S/PV.922 Security Council

Saturday, Dec. 31, 1960 — Session 16, Meeting 922 — New York — UN Document ↗

NEW YORK
The agenda was adopted.
Pur- s~ant to the dedsion taken at the previous meeting, 1 invite the representative of Cuba, subject to the Council's approval, to take a place at the Council table. At the invitation of the President, Mr. Raul Roa, representative of Cuba, took a place at the Council table. 2. Ml'. WADSWORTH (United States of America): Beginning in the spring and summer of 1959, a series of invasion attempts upset the peace of the Caribbean area. Panama, Nicaragua, the Dominican Republic and Haiti were the victims. In every case It has been es- tablished beyond reasonable doubt that the expeditions had the support of Cuban officiaIs. 3. In the case of the invasion of Panama in June 1959, the Investigating Committee appointed by the Council of the Organization of American States studied the facts and concluded that-and 1quote from their report: "The RepubHc of Panama was thevictim of an invasion organized abroad that sailed from a Cuban port and was compoRed almost entirely of foreigners." ln fact, the Chairman of the CommIttee was able to confirm that eighty-two out of the eighty-four invaders who were taken prisoner were Cubans. The invasions of Ha1t1 were apparentJy attempted with the compl1city of the Cuban Ambassador there and his five mllitary attachés. 4. Therefore, by plunging their country into this subversive and m1l1tary activity, which is far beyond ','; 1 Président: M. O. LOUTFI (République arabe unie). Présents: Les représentants des Etats suivants: Ceylan, Chili, Chine, Equateur, Etats-Unis d'Amé- rique, France, Libéria, République arabe unie, Royaume-Uni de Grande-,Bretagne et d'Irlande du Nord, Turquie, Union des Républiques socialistes so- viétiques. . Ordre du jour provisoire (SI Agenda/922) 1. Adoption de l'ordre du jour. 2. Lettre, en date du 31 décembre 1960, adressée au Président du Conseil de sécurité par le Ministre des relations extérieures de Cuba (S/4605). Adoption de l'ordre du jour L'ordre du jour est adopté. Lettre, en date du 31 décembre 1960, adressée au Prési- dent du Conseil de sécurité par le Ministre des relations extérieures de Cuba (SI 4605) 1. Le PRESIDENT: En application de la décision prise au cours de la précédente séance, j'invite, sous réserve de l'accord du Conseil, le représentant de Cuba li prendre place li la table du Conseil. . Sur l'invitation du Président, M. Raul Roa (Cuba) prend place à la table du Conseil. 2. M. WADSWORTH (Etats-Unis d'Amérique)[traduit de l'anglais]: A partir du printemps et de l'été 1959, une série de tentatives d'invasion ont troublé la paix dans les Antilles. Le Panama, le Nicaragua, la Ré- publique Dominicaine et HaiU en ont été les victimes. Chaque fois, il a été établi d'une façon li peu près certaine que les expéditions en question avaient béné- ficié de l'appui des autorités cubaines. 3. Dans le cas de l'invasion du Panama qui a eu lieu en juin 1959, le comité d'enquête chargé par le Conseil de l'Organisation des Etats américains d'étudier les faits a formulé la conclusion suivante, que je cite d'après son rapport: "La République de Panama a été la victime d'une invasion organisée de l'extérieur, qui est partie d'un port cubain et li laquelle ont participé presque uniquement des étrangers." Le président du comité a pu confirmer que sur les 84 envahisseurs faits prisonniers, 82 étaient des Cubains. Les inva- sions d'Haiti ont apparemment été tentées avec la complicité de l'ambassadeur de Cuba dans ce pays et de ses cinq attachés militaires. 4. Ainsi, en entrafilant leur pays dans de telles ac- tivités militaires subversives, qui dépassent de beau- 6. \Ve have already seen evidences of that joint activity, not only today but last October when the General Assembly [904th plenary meeting] voted on a Soviet proposaI for a plenary debate on its discredited charge of United States aerial aggression. Therewere only ten votes for that proposaI, the nine votes of the Soviet bloc, which virtually always vote together, and Cuba. And now, 1 submit, we see another example of that joint activity right here in the Council. 7. It has been remarked to me, and Ithink truly, that the Soviet Union must find it very convenient that the Security Council should be hearingthis spurious Cuban charge of an imaginary United States aggression, at a time when world opinion might otherwise be noticing certain events in Laos or in the Congo. 8. Such Is the record of Cubais self-isolation during the past two years. And what began two years ago as a bright hope for the Cuban people, applauded widely by the American people and by the Eisenhower ad- ministration, as well as throughout the world, quickly turned into a reign of terror at home, and then into a danger to the peace and freedom of the entire hemis- phere. 9. Severely provoked though we are, as last night's action of the rupture of diplomatic relations with Cuba will attest, the United States' aims regarding Cuba have not changed. In the face of this situation we shaH co-operate with our allies in the western hemisphere to maintain its security against aggression from what- ever source, and we shall never cease to look for a way back to peace and friendship between Cuba and the United States. 10. Now in aIl these efforts the United states has placed the greatest emphasis, and we think rightly so, on the Organization of American States. \Ve believe strongly in the OAS and in the inter-American tradi- tion. At San José, Costa Rica, last August, the OAS created an ad hoc Committee of Good Offices composed of representatives of Brazil, Chile, Colombia, Costa Rica, Mexico and Venezuela, to provide a forum where the difficulties between Cuba and the U:.:'ted States might be ironed out. On 12 September 1960, the United States proposed that the CommUtee be convened in order to clarify the facts in the controversy between ourselves and Cuba. On 28 October we reiterated that proposaI in a note to the Secretary-General of the Organization of American States and promised to co- operate fully with the Committee on the soleconditfon that Cuba would do the same. Perhaps ifthat offer had been accepted" the false, vague, and somewhat hysteri.- cal charges which we have heard today could have been ~ l'Organisation des Nations Unies. ft 6. Nous avons déj~ vu des preuves de cette activité concertée, non seulement aujourd'hui mais en octobre dernier, lorsque l'Assemblée générale [904ème séance plénière] a voté sur la proposition de l'Union sovié- tique en vue d'un examen en séance plénière de sa plainte si discréditée contre les Etats-Unis pour actes d'agressIon aérienne. il n'y aeuque10voix pour cette proposition, les 9 voix du bloc soviétique qui vote presque toujours ensemble et celle de Cuba. Je crois que nous voyons maintenant !ci, au Conseil, un autre exemple de cette activité concertée. 7. On m'a dit, et bien justement je pense, que l'Union soviétique doit trouver fort commode que le Conseil de sécurité ait ~ entendre cette fausse accusation cubaine relative ~ une agression imaginaire des Etats- Unis, au moment otll'attention de l'opinion mondiale pourrait, autrement, se porter sur certains évé- nements du Laos ou du Congo. 8. Tel est l'effet de l'isolement que Cuba s'impose ~ lui-même depuis deux ans. Ce qui a commencé, il y a deux ans, comme un motif de grands espoirs pour le peuple cubain et a été salué de façon si enthousiaste par le peuple américain et pari'administration Eisen- hower, ainsi que par le monde tout entier, s'est rapidement transformé en un règne de terreur ~ Cuba, puis en une menace ~ la paix et ~ la liberté dans tout l'hémisphère occidental. 9. Malgré les graves provocations dont nous sommes l'objet et qu'atteste la mesure prise hier soir de rompre les relations diplomatiques, le but des Etats- Unis n'a pas changé en ce qui concerne Cuba. Devant cette situation, nous coopérerons avec nos ll11iés de l'hémisphère C'ccidental pour protéger sa sécurité contre toute agression, d'otl qu'elle vienne, et nous ne cesserons pas de chercher un moyen de rétablir la paix et l'amitié entre Cuba et les Etats-Unis. 10. Dans tous ces efforts, les Etats-Unis ont compté surtout, et avec raison nous semble-t-il, sur l'Or- ganisation des Etats américains. Nous avons une grande foi dans l'OEA et dans la tradition interamê- ricaine. A San José (Costa Rica), en ao1it dernier. l'OEA a créé une Commission ad hoc des bons offices, composée des représentants du Brésil, du Chili, de la Colombie, du Costa Rica, du Mexique et du Venezuela, comme organe otl pourraient être aplanies les diffi- cultés entre Cuba et les Etats-Unis. Le 12 septembre 1960, les Etats-Unis ont proposé que cette commission se réunisse pour faire la lumière sur les faits dans la controverse qui nous oppose ~ Cuba. Le 28 octobre, nous avons renouvelé cette proposition dans une note adressée au Secrétaire général de l'Organisation des Etats américains et nous llvons promis de coopérer sans réserve avec la Commission ~ la seule condition que Cuba fasse de même. Si cette offre avait été acceptée, les accusations mensongl!lres, vagues et 11. 1 noted particularly, in listening to M. Roa over 11. En écoutant l'interprétation simultanée de l'in- the simultaneous interpretation, that he stated tervention de M. Roa, j'ai noté en particulier qu'il a specifically that Cuba could not accept any resolution déclaré que Cuba ne pourrait accepter aucune ré- of the Security Council whichwould ask the Government solution du Cons~il dt: sécurité qui demanderait au of Cuba and the Government of the United States, as it Gouvernement de Cuba et au Gouvernement des Etats- is presently constituted, to get together and talk things Unis, tel qu'il est actuellement constitué, de prendre over. This again is another evidence of the attitude contact pour négocier. C'est là un autre exemple de which is held by the Government of Cuba. But we l'attitude du Gouvernement de Cuba. Mais nous ne shall never despair and we shall i:leVer cease to look désespérons pas; nous ne nous lasserons pas d'attendre for the day when Cuba will break out o:ê the prison of le jour 0\\ Cuba se libérera de la prison de haine 0\\ hatred in which her present rolers hav/a confined her l'ont enfermée ses dirigeants actuels et rejoindra la and will rejoin the community of nations. communauté des nations. 12. After listening to Mr. Roa's speech, 1 have no 12. Après avoir entendu l'intervention de M. Roa, je reason to change what 1 said in my brief statement at n'ai rien à changer à ce que j'ai dit à la dernière the last meeting about the Cuban charges as set forth séance, dans ma brève intervention, au sujet des ac- in his letter to the Councn [8/4605]. The charges in ':lusations de Cuba contenues dans la lettre qu'il a the speech, just like thoseintheletter, are completely 3.dressée au Conseil [S/4605]. Les accusations qu'il without foundation and have been given to us in a a formulées dans son discours, comme ('.::lIes qui rather hysterical manner. 1 seriously doubt that Mr. figurent dans sa lettre, sont dépourvues d(~ tout fon- Roa himself believes them. To try to refute them al! , dement et nous ont été présentées sur un ton proche ~~ l~~~~l~o~~n~:rll::dmaking apointby point rebuttal ~i_~l~~.ri~·s::y:;u~~f~:: ~~;:; ~~~e~ ~:uJ:t~~~ serait comme entreprendre de réfuter, point par point, Alice au pays des merveilles. 13. There was one thlng that Ml'. Roa said toward the early part of bis speech, and it sounded something like this: the' actions of the United States, as he was about to give them to us in his speech, were unbelievable. 1 agree. They are unbelievable and they should not be believed. 14. My delegation will not make very much comment on Mr. Roa's speech until we have had an opportunity to see ft in the verbatim record, but 1wf1l say a few words about the main charges contained in his letter, which is before the CouDcil which we have had a brief opportunity to study. 15. As 1 ,have already mentioned very briefly, that lett6r charges that there is some sort of confidential note, some sort of document, of the Department of State in which the United States Government has in- formed the Foreign Minlstries in the Western Hemisphere of our intention to carry out a military intervention in Cuba under certain contingencies, namely, if lIthe construction is resumed on seventeen sites for the launching of Soviet rockets". Alice in Wonderland, indeed. In the second paragraph of Mr. Roa's letter, this was stated flatly as a fact, that the United States note exists and has been circulated, and words are quoted from it in quotation marks. But we read furtber that the existence of the note is ratber oddly attributed to "cabled dispatches from Monte- video, Uruguay". 16. That is the sort of evidence which is being pre- sented to the Security Council to support a charge of aggression, of imminent invasion; the most serioue: charge-I am sure Mr. Roa realizes this-that one 13. Prasque au début de son discours M. Roa a dit quelque chose comme ceci: que les ~'ctes des Etats- Unis, tels qu'il allait nous les exposer, étaient in- croyables. Je suis tout à fait d'acconl avec lui: ils sont incroyables et il ne faut pas y croira. 14. Ma délégation ne fera pas de longs commentaires sur le discours de M. Roa tant qu'elle ne l'aura pas étudié dans le compte rendu sténographique de la '3éance, mais je dirai quelques mots concernant les principales accusations contenues dans sa lettre, qui n été soumise au Conseil de sécurité et que nous avons pu étudier rapidement. 15. Comme je l'ai déjà dit en passant, c~tte lettre prétend que le Gouvernement des Etats-Unis, par une note confidentielle ou quelque au~re document, aurait informé les minist~res des affaires étrangères des pays de l 'hémisphère ~~~fdental de son intention d'intervenir militairement à Cuba en certaines cir- constances, plus précisément dans le cas 0\\ ilIa construction des 17 rampes de lancement de fusées soviétiques était reprise". Nous sommes bien là au "pays des merveilles": le deuxième paragraphe de la lettre de M. Roa dit catégoriquement que la note des Etats-Unis existe et a été envoyée, etcertains termes de cette note sont même cités entre guillemets, mais, d'après ce que nous lisons plus loin, l'existence de cette note serait connue-contradiction bien curieuse- par "des dépêches en provenance de Montevideo (Uruguay) fi. 16. Tel est le genre de "preuves" que l'on présente au Conseil de sécurité pour étayer une accusation d'agression et d'invasion imminente, l'accusation la plus grave-M. Roa en conviendra-qu'un pays puisse 17. The United States Govertmlent has not circulated any document or note of any kind relating to the sup- posed construction of Soviet misaile bases in Cuba, or stating an intention to launch a military intervention against Cuba, and perhaps it is significant that, in spite of a welter of photographs and in spite of a large number of quotations from various newspaper and magazine articles, the Security Couneil has not been shown any such documents. ' 18. Cannot we aU realize, understanding international relations as we do at this table, that if any Cuban authority had come to any United States authority about this so-called "document", we could have told them that this particular press report was eompletely er- roneous? Obviously they do not want to be told that. They would much rather spread it in the Press and come to the Security Council of the United Nations and make a big noise about !te 19. So much for our latest invasion plot, and that te a good sample of the kind of second-hand rumour which Mr. Roa uses instead of evidence. In order to keep this invasion scare in perspective, we must keep in mind recent Cuban propaganda. For the past year or more, ft has been the practice ofthe Cuhan leaders, particularly of Prime Minister Castro, to ascrihe to the United States the intention to carry out a military invasion of Cuba and to urge aU patriotic Cubans to he ready to d!e figh:ing th" Yankee invaders. 20. We had 'a.'à'ample bere when Mr. Roaasked for an immediate debate on what he called the large-scale invasion which the United States Government 18 pre- pa!'fng ta launch at any moment agalnst Cuba. One can just imagine the headÏh:les inwhich these chargeswere spread across the pages of the controlled Press of Cuba, in arder to whip the people ioto a state of fear and alarme Of course there was no invasion, there was never any plm fOllOY St:~il invll~Jon, and the matter layon the agenda ot the Firf't COlJ.~nltteeof the General Assembly for sevenweeks without heing raised again by anybody, even though the United States had indicated its full agreement that if &Dy rea! emergency came up the Cuban item could he moved directly to the head of the list. So, the General Assem!:lly 00- Journed the first part of its Bession, and then the new year approacbed and with it the second anniversary of the aceer"aion to power of the Castro regime. The 17. Le Gouvernement des Eta.~ Jnis n'a envoyé aucune note ou communication de quelque genre que ce soit concernant la prétendue construction da bases pour le lancement de fusées soviétiques Il Cuba~ ou l'intention qu'on lui a prêtée d'intervenir militai- rement contre Cuba; et il est assez significatif, ft. ce sujet, de constater que, malgré l'abondance des photo- graphies que l'on a montrées et des citations que l'on a faites d'articles de journaux ou de magazines, le document dont il s'agit n'a pas êtéprésenté au Conseil de sécurité. 18. Tous les membres du Conseil, qui savent ce que sont des relations normales entre pays, comprendront, j'imagine, que si les autorités cubaines avaientinter- rogé toute autorité compétente des Etats-Unis sur ce prétendu "document·, nous aurions pu les assurer que cette assertion de journal était compl~tementfausse. Mais, manifestement, les autorités cubaines ne vou- laient pas qu'on le leur dise. EUes préféraient pouvoir faire étalage de cette histoire dans la presse et venir en faire é~t avec grand bnlit devant le Conseil de sécurité. 19. VoHb. ce qu'on peut dire de notre tout dernier complot d'invasioh. C'est un excellent échantillon des rumeuTs de seconde main qui, pour M. Roa, tiennent lieu de preuves. Pour bien comprendre cette psychose d'invasion, il faut songer l ce qu'est la propagande organisée Il Cuba. Depuis un an ou plus, les dirigeants cubains, et surtout le premier ministre Castro, at- tribuent sans cesse aux Etats-Unis l'intention d'en- vahir Cuha et exhortent les patriotes ciJ.bains Il être prêts ft. faire le sacrifice de leur vie pour combattre l'invasion yankee. 20. Nous en avons eu, ici, un exemple lorsque M. Roa a demandé un débat immédiat sur ce qu'il a appelé lliüvaslûn da grande envergure qt.!13 l~ Gouvernement des Etats-Unis se prépare Il lancer II tout moment contre Cuba. On peut aisément imaginer les titres sous lesquels ces accusations se sont étalées dans la presse dirigée de Cuba, pour provoquer un paroxysme de crainte et d'alarmes. Bien entendu, il n'y a pas eu d'invasion, il n'y a jamais eu de plan d'invasion, et la question est restée, pendant sept semaines, 11'ordl'e du jour de la Premi~re Commission de l'Assemblée générale sans que personne n'en demande la dis- cussion, bien que mon pays ait accepté qu'elle soit immédiatement discutée en cas d'urgence. C'est dans ces conditions que l'Assemblée générale a suspendu sa session. Ma~s le nouvel an approchait et, avec lui, le deuxi~m~ anniversiare de la venue de Castro lj,U pouvoir. Le 31 décembre, les journaux du matin de 21. Now 1 come to the second principal charge in Mr. Roa's letter, that our so-called "slnister plan" was developel'l "with the open co-operation of Cuban war crlmlnals who have sought refuge in the United States-including mercenaries. adventurers, spies, saboteurs and terrorists of every klnd". Of course, it is a fact that thousands of Cubans, including editors, intellectuais and professional men ln aIl fields have ned from Cuba in the past two years. Many hundreds of them hava taken refuge ln the United States, but they are not war, criminals. Like most Amerlcans, the great majority of them, including nearly aIl the origi- nal chiaf lieutenants of Mr. Castro, supported the Castro revolution until they were sickened by the sUIr pression of freedom in Cuba in aIl fields of endeavour. Those who were not able to gat to the United Btates or to sorne other free country for asylum are ilD prison. They were disgusted by the suppression of freedom, by the wiping out of every political party exeept the Communist party, by the complete muzzling of Press, radio and television, by the taking over of the uni- versities and the labour movement by the régime, by ilbe subjugation of the courts to politieal control. and by the widespread execution and imprisonm'9ilt of individuals who Wf.'i'e suspected ofpoUtical opposition. Yeso there are a great number of Cubans who do not choose to live in Cuba under these circumstances, but the United States is only one orthe many free countries which have gjyen them asylum. 22. Now our Federal and local governmeats, as weIl as soms private organizations. have given emergency assistance to some of these r'!fugees who had to leave Cuba without money or prope~r and must make a new start somewhere. We are doing l[)Ur hast to find hOllsing and jobs for them' and schooling for their chlldren. We have informed the Council of the Organization of American States all about fuese steps and have ex- pressed the hope that other AmericanRepublics might wish to co-operate in dealing with th~s purely humani- tarian problt!m. Those are all actions which any free country would take as a matter of common humanity. But to imply. as Mr. Roa has done. that we have sUIr ported milltary incursions by Cuban refugees intoCuba is absolutely false. It is natural and readily under- standable that some Cubans on our shores should want to engage in activit1es against the government which has done them so much harm. But the United States Government has been in no way associatedwlth euch actlvitiee. On the contrary. we have madeunusuai and special efforts to prevent violation of our laws. 23. As to the third charge in Mr. Roa's letter, ft iB that the United States: If••• is now engaged in a ma- 21. Je passe maintenant h. la deuxillme grande ac- cusation contenue dans la lettre de M. Roa, celle selon laquelle nous aurions tramé "un plan sinistre ourdi ••• avec la coopération ouverte des criminels de guerre cubains réfugiés aux Etats-Unis - merce- naires, aventuriers. espions, saboteurs et terroristes de toute sorte". C'est un fait, évidemment, que deB milliers de Cubains, parmi lesquels des journalistes, des intellectuels, des personnes de toutes les pro- fessions libérales, se sont enfuis de Cuba depuis deux ans. Des centaines d'entre eux se sont réfugiés aux Etats-Unis. mais ce ne sont p.as des criminels de guerre. La grande majorité d'entre eux, qui compren- nent presque tous les anciens lieutenants de Castro, ont été en faveur de la r~yoll!t!tm de Castro, comme la plupart de mes compatriotes, jusqu'au moment oh ils ont été écœurés de voir toutc~ IfJS Hbertés étouf- fées ft Cuba. Tous ceux qui n'ont pu gagner les Etats- Unis, ou trouver asile dans un antre pays libre, sont en prison. ns ont été écœurél; de voir abolir la liberté, interdire tous les partis' politiques sauf le parti communiste, bâillonner la presse, la radio et la télévision, de voir les universités aussi bien que le mouvement syndical soumis ft l'obédience du régime, de voir les tribunaux assujettis ft un contrôle politique, de voir exécuter ou emprisonner en masse tous ceux qui sont suspectés d'opposition politique. Oui, une multitude de Cubains ne veulent plus vivre ft Cuba dans de telles circonstances. mais les Etats-Unis ne sont que l'un des pays libres qui leur ont domté asile. 22. Le Gouvernement fédéral des Etats-Unis, les gouvernements de nos Etats et quelques organisations privées américaines sont V8pnt3S en aide ft certains des réfugiés qui ont d(l quittter Cuba aans argent, y ont laissé tout ce qu'ils possédaient et doivent recom- mencer II zéro. Nous faisons de notremieuxpou'r leur trouver un logement et lm emploi et assurerl'instruc- tion de leurs enfants. Nous avons Informé le Conseil de l'Organisation des Etats américains des mesures prises et exprimé l'espoir que les autres républiques américaines coopéreraient ~ cette œuvre purement humanitaire. C'est l~ ce que ferait tout pays libre pour des raisollS de simple humanité. Mais il est absolument faux de prétendre, comme l'a fait M. Roa, que nous avons soutenu des incursions a:!'Dlées de ré- fugiés cubains li. Cuba. n est naturel et aisément compréhensible que certains Cubains réfugiés chez nous désirel't entreprendre une action contre un gouvernemer.. qui leur a fait tlmt de mal. Mals le Gouvernement ~es Etats-Unis ne s'est jamais associé en quoi que ce soit à leurs activités. Au contraire, nous avons tout fait pour empêcher que nos lois ne soient violées. 23. La troisi~me accusation formulée dans la lettre de M. Hoa est que le Gouvernement des Etats-Unis 24. Of course, the United States consults with other American Republtcs on matters of common concern, including our relations with Cuba and their relations wlth Cuba, and the position of Cuba in our Western hemispheric situation. For 1\11'. Roa to say that we have used tremendous pressure on other American Republics to cause them to break relations with Cuba Is entirely false. It shows how far he has slipped into the totalitarian state of mind ln which there are only two possible relationships between governments: either command and obedience, or open hostility. 1 1 25. Now anybody who knows the extenttowhichCuban diplomatie missions throughout this hemisphere have been used for subversion and hostile propaganda can understand why sorne of the sovereign Governments should find ft necessary to break relations with Cuba- and this requires no underscoring from us. In this context let me add one word about the action of the Ullited States last night ln breaking our ,diplomatie relations with Cuba. This was a step which we took, as 1 said at the last meeting, with heavy hearts, and we were driven to it. Probably nowhere in the history of recent civilization has any government been as for- bearing in the face of provocation as has the United States Government in connexion with Cuban actions. 26. For many months the Cuban Govetnment and particularly the Foreign Ministry, over which Ml'. Roa presides, has made normal diplomatie contact by our Embassy virtually impossible. OUI' country has been made the chief target for aIl Cuban hate propa- ganda. OUI' nationals have been the chief vlctims of their harll.ssment. In the flrst ten months of 1960, at least fortj -three United States citizens were harassed and arres ~ed without charges by the Cuban police. 1 stress the phrase "without charges". This is not the action of a government wlth the ideals which have been professed by the leaders of the Cuban revolut:l.on. 27. In one of these cases, on 18 August 1960, an .\merican woman and her t'.lleyoung SO!lS were dragged from their car by a mob and beaten while the Cuban police stood by and watched. Then the police took them to headquarters and questioned them IntensIvely before releasing them many hours later, still without glving any reason for the arrest. Then on 15 September, at 1 a.m., armed representatives of the Cuban ArmY'3 Department of Investigation forced their way Into the apartment of a woman staff member of the United States Embassy ln Havana. They searched her apart- ment, refused to tell her of any charges against her, and would not let her make contact with the Embassy. She was taken to police headquarters. OUr Embassy was still not allowed to talk to her. Forty hours later, after vlgorous representations by our Ambassador, ahe was released and ordered to leave Cuba Im- 24. Les Etats-Unis consultent, naturellement, les autres républiques américaines sur les questions d'intérêt commun, parmi lesquelles se trouvent les relations de mon pays et de ces pays avec Cuba, de même que la politique de Cuba dans l 'hémisph~re occidental. Mais il est absolument faux de dire, comme le fait M. Roa, que nous avons exercé des pressions indues sur les républiques américaines hce sujet. Cela montre combien il est obnubilé par l'état d'esprit totalitaire, pour lequel il ne peut y avoir que deux genres de rapports entre des gouvernements: l'autoritarisme et l'obéissance, ou l'hostilité déclarée. 25. Tous ceux qui savent h quel point les missions diplomatiques cubaines dans tout l 'hêmisph~re occi- dental ont été utilisées h des fins d", subversion et de propagande haineuse peuvent comprendre pourquoi certains gouvernements souverains ont jugé indis- pensable de rompre leurs relations avec Cuba. Je n'ai pas besoin d'insister sur ce point. Je désire cependant, dans cet ordre d'idées, dire quelques mots au sujet de la décision que les Etats-Unis ont prise, la nuit derni~re, de rompre leurs relations diploma- tiques avec Cuba. Comme je l'ai indiqué h la derni~re séance, c'est une mesure que nous nlavons prise qu'h contrecoeur et parce que nous y avons été acculés. Jamais, dans l'histoire contemporaine, aucungouver- nement en butte h de pareilles provocations nIa témoigné d'autant de patience que les Etats-Unis devant les actes de Cuba. 26. Depuis de longs mois, le Gouvernement cubain et en particulier le Minist~re des relations exté- rieures que dirige M. Roa ont rendu h peu pr~s im- possible toute activité diplomatique normale de notre ambassade h Cuba. Mon pays a été la cible prin- cipale de toute la propagande de haine de Cuba. Les ressortissants américains y ont été les principales victimes de mesuras de harc~lement. Dans les 10 premiers mois de 1960, non moins de 43 citoyens des Etats-Unis y ont été persécutés et arrêtés sans in- culpation par la police cubaine. Je dis bien, sans inculpation. Est-ce Ih le genre d'attitude que peut avoir un gouvernement animé par l'idéal que profes- sent les leaders de la révolution cubaine? 27. Dans l'un de ces cas, le 18 aoet 1960, une Amé- rlcl'lin~ ~t ~eR deux jeunes fils ont été tirés hors de leur automobile et roués de coups par une foule de gens, sous les yeux de la police cubaine qui n'est pas intervenue pour les protéger. Elle les a conduits au poste de police, ot!. on leur a fait subir un interro- gatoire serré avant de les relâcher plusieurs heures plus tard, sans leur donner la raison de leur appré- hension. Le 15 septembre à 1 heure du matin, des hommes en armes du Service des renseignements de l'armée cubaine se sont introduits de force danfl l'appartement d'une Américaine faisant partie du personnel de l'ambassade des Etats-Unis h La Havane. Apr~s avoir fouillé son appartemont, en refusant de lui dire de quoi on l'accusait et en l'empêchant de prévenir l'ambassade, ils l'ont conduite au poste de police. Notre ambassade nIa pas été autorisée ft. lui 29. Now then, as tue world lmows, only yesterday morning the Cuban Government suddenly issued an order, without warninr;, that the United States Embassy should be reduced arbitrarily to eleven persons. AlI member of the Embassy above that n.umber were summarily ordered to leave within forty-eight hours and were saild by Prime Minister Castro to be engaged in esplonage. Such hostile and provocative actions by the Cuban Government have long since destroyed the confidence and mutual respect which are essential to effective diplomatic relations, and have made the maintenance of the United States Embassy in Havana impossible. 30. In our apinion the leaders of the Cuban revolution have isolated their nation from the restofthe nations, even though the representative of Cuba has btlaBted thls morning that ·We do not stand alone". They have isolated their nation at least from the other nations of the hemisphere, which were their natural friends. by their extreme thirst for power and domination, and fanatical Intolerance of any and aIl dissent. From this state of mind have flowed many tragic results: the imposition of censorship and thought control; the banning of aIl poHtical parties except the communists; Bummary justice by drumhead courts, which have arbitrarily caused hundreds to be put to death; the consequent ntght of many thousands of refugees, in- cludlng many of Cuba's ablest citizens; the economic troubles arising from irresponsible policies and a constant defection of pol1tical and econ'lmic leaders; the official creation of a "Yankee devil" whom the unfortunate Cuban people, includingthe smallest school children, are taught to fear and despise as being ready to invade their beloved fatherland; an open advocacy of subversion and violent revolution throughout Latin America; the mortgaging of Cuba's economic future for the purchase of large quantities rI' arms from the. Soviet Union and Czechoslovakia; il'. lilitary mob1l1- zation of hundreds of thousands ofCubans; and, finally, the graduaI transformation oran increasingly insolvent Cuba into a pol1tical and economlc dependency of the Soviet Union and a springboard for Soviet ambitions in the Western Hemisphere. 29. Comme l'on sait, le Gouvernement cubeJn a tout l\ coup arbitrairement décidé, hier matin, sans nous avoir vrévenus, que l'effectif de l'ambassade des Etats-Unis devrait être remené !lU personnes. Tous les membres du personnel de l'ambassade en sus de ce nombre devaient quitter le pays dans les 48 heures, et le premier ministre Castro les a accusés d'ac- tivités d'espionnage. De tels actes de provocation et d'hostilité du Gouvernement cubain ont, depuis long- temps déj!l, ruiné la confiance et le respect mutuel qui sont nécessaires pour des relations diplomatiques normales et ont rendu impossible le maintien d'une ambassade des Etats-Unis ll. La Havane. 30. Ce sont les leaders de la révolution cubaine qui ont, nous en sommes convaincus, provoqué l'Isolement de leur pays, bien que le représentant de Cuba ait proclamé que "Cuba n'est pas seul". fis l'ont isolé pour le moins des autres pays de l'hêmisph~re occi- dental, qui sont ses amis naturels, par leur soif in- sensée d'autorité et de domination et l'intolérance fanatique dont ils font preuve ll.l'égard de toute opinion différente de la leur. Cet êtat d'esprit a eu les tragi- ques conséquences suivantes: l'institution de la cen- sure et du contrôle de la pensée; l'Interdiction de' tous les partis politiques, l\ l'exception du parti commu- niste; une justice sommaire rendue par des tribunaux improvisés et la condamnation h mort dans des con- ditions arbitraires de centaines de personnes; lafuite de milliers de réfugiés, parmi lesquels une grande partie de l'éllte du pays; le chaos économique ré- sultant d'une politique irréfléchie et de la défection continuelle de personnalités de la vie pcolitlque et des affaires; la création par la propagande offlcielle d'un ftmonstre yankee" que l'on incite le malheureux peuple cubain et les plus jeunes écoliers ll. mépriser et ~ harr parce qu'il voudrait envahir la patrie bien-aimée; des appels non déguisés !l la subversion et ll. de vio- lentes révolutions dans toute l' An~ériq1\e latine; l'hy- poth~que qui a été mise, .. l'avenir /!!conomique de Cuba pour l'achat de granaes quantités d'armes !l l'Union soviétique et ll. la Tchécoslovaquie; la mobi- lisation de centaines de milliers de Cubains; et enfin la transformation progressive de Cuba, de plus en plus insolvable, en une dépendance politique et écono- mique de l'Union soviétique et un tremplin pour les ambitions soviétiques dans l'hém isph~re occidental. 32. 1 ba~an my remnrks this afternoon with a very brlef description of the invasions which tooh. place over the last two yenrs. We must aIl recognize, be- cause it is openly avowed, that subversion in the Western Hemisphere is a definite policy of the Castro Government. High officiaIs of the Cuban Government have proclalmed that the Governments of Latin America do not represent the peoples of Latin America. 33. On 30 Au~st 1960, Prime Minister Castro said in Havana: "What happened in Cuba will some day happen in America." By that, 1 suppose, he meant the United States. "And if for saying this we are accused of being continental revolutionaries, let them accuse us. And if for saying this we are accused of wanting there to be revolutlon in aU of America, let them accuse us.· 1 do not know of anything th~t could be much clearer than that. 34. But to nail down the last nail, two days later, on 1 September, Foreign Minister Roa said that the Cuban Revolution "will net as a springboard for a11 the popular forces of Latin America, fo11owing a destiny identical to that of Cuba." 35. Tl the rulers of Cuba set out by themselves te carry out such a policy, it would be dangerous enough; b..lt it is mad~ far more dangerous by the fact that it is openly espoused and abetted by the international communist movement and Ly the leaders of the Soviet Union. 36. Just a month ago, in Moscow, the leaders of the communist parties of the world, in their dir~ctive on world-wide communlst strategy, proclaimed, and 1 quote from thelr communiqué: "The victory of the popular revolutlon in Cuba i5 a splendid example for the peoples of Latin America." These words have been supported with weapons. 1 will not take the time of the COUDcil to go through the listingof the types ofweapons, of the military technicians that came with them, and of the establishment of huge civilian militia far beyond the normal needs for defence and national security. But the Cuban programme of disruption in Latin America. under the Castro Government. is already weIl known. ft is aimed at the establishment of régimes of the Castro communist mould. 37. 1know that a11 the members of the Council do not need to he reminded that when the CastroGovernment first came to power, the people of the United 8tL.tes and the Government of the United States, now called various names by the Cuban representative, rejoiced. They rejoiced together with the Cuban people who had been given promise artel' promise of a more wonderful day to come. And as 1 said recently, !t was not until they were sickened by the realization that many of these promises were :Jmpty, were not heing fulfilled and probably never w01.1d he, tbat the very able lieutenants of Ml'. Castr Aarted gradually to move 32. J'al commencé, cet aprl:ls-midi, par évoquer trl:ls succinctement les invasions qui ont eu lieu ces deux dernil:lres années. Nous devons tous reconnaftre, car cela est ouvertement avoué, que la subversion fait bien partie de la politique du gouvernement Castro dans l'hêmisphl:lre occidental, et de hautes personnalités du Gouvernement cubain ont proclamé que les gouver- nements d'Amérique latine ne sont pas représentatifs des peuples d'Amérique latine. 33. A La Havane, le 30 aolltl960, M. Castro a déclaré: "Ce qui s'est produit ll. Cuba se produira un jour en Amérique"-il entendait par Hl., je pense, les Etats- Unls-"et si, pour avoir dit cela, on nous accuse d'être des révolutionnaires dans l'hémisphère, qu'on nous en accuse. Si pour avoir dit cela, on nous accuse de vouloir la révol<1tion dans toute l'Amérique, qu'on nous en accuse." On ne saurait être plus explicite. 34. De surcroft, deux jGurs pius tard, le 1er septem- bre, le Ministre des relations extérieures, M. Roa, a déclaré que la révolution cubaine "servira d'en- cuuragement li. toutes les forces populaires de l'Amé- rique latine, qui s'engageront dans la même vole que Cuba". 35. Si les dirigeants de Cuba n'entreprenaient que par eux seuls d'exécuter une telle politique, cela serait déjll. suffisamment dangereux, mais le danger s'ac- cr~n. du fait que cette politique est ouvertement épousée et ",outenue par le communisme international et par les dirigeants de l'Union soviétique. 36. Il Y a un mois, li. Moscou, les chefs de tous les partis communistes du monde ont proclamé, dans leur directive sur l'action du communisme mondial-je cite leur communiqué: "Le triomphe de la révolution populaire ll. Cuba est un magnifique exemple pour les peuples d'Amérique latine." Les armes viennent ap- puyer les paroles. Je n'abuserai pas du temps du Conseil pour énumérer ce qu'ont été les armes four- nies li. Cuba et le~ techniciens militaires qui les ac- compagnaient, ou parler de la gigantesque mntce civile qui y a été créée, laquelle dépasse de beaucoup les besoins de la défense et de la sécurité nationales. On ne connan que trop bien l'entreprise de boule- versement de l'Amérique latine qui est celle du gou- vernement Castro. Elle vise li. l'implantation de ré- gimes communistes du même type. 37. Je sais qu'il n'est pas besoin de rappeler aux membres du Conseil que, lors (Ir' la venue au pouvoir du gouvernement Castro, le peuple des Etats-Unis, comme le Gouvernement des Etats-Unis auquel le représentant de Cuba applique maintenant les épithl:ltes que l'on connan, se sont réjouis. Ils se sont réjouis avec le peuple cubain, ll. qui l'on avait promis tant de fois un avenir meilleur. Comme je l'ai déjll. dit tout ll. l'heure, ils se sont réjouis jusqu'au moment oh ils ont été écœurés de voir que tant de promesses faites aux Cubains étaient de vaines promesses qui n'étaient pas tenues et ne le seraient probablement jamais, et 39. We realize as much as anyone else the crying need on the part of the peoples of Latin America for true self-determination. And we can only deplore the fact that apparently thls time the people of Cuba have been taken in by empty promises. 40. From the standpoint of the United States, as 1 said at the last meeting, the charges brought today by the Foreign Mlnister of Cuba are empty, groundless, false, îraudulent, and 1 suppose that in the lexicon of diplomacy one might find many other words to indicate that they are wlthout basis in facto 1 ask the members of the Security COUDcil to study the charges, to study the hlstory of the relationship betwec.n Cuba and the United States over the past two years which has be- come an open book to aH of you-to aU Council mem- bers-and then to decide, on the basis ofmerit, whether these charges should be considered in a serious veine We helieve that they should notbe. We belfeve actually that there should be no draft resolutlon whatever before this Councn taking any cognizance of these charges. 1 hope that, as we draw toward the close of our deliberations on this particular item, this position as to resolutions will be l'ecognized and supported by a great majority of the Council.
1 would remlnd the public that it must remain silent, otherwise we shaU he obliged to clear the gallery. 42. Ml'. BENITES VINUEZA (Ecuador) (translated from Spanish): My delegation is taking part in this debate wlth a definite feeling of sadness. This is a conflict between two States whlch form part of the sarne regional communlty and are both linked to my country by ties of 1:10se friendship. My delegatlon would not, therefore, want to assume the severe l'ole of an Informed juàge, but rather that of a friendly adviser in a farnily quarrel. 43. For that reason 1 should 1lke, first andforemost, to recaU the princlples that form the basis of our regional community, a community which is older than the United Nations, of which It is a part. It is in these principles that must be found the proper method and the practical solution of the problems which today divlde two States and threaten the friendship of two Amerlcan peoples. - 44. It ls t1'11e that the American regional community 44. La communauté régionale américaine est fondée i8 based on concepts which have emerged from two 1 assurément sur des conceptions issues de deux types 39. Nous comprenons aussi bien que n'importe qui le besoin impérieux qu'ont les peuples de l'Amérique latine de jouir d'llne véritable libre détermination et nous déplorons d'avoir fl constater que le peuple de Cuba a été leurré par des promesses creuses. 40. Les Etats-Unis, comme je le disais flla dernillre séance, considllrent les accusations formulées au- jourd'hui par le Ministre des relations extérieures de Cuba comme dépourvues de toute justification et de tout fondement, comme fausses et frauduleuses. On trouverait, je crois, dans le vocabulaire de la diplo- matie, beaucoup d'autres épithètes analogues pour dire qu'elles ne reposent en rien sur des faits. Je demande aux membres du Conseil de sécurité d'étudier ces accusations, d'étudier ce qu'a été depuis deux ans l'histoire des relations diplomatiques entre Cuba et les Etats-Unis - le dossier en est ouvert fl tous les membres du Conseil - et de décider ensuite en con- naissance de cause si les accusations portées contre nous peuvent être prises au sérieux. Nous ne le pen- sons pas. Nous pensons que le Conseil ne peut même pas être saisi d'un projet de résolution qui prendrait acte de telles accusations. Je compte fermement, Monsieur le Président, qu'au moment 00. nous ap- procherons de la fin du présent débat, notre attitude ll. l'égard d'une quelconque résolution fl ce sujet trouvera l'agrément '3t l'appui de la grande majorité desmem- bres du Conseil. 41. Le PRESIDENT: Je veux rappeler fll'auditoire qu'il doit être silencieux, sans quoi il ne restera qu'une solution, c'est de faire évacuer immédiatement la salle. 42. M. BENITES VINUEZA (Equateur) [traduit de l'espagnol]: Ma délégation intervient dans ce débat avec un sentiment bien naturel de regret. il s'agit d'un connit entre deux Etats qui font partie d'une même communauté régionale et sont tous deux unis ll. mon pays par d'étroits liens d'amitié. C'est pourquoi ma délégation ne voudrait pas assumer le rôle sévère de juge, mais plutôt celui de conciliateur dans une affaire de famille. 43. Pour cette raison aussi, je tiens tout d'abord ll. rappeler les principes qui sont ll.la base de notre com- munauté régionale, laquelle est antérieure ll. l'Or- ganisation des Nations Unies dont elle fait partie. C'est dans ces principes qu'il faut chercher la mé- thode convenable ll. appliquer et la solution pratique des problèmes qui divisent aujourd'hui deux Etats et compromettent l'amitié de deux peuples américains. 45. Among t.hese principles is one which fc.••ns the corner-stone of the American juridical system-the principle of non-intervention by any State in matters which are within the domestic jurisdictlon of another State. 1 need hardly remind you of how stubbornly we had ta fight for the establishment of that princip1e, how many difficultles had ta be ovel'come, and how hard was the road that led ta Its final recognition in the Charter of BogoUt,!J whereby the Organizatlon of American Sta.tes was set up. Norwould It be construc- tive ta recaU to you, here, the painful events of a past which has once and for aIl been left behind. The im- portant thing is that this principle serves as a basis both for the American regional Organization and for the United Nations. 46. We firmly believe that this. principle will be preserved as a permanent basis for illter-American relations. We have no reason ta think that a system of violence, definitively abolished, could lead to astate of affairs which Ume has swept away, leaving us only with the consciousness of Its essential uselessness. 47. The principle of non-intervention in the do- mestic affairs of other States has, of course, the obvious coroUary that each people is entitled to set up for itself the juridical and political organizatlon which, in its view. is best suited to it. No one has the right to sit in judgement on the political conductof another. Every people-and especially aIl those in Latin America which have a semi-feudal structure-is en- titled to make its own experiments with a view to at- taining a state of social and economic development that will enable Its economic wealth to he fully em- ployed. But it has the rigbt to do so lr~ its own national means and according to its own doctrines. If more powerful States. whatever their ideologies. tried to use an under-developed country as a terrain for ideo- logtcal struggles or as a propaganda platform for ideas endangering the security of other States. that would he a forro of veiled intervention. justas it would he if aState tried to extend, sub·...ersively. a political experiment from one people to another. '" 4t:l. American solidarity must be based on thfs ab- solute respect for the sovereignty of States. The Latin American peoples achieved their independence under that politieal prinefple. which was present to the minds of their liberators. Only on that basis can an inter- national society be lrllilt in which respect for States, large and small, will he maintained. Any theory of tutelage, any ideology of exclusiveness. Is contrary to our tradition of universaHty. However. increasing solidarity within the hemisphere Involves common respect for a body of fdeas and guiding prlnciples which must he eonstantly re-examined and reassessed. y Charter of th~ Organization of Am~rlcanStatell, lIlgned at Bogotf, Y Charte d~ l'Organisation d~Pi Etats am~rlcalnll,slgn& il Bogotf l~ on 30 ... pril 1948. 30 avril 1948. 45. Parmi ces principes du syst~me juridique amé- ricain. il en est un qui en constitue la pierre angu- laire: c'est le principe de la non-intervention dans les affaires relevant de la compétence nationale d'un autre Etat. Je n'ai pas besoin de rappeler combien il a fallu lutter pour établir ce principe. combien de difficultés il a fallu surmonter et combien fut pénible le chemin qui a conduit ~ sa consécration définitive dans la Charte de Bogotâ!J qui a créé l'Organisation des Etats américains. fi ne serait gu~re utile non plus de rappeler les faits douloureux d'un passé définitivement révolu. Ce qui compte, c'est que ce principe sert de base tant b. l'organisation régionale américaine qu'~ l'Organisation des Nations Unies. 46. Nous sommes fermement convaincus que ce principe continuera toujours ~ être considéré comme le principe de base des relations entre les pays amé- ricains. Nous n'avons aucune raison de croire ~ un retour au syst~me de violence, définitivement aboli, qui a conduit b. des faits que le temps a emportés avec lui, en laissant le souvenir de l'inefficacité de ses résultats. 47. Le principe de la non-intervention dans les af- faires particuli~res des autres Etats comporte, bien entendu, un corollaire évident: c'estquechaquepeuple a le droit de se donner l'organisation juridique et politique qui lui semble préférable. Aucun peuple n'a le droit de s'ériger en juge du comportement politique d'un autre peuple. Tous les pays - et en particulier ceux d'Amérique latine qui ont encore une situation politique semi-féodale - G!lt le droit de chercher leur voie pour parvenir h un degré d'évolution socio-éco- nomique qui leur permette d'exploiter pleinement leurs richesses. fis ont le droit de le faire b. l'aide de leurs éléments propres et de leurs propres doctrines. Ce serait une esp~ce d'intervention déguisée si des Etats plus puissants, quelles que soient leurs Idéologies, essayaient de se servir d'un pays moins développé comme instrument de lutte idéologique ou comme moyen de propager des idées mettant en danger la sécurité d'autrui et ce serait de même une inter- vention déguisée. de la part d'un pays. que d'essayer de faire adopter à un autre pays, par la subversion, une expérience politique. 48. La solidarité américaine doit se fonder sur ce respect absolu de la souveraineté des Etats. Les peuples d'Amérique latine sont devenus indépendants avec cette conception politique. qui était présente b. l'esprit de leurs libérateurs. C'est seulement sur cette base aussi qu'on peut construire une société internationale qui assure le respect de la souveraineté des Etats, grands et petits. Toute idée de tutelle et toute idéologie exclusiviste sont contraires h notre tradition d'universalité. Maie. aussi, la solidarité croissante de notre hêmisph~reexige de tous nos pays une attitude de respect b.l'égard d'un ensemble d'idées 50. My delegation is convinced that the present dif- ferences between two Governments whose countries form part of thls American regional system should be settled by such methods, which are basic to our very existence. We are confident that no resort to violence will talce place to trouble our American peace. The responslbtltty and the mortgage to history involved would be too great. 51. The princfples which 1 have mentioned enable my delegatton to adopt a clear stand with regard to the problem before us. The fact that Ecuador Is a peaceful State, that it has given proof of its abtltty to fulftl ita obligations towards continental solidarity, enables my delegation to conslder thls problem openly, honestly and dlspasslonately. 52. The allegat.tona made by the Cuban Mlnister for External Relations are based on fears arislng out of a difference of vlews and methods. We should like to say that, for our part, we have been subject~d to no pressure and have received no document Implying the use of pressure or threats against the Government of Cuba. We may or may not believe that thls Govern- ment has made mistakes; we may or may not entertaln doubts as to the efflcacy of Us methods; and there may be different vlewpolnts among us as to certain aspects of its policy. But for the Cuban people we continue to have warm feelings of sympathy and friendship, which nothing wtll destroy and whlch no one has sought to destroy. 53. Since there are no serions. specifie faets to account for any fear of an Immediate threat to peace, we believe that our l'ole should be one of friendly arbitration. We must continue ln our efforts to find a peaceful solution that wf1l avoid the shatterlng of Amerlcan unlty. Wlth thls ln vlew, and ln complete agreement with the representative of Chfle. we thfl1k that we should spare no effort in the cause of an under- standing which will enable agreement to be reached between two States both linked to us by ties of friend~ shlp. 54. The draft resolution [S/4612] whlch we have submitted la dlrected towards thls end. In a world of fear, dlstrust, suspicion and alarm, we must afflrDi our falth ln the prlnclples of the United Nations Charter. whlch arose out of a war, so that we may prevent othel', more cruel and more sangulnarywars. 55. My delegatton believes that the Securlty COUDcil is fully competent to deal wlth this matter and to strive 1··- 51. Les principes que j'ai énoncés permettent Ama délégation d'adopter une attitude très nette devant le probl~me dont il s'agit. Le fait que l'Equateur est un pays pacIfique et qui s'est montré fidMe aux devoirs de la solidarité continentale permet A ma délégation d'aborder la question avec franchise, sincérité et équanimité. 52. Les allégations formulées par le Ministre des relations extérieures de Cuba découlent de craintes résultant d'une différence d'idéologie et de méthodes. Nous tenons A dire que, pour notre part, nous n'avons été l'objet d'aucune pression et n'avons reçll aucun document qui implique une pression ou une menace à l'égard du Gouvernement de Cuba. Nous pouvons croire ou non A ses erreurs, douter ou non de l'efficacité de ses m~thodes,apprécier de diverses façons certains aspects de sa politique, mais nous conservons pour le peuple cubain une vive sympathie et une amitié que rien île détruira et que personne n'a essayé de dé- truire. 53. Comme il n'existe pas de faits graves et précis qui justifient la crainte d'une menace immédiate pour la paix, nous croyons que notre rôle doit être celui d'un conctltateur. Nous n'épargnerons aucun effort pOlOr trouver une solution pactftque qui permette de préserver l'unité américaine. Dans cet esprit et en pa.rf~!t a~~t)rd a.vec le représent:L'lt du ChIli, üûUô avons pensé qu'il convient de déployer tous les efforts possibles pour provoquer un rapprochèment qui permettrait d'aboutir A un règlement du désaccord entre deux Etats qui sont nos amis. 54. Le projet de résolution que nous avons présenté [S/4612] est conçu ft cette fin. Dans un monde de crainte, de suspicion, de méfiance et d'alarmes, nous nous devons d'affirmer notre foi dans les principes de la Charte de l'Organisation, créée h la suite d'une guerre et pour éviter que ne s'en produisent d'autres, plus cruelles et plus sanglantes encore. 55. Ma délégation estime qu1'3 le CODseU de sécurité a toute compétence pour connaftre de l'affaire et 56. Ml'. ZORIN (Union of Soviet Socialist Republics) (translated from Russian): The Security Council is again faced with the need to considel' an extremely grave situation resulting from the latest aggressive acts by the United States against a small indep,=,ndent State-the Republic of Cuba. 57. We have heard a detailed statement by Ml'. Roa, the Minister for External Relations of Cuba. Thil; statement convincingly demonstrated that. following the Cuban revolution leading to the overthrow of the Batista dictatorship, which was detested by the Cuban people but was supported by the United States Govern- ment, the United States has made its relations with revolutionary Cuba more strained with every passing month and has carried out a series ofaggresS!ive acts which have now culminated in the termination of dip- lomatic and consular relations with that State Member of the United Nations and have confronted the Cuban people with the threat of military invasion. Mr. Roa quoted many instances and provided much evidence of provocative action by the present United States Government; he also demonstrated the aggressive character of the entire policy of the United States towards this small Latin American State which. two years ago. announced that ft was making a complete break with the old policy ofunquestioning subservience to the imperialist domination of the United States and declared its intention of pursuing an independent policy in the interests of its own people and the peoples of aU Latin American countries. 58. We have also heard a statement by the United States representative. MI'. Wadsworth, who tried to represent the serious charges made by the revolu- tionary Government of Cuba as false and completely groundless. He even described these charges as ridiculou8 and tried to accuse the Cuban Government itself with creating difficulties for its own people. The United States representative merely attempted to evade any detailed discussion of the facts and argu- meüta thiit ha:;;a besü put fûx-ward. This is of coursa a. very simple but highly unconvincing line. It is also a significant fact that, despite the gravity of the ci1'- cumstances in which we are examining this question, the United States representative did not consider it necessary to make a clear and unequivocal statement that the subversive activities against Cuba being con- ducted in United States territory will be brought to an end, tbat acts of provocation and preparations for direct aggression will be discontinQed and that aU differences between Cuba and the United States will be resolved by peaceful me~:08. A ~lear and un- equivocal statement to thr.t p,ffL' ras not, unfor-' tunately. been made by th", United States representa- tive and this gives us food for serious thought. 56. M. ZORINE (Union des Républiques socialistes soviétiques) [traduit du russe]: Une fois de plus, le Conseil de sécurité est appelé ~ examiner la situation extrêmement grave provoquée par les derniers actes agressifs des Etats-Unis contre un petit Etat indê- pendant: la République de Cuba. 57. Nous avons entendu l'exposé circonstancié de M. Roa. ministre des relations extérieures de Cuba. qui a montré de façon convaincante comment. k ré- volution cubaine ayant renversé la dictature de Batista hale du peuple cubain mais soutenue par le Gouvernement des Etats-Unis. ce dernier pays n'a pas cessé d'envenimer ses relations avec la république révolutionnaire de Cuba et a multiplié les actes agres- sifs, qui ont finalement entrafhé la rupture des re- lations diplomatiques et consulaires avec cet Etat Membre de l'ONU et font planer sur le peuple cubain la menace d'une invasion armée. M. Roa a cité de nombreux exemples, preuves ~ l'appui. des provo- cations auxquelles se livre le gouvernement actuel des Etats-Unis. il a montré la nature agressive de toute la politique des Etats-Unis ~ l'égard de ce petit Etat d'Amérique latine qui, il y a deux ans. a pro- clamé le rejet complet de l'ancienne politique d'as- servissement absolu ~ la domination impérialiste des Etats-Unis. ainsi oue sa volonté de menerune politique indépendante dans l'intérêt des peuples de Cuba et de tous les autres pays d'Amérique latine. 58. Nous avons entendu aussi l'intervention de M. Wadsworth. représentant des Etats-Unis, qui a essayé de faire passer pour fausses et dénuées de tout fon- dement les graves accusations formulées par le gouvernement révolutionnaire de Cuba. il a même qualifié ces accusations de ridicules et a cherché ~ aCCU3er le Gouvernement cubain lui-même de créer des complications pour son peuple. Le représentant des Etats-Unis a simplement essayé de se soustraire h l'analysa des faits et des arguments avanc~s. Pro= cédé facile. certes, mais nullement convaincant. En même temps. il y ~ lieu de noter que ce représentant. malgré les circonstances graves dans lesquelles nous examinons la question. n'a pas jugé nécessaire de dêclarer nettement et sans équivoque que les activités subversives menées contre Cuba sur le territoire des Etats-Unis prendront fin, que cesseront aussi les provocations et les préparatifs d'agression ouverte, et que tous les différends entre Cuba et les Etats-Unis seront réglés par des moyens pacifiques. Nous n'avons malheureusement pas entendu le représentant des Etats-Unis faire une dêclaration aussi nette et sans équivoque. ce qui déj~ donne sérieusement ~ penser. 60. It is enough to take an objective look at the facts to realize that the United States representative's attempts to evade serious responsibility for the grave situation which has developed in the Caribbean are futile and that those who have inspired those attempts are doomed to d!sappointment. In fact, the present situation, which is extremely dangerous for the Re- public of Cuba and for peace throughout the world, is not unexpected. A few months ago, the Soviet Govern- ment followed the Cuban Government in drawing the attention of world public opinionand the United Nations to acts which indicated that the United States Govern- ment, influenced by the United States monopolies and militarists and filled with hatred for the revolutionary régime in Cuba, was making steadily intensified pre- parations for direct military attack on a small, but proud and freedom-loving country, which had refused to bow its head to dictation from Washington. We then urged that no credence should be given to the false assertions of the present United States Government that it had no aggressive designs with respect to Cuba. Unfortunately, we proved to be right and aH the formaI assurances of the United States Government have merely turned out to be theusualutterlycynical coyer statements which the present United States Adminis- tration has hypocriticaHy used to conceal its many discreditable activities. 61. As the facts show-these facts we describe are hard to deny-hostile acts and preparations for ag- gression against Cuba by the United States may be said to have passed through three clearly defined stages. At the outset, there were only isolated acts of interference by the United States in the domestic affairs of Cuba and the general line of a United States policy of hostiUty to the revolutionary Government of Cuba was still only in the process of development. 62. Mr. Wadsworth has told us today that the United States Government almost rejoiced at the revolution in Cuba. But 1 do not thinkthatthis hypocritical state- ment by the United States representative will deceive anyone. During the period immediately following the victory of the revolution in Cuba, the sabotage of the Cuban Government's measures organized by United States companies in Cuba had Dot yet been co-or- dinated with acts of economic aggression against Cuba by the United States Government. During this period, the various counter-revolutionary anti-Cuban organi- zatiûns aüd a11 the f"ügltives-Ûlose who naà to ünited States territory with Batista, established themselves there and still enjoy the support of the United States Government-were cnly just beginning to organJze their activities and were establishing contacts with United States authorities. 63. The campaign of malicious slander against Cuba which has developed in the United States, had Dot yet become a well-orchestrated whole and discordant notes were frequently heard owing to the lack of a con- ductor's fh..m direction. The faH of the United States hireling, Batista, had been too sudden and there had not yet been time to reach agreement on aU the meaaures to be taken against the new Government. - 60. TI suffit de considérer les faits avec objectivité pour comprendre que le représentant des Etats-Unis cherche vainement et sans aucune chance de succès Il. se soustraire Il. la lourde responsabilité que la grave situation qui règne dans les Caralbes fait peser sur son pays. En effet, la situation actuelle, extrêmement grave pour la République de Cuba et pour la paix mondiale, n'a rien d'inattendue. TI y a plusieurs mois que le Gouvernement soviétique, après le Gouver- nement cubain, a signalé rt l'opinion mondiale et rt l'Organisation des Nations Unies des actes qui prouvent que le Gouvernement des Etats-Unis, mené Il. la bride par les monopoles et les militaristes américains et plein de haine pour le rêgime rêvolutionnaire de Cuba, se prépare de plus en plus fiévreusement Il. attaquer ouvertement, par les armes, un pays petit, certes, mais fier et épris de liberté, qui a refusé de courber l'échine devant le diktat de Washington. Alors déjll., nous engagions le monde Il. ne pas ajouter foi aux déclarations mensongères du gouvernement actuel des Etats-Unis, qui se défendait de la moindre intention agressive Il. l'égard de Cuba. Malheureusement nous avions raison et toutes les assurances solennelles du Gouvernement américain n'ont jamais visé qu'Il. donner le change, comme les déclarations hautement cyniques dont l'administration américaine actuelle a hypo- critement usé pour masquer plus d'une vile action. 61. Comme le montrent les faits - or les frits sont difficilement rêfutables - on distingue trois phases nettement marquées dans les actes d'hostilité et pré- paratifs d'agression des Etats-Unis contre Cuba. Au début, il n'y a eu que des actes isolés d'ingérence américaine dans les affaires intérieures de Cuba, la politîque générale d'hostilité envers le gouvernement révolutionnaire étant encore rt l'étude. 62. M. Wadsworth nous a dit aujourd'hui que le Gouvernement des Etats-Unis avait accueilli presque avec joie la révolution cubaine. Mais personne, je pense, ne se laissera duper par cette rhétorique. Au lendemain de la victoire de la révolution rt Cuba, le sabotage des décisions du Gouvernement cubain par les sociétés américaines établies dans le pays n'était pas encore coordonné avec les actes d'agression éco- nomique du Gouvernement américain. A l'époque, les diverses organisations contre-révolutionnaires anti- cubaines et tous les fuyards qui avaient accompagné Batista aux Etats-Unis et qui s'y sont terrés depuis, bénéficiant de l'appui du Gouvernement américain, venaient seulement d'entreprendre leur activité et d'entrer en contact avec les autorités américaines. 63. La campagne de calomnies haineuses contre Cuba organisée aux Etats-Unis était encore mal orchestrée; on entendait encore souvent des notes discordantes faute d'une direction commune bien définie. La chute de Batista, cette créature des Etats-Unis, avait été trop soudaine et l'on n'avait pas encore pu s'entendre sur toutes les mesures rt prendre contre le nouveau gouvernement. Toutefois, après un certain temps, la 64. The United States has been waging a campaign of hostUity agalnst Cuba and its Government for a long perlod of time. Today Ml'. Wadsworth even openly described thls Government as a "reign of terror". The representative of Ecuador today referred to the prlnclples governlng relations among the American States. He spoke of friendshlp, co-operation, the peaceful settlement of aU issues and the principle of non-Intervention in each other's domestic affairs. 65. In these clrcumstances, what justification Is there for the temerity, and, 1 would even say, the effrontery of the United States representative ln labelUug as a Wrelgn of terrorWthe Government of a country with whlcl. it malntalned diplomatie relations until yester- day? What Is thls if not dire"~ Interference i'il the domesUc affah of a small bL mdependent State? It seems to me that thls fact alone testifies to an open dlsregard by the United States Government of an the rules of International intercourse, Includlng the rules established for relations among the American States, to whïch the representative of Ecuador has referred. 66. On the radio and televislon, ln the press and ln numerous statements by varlous officiaIs a systematic campalgn has been and Is belng waged agalnst the Government of Cuba, agalnst the revolutionary Re- public of Cuba ln general. Furtharmore, acts ofprovo- cation are belng carrled out, and direct pressure is belng brought to bear on other Governments and on the Government of Cuba itself. In the economlc field, the United States Government has dlscarded the prevlous agreements on the purchase of sugar and on trade ln generai. organlzed a blockade of Cuba and declared an embargo on all exports. This is purely and slmply an attempt ta brlng about the caconomic ruln of thls régime whlch Is abhorrent to the United States. But snch action runs dlrectly c:o.'II1ter to the basic prln- clples of the United Nations Charter and the Charter of the Organlzation of Amerlcan States. 67. In the poUtieal field, the United States Govern- ment has organized an Increaslngly extensive eam- palgn to Isolate the Government of Cuba and to exerelse pressure on other Latin Amerlean States to break off diplomatie relations and Institute an eco- nomle blockade of Cuba. The latest step by the United States-the termlnation of diplomatie relations wlth Cuba-wu also motivated by thls desIre to aggravate the situation and to give a new Impetus to the campalgn of hostility against the RepubUc of Cuba. 64. Depuis longtemps, les Etats-Unis se livrent ~ une campagne d'hostilité contre Cuba et son gouvernement. Aujourd'hui, M. Wadsworth a été jusqu'~ qualifier ouvertement ce gouvernement de "r~gne de terreur". Aujourd'hui aussi, le représentant de l'Equateur a rappelé les principes dont s'inspirent les Etats du continent américain dans leurs rapports. TI a parlé d'"amitié", de "coopération" et de "r~glementpaci- fique de tous les probl~mes"; il a parlé aussi du "principe de la non-intervention dans les affaires intérieures des autres Etats". 65. Cela étant, comment le représentant des Etats- Unis a-t-il l'audace, l'impertinence même, de venir nous parler ici de "r~gne de terreur" ~ propos du gouvernement d'un pays avec lequel, hier encore, il entretenait des relations diplomatiques? Comment qualifier cette conduite? N'est-ce pas une ingérence directe dans les affaires intérieures de ce petit Etat, qui n'en est pas moins indépendant? Pour moi, ce seul fait montre bien que le Gouvernement des Etats-Unis méprise ouvertement les principes régissant les relations internationales, en particulier les principes régissant les relations entre Etats américains, aux- quels faisait allusion le représentant de l'Equateur. 66. La radio, la télévision, la presse, les person- nalités officielles dans leurs multiples discours, se sont livrées et se livrent encore aujourd'hui ~ une campagne systématique contre le Gouvernement cu- bain, contre la république révolutionnaire de Cuba en général. Qui plus est, les gouvernements d'autres Etats et le Gollvernement cubain lui-même sont en butte ~ des provocations et ~ des pressions directes. Dans le domaine économique, le Gouvernement des Etats- Unis a dénoncé les anciens accords relatifs aux achats de sucre ainsi que les accords commerciaux en géné- raI. organisé le blocus de Cuba, mis l'embargo sur toutes les exportations ~ destination de Cuba. Cela revient ~ vouloir étouffer sur le plan économique un régime odieux aux Etats-Unis d'Amérique. N'est-ce pas manifestement contrai:re aux principes fondamen- taux de la Charte des Nations Unies ainsi qu'~ ceux de l'Organisation des Etats américains? 67. Sur le plan politique, le Gouvernementdes Etats- Unis s'est livré ~ une campagne de plus en plus vaste visant ~ isoler le Gouvernement cubain et ltfaire pres- sion sur les aut~'es pays d'Amérique latine pour les amener Il rompre leurs relations diplomatiques avec Cuba et ~ proclamer le blocus économique de Cuba. La derni~re initiative des Etats-Unis - la rupture des relations diplomatiques avec Cuba - leur a été aussi dictée par le désir d'aggraver la situation et de donner une nouveUe impulsion ~ la campagne d'hostilité contre la République de Cuba. 69. It is highly significant that one of the reac- tionary United States journalists, David Lawrence, in welcoming the latest act of aggression by the United States against Cuba, stated frankly in the New York Herald Tribune on 18 November 1960 that the day was not far off when the United States might be compelled to land troops in order to take over United States property in Cuba which had been seized by the Castro Government. 70. Similarly, The New York rimes, commenting in !ts issue of 20 November on the United States Government's decision to organize what ft describes merely as symbolical patrolling off Cuba, was im- pelled to ask the following puzzled question: "Andwhy was it necessaryB, it asks, "to assign a ca:i:'rier with seventy planes and five destroyers to the patrol? A year' ago the Navy had merely put two small vessels on patrol off the Panamanian coast." 71. This!s a nal've question, to which the answer is very simple. The assignment of the United States naval squadron cruising in the waters to the south of Cuba was not to pat1'01, but to work out the technique of invasion. Surely eloquent evidence of the true in- tentions of the United States with regard to Cuba is also provided by the fact that, at that Sarne period when the main United States naval forces were con- centrated to the south of Cuba, it was announced that the United States fleet was also holding manoeuvres with the participation of cruisers and submarines off the north-west of the islands-only six miles from the Cuban capital? 72. What was the purpose of all this? Can anyone seriously believe what Ml'. Wadsworth told us today, namely, that a military threat has been created to the whole Caribbean area, that Cuba with ~ts population of six and a half million is threatening the United States of America? Such charges against Cuba are utterly ludicrous. . 73. The United States did not organize large-scale naval manoeuvres just as anouting. The working out of the techn1cal details of intervention against Cuba by the armed forces of the United States was accompanied by other final steps in the military and pol1tical build- up for invasion. As we know, on 2 December 1960, the 69. Ce n'est pas par hasard que le journaliste ré- actionnaire américain David Lawrence, exprimant son enthousiasme ~ l'occasion de ce dernier acte agressif ~ l'égard de Cuoa, écrivait le 18 novembre dans le New York Herald Tribune: "Le jour n'est pas éloigné ot. les Etats-Unis pourront se trouver contraints de débarquer des troupes pour prendre en main les biens américains qui, 11 Cuba, ont été saisis par le gouvernement Castro. ft 70. A son tour, le New York Times, commentantdans son numéro du 20 novembre la décision du Gouver- nement des Etats-Unis d'organiser, selon ses propres termes, une patrouille toute symbolique au large de Cuba, n'a pu se retenir de poser avec étonnement cette question: "Pourquoi a-t-il fallu envoyer un porte- avions avec 70 appareils et 5contre-torpilleurs, alors qu'il y a un an la marine n'a envoyé patrouiller au large de Panama que deux petites unités?" 71. Question bien nal'va. La réponse est aisée: l'es- cadre de combat américaine qui croisait dans les eaux méridionales de Cuba n'était nullement chargée de patrouiller, mais bien de mettre au point des techni- ques d'invasion. Ne faut-il pas voir une preuvre écla- tante des véritables desseins des Etats-Unis~l'égard de Cuba dans le fait qu'au moment même ot. d'impor- tar:.tes forces navales étaient concentrées au sud de Cuba, on a déclaré que la marine de guerre américaine procédait ~ des manœuvres avec la participation de croiseurs et de sous-marins ~ proximité du nord- ouest de l'ne, ~ 10 kilomètres seulement de la capitale cubaine? 72. Pourquoi agir ainsi? Quelqu'un peut-il vraiment croire ce qu'a dit aujourd'hui M. Wadsworth, ~ savoir qu'une menace de guerre pèse sur toute la région des Caralbes et que Cuba, avec ses 6 millions et dtlmi d'habitants, menace les Etats-Unis d'Amérique? De telles accusations lancées contre Cuba sont absolument ridicules. 73. Mais si ~é' Etats-Unis ontorganisé d'importantes manœuvres navales, ce n'est pas simplement pour faire une promenade. En même temps q'J.e les for~..: armées américaines mettaient au point les dét1 techniques de l'intervention envisagée, les Etats-~ passaient des accords militaires et politiques d".nt servir de prélude h l'invasion. Comme on le sa.~, 2 décembre. le Gouvernement des Etats-Unis s'e~ solidarisé ouvertement avec les éléments contre- 74. On 9 December the United States Department of State warned United Statl;lB nationals againsttravelling to Cuba for the ChrilJtmas and New Year vacation. There ean be no doubt about the purpose of this warn- ing. The time for the attack upon Cuba had e'lidently been ehosen and the so-called "danger period" had arrived. SUrely it was tiO mere coincidence that a week ago, on 25 December 1960, the Miami Herald. a newB- paper published in a e!tywhere, asweknow, the Cuban counter--revolutionary elements whieb have found Ibalter under the wing of tbe United States Govern- ment have their beadquarters, published a report that large forces of thesa counter-revoluttonary elements were making what the newspaper deseribed as final preparations for an invasion of Cuba. These forces are DOt, of course, the main invasion forces; their intention is to :ride into Cuba on the bayonets of the United States Marines. . 75. Binee the Cub , GovernmClnt exposed the secret designs of the Um. Id States to 'larry out an armed 9,ttack on the herote RepubUc of Cuba, other facts relating to United States preparations for such an attack bave become knawn to the world. The Eisen- bower Government is exertmg pressure on the Latin Ameriean countries with a view to forcing them to break off diplomatie relations with Cuba, thereby iso- lating that country from the other States ofthe Western httmisphere. 76. AU United Statelt nationale at present in Cuba were secretly sUD1Dloned to the UnitedStates Embassy to receive hlghly important Information. Incidentally.. thi, summoning _of United States nationale to the United StateH Embal!lSY took place before the Cubl\D Government demanded a reduction iD the numœr oi embuey staff members and there are ther13fore no groundil for the 8.llsrtinn made bere 13) the United States representative that the Cuban Gcvernment's demand ',,1' equal staffs in the United States Embl18By in Cl!Oa rmd the Cuban Embasey in tbe United States was the ultimete cause for the rupture of relations. But you called in your nationals before the Cuban Government made thie; demande m other words, you WGre preparing to break off relations even belore this dev·slopment cccurred. ',. 77. Althougb no one was taken in bGfors, the true significance of the commotion which ~he United States Government has recently bean mùing over Cuba's purehue abroad of armlJ for defensive us is now clear; U was nothing but a smoke sorean. In ma!dng the slan<1erous aslertion that CuhaIs purcbumgarms in the Bocialist countries for the purpoS19 of givlng armed support ta the epnad of itl revolutton to other parts of North and Sout.h America-the Umteli SU.. apwttated on thll J.Y.Jint tw ~:,~the Unfted States Govemment ls in f'"Ct attempting, by the UI6 of it8 usual sordfd Methode, to diserm Cuba and to leave it wlthout the means of defenee in order tg faci1ltate the direct bwuion of the Island by the United States. 74. Le 9 décembre, le Départementd'Etataconsel11é aux ressortissants américains de ne pas aller passer les fêtes de fin d'llRDêe Il Cuba. Cet avertissement ne lalese aucun doute. La date de l'attaque contre Cuba était évidemment fixée etla ·période dangereuse" avait commencé. Est-ce Uile almple colilcidence? n y a une semaine, le 25 décembre, le Miami Herald - qui parait dans la ville m@me on se trouve; comme on le sait, la base principale des éléments oontre-révolu~ tlonnaires cubains qui s'abritent sous l'nlleduGouve- nement des Etats-Unis - annonçait que d'importantes forces contre-révolutlonnairea se l1vraient aux der- niers préparatifs avant d'envahir Cuba. n ne s'agit pal!! il, bien stlr, de la prinoipale force d'invasion; il ne s'agit que de ceux Cf..!i ont l'intention de rentrer b. Cuba en s'appuyant sur !es baronnettes des fusl11ers marins américains. 75. Depuis que le Gouvernement cubain a démasqué les desseins secrets des Etats-Unis, qui voulaient lancer une attaque armée contre l 'hêrorque République de Cuba, le monde a eu d'autres preuves des pré- paratifs d'invasion auxquels Be UvrentlbB Etats-Unis. Ainsi, le gouvernement Eisenhower axerçait une pression Bur les pays d'Amérique latine pour les obliger li. rompre les relations diplomatiques avec Cuba de mani~re ~ l'isoler des Etats de l'hêmisph~re occidentl11. 76. De même, on a appris que tous les citoyens amé- ricains se trouvant actuellement ~ Cuba avaient êté s~er~tementinvités Il se présenter ll'ambass&dedes Etats-Unis pour y entendre une tr~s importante com- munication. A ce propos, cette convocation deB res- sortissants am~ricains ll'ambassade des Etats-Unis a précédê la décision du Gouvernement cubain de demander la réduction du personnel des ambassades. C'est pourquoi il esi: falUt de déclarer, eomme l'a fait le représentant des Etats-Unis, que la demande du Gouvernement cubain d'employer les mêmes effectifs dans les deux ambassades - Il l'ambassade de Cuba aux Etats-Unis et i\ l'ambassade des Etats-Unis ll Cuba - a été l'ultime raison qui a poussé Il rompre les relations diplomatiques. Mais vous convoquiez vos ressortissants avant que le Gouvernement cubain ne vous présente sa requête, ce qui prouve bien que vous vous prépariez déjll rompre les relations. 77. n est donc évident, et perPilonne ne I!l'y était d'ailleurs trompé, que les clameurs poussées ces derniers temps par le Gouvernement dos Etats-Unis ri. l'occasion de l'achat, parCub~d'armes lH'étranger pour assu~r la défense de l'ne, D4)visentqu'l donner le change. En dêclarant ca\omnieusement que ces achats d'armes aux pays aocialistes permettront Il Cuba d'apporter son soutien m11ltaire ll1r.propagation de la rtvolution en Am&r!que du Nord et "n Amérique du aud - comme l'a longuement fait au5ourd'hui le représentant des Etats-Unis - le Gouvernement des Etats-Unis, recourant aux basses mllnœuvres dont il e.t coutumier, a cherohé ~ désarmer Cuba, Il priver l'Ue des moyens de défense néoessairel pour repous- ser une invuslon dlreclte â~!J Etat~-Urd=, 16 79. It Is ln vain that the United States representattve tries to scare us with quotattons from a communiqué issued by representatives of the communist and workers' parties or from a communiqué issued by Ml'. r.Hkoyan and the Cuban Government during the former's vislt to Cuba 8tati~ that the Soviet Union and Cuba have agr6ed to joint acU'/ity in the United Nations. This 18 a crime indeed! Is there any reason why the Soviet Un!on ud Cuba or any other Dtate should not act jolntly in the interests of peace and of international security and co-operation? lB there any reason why they should he enemies? What crime has Cuba or the Soviet Union committed here? We are proud of such activities in the interests of peace mnd international securlty. 80. The Havana Dec:aration which was adoptedby the people of Cuba on 2 September 1960 repudlated the Monroe Doctrine and the principles of Pan Ameri- canism as interpreted by Washington. and proclaimed the unity of the peoples of the Western hemisphere on a now democratlc basis, on the basls ofthe princlples of an emancipatory Latin-Amerlcanism. These prin- ciples involve the liberation of the Latin American countries from tbe pollUcal and economlc oppression of the United States and thelr emergence on to the broad road of free and Independent national develop- ment. The revolutionary Government ofCuba is guided by these princlples ln all Us actlvttles on the Inter- national scene and thls is precisely why ft is so strongly dlsliked by the North Amertcan monopolies. 81. In preparlng for intervention against Cuba. these forces are not only alming at regatningwhat they have lo&t as a reeult of the revolutionary changes which have taken place. in Cuba; their activities are alao intended as an object lesr '\nfor the benefltof the other Latin American countries in case thesa countries should tako it Into their beads to repaat tbe C'aban experlment. This la one of the purposes of the tel- mlnation of relations by the present United States Government. It is a warning to the other Latin Amer- ican countries. 82. In opposlng the Cuban revolution and ln preparing for 1ts direct suppression. theUnitedStates ofAmerica has shawn the whole world that it openly advooates the maintenance of other countrtee Independenceupon itself, that It fs the closest ally of colonial1sm in the terrftol'Y of Amedea. 83. 1\11'. Wadsworth vlrtually put the l!locialist eoun- 83. M. Wadewortb a été presque jU8qu'~ accussr les tries and Cuba ill tbe dock. the charge betng that the pays soolalistes, ainsi que Cuba. d'être responsables nine countriell of t110 Soviet bloc voted with Cuba for du fait que les neuf pays du bloc soviétique ont voté discussion by fueGhneralAssemblyinplenarymeeting comme Cuba pour que la questh:m d~ 'r-, menace l 79. C'esl: en vain que le représentant des Etats-Unis a voulu nous effrayer en citant la déclaration des représentants dea partis communistes et ouvriers ou la dêclaration commune de M. Mikoyan et du Gouver- nement cubain h l'occasion de la visite de M. Mikoyan ~ Cuba. selon lesquelles l'Union soviétique et Cuba se sont mis d'accord pour agir conjointement au sein de l'Organi~'ition des Nations Unies. En voUIl un crime! POl1r~"nf donc l'Union soviétique et Cuba. comme d'autres Etats, ne pourraient-elles agir conjointement dans l'intérêt de la paix, de la sécurité et de la co- opération des peuples? Pourquoi devraient-eUes être enemies? Quel crime y a-t-11 lh pour Cuba ou pour l'Union soviétique? Nous sommes fiers d'agir ainsi au servie.. de la paix et de la sécurité des peuples. 80. La Déclaration de La Havane adoptée par le peuple cubain le 2 septembre 1960 a répudié, on le sait, la doctrine de Monroe et les principes du pana- méricanisme dans l'acception que leur donne Washing- ton et a proclamé l'unité des peuples de l 'bémisph~re occidental sur une nouvelle base démocratique, sur la base des princhss de la libération de l'américanisme latin. Ces prin",~pes prévoient que les pays d'Amérique latine secoueront le joug politique et économiqUe des Etats-Unis et s'engageront dans la large voie du d,!- veloppement indépendant. C'est sur ces principes que le gouvernement révolutionnaire de Cuba fonde toutes les activités qu'il entreprend dans l'artlne inter- nationale. Et c'est précisément la raison pour laquelle les monopoles américains le détestent ll. ce point. 81. En préparant une intervention contre Cuba. ces forces cherohent non seulement Il recouvrer ce que les réformes de la rêvolution leur ont fait perdre, mais b. donner une leçon aux autres pays d'Amérique latine au cas 00. 11s s'enhardiraient l répéter l'expérience cubaine. C'est Il une des raisons de la rupture des relations diplomatiques dont le gouvernement actuel des Etats-Unis vie:lt de prendre l'Initiative. n faut y voir un avertissement pourles autres pays d'Amérique latine. 82. En prenant parti contre la révolution cubaine et en s'app:."êtant Il l'étouffer sans autreformedeproc~s, les Etats-Unis ont montré au monde entier qu'Ils entendent maintenir dans les autres pays ladépendance et qu'Us sont les plus proches alliés du colonialisme sur le continent américain. 84. The acUvities of the United States against Cuba provlde convinclng evidence of the clear desire of the United States Imperialiste to retain what Ml'. Nehru. the Prime Minister of India, once aptly described as -the invisible empire of the United States. Il But the Ume for thls has passed. There Is Irrefutable evi- dence that we are dealing wlth a very direct threat of aggression by one of the great Powers, the United States of America, agalnst a sman country, Cuba. The purpose of this aggression, for-whichpreparations are undar way, is to overthrow the revolutionary Government of Cuba and the democratic régime in that country, to re-establish the control of the North American monopolies and to eliminate the exàmple of a successful struggle by a emall country for its free- dom and independence, for the development of its national economy, which heroic Cuba offers to the other Latin American countrles. 85. At present, the threat of aggression has not yet been carrled into effect. Tho war machine ofthe United States has not yet been set in motion. There il'l still time te avert a course of events which may be fraught with the gravest consequences not only for the Carib- beau, but for the whole world. 86. The arguments used in President Eisenhower'R statement on the question of the rupture of relations between the United States and Cuba are amazingly unconvlncing. In the statement published today, Presi- dent Eisenhower says: -The Government of Cuba has decided to Hmit the personnel of our Embassy and Consulate in Havana to eleven persons. fi But why does he make no reference to the faet that the staff of the Cuban Embassy in tho United States is precisely the same size. President Eisenhower goes on to say: -This unusual action on the part-oftheCastro Govern- . ment can have no other purpose thanto render Impos- sible normal dlplomatic relations wlth that Govern- ment." 87. Why 18 thls action unusua}? Why should the 87. En quoi cette initiative est-elle extraordinaire? ; Government of one country not he f:t:"ee to ask another Pourquoi le gouvernem.ent d'un pays ne peut-il ré- : country for equality of treatment? SUrely the Govern~ clamer l'égalité de traitement? Le gouvernementd'un i ment of a small country Is entltled to say to another peUt pays n'a-t-il pas le droit d~ dire: "Vous d~vez h country: -You must have the same number of diploo- avoir chez nous autant de fonctionnaires diplomatiques C me.Uc staff ln our country RS we have in yours." Why que nous en avons chez vous.- Qu'y a-t-il d'ex- f la a demand for equality hetween two Governmente an traordlnalre l demander l'êgalitê de traitement entrE> S unuaual action? Or bas the United States grown used deux gouvernements? Ou bien les Etats-linte ont-ils " [ to the Idea fuat It must have an embassy staff of 120. l 'habitude de compter obligatoirement 120, 130, voire I~ 130 ~T 300 ln every Latin Amerlcan country while 200 membres dans leurs ambassades en Amérique ,~=,=:~=~::~~~~~~.allO~~:8b~...-~~.~~.rell••.1MFll~ d.,rID,e~~ ••~~~ tho~e countrles may have 2Jl embassy staff of 10, 12 latine alors qu'un pays d'Amérique latine ne peut or lti. Why should thls he so? What ~ustiflcat1on do you employer que 10, 12 b. 15 personnes dans son ambas- have for according such unequal ,,;:eatmeltt to coun- sade aux Etats-Unis. PourquoI? De quel droit êta- l~squels les colonialistes les plus convaincus - b. n'avoir pas voté pour la déclaration historique sur l'abolition du colonialisme? C'est lh un réel sujet de honte pour les Etats-Unis. qui parlent de leur lutte pour l'indépendance des peuples. Avec les colonia- listes, les Etats-Unis ont voté en fait p01:.rle maintien du l'égime colonial. 84. Les a.gissements américains contre Cuba sont la preuve éloquente de la volonté non dissimulée de l'Impérialisme américain de préserver ce que M. Nehru, pre~ier ministre de l'Inde, a qualifié b. juste titre d'''emplre invisible des Etats-Unls-. Mals l'tlre des empires est révolue. Les faits montrent de façon irréfutable que nous avons affaire à une menace d'agression d'une grande puIssance, les Etats-Unis d'Amérique. contre un petit pays, Cuba. Le but de l'agression qui se prépare est de renverser le gou- vernement révolutionnaire de Cuba et le régime dé- mocratique de ce pays et d'y rétablir l'empire· des monoptles américains. d'ater aux autres pays d'Amé- rique latine cet exemple de lutte victorieuse d'un petit pays hérol'que pour sa liberté. son indépendance et le développement de son économie nationale. 85. La menace d'agression ne s'est pas encore matérialisée. La machine de guerre américaine n'a pas encore été lancée. TI est encore temps d'empêcher des événements qui pourraient être lourds de consé- quences les plus dangereuses non seulement pour les Caralbes mais pour le monde entier. 86. Dans une dêclaratlon publiée aujourd'hui. le président Eisenhower a tenu certains propos extr&- memement peu convaincants sur la rupture des rela- tions diplomatiques entre les Etats-Unis et Cuba. Voici ce qu'U a dit: fiLe Gouvernement cubain a décidé de limiter b. 11 personnes le personnel de notre am- bascde et de notre cOIUlulat h La Havane." Mais le président Eisenhower ne précise pas, on ne sait pour- quoi, que cet effectif est exactement cehli de l'aIilbas- sade cubaine aux Etats-Unis. TI ajoute: "Cette initiative extraordinaire du gouvernement Castro ne peut avoir d'autre but que de rendre Impossible le maintien de relations diplomatiques normales avec Cuba." 88. President Eisenhower goes 011 to say: 'It is my hope and my conviction that in the not tao distant future It will be possible for the historic friendship between us again to find its reflection in normal re- lations of eve.-y sort. Meanwhile~ our sympathy goes out to the people of Cuba now aufferingunder the yoke of a dictator. 91 In other words, you did not regard the dictator Batista as a dictator, but you regard the man who overthrew him and established a people's democ- racy as a dictator because he does not wish to submit to your dictation. This is the position of the United States on equality of treatment between countries. 89. Mr. Wadsworth made the following statement today: 'We shaH never cease to look for the day when Cuba will break out ofthe prison ofhatred in which her present mlers have confined it." What justification doea the representative of a great Power have for describing the internaI political system of a country with which it only recently had diplomatic relations as a prison of hatred, in which the country has been con- fined by its present rulers? What right does he have to meddle in the domestic affairs of another country, to discuss the type of régime established there? The fact that the United States is saying that the day is not far off, that it wiIi "never cease ta look for the day when Cuba will break out of the prison of hatred" in which It has been confined goes to show that it fa pre- paring to restore the old régime, which was rotten and had been repudiated by ~e Cuban people. It will look for the day, but U will not see it. 90. It is necessary to appreciate the full importance of the decision facing the Security Conncil. It is not merely a question of Its duty to come ta the defence of a small country threatened with direct attack by the United Statt:as; it is also a question of its duty to avert a course of events wllich would imperH peace through- out the worId. 91. If the Security Council does not come to CubaIs defence, if ft do~s not take steps to preclude ag- gression by the United States against that country and if this aggression should nevertheless take place, Cuba w111, of course, not stand alone. It will recefve effec- tive help from the countries which prize the defence of freedom and justice, which will not allow the prin- ciples of international law to be supplanted by the principles of international brigandage. 92. In his message of greet1ng to Ml'. Castro. the Prime Minister of Cuba, Ml'. Khrushchev. Chairman of the Council of Ministers of the USSR said: "The Soviet people is proud of the relations of "Le peuple soviétique est fier des relations d'ami- friendship, trust and mutual o..>-operation which are tié, de coni1ance et de collaboration qui s'instaurent developlng so fruitfully between our countries. The si fructueusement entre nos deux pays. Le peuple Cuban people can always rely on the solidarity and cubain pourra toujours compter sur la solidarité et support of the So'det ·people in the struggle for its l'appui du peuple soviétique dans la lutte qu'il mène independence, freradom and the development of Us pour son indépendance, sa liberté, et le dêvelop- national economy." peme:t1t rie son économie nationale.fi. 19 J 93. The Soviet delegation hopes that aIl members of 93. L..:. élêlégation soviétique exprime l'espoir que the Security Council will give due consideration to the tous les membres du Conseil de sécurité apporteront 88. Le président Eisènhower poursuit: "J'espl:lre, et je suis convaincu, que dans un proche avenir l'amitié historique qui nous lie pourra s'exprimer dans le rétablissement de relations normales dans tous les domaines. Entre-temps, notre sympathie 'la au peuple cubain, qui souffre actuellement sous le joug d'un dictateur." Donc, pour vous, Batista n'était pas un dictateur, mais celui qui l'a chassé, celui qui a établi un régime démocratique populaire, vous le considérez comme un dictateur parce qu'il ne veut pas s'incliner devant vous. C'est ainsi que vous concevez l'égalité de droits entre pays. 89. M. Wadsworth a ajouté aujourd'hui: "Nous ne nous lasserons pas d'attendre le jour 00. Cuba se libérera de la prison de haine 00. l'ont enfermé ses dirigeants actuels. Sur quoi vous fondez-vous, vous qui représentez une grande puissance, pour qualifier de "prison de haine" le régime d'un pays avec lequel vous entreteniez hier encore des relations diplomatiques? De quel droit vous immiscez-vous dans les affaires intérieures d'un autre pays, quel qu'en soit le ré- gime? Le fait que vous en parliez, que vous disiez "nous attendrons le jour 00. Cuba sortira de sa prison de haine", montre que vous préparez la restauration de l'ancien régime pourri renversé par le peuple cubain. Vous attendez ce jour, mais il ne viendra jamais. 90. Nous devons être pleinement conscients de l'im- portante décision que doit prendre le Conseil de sécurité. Non seulement il doit se faire le défenseur d'un petit pays sur lequel plane la menace d'une agres- sion directe de la part des Etats-Unis, mais il doit conjurer des événements qui prennent une tournure dangereuse pour la paix du monde entier. 91. Si le Conseil de sécurité ne prend pas la défense de Cuba. s'il n'adopte pas des mesures rendant impossible l'agression des Etats-Unis contre Cuba, si cette agression a lieu, Cuba, naturellement, ne restera pas seule: elle sera activement aidée par les pays qui ont ~ cœur de défendre la liberté et la justice et qui ne sauraient tolérer que les principes du droit inter- national soient remplacés par les principes du bri- gandage intern'itional. 92. Dans son message ll. M. Castro" premier ministre de Cuba, M. Khrouchtchev, président du Conseil des ministres de l'Union soviétique, a déclaré: The meeting rose at 6.50 p.m. 1 1 La séance est levée à 18 h 50. 1~·33, Guatemala City. HAITI Librairie 'fA la Catoy.II.If • Pott.au~Ptinc•. HONDURAS libterfa Panameticana, Tegucigalpa. HONG KONG • HONG-KONG Th. Swindon Book Co.• 2S Nathan Raad. Kowloon. ICELAND-ISLANDE Bokav.nlun Sigfu.ar Eymund.aonor H. F.. Au.tu..tra.tl 18, R.ykjavlk. INDIA·INDE Orient Lonllman•• Calcutta. Bombay. Ma· dra., Now O.lhi and Hyd.rabad. Oxford Book & Statlonery Co.. N.w Delhi and Calcutta. P. Varadachary & Co.• Madre... INDONESIA·INDONESIE Pembangunan. L1d.• Gunung Sohori 8~. Djakarta. IRAN ''>uily. ~B2 F.rdow.i "'vonul. Teheran. 11lAQ.IRAK Mack.nli..•• ~aok.hop; Ballhdad. IIlELAND-IRUlNDE Stationery Off,ce. Dublin. ISRAEL Blum.teln·. Book.tore•• 35 Allenby Rd. and ~8 Nachlat Benjamin St.• Tel Avlv. ITALY-IYALIE Libteria Coft1millionaria Sansoni, Via Gina Capponi 26. Flr.nl•• & Via O. A. Aluni 15/1.. Roma. JAPAN·JAPON Marulen Company. L1d., 6 Tori·Nichome, Nihonba.hi, Tokyo. JORDAN-JORDANIE Jallph 1. Bahou. & Co.. Oar·ul·Kutub. Box 66, Amman. KOREA-COREE Eul.Yoo Publi.hlng Co.. L1d.. 5. 2.1(1., Changno, Seaul. LEBANON·L1BAN Khayat·. College Book Cooperative, 92·9~. ru. BIi••• Ileyrauth. LUXlMBOURG Librairie J. Trau.ch·$chummer, place du Théâtre. Luxemboure. M~XICO-MEXIQUE Editorial Herme•• S...... Ignacio Marl.cal ~1. México, O.F. MOROCCQ.MAROC Centro de dlffu.lan daculn.ntdlr. du B.E.P.I., 8, rue Mlchaux·Bell"ire. Rabat. NETHERLANDs-PAY5-eAS N.V. Martlnu. Nijha", long. Vaorhout 9, '.·Groypnhage. NEW ZEALAND.NOUVELLE·ZELANDE United Nation......aciatlon of Ne.. Zea· land. C.P.O. 1011. We:tingto", NORWAY·NORVEGE Johan Grundt Tanum Farlag. Kr. Au· gu.tlgt. 7A, 0.10. Orcle" ancl inquiri•• 'rom coun'ri•• not lill.cl abov. moy b. ••n' '0: Sol.. S.ction. Publi.ltinfl S••ie., Uni'ed Na'ian., New York, U.S.....; or Sol•• S.ction. Unit.cl Nation., Pa/ai. de. Noticn., G~n.~a, Swifz.,I<lnâ. 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SOCIALIST REPUBLICS-UNION DES REPUBLIQUES SOCIALISTES SOVIETIQUES M<'Ihdunarodnaya Knyi"a Smalen.kaya Plo.h,had, Mo.kva. UNITED .i.I!AB REPUBLlC· REPUIILlQUE "'i':M~1Il l';'.lIE Librairie "La RenaiGenc.. ~'Egypt.", 9 Sh. "'dly Pasha, Coiro. UNITED KING~M.ItOYAUME.UNI H. M. Statlan.ry OfIice, P.O. Bor. 569, London, S.E. 1 (and HMSO branch•• In a.llalt. Birmingham. Brl.tol. Carcllff, Edinburllh, Monche.ter). UNITED STATES Of AMERICA. ETATS.UNIS D'AMERIQUE Sale. Section, Publl.hlng Service, Unlt.d Nation;, Nay; York. URUGUAY Repra.entaclan d. Edltaria!••• Prof. H. O'Ella, Plala Calioncha 1342, 1· pl.o, Monlevld.o. VENEZUElA Llbrerla d.1 E.te, Av. Miranda Na. 52, Edf. Galip6n. Caraco•. VIET·NAM Llbrairle·Papet.ri. Xuân Thu, 185, ru. Tu-O... 8. P. 283, Saïllan. YUGOSLAVIA.YOUGOSLAVIE Cankarl.va Zaloiba. Ljubljana, Slov.nla. Driavno Preduleée. JUllo.lav.n.klll K"ji· lia, T.ralij. 27111, Iloullrad. Pra.vi.ta. 5. Tr" Bralstva 1 J.din.tva. lagreb. [61111] Lor commande. e' clemancle. de r.n"illn.m.nt. 'manant cl. pays où il n·exist. pa••ncar. cl. clépa.iteire. p.uv.n' "re "clr...... à la S.ctian cl.. v.n'." Sa..ic. cl.. publication., Organi.a'ian cl•• Nation. Unie., N.w York (Eta,.·Uni. cl·Am'. riqu.), ou à la S.ction cl•• v.nt." ORie~ .urapé.n cr•• Nation. Uni••, Pa/ai. d•• Nation., Genév. (Sui...). 15576-0etober 1961-1.725