulties stand in the way of finding a settlement, but it is clearly the duty of the United Nations and of the countries of the Middle East to seize the opportunity that is now presented to us to reduce very greatly, and
93. Pendant la durée de l'absence de M. Hammarskjold, je suis certain que tous les membres du Conseil de sécu- rité ont vu diminuer sensiblement d'intensité l'anxiété qu'ils éprouvaient devant la situation existant dans le Moyen-Orient et devant la répétition des dangereux incidents qui se produisaient dans cette région. Bien que les raiSQns de cette anxiété, éprouvée par nos gouver- nements et par tous les peuples du monde, subsistent encore, nous pouvons aujourd'hui, grâce aux efforts déployés par le Secrétaire général et à la collaboration que lui ont apportée les gouvernements de la région, entreprendre de bâtir, avec espoir, sur les' résultats qu'il a obtenus.
94. Nous sommes tous fortement encouragés par cer- taines conclusions du rapport de M. Hammarskjold [S/3596], et notamment par le sentiment éprouvé par le Secrétaire général que la volonté de paix est générale et que la situation présente offre des possibilités excep- tionnelles.
95. Nous attribuons une importance particulière aux assurances que le Secrétaire général a obtenues des parties, assurances selon lesquelles les parties respecteront llans condItions la supension d'armes, sous réserve seu- lement du droit de légitime défense, comme il est expliqué dans les annexes du rapport. C'est là un point de départ essentiel si l'on veut prendre de nouvelles mesures pour atténuer la tension. L'Australie est heu- reuse de pouvoir contribuer modestement au mécanisme de l'Organisation des Nations Unies prévu pour le règlement des incidents locaux et c'est dans cet esprit que le Gouvernement australien a répondu au Secrétaire général quand celui-ci a demandé de fournir quatre officiers qui serviront d'observateurs sous les ordres du Chef d'état-major de l'Organisme chargé de la surveil- lance de la trêve.
96. Je n'ai pas l'intention de faire, à l'heure actuelle, des observations détaillées sur les dispositions du projet de résolution du Royaume-U!'i dont nous sommes saisis [S/3600/Rev.l] ;Je réservai pour plus tard mes observations concernant des question de détail. Je tiens cependant à dire que le Gouvernement australien ap- prouve les idées générales que contient le projet de réso- lution et qu'il les appuiera.
97. A mon sens, l'idée dominante du projet de réso- lution est la suivante: grâce surtout aux efforts du Secrétaire général et à la bonne volonté des parties, la situation en Palestine, qui a plutôt eu tendance à empirer au cours des dernières années, commence maintenant à s'améliorer légèrement et il est même possible que ce progrès devienne beaucoup plus prononcé. Les parties à la question de Palestine continuent, bien entendu, à se montrer extrêmement méfiantes et il faudra résoudre d'énormes difficultés avant de pouvoir aboutir à un règlement; mais l'Organisation des Nations Unies et les pays du Moyen-Orient sont indubitablement tenus de saisir l'occasion qui s'offre actuellement de réduire consi-
99. Je suis persuadé que toutes les parties en cause comprendront bientôt que le fait de prolonger le dif- férend de Palestine, qui non seulement bloque les res- sources dont la région a un besoin urgent pour son développement économique mais aussi fait obstacle à l'aide internationale, est un luxe que le Moyen-Orient, comme d'ailleurs le monde entier, ne peut plus se payer.
99. Surely the time cannot he far distant when all concerned wili reaIize that the continuation of the Palestine dispute, which not only ties up resources that are urgently needed for the expansion of economic de- velopment but also imposes a barrier in the way of inter- national assistânce, is a. luxury which the Middle East, and for that matter the whole world, cannot continue to afford.
100. D'année en année, il est de plus en plus clair que le différend de Palestine est un anarhronisme qui ne pré'lente que des inconvénients. Il n'est peut-être pas téméraire de souhaiter que, dès maintenant, les gou- vernements de la région se rendent compte de la situation et que leurs peuples, qui devinent qu'elle est près de changer radicalement, espèrent qu'on réduira les soucis et les charges matérielles que la prolongation du différend leur impose.
100. As year follows year, the Palestine dispute becomes more and more plainly an anachronism and a handicap. Perhaps it is not too much to hope that tl!e Governments of the area already realize this and that their peoples, who also sense intuitively that great changes are afoot, may already he hoping for some alleviation of the anxietieS and material burdens which the continuation of the dispute imposes upon them.
101. L'Organisation des Nations Unies a été créée non seulement pour prevenir les maux, mais aussi pour favoriser positivement le bien-être de l'humanité. Au cours des derniers mois, on a souvent dit que les évé- nements de Palestine et des pays environnants risquaient de déclencher une guelTe générale, la plus grande calamité de notre époque. Aujourd'hui, nous demandons aux gouvernements qui sont parties au différend de Palestine non seulement de collaborer à la. mise en œuvre des mesures tendant à réduire les risques de guerre, mais aussi d'aider à créer des conditions qui per- mettront aux peuples de leurs pays de prendre leur part des avantages matériels que les progrès de la science et de la technique mettent à la portée de chaque pays qui est disposé à vivre en paix avec ses voisins.
101. The United Nations bas been established not only to prevent evils but also actively to promote the weHare of mankind. There has been much talk in recent months of the risk that developments in and around Palestine could lead to that greatest of all modem horran, a la.-ge-scaIe war. Today we seek the c0- operation of the Governments parties to the Palestine dispute, not only in taking measures designed to reduce the risk of war, but also in creating the cOD,ditions that will enable the peoples of their c-Ol.mtries ta sb..are in the material benefits which the onward march of science and technology are bringing within the grasp of every country that is prepared to live in peace with its neighbours.
My delegation has studied, with the attention they deserve, the Secretary-General's reports [8/3594 and S/3596] pursuant to the Council resolution of 4 April 1956 on the Palestine question [8/3575]. We have also followed with great interest the Secretary-General's nego- tiatioDs with the Govemments concerned.
102. M. ABDOH (Iran) : Ma délégation a étudié avec l'attention qu'ils méritent les rapports du Secrétaire général [8/3594 ~t 8/3596] présentés en exécution de la résolution du Conseil du 4 avril 1956 [8/3575], concernant la question de Palestine. Nous avons éga;. lement suivi avec beaucoup d'intérêt les négociations menées par le Secrétaire général avec les gouvernements intéressés.
104. We were also struck by the candour and tact with which he 'llndertook negotiations with the Govem- ments concemed; that attitude helped greatly both to srengthen the well merited confidence which the parties concerned had in him and to create a favourable atmos- phere in which the distrust between the parties could be reduced.
105. Happily we can see today that definite progress has been accomplished by dint of the Secretary-General's efforts and thanks to the goodwill shown by the parties concerned. Thus tension has been appreciably reduced on the demaœation lines; assurances have been given by the Govemments concerned regarding the cessation of hostilities, and these assurances have been honoured; and effective measures have been taken to ensure the complete observance of the annistice agreements.
106. The Secretary~General has th'lS been able to afford the Govemments concerned his valuable co- operation in order to decrease their mutual distrust and to find common ground for agreement, thus opening the way to a new and fruitful stage in the L~velopment of relations between them.
107. We must also stress the great service which the Secretary-General has rendered the United Nations by showing that the Organization is equal to itl; task and able to discharge its functions in respect of peace and conciliation in .'10 far as its Members are willing to place confidence in it and make use of it to improve even those situations which present the greatest threat to world peace.
108. We must stress the importance of the statements concerning the assurances that the cease-fire will be respected, for the cease-fire represents one of the fun- damental clauses of the annistice agreements and without it no useful effort can be made in this direction.
109. The statements relating to the cease-fire are important from the point of view of principle because, unlike the assurances of a purely local nature given by the military commanders, they have been confirmed by Member States of the United Nations in documents addressed to the Secretary-General in his capacity as representative of the Security Council.
104. Nous avons également été frappés par la franchise et le tact avec lesquels il a entamé les négociations avec les gouvernements intéressés; ce qui a contribué :é11'- gement, non seulement à renforcer la confiance méritée que les li<uties avaient en lui, mais encore à établir un climat favorable, de nature à diminuer la méfiance qui existait entre les parties.
105. Heureusement, nous POUVül1S constater aujour- d'hui que des progrès certains ont été accomplis grâce aux efforts du Secrétaire général et à la bonne volonté dont les parties ont fait preuve. Ainsi, la tension a été sensiblement réduite sur les lignes de démarcation; des assurances ont été données de la part des gouvernements intéressés au sujet de la suspension d'annes, assurances qui ont été respectées; des mesures efficaces ont été éga- lement prises afin d'assurer la mise en œuvre intégrale des conventions d'annistice.
106. Le Secrétaire général a pu ainsi apporter aux gouvernements intéressés sa précieuse coopération afin de diminuer leur méfiance réciproque et de découvrir des terrains d'entente, ouvrant ainsi la porte à une nouvelle et fructueuse évolution dans leurs relations.
107. Il convient aussi de souligner le grand service que vient de rendre le Secrétaire général à l'Organisation des Nations Unies en démontrant qu'elle est à la hauteur de sa tâche et qu'elle est en mesure de remplir ses fonctions de paix et de conciliation, pour autant que ses membres veuillent bien lui iaire confiance et avoiJ- recours à elle pour améliorer les situations même les pius dangereuses pour la paix mondiale.
108. Nous ne pouvons pas nous empêcher d'insister sur l'importance àec; déclarations relatives à l'assurance de respecter la suspension d'armes, suspension, dis-je, qui constitue l'une des clauses fondamentales des conventions d'armistice, et sans l'observation de laquelle aucun effort dans cette voie ne pourrait s'avérer utile.
109. Les déclarations relatives à la suspension d'armes ont d'abord une importance sur le plan des principes, parce que, à la différence. des déclarations de caractère local faites par les chefs militaires, elles ont été confirmées par des Etats Membres de l'Organisation des Nations Unies dans des documents adressés au Secrétaire général en sa qualité, en quelque sorte, de reDrésentant du 1 Conseil de sécurité.
111. In this connexion, we note with satisfaction the assurances given by ail the parties concerned that they will observe the provisions of the armistice agreements, subject to reciprocity. We also note with sa'âsfaction that the efforts made by the Secretary-General to defi11.e the scope of the obligatiQns assumed by the parties under the annistice agreements have prove<! frnitful.
112. 1t must he noted that the vagueness of some of the obligations assumed by the parties has often given rise to incidents and may he regarded as one of the causes of the disquieting situation which has prevailed and might recur in that area.
113. The assurances obtained from the Govemments of Egypt and Israel concerning the adoption of strong measures to prevent crossings of the demarcation lin.e, despite the uncertainty to which some clauses of the Egyptian-Israeli General Armistice Agreementl have given rise, must be regarded as a step towards the prevention of incidents likely to endanger the cease-fire.
114. It should also be noted, as the Secretary-General's report shows, that the armistice agreements do not provide for every contingency. In particular, the agreel7lents do not provide for any procedure for t:."te handling of conflicts covered by the general clauses. In this connexion, we agree with the Secretary-General that the parties concerned should he induced to study the pos- sibility of establishing special procedural arrangements to remedy such a serious deficiency.
115. While 1 have no intention of dealing in detail with aU aspects of the report submittf..d on the question of respect for the armistice agreements, 1 should like to pobt out that the study of the Secretary-General's report leads us to the following conclusions on bis subject.
116. In the first place, by obtaining assurances regarding the cease-fire, the Secretary-General has succeeded ID re- storing the conditions under which fun compliance with the armistice agreements can be secured, provided all the parties concerned are willing to continue to display good- will.
117. In the second place, the positive results the Secretary-General has achieved will have to he sup- plemented by other measures envisaged in his report. In this connexion, we sho111d like to stress the importance of ensuring complete freedom of movement for United Nations observers, and of carrying out the proposaIs made by General Burns; those proposaIs in so far as Ù'ey relate to local arrangements, are supported by [ne secretary-General.
'17. En deuxième lieu, les résultats concrets qu'a obtenus le Secrétaire général devront être complétés par d'autres mesures envisagées dans son rapport. A ce sujet, nous tenons à sOH~igner combien il est important d'assurer la pleine liberté de mouvement de:. observateurs des Nations Unies, et d'appliquer les propositions faites par le général Burns, propositions appuyées par le Secrétaire général en ce qui concerne les arrangements locaux.
1 Documents ojfidels du Conseil de sécurité, quatrième a;'Jnée, Supplément spécial n.0 3.
111. A ce propos, nous constatons avec satisfaction les assurances données par toutes les parties intéressées d'ob- server les dispositimlS des conv~ntions d'armistice sur llne base de réciprocité. Nous notons aussi avec satisfaction que les efforts faits par le Sec~taire général en vue de préciser la portée des obligations que les parties ont assumées en vertu de ces conventions se sont avérés fructueux.
112. En effet, il est à noter que l'imprécision de cer- taines obligations assumées par les parties a souvent suscité des incidents et qu'eHe peut être considérée comme l'une des causes de la situation inquiétante qui régnait dans la région et qui risque de se produire à nouveau.
113. Les assurances obtenues du Gouvernement de l'Egypte et de celui d'Israël au sujet de l'adoption de mesures énergiques contre le franchissement de la ligne de démarcation, en dépit de l'incertitude qu'ont suscitée certaines clauses de la Corivention d'armistice général entre l'Egypte et Israël \ doivent considérées comme le début d'une étape où l'on parviendrait à empêcher le renouvellement des incidents susceptibies de com- promettre la suspension d'armes.
114. Il est à noter également, comme il ressort du rapport du Secrétaire général, que tout n'a pas étf> prévu dans les conventions d'armistice. Ces dernières ne prévoient notamment aucune procédure en vue de régler les différends relatifs aux clauses générales. A ce sujet, nous sommes d'accord avec le Secrétaire général pour affinner qu'il serait souhaitable que les parties intéressées soient amenées à étudier la possibilité d'établir des pro- cédures particulières en vue de combler cette lacune sérieuse.
115. Tout en n'ayant pas l'intention de traiter en détail tous les aspects des rapports soumis sur la question du respect des oonvent'·)ns d'armistice, l'étude du rapport du Secrétaire général nous amène aux conclusions suivantes.
116. En premier lieu, le Secrétaire général, en obtenant l'assurance relative à la. suspension d'armes, est parvenu à rétablir les conditions dans lesquelles le respect des conventions d'armistice pourrait être observé d'une façon intégrale, si toutes les parties intéressées voulaient bien continuer à faire preuve de bonne volonté.
120. In the light of these considerations, my delegation will he able to accept any draft resolution which, firstly, expresse the Security Couneil's appreciation to the Secretary-General and the parties for the progress thus achieved; secondly, requests the parties concerned to carry out the measures already agreed upon and to give effect to other practical proposaIs designed to secure full compliance with the armistice agreements; and, thirdly, requests the Secretary-General ta continue his efforts to secure the full implementation of the atmistice agree- ments. We consider that the Secretary-General must he able to give continuing assistance to the States Memhers concerned to facilitate full compli3Ilce with the armistice agreements.
121. With regard to the draft resolution submitted by the United Kingdom delegation [S/3560/Rev.l], my delegation is in agreement in principle with the points which coincide with those 1 have just mentioned, but may have certain suggestions to make at a later stage in the discussion.
The delegation of Cuba wishes to pay a public tribute to the Secretary-Generai for the work he bas done. . Mr. Hammarskjold is daily acquiring greater moral authority throughout the world by l-eason of his obvious impartiality and because he is a statesman who fully understands what practical soiutions can De found for the serious problems with which the Security Council is concerned.
123. My country is in agreement, in principle and in general, with the draft resolution submitted by the United Kingdom reprê!entative. Tt considen that the draft is wisely wordcd, that it corresponds to the situa- tion obtaining in the Middle East and that it is obviously aimed at securing, not only a further reduction of tension, but the elimination of tension in the fairly near future.
124. We do not consider that it would he appropriate' in our statement today ta stress the views we have ex- pressed at previous meetings of :he Council. We must say, however, that we heartily agree with the opinion expressed by the Secretary-General in his report when he says: "This last pattern is obviously the new state of affairs towards which any effort to re-establish the full and integral implementation of the atmistice agreements must aim. The target can he reached on two conditions: the first one heing the re-establish- ment, as a starting point for a new development, of full compliance with the armistice agreements; the
120. A la Iun.ière de ces considérations, ma délégation sera à même d'accepter tout projet de résolution qui: premièrement, exprimerait l'appréciation du Conseil de sécurité au Secrétaire général et aux parties pour les progrès ainsi réalisés; deuxièmement, demanderait aux parties d'appliquer les mesures déjà convenues et de donner effet aux autres propositions pratiques en vue de l'observation intégrale des conventions d'armistice; troi· sièmement, demanderait au Secrétaire général de continuer ses efforts dans la mise en œuvre intégrale des conventions d'armistice. En effet, nous estimons néces· saire que le Secrétaire général puisse apporter une aide continue aux Etats Membres intéressés, pour leur faci- liter l'application intégrale des conventions d'armistice.
121. Quant au projet de résolution présenté par la délé- gation du Royaume-Uni [3600/Rev.l1 tout en exprimant nc.tre accord de principe sur les points qui coincident avec ceux que je viens d'~xposer, ma délé- gation pourrait être amenée à faire certaines suggestions à un stade ultérieur des débats.
122. M. NUNEZ PORTUONDO (Cuba) [traduit de l'espagnoIj: La délégation cubaine tient à rendre un homnlage public au Secrétaire général pour l'œuvre qu'il a accomplie. Il convient de déclarer que, chaque jour, M. Hammarskjold acquiert une autorité morale plus grande parmi tous les peuples de la terre en raison de l'impartialité dont il fait preuve et parce qu'il es. un homme d'Etat parfaitement conscient des solutions pra- tiques qu'il est possible d'apporter aux graves problèmes sur lesquels se penche le Conseil de sécurité.
123. Le Gouvernement cubain approuve, en principe, les grandes lignes du projet de résolution soumis par le représentant du Royaume-Uni. Il estime que ce projet est rédigé avec prudence, qu'il répond bien à ia .iituation qui règne dans le Moyen-Orient et qu'il vise manifes- tement à réaliser non seulement une nouvelle atténuation de la tension, mais encore à faire disparaître cette tension dans un avenir plus ou moins rapproché.
124. Nous estimons qu'il ne serait pas opportun d'in· sister dans notre intervention d'aujourd'hui sur les vues que nous avons exposées à des séances antérieures du Conseil. Néanmoins, nous devons déclarer que nous avons accueilli avec satisfaction l'opinion que le Secrétaire général a exprimée dans son rapport en ces termes : « C'est à cette dernière manière d'agir qu'il faut viser en revenant à l'application pleine et entière des con- ventions d'armistice. On peut y parvenir à deux conditions : en premier lieu, comme point de départ pour un nouveau progrès, il faut rétablir l'observation intégrale des conventions d'anaistice; en deuxième lieu, il faut s'efforcer d'améliorer, sur le plan général,
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126. The United N::ltions Charter not only givcs the States Members rights: it imposes upon them inescapable duties. The fulfilment of those duties often involves the sacrifice of cherished opinions. What makes it very difficuÏt to reach a pennanent agreement is failure to recognize the facts, failure to consider the fundamental aspects of the problem, which can he resolved only by mutuaI concessions in accordance with the spirit of the United ~J'ations Châïteï.
126. La Cham des Nations Unies nous reconnaît des droits en tant qu'Etats Membres, mais elle nous impose aus.,i des devoirs auxquels nous ne pouvons nous sous- traire. Bien souvent, il faut sacrifier des opinions qui nous sont chères pour satisfaire à ces devoirs. Ce qui rend très difficile la réalisation d'un accord pennanent, c'est la méconnaissance des réalités, c'est l'erreur qui consiste à laisser de côté les aspects fondamentaux du problème, dünt la solution ne peut être trouvée que grâce à des concessi.ons mutuelles, confonnément à l'esprit de la Charte de notre organisation.
127. My delegation hopes that the results achieved by the Secretary-General will lead to a lasting peace and undcrstanding between an the parties concerned. The prev('ntion of war is the duty of the United Nations, and in the achievement of this noble end it must have the detennined support of all Member States, particularly the great Powers.
127. La délégation cubaine fonne des vœux pour que les résultats que le Secrétaire généra! a obtenus per- mettent d'atteindre un état de paix dmable et d'entente cntre toutes les pa..-ties. C'est le devoir de l'Organisation des Nations Unies d'évite.. la guerre, et, pour péUVenir à cette noble fin, elle doit compter sur l'appui résolu de tous les Eta~ Memhres, notam..YDent des grandes puissances.
128. M. BELAUNDE (Pérou) [traduit de l'espagnol] : Malgré l'heure tardive. je crois que, pour remplir un devoir de justice et de courtoisie, il me faut exprimer brièvement mon opinion sur les documents dont le Conseil est saisi: le rapport du Secretaire général [S/3596] et le projet de résolution du Royaume-Uni [S/3600jRev.l].
Despite the lateness of the hour r think it my ùuty, in the interests of fairness and courtesy, briefly to express my opinion on the documents before the Council, namely, the Secretary-General's report [8/3596] and the draft resolution submitted by the United Kingdom [S/3600/Rev.1].
129. Au moment critique où la tension dans le Moyen- ,", •••• o. -. • , _·1"1·.' _ _,_r vnent atteIgnaIt son maxunum, Qeux PU511IUWlt:lS Il Ul- fraient au C~nseil de sécurité: il pouvait soit affinner sa compétence reconnue et clairement établie et prendre toutes les mesures autorisées par la Charte, soit chercher, avec tact et délicatesse, à opérer un rapprochement entre les parties en se faisant représenter sur place par le Secrétaire général de l'Organisation des Nations Unies, chargé d'une mission solennelle et officielle.
129. When tension in the Middle East rose to its peak, there were two courses open to the Security CounciI: either it could affirm its clear and firmly established jursdiction and take all the measures to which it was entitled under the Charter; or it could in a more subtle and delicate way seek to bring tne parties together by sending the Secretary-General of the United Nations to the area as its representative, entrusted with a solemn and fonnal mission.
130. II est évident que le Conseil de sécurité peut exercer ses fonctions juridiques et politiques avec fermeté et même d'une manière radicale; il peut aussi le faire en opérant un rapprochement entre les parties et en les amenant à la conciliation. La délégation des Etats-Unie; a eu une excellente idée lorsqu'elle a proposé au Conseil de sécurité de suivre cette dernière méthode sans diminuer en rien la compétence entière du Conseil tant à l'égard des incidents qui se sont produits qu'à l'égard de cell:-1i: qui pourraient surv~ nir. En remplissant son mandat, le Secrétaire général a fait appel au plus haut point à la
130. Obviously, the juridical and political funetions of the Council can he discharged firmly, and even severely, or they can be carried out by means of a process of bringing the parties together and conciliating them. The United States delegation had the admirable idea of proposing to the Security Council the second course, which in no way impairs the full jurisdiction of thp Council in respect not"only of past but of po"..sible future incidents. In fullfilling this mandate, the Secretary General has made full use of his wisdom, prudence and understanding in reaching the agreement recordf~d in
132. At the same time, in the light of the facts and the documents, we must also paya just and well-earned tribute to the attitude of the Governments concerned, which have once more affirmed their will to peace and their determination to compiy with the armistice agreements.
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133. As always, in such cases, the result achieved is greater than it appears, and represents not only a hope for the future but a movement, a momentum-to use the Latin word which has passed into English-on which wc may base sorne hope. It wûuld nût he appropriate at this stage to analyse the other aspects of the Secretary- General'! report, for, besides stating the facts and re- lating the success of his efforts, it descrihes problems and viewpoints, of the greatest interest to us, as to the possi- bilities-some favourable and others unfavourable-for the future.
134. The Secretary-General's report also provides a very interesting interpretation, which the Council must take into account, of the Council's own resolutions. For the jurist, and above aIl with regard to the legal aspect of the life of the United Nations, it provides something more: an interpretation of the Charter and of the Council's functions. It is not, however, for the I~ruvian delegation to analyse these aspecb of the Secretary- General's report at this stage. Wc are concerned with the political problem and the results achieved; ..nd, most of all, we wish to detennine, to crystailize, to fix the Council's decision not only from the retrospective stand- point, by paying due recognition to the Secretary- General's work and due tribute to the Governments concerned, but also by assessing so far as possibie what we may term the stock of peace which the Secretary- Geneml's mission has provided.
135. It was essential, after the report had been prese:l- ted and the Council convened, that this state of opinion shoulà he crystallized, and that the Council, with its high authority, should endorse the results of the Secretary- General's mission, set the seal of its high authority on many of his recommendations, and reaffirm sorne measures previously provided for in earlier resolutions zdopted in virtue of the powers conferred on the Security Council by the Charter.
136. This task has, 1 feel, been fittingly discharged by the United Kingàom delegation in prcscnting the draft resolution we now have before us. 1 do not have tune to deal with it as fully as it deserves. Howcver, in the light of the text and the concise, conciliatory and compre-
132. En même temps, les faits exposés et les documents produits nous amènent à faire lm éloge juste et mérité de l'attitude des gouvernements intéressés, qui ont affirmé une fois de plus lem volonté de paix et leur décision de respecter les conventk"- d'armistice.
133. Le résultat obtenu, comme toujours en pareil cas, dépasse les apparences et représente non seulement un espoir pour l'avenir, mais aussi un élan, une sorte de momentum - pour employer un mot latin qui a droit de cité dans la langue anglaise - sur lequel nous pouvons fonder certains espoirs. Ce n'est pas le moment d'analyser les autres aspects du rapport, car, en plus d'un exposé des faits et des résultats obtenus par le Secrétaire général, le rapport c01nporte une description de pro- blèmes et de points de vue pour nous du plus haut intérêt, relatifs aux possibilités, les unes favorables et les autres défavorables, qu'offre l'avenir.
134. Le rapport du Secrétaire général comporte éga- lement une interprétation fort intéressante, dont le Conseil doit tenir compte, des résolutions du Conseii de sécurité. Au juriste, et surtout en ce qui concerne l'aspect juridique intéressant l'Organisation des Nations Unies, il apporte quelque chose de plus : une interprétation de la Charte et des fonctions du Conseil de sécurité. La délé- gation du PéI'oU n'entend pas cependant, à l'heure actuelle, analyser ces aspects du rapport du Secrétaire général. Ce qui nous intéresse, c'est le problème politique et les résultats obtenus. Ce que nous voulons surtout, c'est concrétiser, cristalliser et formuler l'opinion du Conseil, non seulement du point de vue rétrospectif, ~n rendant hommage à l'œuvre du Secrétaire général et à l'aii.itüde des gOllvernemenre intéressés, Tllai5 aussi en évaluant, dans toute la mesure du possible, ce que l'on pourrait appeler le capital de paix que la mission du Secrétaire général nous a apporté. 135. Il était indispensable que, après la présentation du rapport du Secrétaire général et la convocation du Conseil, se cristallise l'état d'esprit dans lequel le Conseil, avec sa haute autorité, entérinera les résultats de la mission du Secrétaire général, apposera le sceau de sa haute autorité et de nombre de ses recommandations, et réaffinnera certaines mesures qu'il avait déjà prises dans des résolutions antérieures et en vertu des pouvoirs que lui confère la Charte.
136. Selon moi, c'est la tâche qu'a rempli de façon fort opportune la délégation du Royaume-Uni en nous pré-
1 sentant le projet de résolution dont nous sommes saisis. Le temps me manque en ce moment pour lui accorder
1 toute l'attention qu'il mérite. Cependant, si l'on consi-
lesque~;, nous aurions pu soulever d~s objections .ont été supprimés dans une seconde versIon du projet.
137. It is obvious that at this time the Council must approve and commend the Secretary-General's action by paying him a special tribute, and at the same time com- mend and encourage the peaceful attitude of the countries concerned. 1t is also obvious, as other delegations have recognized, that the Coundl must affirm the right of its appointed observers to full freedom of movement in aIl areas along the armistice demarcation lines, in the demilitarized zones and in the defensive areas. And it is obvious, !astly, that an appeal must be made to the parties to complete the work already done by fulfilling the provisions of previous resolutions.
137. Il est évident qu'à l'heure actuelle le Conseil doit approuver et féliciter le Secretaire général, en lui rendant un hommage tout particulier, et en même temps approuver et encourager les dispositions pacifiques dont font preuve les pays intéressés. Il est également évident - comme l'ont reconnu d'autres délégations - que le Conseil doit affirmer le droit de ses observateurs à la pleine liberté de mouvement dans les zones contiguës aux lignes de démarcation de l'armistice, dans les zones démilitarisées et dans les zones défensives. Enfin, il est clair qu'il convient de faire appel aux parties pour qu'elles complètent l'œuvre réalisée en se confonnant aux autres dispositions qui ont été énoncées dans des réso- lutions antérieures.
138. Finaily, 1 see no objection to the Secretary-Gene- ral's continuing his good offices with the parties. As the United Kingdom representative has 50 rightly said, tbis is not a question of renewing a mandate or of entrusting the Secretary-General with a new mission which would imply, say, a new voyage or new negotiations Oil the Hnes of thosc which have already taken place. But it is clear that the Sect'etary-General !las acquired a very intimate knowledge of the problem and an authority which is recognized by al!, and nothing could he more pïOper than that he should continue to make his good offices available to the parties. This is not only in the spirit of the resolution previously approved [8/3575], but 1 venture to say it is in the spirit of the Charter, wbich has conferred on the Secretary-General the task of keeping watch on threats to the peace.
138. Pour terminer, je ne crois pas qu'il y ait d'incon- vénient à ce que le Secrétaire général se tienne comme par le passé à la disposition des parti~..Comme .l'a si bien dit le représentant du Royaume-Um, il ne s'agtt pas de renouveler un mandat, de confier une mission qui implique pour ainsi dire un nouveau voyage, ou de nou- veiles négociations semblables à celles qui ont déjà été effectuées. Il est évident toutefois que le Secrétaire général a acquis une ,connaissance très appro~ondie du problème, une autorité reconnue par tous, et 11 est par~ faitement légitime qu'il se tienne à la disposition des parties pour s'acquitter d'une mission de bons offices. Une telle décision serait non seulement confonne à l'esprit de la résolution adoptée antérieurement [8/3575], mais encore - si j'ose dire - l'esprit de la Charte, qui a assigné au Secrétaire général la mission de veiller à la
sauv~garde de la paix.
139. For these reasons, my delegation supports the United Kingdom draft resolution in principle. In the course of the debate we shall have further comments to make and take a definite position in regard to points of dp.taiJ.
139. Pour ces raisons, la délégation du Pérou se pro- nonce en principe en faveur du projet de résolution présenté par la délégation du Royaume-Uni. Elle se réserve le droit de faire quelques observations et de se --------- -J~.t:_=~ __ _. _._ ...1..... -_:_..... de ,.i~..~:1 ~... PJ.VJ.1VIU...tJ1. Uc:1UUUV .lll .a..I&. .,~ 110.4","" ,t'V'u... t,.,;) -',",W4&& __ cours du débat.
140. 1 do not wish to conclude my remarks without re- ferring to an idea which is general Iy held and which has been stressed most eloquently by the Secretary-General in his report. There is in life a principle of recipro- city which might also he called a principle of reper- cussion; one evil act or violation leads to other violations and other gui1ty and punishable acts. But this chain reaction towards evil is offset by what we might cali a chain reaction towards good. A friendly gesture, an understanding attitude and a disposition to peace happily gencrate a like disposition, and it is to he hoped that sorne such progressive chain reaction will take place. That is the hope expressed by the Secretary-General and shared by the delegation of Peru.
140. Je ne voudrais pas conclure sans mentionner une idée que tout le monde a présente à l'esprit et qui a été exprimée avec tant d'éloquence par le Secrétaire général dans son rapport. Il existe dans la vie un principe de réciprocité, que nous pourrions appeler aussi le principe de la répercussion. Une mauvaise action, une violation, entraînent d'autres violations et d'autres actes punis- sables et répréhensibles. Mais, s'il y a une répercussion du mal, il y a aussi une réciprocité et une répercussion du bien. Un geste amical, une attitude compréhensive, une disposition d'esprit pacifique, créent d'heureuses dispo- sitions analogues et l'on peut espérer que ces répercussions iront s'amplifiant. Tel est l'espoir que le Secrétaire général a exprimé et qu'exorime également la délégation du Pérou.
The meeting rose at 6 p.m.
La séance est levée à 18 heures.