S/PV.953 Security Council
NEW YORK
The agenda was adopted.
L'ordre du jour est adopté.
The representative of the United Kingdom wishes to exercise his right of reply at this point, and 1 now recognize him.
1 will be very short, Mr. President. The repl'esentative of Ghana has just qUQted sorne remarks, the relevance of which" to our present debate 1 am bound to say escaped me, to the effect that the distinguished author of those remarks in sorne way regarded Portugal as being a colony of the United Kingdom. 1 do not know whether it is more appropriate for me or for the representative of Portugal to answer this particular allegation, but as the representative of Portugal is not here, perhaps 1 could do so.
67. 1 am bound to say that in our time we have had many colonies, including sorne countries taking part in this debate, and there are still quite a few British colonies left. But unless 1 am quite mistaken, one country which has never been at any time in history a British colony, is Portugal, and if Portugal feels at any time that she is threatened with such a terrible fate, 1 hope she will-as 1 have no doubt she will- apply at once to this Council for protection.
68. MI'. BAHIZI (Congo, Leopoldville) (translated from French): 1 thank you, Mr. President, for having given me the opportunity to make the voice of the Congo (Leopoldville) heard on the problems raised by the unfortunate situation in Angola.
69. For us, the Congolese, the situation in Angola has two aspects-international and national.
70. From the international point of view, Angola has become a hotbed of unrest in Africa. There is a tangle of mixed interests; the dangers of the situa- tion deteriorating are increasing; and the dead and wounded l'un into thousands. On the one hand we have the intransigence of the Portuguese Government and, on the othel', the legitimate desires of the Angolan people. There is no link, no bridge, between these two attitudes; the gulf between them grows wider every day and hatred mounts. The picture is becom- ing more and more sombre. The following question
64. On peut espérer et il est permis d'escompter que le Gouvernement portugais adaptera ses conceptions à la contexture nouvelle des événements. On peut espérer et l'on doit escompter qu'il ne restera pas en arrière, mais qu'il prouvera sa qualité de membre à part entière de la communauté internationale en mar- chant au rythme d'un progrès inévitable. Il faut es- pérer qu'il nous aidera à résoudre l'un des princi- paux problèmes qui se posent au monde et qu'il partagera notre préoccupation commune au sujet de l'Angola.
65. Le PRESIDENT (traduit de l'anglais): Je donne la parole au représentant du Royaume-Uni, qui a de- mandé à exercer son droit de réponse.
66. Sir Patrick DEAN (Royaume-Uni) [traduit de l'anglais]: Je serai très bref, Monsieur le Président. Tout à l'heure, le représentant du Ghana a cité certaines observations dont le rapport avec la ques- tion qui nous occupe m'a, je l'avoue, échappé et qui "indiqueraient que leur auteur considère en un certain sens le Portugal comme une colonie duRoyaume-Uni. Je ne sais si c'est à moi ou au représentant du Por- tugal qu'il incombe de répondre à cette allégation, mais peut-être puis-je le faire, étant donné que le représentant du Portugal est absent.
67. Il fut un temps, je le reconnais, où. nous avions de nombreuses colonies, dont tels pays qui prennent part au présent "débat, et il nous en reste encore un certain nombre. Mais, sauf erreur, s'ilestunpays qui n'a jamais été, à aucun moment de son histoire, une colonie britannique, c'est bien le Portugal, et, si le Portugal estime à n'importe quel moment être me- nacé par un sort aussi terrible, j'espère - je suis persuadé - qu'il demandera aussitôt protec"tion au Conseil de sécurité.
68. M. BAHIZI (Congo [Léopoldvillej): Je vous re- mercie, Monsieur le Président, d'avoir bien voulu me permettre de faire entendre la voix du Congo (Léopoldville) sur les problèmes que pose la triste situation de l'Angola.
69. La situation enAngola revêt pour nous, Congolais, un double caractère, l'und'ordre international, l'autre d'ordre national.
70. Dans l'ordre international, l'Angola est devenu un foyer d'agitation en Afrique. Des intérêts don- fus se mêlent, les risques d'aggravation de la situation augmentent, les victimes et les morts se comptent déjà par milliers. Dans cette situa- tion, nous avons d'un côté l'intransigeance du Gou- vernement portugais, de l'autre, le désir légitime du peuple angolais. Entre ces deux attitudes, aucun lien commun, aucun pont; l'abfme grandit chaque jour et la haine s'accroû. Le spectacle devient de plus en plus angoissant. La question qui se pose est
72. Who still has the effrontery to defend the so- called "lega11l arguments of the Portuguese repre- sentative? He has stated, repeated and reiterated that Angola is a province of Portugal. In his last letter [8/4821], in which, incidentally, we found nothingnew, he again speaks of Article 2. paragraph 7, of the Charter, and of Chapters VI, VII. VIII and XII con- cerning the Council's competence. If 1 remember correctly, all these quibbling arguments were already advanced in this hall during the previous series of meetings on Angola, but were rejected.
73. But it is worth while to re-read Chapter VI. In specifying the reasons for which a meeting of the Council may be called, this Chapter refers to "dis- pute". 1 wonder whether the Portuguese representa- tive thinks that no "dispute" id involved in a "situa- tion" in which the death toll exceeds 30,000. Why does the Portuguese representative hesitate to admit that there is a dispute between thF.. Portuguese Govern- ment and the indigenous population, between whom there is not the slightest common bond of race or origin, a population which was not consulted concern- ing its fate or the Government which was imposed on it? 74. We thus come to a realization of the fact that there are two established rights in Angola: the right of the indigenous inhabitants, to whom the country belongs by just and natural right, and a despotic right based upon arms and upon laws drawn up to suit the wishes of the Portuguese legislators in Lisbon.
75. Portugal c1aims that the Council has exceeded its pow.ers under the Charter. We do not think so, but we do sincerely believe that Portugal is ignoring them. It disregards Chapter VI, which refers-and 1 emphasize this point-to the "Pacifie settlement of disputes". 76. When there is a war such as that which is raging in Angola, when thousands of people have been killed, and when that war has been started, not for the reasons usually associated with civil wars (political differences or differences in ideas, political up- heavals, revolutions, etc.) but for very different reasons based on striking inequalities, havingprecise goals in view and displaying a nationalist character because a new nation is involved-in such a case, it is hardly possible, 1 think, to speak of a threat to the peace; it is rather a breach of the peace, fraught with the serious risk of a conflict that may spread over the entire continent and throughout the world.
77. We must seriously ask ourseIves what Portu- gal's objectives are in waging this war. Portugal c1aims to be fighting communism. It denounces the activities of the Angolan nationalists, whom it caUs communists, and thereby affords the representative
72. Qui ose défendre encore les prétendus arguments juridiques du représentant du Portugal? Il nous a affirmé, répété et réitéré que l'Angola est une pro- vince portugaise. Dans sa dernière lettre [8/4821], oil d'ailleurs nous n'avons trouvé rien de nouveau, il reparle du paragraphe 7 de l'Article 2 de la Charte, ainsi que des Chapitres VI, VII, VIII et XII, concer- nant la compétence du Conseil. 8i je ne m'abuse, toutes ces arguties ont été déjà soutenues dans cette salle lors des précédentes séances consacrées il. l'Angola, et rejetées.
73. Mais il vaut la peine de relire le Chapitre VI. Ce chapitre, pour spécifier la nature des faits qui peuvent provoquer la réunion du Conseil, parle de "différend". Je me demande si le représentant du Portugal pense qu'il n'y a aucun "différend" lorsqu'on se trouve en présence d'une "situation1l oille nombre des morts dépasse 30 000. Qu'attend le représentant du Portugal pour admettre qU'il y a un différend entre le Gouvernement portugais et la population autochtone, entre lesquels il n'y a aucune relation de race ni d'origine, une population qui n'a pas été con- sultée sur son sort pour ce qui est du gouvernement qui lui est imposé?
74. Nous venons ainsi de découvrir qu'il y a, en Angola, deux droits: celui des autochtones à qui le pays appartient en justice et de par le droit naturel, et le droit despotique, fondé sur des armes et des lois arrangées au goQt des légistes portugais à Lisbonne.
75. Le Portugal prétend que le Conseil outrepas- serait les pouvoirs de la Charte. Nous ne le croyons pas; ce que nous croyons sincèrement, par contre, c'est que le Portugal les méconnaft. Il méconnaft ce chapitre VI, qui est intitulé - j'insiste là-dessus - 1IRèglement pacifique des différends1l •
76. Je crois que, lorsqu'on se trouve en présence d'une guerre comme celle qui sévit en Angola, lors- qu'il y a des milliers de morts, lorsque cette guerre est due non à des raisons propres aux guerres civi- les (différends politiques, d'idées, renversements po- litiques, révolutions, etc.), mais à des raisons fort différentes, fondées sur des inéga1i'cés frappantes, tendant à des buts précis et présentant un caractère nationaliste puisqu'il s'agit d'une nou.velle nation, je répète que, dans un tel cas, on ne peut pas pa.rler simplement d'une menace à la paix: il s'agit dl'une rupture de la paix comportant le grave risque d'un conflit continental et international.
77. Nous devons sérieusement nous demander ce à quoi vise le Portugal en menant cette guerre. Le Por- tugal prétend lutter contre le communisme. Ildénonce les actes des nationalistes angolais qu'ils qualifient de communistes, donnant ainsi au représentant des
78. After aIl, the representative of Portugal, who sits here beside me, is not blind; last year he wit- nessed the emergence of seventeen new states in Africa.
79. AlI we African nationalists have fought fiercely for the liberation of our countries. Several repre- sentatives among those present here, including my- self, have fought with aIl our hearts for our independ- ence. Does the Portuguese representative think that we are communists because we have fought for the liberation of our countries? That is possible, but li so he is making a great mistake.
80. In his last statement, the Portuguese repre- sentative said: "The inscription of this item was inspired by a statement of the Soviet Government [S/4813], circulated as a Security Council document, and was proposed in a letter signed by a number of African-Asian countries and Yugoslavia [S/4816 and Add.1]." [950th meeting, para. 106.]
81. Does the Portuguese representative believe that we Africans aIl follow in Moscow's wake? No. That is not so; we are determined to fight for the liberation of the African continent and we are sincerely proud of this noble ideal which inspires us. It is really an ideology of national liberation and nothing else. We are not fighting for honours or wealth; we are not fighting imperialism or communism. We are simply claiming what belongs to us; we wish to come into our possessions, which are now in the hands of foreigners, and that is aIl.
82. If communism is the only road to liberationfrom colonial subjugation, then we are true communists without ever having known it ourselves.
83. It would be a most extraordinary discovery and a distressing error on the part of the Portuguese representative li he were to persist in considering us communists because we are claiming what belongs to us. We ask him to be a little more serious and sensible. He must think of the thousands of persons who are dying under his Government's yoke rather than of control over the wealth of Angola.
84. The Salazar Government continues to send fur- ther supplies of weapons and ammunition to Angola in order to wipe out the Angolan nationalists. The recent appointment of Air Force General Venancio Augusto Deslandes as Governor-General with aIl civil and military powers in Angola is proof of the intransigence and obduracy of the Lisbon Government. Portugal seems to be more determined than ever to carry its war of liquidation to the bitter end.
85. In referring to the statement made by thé Li- beria.n representative in the Security Council on 6 June [950th meeting], 1 note that the 30,000 casual-
78. Le représentant du Portugal qui est ici à mes côtés n'est tout de même pas aveugle; il a vu l'année dernière naftre 17 nouveaux Etats en Afrique.
79. Nous tous, nationalistes africains, avons lutté fermement pour la libération de nos pays. Plusieurs d'entre nous ici, et moi-même, avons sincèrement lutté pour notre indépendance. Est-ce que le repré- sentant du Portugal nous considère comme des com- munistes parce que nous avons lutté pour la libéra- tion de nos pays? C'est possible, mais alors il com- met une erreur grossière.
80. Dans sa dernière déclaration, le représentant du Portugal a dit: "L'inscription de cette question à. l'ordre du jour a été inspirée pRr une déclaration du Gouvernement soviétique distribuée sous forme de document du Conseil de sécurité (S/4813) et proposée dans une lettre signée par un certain nombre de pays d'Afrique et d'Asie, et par la Yougoslavie [S/4816 et Add.1]." [950ème séance, par. 106.]
81. Le représentant du Portugal croU-il que nous, Africains, sommes tous à. la remorque de Moscou? Non. Il n'en est pas ainsi: nOus sommes décidés à lutter pour la libération du continent africain et som- mes, sincèrement, fiers du noble idéal qui nOus anime. S'il s'agit d'idéologie, c'est d'une tdéologie de libération nationale et point d'autre chose. Nous ne luttons pas pour obtenir des honneurs, des riches- ses: nous ne faisons pas la lutte à l'impérialisme ou au communisme. Nous revendiquons tout simplement ce qui nous appartient: nous voulons rentrer dans nos possessions, qui se trouvent aux mains de l'étranger, et c'est tout.
82. Si le communisme est la seule voie de libération de la subjugation coloniale, alors nous SOmmes de vrais communistes sans toutefois l'avoir su nous- mêmes.
83. Ce serait une extraordinaire découverte, et une pénible erreur, de la part du représentant du Portugal s'il persistait à nous considérer comme des com- munistes parce que nous réclamons ce qui nous re- vient. Nous lui demandons un peu plus de sérieux et de bon sens. Qu'il songe aux milliers de personnes qui périssent sous le joug de son gouvernement, plut6t qU'à une mainmise sur la richesse de l'Angola.
84. Le gouvernement Salazar continue à envoyer en Angola des renforts d'armes et de munitions pour exterminer les nationalistes angolais. La nomination récente du général de l'armée de l'air Venancio Augusto Deslandes comme Gouverneur général de l'Angola, doté de tous les pouvoirs civils et militaires, prouve l'intransigeance et le raidissement d'attitude du Gouvernement de Lisbonne. Le Portugal semble plus que jamais décidé il. mener jusqu'aubout sa guerre d'extermination.
85. Me référant à la déclaration faite par le repré- sentant du Libéria le 6 juin devant le Conseil de sé- curité [950ème séance], je constate que les 30 000
86. The Portuguese Government has already armed all the settlers in Angola and has asked them to join the militia in order to defend the integrity of what it calls its territory. These armed settlers are killing every Angolan they meet; we even wonder whether there is still any trace of human life in the concen- tration camps set up for the rebels. The Africau is really being hunted down.
87. There is no point in my dwelling on the Portu- guese massacres in Angola. Yesterday there was slavery and deportation; today there is the incessant killing of a people deprived of any modern means of defence. This is the dark decline of Portuguese colonialism in Africa. 1 say decline because this situation cannot continue any longer; it must cease. The entire world is indignant at the unsavoury activi- ties of the Portuguese in black _\frica.
88. 1 cannot conclude the balance-sheet of Portu- guese misdeeds in Angola without quoting the state- ment by Doctor stuart, Director of the Kimpese Evangelical Medical Institute in the Congo. He said:
"More than.a hundred casualties have reached my hospital; only the most urgent cases are treated, the others being sent to Congolese dispensaries. It is more than likely that hundreds of dying Angolans remain in the brush in the mountains along the frontier between Angola and the Congo (Leopold- ville), because they are unable to reach my hospital or the Congolese dispensaries in time."
89. Dr. stuart states that the friends of the wounded carry them wrapped in blood-soaked blankets on stretchers. Some of them travel hundreds of kilo- meters in such conditions and take several days to reach the frontier and the clinics.
90. According to the patients, the Portuguese soldiers have brought death to thousands of Angolans. When they come to the villages, they often fire on all the indigenous inhabitants with their guns and set fire to the huts of the Angolans. Portuguese aircraft have caused thousands of deaths.
91. AIl the patients claim they were hit by bullets from aircraft strafing the indigenous villages. Dr. stuart continues:
"Pedro Neves, thirty years old, whose legs were riddled with bullets, stated that when the Portu- guese soldiers arrived in his village, Tumbé, they drew a circle in the main square and made aIl those they could find get inside it. Then they opened fire. The inhabitants of the village, Neves went on, died by the dozens. Then the Portuguese left, abandoning the dead and the wounded.
"Jean Félix, twenty-two years old and an inhabi- tant of Kisengela, tells how the Portuguese soldiers led him and four of his comrades away. They ap- peared before a kind of court martial, where all the proceedings took place in Portuguese, which they do not understand. Then, the five men were dragged to the bank of a river, where they were shot down and bayoneted. Stabbed twice, Jean Félix fell into
86. Le Gouvernement portugais a déjà armé tous les colons de l'Angola, leur demandant de se joindre à la mW :e pour défendre l'intégrité de ce qu'il appelle son territoire. Ces colons armés tuent tous les Angolais qu'ils rencontrent; nous nous demandons même sillon trouve encore des traces de vie humaine dans les camps de concentration créés pour les rebelles. C'est véritablement la chasse à l'homme africain.
87. Inutile de m'éterniser sur les massacres por- tugais en Angola. Hier, c'était l'esclavagisme et la déportation; aujourd'hui, ce sont des tueries inces- santes d'un peuple dépourvu de tous moyens modernes de défense. Sombre déclin du colonialisme portugais en Afrique. Je dis déclin parce que cette situation ne peut plus durer; il doit y être mis fin. Le monde entier est indigné des agissements portugais enAfrique noire.
88. Je ne peux terminer le bilandes méfaits portugais en Angola sans citer la déclaration du docteur stuart,
direc~eurde l'Institut médical évangélique de Kimpese, au Congo, qui dit ce qui suit:
"Plus de 100 victimes se trouvent dans mon hôpi- tal; seuls les cas les plus graves sont traités, les autres sont dirigés vers les dispensaires congolais. Il est plus que probable que des centaines d'Ango- lais meurent et restent dans la brousse des mon- tagnes qui bordent la frontière entre l'Angola et le Congo (Léopoldville), ne pouvant pas atteindre à temps mon hôpital ou les dispensaires congolais."
89. Le docteur Stuart affirme que ce sont les amis des blessés qui les transportent sur des i.,.'ancards, enveloppés dans des couvertures pleines de sang. C'est dans pareilles conditions que certains par- courent des centaines de kilomètres et mettent plu- sieurs jours pour trouver la frontière et atteindre les cliniques.
90. D'après les malades, les soldats portugais ont causé la mort de milliers d'Angolais. Quand ils arri- vent dans des villages, ils commencent à tirer sur tous les autochtones avec leurs armes à feu et se mettent à incendier les cases des Angolais. Les avions portugais ont fait des milliers de morts. 91. Tous les malades affirment avoir été touchés par les balles d'avions mitraillant les villages indigènes. Le Dr Stuart continue:
"Pedro Neves, 30 ans, dont les jambes ont été hachées par les balles, a déclaré que, lorsque les soldats portugais sont arrivés dans son village, à Tumbé, ils firent entrer tous ceux qu'ils pouvaient trQuver dans un cercle tracé sur la place. Puis ils ont ouvert le feu. Des dizaines de villageois, pour- suit Neves, ont été tués. Puis les Portugais sont partis, abandonnant les morts et les blessés.
"Jean Félix, 22 ans, de Kisengela, raconte que les soldats portugais l'ont emmené, avec quatre de ses camarades. Ils ont comparu devant une sorte de cour martiale dont tous les débats se sont déroulés en portugais, langue pour eux incompréhensible. Puis les cinq hommes ont été entrafnés sur le bord d'une rivière et abattus à ùOups de fusil et de baionnette. Atteint de deux coupsdelame,JeanFélixtomba dans
"Terrible things are happening in Angola." Dr. stuart concludes.
92. It is impossible to recount here all the atrocities which Portugal has committed in Angola. Plenty of them have already been mentioned both here in the Security Council and in the General Assembly. The radio and the newspapers all over the world speak of them daily. Besides all the information whose accu- racy may sometimes justifiably be open to ques- tion, we also receive letters and information f:..'om our Governments, our friends and even a few who managed to escape.
93. How is it still possible to have doubts about these tortures and this mistreatment of every kind? How is it still possible to have doubts when, despite these horrors, the Portuguese military command apologizes for not having advanced far because of the rainy season? How is it still possible to have doubts when this same army command promises- God preserve us!-a major advance and certain victory at the end of this unfortunate rainy season?
94. No, there can he no further doubt. These mas- sacres, these killings of human beings, thesetortures inflicted on the nationalists, these concentration camps, this absence of freedom and these violations of human rights are actually taking place in Angola under the command of the Portuguese Government.
95. It is impossible to over-emphasize the social and economic situation of the indigenous inhabitant who is crushed under the régime of forced labour and the innumerable injustices committed by Portugal in Angola. 96. We want Portugal to acknowledge, on the inter- national level, the Angolan people's right of self- determination. Let it recognize their right to decide their own fate.
97. We want Portugal to recognize and accept the principle of Angola's independence. Let it also at last accept the fact that its laws and its supposed rights over Angola are obsolete and a thing of the pasto
98. We ask Portugal to take aIl the necessary mea- sures to remedy this anachronistic situation.
99. If Portugal really wants to remain the friend of the Angolan people, it will heed our requests. And if it really wants to remaïn the friend of the African people in general, it will heed our repeated requests.
100. On the national level, we have a great problem which is adding to our already heavy burdens: that is the problem of the Angolan refugees in the Congo. Everyone knows that we share a long frontier with Angola and that friendly and brotherly relations have existed for centuries between our two peoples. We have both suffered the vicissitudes of history, which were not easy to surmount. Together we have been
Ainsi conclut le Dr stuart.
92. Il est impossible de relater ici toutes les atro- cités commises par le Portugal en Angola. On en a déjà parlé abondamment à l'Assemblée générale et ici même, au Conseil de sécurité. La radio et les journaux du monde entier en parlent journellement. Outre toutes ces informations, dont la véracité peut parfois être mise en doute à juste titre, nous rece- vons des lettres et des renseignements de nos gouver- nemènts, 'de nos amis et même de quelques rescapés.
93. Comment douter encore de ces tortures, de ces mauvais traitements de tout genre?Comment endouter encore quand, malgré ces horreurs, le commande- ment des troupes portugaises s'excuse de n'avoir guère avancé à cause de la saison des pluies? Com- ment en douter encore quand ce même commandement de l'armée promet - Dieu nous en garde~ - de rapi- des progrès et lm succès assuré après la fin de cette mauvaise saison des pluies?
94, Non, plus aucun doute n'est possible. Les mas- sacres, les tueries d'êtres humains, les tortures infli- gées aux nationalistes, les camps de concentration, les privations de liberté et les atteintes aux droits de l'homme, tous ces événements ont bel et bien lieu en Angola sous le commandement du Gouvernement portugai:s.
95. On ne saurait trop insister sur la situation so- ciale et économique de l'autochtone qui s'écroule sous le régime du travail forcé et qu'écrasent les injusti- ces sans nombre commises par le Portugal enAngola.
96. Nous votùons que, sur l'ordre de la communauté internationale, le Portugal reconnaisse au peuple an- golais le droit à la libre détermination. Qu'il lui recon- naisse le droit de disposer de lui-même, de déter- miner son sort.
97. Nous voulons que le Portugal reconnaisse et accepte le principe de l'indépendance de l'Angola. Qu'il convienne enfin que ses lois et le droit qu'il prétend avoir sur l'Angola sont chose périmée et révolue.
98. Nous demandons que le Portugal prenne toutes les mesures nécessaires pour remédier à cette situa- tion anachronique.
99, Si le Portugal compte vraiment rester l'ami du peuple angolais, il écoutera nos demandes. Et, s'il compte vraiment rester l'ami du peuplè africain en général, il écoutera nos demandes réitérées.
100, Sur le plan national, un grand problème est venu s'ajouter aux problèmes graves auxquels déjà nous avions à faire face: celui des réfugiés angolais au. Congo. Tout le monde sait que l'Angola et le Congo ont une longue frontière commune et qu'à travers les siècles des relations amicales et fraternelles ont toujours uni nos deux peuples. Nous avons souffert ensemble les vicissitudes de l'histoire qui n'étaient
101. According to an official statement which was issued by the province of Leopoldville a month aga and which 1 have already brought to the attention of the representatives of the African States, more than 60,000 Angolan refugees have been registered in the five border areas where they have been given shelter. These are Songola, Matadi, Boma, Lukula and Tshela.
~.02. However, the declaration continues, the warm welcome given by our villages is no longer enough to cope with this rising tide of refugees.
103. The Congolese Government has to overcome many difficulties in housing and feeding aU these destitute people, whose number is increasing in di- rect proportion ta the activity of the Portuguese soldiers. We appeal ta the international organization ta review the problem of the situation of the Angolan refugees in the Congo (Leopoldville) with il. view ta taking action, in co-operation with the Congolese Government, to assist in feeding, housing and clothing thp. Angolan refugees and, in the case of the sick, to make its contribution to their medical care.
104. We appeal to the free peoples ofthe whole world to assist the Congolese Government so that the Ango- lan refugees are cared for under better conditions.
105. We appeal again to the Portuguese Government to put an end ta these massacres so that the Angolan refugees may return to their homes with the assur- ance that calm has been restored in Angola.
100. Above all we want to spare our Angolan brothers the hard apprenticeship for independence that we had to serve. We also want them to be spared our suffer- ings. We want ta avoid those deaths which only delay but do not hait the course of history.
107. We do not speak out of hatred for anyone; we want ta be constructive and ta help ta find a solution before it is tao late. In this connexion, we must even forget for an instant that we are dealing with people who are trying ta exterminate a brother nation, with cruel men who set fire to entire villages and kill women and children who are taking no part in the struggle, and with irresponsible elements who are slaughtering the innocent, but who will be judged at the bar of history.
108. My delegation regrets that the Sub-Committee which the General Assembly established on 22 April 1961 by resolution 1603 (XV) has been prevented from carrying out its mandate.
109. It asks this Sub-Committee to be good enough to get in touch with the thousands of Angolan refugees in the Congo, who will be able to inform it of sorne facts connected with the statements on Angola made before the Assembly. These refugees are in the Congo, but they remain Angolans and, as such, they also have the right to be heard bythe Sub-Committee.
101. D'après une déclaration officielle de la province de Léopoldville qui remonte à un mois et que j'ai déjà portée il. la cOlmaissance des représentants des Etats africains, plus de 60 000 réfugiés angolais ont été enregistrés dans les cinq territoires limitrophes où. ils sont hébergés. Il s'agit des territoires de Songolo, Matadi, Boma, Lukula et Tshela.
102. Cependant, poursuit la déclaration, l'accueil chaleureux de nos villages ne peut plus suffire à faire face à cette marée montante de réfugiés. 103. Le Gouvernement congolais doit en effet sur- monter beaucoup de difficultés pour loger et nourrir toute cette poptùation sans ressources, dont le nombre augmente au rythme de l'activité des militaires por- tugais. Nous faisons appel à l'Organisation interna- tionale pour lui demander de revoir le problème que pose la situation des réfugiés angolais au Congo (Léopoldville) afin qu'en collaboration avec le Gouver- nement congolais, elle puisse intervenir en vue d'aider il. l'alimentation, au logement, â l 'habillement des ré- fugiés angolais et, dans le cas des malades, apporter sa contribution aux soins médicaux.
104. Nous faisons appel aux peuples libres du monde entier pour qu'ils prêtent leur concours auGouverne- ment congolais afin que l'aide aux réfugiés angolais puisse SI effectuer dans les meilleures conditions.
105. Nous faisons encore une fois appel au Gouver- nement portugais pour qu'il cesse ses massacres, afin que les réfugiés angolais, une fois qu'ils seraient assurés que le calme règne chez eux, puissent re- gagner leur foyer.
106. Nous voulons avant tout épargner a. nos frères angolais un apprenti. ,;age de l'indépendance aussi dur que celui qui a été le nôtre. Nous voulons que nos souffrances aussi leur soient épargnées. Nous voulons éviter les morts qui ne font que retarder l'histoire sans pouvoir l'arrêter.
107. Nous parlons sans haine pour personne; nous voulons être constructifs et aider à trouver une solu- tion avant qu'il ne soit trop tard. Pour ce faire, nous devons même oublier, un instant, que nous nous entre- tenons avec les exterminateurs d'un peuple frère, avec les hommes cruels qui incendient les villages entiers, tuant des femmes et des enfants qui ne parti- cipent pas à la lutte, avec des irresponsables qui massacrent les innocents, mais qui seront jugés par l'histoire.
108. Ma délégation regrette que le Sous-Comité que l'Assemblée générale a crM le 22 avril 1961 aux termes de sa résolution 1603 (XV) ait été empêché de mettre à exécution le mandat qui lui était assigné.
109. Elle demande à ce sous-eomité de bien vouloir entrer en contact avec les milliers de réfugiés an- golais au Congo qui pourront le mettre au courant de quelques éléments relatifs aux déclarations faites devant l'Assemblée au sujet de l'Angola. Ils sont au Congo, mais ils restent Angolais et, comme tels, ils ont également le droit d'être entendus par le Sous- Comité.
111. My delegation concludes this statement on Angola by wishing its brothers in that country good luck and assures Angola that it will receive continu- ing assistance, both moral and material, from the Republic of the Congo (Leopoldville).
112. Ml'. President, with your permission, l should like briefly to reply to the Soviet Union representa- tive, who impugned the representetive character of my delegation.
113. The representative of the Republic oi the Congo has been duly accredited to the Security Council by the President of th.e Republic of the Congo [S/4823]. 11'4. By a vote of 53 to 24, with 19 abstentions, the delegation appointed by the President of the Republic, Ml'. Joseph Kasa-Vubu, was admitted to the United Nations on 22 November 1960 as the sole representa- tive of the Congolese p00ple. W It is difficult to see how the Soviet Union representative can now object to the hearing of a member of the delegation appointed by Ml'. Kasa-Vubu who, moreover, has already been heard by other United Nations organs.
115. With the Council's permission, l shaH relllind Ml'. Zorin of rule 17 of the provisional rules of procedure:
"Any representative on the Security Council, to whose credentials objection has been made within the Security Council, shall continue to sit with the same rights as other representatives until the Security Council has decided the matter."
116. On this point, it is also pertinent to remind Ml'. Zorin of the words of the Soviet Union repre- sentative at the Security Council's 752nd meeting. At that time the question of Hungary was under discus- sion. On that occasion, the President proposed that the Hungarian representative "should sit at the Coun- cil table, but should not make a statement until the Secretariat has time to verify his credentials". [752nd meeting, para. 18.]
117. l stress the fact that our case is altogether different because there is no doubt about the validity of our credentials. But it is always a good thing to refresh some people's memories. On that occasion, 2 November 1956, since the case was not the same, the Soviet Union representative reminded the Council of the following:
"At a previous meeting [746th meeting] the Secu- rity Council adopted a decision to invite the repre- sentative of Hungary to take part in the considera- tion of this item. That decision still stands ... " [752nd meeting, para. 22.]
118. The Soviet Union representative drew the Coun- cil's attention to rule 17 of the provisional rules of procedure and stated that it l'an counter to the Presi- dent's proposaI.
111. Ma délégation termine cet exposé sur l'Angola en souhaitant bonne chance au peuplefrère de ce pays, auquel elle donne l'assurance d'une aide continue, aussi bien morale que matérielle, de la part de la République du Congo (Léopoldville).
112. Monsieur le Président, avec votre autorisation, je voudrais répondre brièvement au représentant de l'Union soviétique, qui s'est élevé contre le caractère représentatif de ma délégation.
113. Le représentant de la République du Congo a été dûment accrédité auprès du Conseil de sécurité par le Président de la République du Congo [S/4823].
114. La délégation désignée par le Président de la République, M. Joseph Kasa-Vubu, a été admise à siéger comme seule représentante dupeuple congolais, le 22 novembre 1960, par 53 voix contre 24, avec 19 abstentions W. On ne voit pas comment le représentant de l'Union soviétique peut s'opposer maintenant à l'audition d'un représentant de la rlélégation désignée par M. Kasa-Vubu et qui, d'ailleurs, a déjà été en- tendue devant d'autres organes des Nations Unies.
115. Le Conseil me permettra de rappeler à M. Zorine l'article 17 du règlement intérieur pro- visoire:
"Tout représentant au Conseil de sécurité dont les pouvoirs soulèvent des objections au sein du Conseil de sécurité continue à siéger avec les mêmes droits que les autres représentants, jusqu'à ce que le Conseil de sécurité ait pris une décision il. ce sujet."
116. Sur ce point, il y a lieu de rappeler également à M. Zorine ce qu'a dit le représentant de l'Union soviétique lors de la 752ème séance du Conseil de sécurité. A ce moment-là, le Conseil discutait la question de Hongrie. A cette occasion, le Président avait proposé que le représentant de la Hongrie "siège à la table du Conseil mais qu'il ne fasse pas sa: déclaration jusqu'à ce que le Secrétariat ait eu le temps de vérifier ses lettres de créances". [752ème séance, par. 18.]
117. J'insiste sur le fait que notre cas est très diffé- rent puisqu'il n'y a pas de doute quant à la validité de nos lettres de créance. Mais il est toujours bon de rafraf'chir certaines mémoires. Ce jour-là, le 2 no- vembre 1956, puisqu'Hne s'agissait pas du revers de la médaille, le représentant de l'Union soviétique a rappelé ce qui suit:
"A une séance antérieure [746ème séance], le Conseil de sécurité a pris la décision d'inviter le représentant de la Hongrie à participer à l'examen de cette question. Cette décision est toujours valable ..." [752ème séance, par. 22.]
118. Le représentant de l'Union soviétique a attiré l'attention du Conseil sur l'article 17 du règlement intérieur provisoire du Conseil de sécurité, affirmant qu'il allait à Ilencontre de la proposition du Président.
Il DocUl~eryts officiels de l'Assemblée génér.ale, ql1inzl~me session
{13'~..E!!.~.... Séa~.es plénières, vol. 2, 924ème séance. .
The Security Council will meet again this afternoon at 3 o'clock. 121. Aux Etats africains frères nous disons que le Congo appartient, d'abord, aux Congolais, et nous les prions tous de cesser de nous diviser en s'immisçant trop dans nos affaires intérieures. L'arme de ladivi- sion est connue: on divise pour régner. 122. Les chefs congolais arriveront à une entente. C'est nécessaire, c'est vital et c'est urgent. M. Gizenga ne vient-il pas de déclarer qu'il veut s'en- tendre avec ses ennemis politiques? Ils sont ennemis aujourd'hui; demain ce ne seront que de simples adversaires politiques. 123. De grâce, occupez-vous de vos problèmes - vous en avez aussi - et laissez-nous un peu tran- quilles. 124. Le PRESIDENT (traduit de l'anglais): La pro- chaine séance du Conseil aura lieu à 15 heures. La séance est levée à 13 h la. AFRICAjAFRI QUE BELGIUM/BELGIQUE: AGENCE ET MESSAGERIES DE LA PRESSE, S. A. 14·22, rue du Persil. Bruxelles. CZECHOSLOVAKIA/TCHÉCOSLOVAQUIE: ëESKOSLOVENSKv SPISOVATEL Narodni Hida 9. Praha 1. OErlMARK/DANEMARK: EJNAR MUNKSGAARD. LTD. NlZirregade 6. KlZibenhavn. K. FINLAND/FINLANDE: AKATEEMINEN KIRJAKAUPPA 2 Keskuskatu, Helsinki. FRANCE: ÉDITIONS A. PÉDONE 13. rue Soufflot. Paris (Ve). CAMEROUN: LIBRAIRIE DU PEUPLE AFRICAIN La Gérante. B. P. 1197. Yaoundé. ETHIOPIA/ÉTHIOPIE: INTERNATIONAL PRESS AGENCY. P. O. Box 120. Addis Ababa. GHANA: UNIVERSITY BOOKSHOP University College of Ghana. Legon, Accra. MOROCCO/MAROC: CENTRE DE DIFFUSION DOCUMENTAIRE DU B.E.P.I .. 8. rue Michaux·Bellaire. Rabat. SOUTH AFRICA/AFRIQUE DU SUD: VAN SCHAIK'S BOOK STORE (PTY.). LTD. Church Street. Box 724. Pretoria. UNITED ARAB REPUBLIC/ RÉPUBLIQUE ARABE UNIE: LIBRAIRIE "LA RENAISSANCE D'ÉGYPTE" 9 Sh. Adly Pasha. Cairo. GERMANY (FED~RAL REPUBL!C PF)/ ALLEMAGNE (REPUBLIQUE FEDERALE D'): R. EISENSCHMIDT Schwanthaler Str. 59. FranklurtlMain. ELWERT UND MEURER Hau ptstrasse 101, Berlin·Schëneberg. ALEXANDER HORN Spiegelgasse 9, Wiesbaden. W. E. SAARBACH Gertrudenstrasse 30. Këln (1). ASIA/ASIE BURMA/BIRMANIE: CURATOR, GOVT. BOOK DEPOT. Rangoon. GREECE/GR~CE: LIBRAIRIE KAUFFMANN 28. rue du Stade. Athènes. ICELAND/ISLANDE: BOKAVERZLUN SIGFÜS,AR EYMUNDSSONAR H. F. Austurstraeti 18. Reykjavik. IRELAND/IRLANDE: STATIONERY OFFICE Dublin. ITALY/ITAlIE: L1BRERIA COMMISSIONARIA SANSONI Via Gino Capponi 26. Firenze. & Via D. A. Azuni 15/A. Roma. LUXEMBOURG: LIBRAIRIE J. TRAUSCH· SCHUMMER Place du Théâtre, Luxembourg. NETHERLANDS/PAYS.BAS: N. V. MARTINUS NIJHOFF Lange Voorhout 9. 's·Gravenhage. NOIi!WAY/NORVÈGE: JOHi'N GRUNDT TANUM Karl Johansgate. 41. Oslo. PORTUGAL: L1VRARIA RODRIGUES & CIA. 186 Rua Aurea. Lisboa. SPAIN/ESPAGNE: lIBRERIA BOSCH 11 Ronda Universidad. 8arcelona. L1BRERIA MUNDI·PRENSA Castell6 37. Madrid. SWEDEN/SUÈDE: C. E. FRITZE'S KUNGL. HOVBOKHANDEL A·8 Fredsgatan 2. Stockholm. SWITZERLAND/SUISSE: LIBRAIRIE PAYOT. S. A. Lausanne. Genève. HANS RAUNHARDT Kirchgasse 17, Zürich 1. TURKEY/TURQUIE: LIBRAIRIE HACHETTE 469 Istiklal Caddesi. Beyoglu. istanbul. UNION OF SOYIET SOCIALIST REPUBLICS/ UNIO.N DES REPUBLIQUES SOCIALISTES SOVIETIQUES: MEZHDUNARODNAYA KNYIGA. Smolenskaya Ploshchad. Mo,kva. UNITED KINGDOM/ROYAUME-UNI: H. M. STATIONERY OFFICE P. O. Box 569. LQndon, S.E.l (and HMSO branches in Belfast. Birmingham. Bristol. Cardiff. Edinburgh. Manchester). YUGOSLAVIA/YOUGOSLAVIE: CANKARJEVA ZALOZBA Ljubljana, Siovenia. DRZAVNO PREDUZEèE Jugoslovenska Knjiga, Terazije 27/11. Beograd. PROSVJETA 5, Trg Bratstva i Jedinstva, Zagreb. PROSVETA PUBLISHING HOUSE Import·Export Division, P. O. Box 559. Terazije 1611, Beograd. CAM BODIA/CAMBODGE: ENTREPRISE KHMÈRE DE LIBRAIRIE Imprimerie & Papeterie. S. à R. L., Phnom·Penh. CEYLON/CEYLAN: LAKE HOUSE BOOKSHOP Assac. Newspapers 01 Ceylan, P. O. Box 244, Colombo. CHINA/CHINE: THE WORLD BOOK COMPANY. LTD. 99 Chung King Raad. Ist Section, Taipeh, Taiwan. THE COMMERCIAL PRESS, LTD. 211 Honan Raad, Shanghai. HONG KONG/HONG.KONG: THE SWINDON BOOK COMPANY 25 Nathan Raad. Kowloon. INDIA/INDE: ORIENT LONGMANS Bombay. Calcutta. Hyderabad, Madras & New Delhi. OXFORD BOOK & STATIONERY COMPANY Calcutta & New Delhi. P. VARADACHARY & COMPANY Madras. INDONESIA/INDONÉSIE: PEMBANGUNAN. LTD. Gunung Sahari 84, Djakarta. JAPAN/JAPON: MARUZEN COMPANY. LTD. 6 Tori·Nichome. Nihonbashi. Tokyo. KOREA (REP. OF)/CORÉE (RÉP. DE): EUL·YOO PUBLISHING CO .. LTD. 5, 2·KA. Chongno. Seau 1. PAKISTAN: THE PAKISTAN CO·OPERATIVE BOOK SOCIETY Dacca. East Pakistan. PUBLISHERS UNITED. LTD. Lahore. THOMAS & THOMAS Karachi. PHILIPPINES: ALEMAR'S BOOK STORE 769 Rizal Avenue. Manila. SINGAPORE/SINGAPOUR: THE CITY BOOK STORE. LTD•• Collyer Quay. THAILAND/THAïLANDE: PRAMUAN MIT. LTD. 55 Chakrawat Raad, Wat Tuk, Bangkok. VIET·NAM (REP. OF/RÉP. DU): L1BRAIRIE·PAPETERIE XUÂN THU 185, rue Tu·do, B. P. 283. Saigon. EUROPE AUSTRIA/AUTRICHE: GEROLD & COMPANY Graben 31. Wien, 1. B. WÜLLERSTORFF Markus Sittikusstrasse 10. Salzburg. [62BIJ Orders and inquiries from countries where sales agencies have not yet been established may be sent ta: Sales Section, United Nations, New York, U.S.A•• or ta Sales Section. United Nations. Palais des Nations. Geneva. Switzerland. Les commandes et demandes de renseignements émanant de pays où il n'existe pas encore de bureaux de vente peuvent être adressées à la Section des ventes. ONU. New York (É.·U.), ou à la Section des ventes. ONU. Palais des Nations. Genève (Suisse). Litho in U.N. Priee: $U.S. 0.35; 2/6 stg.; Sw. fr. 1.50 (or equivalent in other currencies) LATJN AMERICAj AMERIQUE LATINE ARGENTINA/ARGENTINE: EDITORIAL SUDAMERICANA, S. A., Aisina 500. Buenos Aires. BOLIVIA/BOLIVIE: LI BRERIA SELECCIONES Casilla 972. La Paz. BRAZIL/BRÉSIL: lIVRARIA AGIR Rua México 98·B. Caixa Postal 3291. Rio de Janeiro. CHILE/CHILI : EDITORIAL DEL PACIFICO Ahumada 57. Santiago. L1BRERIA IVENS Casilla 205, Santiago. 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D'ELIA Plaza Cagancha 1342, 1" piso. Montevideo. VENEZUELA: lIBRERIA DEL ESTE Av. Miranda, No. 52, Edf. Galipan. Caracas. MIDDLE EAST/MOYEN-ORIENT IRAQ/IRAK: MACKENZIE'S BOOKSHOP Baghdad. ISRAEL/ISRAËL: BLUMSTEIN'S BOOKSTORES 35 Allenby Rd. & 48 Nachlat Benjamin St., Tel Aviv. JORDAN/JORDANIE: JOSEPH 1. BAHOUS & CO. Dar·ul·Kutub. Box 66, Amman. LEBANON/LiBAN: KHAYAT'S COLLEGE BOOK COOPERATIVE 92·94. rue Bliss. Beyrouth. NO~TH AMERICAj AMERIQUE DU NORD CANADA: THE QUEEN'S PRINTER Ottawa, Onta rio. \!NITED STATES Of AMERICA/ ETATS-UNIS D'AMERIQUE: SALES SECTION. UNITED NATIONS, New York. OCEANIAjOCÉAN 1E AUSTRALIA/AUSTRALIE: MELBOURNE UNIVERSITY PRESS 369 Lonsdale Street. Melbourne. C.l. NEW ZEALAND/NOUVELLE-ZÉLANDE: UNITED NATIONS ASSOCIATION Of NEW ZEALAND, C. P. O. 1011. Wellington. 29405-September 1962-1,725
The meeting rose at 1.10 p.m.