S/PV.947 Security Council
NEW YORK
On behalf ofthe Security COUDcil and myself, personally, 1 wish to express our thanks to the retiring President, Ml'. Stevenson, the repre- sentative of the United states of America. Under his able guidance we discussed a very important item in the month of March. His patience and tolerance were manifest in the manner in which he conducted the pro- ceedings during a fairly sharp debate. Ml'. Stevenson, with his high statesmanship and libéral traditions will no doubt contribute in large measure to the work of this Counci! and the United Nations as a whole. 1 regret that, owing to unavoidable circumstances, he is not here today.
2. Succeeding such an experienced personality, 1 am only too well aware of my own limitations. With the co-operation of the learned and experienced repre- sentatives round this table, and with the assistance of the hard-working mem'bers of the Secretariat, 1 hope 1 shaU be a,ble to maintain the lofty traditions of this high office.
3. Ml'. PLIMPTON (United States of America): Ml'. Stevenson regrets very much that he cann6t be here this morning. He will regret it even more when he hears the very kind things that the President of the Security Council has been good enough to say about him. 1 am his agent and attorney in fact, and, on his behalf, 1 express to you and to aU of his colleagues here his very deep appreciation of the courtesy, co- operation and unfailing kindness which the members of the Security Counci! showed to him throughout the month in which he was President ofthe Council. 1 sus- pect that he will be looking forward with pleasure, if
Président: M. T. B. SUBASINGHE (Ceylan). Présents: Les représentants des Etats suivants: Ceylan, Chili, Chine, Equateur, Etats-Unis d'Amé- rique, France, Libéria, République arabe unie, Royaume-Uni de Grande-Bretagne et d'Irlande du Nord, Turquie, Union des Républiques socialistes soviétiques.
Ordre du jour provisoire (SI Agenda/947)
1. Adoption de l'ordre du jour.
2. Question de Palestine:
Lettre, en date du 1er avril 1961, adressée au Président du Conseil de sécurité par le représen- tant permanent du Royaume hachémite de Jordanie (S/4777).
Remerciements au Président sortant
1. Le PRESIDENT (traduit de l'anglais): Au nom du Conseil de sécurité et en mon nom personnel, je tiens
~ exprimer mes remerciements au Président sortant, M. Stevenson, représentant des Etats-Unis. Sous son experte direction, nous avons, au mois de mars, déli- béré d'une question tr~s importante. Sa patience et sa tolérance se sont manifestées dans la mani~redont il a dirigé nos travaux tout au long de débats assez animés. Grâce ~ ses grandes qualités d'homme d'Etat et ~ ses traditions libérales, M. Stevenson apportera sans aucun doute une importante contribution aux travaux du Conseil et de l'Organisation des Nations Unies tout enti~re. Je regrette qu'en raison de cir- constances indépendantes de sa volonté il ne soit pas ici aujourd'hui.
2. Ce n'est que trop conscientde mes propres limites que je prends la succession d'une personnalité aussi expérimentée. J'esp~re qu'avec la collaboration des représentants pleins de savoir et d'expérience qui
si~gent autour de cette table, et avec l'aide des membres dévoués du Secrétariat, je saurai maintenir les grandes traditions de cette haute fonction.
3. M. PLIMPTON (Etats-Unis d'Amérique) [traduit de l'anglais]: M. Stevenson regrette beaucoup de ne pouvoir être ici ce matin. il le regrettera encore
dav~ntage lorsqu'il apprendra les paroles fort ai·, mables que vous avez bien voulu, Monsieur le Prési- dent, prononcer ~ son endroit. De fait, je suis son mandataire et son fondé de pouvoirs et, en son nom, je vous fais part, à vous ainsi qu'~ tous ses collègues ici présents, de sa profonde reconnaissance pour la courtoisie, la collaboration et l'inlassable bienveil- lance dont les membres du Conseil de sécurité ont fait preuve ~ son égard durant tout le mois au cours The Palestine question Letter dated 1 Apri11961 from the permanent representative of the Hashemite Kingdom of Jordan addressed to the President of the Secarity Council (S/4n7) 4. Mr. RIFA'I (Jordan): 1 thank the President and the members of the Seourity Council for allowing me to take a seat at this table in order to present the com- plaint of my Government against Israel. 5. My country has in the past appeared before this Counoil, never as an accused but always as a. com- plainant. Several times we have come here to submit our complaints against aggression by Israel and to seek the Council' s just and firm pronouncements. Several times we have placed before you, for your considera- tion, violations' by Israel, and several times this Council has heard us and heeded our appeals. 6. Today my delegation comes again to put before you a new violation of the General Armistice Agree- ment by Israel. 7. 1 shall try to keep my statement within the scope of this complaint and shall not at any length revert to the past record of violations by Israel, no matter how tragic and sinful that record may be. Unless 1 am led by the course of the debate to expose the horrors of the past and am compelled to take up the chall.enge, 1 shall confine myself to the merits ofthe present case. 8. Similarly, 1 trust that aIl the members round this table will appreciate the significance of our case within its owndimensions. We are submitting a specific complaint for which we seek a specific decision. 9. On 7 March 1961, the Sub-Committee of the Mixed Armistice Commission met in Jerusalem to consider a report submitted by Major Boschi of the United Nations observation team to the Chief of Staff of the United Nations Truce Supervision Organization. The report stated that on 20 April 1961 an Israel military parade would take place in Jerusalem, the Holy City, on the ocoasion of what Israel calls "Independence Day", and that armoured vehicles and tanks and artil- lery of all kinds would take part. The report added that the troops and equipment would begin to assemble in the city of Jerusalem during the week preceding 20 April 1961. 10. The representative of Jordan who attended the meeting of the Sub-Committee stated that he reserved the right of his. Government to' take any action he feIt neoessary within the terms of the General Armistioe Agreement. Question de Palestinl1 Lettr~1 en date du 1er avril 1961, adressée au Président du Conseil de sécurité par le représentant permanent du Royaume hachémite de Jordanie (S/4n7) Sur l'invitation du Président, M. AbdulMonemRifa'i (Jordanie) et M. Arthur Lourie (Israël)prennentplace à la table du Conseil. 4. M. RIFA'1 (Jordanie) [traduit de l'anglais]: Je vous remercie, Monsieur le Président, et je remercie les membres du Conseil de sécurité de m'avoir autorisé à siéger à cette table afin de présenter la plainte de mon gouvernement contre Israël. 5. Mon pays a déjà comparu devant le Conseil par le passé, jamais comme accusé, ma.is toujours comme plaignant. Nous sommes venus ici à plusieurs reprises pour déposer plainte contre l'agression israélienne et solliciter une décision juste et ferme du Conseil. A plusieurs reprises, nous avons soumis à votre appréciation les violations commises par Israël, et, à plusieurs repr;ses, le Conseil a prêté l'oreille à nos raisons et répondu à notre appel. 6. Aujourd'hui encore, ma délégation vient vous ex- poser une nouvelle violation de laConventiongénérale d'armistice par Israël. 7. Dans ma déclaration, jem'efforceraidem'entenir au sujet de la plainte actuelle et ne m'étendrai pas sur les violations antérieures commises par Israël, quelque tragiques et repréhensibles que soient ces violations. A moins que le cours de la discussion ne m'aml!lne à dénoncer les horreurs du passé, et que je ne sois obligé de relever le gant, je m'en tiendrai aùx faits du cas présent. 8. De même, j'espl!lre que tous les membres présents à cette table mesureront la portée de notre plainte en tenant compte de ses justes proportions. La plainte que nous déposons porte sur un cas d'espl!lce et c'est une décision spécifique que nous sollicitons à son sujet. 9. Le 7 mars 1961, le sous-comité de la Commission mixte d'armistice s'est réuni à Jérusalem pour exa- miner un rapport présenté par le major Boschi, membre de l'équipe d'observateurs des Nations Unies, au chef d'état-major de l'Organisme des Nations Unies chargé de la surveillance de la trêve. Le rapport déclarait qu'un défilé militaire israélien aurait lieu le 20 avril 1961 à Jérusalem, dans. la Ville sainte,à l'occasion de ce qu'IsralH appelle le "Jour de l'indé- pendance", et que des véhicules blindés, des cha.rs d'assaut et des pil!lces d'artillerie de toute sorte y participeraient. Le rapport ajoutait que les troupes et l'équipement commenceraient d'être rassemblés dans la ville de Jérusalem dans le courant de la se- maine précédant le 20 avril 1961. 10. Le représentant de la Jordanie à la réunion du sous-comité déclara qu'il réservait le droit de son gouvernement de prendre toute mesure qu'il jugerait nécessaire, dans le cadre des dispositions de la Convention générale d'armistice. 14. Owing to this, the GovernmentofJordanrequested an immediate investigation and an emergency meeting to discuss this complaint. 15. Upon Jordan' s request, the investigation was started on the morning of 18 March and was completed by 12.30 p.m. on the same day. On the basis of this investigation the Chairman of the Mixed Armistice Commission caUed for an emergency meeting of the Commission. However, the representative of Israel asked the Chairman why he had agreed to caU an emergency meeting. The Chairman replied that itwas because the complaint referred to the application of military provisions of the Armistice Agreement, and because there was divergence of opinion between the parties in evaluating the seriousness of the situation. The Chairman also stated that the Commission was the proper place to discuss the matter. 16. At its meeting on 20 March, the Jo:J;'dan:-Israel Mixed Armistice· Commission, in the presence of the representative of Israel, adopted thefoUowingdecision which was circulated to the members of the Security Counci! in document S/4776, dated 31 March 1961: liThe Mixed Armistice Commission, "Having discussed Jordan complaint No. G. 104 and the investigation report concerning this com- plaint made by the United Nations Military Ob- servers, finds: "1. That on the morning of 17 March 1961 heavy military armament in excess of that aUowed for in the General Armistice Agreement between the Hashemit.e Kingdom of Jordan and Israel, such as a Centurion tank, 105 and 155 artillery gun~,Sherman tanks, were on the Israel side of the Demarcation Line in Jerusalem (Holy City); "2. This act by Israel is a breach of the General Armistice Agreement; 15. A la demande de la Jordanie, l'enquête commen- ça dans la matinée du 18 mars et se termina le même jour li. 12 h 30. Le Prêsident de la Commission mixte d'armistice, se fondant sur cette enquête, convoqua une réunion d'urgence de la Commission. Cependant, le représentant d'Israël demanda au Président pour quelle raison il consentait ~ convoquer une réunion d'urgence. Le Président rêpondit que c'était.parce que la plainte portait sur l'application des clauses mili- taires de la Convention d'armistice, et parce qu'il y avait divergences de vues entre les parties quant b. la gravité de la question. Le Président déclara en outre que la Commission était le lieu approprié pour dis- cuter de la question. 16. Au cours de sa s!flance du 20 mars, la Commis- sion miXte d'armistice jordano-israélienne adopta, en présence du représentant d'IsralH, la décision suivante, qui a été distribuée aux membres du Conseil de sécurité sous la forme du documentS/4776, en date du 31 mars 1961: "La Commission mixte d'armistice, "Ayant examiné la plainte G. 104 de laJordanie et le rapport établi b. la suite de l'enquête effectuée au sujet de cette plaintepar les observateurs militaires des Nations Unies, "1. Constate que, dans la matinée du 17 mars 1961, des armements militaires lourds dépassant ceux autorisés par la Convention générale d'armistice entre le Royaume hachémite de Jordanie et Israël, notamment un char Centurion, des pièces d'artillerie de 105 et de 155 et de.s chars Sherman, se trouvaient du côté israélien de la ligne de démarcation ~ Jéru- salem (Ville sainte); "2. Déclare que cet acte d'Israël constitue une violation de la Convention générale d'armistice; "3. Condamne cet acte d'Israël et invite les auto- rités israéliennes à prendre les mesures les plus énergiques pour éviter toute nouvelle violation de la Convention générale d'armistice et à s'abstenir à li Procès-verbaux officiels du Conseil de sécurité, quatrième année, Supplément spécial No 1. 18. As to the provisions of the General Armistice Agreement which define the forces allowed for each party to maintain on each side of the armistice line, àrticle VII, paragraph l, reads as follows: "1. The Military forces of the Parties to this Agreement shaH be limited to defensive forces only în the areas' extending ten kilo~netres from each side of the Armistice Demarcation Lines, except where geographical considerations make this im- practical ••• "y 19. In explaining the "defensive forces", annex il to the Armistice Agreement gives exactdefinitions of the type and calibre of the weapons and equipment and the size of forces which are to be allowed for each party. Under this category a very limited number of very 11ght weapons and equipment is permissible. Sectionil of the sarne annex defines such light weapons allowed for each party in the Jerusalem sector as weIl as in other sectors. In section l, paragraph 2 (!!> of the same annex definitions are given to what is excluded from the term "defensive forces". This category prohibits, among other equipment: "Armour, such as tanks of aIl types, armoured cars, Bren gun carriers, half-tracks, armoured vehicles or load carriers, or any other armoured vehicles." 20. Having presented the facts of the case, Iwish now to stress the following points. 21. First, any heavy armament of any kind, for any purpose and under any conditions, is not allowed to enter the sector of Jerusalem, in accordance with the provisions of the General Armistice Agreement. Therefore, no matter how the authorities ofIsrael may try to explain the purpose of their act in bringing heavy armament to the city of Jerusalem, their al- legations cannot change the fact that they are vio- lating the terms of the General Armistice Agreement. 22. Secondly, theviews and arguments of Israel con- cerning the contemplated parade have been put before the Mixed Armistice Commission and the Chief of Stàff and have been rejected. 23. Thirdly, the Mixed Armistice Commission, which is the appropriate body' authorized by the Security "Les autorités jordaniennes ont estimé que ce déploiement de force constituait une violation de la Convention généralè d'armistice, laquelle exclut la présence, dans le secteur de Jérusalem, de blindés et d'autre matériel de guerre du genre de celui qui y a été introduit dans la nuit du 17 mars. La Conven- tion générale d'armistice ne contient aucune dispo- sition autorisant une des parties à introduire du matériel de guerre à Jérusalem, dans certaines 'circonstances et dans un certain dessein, si ce n'est avec le consentement de l'autre partie." 18. Quant aux dispositions de la Convention générale d'armistice qui précisent la nature des forces que chacune des parties est autorisée à maintenir de chaque côté de la ligne d'armistice, le paragraphe 1 de l'article VII déclare: "1. I.es forces militaires des parties à la présente Convention seront limitées dans une zone s'étendant à 10 kilomètres de part et d'autre de la ligne de dé- marcation de l'armistice aux seules forces défen- sives, à moins que de13 considérations géographiques ne s'y opposentY•••" 19. L'explication du terme "forces défensives" don- née li l'annexe IIde la Conventiond'armistice s'accom- pagne d'une définition exacte des types etdes calibres des armes et de l'équipement ainsi que de la compo- sition des unités dont chaque partie peut disposer. Un très petit nombre d'armes et d'équipementtrès légers de cette catégorie est autorisé. La section II de la même annexe précise les quantités d'armes légères dont peut disposer chaque partie dans le secteur de Jérusalem comme dans les autres secteurs. La même annexe définit (par. 2, !!) ce qui doit être considéré comme n'étantpas visé par le terme "forces défen- sives". Parmi les équipEilments de cette caté~Drie qui sont interdits se trouvent: "Les blindés, tels que les chars de tous les mo- dèles, les voitures blindées, les chenillettes porte- Bren, les voitures ou camions blindés ettous autres véhicules blindés." 20. A présent que j'ai exposé les faits, je voudrais faire les remarques suivant~s. 21. Premièrement, selon les dispositions de la Con- vention générale d'armistice, aucun armement lourd de quelque espèce que ce soit ne peut être introduit dans le secteur' de Jérusalem dans quelque dessein que ce soit et dans quelques conditions que ce soit. Par conséquent, de quelque manière que les autorités israéliennes tentent d'expliquer les raisons pour lesquelles elles ont introduit de l'armement lourd dans ·la ville de Jérusalem, leurs allégations n'en- lèvent rien au fait que, ce faisant, elles violent les termes de la Convention générale d'armistice. 22. Deuxièmement, le point de vue et les arguments israéliens en ce qui concerne le défilé projeté avaient été exposés à la Commission mixte d'armistice et au chef d'état-major et avaient été rejetés. 23. Troisièmement, la Commission mixte d'armis- tice, qui est l'organe approprié désigné par le Con- y Ibid. 24. It clearly appears that any attempt at finding means to aUow the entryofIsrael heavy armament into Jerusalem under the pretext of taking precautionary measures for ensuringthe so-caUedpeacefulpurposes of the parade or for removing any doubts or appre- hensions is anattemptwhich, basicaUyandprincipaUy, is rejected because this action is a violation of the terms of the Armistice Agreement and is a direct contradiction of the decisions of the Mixed Armistice Commission. 25. The Security Council, therefore, in assuming its responsibilities towards international peace and se- curity and in preserving the authority, dignity and prestige of the United Nations, should undoubtediy respect the dictates of the General Armil3tice Agree- ment signed by Jordan and Israel under U~ùtedNations chairmanship for the impiementation of the Security Council resolution of 16 November 1948 (S/1080], and should certainly honour the decision of the Mixed Armistice Commission, Any deviationfrom this course of action will be viewed by my Government as being inspired by other considerations. 26, AUow me to add that it would be tao serious and tao dangerous ta underestimate the present situation on the Armistice Demarcation Line on the assumption that there is temporary quiet. The fire has not turned to ashes, Let us notexpose the gunpowderto the flame, Let the United Nations, and partivularly this principal organ charged with the cardinal task of maintaining peace and security, avert the pl)ssibility of war by preventing its causes. 27. After aU, why should Israel choose Jerusalem as the site for its military parade? Why sMuId it choose the Holy City, the divided city, the cityon the Armistice Demarcation Line, the city which, even under the resolutions of the United Nations and the partition scheme of 1947 [General Assembly resolution 181 A and B (II)] does not faU withintheusurped Arab terri- tory of Palestine whichwasgivenbytheUnited Nations to the Israelis to establish aState against aU principles of right and justice? Is this not a political asweU as an ethical defiance on the part of Israel? J erusalem and the road on which the Israel tanks and armament are driven from the coastal plain of Palestine to Jerusalem do not belong under any law, resolution or privilege to Israel. 28. Jerusaler,ll, the city of peace andpiety, sacrej to Christianity, Islam and Judaism, the place of burial of J'esus Chri:i3t and of the ascension of the prophet Mohamm~d, thatcity is partly converted by the Israel authorities into a field for displaying Israel heavy armament and war equipment. Whatanutterdisregard for the holiness of the city when tanks and military vehicles roar on the Israel side as an echo to the bells 27. Car, enfin, pourquoi Isral:!l choisirait-il Jéru- salem comme cadre de son défilé militaire? Pourquoi choisirait-il la Ville sainte, la ville divisée, la ville oà passe la ligne de démarcation de l'armistice, la ville qui, aux termes mêmes des résolutions de l'ONU et du plan de partage de 1947 [résolution 181 A et B (II) de l'Assemblée générale], ne fait pas partie du territoire arabe usurpé de Palestine que l'ONU, al! mépris de tous les principes du droit et de la justice, a donné aux Israéliens pour qu'ils y établissent uri Etat? Ne s'agit-il pas III d'une provocation aussi bien politique que morale de lapart d'Isral:!l? Ni Jérusalem, ni la route qu'empruntentles chars d'assautetl'arme- ment israéliens pour se rendre de la plaine côtière de Palestîne Il Jérusalem n'appartiennent Il Isral:!l en vertu d'aucune loi, d'aucune résolution ni d'aucun privilège. 28. Jérusalem, la ville de la paix et de la piété, la ville sacrée du christianisme, de l'islamisme et du judai'sme, le lieu de sépulture de Jésus-Christcomme de l'ascension du prophète Mahomet, est en partie utilisée par les autorités israéliennes pour montrer l'armement et le matériel de guerre lourds israéliens. Quel total mépris pour le caractère sacré de la ville que ces chars d'assaut et ces véhicules militaires 29. FoUowing the condemnation ofIsrael bythe Mixed Armistice Commission, the authorities of Israel de- clared their determination to proceed with theirplans to hold the military parade in Jerusalem on 20 April in spite and in defiance of the decision of the Mixed Armistice Commission. 30. The Jewish Chronicle of Londonwrote the foUow- ing on 24 March 1961, under the heading "United Nations condemns Israel": "An Israel Foreign Ministry spokesman said that Israel is taking note of this resolution-but the military parade will he held in Jerusalem on April 20 ... " 31. The Israel broadcasting station in Jerusalem made the following announcement in English on 28 March 1961: "The main military parade on Independence Day (April 20) will be held in Jerusalem and will feature over 300 pieces of ordnance, including Centurion tanks, modern self-propelled guns, recoilless guns, and a unit of SS-10 anti-tank guided missiles. The defence forces weekly Bamahane, which reported this on March 28, also disclosed for the first time details of a new 105 mm. self-propelled howitzer- it is niounted on the chassis of anAmerican medium tank. It is used as a standard artilleryweapon in the armoured divisions of the U.S. Army and in several British divisions. It has a seven-man crew and can travel at a speed of 42 kilometres an hourD Other pieces of ordnance which will be shown in the In- dependence Day parade will include Sherman tanks, AMX light tanks and artillery prime mover units. The foot column of the parade will number 4,000 soldiers representing the three major arms of the services and the military colleges." 32. The Israel newspaper, TheJerusalem Post, wrote the foUowin.g on 29 March 1961: "As one enters the War Room of the Jerusalem Military District, one is faced with tpe entire layout of the parade, worked out on huge maps down to the last detail ••• The huge 50-ton British-made Centu- rions will be part of the motorized column •••which will also include 18 Shermans, 26 AMX' s, auxiliary engineering tanks,. motorized infantry, heavy and light artillery-including the French S.S10 guided anti-tank missiles and the American 106 mm. jeep- mounted recoilless guns •.•" 33. 1 can hardly memorize the verses of the Holy Bible. But among the golden verses which 1 recaU is that which reads: "For by thy words thou shalt be justified, and by thy words thou shalt be condemned." 29. Après la condamnation d'Isra~!l par la r'ommis- sion mixte d'armistice, les autorités israéliennes se déclarèrent résolues !l. poursuivre leur projet d'organiser un défilé militaire !l.Jérusalemle 20 avril, en dépit et au mépris de la décision de la Commission mixte d'armistice. 30. Sous le titre "Les Nations Unies condamneut Israël", le London Jewish Chronicle du 24 mars 1961 écrivait ce qui suit: "Un porte-parole du Ministère des affaires étran- gères israélien a déclaré qu'Israël a pris note de cette résolutIon, mais que le défilé militaire aurait lieu !l. Jérusalem le 20 avril." 31. La radiodiffusion israélienne !l. Jérusalem a annoncé en anglais le 28 mars 1961: "Le principal défilé militaire du Jour de l'indé- pendance (20 avril) aura lieu !l. Jérusalem et com- prendra plus de 300 pièces d'artillerie, parmi les- quelles des chars Centurion, des canons autoportés modernes, des canons sans recul, et une unité de fusées téléguidées antichars' SS-10. L'organe heb- domadaire de la défense Bamahane, qui a annoncé cette nouvelle le 28 mars, a également publié pour la première fois des détails sur un nouvel obusier de 105 autoporté .•. ce canon est monté sur le châssis d'un char d'assaut américain de taille moyenne. li' est utilisé comme arme d'artillerie classique par les divisions blindées de l'armée américaine et par de nombreuses divisions bri- tanniques. Ses servants sont au nombre de sept, et il peut se déplacer !l. la vitesse de 42 kilomètres !l. l'heure. D'autres pièces d'artillerie défileront le Jour de l'indépendance avec en outre des chars Sherman, des chars légers AMX et des unités d'artillerie tractée. La colonne d'infanterie présente au défilé comprendra 4 000 soldats représentant les trois armes principales des forces armées et les écoles militaires." 3~. Le journal israélien The Jerusalem Post du 29 mars 1961 écrivait ce qui suit: "Lorsqu'on entre dans la salle des cartes du district militaire de Jérusalem, on aperçoit le schéma complet du défilé, reporté dans les moindres détails sur d'immenses cartes ••• Les énormes chars anglais Centurion, de 50 tonnes, feront par- tie de la colonne motorisée .•• dans laquelle se trouveront en outre 18 chars Sherman, 26 AMX, des chars auxiliaires du génie, d~ l'infanterie motori- sée, de l'artillerie lourde et légère - dont des fusées téléguidées antichars françaises du type SS-10 et des canons sans recul américains de 106 montés sur jeep •••" 33. Je me souviens mal des versets de la sainte Bible. Mais, parmi les précieux versets que je me rappelle, se trouve celui-ci: "Car par tes paroles tu seras justifié, et par tes paroles tu seras con- damné." 35. My Government, therefore, appears before tbis Council today ta request the adoption of a decision which will endorse and affirm the decision ofthe Mixed Armistice Commission of 20 March1961. Wehopethat such a decision will be taken unanimously. 36. Ml'. LOURIE (Israel): The Security Council has for the past thirteen years on numerous occasions had on its agenda matters arising from Israel' s relations with the neighbouring Arab countries. 1 dq not ",ish to enter into the glancing reference made at the beginning of .the statement by the representative of Jordan re- garding responsibility for episodes which have come before this Council, save to say that the Council will remember that it was the initial assault of the Arab countries on the new-born State ofIsraelin 1948 which b:cought about the basic problem in our relations. The fact is that at the basis of the continuing düficulties which have unhappily existed over the years has been the refusaI of the Arab countries, contrary ta their obligations under the Charter, to the resolutionsofthe United Nations, and the General Armistice Agree- ments, ta make peace with Israel. 37. It has nevertheless presumably been a source of gratüication to the Council that for more than two yeare past the Council has been meloifully relieved of having to concern itself with an Arab-Israel issue. 38. It is the more regrettable that at a time when the world Organization is confronted in other areas with grave issues, the Security Council should be required to devote time and attention ta a minor matter of a technical character, which in no sense involves a threat to international peace and security and which should never have been brought before this body. 39. The alleged justüication for seekingthe interven- tion of the Security Council in this matter is the claim contained in the lastparagraphofJordan' s explanatory memorandum [S/4777] thatwe are confrontedherewith a threat to international peace and security. That term-"threat to international peace and se~urity'~ -is a very serious and far-reaching one and not lightly ta be invoked. 40. Now in the case before us, what is the actual nature of that threat ta international peace about which the Government of Jordan is apparentlysodeeplycon- cerned? On a day and at a time communicated many weeks in advance ta the Jordan authorities and ta the United Nations Truce Supervision Organization, mili- tary equipment without ammunition is to pass informaI parade through the streets of Jerusalem on a route stipulated l'l''' made known ahead of time. This parade will move 1-J "lder the watchful eyez of United Nations observers .:>.-.d no doubt. of numerous foreign cor- respondents and visitors. AlI this equipment, having passed briefly in review, is ta be removed in a matter of hours. Is it seriously suggested that this is a threat 38. il n'en est que plu13 regrettable qu'h un moment . oil l'Organisation doit faire face II de graves pro- blèmes dans d'autres régions, le Conseil de sécurité soit contraint de consacrer son temps et son attention h un problème mineur d'ordre technique, qui ne com- porte en aucune façon une menace h la paix et h la sécurité internationales et qui n'aurait iamais da être évoqué devant cet organe. . 39. La prétendue justification de la demande d'inter- vention du Conseil de sécurité dans cette affaire est l'argument contenu dans le dernier paragraphe du mémoire explicatif de la Jordanie [S/4777], selon lequel nous nous trouvons en présence d'une menace à la paix et h la sécurité internationales. Cette expression "menace h la paix et h la sécurité inter- nationales" est très grave et d'une très grande por- tée - elle ne doit pas être employée h la légère. 40. Or, dans le cas qui nous occupe, quelle est la véritable nature de la menace à. la paix intern.ationale qui semble inquiéter si profondément le Gouvernement de la Jordanie? A une date et h une heure communi- quées plusieurs semaines h l'avance aux autorités joràaniennes et h l'Organisme des Nations Unies char- gé de la surveillance de la trêve, du matériel mili~ taire sans munitions doit défiler offIciellement dans les rues de Jérusalem selon un itill.él'aire annoncé h l'avance. Ce défilé se déroulera sous les yeux atten- tifs des observateurs des Nations Unies et, probable- ment aussi, de nombreux correspondants et visiteurs étrangers. Tout ce matériel, après un bref défilé, sera évacué en quelques heures. Va-t-on sêrieuse- 42. The artificiality of this complaint is borne out by a brief examination of the background. For this is neither the first occasion nor has Israel been alone in bringing into the Jerusalem area for ceremonial pur- poses equipment outside the provisions of the General Armistice Agreement. Such instances go back some years and in the course of that time both Israel and Jordan have, in connexion with some special celebra- tion, conducted military parades on either side of the line in J erusalem. 43. Ever since Israel achieved her independence in the spring of 1948, her people have celebrated tha~ anniversary date with a military parade in one cf her main cities. There is, of course, nothingunique in this practice, which is a cherished tradition inmanycoun- tries all over the world. InIsrael' s case, the people of Israel regard their army, which is a citizen army i.n the fullest sense of theword, notonlywith pride but fiS the guardian of their security and freedom. It is on this one day in the year that the people of Israel, in a mood of celebration and thankfulness, have the opportunity of viewing and identifying themselve~.withthis defense army. 44. The last occasion when an Independence Day parade was held in Jerusalem was in 1958 in celebra- tion of Israel' s tenth anniversary. In the intervening period since that parade Jordan, too, heLl :J.numberof parades of its own in its sector of the city. This fact, together with our 1958 experience, obviously has a direct relevance to today' s situation. InformaI notice of the planned parade was given to the Jordanilms on 1 March 1961 and again on 6 March, that is to say, neady two months in advance of the actual date. On 7 March, at a meeting of aSub-Committeeofthe Israel- Jordan Mixed Armistice Commission, the Israel representative officially notified the representative of Jordan of the plans for the parade. The latter took note of the statement and reserved Jordan' s position in the matter. It was not until 17 March, after a brief re- hearsal of the arrangements, thatJordanprotestedthe whole plan and brought its complaint before the Mixed Armistice Commission. 45. It is necessary at this point, for purposes of comparison, to go back to what happened in 1958. In brief, once it had been clearly established that what was planned was purely ceremonial in vharacter, a way 42. Le earactère artificiel de la plainte ressort clai- rement d'un examen rapide de l'historique de la ques- tion. Car ce n'est ni la première fois, ni du seul fait d'Isratn que du matériel militaire excédant la quanti- té prévue par la Convention générale d'armistice est introduit à. Jérusalem ,à l'occasion d'Une cérémonie. Ce genre de cérémonies remonte ~ quelques années déjà, et depuis ce temps-là Israël et la Jordanie ont, l'un comme l'autre, organisé des défilés militaires de part et d'autre de la ligne de démarcation de Jéru- salem lors de la célébration de certaines fêtes. 43. Depuis le jour oft Israël a obtenu son indépen- dance, au printemps de 1948, son peuple a célébré cette date anniversaire par un défilé militaire dans l'une de ses principales villes. il n'y a bien entendu rien d'extraordinaire à cette coutume, quiestunetra- dition bien établie dans de nombreux pays du monde. Dans le cas d'Israël, le peuple israélien considère son armée, qui est une armée populaire dans toute l'acception du terme, non seulement comme un sujet de fierté, mais encore comme la gardienne de sa sécu- rité et de sa liberté. Ce jour est le seul d(~ l'année oft le peuple d'Israël, dans un sentiment d'allégresse et de gratitude, a l'occasion de contempler cette armée défensive et de s'identifier avec elle. 44. La dernière fois que le défilé du Jour de l'indé- pendance a eu lieu à Jérusalem ce fut en 1958, à l'occasion de la célébration du dixième anniversaire d'Isral:H. Depuis lors, la Jordanie a elle aussi organisé un certain nombre de défilés militaires dans son propre secteur de la ville. Ce fait, tout comme notre expérience de 1958, est ~ rapprocher de la situation actuelle. Les Jordaniens ont été avisés officieusement du projet de défilé le 1er mars, puis de nouveau le 6 mars 196J., soit près de deux mois avant la date fixée. Le 7 mars, au cours d'une réunion du sous- comité de la Commission mixte d'armistice israélo- jordanienne, le représentant israélien a fait part officiellement au représentant de la J'ordanie de l'in- tention d'organiser le défilé. Ce crernier a pris note de la déclaration et a réservé la position de la Jor- danie sur la question. Ce n'est que le 17 mars, à la suite d'une brève répétition destinée à vérifier le fonctionnement du dispositif, que la Jordanie a protesté contre l'ensemble du projet et a déposé sa plainte devant la Commission mixte d'armistice. 45. Pour comparer, que l'on se reporte à présent à ce qui s'est passé en 1958: en résumé, lorsqu'il fut clairement établi que la manifestation projetée aurait le caractère d'une pure cérémonie, on trouva, avec la " •.• the stated purpose of Israel, in bringing pro- hibited equipment into the Jerusalem area, is to have such equipment in a military parade, in which the troops, tanks and guns, are without ammunition. There is no reason to doubt that this represents the intention of the Israel authorities." He went on to declare that in the prevailing situation the main preoccupation of the Truce Supervision 01'- ganization must be to co-operate with the parties with a view to preventing incidents and to secure as soon as possible, after what he described as a "formaI breach", the re-establishment of compliance by both sides with the General Armistice Agreement. 47. Among the measures agreed upon on the recom- mendation of tl).e United Nations Chief of Staff at that time for minimizing the risk of incidents was the posting of United Nations observers in Jerusalem to note the course and character of this parade. The armoured vehicles brought to Jerusalem, as l have already indicated, were brought without ammunition. The attitude then taken by the Chairman was in fact a very practical and sensible one, whichplaced.thewhole matter in proper perspective. The parade took place without incident and the equipment brought for the oc- casion was withdrawn forthwith. 48. In this connexion there is one point on which l do not propose to dwell at a meetingofthe Security Coun- cil, which is a political rather than a legal body. But l would suggest that it is open to serious doubt whether the ceremonial parading of military equipmentwithout ammunition, and thus incapable of military use, con- stitutes even a "formaI breach" of annex II to the General Armistice Agreement. 49. Each of the arrangements made in 1958 is ac- ceptable to us today. Nor do weexcludethe possibility of additional assurances to Jordan of the peaceful character of the occassion, if such are really required. 50. In the meantime, the Government of Jordanitself has since 1958 proceeded at different times to arrange ceremonial parades of its own within the Jordanian sector of ,Jerusalem, in which connexion they too brought into the Jerusalem area military.equipment and airerait in excess of that allowed for under annex II to the General Armistice Agreement. This has happened not once but on no less than four occasions since the beginning of 1960. 51. Thus on 21 January1960, armoured vehicleswere brought into the Jerusalem areabythe Jordan Govern- ment to celebrate the festival of that date. On 29 January 1960, armour and jet aircraft were brought into the J erusalem area in honour of the visit to the "Le but déclaré d'Isra~n, en introduisant du'maté- riel interdit dans la zone de Jérusalem, est de dis- poser de ce matériel pour un défilé militaire dans lequel ni les troupes, ni les chars, ni les armes à feu n'auront do munitions. n n'y a aucune raison de douter que ce soient là les véritables intentions des autorités israéliennes." TI déclara ensuite que, dans la situation du moment, la principale préoccupation de l'Organisme chargé de la surveillance de la trêve devait être de coopérer avec les parties en vue d'éviter les incidents e~ d'obtenir le plus tôt possible, apr~s ce qu'il qualifia d' "infraction de forme",lerétablissementdurespect, par les deux parties, de la Convention générale d'armistice. 47. Parmi les mesures arrêtées d'un commun accord, sur recommandation du chef d'état-major des Nations Unies alors en fonctions, pour réduire au minimum les risques d'incidents, était l'envoi à Jérusalem d'obser- vateurs des Nations Unies chargés de constater l'itinéraire et le c.aract~re particulier de ce défilé. Les véhicules blindés amenés à Jérusalem étaient, comme je l'ai déjà indiqué, dépourvus de munitions. L'attitude adoptée à l'époque par le Président était en réalité tr~s réaliste et tr~s judicieuse, car elle plaçait toute l'affaire sous son vrai jour. Le défilé eut lieu sans incident et le matériel amené pour l'occasion fut évacué sans délai. 48. A ce propos, il est un point sur lequel je n'ai pas l'intention de m'étendre à une séance du. Conseil de sécurité, qui est un organe politique plutôt que juri-' dique, mais au sujet duquel je voudrais dire ceci: il n'est pas du tout certain que le fait de faire défiler lors d'une cérémonie du matériel militaire sans munitions, et, par conséquent, inutilisable à des fins militaires, constitue une infraction même "de forme" à l'annexe II de la Convention générale d'armistice. 49. Toutes les dispositions prises en 1958 sontencore acceptables à nos yeux aujourd'hui. Nous n'excluons pas non plus la possibilité de donner des assurances supplémentaires à la Jordanie quant au caractère pacifique de la manifestation, si celles-ci sont vrai- ment nécessaires. 50. Dans l'intervalle, le Gouvernement de la Jorda- nie a lui-même organisé à plusieurs reprises depuis 1958 des défilés à l'occasion de cérémonies dans le secteur jordanien de Jérusalem, et èn raison de ces défilés il a, lui aussi, introduit dans la zone de Jéru- salem du matériel militaire et des avions dépassant les quantités autorisées à l'annexe II de laConvention générale d'armistice. Cela s'est produit non pas une seule fois, mais pas moins de quatre fois depuis le début de 1960. 51. C'est ainsi que, le 21 janvier 1960, le Gouver- nement jordanien a introduit des véhicules blindés dans la zone de Jérusalem pour célébrer la fête qui a lieu à cette date. Le 29 janvier 1960, des blindés et des avions à réaction ont été introduits dans.la 52. There is a well-knownprincipleoflawthathe who seeks equity must come into court with clean hands. In the light of what I have just stated, the Jordanian action, in seeking ta press a complaint under annex II ta the General Armistice Agreement against our doing the very thing which they have repeatedly done, is an exercise which I would suggest deserves no encourage- ment. I should add that by contrast with sorne of these Jordanian ceremonies we, for our part, have decided, in view of the proximity of the border, ta eliminate from oùr parade the traditional air display. 53. The facts on this occasion, as I have already sug- gested, are indeed no different from those in 1958. By a practical and common sense approach on that oc- casion the matterwas in the end satisfactorilydisposed of. 54. The finding of the Mixed Armistice Commission naturally has a strong persuasive influence on the Security.Council. But I would suggest to the Council that the precedent to be followed and upheld is that of 1958, when the Chairman found a way of resolving the problem without turning it into a major issue. At the very least the matter should be sent back for further consideration with a view to finding a proper solution, taking into account all the circumstances. 55. If the Council really wishes to concern itselfwith the functioning of the Israel-Jordan ArmistIce Agree- ment, there are more far-reaching issues than that now raised. I do not, however, propose to enter at this stage into any detailed analysis of the Armistice Agree- ment as a whole, though I reserve our right to do so should the further course of the discussion require it. There are fundamental clausesofthe Agreementwhich have been flouted and defied by Jordai1 from the very time the Agreement was signed until today, and on which the United Nations has been unable to secure compliance. 56. Non-compliance with basic clauses ofthe Armis- tice Agreement drains the whole Agreement of its real substance. Thus, article I of the Agreement, for ex- ample, emphasizes that the armistice was "an in- dispensable step toward the liquidation of armed con- flict and the restoration of peace." It is saie to say that at the time of the conclusion of the Armistice Agreement it was never for a moment envisaged that the relations between Israel and Jordan should be governed for a prolonged and, indeed, indefinite period now extending to more than twelve years bythe terms of that Agreement. Unfortunately, every effort on Israel' spart to secure Implementation of article l and to attain a peace settlement has met with obstinate refusaI on the part of the Government of Jordan. Had there been compliance, many problems big and small, including matters such as that now before the Council, would have found their solution within the framework 52. n existe un principe de droit bien connu qui veut que celui qui demande justice doit se présenter devant le tribunal avec une conscience nette. Etant donné ce que je viens de dire, l'action de la Jordanie, qui consiste li. déposer une plainte contre nous et li. nous accuser, en se fondant sur l'annexeIIdela Convention générale d'armistice, de faire ce qu'elle a fait elle- même li. plusieurs reprises, est une entreprise qui, 1l. mon avis, ne mérite pas d'être encouragée. J'ajou- terai que, contrairement 1l. ce qui s'est passé dans certaines de ces cérémonies jordaniennes, nous avons décidé, pour notre part, de supprimer le défilé aérien traditionnel en raison de la proximité de la fronti~re. 53. Comme je l'ai déjà dit, la situation est la même aujourd'hui qu'en 1958. A l'époque, le problème a été abordé d'un point de vue pratique et avec bon sens, de sorte que l'affaire a pu être finalement réglée de manière satisfaisante. 54. Les conclusions de la Commission mixte d'ar- mistice ont bien entendu une grande influence sur le Conseil de sécurité. Mais je me permettrai de dire au Conseil de sécurité que le précédent sur lequel il faut !'l'appuyer et qu'il faut considérer comme va- lable est celui de 1958, où le Président trouva un moyen de résoudre le problème sans lui donner un caractère de litige grave. A tout le moins, cette affaire devrait être renvoyée aux fins de nouvel exa- men, en vue de trouver une solution satisfaisante te- nant compte de toutes les circonstances. 55. Si le Conseil désire véritablement s'occuper du fonctionnement de la Convention d'armistice israêlo- jordanienne, il y a des questions plus importantes li. étudier que celle dont il est actuellement saisi. Cependant, je n'ai pas l'intention de me lancer main- tenant dans une analyse détaillée de la Convention d'armistice dans son ensemble, bien que je me réserve le droit de le faire si le cours de la discussion m'y oblige. n existe des dispositions fondamentales de la Convention que la Jordanie a tournées en dérision du jour même de la signature de la Convention, et que les Nations Unies ont été incapables de faire res- pecter. 56. Le refus de se conformer aux dispositions fon- damentales de la Convention d'armistice vide la Convention tout entière de sa substance. Ainsi, par exemple, l'article premier de la Convention souligne le fait que l'armistice est "une indispensable étape vers la fin du conflit armé et du rétablissement de la paix". On peut dire sans crainte de se tromper qu'au moment de la conclusion de la Conventiond'armistice on ne prévoyait pas un seul instant que les relations entre Isral:H et la Jordanie seraient régies, pendant une période prolongée, voire indéfinie, et qui dure déjll. depuis plus de 12 ans, par les dispositions de la Convention. Malheureusement, tous les efforts d'Israi:!l pour obtenir la mise en œuvre de l'articlepremier et parvenir à un r~glementpacifique se sont heurtés au refus obstiné du Gouvernement de la Jordanie. Si l'on s'était conformé aux dispositions de cet article, bien des problèmes, grands et petits, y compris des qqes- 58. l draw the particulaI' attention of the members of the Council to the fact that as far back as 1950 the Security Counoil expressed its hope in its resolution of 17 November 1950'J./ that the Special Committee charged under the Armistice Agreement with the implementation of article VIII "will proceed expedi- tiously to carry out the functions" assigned to it. The refusaI of Jordan to comply with this article has been a source of oonstant friction and tension and would indeed be a far more worthy subject than the present for the attention of the Council. 59. There is a further clause in the ArmisticeAgree- ment which is of direct relevance to the matter at present under discussion, to which l wish very briefly to draw the attention of the Council. Under article XII, paragraph 3 of the Armistice Agreement, the parties to the Agreement may by mutual consent re- vise its provisions. The article goes on to say that: " •.• In the absence of mutual agreement and after this Agreement has been in effect for one year from the date of its signing, either ofthe parties may caU upon the Secretary-General of the United Nations to convoke a conference of representatives of the two parties for the purpose of reviewing, revisingor sus- pending any of the provisions ofthis Agreement other than articles l and III" (those being the articles that deal with the termination of aU armed hostilities, and the attainment of peace). "Participation in such conference shaU be obUgatory upon the parties." 60. The necessity for such a clause is obvious. Life does not stand still. Circumstances change and with changing circumstances there may be need for re- vision. On 23 Novembel' 1933, the Government of Israel, in pursuance of this article, did in fact caU upon the Secretary-General of the United Nations to convoke a conference for the purpose of reviewingthe ArmiBtice Agreement.v Despite the unequivocalobli- gation imposed upon the Government of Jordan bythis article, the latter informed the Secretal'y-General of theil' refusaI to participate in such a conference. 61. On the one hand the Jordanians refuse implemen- tation of the essential clauses orthe Armistice Agree- ment. On the other they come to the Council on matters of no real significance. If the Jordanians, indisregard of their obligations, are not prepared ta sit down and ~Ilbid•• Fifth Year,SupplementforSeptemberthroughDecember 1950, document S/1907. fi Ibid.. Eightb Year, Supplement for October, November andDecem- ~ document 5/3140. 58. J'attire particuli~rementl'attentiondesmembres du Conseil sur le fait que, d~s 1950, le Conseil de sécurité a, dans sa résolution du 17 novembre 1950'J./. exprimé l'espoir que le Comité spécial chargé, au titre de la Convention d'armistice, de l'application de l'article VIII "s'acquittera sans retard des fonctions" qui lui sont assignées. Le refus de la Jordanie de se conformer li. cet article a été une source constante de frictions et de tension et serait certainement un sujet de discussion beaucoup plus digne de l'intérêt du Con- seil que celui qui nous occupe. 59. il Ya une autre disposition de la Convention d'ar- mistice sur laquelle je désire appeler bri~vement l'attention du Conseil, car elle vise directement la question en discussion. Aux termes de l'articleXII, 3, de la Convention générale d'armistice, les parties li. la Convention peuvent reviser ses dispositions d'un commun accord. L'article poursuit: " ••. En l'absence d'un commun accord et si la présente Convention a été en vigueur pendant la durée d'un an li. dater de sa signature, l'une quel- conque des deux parties pourra demander au Se- crétaire général des Nations Unies de convoquer une conférence des représentants des deux parties, en vue d'examiner li. nouveau ou de revisel' l'une quel- conque des clauses de la présente Convention autres que les articles 1er et III" (il s'agit des articles qui traitent de la cessation des hostilités en vue du rétablissement de lapaix) "ou d'en suspendre l'appli- cation. Les deux parties seront tenues de prendre part 1\ cette conférence." 60. L'utilité d'une telle disposition est évidente. La vie est constamment en mouvement, les choses évo- luent et, suivant leur évolution, la nécessité d'une revision peut se faire sentir. Le 23 novembre 1953. le Gouvernement d'lsralH, conformémenthcetarticle, a effectivement demandé au Secrétaire général de l'ONU de réunir une conférence en vue de revisel' la Convention d'armistice if. Malgré l'obligation qui est clairement imposée au Gouvernement de la Jordanie par cet article, ce dernier a fait part au Secrétaire général de son refus de participer 1\ une telle confé- rence. 61, D'une part. les Jordaniens refusent d'appliquer les dispositions fondamentales de la Convention d'ar- mistice. D'autre part, ils saisissent le Conseil de questions sans grande importance. Si, au mépris de leurs obligations, les Jordaniens ne sont pas dis- '1.J Ibid., cinqui~me année, Supplément de septembre ~ décembre 1950, document S/1907. 1/ Ibid., huitième année, Supplément d'octobre, novembre etdécembre 1953, document S/3140. 62. Within the last years there has happily been, as already stated, a relaxation of tension and hostile activity on our borders. If we have not co:ne to the Council, as we could have come to press and press again for Jordanian compliance with its duties under the agreement, it is because we prefer notto precipi- tate debateswhich are unlikely to improve the situation. But this restraint cannot be a one-wayoperstion. As to the present Jordanian complaint, it surely must be clear to the Council that the matter should be dealt with, as it was on a previous occasion, by the parties on the spot. To inflate the trivial and denigrate the important is not only pOOl' logic; it can be very bad politics. 63. Ml'. LOUTFI (United Arab Republic) (translated from French): In my brief statement this morning l shall merely make certain comments on the question which is before us today. 64. l have listened with attention to the statement by the representative of Jordan, who has given us a bril- liant explanation of the oomplaint which he has sub- mitted to the Council against Israel and which was today placed on our agenda. 65. This complaint is very simple and clear. It is limited in its scope, for it is based on a decision adopted dn 20 March 1961 by the Jordan-Israel Mixed Armi,stice Commission. The facts of the case can be summarized in a few words: on 17 March 1961, the Israel authorities organized a military parade in Jerusalem with heavy military armaments. in con- travention of the provisions of the Armistice Agree- ment to which reference has already beeu made. The Jordanian Government, acting in conformity with the provisions of the Armistice Agreement and more particularly article XI. brought the case before the Mixed Armistice Commission established to supervise the execution of the Armistice Agreement. The Mixed Armistice Commissionhad an investigation carriedout by United Nations military observers and, onthe basis of the conclusions reached by them, adopted on 20 March 1961, the decision whose text is reproduced in document 8/4776. 66. One can read in this decision that on the morning of 17 March, heavy military armament in excess of that allowed for in the General Armistice Agreement ap- peared on the Israel side of the Demarcation Line in Jerusalem, Holy City. That was the precise finding of the Mixed Armistice Commission. 67. l should like to open a parenthesis at this juncture and put on record that even in the Holy City the Armistice Agreement is not observed by Israel. As you know, the Holy City has a special status which should have' induced Israel to adopt a different attitude. This status does not entitle Israel to any rights in the Holy City, which must retain its special character in the interests of its history and traditions. 68. The Commission went on to find that the act by Israel was a breach of the General Armistice Agree- 62. Fort heureusement. comme je l'ai déjh dit. les tensions et les manifestations d'hostilité li. nos fron- ti~res ces derni~res années ont diminué. 8i nous ne nous sommes pas adressés li. ce conseil. comme nous aurions pu le faire. pour réclamer avec insis- tance le respect par la Jordanie de ses obligations au titre de la Convention. c'est que nous préférons ne pas donner naissance li. des discussions qui ne sont guère susceptibles d'améliorer la situation. Mais cette modération ne saurait être li. sens unique. En ce qui concerne la plainte jordanienne actuelle. le Conseil ne peut manquer de penser que la question doit être réglée sur place par les parties. comme cela a déjh été fait une fois. Faire grand cas des choses insi- gnifiantes et dédaigner les choses importantes est non seulement de très mauvaise logique; ce peut être de très mauvaise politique. 63. M. LOUTFI (République arabe unie): Je me bornerai ce matin, dans une brève intervention, li. faire quelques observations sur la question que nous discutons aujourd'hui. . 64. J'ai écouté avec attentionl'interventiondu repré- sentant de la Jordanie. qui nous a expliqué brillam- ment la plainte qu'il a soumise au Conseil contre Is- ra~l et qui a été inscriteaujourd'huHI.l'ordre du jour. 65. Cette plainte est fort simple et très précise. Elle a un objet limité puisqu'elle se fonde surune décision de la Commission mixte d'armistice jordano- israélienne. adoptée le 20 mars 1961. Les faits de l'affaire peuven~ se résumer en quelques mots: les autorités israéliennes ont organisé li. Jérusalem. le 17 mars 1961. un défilé militaire. avec des arme- ments militaires lourds. et cela contrairement aux dispositions de la Convention d'armistice précitée. Le Gouvernement de la Jordanie. conformément aux dispositions de la Convention d'armistice et. plus précisément. de son article XI. a saisi la Commis- sion mixte d'armistice qui a pour compétence de surveiller l'exécution de la Convention d'armistice. Cette dernière a fait procéder li. une enquête par les observateurs militaires des Nations Unies. Sur les conclusions de cette enquête des observateurs. la Commission a rendu. le 20 mars 1961. la décision dont le texte est rapporté dans le document S/4776. 66. On lit dans cette décision que, dans la matinée dU 17 mars, des armements militaires lourds dépas- sant ceux autorisés par la Commission générale d'armistice se trouvaient du côté israélien de laligne de démarcation li. Jérusalem (Ville sainte). C'est exactement ce qu'a retenu la Commission mixte d'armistice. 67. je voudrais ouvrir iciune parenthèse et constater que, même dans la Ville sainte, la Convention d'ar- mistice n'est pas observée par IsralH. D'ailleurs la Ville sainte a, comme vous le savez, un statut spécial qui aurait dil inciter Isra~l li. prendre une autre atti- tude. En effet. ce statut ne donne li. IsralH aucun droit sur la Ville sainte qui doit conserver ce caractère particulier, dans l'intérêt de son histoire et de ses traditions. 68. La Commission a ensuite décidé que cet acte d'Isra~n constituait une violation de la Convention 69. Despite this decision, which cannot be criticized for lack of clarity, the Israel authorities have made known their intention to hold a military parade on 20 April 1961. 70. Faced withthis aet ofprovocation andwith Israel' s contempt for the Mixed Armistice Commission' s de- cision dated 20 March 1961 in which Israel had been requested to refrain in the future "from bringing to Jerusalem any equipment in excess of thatallowedfor under the terms ofthe GeneralArmisticeAgreement" , Jordan had no option but to turnto the ~ecurity Council of which the Mixed Armistice Commission is a sub- sidiary organ. 71. Jordan's sole request at the ~resent time is that the Security Council should endorse the decision adopted on 20 March 1961 by the Jordan-Israel Mixed Armistice Commission. This request is fully justified since the Mixed Armistice Commission' s dBcisionwas taken under the terms ofthe GeneralArmistice Agree- ment, article VII of which provides that: "1•. The military forces of the Parties to this Agreement shaH be limited to defensive forces only in the areas extending ten kilometres from each side of the Armistice Demarcation Lines." 72. Furthermore, under annex n to the Agreement, the term "defensive forces" excludes ~rmour,suchas tanks of aU types, armoured vehicles or load-carriers or any other armoured vehicles. 73. In the Security Council wishes to see peace and security prevail in that part of the world, it cannot withhold its condemnation of flagrant violations of the Armistice Agreement; for violations of the provisions of the Armistice Agreement may always have danger- ous repercussions liable to imperil international peace and security. 74. Israel' s letter [S/4778] and the statement by the Israel representative at this meeting of the Security Council have not, in our view, introduced any new factor and should only serve to convincethe Council of the need to give' serious consideration to Jordan' s complaint. This letter which tries to justify Israel's action is in fact, in our view, tantamount to refusaI by Israel to comply with the Mixed Armistice Commis- sion',13 decision which 1 have just quoted. 75. Both in its letter and in the statement made here Israel refers to similar cases which are said to have Occurred in the past but which were not condemned by the mixed Armistice Commission. May 1 point out in this connexion that today we are dealing with concrete facts which have been the subject of a.n investigation and condemnation by the Mixed Armistice Commission and that, consequently, past occurrences do not enter into our debate today. 69. 01', malgré cette décision qu'on ne peut accuser de manquer de clarté, les autorités israéliennes ont fait connaitre leur intention de procéder, le 20 avril 1961, ft. un défilé militaire. 70. Devant cet acte de provocation et devant ce mé- pris d'Israël pour les décisions de la Commission mixte d'armistice du 20 mars dernier qui, pourtant, lui demandaient de s'abstenir, ft. l'avenir, "d'intro- duire à Jérusalem tout matériel dépassant celui autorisé par les dispositions de la Convention géné- rale d'armistice", il ne restait plus ft. la Jordanie qu'à s'adresser au Conseil de sécurité dont, la Commission mixte d'armistice est un organe subsi- diaire. 71. Tout ce que la Jordanie sollicite actuellement, c'est que le Conseil de sécurité entérine cette déci- sion de la Commission mixte d'armistice jordano- israélienne du 20 mars 1961. Cette demande est' tout à fait justifiée, puisque la décision de la Commission mixte d'armistice a été prise conformément aux dispositions de la Convention générale d'armistice. En effet, l'article VII de cette convention prévoit: "1. Les forces militaires des parties à laprésente Convention seront limitées, dans une zone s'étendant à 10 kilom~tres de part et d'autre de la ligne de démarcation de l'armistice, aux seules forces défensives •••" 72. Et, d'apr~s l'annexe II à la Convention, sont exclus du terme "forces défensives" les blindés, tels que les chars de tous mod~les, les voitures blindées, les chenillettes porte-Bren, les voitures ou camions blindés et tous autres véhicules blindés. 73. Le Conseil de sécurité ne peut permettre que des violations flagrantes de la Convention d'armistice ne soient pas condamnées par lui, s'il veut que la paix et la sécurité r~gnent dans cette partie du monde. En effet, les violations des dispositions de la Conven- tion d'armistice entrafnenttoujours des répercussions dangereuses qui sont de nature à porter atteinte à la paix et à la sécurité internationales. 74. La lettre d'IsralH [S/4778] et l'intervention d'Is- ra~l au cours de cette séance du Conseil de sécurité n'ont, à notre avis, apporté aucun élément nouveau et ne peuvent qu'obliger le Conseil à se pencher sé- rieusement sur la plainte de la Jordanie. En effet, cette lettre, qui tente de justifier l'action d'IsralH, constitue, à notre avis, un simple refus par IsralH de se conformer à la décision de la Commission mixte d'armistice que je viens de citer. 75. Isra~H, dans sa lettre et dans son intervention, nous parle de cas semblables qui auraient eu lieu dans le passé, mais qui n'ont pas été condamnés par la Commission mixte d'armistice. Je voudrais faire observer, à ce sujet, que nous sommes saisis au- jourd'hui de faits précis, qui ont été l'objet d'une en- quête et d'une condamnation par la Commission d'ar- mistice; par conséquent, ce qui s'est déroulé dans le passé n'est pas du tout l'objet de nos discussions aujourd'hui. 77, 1 should like to point out in this connexion that these aHegations by Israel were never investigated and that the Mixed Armistice Commission did nottake any decision in the matter; the result is that we have no information on the validity of these claims which, in any case, are not the subjectofthe complaint under consideration today. 78. Lastly, Israel claims to have no intention other than to undertake a peaceful celebration of a national Israel holiday and states that it has conveyed as- surances regarding this purely ceremonial character. We are ofthe opinionthatthis constitutes an attempt by Israel to justifyandexplainaviolationofthe Armistice Agreement, This Agreement-as can be seen from its terms-provides for no exception which Israel could invoke as an excuse for sending its troops and heavy military equipment. If aH Partieswere to seek excuses for violating the Armistice Agreement, thefinal result would be the law of the jungle inthat part of the world. 79. As always; the Israel representative has tried in his statement to obscure the facts relating to the case under consideration by embarking on a discussion of other aspects of the Palestine problem. 1 shaH not follow in bis footsteps, because the issue before us today is weH defined, precise and clear. 80. There can be no question of the Security Council abetting such a flagrarit violation of the Armistice Agreement and remaining inactive. Israel' s policy towards these agreements is, in anycase. weHknown. In some instances it claims that they are no longer in force and in others it constantly violates them. This is again true of the case withwhichwe are faced right now. 81. 1 think that in the matter with which we are now concerned the Security ClJuncil should simplyendorse the decision adopted by the MixedArmistice Commis- sion, which is a subsidiary organ of this Council.-AH the decisions of this Commission which are not ob- served can and. 1 feel. must be brought before the Security Council. 82. This violation of the Armistice Agreement. which Israel would like to minimize" should not be taken lightly. It is necessary to look at this question seriously. bearing in mind Israel's past behaviour in the matter of respect for the Armistice Agreements. There" is no need to recall the numerous occasions on which the Council had to condemn Israel for flagrant and repeated violations of the Armistice Agreements. violations which often hadthe character of premedi- tated acts of armed aggression. The iast violation, which was condemned on 20 March 1961, is also of great importance because, despite the condemnation, Israel wishes to repeat the military parade and again send its troops to Jerusalem. intotheHolyCity, heed- less of the Armistice Commission' s decision. 77. A ce sujet. je ferai observer qu'il n'y a pas eu d'enquête sur ces prétentions israéliennes et qu'il n'y a eu aucune décision de la Commission mixte d'ar- mistice ~ cet égard: si bien que nous ne sommes pas renseignés sur le bien-fondé de ces prétentions. qui, d'ailleurs, ne font pas l'objet de la plainte dont nous discutons aujourd'hui. 78. Enfin, IsralH, parait-il, n'aurait d'autre dessein que de célébrer paisiblement une fête nationale israé- lienne et a donné des assurances sur ce caractère purement commémoratif. A notre avis, il y a l~, de la part d'IsraliH, une tentative de justification afin d'expliquer sa violation de la Convention d'armistice. En effet. cette convention, comme cela résulte de ses termes. n'a fait aucune exception sur laquelle Isral:!l pourrait se fonder pour envoyer ses troupes et des armements militaires lourds. Si chaque partie veut trouver des excuses pour violer la Convention d'ar- mistice. c'est la loi de la jungle qui finira par préva- loir dans cette partie du monde. 79. Isral:!l a essayé, dans son intervention - comme il le fait d'habitude - de noyer les faits en ce qui concerne l'affaire dont nous nous occupons aujourd'hui, dans une discussion portant sur d'autres aspects de la question palestinienne. Je ne le suivrai pas dans cette voie, car nous avons ici ~ discuter aujourd'hui sur une question qui est délimitée. précise et claire. 80. Le Conseil de sécurité ne peut en aucun cas souscrire ~ une violation aussi flagrante de la Con- vention d'armistice et rester les bras croisés. "D'ail- leurs. la politique d'Israël en ce qui concerne ces conventions est bien connue. Dans certains cas, ce pays prétend que ces conventions ne sont plus en vi- gueur; dans d'autres cas. il ne cesse de les violer. C'est exactement le cas en présence duquel nous nous trouvons aujourd'hui. 81. Je crois qu'il appartient au Conseil de sécurité d'entériner tout simplement. dans l'affaire qui nous occupe. la décision de la Commission mixte d'armis- tice qui est un organe subsidiaire de notre conseil; toutes les décisions de cette commission qui ne sont pas mises en œuvre peuvent et, ~ mon avis. doivent être soumises au Conseil de sécurité. 82. il ne faut pas prendre ~ la légère cette violation de la Convention d'armistice qu'Isral:H voudrait mini- miser. En effet, il convient de se pencher sur cette question en prenant en considération le comportement d'Israli:H en ce qui concerne le respect des conventions d'ar~istice. il est superflu de rappeler ici les nom- breuses condamnations que le Conseil a dti prononcer ~ l'égard d'Isratll pour des violations flagrantes et répétées des conventions d'armistice, violations qui ont souvent été caractérisées par des agressions armées préméditées. La dernière violation, qui a été condamnée le 20 mars 1961, présente aussiune grande importance: car, malgré cette condamnation, Isratll veut l't'péter cette parade militaire et envoyer ~ nou- veau ses troupes h Jérusalem, dans la Ville sainte, sans tenir compte de la décision de la Com~ission d'armistice.
The agenda was adopted.
At the invitation of the President, Mr. Abdul Monem Rifa'i (Jordan) alld Mr. Arthur Lourie (Israel) took places at the Security Council table.
L'ordre du jour est adopté.
Yllili1,
We have listened to the statements by the representatives ofJordan, Israel and the United Arab Repu1?lic.
85. The question submitted to the Council by thé Jordanian Government should, in our view, be con- sidered primarily from the standpoint ofthe strength- ening of peace and the elimination of allfactors likely to aggravate the situation and lead to a breach of the peace. 86. Today's statements, andthe information available to the COUIlcil members in the documents which have been circulated to them, paint a sufficiently clear picture of the true facts of the case. The facts show that there has been a violationoftheArmistice Agree- ment. Strictly speaking, this has not beendenied by the Israel representative; nor could he deny it, since these facts had been established by the Mixed Armistice Commission, as shown by its definite decision, the text of which has likewise been circulated to members of the Council. This decision contains the perfectlyclear statement that the act consisting in the dispatch of heavy armament to this area, the City of Jerusalem, is a breach of the General Armistice Agreement by Israel.
87. Nor was this aIl, since the :\\{ixed Armistice Commission censured Israel and calledupon the Israel authorities to take the strongest measures to prevent the recurrence of such a breach of the General Armistice Agreement and to refrain inthe future from bringing to Jerusalem'any equipment in excess ofthat allowed for under the terms of the General Armistice Agreement.
88. The Mixed Armistice Commission having found that a breach of the General Armistice Agreementdid take place, and having called upon one Government to refrain in the Ïl1ture from viotating this Agreement, what kind of answer ought to have been made by the Government specified in the Mixed Armistice Com- mission' s decision? To this question therewould seem to me to be out one possible reply. The Government concerned should have. declared that it undertook to comply with the Armistice Agreement and would not violate it in the future. But what does the Israel Government in fact do? 89. We have heard the statement made here by the Israel representative, and have read the letter cir- culated by the Acting Permanent Representative of Israel ta the United Nations. Neither the statement made today, nor the letter in question, contains such a declaration by the Israel Government. Moreover, we have a statement-whtch gives rise to particular con- cern-to the effect thatbreachesoftheGeneralArmis- tice Agreement did indeed take place and that the Israel Government intends to go on violating this Agreement despite the fàct that the Mixed Armistice Commission has already adopted a decision on this question and has warnedthe Israel Government against
87. il y a plus: la Commission mixte d'armistice a adressé un blâme 11 Isra~n et elle a invité les autorités israélieIUles 11prendre les mesures les plus énergiques pour éviter toute nouvelle violation de la Convention générale d'armistice; elle leur a demandé également de s'abstenir, 11 l'avenir, d'introduire 11 Jérusalem tout matériel militaire dépassant celui autorisé par les dispositions de la Convention générale d'armistice. 88. Si la Commission mixte d'armistice, après avoir constaté une violation de la Convention, invite le gou- vernement en cause 11 ne plus la violer, comment ce gouvernement visé dans la décision de laCommission doit-il agir? il me semble qu'il ne peuty avoir qu'une seule réponse. Le gouvernement en question doit déclarer qu'il s'engage 11 respecter la Convention gé- nérale d'armistice et 11 ne plus la violer 11 l'avenir. Ç>r, que fait le Gouvernement d'Israël?
89. Nous avons entendu ici. la déclaration de son reptésentant. Nous avons également lu la lettre du représentant permanent par intérim d'IsralH auprès de l'Organisation des Nations Unies. Ni dans la dé- èlaration d'aujourd'hui, ni dans le document écrit, nous n'avons trouvé trace d'un tel engagement de la part du Gouvernement d'Isral!l. Qui plus est: dans une déclaration particulièrement inquiétante, il a été dit que la Convention générale d'armistice a effective- ment été violée et que le Gouvernement d'IsralH en- tend continuer 11 la violer, bien que la Commission mixte ait déjll pris une décision 11 ce sujet et qu'elle ait mis en garde le Gouvernement d'Isr.al!l contre
91. Would this be in the interests of peace? 1 think there can be no two answers to that question. Of course it would not be in the lhterests of peace. It is therefore perfeotly clear to the Soviet delegation that the SecuriiY Council cannot shut its eyes to a breach of the Armistice Agreement signed by the two Parties. It cannot shut its eyes to the violation of a definite decision already made by the Mixed Armistice Com- mission, nor can it embark upon the course of sanc- tioning violations of an agreement which is crucialfor the maintenance of peace in this area.
92. Any other approach on our part would onlycreate possibilities for causing a conflagration liable to lead to very serious consequences in the area and through- out the world•. 93. These are the preliminary considerations which impel the Soviet delegation, as early as this stage in our discussion, to supporttheJordanianGovernment's request-which is elementary from the standpoint of the need to maintain peace-for a thorough discussion of the complaint" and for steps designed to warn the Israel Government against attempts to violate the General ArmisticeAgreement and the MixedArmistice Commission' s decisions.
94. 1 should like to make one supplementary comment. The Israel representative has spoken of the motives underlying his Government's actions. 1 shaH not examine these motives at this stage, and 1 think that the Jordanian representative was right when, from the very outset, he limited the subject before us to the concrete issue of the violationof the ArmistioeAgree- ment, since any extension of the subject-matter ofour discussion would lead us too far afieldand, moreover, would hardly be conducive to the consolidationofpeace in this area. It 8eems to me, therefore, that at this stage we should not go beyond a discussion of the specifie issue raised by the Jordanian representative. At the same time, with reference to the motives which might furnish grounds for such acts by the Israel authorities, 1 should like to draw attention to a para- graph of the Armistice Agreement towhich, Ithink, no reference was made by the speakerswho tookthe floor before me. Article l, paragraph 2 of the Armistice Agreement reads:
"No aggressive action by the armed forces-land, sea, or air-of either Party shaH be undertaken, planned or threatened against the people or the armed forces of the other; •••".
95. If we are te <ew the parade with the participation of heavy armament from the standpoint of this para-
94. Je voudrais faire e~coreune observationcomplé- mentaire. Le représentant d'Isral!l a parlé des motifs qui ont inspiré le comportement de songouvernement. Je n'essayerai pas d'analyser ces motifs maintenant. Je pense que le représentant de la Jordanie avait raison tout h l'heure de limiter notre discussion aux seules questions concrl)tes qui touchent h la violation de la Convention d'armistice. Eneffet, élargir le cadre de la discussion nous entraînerait trop loin, ce qui n'est gul)re propice h la consolidation de la paix dans la région. Je pense donc qu'au stade actuel nous de- vrions nous borner ~. discuter la question concrl)te qui nous a été soumisepar le Gouvernement de la Jordanie. Cependant, puisque nous parlons de motifs qui ont pu être h l'origine de tels agissements des autorités israéliennes, je voudrais attirer l'attentiondu Conseil sur l'un des paragraphes de la Convention générale d'armistice auquel les orateurs qui m'ont précédé ne se sont pas encore référés. Le paragraphe 2 de l'ar- ticle premier de la Convention générale d'armistice dispose: "Les forces armées terrestres, aériennes et na- vales de l'une et de l'autre partie n'entreprendront ni ne prépareront aucune action agressive contre la population ou les forces armées de l'autre partie, ni ne les en menaceront •.•" 95. TI me semble que, si l'on envisageait la question du défilé militaire,. avec utilisation d'armes lourdes,
96. Why, indeed, should heavy armament be brought in and shown to the people in the parade? The object can be none other than that ofthreateningor influencing the population. But this, precisely, is a direct breach of the Armistice Agreement. Not onlyhastherebeen a formaI violation of the annex to the Agreement dealing with the nature of the weapons which must not be introduced into the area-that is, annex il-but there has also been a breach of the Agreement as regards its political spirit, since the inclusion of heavy arma- ment in the parade cannot be explained otherwise than as an attempt to influence the people precisely in the way prohibited under article 1.
97. In any event, this does not indicate a desire to avoid aggravating the situation. Rather does it suggest a desire to increase tension, especially given the existence of a definite decision ofthe MixedArmistice Commission containing a warning against such acts.
98. If, after this decision by the Mixed Armistice Commission, certain quarters still entertainthe desire to go on behaving inthe sarne spirit, the Council cannot disregard such a desire, but must frustrate it.
1 have no further requests for the fIoor from any representatives. Under the cir- cumstances, 1 might suggest that the Council adjourn until another day. If the Council agrees, we shall ad- journ until 3 p.m. on Monday, 10 April.
It was so decided. 96. Pourquoi faut-il, en effet, amener des armes lourdes et les montrer à la population au cours du défilé? On n'agit ainsi que pour menacer lapopulation et pour exercer sur elle une pression. Or, cela constitue une violation directe de la Convention géné- rale d'armistice. Indépendamment du fait qu'il y a là violation de forme des dispositions de l'annexe il de la Convention, qui traitent des caractéristiques concrètes de l'armement qui ne doit pas se trouver dans la région, il y a aussi violation de la Convention au sens politique. Car on ne peut interpréter la présentation d'armes lourdes au cours du défilé que comme une tentative d'influencer la population en violation de l'article premier de la Convention qui interdit préci- sément une action de ce genre. 97. Quoi qu'il en soit, tous ces actes ne procèdent pas du désir d'éviter une aggravation de la situation, mais plutôt, semble-t-il, du désir de l'envenimer et ceci d'autant plus qu'il y a une décision précise de la Commission mixte d'armistice qui met les parties en garde contre des actes de cette nature. 98. Si les autorités israéliennes persistent dans leur attitude après la décision de la Commiscion mixte, le Conseil ne doit pas le tolérer; il doit mettre un terme à cet état de choses. 99. Le PRESIDENT (traduit de l '~nglais): Aucun autre représentant n'a demandé à prendre la parole. Dans ces conditions, je propose de lever la. séance du Con- seil et de nous réunir à nouveau .dans quelques jours. Si le Conseil est d'accord, la prochaine séance aura lieu lundi 10 avril à 15 heures. n en est ainsi décidé. La séance est levée à 12 h 40. GR~ECE.GRECE Kauflmann Bookshap, 28 Stadion Street, Athènes. GUATEMALA Sociedad Econômico·Financiero, 60. Av. 14·33, Guatemala City. HAITI librairie liA la Caravelle", Port·au-Prince. HONDURAS Libreria Panamericana, Tegucigalpa. HONG KONG • HONG.KONG The Swindon Book Co., 25 Nathan Raad, Kowloon. ICELAND.ISLANDE Bokaverzlun Sigfusar Eymundssonar H. F., Austurstraeti 18, Reyèjavik. INDIA·INDE Orient Longmans, Calcu110, Bombay, Ma· dras, New Delhi and Hyderabad. Oxford Book & Stationery Co., New Del"i and Calculla. P. Varadachary & Ca., Madras. INDONESIA.INDONESIE Pembangunan, lId., Gunung Sahari B4, Djakarta. IRAN 13uity, ~82 Ferdowsi Avenue, Teheran. IRAQ-IRAK Mackenzie's Bookshap, Baghdad. IRELAND.IRLANDE Statianery Office, Dublin. ISRAEL Blumstein's Bookstores, 35 Allenby Rd. and ~8 Nachlat Benjamin St., Tel Aviv. ITALY.ITALIE Libreria Commissionaria Sansoni, Via Gino Capponi 26., Firenze, & Via D. A. Azuni 15/A, Roma. JAPAN.JAPON Maruzen Company, lId., 6 Tori·Nichome, Nihonbashi, Tokyo. JORDAN·JORDANIE Joseph 1. Bahous & Ca., Dar·ul·Kutub, Box 66, Amman. KOREA.COREE Eul·Yoo Publishing Ca., lId., S, 2-KA, Changno. Seau!. LE8ANON.lIBAN Khayat's College Book Cooperative. 92-9~, rue Bliss, Beyrouth. LUXEMBOURG Librairie J. Trausch·Schummer, place du Théâtre, Luxembourg. MEXICO·MEXIQUE Editorial Hermes, S.A., Ignacio Mariscal 41, México, D.F. MOROCCO·MAROC Centre de diflusian documentaire du B.E.P.I•• 8, rue Michaux.Bellaire, Rabat. NETHERLANDS·PAYS.BAS N.V. Martinus Nijhofl, Lange Voorhout 9. 's.Gravenhage. NEW ZEALAND.NOUVELLE·ZELANDE United Nations Association of New Zea· land, C.P.O. 1011. Wellingta"n. NORWAY-NORVEGE Johan Grundt Tanuln Forlag, Kr. Au· gushgt. 7A, Oslo. Orde.. and inquirie. 'rom countrie. not listed above may be Les commondes et demandes de ren.eignement. émanant de pays où il n'existe pa. encore de dépositaire. peuvent être odressée. à la Section de. vente., Servi(e d•• publication., Organisation de. Nation. Unie., New York (Etat.·Uni. d'Amé· rique), ou à la Section de. vente., Ollice européen rie. Nation. Unie., Pa/ai. de. Nations, Genève (Suisse). Litho in U.N. Priee: $U.S. 0.35: 2/6 stg.: Sw. fr. 1.50 (or equivalent in other currencies) 25149-December 1961-1,725 .ent ta: Sale. Section, Publi.hing Sevice, United Nation•• New York, U.S.A.; or Sale. Section, United Nation., Palais de. Nations, Geneva, Switzerland.
The meeting rose at 12.40 p.m.