S/PV.728 Security Council

Monday, June 4, 1956 — Session 11, Meeting 728 — New York — UN Document ↗

SECURITY COUReiL OFFICIAL RECORDS

ELEVENTH YEAR
ONZIÈME ANNÉE
NEW YORK
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Les cotes des documents de l'Organisation des Nations Unies se composent de lettres majwcules et de chiffres. La simple mention d'une cote dans un texte signifie qu'il s'agit d'un document de l'Organisation.
The agenda was adopted.
At the invitation of the President, Mr. Loutfi" repre- sentative of Egypt, Mr. Eban, representative of Israel, Mr. Ri/a'i, repyesentative of Jordan, Mr. Ammoun, re- presentative of Lebanon, and Mr. Shukairy, represen- tative of Syria, took places at the Security Couneil table.
The Security Council has before it a draft resolution proposed by the delegation of the United Kingdom [S/3600/Rev.2], upon which we have had quite an extended discussion. In the course of this discussion, an amendment has lY~en proposed by the re- presentative of Iran [S/3602] which would involve the deletion of the sixth paragraph of the preamble of the draft resolution. 2. 1 have no further speakers on my list and 1 would therefore propose, unless any member of the Council desires to speak, that we proceed to a vote on the amend- ment proposed by the representative of Il'""dJ}. Président: M. E. R. WALKER (Australie). Présents: Les représentants des pays suivants: Aus- tralie, Belgique, Chiœ, Cuba, P'raDœ, ~. Pérou, Union des Républiques socialistes soviétiques, Royaume- Uni de Grande-Bretagne et d'Irlande du Nord, Etats- Unis d'Amérique, Yougoslavie. Ordre dn jour provisoire (5/Agenda /728) 1. Adoptioa de l'ordre du jour. 2. Question de Palestine : suite donnée aux conventions d'a:crnistice général et aux résolu.tions adoptées par le Conseil de sécurité pendant l'année écoulée : a) Rapport du Secrétaire général, adressé au Conseil de sécUrité en exécution de la résolution du Conseil du 4 avril 1956, concernant la question de Palestine. Adoption de l'ordre du jour Question de Palestine: 8uite donnée aux oon"{entions d'armistice g~néi'ai et aux résolutions aûoptée8 par le Conseil de sécurité pendant l'BDDée écoulée (S /3561) : . Rapport du Secrétaire ~néraI, adressé au Conl!leil de sécurité en exécution de la ftfJOlntioD dn CollM'liI du 4, ii..rJ 1956~conœmiiilt la q7aestion de Palestine (5/3596). 1. Le PT ~SIDENT (traduit de l'anglais) : Le Conseil de sécurité est saisi d'un projet de résolution pr&enté par la délégation du Royaume-Uni [S/3600/Rev.t], qui a fait l'objet d'un débat assez prolongé. Au cours de ce débat, le représentant de l'Iran a proposé un amen- dement [S/3602] qui aurait pour effet de supprimer le sixième considérant du projet de résolution. 2. Aucun autre orateur n'étant inscrit sur ma liste, je propose, à moins qu'un membre du Conseil ne désire prendre la parole, de mettre aux voix l'amendement du représentant de l'Iran. 4. 1 listened, as 1 always do, with the greatest respect to what Mr. Abdoh had to say. At this stage, 1 should simply like ta say that, in the interests of unanimity and in response to the plea from the representative of Iran, at the meeting of the Council on 1 June [727th meeting1 l am willing to accept the lranian amendment. 1 have noted the statements by members of the Couneil that to do this would permit a ummimous vote on the draft resolution. 5. The acceptance of this amendment entails a conse- quential amendment of the seven~'~ p?~ph, which, if left unamenàed, would not mr',e sense. 1 think that members of the Council will re;.dily agree that the neat- est way to accompli.ili the necessary change would be to have the seventh paragraph read as follows: "Believing that further progress should now he made in consolidating the gains resulting from the Seeretary- General's mission and towards full implementatkm by tht" parties of the armistice agreements". 6. 1 hope that the draft resolution will now be put to the vote.
L'ordre du jour est adopté.
Sur l'invitation du Président, M. Lout/i, représentant de l'Egypte, M. Eban, représentant d'Israil, M. Rift/i, représentant d6 la Jordanie, M. .Ammoun, représentant du Liban, et M. Shukairy, représentant de la Syrie, prennent plfUe à la table du Conseil.
At this final stage of our discussion, my delegation would like to pay a tribute to the representatïve of tt'le United Kingdom for ~'le co-operation and conciliatory spirit he has shown in accepting, earlier, the suggestions and, today, the amendment proposed by this delegation. 8. Though it has somewhat delayed the Council's action, the debate we have had has proved most fruit- ful, and the discussions between delegations that have taken place outside the Council chamber in the spirit of co-operation by whîch the United Nations in actuated have at last led to a solution of the difiicuities with which the Council was faced and have ensured unanimi- ty in the Council itself. Although at one point this debate became somewhat polemical, we must note with satisfaction that the representatives of the countries con- cemed have reaffirmecî their determination 1:0 respect the armistice agreemenh' and their intention to collabo- rate in observing the mea,~ures agreed upon, as lVP!l as to give favourable considera~ion to the action proposed both by the Secretary-General and by the Chief of Staff of the Truce Supervision Organiz?tion. 9. We are therefore able to support the draft resolu- tion proposed by the United Kingdom delegation, as amended, in the conviction that the parties will collabo- . rate most sincerely in pursuing the objective we aIl have in view, the objective of reducing tension, eliminating incidents and restoring calm and tranquillity in the Middle East by bringing the machinery of the annistice fully into play. Only ü these conditions are fulfilled shall we see distrust give place to confidence-only then 4. J'ai écouté avec le plus grand respect, comme toujours, ce que M. Abdoh avait à dire. Pour le moment, lje voudrais dire simplement Gue, pour faciliter l'unani· mité et pour répondre à la demande que le représentant de l'Iran a fonnulée, le 1er juin, au Conseil [727- séance], je suis disposé à accepter l'amendement de l'Iran. J'ai noté que, d'après certains membres du Conseil, ce geste permettrait d'adopter le projet de résolution à l'una- nimité. 5. L'acceptation de cet amendement entraîne, par voie de conséquence, une modification du septième consi- dérant, qui n'auraït plus da sens si son libellé actuel était conservé. Je pense que les membres du Conseil conviendront volontiers que la façon la plus simple de procéàer à la modification nécessaire serait de rédiger de la façon suivante le septième considérant : « Persuadé que l'on devrait maintenant faire de nouveaux progrès dans la voie de la consolidation des résultats obtenus grâce à la mi'3sion du Secrétaire général et de la mise en œuvre intégrale, par le3 parties, des conventions d'annistice :t. 6. J'espère que le projet de résolution sera maintenant mis aux voix. 7. M. ABDOH (Iran): A ce stade final de notre débat. ma délég~.tion tient à rendre hommage au représentant au Royaume-Uni pour la coopération et l'esprit de conci- liation dont il a fait preuve en acceptant, antérieurement. les suggestions et, aujourd'hui, l'amendement proposé par ma délégation. 8. Le débat que nous avons eu, s'il a quelque peu retardé l'action du Conseil, s'est révélé des plus fructueux et les discussions qui ont eu lieu, en dehors, entre les délégations, dans l'esprit de coopération qui anime l'Or- ganisation des Nations Unies, ont permis de résoudre enfin les difficultés auxquelles le Conseil avait à faire face et d'assurer l'unanimité en son sein. Bien qu'à un certain moment ce débat ait revêtu un certain caractère de polémique, nous devons constater avec satisfaction que les représentants des pays intéressés ont réaffinné leur volonté de respecter les conventions d'armistice et leur intention d'apporter leur collaboration à l'obser- vation des mesures convenues, ainsi que de considérer d'une façon favorable celle proposée tant par le Secré- taire général que par le Chef d'état-major de l'Orga- nisme chargé de la surveillance de la trêve. 9. Nous sommes 'donc en mesure d'appuyer le 'projet de résolution soumis par la délégation du Royaume-Uni, sous sa forme amendée, dans la conviction que les parties prêteI'lont leur collaboration la plus sincère à la réali- sation de l'objectif que nous poursuivons tous, à savoir la réduction de la tension, l'absence d'incidents, le réta- blissement du calme et de la tranquillité au Moyen- Orient, et cela par le fonctionnement intégral du méca- nisme de l'armistice. C'est seulement dans ces conditions
The United States delegation will vote in favour of the United Kingdom draft resolution, as further amended by the deletion of the sixth preambular paragraph and the consequential change in the seventh preambular paragraph. 11. As 1 explained on 1 June [727th meeting], my deIegation feeIs that the pacagraph in question does not derogate from the resolutions of the General Assembly, that it mereIy states the obvious and that the fears expressed concerning it aïe not justified. For that reason we have a certain amot:nt of regret that it has been found uecessary to delete the paragraph. However, the amended draft resolution remams an important step towards soIidifying the gains made as the resuIt of the Sec _etary-Generars mission, in spite of the differences of opinion that have arisen here. 12. We sincerely trust that the unanimity which we hope wiII now be achieved by the Security CounciI on this matter will be translated into further co-operative action in the area and will continue to develop the con- ditions for which we have bet;n workinc.: from the beginning. 13. If the Security Council agrees, as 1 am now sure that it will, that the Secrel.3.ry-General should continue to act on its behalf in accordance with the resolutions previously adopted, we shall aIl be able to feel renewed confidence in the prospect of a peaceful solution of the Palestine problem in full accord with the principles and purposes of the United Nations Charter.
The French deIegation will vote for the United Kingdom drafl resolulion as just amended. We trust that the passion, or, as Mr. Abdoh called it, the polemics, of this debate have not jeopardized the results of lhe Secretary-General's mission and the prospects it opened up. 15. Every paragraph of the resolution of 4 April 1956 [S/3575] stressed the fact that, in a problem as thorny as the Palestine problem, nothing could he done without the agreement of the parties. At the time, the delega- tions of the Arab States and Israel urged that the Secretary-General be asked not to propose to the Council measures which were not mutually acceptable. Let me recall the wording of paragraph 3 of that resolution: "Requests the Secretary-General to arrange with the parties for the adoption of any measures which, after discussion with the parties and with the Chief of Staff, he cnnsiders would reduce existing tensions...." 16. If 1 am not mistaken, and 1 do not think 1 am, this wording was introduced in the original draft at the 10. M. WADSWORTH (Etats-Unis d'Amérique) [tra- duit de l'anglais] : La délégation des Etats-Unis votera pour le projet de résolution du Royaume-Uni, qui vient d'être de nouveau amendé, le sixième considérant étant supprimé et le septièmt: conl'1idérant étant modifié en conséquence. 11. Comme je l'ai expliqué le 1er juin [727e séance], ma délégation estime que le sixième considérant ne va pas à l'encontre des résolutiC'ns de l'Assemblée générale; selon nous, ce paragraphe ne fait qu'affirmer ce qui apparaît avec évidence et les craintes qu'il a suscitées ne !lont pas entièrement justifiées. C'est pourquoi nous regrettons un peu que l'on ait cru nécessaire de le sup- primer. Le projet de résoludon amendé continue cependant de marquer une étape importante dans la voie de la consolidation des progrès accomplis à la suite de la mission du Secrétaire général, malgré les divergences d'opinions qui se sont manifestées ici. 12. Nous comptons fermement que l'unanimité dont, nous l'espérons, les membres du Conseil vont fair:: preuve sera à l'origine d'une action mieux concertée dan~ la région et continuera à préparer le climat que nous avons essayé de créer depuis le début. 13. Si le Conseil de sécurité décide - comme je suis maintenant certain qu'il le fera - que le Secrétaire général doit continuer d'agir en son nom, conformément aux résolutions déjà adoptées, nous serons tous en mesure d'envisager avec une confiance nouvelle les chances d'aboutir à une solution pacifique de la question de Palestine, qui soit pleinement conforme aux principes et aux buts de la Charte des Nations Unies. 14. M. ALPHAND (France) : La délégation française votera pour le projet de résolution du Royaume-Uni tel qu'il vient d'être amendé. Nous voulons espéœr que la passion ou, pour employer les mots de M. Abdoh, la polé- mique qui s'est déployée au cours de ce déhat n'a pas compromis les résultats de la mission du Secrétair~ général et les perspectives qu'elle avait ouvertes. 15. La résolution du 4 avril 1956 [S/3575] avait sou- ligné dans chacune de ses dispositions que rien ne peut être fait sans l'accord des parties dans un problème comme celui de la Palestine. Les délégations arabes comme la délégation israélienne avaient alors insisté pour que le Secrétaire général soit tenu de ne proposer au Conseil que des mesures mutuellement acceptables. Je rappelle l'expression inscrite au paragraphe 3 de cette 'résolution : « Demande au Secrétaire général de s'entendre avec les parties pour adopter, ap~s en avoir discuté avec les parties et avec le Chef d'~llt-major, les mesures qu'il considérera comme devant réduire la tension... » 16. Cette expression a, si je ne me trompe - et je crois que je ne me trompe pas - été introduite dans le projet ! 7. The Security .Council and the· Arab and Israel delegations have expressed their satisfaction here with both the methods used and the results achieved. Renee 1 musi: admit frankly that we were surprised at the objections raised in certain quarters against the original sixth paragraph of the preamble, now deleted from the second revision of the United Kingdom dmft resolution. Incredible as it May seem, the words which caused the objections were "on a mutually acceptable basis". 1 will re-read the paragraph: "Conscious of the need to create conditions in which a peaœfuJ seulement on a mutually acceptable basis of the dispute betwen the parties can be made". 18. l humbly confess that we thought that those words, "on a mutually acceptable basis", were a safeguard to bath parties, both the Arab States and Israel. We thOUl'>lt that those words meant merely that the Securi- ty ~oun(;il was aware of the obvious fact that the Ideal olJjective which the United Nations must pursue by all tae means at its disposai was the establishment of a reace acceptable to ail. 19. 1 know very weIl that we have been told here that such a formulation cancels out the innumt'rable resoIu- tions of the General Assembly and the Council. That is certainly not so. It is hardly necessary to emphasize that, even if· it wishec:i to do so, the Security Couneii couId not abI"O/fclte or even alter the resolutions of the General Assembly. Furthermore, 1 am sure that the United Kingdom delegation had no intention of giving the sentence in question the mcaning which has been attached to it in certain quarters, a meaning which it does not have if normally and reasonably interpreted. - 20. Accordmgly, the paragraph in question contained views which are perfectIy correct. and whoUy compat- ible with the Charter of the United Nations. The two great countries responsible for the phrase in question in the joint communiqué which they issued on theirrecent ta1ks, a phrase reproduced in that paragraph, were certainly of that opinion. The sixth paragraph had therefore been. quite properly included in the United Kingdom draft. 21. Referring as it did to p$ciples which in our view are self-evident, it could pel'haps have been omitted a1to- gether. Nevertheless, the F'rench delegation regrets both the discussion to which it gave cise the resultant withdrawal of the parag:aph. We deplore its· ~th­ drawal because of the interpretation w~JÏch will undoubt- edly he placed thereon in certain quarters, and we shoùld like ta forewam against such interpretations. 22. In our opinion, and we are sure that the members of the Council agree with us on this point, the with- drawal of the sixth paragraph does not mean that the Security Council rejects the idea it expresses. 1 urge 17. Le Conseil de sécurité et les délégations arabe et israélienne se sont ici montrés sacisfaits et de la méthode et des résultats. Aussi, je. dois vous dire franchement, avons-nous été surpris de l'opposition qu'a suscitée ~cz certains le paragraphe qui constituait le sixième cODSr- dérant et qui vie!!t d'être éliminé dans la deuxième revision du projet de résolution britannique. Les mots qui ont suscité cette opposition sont bi.en, si incroyabJe que ce soit, les mots « base mutuellement acceptable ». Je relis le paragrn.phe : «Conscient de la nécessité de créer des conditions dans lesquellee puisse intervenir un règlement pacifi- que, sur une base mutuellement acceptable, du dif- férent qui oppose les parties ». 18. J'avou.e très humblement que nous avions pensé.que ces mots «sur une base mutuellement acceptable» cons- tituaient une sauvegardp. pour les parties, pour les Arabes comme pour Israël. Nous avions pensé que ces mots voulaient dire seulement que le Conseil de sécurité était conscient de ee fait d'évidence que l'objectif idéal que les Nations Ume" doivent chercher à atteindre par tous leurs moyens, c'est l'établissement d'une paix acceptable pour tous. 19. J'entends bien qu'on nous a dit ici qu'une telle for- mule fait table rase des innombrables résolutions de l'Assemblée et du Conseil. Ce n'est certainement pas vrai. n est à peine besoin de souligner que, le voudrait-il, le Conseil de sécurité ne peut ni abroger ni même .....':>difier les résolutions de l'Assemblée générale et d'ailleurs je "ais certain que la délégation britannique n'avait en aucune manière l'intention de donner à la phrase en question le sens que certains lui ont prêté et qu'elle n'a pas si eHe est interprétée d'une façon normale et raigonn~ble. 20. Le paragraphe en question contenait donc des vues parfaitement correL.~s, entièrement œmpatibles avec la Charte des Nations Unies. Les deux grands pays qui ont inspiré la phrase qui figurait dans le communiqué commun publié à l'issue d'entretiens récents et que repro- duis&it ce paragraphe avaient certainement pensé ainsi. Le sixième considérant était donc parfaitement à sa place dans le projet britannique. QI. Sans doute, comme il se référait à des principes à notre sens évidents, eût-il pu ne pas y figurer du tout. La délégation française n'en déplore pas moins et le débat auquel il a donné lieu et le retrait du paragraphe, consé- quence de ce débat. Nous déplorons ce retrait à cause de l'interprétation que c~rtains ne manqueront pas de lui donner, et nous tenons à mettre en garde à l'avance contre ces interprétations. 22. A notre sens, et nous sommes certains que les délé- gations membres du Conseil sont d'accord avec nous sur ce point, le retrait du sixième considérant ne signifie pas que le Conseil de sécurité rejette l'idée exprimée dans ce 23. 1 should also like to caution our {riends against their own intransigence. Itis not good, it is not wise, ta say in advance that one will never he able to accept a solution other than· the particular solution whkh is more acceptable at ~he moment. . To quote a French proverb -which 1 am sure has a parallel in the riei';. folklore of the .Ar3b countries: "One should not say: fountain, 1 shall not drink of your waters." 24. 1 ask the Council to ponder the consequence of so unreasonable a course. It is indeed unbelievable that anyonc should say in advallce that he will he unable to accept a mutually acceptable solution. 25. MI'. NISOT (Belgium) (translated From French) : The .Belgian delegation will vote for the dra(t resolution before us. 1 should add that we could have voted for it in its previous fonn because we are quite certain that the sixth paragraph of the preamble did not have the broad scope attributed to it by the delegations wlûch opposcd it. My delegation is glad that agreement l.las been reached and that the present text meets with general approval.
My delegation thinks there should he !wo votes, as announced by the President. First, we shoulq vote on the amendment submitted by the re- presentative of Iran [S/3602]. 27. If, as is natural and in accordance with the rules, wc vote first on that amendment, my delegation will abstain, for the reasons which it has already explained. We cannot vote in favour of that amendment, because we regard it as a serious matter to insert in a draft reso- lution a statement on the need for a settlement between the parties, and then ta withdraw it. . 28. If the amendment submitted by the representative of Iran is approved by a majmity in the Security Council, my delegation will vote foi' the draft resolution as a whole, since it is the only ciraft now before the Council. 29. My delegation feels that the draft resolution was more comprehensive and more in keeping with the principles and traditions of the United Nations when it included the statement which the United Kingdom re- presentative has now agreed ta withdraw.
1 should like to remark that the Iranian amendment W'lS accepted and incorporated in the draft resolution propo;:od by the United Kingdom delegation. In these circumstances, the Iranian amend- ment no longer exists as a separate amendment, and it would not he my intention ta put it to the vote. 31. 1 call upon the representative of Cuba on L point of order. 23. Et je voudrais aussi mettre en garde nos amis contre leur propre intransigeance. II n'est pas bon, il n'est pas sage de dire à l'avance que jamais on n~ pourra accepter une solution autre que telle autre solution qui plat!: mieux au moment où l'on parle. II y a en français un proverbe - et je suis sûr qu'il y en a un semblable dans le très riche folklore arabe: «Il ne faut jamais dire : fontaine, je ne boirai pas de ton eau ». 2'1". Je demande au Conseil àe réfléchir aux consé- quences d'une action aussi peu raisonnable. Il est vraiment incroyable de dire à l'avance qu'on ne pourra accepter une solution mutuellement acceptable. 25. M. NISOT (Belgique) : La délégation belge votera pour le projet de résolution qui nous est présenté. Je dois ajoute!' qu'elle aurait pu le voter dans sa fonne antérieure, car elle est convaincue Gue le sixième consi- dérant n'avait pas la portée extensive que lui ont attribuée les délégations qui le combattaient. Ma délé- gation est heureuse que l'accord ait pu se réaliser et que le texte actuel rallie l'assentiment général. 26. M. NUNEZ PORTUONDO (Cuba) [trad~it de l'espagnol]: La délégation de Cuba estime qu'il con- viendra de procéder à deux votes, comme l'a annoncé le Président. Il faudra tout d'abord voter sur l'amendement propœé par le représentant de l'Iran [8/3602]. 27. Si l'on vote en premier lieu,comme il est naturel et comme le prescrit le règlement, sur cet amendement, notre délégation s'abstiendra poor les motifs qu'elle a déjà exposés. Nous ne voterons pas pour cet amendement, car nous estimons que c'est prendre une grave responsabilité que de faire figurer dans un projet de résolution un principe relatif à la nécessité d'un accord entre le!! parties intéressées, et de retirer ensuite l'énoncé de ce principe. 28. Si la majorité des membres du Conseil de sécurité approuve l'amendement proposé par le représentant de l'Iran, la délégation de Cuba votera pour le projet de résolution paree que c'est le seul qui soit actuellement soumis au Conseil. 29. La délégation de Cuba estime que le projet de réso- lu tian était plus complet, étant donné la doctrine et les tr<i.ditiol1s de l'Organisation des Nations Unies, lorsqu'il contenait l'énoncé du principe que le repré"..entant du Royaume-Uni a maintenant accepté de retirer. 30. Le PRESIDENT (traduit de l'anglais) : Je voudrais faire obl.~rver que l'amendement de l'Iran a été accepté par la délégation du Royaume-Uni, auteur du projet de résolution, et incorporé dans ce projet. Dans ces conditions, famendement iranien disparaît en tant qu'a- mendement distinct et je n'ai pas l'intention de le mettre au voix. 31. Je donne la parole, pour une motion d'ordre, au représentant de Cuba. 33. MI'. SOBOLEV (Union of Soviet Socialist Repuh- lies) (trans!ated trf'm Russian) : The delegation of the Soviet Union we1comes the conciliatory step talœn by the United Kingdom delegation in accepting the Iranian amendment to delete the sixth paragraph of the preamble. The èLdetion of this paragraph makes this draft resolution acceptable ta the Soviet delegaî:ion, and we are prepared to vote for it, as amended. 34. MI'. BELAUNDE (Peru) (translated trom Spanish): When we discussed the sixth paragraph of the draft resolution before it was amended, my delegation expressed its views quite clearly. T'.cre are two ways of interpreting any provision: eitJ- ~e light of the general context, the spirit of the resoI.HlOn as a ~.,hole, and the policy which it Teflects--in this case the pulicy of the Security Cour.cil-or in the light of the con:;~­ quences of its application, if any. With regard to the fonner, my delegation pointed out that the sixth para- graph was in keeping with the spirit of the resolution of 4- April 1'956 and the United Kingdom draft reso- lution itself, and, generally speaking, with the Council's steadfast policy of seeking to secure a settlemp.nt between the parties. As far as the consequences are ooncemed, my delegation must also point out that we did not at any time feel that the wording of the sixth paragraph was likely to compromise the resolutions approved by the Council and the Assembly. joJ. But for aIl this, when the representative of Iran presented his amendment, with great intelligence and in a friendly spirit which we aIl appreciated, he adduced reasons of prudence and timeliness. This was, of course, a new angle for the Council to consider, and my delegation had no othe!' course than to wait and see what arguments might be put forward by the United Kingdom representative in view of this new turn of events. 36. As we aIl hoped, and in the spirit of understanding and compromise characteristic of the United Kingdom representative, the reaction 1 was awaiting before taking a decision on the matter has now been expressed. 1 welcome this solution, which will help to secure a una- nimous vote for the draft resolution; but at the same time 1 must say-and in this 1 agree with the represen- tative of Fnnce-that the deletion of this paragraph, even in response to justifiable misgivings, must not be interpreted as implying that the provision was contrary to the Council's general policy. It is said that silence speaks volumes, and in Spanish we say that silence gives consent, but neitller saying is true. Silence is no foundation for any kind of attitude. Dl'etions made 33. M. SOBOLEV (Union des Républiques socialistes sl)viétiques) [traduit. du russe]: La délégation de l'Union soviétique accueille avec satisfaction le geste de conciliation de la délégation britannique, qui a accepté l'amendement de l'Iran tendant à. :;upprimer le sixième considérant. Ce paragraphe étant retiré, la délégation soviétique est en mesure d'iiccepter le texte en question ~t nous sommes prêts à voter pour le projet de résolution ainsi amendé. 34. M. BELAUNDE (Pérou) [traduit de l'espagnol] : Lorsque nous avons padé du sixième considérant du projet de résolution avant qu'il ne soit amendé, la délé- gation du Pérou a clairement exposé sa façon de voir. Il convient d'interpréter toute disposition d'un double point de vue : d'une part, selon l'ensemble du contexte, l'esprit de la résolution et la politique qui l'inspire - il s'agit en l'occurrence de la politique du Conseil de sécu- rité - et, d'autre part, en considérant les conséquences que peut avoir l'application de cette dispc.;ition. C'est en raison de ia première de ces considérations que la délé- gation du Pérou a fait remarquer que le sixième comi- dérant était confonne à l'esprit de la résolution du 4 avril 1956, au projet de résolution que présentait le Royaume- Uni et, en général, à la politique suivie par le Conseil, qui consiste à rechercher l'accord entre les parties. En ce qui concerne les conséquences possibles, la délégation du t'érou doit également indiquer qu'elle n'a jamais considéré le texte de ce paragraphe comme pouvant affecter les résolutions adoptées par le Conseil et par l'Assemblée. 35. Néanmoins, lorsque le représentant de l'Iran a pré- senté son amendemp!1t j! J'a étayé, avec beaucoup d'in- telligence et dans un esprit de cordialité que nous apprécions tous, sur des raisons de prudence et d'oppor- tunité. Le Conseil se devait, naturellement, d'envisager la question également sous ce nouveau jour et la délé- gation du Pérou devait attendre de connaître les c-bser- vations que ferait le représentant du Royaunle-Uni sur cette r.ouvelle façon de voir la question. 36. La réaction que j'attendais pour me prononcer s'est produite, comme nous l'espérions tous, dans cet esprit de compréhension et de conciliation par lequel se distingue le repré~:;t1tant du Royaume-Uni. Je me réjouis à la pensée que sa décision contribuera à faire l'unanimité sur le projet de résolution, mais je dois dire en même temps - et je partage en cela l'avis du repré- sentant de la France - que l'élimination du paragraphe en question, si elle répond à des appréhensions justifiées, ne saurait indiquer en aucun cas que la disposition était contraire à la politique générale du Conseil. Il est des silences éloquents et, comm.e le dit le proverbe, qui ne dit mot consent, mais ces deux adages sont creux. Le silence ne peut pas constituer un principe dont on puisse s'au- 37. My de1egation, while adhering to its juridical position as previously stated, accordingly weIcomes the solution at which we have arrived, and trusts that the unanimous approval of this àl'aft resolution, which the vote and the opinion expressed by the Soviet Union lead us to expect, will help to reduce tension in the Middle East and create the peaceful situation fOi' which aH mankind is hoping.
As there are no ft::rther speakers on my list, 1 shall now put to the vote the United Kingdom draft resolution [S/3600IRev.2] as amended taday. 38. Le PRESIDENT (traduit de l'anglais) : Comme il n'y a plus d'oratcurs inscrits, je vais maintenant mettre aux voix le projet de résolution du Royaumè-Uni [S/3600/Rev.2] tel qu'il a été modifié à h présente , seance. Ii est procédé au vote à main levée. A l'u~animité, le projet de résolution %t adopté. A vote was taken by show of hands. Tl,.: ,lraft resolution was adopted unanimously. 39. '5ir Pierson DIXON (United Kingdom): 1 should 39. Sir Pierson DIXON (Royaume-Uni) [traduit de like ta expla~n why 1 voted for the draft resolution just l'anglais]: Je voudrals indiquer les raisons pour adopted by the Council with the omission of the sixth lesquelles j'ai voté en faveur du projet de résolutim', que preambular paragraph which my delegation had origi- vient d'adopter le Const:l, sans le sixième considérant, naTIy proposed, and indeed why 1 agreed to accept the que ma délégati.on avait p:oposé. En fait, j'ai accepté amendment proposed by the representative of Iran. l'amendement pmposé par Il' n-présentant de l'Iran. 4C. First, the question naturally arises as to whether the 40. En premier lieu, la questiol~ :le pose naturellement omission of the sixth preambular paragraph, once "~t had de savoir si le fait: de supprimer le sixième considérant, been proposed, could be held to imply any expression of après qu'il eut été ?roposé au Conseil, peut être inter- the views of the Council about the nature of an eventual prêt! .omme exprimant certaines idées du Conseil quant settlement. In the view of my Government, the à la r.ature d'un règlement éventuel. De l'avis de mon inclusion of this parag-raDh. as T said at the 726th gouvernement, la présence de ce paragraphe, ainsi que je meeting of the Co~ncil~n'1 June 1956, would not have l'ai indiqué à la 726e séance du Conseil, le let juin 1956, expressed any views of the Counci! about the nature of n'aurait impliqué aucune opinion du Conreil touchant any settiement, except that it ought to be one to which la nature d'un règlement, si ce n'est que ce règlement ne the parties themse1ves could somehow manage to agree. peut intervenir que si les parties arrivent à l'accepter. 41. We certainlv do not oonsider that its omission can 41. Nous ne pensons certainement pas que la , in any way he taken to mean that the Council considers suppression de ce paragraphe puisse être interprétée that the Islettlementbslhouid be 0In ~omel othe;." bashis thahn ~~~e signi~ntfqued!e Conseil ebstïme que le û,·.,.:all b ent a m:atua y accepta e one. t sunp y means t at t e ueslre peut etre on e sur une ase autre r:: üne ase Council takes no stand on this point. 1 fully agreed mutuellement acceptable. La suppression du paragraphe w:th the representative of France when he said that the signifie simplement que le Conseil ne prend pas position lnited Nations could not reject in advance the possibility sur ce point. Je suis tout à fait d'accord avec le repré- of a settlement on a mutually acceptable basis. sentant de la France lorsqu'il dit que les Nations Unies ne F~uvent pas rejeter à l'avance la possibilité d'un . règlement sur une base mutuellement acceptable. 42. Secondly, 1 at no point maintained that the para- 42. En second lieu, je n'ai jamais prétendu que le graph in question was essential to the draft resolution. paragraphe en question était essentiel pour le projet de h It was no more than a desirable and appositp. addition. résolution. II ne constituait rien de plus qu'un com- As 1 constantly stressed during our debate, it appeared plément souhaitable et judicieux. Comme je l'ai cons- ' . in the preamble and not in the operative part, and this, tamment souligné au cours du débat, ce paragraphe in my view, gave it the correct emphasis in the balance figurait dans le prêambule et non pas dans le dispositif of the draft as originally submîtted. 1 doubt if there du projet, ce qui indiquait bien son rôle dans l'équilibre has ever been such a fp<:s made in the United Nations du projet de résolution initial. Jamais, je crois, il n'y a about the inclusion il" ? .Jreambular paragraph of five eu tant d'émotion à l'ONU à propos de la présence, 37. Pour cette raison, la délégation du Pérou se réjouit de voir qu'on est parvenu à une sol~ltion et elle maintient la position juridique qu'elle a prise, en esp~rant que l'approbation unanime du projet de résolution - que bissent entrevoir les observations et l'annonce du vote de l'Union 30viétique - contribu~ra à un relâchement de la tension dans le Moyen-Orient et à l'établissement de l'état de Faix que l'humanité tout entière appelle de ses vœux. 44. It seemed to me that this draft resolution, for. special l'easons, needed the ma:lCimum and, if possible. unanimous support of the Council. The special reasons were that its object was and is to ask the Secl'e- tary-General to continue his labours on the Palestine question. Obviously the Secretary-General, who re- presents the totality of the United Nations, would have found himself in a less favourable position to exert the full force of the United Nations if the resolution had not had maximum support. 45. Normally I do not believe in being so nice in weighing the e~ect of a vote. Unanimity is always important and desirable. But I believe that if one considers a draft resolution or a part of a drait right, as 1 did in the case of this famous paragraph, one should go ahead with it and let those who wish to do so vote against it or against the whole text. But, in the present exceptional circumstances affecting the Secretary- General, I did feel that dissent or lack of support from the members of the Council would hamper him, and this frankly was not a risk, with the sense of responsi- bility 1 had in the authol'!hip of the draft resolution, that 1 felt 1 should take. 46. I do, however, wish to emphasize that, in voting for this draft resolution as amended, my Government is not in the slightest way changing its viewpoint about the question which has been brought into prominence by the debate on this paragraph. 47. My Government continues to think that a peace- 47. Mon gouvernement persiste à penser qu'un ful settlement can ooly he made on a mutually reglement pacifique ne peut se faire que sur une base acceptable basis, and we will continue to work to create mutuellement acceptable, et nous nous efforcerons, conditions where such a settlement can become a possibi- comme par le passé, d~ creer les conditions qui peI'Illet- lity. I agree fully with the views on this point which tront d'obtenir ce règlement. Je partage entièrement les have already been forcibly expressed in the Council by idées que le repdsentant de la France et le représentant the representatives of France and the United States. 1 des Etats-Unis ont déjà exposées avec force à ce sujet. noted that no m~ber of the Councii challenged this J'ai noté qu'aucun membre du Conseü ne contestait ceS point of view. No member of the Council said that idées. Personne n'a dit qu'il convenait d'adopter une sorne other basis-some basis other than a mutually base autre qu'une base mutuellement acceptable. Là où acceptable one--was the right basis. What was ques- l'on a émis des doutes, c'est lorsqu'il s'est agi de savoir tipned was the desirability of including a paragraph of s'il convenait d'inclure un paragraphe de ce genre dans the kind in the present resolution. la présente résolution. 48. That is a view which, although ::;: do not share h, 48. C'est là une opinion que je puis évidemment res- I obviously can respect. Wh.t.t, however, 1 regretted, Pecter, bien que je ne la partage pas. Cependant, j'ai was the rather excited and perhaps exaggerated note regretté que des orateurs non membres du Conseil se ~,~hi~ W~ h~ m~ of dre '~~~~noo- 8 ~ent~~~~~=c~~_e~~t~m, 44. Il m'a semblé que, pour des raisons particulières, le projet de résolution devait rallier le maximum de voix et, si possible, l'unanimité des membres du Conseil. En effet, le but du projet de résolution était, et reste encore. de demander au Secrétaire général de poursuivre ses efforts en vue de favoriser le règlement de la question de Palestine. Il est évident que le Secrétaire général, qui représente l'entière communauté des Nations Unies, se serait trouvé dans une position moins favorable pour parler au nom des Nations Unies si la résolution n'avait ;:-::: rCC'lleilli, de la part du Conseil, l'appui maximum. 45. D'une façon générale, je ne crois pas que l'on doive se montrer si conciliant 10J'Slqu'on pèse les effets d'un vote. Certes, il est toujours important et souhaitable de recueillir l'unaninlité. Mais j'estime que lorsque l'on considère qu'un projet de résolution - ou une partie d'un projet de résolution - est fondé, comme je le jugeais pour ce fameux paragraphe, on doit s'y tenir et laisser faire ceux qui veulent voter contre une partie ou contre l'ensemble du projet. Pourtant, dans les circons- tances exceptionnelles où nous nous trouvons et qui intéressent le Secrétaire général, j'ai pensé que l'oppo- sition ou l'abstention éventuelle de certains membres du Conseil pourrait gêner le Secrétaire général dans l'accom- plissement de sa tâche. Conscient de la responsabilité que j'assumais en tant qu'auteur du projet de résolution, je n'ai pas cru devoir prendre ce risque. 46. Je tiens cependant à faire observer qu'en votant pour ce projet de résolution amendé, mon gouvernement ne change pas le moins du monde d'opinion sur la question qui est venue au premier p'.tn au cours de la discussion de ce paragraphe. -1-9. 1 must also express my surprise that in particular the representative of the Soviet Union should have felt that the inclusion of a parag.raph along these lines would not be advisable at the present time. 1 must say that 1 had thought that he would see no difficulty in the eontested paragraph, seeing that its language originated in the Soviet Union. It appeared, in fact, in an official 5tatement in Pravda on 17 April of this year; that is to ,ay, just before the visit of the leaders of the Soviet Union to my country, and hence before the London wmmuniqué. 1 still do not quite see why, if it was ap,îropriate to express sentiments of this kind in Moscow and London in the second half of April, it was inappro- pri~tc and inadvisable ta dû SÛ hl. :r-~ew Yûrk at the end of May. 1 presume that in any case it is still the poliey of the Soviet Union to work for a peaeeful settlement un a mutually acceptable basis. 50. Be aIl that, <l.5 it may, 1 believe that the resolution whieh we have just adopted is a sound and useful resolu- tion. Its sense has in no way been mutilated or impaired by the omission of the sixth paragraph of the preamble. What is important is tllat the Council has madp. c1ear its wish to see peaceful conditions in Palestine and that it has asked our Secretary-General, with all the great authority of his high office and personal distinc- tion, to continue his good offices with the parties. 1 believe that the resolution as adopted is a further long 5tep forward towards the aims of the Council. The emphasis of the resolution is and always was, and rightly WaF, on the need to preserve the peace. 1 am glad that this has been unanimously affirmed. But 1 also say, let liS not lose sight of the other side of this shining medal: th~ need for peace itself, not just keeping the peace but having a state of peace.
1 did not wi~h to obstruct the Security Council on its progress to a unanimous vote and have therefOre postponed until this stage, with the President's indulgence, certain reflections on the resolu- tion which has JUS! been adopted. 52. Since 1 addressed the Security Council on the 1 original draft resolution proposed by the United King- dom, three changes have been introduced, and the records of the Security Council should perhaps appropriately contain my Government's refleetions on th05(, changes. 53. Paragraph 3 of the operative part of the draft resolution was changed in order to relate the freedom of movement of United Nations observers to the appro- priate provisions of the armistice agreements. This, in 49. Je dois également dire que j'ai été surpris en cons- tatant, en particulier, que le représentant de l'Union Slh~tique ne jugeait pas souhaitable pour le moment d'adopter un paragraphe de ce genre. ravais pensé, je dois le dire, qu'il ne soulèverait aucune objection au paragraphe qui fait l'objet du litige, étant donné que le texte en question était d'origine soviétique. Il est apparu en fait dans une déclaration officielle publiée par la Pravda, le 17 avril, c'est-à-dire juste avant la visite que les chefs de l'Union soviétique ont f~ite dans le Royaume- Uni, donc avant le communiqué de Londres. Je ne vois toujours pas pourquoi, s'il était bon d'exprimer une idée de cette nature à Moscou et à Londres dans la deuxième quinzaine d'avril, il n'est ni à propos ni souhaitabie àe ie faire à New-York à la fin du mois de mai. En tout état de cause, je présume que l'Union soviétique s'efforce encore de travailler à un règlement pacifique sur une base mutuellement acceptable. 50. Quoi qu'il en soit, j'estime que la résolution que nous venons d'adopter se justifie et présente un intérêt certain. La suppression du sixième considérant n'en dé- forme ni n'en atténue aucunement le sens. L'important est que le Conseil ait fait savoir clairement qu'il désirait voir régner la paix en Palestine et qu'il ait demandé à notre Secrétaire général de continuer, avec toute l'auto- rité attachée à son rang et à sa personnalité, de mettre ses bons offices à la disposition des parties. J'estime que, telle qu'elle a été adoptée, la résolution représente un grand pas en avant et nous rapproche de notre but. Ce que la résolution souligne et a toujours souligné - d'ail- leurs à juste titre - c'est qu'il est essentiel de sauve- garder la paix. Je suis heureux que le Conseil l'ait reconnu à l'unanimité. Mais j'ajoute qu'il ne nous faut pas perdre de vue l'autre côté de la médaille: la paix elle-même est nécessaire. Il ne faut pas seulement la maintenir, il faut aussi la réaliser. 51. M. EBAN (Israël) [traduit de l'anglais] : Je n'ai pas voulu retarder le Conseil de sécurité alors qu'il ~'acheminait vers une décision unanime et j'ai donc attendu jusqu'à priaent pour faire, avec la pennission du Président, certaines observations au sujet de la résolution qui vient d'être adoptée. 52. Depuis que je suis intervenu au sujet du texte iIitual du projet présenté par le Royaume-Uni, trois amendements ont été présentés et il serait peut-être bon que le compte rendu du Conseil de sécurité mentionne le point de vue de mon gouvernement au sujet de ces modifications. 53. Le paragraphe 3 du dispositif du projet de réso- lution a été modifié afin d'établir un lien entre la liberté de mouvement des observateurs des Nations Unies et les dispositions pertinentes des conventions d'armistice. Selon 55. 1 should like to make it clear that, from our poli- tical and juridical viewpoint, the office of the Secretary- General !!gures in this subject on three different levels. 56. The Secretary-General is requested by the currently adopted resolution to work along the lines of the reso- lution of 4 April 1956 tm.·..ards a full compliance with the armistice agreements. 57. As a principal organ of the United Nations under its Charter, the Secretariat, like ail other principal organs, is no doubt available, in the person of the Secretary-General, for the use of good offices between the parties whenever there is a mutual desire that his good offices should be used in matters either within or beyond the context of the armistice agreements. 58. Thirdly, in the anmstIce agreements themselves, under article XII of the agreements between Israel and Egypt and Israel and Jordan, and under article VIII of the agreements between Israel and Syria and Israel and Lebanon, the Secretary-General is requested by the signatory parties to assume a special obligation. In the event that either signatory wishes to revise or suspend or modify the agreement in the light of its transitional character as a step towards permanent peace, the Secre- tary-General is empowered to convene a conference of the two signatories for the purpose of considering such changes or modifications or instituting such a review, and the attendance of the other party in that instance is mandatory. If 1 am right in saying that Arab repre- sentatives have he:-e asserted their full compliance with the armistice agreements, then full compliance would doubtless cover the articles of review and development to which 1 have referred. 59. 1 should, however, like ta say something rather more substantive on the amendment which, to our regret, has just been accepted for reasons which the representative of the United Kingdom has so clearly explained. 60. This bas, 1 think, been one of the mast instructive and revealing debates ever held by the Security Council. The past hour in that debate, with its strong emphasis on the need for a mutually acceptable peace settlement, bas exalted the Security Council to a high level of moral authority. 54. Le paragraphe 7 du dispositif du projet de réso- lution a été amendé et le Conseil demande au Secrétai....e général «de continuer de mettre ses bons offices à la disposition des parties en vue de la mise en œuvre inté- grale de la résolution du Conseil du 4 avril 1956 et de l'observation intégrale des conventions d'armistice~. Ma délégation n'aurait pas eu davantage d'objection à cet amendement. 55, Je voudrais préciser que, sur le plan politique et juridique, nous estimons que la responsabilité ùu Secré- taire général en la matière est triple. 5:>. Aux termes de la résolution qui vient d'être adoptée, le Secrétaire général est prié de s'inspirer des dispositions de la résolution du 4 avril 1956 en vue de l'observation intégrale des conventions d'armistice. 57. Le Secrétariat étant l'un des principaux organes è.cs Nations Unies, aux termes de la Charte. doit pouvoir sans aucun doute, comme tous les aut~s pri~cipaux organes, mettre, en la personne du Secrétaire général, ses bons offices à la disposition des parties chaque fois qu'elles souhaitent, de part et d'autre, faire appel à lui en ce qui concerne les questions qui relèvent des conventions d'armistice ou même qui en dépassent le cadre. 58. Enfin, les conventions d'armistice elles-mêmes dis- posent, à l'article XII des conventions entre Israël et l'Egypte et Israël et la Jordanie et à l'article VIII des conventions entre Israël et la Syrie et Israël et le Liban, que l'une quelconque des parties peut demander au Secrétaire général d'assumer une responsabilité spéciale: au cas où, étant donné le caractère transitoire de la i:ùnvention et le fait qu'elle ne constitue qu'un premier pas vers la réalisation d'une paix permanente, une partie désirerait l'examiner à nouveau ou reviser une de ses clauses ou en suspendre l'application, le Secrétaire général est habilité à convoquer une conférence de repré- sentants des deux parties en vue d'envisager ces chan- gements ou amendements ou de procéder à ce nouvel examen et, dans ce cas, l'autre partie sera tenue de par- ticiper à la conférence. Si les représentants arabes ont véritablement affirmé ici qu'ils observent intégralement les conventions d'armistice, cela signifie sans aucun doute qu'ils observent intégralement, entre autres dispositions, celles qui concernent l'examen et la revision dont je viens de parler. 59. Cf'pendant, je voudrais aborder davantage le fonds au sujet de l'amendement qui, nous le regrettons, vient d'être accepté pour les raisons que le représentant du Royaume-Uni a si clairement exposées. 60. A mon sens, le présent débat est un des plus ins- tructifs et des plus révélateurs que le Conseil de sécurité ait jamais tenus. Au cours de l'heure qui vient de s'écouler, pendant laquelle l'acr.ent a été fortement mis sur la nécessité d'un règlement pacifique mutuellement acceptable, le Conseil a f~it preuve d'une très haute autorité morale. 62. World opinion has indeed, in the past few days, reacted with shock and with evident regret to the passion \Vith which certain representatives, at the meeting of 1 June, violated the dignity of the highest tribunal of international security. We do not doubt that the uni- versaI conscience does demand an agreed settlement bctween Israel and its Arab neighbours in order to liquidate the fears and sterile rancours which disfigure th~ Middle East. - 63. That peace is the objective and ambition of the Government and people of Israel is universally recog- nized by friend and foe alike. That peace on a mutually agrced basis is the aim and objective of the Security CounciI has become abundantly clear within the past hour. It is regrettable, therefore, that there is a rebellion against the concept of peace, that there is a dream of war, a frenzied passion for the destruction of a small Statc in order that a vast Arab empire shouL further expand. And this dream and this passion have unfortunately had their spokesmen around this table. 64. There are those who, pretending to uphold the Charter, ignore the primary principle of the Charter, under which Israel's statehood and sovereignty are abso- lutely sacrosanct and inviolate, as are the sovereignty and statehood of every other Member of the United Nations. There are those who profess a zeal for the policies of the General Assembly, but these are the very States which overthrew the General Assembly's original policy by armed force. Having taken up arms to violate that recommendation; having denied its legal forces; having asserted its entirely optional character: having drowned it in the blood of thousands and buried it in the anguish and misery of thousands of others; having secured its replacement by new policies and situations now sevrn years old; havin!! kiUed that reso- lution and danced uron its g-ra\"C, they now piously d{'mand iti resurrection. 65. 1 will only savon this point that there is nothing in the international history of our times which can, in our view, compare with the cynicism of this attempt by Governments to invoke their rights under proposais which were set asideviolently under the impact of their OWn destructive fury. 62. Le fait est que, ces derniers jours, l'opinion mon- diale a réagi vivement: elle a manifestement déploré l'esprit de passion avec lequel, à la séance du 1er juin, certains représentants ont méconnu la dignité de la plus haute instance en matière de sécurité internationale. Nous sommes absolument persuadés que la conscience universelle exige qu'un règlement convenu d'un commun accord intervienne entre Israël et ses voisins arabes, de manière à faire disparaître les craintes et les rancœurs stériles dont est victime le Moyen-Orient. 63. Que le but, l'ambition du Gouvernement et du peuple israéliens soient la paix, amis et ennemis le recon- naissent tous sans exception. Que la paix, sur une base mutuellement acceptable, soit le but du Conseil de sécurité, la discussion au cours de l'heure qui vient de s'écouler l'a clairement montré. Il est donc regrettable que certains s'insurgent contre l'idée de paix, rêvent de guerre, cèdent à la volonté passionnée de détruire un petit Etat, pour qu'un vaste empire arabe s'étende davantage. Malheureusement, ce rêve et cette volonté passionnée ont trouvé des porte-parole autour de cette table. 64. Il en est qui, tout en prétendant défendre la Charte, font fi du principe fondamental de la Charte selon lequel l'Etat d'Israël et sa souveraineté sont absolument sacrés et inviolables, au même titre que les autres Etats Membres de l'Organisation des Nations Unies et leur souveraineté. Il en est qui se font de zélés défenseurs de la politique suivie par l'Assemblée générale, mais ce sont ces mêmes Etats qui ont mis en échec par la force armée les toutes premières décisions de l'Assemblée générale. Après avoir pris les armes pour ruiner la recom- mandation en question, après en avoir nié la légalité, après avoir affirmé qu'elle avait un caractère purement facultatif, après l'avoir noyée dans le saïlg de milliers d'êtres humains et enterrée sous les souffrances et les misères de milliers d'autres, après avoir obtenu qu'eUe soit remplacée par une nouvelle politique et un nouvel état de fait qui dure maintenant depuis plus de sept ans, après avoir tué cette résolution et dansé sur son cadavre, ils viennent aujourd'hui demander pieusement sa résurrection. 65. Je dirai seulement à cet égard qu'à notre avis l'histoire contemporaine n'a offert aucun spectacle aussi cynique que celui des efforts que font certains gouver- nements pour invoquer, à l'appui de leurs droits, des décisions que leur propre fureur destructrice a fait échouer brutalement. 67. With reference to the first question, we rise from this debate fully conv.\nced that the Security Council desires a settlement on a mutually acceptable basis. Indeed, this was the jurisprudence of the Security Council and of the General Assembly before this debate was ever initiated. The resolution now voted recails the Security Council resolution of 11 August 1949 [8/1376. II]. What does that resolution say? It says this: "The Security Council " "Expresses the hope that the Governments and authorities concemed, having undertaken by means of . .. negotiations ... to fulfil the request of the General Assembly in its resolution of 11 December 1948 to extend the scope of the armistice negotiaticns and to seek agreement by negotiations. .. will at an early date achieve agreement on the final settlement of aU questions outstanding between them." Thus, seven years ago, this Security Council expressed its desire for a solution by agreement and by negotiation, the very thing which certain non-members of the CouDcil argued against being repeated this week. 68. It is also the jurisprudence of the General Assembly that there should be a settlement by agreement and negotiation. Here the matter is gO';erned by General Assembly resolution 194 (III) of 11 December 1948 calling upon the parties to extend the scope of the annistice negotiations and to seek agreement on the final settlement of all questions outstanding between them. 69. Need 1 say that agreement and mutual acceptance 69. Ai-je besoin de dire qu'accord et acceptation of solutions are synonymous, or that agreement on mutuelle d'un règlement sont synonymes et qu'un accord anything eIse than a mutuaIly acceptable basis is a reposant sur une base mutuellement acceptable implique contradiction in terms? The doctrine that a settlement en lui-même une contradiction. La thèse selon laquelle between Israel and the Arab States must be one that un règleme:.t entre Israël et les Etats arabes doit inter- overrides the agreement of the parties, the extraordinary venir même sans l'accord des parties, la thèse extraor- doctrine that the parties in the future can achieve dinaire selon laquelle les parties ne peuvent parvenir à agreement only on the basis which has been the source un accord que sur la base même qui a été jusqu'ici la of their disagreements in the past-this doctrine of an 'source de leur désaccord, la thèse d'un accord imposé OP imposed settlement or of a settlement dogmatically d'un règlement dogmatiquement rattaché aux résolutions anchored to past recommendations, was rejected by the passées, a été rejetée par l'Assemblée générale en 1952. General Assembly by its vote in 1952. 70. When 1 say that the policy of Member States 70. Lorsque j'affirme que les Etats Membres se sont favours the concept of a settlement by consent, 1 have prononcés en faveur d'un règlement accepté par les recourse not only to the records of the General Assembly parties, je ne m'appuie pas seulement sur les résolutions and the Security Council, but aIso to important state- de l'Assemblée générale et du Conseil de sécurité, mais . ments outside the United Nations framework. On aussi sur d'importantes déclarations qui ont été faites en 17 April 1956, the Government of the Soviet Union dehors de l'ONU. Le 17 avril 1956, le Gouvernement de published a statement inc1uding a reference in favour of l'Union soviétique a publié une déclaration dans laquelle L__:,:~<~'."-namu~y a~~. ~mer dm, 12il ~.d:'~~d'~:::' ~. ~".l~ 67. Touchant la première question, nous sommes entiè- rement persuadés, à l'issue de ce débat, que le Conseil de sécurité désire un règlement sur une base mutuel- lement acceptable. Telle était en réalité la jurisprudence du Conseil de sécurité et de l'Assemblée générale avant que ce débat ne fût ouvert. La résolution qui vient d'être adoptée rappelle la résolution du Conseil de sécurité [8/1376. II] du 11 août 1949. Que dit cette résolution? EUe se lit comme suit: « Le Conseil de sécurité « ... «Exprime l'espoir que les gouvernements et auto- rités intéresllés, s'étant engagés, au cours des négo- ciations... à donner suite à la demande expdmée par l'Assemblée générale dans sa résolution du Il décembre 1948 les invitant à étendre le domaine des négociations relatives à l'armistice et à rechercher un accord par voie de négociations... parviendront rapidement à un règlement définitif de toutes les questiOttS sur lesquelles ils ne se sont pas encore mis d'accord. :. Ainsi, il Y a sept ans, le Conseil de sécurité s'est pro- ·noncé en faveur d'une solution par voie d'accord et de négociation, c'est-à-dire qu'il a fait exactement ce que tertains Etats non membres du Conseil ne voulaient pas voir faire de nouveau aujourd'hui. 68. L'Assemblée générale a toujours maintenu le prin- cipe d'un règlement par voie d'accord et de négociation. Dans la question qui nous occupe, notre conduite est dictée par la résolution 194 (III) du 11 décembre 1948, aux termes de laqueUe l'Assemblée générale a invité les parties à étendre le domaine des négociations d'armistice en vue d'un règlement définitif de toutes les questions sur lesquelles eUes ne s'étaient pas encore mises d'accord. 71. Around this table, those who were not in favour of \'oting for this paragraph on grounds of expediency have made it clear that they did not question the central \alidity of this theme. The observations of the repre- sentative of Yugoslavia were of special intérest in that context. .' t. ï2. The political position which we face is therefore clear. There is an established relationship between IErael and the Arab States governed by agreements which have treaty force. There are only three possibi- lities in relation to that situation. Either it can be changed by agreement; or it can he changed by war; or it cannot be changed at aH. 73. The prospect and possibility of a change by war must, of course, he ruled out entirely. The use of armed force under the Charter is strictly regulated by the terms of the Charter itself, and is limited to contingencies of a breach of the peace and an act of aggression. It is obviously not a breach of the peace to maintain a treaty duly registered as governing the relations between Member States. 74. There is, of course, the possibility that there will he no change in the established situation. This is a legal possibility, and either party is fully entitled to maintain its full rights under the armistice and to with- hold its consent from any settlement which prejudices those rights. But it was certainly envisaged when we set our hands to these agreements that they would be transitional steps leading to a final peace settlement, and nohOOy can fully uphold the spirit and letter of the armistice agreements without aspiring to their develop- ment into more durable settlements. . " 75. If we therefoi'e discard change by force entirely and discard the concept of an eternal, enduring, armis- tice system, we are left, by elimination, with the only alternative, which is that these agreements must one day -and preferably saon-be developed into peace agree- ments by processes of consent. 4 . 76. This political situation is fully reflected by the juridical position. There were three rewllutionary l'vents in the year 1949 which govern OUi juridical situation today: the signature of the armistice agree- ' ments, the admission of Israel to membership in the United Nations and the resolution of Il August 1949 [S/1376, II], whereby the Security Couneil lent its <,luthority to the. armistice agreements which the parties had signed. 71. Les membres du Conseil qui, pour des raisons d'op- portunité, n'étaient pas disposés à voter pour le para- graphe en question, ont précisé qu'ils ne contestaient pas la validité des considérations énoncées dans ce para- graphe, et, à cet égard, les observations du représentant de la Yougoslavie ont été particulièrement intéressantes. 72. Par conséquent, la situation politique devant laquelle nous nous trouvons est claire. TI existe entre Israël et les Etats arabes des relations régies par des accords qui ont force de traités. En face de cette situa- tion, il n'existe que trois possibilités. On peut la modifier en vertu d'un accord, ou par la guerre, ou encore ne pas la modifier du tout. 73. Bien entendu, il faut absolument exclure la pers- pective et la possibilité d'un changement résultant de la guerre. Le recours à la force armée prévu par la Charte est strictement réglementé par les termes de la Charte elle-même et se limite au cas où il y a rupture de la paix ou acte d'agression. De toute évidence, maintenir en vigueur un traité qui régit les relations entre Etats Membres et qui a été dûment enregistré comme tel ne constitue pas une rupture de la paix. 74. Certes, il est possible qu'aucun changement n'inter- vienne dans la situation qui s'est créée. C'est là une possibilité juridique et chaque partie est entièrement fondée à conserver tous les droits qui découlent de l'ar- mistice et à refuser de consentir à tout règlement qui porte atteinte à ces droits. Cependant, lorsque nous avons donné notre assentiment aux accords en question, nous avons assurément pensé qu'ils représentaient des mesures transitoires sur la voie d'un règlement de paix . définitif, et nul ne peut maintenir intégralement l'esprit et la lettre des conventions d'armistice s'il n'aspire pas à les voir se transformer en règlements plus durables. 75. Par conséquent, si nous rejetons entièrement un cl1angement obtenu par la foree et si nous refusons d'ac- cepter l'idée d'un armistice perpétuel, il nous reste, par élimination, une seule possibilité : ces conventions doivent un jour ou l'autre - et le plus 18t sera le mieux - se transformer en traités de paix par le consentement des parties. ""'5. La situation politique a son pendant exact dans la • ~tion juridique. Au cours de l'ann~ 1949, trois faits r.évolutionnaires ont eu lieu qui régissent aujourd'hui la situation juridique : ce sont la signature des conventions d'armistice, l'admission d'Israël à l'Organisation des Nations Unies et la résolution du 11 août 1949 [S/1376. 11], par laquelle le Conseil de sécurité a marqué du sceau de son autorité les conventions d'armistice conclues par les parties. "This Agreement, having been ... concluded .. ta faciIitate the transition from the present truce ta permanent peace in Palestine, shall remain in force until a peaceful settlement between the parties is achieved."1 78. Here, then, we establish the immutability of these agreements except in so far as they are developed towards peace. We can move only forward, never backward. 79. How can this peaceful settlement be achieved in accordance with the agreements themselves? The parties to this agreement may, by mutual consent, and only by mutuaI consent, revise this agreement, or any of its provisions, or suspend their application. Therefore, in so far as the States in our region are sincerely dedicated to fuII compliance with the armistice agreements, they are committec! to the concept of a peace settlement by mutual consent. 80. To sUffi up the position: a settlement based on the consent of the parties conforma with the jurisprudence of the General Assembly, of the Security Council, and of the general armistice agreements themselves. 81. The other problem which the Council faced in recent days was whether it should give articulation and utterance to its evident belief in a mutually agreed settlement, and whether this idea should find expression in its resolution. My delegation deeply regrets that the original intention to express this in resolution form was rescinded under the hostility with which the idea was greeted. It is grave enough if there are certain States in the Middle East which oppose a peace seulement themselves, but the question arises: should they he able so frequently, should they he so frequently indulged in their efforts, to silence the voice of others uplifted for peace? Does not the Security Council possess its inde- pendent right to express the results of its own coilsciousness as it sees fit? 82. Our disappointment at this omission has, however, heen considerably aIleviated by a somewhat fortunate ; 1 Official' Ruorœ of the Security Couneil, Fourth Y.tlr" Sp.cit.!l Supplement No. 3, p. 8. 78. Par là même, nous avons disposé que ces conventions ne seront modifiées que pour faire place à la paix. Nous ne pouvons qu'avancer; nous ne pouvons pas reculer. 79. Comment pouvonsunous parvenir à ce règlement pacifique conformément aux conventions elles-mêmes? Les parties signataires peuvent par consentement mutuel, et par ce seul moyen, reviser ces conventions ou l'une quelconque de leurs dispositions, ou suspendre leur appli- cation. Par cVillSéquent, dans la mesure où les Etats de notre région sont sincèrement attachés au respect intégral des conventions d'armistice, ils sont tenus d'admettre qu'un règlement de paix doit intervenir par voie de consentement mutuel. 80. En bref, un règlement fondé sur l'accord des parties est conforme à la jurisp"Udence de l'Assemblée générale, du Conseil de sécurité et des conventions d'armistice elles-mêmes. 81. Ces derniers jours, le Conseil s'est trouvé devant un autre problème : devait-il exprimer sa croyance manifeste en un règlement convenu d'un commun accord, et cette idée devait-elle trouver place dans le texte de sa réso- lution? Ma délégation déplore que, vu l'hostilité qui a été constatée, on ait renoncé à l'intention initiale d'exprimer cette idée. II est déjà grave que certains Etats du Moyen-Orient s'opposent à un règlement pacifique, mais une question se pose: devraient-ils pouvoir si souvent, devrait-on les laisser si souvent, réduire au silence ceux qui œuvrent pour la paix? Le Consei: de sécurité n'a-t-il pas le droit d'exprimer sa pensée comme il le juge à propos? 82. Cependant,'- 1, déception que nous avons ressentie devant la suppression de ce paragraphe a été considé- 1 Procès-verbau~ officiels du Conseil de sécurité, quatrième tinnée, Supplément spécial nO 3, p. 8. 83. If there is any other element of consolation, it is that the exigent need for an agreed settlement is 50 strong that it cannot be entireIy silenced; and indeed, that need appears from the wording of the resolution itself. The resolution still recalls the re5Olution of Il August 1949, one of whose central provisions is an expression of hc~)e that the parties will negotiate a final settlement by agreement of aIl questions outstanding between them. The resolution does commit the Security Council to a calI to the parties to take the steps necessary to carry it out, thereby increasing confidence and demonstrating their wish fol' peaceful conditions. Above all, the resolution calls for full oompliance with the armistice agreements, and that includes compliance whith those provisions which require a transition to peace and with those provisions which lay it èown that only by mutuaI consent can the armistice agreements be developed into peace settlements. 84. In the opinion of the Government of Israel, the amendment accepted today has reduced the prospects of success by the Secretary-General in the continuation of his mission. The more the Security Council is prevent- ed from asserting the dynamic qualities of its policy, the more it is restricted to the static concept of remaining fixed within the armistice framework without progress towards a more durable settlement, the harder it is for good offices and conciliation to take the position in the Middle East beyond its present context of danger and tension. 85. The debate has, 1 think, induce': a sober mood in other respects. A reading of the Arab speeches raises serious questions whether the absolutely unconditional character of the cease-fire agreement is understood, and it is deplorable that today, again, there has been an attack upon the territory and population of Israel from Jordan, notwithstanding the three admonitions of the Security Council addressed to that Govemment within the month of May. 86. My Government is, therefore, fortified in the mixed impressions which it expressed at the outset of this debate: deep satisfaction at the unconditional cease- ~ fire and at the immediate results achieved by the Secre- tary-General, and deep continuing concern for the situation in the Middle East, which we regard as still very acute. ~,? 83. Un autre aspect peut-être est consolant: la néces- sité d'un règlement de cette nature est si nettement reconnue qu'il est impossible de la passer entièrement sous silence; de fait, cette nécessité ressort du libellé de la résolution même. Celle-ci continue à rappeler la résolution du 11 août 1949, dont l'une des dispositions essentielles est celle où le Conseil exprimait l'espoir que les parties 'J1égocieraient un règlement définitif en se mettant d'accold sur toutes les questions en litige. Dans sa résolution, le Conseil de sécurité requiert les parties de prendre les mesures nécessaires pour exécuter la réso- lution, et ainsi d'accroître la confiance et de prouver leur désir de paix. Le Conseil invite surtout les parties à observer intégralement les conventions d'armistice et notamment les dispositions de ces conventions qui prévoient le passage de la trêve à une paix permanente et celles qui stipulent que les conventions d'armistice ne peuvent être transformées en traités de paix que par le consentement mutuel des parties. 84. De l'avis du Gouvernement israélien, l'amendement accepté aujourd'hui diminue les chances de succès du Secrétaire général dans la suite de sa mission. Plus l'on empêchera le Conseil de sécurité de mettre à l'épreuve le dynamisme de sa politique, plus on le limit~ra à la iCOnception statique de l'immobilité dans le cadre de l'ar- mistice, sans espoir de progrès vers un règlement définitif, et plus il sera difficile d'utiliser les bons offices et la conciliation pour diminuer le danger et la tension qui règnent actuellement dans le Moyen-Orient. 85. Je crois qu'à d'autres égards le débat a amené à se faire une idée plus réaliste de la situation. A la lecture des discours prononcés par les représentants des pays arabes, on peut se demander si ces pays ont bien compris le caractère absolument inconditionnel de la suspension d'armes. II faut déplorer qu'aujourd'hui encore des troupes jordaniennes se soient livrées à une attaque contre le territoire et la population d'Israël, malgré les trois avertissements adressés au Gouvernement jordanien par le Conseil de sécurité au cour:; du mois de mai. 86. Les impressions mêlées éprouvées par mon gouver- nement, et que j'ai exprimées au début de ce débat, se confirment donc : profonde satisfaction devant la réaf- firmation du caractère inconditionnel de la suspension d'armes et devant les résultats immédiats obtenus par le Secrétaire général, et profonde inquiétude devant la situation dans le Moyen-Orient, que nous considérons toujours comme très grave. 88. The avoidanee of war, so long as this rests with us, 88. Le principe même de notre politique est donc is, therefore, the basic premise of our poliey. d'éviter la guerre, dans la mesure où cela dépend de nous. 1 89. The maintenance of the armistice agreements and 89. La deuxième tâche que nous nous assignions consiste their restoration to their full integrity is a second à maintenir les conventions d'armistice et à les rétablir element of our policy. Despite the non-inclusion of any dans leur intégrité. Bien que la résolution que le Conseil clear reference in the resolution now adopted, it eon- vient d'adopter n'en fasse pas nettement mention, nous tinues to be our view that inte' !latlOl.~l "t':nion should persistons à penser que l'opinion internationale devrait 1 find greater eonvictior 'lnd courage in articulating L1'1diquer avec plus de fenneté et de courage qu'il est strongly the desire for a fOlward movement away from ;jQuhaitable d'aller de l'avant et de passer de l'armistice à the armistice towards an agreed settlement of outstand- un règlement concerté des différends en suspens. Si les ing disputes. If the Securi,ty Coundl's discussions have discussions du Conseil de sécurité ont permis de se faire induced a mood of greater sobrîety than existed before, une idée plus objective de la situation, ce réalisme est en then this realism is in itself a contribution to the interna- soi une contribution à la cause internationale. tional cause. 90. The Government of Israel does not see any fault in the resolution now adopted in respect of what it contains. It does, however, regret that which it omits. 91. Mr. S.OBüLEV (Union of Soviet Socialist Re- publics) (translated Irom Russian): 1 had not intended to speak in explanation of the Soviet ielegation's vote in favour of the draft resolution just adopted: the text speaks for itself, and 1 had no need to say exactly why we voted for it. In his last speech, however, Sir Pierson Dixon referred to the position taken by the Soviet delegation on the former sixth paragraph of the preamble, and expressed his surprise at it. In this connexion, 1 must say a few words. 92. The Soviet delegation's position in this matter is very c1ear and consistent. We consider it n~essary to emphasize that we regard the resolution adopted just now as a decision on the Secretary-General's repOi.'t, strictly within the scope of the powers defined in the Security Council's resolution of 4 April 1956 [8/3575]. Today's resolution can in no circumstances be regarded as a decision affecting or changing decisions previously adopted by the United Nations. 93. As we understand it, the discussion which has just taken place concerns ooly "one aspect of the whole Palestine problem-the instructions which the Security Council gave the Secretary-General in its, resolution of 4 April 1956. Hence there is no justification at the present time for widening the scope of the present problem, sinee that wo;, do nothing to promot.e the 90. Le Gouvernement israélien n'a rien à objecter aux dispositions de la résolution que le Conseil vient d'adopter. Cependant, il déplore ses omissions. 91. M. SOBOLEV (Union des Républiques socialistes soviétiques) [traduit du TUSse] : Je n'avais pas l'intention de prendre la parole afin d'exposer les raisons pour lesquelles la délégation de l'Union soviétique a voté en faveur du projet de résolution qt.<: vient d'être adopté: je n'avais pas à exposer ces raisons parce qu'elles res- sortent du texte même de cette résolution. Cependant, au cours de sa dernière intervention, sir Pierson Dixon a parlé de la position que la délégation soviétique avait prise au sujet de l'ancien sixième considérant et il s'en est étonné. Je dois dire quelques mots à ce sujet. 92. L'attitude de l'Union soviétique touchant cette question est très claire et n'a pas varié. Nous estimons nécessaire de souligner qu'à notre sens la résolution que le Conseil vient d'adopter concerne uniquement le rapport du Secrétaire général, et que sa portée est rigoureusement circonscrite par les pouvoirs qui ont été définis dans la résolution du Conseil de s~urité en date du 4 avril 1956 [8/3575]. Cette résolution ne peut être en aucun cas considérée comme une décision qui affec- terait ou modifierait les décisions que l'ONU a prises antérieurement. 93. La discussion qui vient d'avoir lieu ne concerne dans pal ?o~ esp~t lqu'un dSCul aspecltcde lailqduestié'on ~t~ l estine, a saVOIr e man at que e onse e s cun e a donné au Secrétaire général par la résolution du 4 avril 1956. C'est pourquoi il n'y a aucune raison à ~ l'heu.woe actuelle pour élargir le cadre de la question examinée ; en effet, on ne contribuerait aucunement d~e 95. It was this consideration and nothing eIse that prompted the Soviet delegation's efforts to ensure the adoption by the Security Council of a draft resolution acceptable to the parties directly concerned. This is what prompted our efforts to ensure the amendment of opcrative paragraph 7 and the deletion of the sixth para- graph of the preamble. 96. We are glad that in the end the United Kingdom representative took the same position and thereby enabled the Security Council to ;, 10pt unanimously a resolution on a matter of ;.mch importance as the Palestine question.
1 do not intend to ,'tir up the debate on this matter now that the Securit) Council has reached the conclusion it should reach on this item. Certain remarks have been made here in the Council, some of them by members of the Council and others by Mr. Eban. 1 Q 98. En ce qui concerne les premières, je n'ai pas l'intention d'y revenir, car notre position apparaît avec toute la netteté possible dans les comptes rendus du Conseil. Je me demande cependant si plusieurs de ces membres du Conseil admettraient des solutions mutuel· 'lement acceptables en ce qui concerne certains problèmes internationaux auxquels ils sont mêlés, que ce soit en Méditerranée, au Moyen-Orient, en Extrême-Orient ou ailleurs. Quoi qu'il en soit, je ne veux pas m'attarder sur !Ce point. 98. With regard to the rema!'!-'.s made by the members, 1 do not propose to make any comment, because our position on this question bas been made crystal clear in the records of the Security Council. 1 wonder whether some of them would agree to mutually acceptable solu- tions to certain international problems in which they are involved-in the Mediterranean, the Middle East, the Far East or other places. Anyhow 1 do not want to deal with this matter at length. 99. With regard to certain distortions that have just been made at this table-and 1 sav this with aU d<1e respect to the dignity of the Securit-f Council-in order to rectify misstatements of fact and to bring before the Council the true position regarding the matters that have been dealt with by it, 1 think it is my duty to put before this body objectively and briefly our position on those observations. 99. En ce qui concerne certaines inexactitudes que nous venons d'entendre, j'estime qu'il est de mon devoir, faisant preuve de toute la déférence à laquelle le Conseil de sécurité a droit, de faire connaître objectivement et brièvement notre position, afin de redresser des eITeurs et de permettre au Conseil de voir sous leur vrai jour :les problèmes qu'il a examinés. 100. Mr. Eban has said with full courage, and 1 am amazed at that courage and at that fmnkness, too-and perhaps this is the only virtue in those statements made by Mr. Eban, that they display courage and frankness although they are based on misrepresentations of the actual situation regarding the matter-that the Arab Governments have displayed a rebellion against peace, that the Arab Govemments are not desirous of reaching a peaceful settlement of the Palestine question. 1 need not describe those distortions as being a faIIacy or 100. M. Eban a dit avec beaucoup de hardiesse, et je suis stupéfait de cette hardiesse et aussi de cette franchise - ce sont peut-être les seules qualités marquant les déclarations de M. Eban, fondées sur la déformation des faits - que les gouvernements arabes se sont insurgés contre la paix; qu'ils ne sont pas désireux d'aboutir à un règlement pacifique de la question palestinienne. rai à peine besoin de dire que ce sont là des assertions fausses et ridicules. Pour aller droit au but, je deman- derai simplement : quelle est, en fait, la partie qui s'in- 95. C'est de ces considérations et d'elles seules que s'est inspirée la délégation de l'Union soviétique lorsqu'elle s'est efforcée de faire adopter par le Conseil de sécurité un projet de résolution qui aurait été acceptable pour les parties directement intéressées. C'est bien dans cet esprit que nous avons cherché à obtenir qu~ mt amendé le paragraphe 7 du dispositif et que fftt retiré le sixième considérant. 96. Nous sommes heureux qu'en fin de compte le représentant du Royaume-Uni ait été du même avis, ce qui a permis au Conseil de sécurité d'adopter une ~éso­ lution à l'unanimité sur une question aussi importante que celle de la Palestine. 97. M. SHUKAIRY (Syrie) [traduit de l'anglais] : Je n'ai pas l'intention de rouvrir le débat !l1U' cette question maintenant que le C::>nseil de sécurité est parvenu à la conclusion à laquelle il devait aboutir. Certaines obser- vations ont été faites ici, les unes par des membres du Conseil, les autres par M. Eban. 101. The representatives of the Arab Governments assembled around this table represent their countries, the interests of their homelands, the interests of their people and their territories. Is it acceptable that those peoples would act against their own interests? If a conflagration takes place in the Middle East, who is to be directly con- cerned and deeply concerned and gravely moved and affected? The people of the Middle East, the Govern- ments of the Middle East, the territories of the Middle East. 102. Here we represent our peoples and our interests. We are always for peace, just because peace by itself is one of our principles, one of our traditions, and because it relates to our peoples, to our countries, to our newly won independence, and to our newly won sovereignty. People who have fought for their liberty and who have newly won that liberty, people who have fought for their independence and who have newly won independence, would not in any sense accept to have their countries become a scene of war, a scene of confJ.agration, to see what they have accomplished in the field oi economy, in the field of culture and in the field of agriculture de- stroyed because of war. It is those who have littIe in the Middle East that want war, but those who han much in the Middle East are eager to have neace and they are dctermined to have peace. 103. Peace is not a claim that can be put forward before the Security Council just in a statement in black and white, devoid of evidence, devoid of genuine policy, devoid of honest action, devoid of sincere policy which can only lead to peace, which can only bring about peace. 104. Who has been condemned by the Security Council four times in three years for committing aggression, viola- tions of the armistice agreements, attacks against open villages and towns, slaughter against innocent refugees living in their camps? No Arab Government-and 1 say this without fcar of being contradicted-has been convicted by the Security Council for any aggression, for any violation. It is Israel that has been condemned by the Security Council four times within the span of three years. 105. What is Israel, after aIl? The creation of the General Assembly, the creation of the Security Council. Remembering your resolution, once you accepted the membership of Israel and recommended to the General Assemblj that it join the United Nations, you expressed yourselves to the effect that it was a peace-loving State. How can a peace-loving State he really and genuinely 101. Chacun des représentant" des gouvernements arabes qui siègent à cette table représente son pays, les intérêts de sa patrie et de ses compatriotes. Est-il conce- vable que ces peuples puissent agir contre leurs intérets ? Si un conflit éclatait au Moyen-Orient, qui en serait directemel1t ~ffecté, profondément touché et gravement atteint? Ce sont les peuples du Moyen-Orient, les gou- vernements et les pays du Moyen-Orient. 102. Nous représentons ici nos peuples et nos intérêts. Nous sommes toujours pour la paix, parce qu'elle repré- sente l'un de nos principes, l'une de nos traditions, et parce qu'elle affecte notre peuple, notre pays, notre indép~ndance nouvellement acquise et la souveraineté que nou~ exerçons depuis peu. Des peuples qui ont combattu pour leur libération et qui l'ont récemment obtenue, qui ont combattu pour leur indépendance (~t qui viennent récemment d'y accéder, n'accepteraient pas de voir leurs pays devenir le théâtre d'une guerre, le foyer d'un conflit; ils n'accepteraient pas de voir détruit par la guerre ce qu'ils ont réalisé dans les domaines économique, culturel, agricole. Ceux qui veulent la guerre sont ceux qui n'ont pas grand-chose dans le Moyen-Orient; ceux pour qui il représente beaucoup aspirent à la paix et sont résolus à l'obtenir. 103. La paix n'est pas quelque chose que l'on peut réclamer devant le Conseil de sécurité en se bornant à faire une déclaration catégorique, à l'appui de laquelle on ne fournit aucune argumentation convaincante, aucune indication de yéritable politique, aucune preuve de la sincérité d'intention qui seule peut cD.lduire à la paix, parce que la paix en résulte. 104. Qui a été condamné quatre fois en trois ans par le Conseil de sécurité pour s'être rendu coupable d'agressions, de vidations des conventions d'armistice, d'attaques contre des villages et des villes sans défense, d'assassinats commh contre des réfugiés innocents vivant dans leurs camps? Aucun gouvernement arabe - et je l'affirme sans crainte d'être contredit - n'a été condamné par le Conseil de sécurité pour une agression ou une violation quelconques. C'est Israël que le Conseil a condamné quatre fois en trois ans. 105. Qu'est-ce qu'Israël, cependant, sinon une création de l'Assemblée générale, une création du Conseil de sécurité? Rappelez-vous votre résolution : en acceptant l'admission d'Israël et en recommandant à l'Assemblée générale qu'il devienne Membre de l'Organisation des Nations Unies, vous avez dit que c'était un Etat paci- fique. Comment un Etat peut-il être réellement, vérita- 106. Let us examine this charge more carefully and more objectively. 1 shall examine it from the recorrls of the Securitv Council and from the records of the United Nation~not from my ~',:atements, not allegations that 1 can throw on the tabk of the Council lavishly and generously, but from facts borne out by the records of the Security Council. 107. In 1948, the General Assembly appointed a mediator [resolution 186 (S-2)], the late Count Ber- nadotte, 10 arrive at a peaceful settlement of the Palestine question. The mediation was murdered because the mediator was murdered. 1 shall not make any reference as to who committed the murder and under whose ftag the murder was committed, because that is a fact which is quite obvious; it does not need any pmof or any reference. 108. After the mediation had been frustrated, the General Assembly adopted a resolution [194 (III)] to bring about conciliation, another process of international practice. The Conciliation Commission for Palestine, which was appointed by the General Assembly, held meetings in Beirut, Geneva, Paris and here, at Head- quarters, !fi New York. It sought every means to have Israel accept the resolutions of the General As- sembly, but in vain. The Conciliation Commission is now frozen at the Headquarters of the United Nations, and the resolutions of the General Assembly remain unimplemented. 109. It has been suggested that a peaceful settlement must be on a mutually acceptable basis and that the fundamental issues between the parties should be peace- fully solved. What are those fundamental issues? First, there is the question of refugees, a subject which has engaged the attention of the General Assembl,;' for years, a subject which has aIso engaged the attention of the international community. What has taken place with regard to the refugees? 110. 1 shaH not state my verdict on th1s question but 1 shaH state the words of the Conciliation Commission which said, in its third progress report that) on the question of repatriation, the result had been negative and that no single refugee had been repatriated or compensa- ted. "The Commissio~/'-andhere 1 invite the atten- tion of the Councii-"has not succeeded in achieving the acceptance of this principle [of repatriation] by the Government of Israel".2 111. That is the verdict of the Conciliation Commission, which IS composed of representatives of the United 106. Examinons cette accusation avec plus de soin et d'objectivité. Je le fer"::' en me référant aux documents du Conseil de sécurité et de l'Organisation des Nations Unies, en me fondant non pal: sur mes déclarations ou sur les allégations que j'aurai pu formuler avec prodi- galité devant le Conseil, mais sur les faits teIs qu'ils sont consignés dans les documents du Conseil de sécurité. 107. L'Assemblée généra!e, en 1948, a désigné un médiateur [résolution 186 (S-2)], feu le comte Bernadotte, qu'elle a cI:argé d'aboutir à un règlement pacifique de la question de Palestine. La médiation a été assassinée en la personne du m~diateur. Je ne rappellerai pas qui a commis cet assassinat ni sous quel drapeau l'assassinat a été commis, car tout le monde le sait. Ce n'est pas là quelque chose qu'il soit nécessaire de prouver. 108. Après l'échec de la médiation, l'Assemblé générale a adopté une résolution [194 (III)] en vue de la conci- liation, autre moyen de règlement international. La Commission de conciliation pour la Palestine, nommée par l'Assemblée générale, a tenu des séances à Beyrouth, à Genève, à Paris et ici même au Siège. Elle a cherché par tous les moyens à obtenir qu'Israël accepte les réso- lutions de l'Assemblée générale, mais en vain. Elle est maintenant paralysée au Siège de l'Organisation des Nations Unies et !es résolutions de l'Assemblée générale ne sont toujours pas mises en œuvre. 109. On a dit qu'un règlement pacifique devait se faire sur une base muhel1ement acceptable et que les questions principales qui opposent les parties devaient être résolues pacifiquement. Quelles sont ces questions principales? La première est celle des réfugiés. Elle retient l'attention de l'A3semblée générale depuis des années et retient aussi l'attention de la communauté internationale. Que s'est-il passé en ce qui concerne les réfugiés? 110. Ce n'est pas mon jugement que je formulerai sur ce point: je citerai la conclusion à laquelle a abouti he Commission de conciliation. Elle dit dans son troi· sième rapport sur l'évolution de la situation, qu'en ce qui concerne la question du rapatriement, If.. résultat a été négatif et qu'aucu.n réfugié n'a été rapat "ié ou indemnisé. «La Commissina - j'attire sur ce p~int l'attention du Conseil - n'est pas parvenue à faire accepte7' ce prin- cipe [le rapatriement] par le Gouvernement d'Israël z. :. 111. Tel est le jugement porté p:4.i' la Commission de conciliation, qui est composée des représentants des Etats- • Voir Documents officiels de l'AssembUe général" quatriime session, Commission politique spéciale, Annexe, vol. II, p. 6, par. 13. 112, Let me put the question: who is obstructing the peaceful settlement of the Palestine question? Is it the Arab Governments that are obstmcting that settlement, or is it Israel that is really obstructing the settlement? We can reply to that in the Iight of the unequivocal statement bv the Conciliation Commission that Israel did not eve~ accept the principle of repatriation. 113. 1 cannot think of the settlement of anv interna- tional dispute in the wodd that could œ' resolved without the repatriation of the people to their land, the people who have lived on that land and who have left behind the graves of their fathers and their grandfathers, \vho have left behind thcir towns and their villages, eV'ery sacred treasure of remembrance and all posa~ssions and properties, How can one expect any peaceful settle- ment to take place when a refugee people are not allowed to return to live at peace in their land? 1H, The PRESIDENT: 1 very much regret to inter- flIpt the representative of Syria. The Security Council im'ited the parties to participate in the discussion of the question before the Council. We aHowed the represen- tative of Israel, as we are now allowing the represen- tative of Syria, to make a statement following the adoption of the resolution by the CounciJ. 115. 1 think it would be mast desirable for the repre- sentatives of the parties to confine their remarks very strictly to the question which has been the subject of discussion before the Council, in accordance with the terms of the resolution that the Council has adopted. 1 very much regret to interrupt the ïepresentative ûf 8yria, but 1 hope he will accept my advice in this matter.
1 thank the President for the observation he has made. 1 also regret that we are now roaming over rather a wide range of the merits of the problem. But 1 should Iike, with all due respect, to remind the President that 1 am replying to observations that were made by Mr, Eban before the Security Council. For purposes of the record, and in the discharge of our duty to reply to the distortions and criticisms that have been unjustly levelIed against our Governments, 1 find it necessary to mc::ntion these matters. However, 1 shaH proceed wiù brevity in ordeî' that the matter may appear quite clear in the records of the Security Council. 117. In order to reply to Mr. Eban's charge that we have obstructed a peaceful settlement, it is necessary to examine the various parts of the problem. The Palestine question can be sub-divided into three main issues: first, the question of the refugees, secondly, the territorial question, and thirdly, the question of Jerusa- lem. A ptaceful settlement cannot be made in general terms; a peaceful settlement cannot he made in a vacuum. The Security Council and the Secretary-General in his 112. Qu'il me soit permis de poser une question: qui fait obstacle au :-èrlement pacifique rie la question de Palestine? Sont-ce les gouvernements arabes ou bien n'est-ce pas véritablement Israël? Nous pourrons répondre à cette question en nous reportant à la décla- ration non équivoque de la Commission de conciliation selon laquelle Israël n'a pas même accepté le principe du rapatriement. 113. Je ne peux pas imaginer qu'un différend inter- national puisse se résoudre, dans n'importe quelle partie du monde, sans le rapatriement des populations dans le pays où elles ont vécu, où elles ont laissé les tombes de leurs parents et de leurs aïeux, où elles ont abandonné leurs villes et leurs villages, où elles ont laissé leurs plus précieux souvenirs, tout ce qu'elles possèdent et tous leurs biens, Comment peut-on espérer un règlement pacifique quand on refuse aux réfugiés le droit de retourner chez eux pour vivre en paix ? 114. Le PRESIDENT (traduit de l'anglais) : Je suis navré d'avoir à interrompre le représentant de la Syrie. Le Conseil de sécurité a invité les parties à prendre part à l'examen de la question dont le Conseil est saisi. Nous avons invité le représentant d'Israël, comme nous invitons maintenant le représentant de la Syrie, à faire une déclaration à la suite de l'adoption de la résolution. 115. Je pense qu'il y aurait tout intérêt à ce que les représentants des parties s'attachent à ne pas dépasser le cadre de la question que le Conseil a débattue et qui fait l'objet de la résolution adoptée. Je regrette beaucoup d'interrompre le représentant de la Syrie, mais j'espère qu'il voudra bien accepter mon conseil. 116, M. SHUKAIRY (Syrie) (traduit de l'anglais]: Je remercie le Président de l'observation qu'il vient de faire. Moi aussi, je regrette que nous en soyons venll:; à discuter de toutes sortes d'aspects du problème. Avec toute la déférence qui lui est due, je voudrais cependant rappeler au Président que je réponds aux observations que M. Eban a faites devant le Conseil. Afin qu'il en soit fait mention dans le compte rendu, et pour m'acquitter de mon devoir et répondre aux inexactitudes et aux critiques dont nos gouvernements ont été injustement l'objet, j'estime nécessaire de rJ.1entionner ces points. Je serai cependant bref pour que la question apparaisse clairement dans le procès-verbal du Conseil de sécurité. 117. M. Eban a dit que nous empêcmons un règlement pacifique. Pour répondre à cette accusation, il faut examiner les différents aspects du problème. La question de Palestine peut se subdiviser en trois questions prin- cipales : premièrement, la question des réfugiés; deuxiè- mement, la question territoriale; troisièmement, la question de Jérusalem. Un règlement pacifique ne peut se faire dans des termes généraux; un règlement paci- fique ne peut intervenir dans un vide. Le Conseil de sécu- 1 : "'. Who is it that is now frustrating the peaceful ~, .lement of the Palestine question when one party states in advance: "1 shaH not recede one inch from the territory 1 hold"? 120. The third question concerns the interna- tionalization of Jerusalem. Again, 1 shaIllet Ml'. Eban speak here on this question. Ml'. Eban has circulated as a United Nations document a policy-making speech ~ade by Ml'. Ben Gurion, in wbieh he said, with regard to internationalization, that the decision "is utterly incapable of implementation". 121. On these three fundamental issues which go to fOTm the Palestine question, there is a negative attitude on the part of Israel: no repatriation; no recession from the territorial demarcation line; no implementation whatsoever of internationalization. Who, on the.se three counts, is frustrating the peaceful settlement of the Palestine question? 122. We for our part say: we are quite ready to co- operate, with the Conciliation Commission, with media- tion, with the Security Council, with the General Assem- bly and, if you please, with the Secretary-General himself. We are quite prepared to co-operate with the Secretary-General with a view to implementing the resolutions of the General Assemhly on these three counts. It is for Israel-which now voices pronounce- ments of peace and declarations with regard to peace here in the Security Council-to come forward and say: "We accept the Secretary-General as the United Nations chief in order to promote measures leading to the implementation of the resolutions of the General Assembly." Short of that, the Security Council and the world at large would know who is obstructing the peace- fuI settlement of the Palestine question. 123. We are for peace, a peace based on justice, a peace that does not ignore the rights of the people to their homeland. If Israel is reaIly determined to achieve peace, it depends upon Israel taking action, not just uûng words, to pursue a policy that will lead to peace, at least in its initial stages. 119. Qui donc gêne le règlement pacifique de la question de Palestine, lorsqu'une des parties déclare par avance : «Je ne céderai pas un pouce du territoire que j'occupe :. ? 120. La troisième question a trait à l'internationali- sation de Jérusalem. Là encore, je laisserai la parole à M..Eban. Celui-ci a fait distribuer, comme document de l'Organisation, un discours de politique générale, dans lequel M. Ben Gurion déclare que la décision d'interna- tionaliser Jérusalem est absolument inapplicable. 121. Touchant ces trois questions fondamentales dont l'ensemble coilstitue la question de Palestine, Israël fait preuve d'ufië attitude négative: pas de :rapatriement ; pas de retrait des lignes de démarcation; aucune appli- cation de la décision d'internationaliser Jérusalem. Qui, dans ces trois domaines, fait obstacle au règlement paci- tique de la question de Palestine ? 122. Quant à nous, voici ce que nous disons: nous sommes tout prêts à coopérer avec la Commission de conciliation, avec les organes de médiation, avec le Conseil de sécurité, avec l'Assemblée générale et, notezcle bien, avec le Secrétaire général lui-même. Nous ne demandons qu'à coopérer avec le Secrétaire général en vue d'appliquer les résolutions de l'Assemblée générale relatives à ces trois aspects de la question. C'est à Israël - qui maintenant fait toute sorte de déclarations de paix devant le Conseil de sécurité - de venir dire : «Nous acceptons que le Secrétaire général, en qualité de chef de l'Organisation des Nations Unies, favorise des mesures menant à l'application des résolutions de l'Assemblée générale. :. Si Israël ne le fait pas, le Conseil de sécurité et le monde tout entier sauront qui empêche le règlement pacifique de la question de p...lestine. 123. Nous sommes pour la paix, une paix fondée sur la justice et qui tienne compte du droit des hommes à leur mère patrie. Si Israël veut réellement arriver à la paix, il dépend de lui d'agir - et non pas seulement de parler - de manière à appliquer une politique qui conduise à la paix, tout au moins pour ce qui est des phases initiales. 125. This is not a policy of peace. It certainly de- stroys friendly relations among peoples. If we just whip up those decent Jewish citizens into believing that thev are Israelis, that their fla!!" is the fla!!" of Israel and that their natio~al anthem is the Israel ;nthem, then 1 submit that this is a policy of aggression. This is a policy which destroys the possibilities of peace, and if there is any attempt for peace, there must be a basic change. But why should we speak in big terms about peace? Let us get down to the level of the annistice. 'l'hase who make these big daims could be tested by very narrow and small measures. 126. Israel, as we note frm'l the report of the Secre- tary-General, has rejected measures which would tend to lessen tension. Yet Ml'. Eban finds himself free ta come here and clflim peace in large terms. But if Israel is really genuine with regard ta its daim for peace, why is it not ready to accept the proposais of General Bpms and of the Secretary-General for the relaxation of tension on the demarcation iines? 12i. Here is what the Secretary-General says in une- quivocal terms: "Israel does not agree ta the ~ovement of a United Nations military observer boat on Lake Tiberias nor to the establishment of a military observer post on Israel territory [S/3596, para. 87]". The Secretary-General tells us, in black and white, that Israel does not agree to the movement of United Nations observers nor to a United Nations boat on Lake Tiberias. 128. May 1 be permitted ta remind the Council that the question of a United Nations boat on Lake Tiberias is a very essential one, because Lake Tiberias was the scene of an aggression by Israel which was condemned and censured by the Security Council in the strongest terms [S/3538]. 129. The Chief of Staff, General Burns, and the Secre- tary-General come forward, in implementation of the resolutions of the Security Council, to tell Israel: you have to acc~pt the freedom of movement of United Nations observers and a United Nations boat on Lake Tiberias. Israel, as may be understood from the report of the Secretary-General, resists that proposaI. How 125. II ne s'agit pas là d'une politique de paix, mais d'une politique qui, certainement, détruit les relations amicales entre les peuples. Si nous forçons ces bons citoyens à croire qu'ils sont Israéliens parce que Juifs, à croire que leur drapeau est le drapeau israélien et qlll' leur hymne national est l'hymne national israélien, c'est là, selon moi, une politique d'agression. C'est là une politique qui réduit à néant les possibilités de paix et, si l'on veut la paix, un changement radical est indispen- sable. Mais pourquoi employer de grands mots pour parler de paix? Revenons donc simplement à l'armis· tice. Des mesures très simples, sans grande portée, per- mettraient de mettre à l'épreuve ceux qui emploient de grands mots. 126. Comme l'indique le rapport du Secrétaire général, Israël a rejeté des mesures qui auraient été de nature à réduire la tension. Pourtant M, Eban n'hésite pas à venir réclamer ici la paix à grands cris. Si le désir de paix d'Israël est vraiment sincère, pourquoi Israël n'accepte- t-il pas les propositions du général Burns et du Secrétaire général qui visent à diminuer la tension sur les lignes de démarcation de l'armistice? 127. Voici ce que dit, sans équivoque, le Secrétaire général: «Israël n'accepte pas la présence d'une vedette d'observation des Nations Unies sur le lac de Tibériade, ni la création d'un poste d'observation militaire en territoire israélien» [8/3596, par, 87]. Le Secrétaire général nous dit, noir sur blanc, qu'Israël n'accepte ni les mouvements des observateurs militaires des Nations Unies ni la présence d'une vedette des Nations Unies sur le lac de Tibériade. 128. Je me permettrai de rappeler au Conseil que la question d'une vedette d'observation des Nations Unies sur le lac de Tibériade est une question très importante, car le lac de Tibériade a été le théatre d'une agression par Israël que le Conseil de sécurité a blamée dans les termes les plus énergiques [8/3538]. 129. Le général Burns, chef d'état-major, et le Secré- taire général, dans les efforts qu'ils déploient pour assurer la mise en œuvre des résolutions du Conseil de sécurité, d:.rellt à Israël: vous devez accepter la liberté de mou- vement des observateurs des Nations Unies et la présence d, d d N ti' U' 1 1 d T'b" de une ve ette es a ons mes sur e lac e 1 ena. Ainsi qu'il ressort du rapport du Secrétaire général, Israël 130. 1 say that this is only a test of Israel's big claims about peace. Let those who daim that they are for peace come to the Security Council with clean hands. Let them come to the Security Council with a clear record. The record of Israel in the Security Council is a record of condem'l1ation in the strongest terms of censure. It is a record that has been rebellious even against the Secretary-General and even against General Burns, and so recently, with regard to proposais for the relaxation of tension. 131. 1 am not bringing up these charges from my mind or from my files. This is the charge that has been pre- fcrred by the Secretary-General, aIthough he did not put it in tenns of a charge or a criticism. But this is still the fact to which the Secretary-General is testifying: that Israel is obstructing even the object of relaxation of tension. 132. 1 do not wish to take up too much time of the Council on this matter, but 1 felt it my duty to explain our position because a great deal of distortion in this matter has been placed in the record here, as weU as in sorne of the newspapers abroad. We are for peace, but we want a peace based on justice and nothing but justice. A peace which is dictated by the terms of Israel is no peace; it is aggression, and we are always against aggres- sion in any sense. 133. l ",!sIl to thank our President for giving me this opportunity to explain our position. 1 hope that MI'. Eban will not find the courage again to place such distortions before the Security Council or the United Nations, in the belief that, due to the forgetfulness of sorne of the Member States or of sorne of the intema- tional organizations in the worId, the background of the Palestine question will escape our attention and our memory. We are not forgetful because the tragedy is still alive there and the people who are now in the camps are looking to the Security Council to find out whether justice can eventually be done to them.
Before 1 call on the represen· tative of Lebanon, who has asked for the Hoor, 1 should like to repeat what 1 said previously when it was unfor- tunately necessary to interrupt the representative of Syria. 135. 1 should like to remind the parties that the decision of the Security Council on this matter has been reached, and 1 do not think it desirable that the Council should be reyuested to listen to further controversies on val"Ïous aspects of this subject. It is true that only two 130. C'est là l'occasion de mettre à l'épreuve le désir de paix qu'Israël proclame si fort. Que ceux qui se réclament de la paix se présentent devant le Conseil de sécurité avec un passé irréprochable et avec une cons- cience nette! Le passé d'Israël au Conseil de sécurité, c'est une série de blâmes qui lui ont été infligés dans les termes les plus énergiques. Israël s'est insurgé même contre le Secrétaire général et contre le général Burns et, récemment contre les propositions tendant à réduire la, tension. 131. Ces accusations ne sont pas inv.;:ntées ou tirées de mes notes. Elles viennent du Secrétaire général : bien que ce dernier ne leur ait pas donné expressément la forme d'une accusation ou d'une critique, il n'en témoigne pas moins qu'lsta.ëI fait même obstacle à la réduction de la tension. 132. Je ne voudrais pas prendre trop du temps du Conseil, mais si j'ai cru de mon devoir d'expliquer notre position, c'est parce que les faits ont été exposés avec beaucoup d'inexactitude, ici comme dans certains jour- naux étrangers. Nous sommes en faveur de la paix, mais nous voulons une paix fondée sur la justice et sur rien d'autre. Une paï;c dictée par Israël n'est p~ une paix ; c'est une agreSSlon, et nous sommes touJours contre l'agression sous tous ses aspects. 133. Je veux remercier le Président de m'avoir donné cette occasion de préciser notre position. J'espère que M. Eban n'aura pas à nouveau l'aplomb de fausser ainsi les faits devant le Conseil de sécurité ou l'Organisation des Nations Unies, dans l'espoir que, grâce au manque de mémoire de certains Etats Membres ou de certaines organisations internationales, nous ne prêterons plus attention à l'historique de la question de Palestine et nous l'oublierons. Nous n'oublions pas, car la tragédie se poursuit là-bas, et ceux qui sont maintenant dans les camps regardent vers le Conseil de sécurité pour apprendre si finalement justice leur sera rendue. 134. Le PRESIDENT (traduit de l'anglais) : Avant de donner la parole au représentant du Liban, je tiens à répéter ce que j'ai déjà eu l'occasion de dire quand je me suis malheureusement trouvé obligé d'interrompre le représentant de la Syrie. 135. Je voudrais rappeler aux parties que le Conseil de sécurité a pris une décLion et je ne crois pas souhai- table de lui demander d'écouter de nouvelles contro- verses sur les divers aspects de la question. Il est exact que deux seulement des parties ont pris la parole ; elles 136. Before calling on the three other representatives who have asked to speak, the representatives of Lebanon, Jordan and Egypt, 1 would request them to restrict their remarks solely to statements that are appropriate follow- ing the conclusion of the Council's consideration of this matter of compliance with the armistice agreements. 137. Mr. .\MMOUN (Lebanon) (translated trom French): 1 should like to assure the President at once that my sole concern in taking the floor is to facilitate the Council's task and to try to àfford it aIl the means at niY Govenunent's command ta ensure that the resolution just adopted is put into effect and to enable the Secre- tary-General to carry out the task it has been given. 138. l had not intended to take the floor; it was only when the representative of Israel asked to speak and did not confine his remarks to the resolution just adopted that 1 decided to speak again. 139. }tirst, we should like to thank the Council for having taken into account the point of view expressed by the deIegations of the Arab States and also to thank those members of the Council who saw fit to support that . . Vlew. 140. It 15 because the representative of Israel, when speaking later, went beyond the bounds he should have respe'::ted that we feh it our duty to speak in our tum and to state our position. 141. The rt"'presentative of Israel has tried to prove, contrary to the facts, that the Arab Governments are themselves inspired by that spirit of aggression with which we justly charge him. But was it we who re- fused the Secretary-General, when he visited our countries, the assistance necessary to enable him to carry out bis task of red'lcing tension? AlI necessary assistance was given to him. It must he admitted, on the other hand, that the Secretary-General was unable to obtain from the Israel Govemment an assurance that it would respect the Security Council's decision prohibiting the resumption of the wcrk on the Jordan river diversion scheme. And yet that was the essential element in the peace mission with which the Secretary-General was entrusted by the CounciI. 142. That being 50, we may wonder which are the countries genuinely in favour of peace. The represen- tative of Syria has just stated at sorne length the peace- fuI intentions of the Arab Govemments. If the desired result had been obtained when the Secretary-General visited our countries in discharge of the mission given him by the Security Council, we should not now he 136. Avant de donner la parole aux trois autres repré- sentants qui l'ont demandée, à savoir les représentants du Liban, de la Jordanie et de l'Egypte, je voudrais leur demander de se limiter rigoureusement aux observations qu'il peut y' avoir lieu de faire maintenant que le Conseil a fini d'examiner la question de l'observation des conventions d'armistice. 137. M. AMMOUN (Liban) : Je tiens à assurer immé- diatement le Président que mon seul souci en prenant la parole est de faciliter la tâche du Conseil et d'essayer de lui fournir tous les moyens et possibilités dont dispose mOn gouvernement pour que la résolution qui viellt d'être adoptée puisse être mise en œuvre et pour que le Secrétaire général puisse remplir la mission dont il est chargé. 138. Nous n'avions d'ailleurs pas l'intention de prenàre la parole; ce n'est que lorsque le représentant d'Israël a demandé à parler lui-même et qu'il n'a pas limité son intervention à la résolution qui venait d'être adoptée que nous avons décidé d'intelVenir à nouveau. 139. Nous devons, tout d'abord, remercier le Conseil d'avoir bien voulu prendre en considération le point de vue qui a été exposé par les délégations arabes, et remercier également les membres du Conseil qui ont bien voulu se ranger à leur façon de voir. 140. C'est donc parce qu'ensuite le représentant d'Israël, prenant la parole, a dépassé les limites qu'il aurait dû respecter, que nous nous croyons dans l'obligation de parler à notre tour et de justifier notre attitude. 141. Le représentant d'Israël a tenu à montrer, contrai. rement à la vérité, que les gouvernements arabes sont eux-mêmes animés de cet esprit d'agression que nous lui reprochons justement. Pourtant, lorsque le Secrétaire général a visité nos pays, est-ce nous qui lui avons refusé l'aide nécessaire pour lui permettre de remplir sa tâche, qui consiste à réduire la tension? Toute l'aide nécessaire lui a été accordée. Par contre, il faut reconnaître que le Secrétaire général n'a pas pu obtenir du Gouvernement d'Israël l'assurance qu'il respecterait la décision du Conseil de sécurité, cette décision qui interdit la reprise des travaux concernant le détournement des eaux du Jourdain. Pourtant, c'est encore là le point essentiel dans l'œuvre de paix dont le Secrétaire général a été chargé par le Conseil. 142. Cela étant, on se demande quels sont les pays qui sont vraiment en faveur de la paix. Le représentant de la Syrie vient d'exposer longuement quelles étaient les intentions padfiques des gouvernements arabes. Si l'on était arrivé au résultat espéré lorsque le Secrétaire général s'est rendu dans nos pays en vue de remplir la mission que le Con!leil de sécurité lui avait confiée, nous 144. There were weighty reasons for our refusai to accept that provision in the resolution and for our efforts to secure its deletion from the text. 145. The first reason, as has aiready been said, was that the resolution, if that paragraph was maintained, seemed to go counter to the resolutions already adopted by the United Nations General Assembly, which provide solu- tions for problems which cannot he dealt with by the parties themselves, problems affecting third parties like the inhabitants of Palestine itself, in other words, the refugees. Then there is the question of Jerusalem- another reason why we considered that the adoption of a provision requiring thé agreement of the parties would be incompatible with the resolutions of the General Assembly. 146. Secondly, when mutual agreement is desired, it is also necessary that the dispute which is the subject of the agreement should he a normal dispute, and, above aIl, that the parties to the dispute should both be trustworthy. We already have the example of a first agreement being reached-the Lausanne Protocol, which was signed by the parties concerned, both Israel and the Arab countries. But the Protocol was no sooner signed than Israel de- dined to honour its signature. Since then, Israel bas incessantly protested against the resolutions oi the United Nations, as what the Protocol provided for was precisely the implementation of the resolutions designed to pro- mote a solution of the Palestine problem. The resolu- tions in question were the General Assembly resolutions of 1947, providing for partition [resolution 181 (11)], of 1948, concerning the refugees and their rights [reso- lution 194 (111)], of 1949, on an international regime for Jerusalem (resolution 303 (IV)]. 147. The Lausanne Protocol, which was signed by oUi'Selves and by Israel, provided for the solution of those questions on the basis of the resolutions in question. Admittedly, as has subsequently transpired, Israel gave its signature oruy because it was about to he admitted to membership of the United Nations and wished to make a gesture that would inspire confidence. But, the very day after its admission to the United Nations, it went back on its signature. Israel, therefore, was merely play-acting for the sole purpose of achieving its aims. 148. And after that, we are to he asked to agree that a solution of our differences should be established on a mutually acceptable basis. What confidence can we have in a solution of this kind when, as 1 have said, we are primarily concerned with problems which have re- 144. Si nous n'avons pas admis cette disposition de la résolution, si nous avons lutté pour qu'elle soit supprimée dans le texte de celle-ci, c'est pour des raisons majeures. 145. La première, comme cela a déjà été dit, c'est parce que, si ce paragraphe avait été maintenu, cette réso- lution nous eût semblé aller à l'encontre des résolutions adoptées déjà par l'Assemblée générale des Nations Unies, lesquelles prévoient des solutions touchant à des pro- blèmes qui ne peuvent être tranchés par les parties elles- mêmes, à des faits qui concernent des tierces personnes telles que les habitants de la Palestine même, à savoir les réfugiés. Ensuite ",oient la question de Jérusalem. C'est encore là une des raisons pour lesquelles nous avons estimé qu'il y aurait contradiction entre l'adoption d'une dis- position prévoyant l'accord des parties et les résolutions elles-mêmes de l'AsserrIblée générale. 146. En second lieu, quand un accord mutuel est désiré, faut-il encore que le différend sur lequel il porte soit un différend nonnal et que, surtout, les parties à ce différend soient toutes deux dignes de confiance. Nous avons déjà J'exemple d'un premier accord qui est intervenu; cet accord, c'est le Protocole de Lausanne qui a été signé par 1~1'; parties intéressées, par Israël aussi bien que par les l-ays arabes. Et cependant, au lendemain même de la signature de ce protocole, nous avons vu Israël renier sa signature. Depuis lors, Israël ne cesse de s'Bever contre les résolutions de l'Organisation des Nations Unies, car ce protocole prévoyait précisément la mise en œuvre des résolutions de l'Organisation pour la solution du problème de Palestine. Il s'agissait de la réso- lution de l'Assemblée générale de 1947 prévoyant le partage [résolution 181 (11)], de celle de 1948 con- cernant les réfugiés et leurs droits [résolution 194 (Ill)], et de celle de 1949 prévoyant un régime international pour la région de Jérusalem [résolution 303 (IV)]. 147. Le Protocole de Lausanne, signé par nous et par Israël prévoyait la solution de ces questions sur la base de ces résolutions. Il est vrai qu'Israël, d'après ce qui est apparu ultérieurement, n'avait donné sa signature que parce qu'il était à la veille d'être admis à l'Orga- nisation des Nations Unies et qu'il v01.tlait inspirer confiance. Mais le lendemain même de son admission au sein de l'Organisation, il a renié sa signature. Israa n'avait donc fait que se livrer à une comédie dans le seul but de parvenir à ses fins. 148. Après cela, on nous demandera d'accepter quiune solution des questions qui nous divisent soit établie sur une base mutuellement acceptable! Quelle confiance pouvons-nous avoir dans une solution de ce genre alors surtout qu'il s'agit, comme je l'ai dit, de problèmes qui 150. Mr. RIFA'I (Jordan): Now that the draft resolu- tion sponsored by the United Kingdom has been adopt- ed unanimously, 1 wish to express to the representative of the United K:'ngdom the appreciation of my delega- tion for the conciliatory attitude he took in accepting the amendment of the representative of Iran calling for the deletion of the sixth preambular paragraph, which had caused much anxiety. This conciliatory attitude not only brought about a unanimous vote by the members oi the Council, but also secured the co-operation of the parties most vitally concerned in the Palestine question. We shall continue to facilitate, as we have already done, the mission of the Secretary-General as stated in the re- solution of 4 April 1956. 151. 1 wish to make it dear that the statements made by me and by the other Arab representatives around this table were not meant to oppose the efforts to achieve peace in Palestine or to establish the foundations of peace. Any assumption that they were so intended is untrue. On the contrary the Arabs, who enjoyed peace in Palestine for ages before the creation of Israel, are most eager to restore peace to their homeland. But the peace which they seek is a peace based on justice and on the recognition of the legitimate rights of th/" original inhabitants of Palestine. 152. The main points of difference hetween the Arabs and Israel are in fact the problems confronting the Arabs themselves. The settlement of those problems is com- pletely in the interests of the Arabs. It is therefore ridiculous to daim that the Arabs do not wish to solve their own problems. It is we who want peace and who wish to live, and to have our people live, a peacefullife.
1 had no intention of speaking, but certain remarks made by the Israel representative oblige me to take the floor. 154. 1 should first like to paya tribute to the President, as weIl as to the members of the Council, for the patience they have displayed throughout this long discussion. 1 would also like to paya tribute to the spirit of concilia- tion shown by members of the Council, which has made it possible to arrive at a unanimous resolution. 155. Every time the Security Council meets, Mr. Eban speaks to us, for propaganda purposes, about peace. Peace is not made with words. It is a pattern of behaviour, an attitude that Israel shows no sign of adopt- ing. The Syrian representative has spoken at length on 15a. M. RIFA'I (Jordanie) [traduit de l'anglais] : Le projet de résolution du Royaume-Uni ayant été adopté à l'unanimité, je voudrais rendre hommage au repré- sentant du Royaume-Uni pour l'attitude conciliante dont il a témoigné en acceptant l'amendement du repré- sentant de l'Iran, tendant à supprimer le sixième consi- dérant qui avait provoqué beaucoup d'inquiétude. Cette attitude a non seulement permis au projet de résolution de rallier l'unanimité des membres du Conseil, mais aussi assuré la coopération des parties que la question d~ Palestine intéresse le plus directement. Nous continuerons à faciliter, comme nous l'avons fait jusqu'ici, la mission du Secrétaire général telle qu'elle est définie dans la résolution du 4 avril 1956. 151. Enfin, je voudrais préciser que mes déclarations et celles des autres représentants des pays arabes n'ont pas eu pour objet de contrecarrer les efforts déployés pour rétablir la paix en Palestine ou poUl' jeter les bases de cette paix. Toute affirmation contraire est dénuée de fondement : les Arabes, qui vivaient en paix en Palestine depuis si longtemps avant la création de l'Etat d'Israël, désirent ardemment que la paix soit rétablie dans leur pays. Mais la paix qu'ils veulent est une paix fondée sur la Justice et sur la reconnaissance des droits légitimes des habitants originaires de la Palestine. 152. Les principales questions qui séparent les Eiats arabes d'Israël ~ont. en fait, les problèmes devant lesquels les Arabes eux-mêmes se trouvent. Les Arabes ont tout à fait intérêt à ce que ces problèmes soient résolus. Il est donc ridicule de prétendre qu'ils ne veulent pas résoudre leurs propres problèmes. Nous voulons la paix. Nous voulons vivre et nous voulons que notre peuple puisse vivre une vie paisible. 153. M. LOUTFI (Egypte) : Je n'avais pas du tout l'intention de prendre la parole. Mais certaines obser- vations faites ~ar le délégué d'Israël m'obligent à le faire. 154. Je voudrais tout d'abord rendre hommage au Président, ainsi qu'aux membres du Conseil, pour la patience dont ils ont fait preuve pendant tout ce long débat. Je rends hommage, aussi, à l'esprit de conciliation qu'ont montré les membres du Conseil, ce qui nous a permis d'obtenir une résolution votée à l'unanimité. 155. Dans un but de propagande et chaque fois que se réunit le Conseil de sécurité, M. Eban nous parle de paix. La paix n'est pas faite de mots. Elle signifie un comportement, une attitude qu'Israël est loin d'adopter. Le représentant de la Syrie s'est étendu sur ce point et 156. My country, which signed the United Nations Charter, has no aggressive intentions. It is a peaceful country, as we nave proved over a lengthy period of time. We have done everything possible to eliminate tension along the demarcation lines. 157. As you know, and 1 would again re-emphasize this fact, the Egyptian authorities are still ready to co-operate with the Secretary-General and with General Burns, as they have always done, to eliminate tension along the demarcation lines and in the demilitarized zone. within the framework of the armistice agreement concluded between Egypt and Israel. We have already supported sorne of the measures proposed by Mr. Hammarskjold. We shaH continue to co-operate with him actively and loyally so that he can continue his difficult task successfully.
1 invite the Secretary-General to address the Council.
The mandate given to the Secretary-General by the Security Council in the resolution of 4 April 1956 is weIl known. There Ï!l certainly no reason for me to recapitulate the terms of reference. In the resolution passed by the Council this afternoon, the Couneil has requested me to continue my good offices with the parties in pursuance of the said resolution and with a view to the full implementation of the armistice agreements. 160. 1 wish to say that it is with the best hopes that 1 shall try to meet this request of the Security Council. The deeision of the Security Council gives me the privi- lege to continue in the spirit in which the work has been begun, thanks largely to the co-operative attitude of aIl the parties concerned. The analysis of the problems and the reactions to the difficuIties and possibilities which 1 will take as the frame for my work are fully explained in my report to the Security Council on the fust part of the Middle East assignment. The debate fol1owing the vote of the Council has highlighted points on which deep differences of view exist. It is my firm hope that neither these differences nor any of the expressions they have found here will be permitted to harm the effort on which the United Nations, in co-operation with the parties, has embarked.
The Security Council 'has adopted unanblously a resolution commending the Secre- tary-General and the parties On the progress already ac~eved in the direction of securing more complete com- pliance with the armistice agreements, and calling for further steps in the same direction. 156. Mon pays, qui a signé la Charte des Nations Unies, n'a aucune intention agressive. C'est un pays pacifique. Nous le prouvons depuis assez longtemps. Nous avons fait tout ce qui était possible pour que la tension s'éli- mine sur les lignes de démarcation. 157. Comme vous le savez - je tiens à le souligner encore une fois - les autorités égyptiennes sont toujours prêtes à coopérer avec le Secrétaire général et avec le général Burns, comme elles l'ont toujours fait, afin d'éliminer la tension sur les lig-nes de démarcation et dans la zone démilitarisée, et cela dans le cadre de la convention d'armistice conclue entre l'Egypte et Israël. Nous avons déjà souscrit à certaines des mesures pro- posées par M. Hantmarskjold. Nous continuerons à lui donner un concours actif et loyal pour lui permettre de poursuivre avec succès sa tâche délicate. 158. Le PRESIDENT (traduit de l'anglais) : Je donne la parole au Secrétaire général. 159. Le SECRETAIRE GENERAL (traduit de l'an- glais) : Le mandat que le Conseil de sécurité a donné au Secrétaire général par sa résolution du 4 avril 1956 est connu. Je n'ai certainement pas à en rappeler le détail. Par la résolution qu'il a adoptée cet après-midi, le Conseil me demande de continuer de mettre mes bons offices à la disposition des parties en vue de l'application de cette résolution du 4 avril et de la mise en œuvre intégrale des conventions d'annistice. 160. Je voudrais déclarer que c'est avec les plus grands espoirs que je m'efforcerai de satisfaire cette demande du Conseil de sécurité. La décision du Conseil me donne le privilège de poursuivre ma tâche dans le même esprit où je l'ai entreprise, grâce surtout à l'esprit de coopé- ration des parties en cause. Dans le rapport que j'ai adressé au Conseil de sécurité sur la première partie de ma mission au Moyen-Orient, j'ai exposé dans le détail les problèmes qui se posent, les réactions devant les dif- ficultés et les possibilités existantes, qui définiront le cadre de mon action. Les débats qui ont eu lieu après le vote du Conseil ont mis en pleine lumière des questions sur lesquelles il existe de profondes divergences de vues. J'ai le ferme espoir qu'on ne permettra à aucune de ces divergences ni à aucune des déclarations auxquelles elles ont donné lieu iei d'entraver les efforts que l'Organi- sation a entrepris en coopération avec les parties. 161. Le PRESIDENT (traduit de l'anglais): Le Conseil de sécurité a adopté à l'unanimité une résolution qui loue le Secrétaire général et les parties en cause des progrès déjà accomplis vers une observation plus complète des conventions d'armistice et qui demande que l'on fasse de nouveaux progrès dans la même direction. 163. In conclusion, 1 wish to paya tribute to the states- manship of the United Kingdom delegation which, by its submission of the text of this resolution, has given a lead that the Security Council has unanimously agreed ta follow. 1 am sure that aIl representatives on the Council would desire me to convey to Sir Pierson DL'!:on our admiration for the remarkable patience which he bas displayed in such testing eircumstances, and our gratitude for his. readiness to allay the suspieions and doubts expressed by some of the parties by cIarifying most care- fully the meaning of the language used in the draft re- solution, and also by marking certain changes in wording which have faeilitated the reaching of unanimity. 1 should, therefore, like to express our appreciation of Sir Pierson Dixon's handling of this important matter. 164. 1 also desire, on behalf of the Council, to thank the Secretary-General for his declaration before us and ta extend to him our best wishes in the continuance of his task, and to· ask hirrn to convey similar good wishes to the Chief of Staff. The meeting rose at 5.55 p.m. La séance est levée à 17 h. 55. - ~r.". 163. En terminant, je tiens à rendre. hommage à la sagesse dont a fait preuve la délégation du Royaume-Uni qui, en présentant son projet de résolution, a pris une initiative à laquelle le Conseil a souscrit unanimement. Tous 1e.5 membres du Co!,.!"'il. j'en suis sûr, désirent que je fasse part à sir Pierson Dixon de notre admiration pour la patience·remarquable qu'il a manifestée dans des circonstances aussi difficiles et de notre reconnaissance pour la promptitude avec laquelle il a dissipé les soupçons et les appréhensions de certaines des parties en précisant avec le plus grand soin le sens des termes utilisés dans le projet de résolution et aussi en apportant au libellé certaines modifications qui ont facilité l'una- nimité. Je tiens, par conséquent, à féliciter sir Pierson Dixon pour le rôle qu'il a joué dans cette importante affaire. 1640 Je voudrais également, au nom du Conseil, remercier le Secrétaire g'P'1éral de la déclaration qu'il a faite devant nous, lui exprimer nos souhaits sincères po...~ la poursuite de sa tâche et lui demander de se faire l'interprète de nos vœux analogues auprès du Chef d'état-major.