S/PV.1283 Security Council

Sunday, May 29, 1966 — Session 21, Meeting 1283 — New York — UN Document ↗ OCR ✓ 2 unattributed speechs
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Security Council deliberations UN Security Council discussions General statements and positions General debate rhetoric UN membership and Cold War Southern Africa and apartheid

The President unattributed #122080
In accordance with the Council’s decision taken at the 1278th meeting, I now invite the Pr&ident: M. J. G. DE BEUS (Pays-bas). Pr&ents: Les repr&entants des Etats suivants: Argentine, Bulgarie, Chine, Etats-Unis d’Am&ique, France, Japan, Jordanie, Mali, NigBria, Nouvelle- ZBlande, Ouganda, Pays-Bas f Royaume-Uni de Grande-Bretagne et d’Irlande du Nerd, Union des RBpubliques socialistes sovi&iques et Uruguay. Drdre du iour provisoire (S/Agenda/l283) Adoption de l’ordre du jour. 1. Question concernant la situation en RhodBsie du Sud: lettres, en date des 2 et 30 aoilt 1963, adressdes au President du Conseil de &curite au nom des repr&entants de 32 Etats Membres (S/5382 et S/5409) : Lettre, en date du 10 mai 1966, adsessee au Pr&ident du Conseil de &curite par les representants de l’AIg&ie, du Burundi, du Cameroun, du Congo (Brazeaville), de la C&e d’Ivoire, du Dahomey, de l’Ethiopie, du Gabon, du Ghana, de la Guinee, de la Haute-Volta, du Kenya, du LibBria, de la Libye, du Malawi, du Mali, du Maroc, de la Mauritanie, du Niger, du NigBria, del’ouganda, de la RBpublique arabe unie, de la Rkpublique democratique du Congo, du Rwanda, du Sierra Leone, de la Somalie, du Soudan, de la Republique- Unie de Tsnzanie, du Tchad, du Togo, de la Tunisie et de la Zambie (S/7285 et Add.1 et 2). 2. Adoption de I’ordre du jour L ‘ordre du jour est adopt& Question concernant la situation en RhodGsie du Sud: lettres, en date des 2 et .30 aoOt 1963, adressbes au President du Conseil de skurite au nom des repr&entants de 32 Etats Membres (T/5382 et S/5409): Lettre, en date du 10 mai 1966, adresske au President du Conseif de skcuritk putles representants de I’Algkrie, du Burundi, du Cameroun, du Congo (Brazzaville), de la C8te d’lvoire, du Dahomey, de I’Ethiopie, du Gabon, du Ghana, de la Guinbe, de la Haute-Volta, du Kenya, du LibBria, de lo Libye, du Malawi, du Mali, duMaroc,de la Mauritanie, du Niger, du Nigkia, de I’Ouganda, de la R&pub1 ique arabe unie, de la Rbpublique d&mocratique du Congo, du Rwanda, du Sierra Leone, de la Somalie, du Soudan, de la Rkpublique-Unie de Tanzanie, du Tchad, dw Toga, de la Tunisie et de la Zombie (S/7285 et Add.? et 2) 1. Le PRESIDENT (traduit de l’anglais): Conform& ment & la decision prise & la 12788me sgance, j’invite At the invitation of the President, Mr. B. C. kUshra (&fja), Mr. A. Ciss (Senegal),, Mr. S. M. Kamwwe (Zambia) and Mr. A. Rabal (Algeria) took places at the Council table. 2. Mr, RIJDA (Argentina) (translated from Spanish): Mr. President, thirty-two African delegations have addressed a letter to you, requesting an immediate meeting of the Security Council to deal withthe situation in Southern Rhodesia created by the continued exist,ence of the regime set up at Salisbury in November 1965. 3. Long before that date the Security Council showed its concern over the problem that was imminent and, in resolution 202 (1965), of 6 May 1965, requested the United Kingdom to take all necessary action to prevent a unilateral declaration of independence, not to transfer government under any circumstances, to promote the attainment of independence by a democratic system of government in accordance with the aspirations of the majority of the population and to enter into consultations with a view to convening a conference of all political parties in order to adopt new constitutional provisions acceptable to the majority of the people. 4. The lengthy, painful and arduous negotiations between the United Kingdom Government and the regime of Ian Smith led nowhere and on 11 November 1965, that regime declared independence unilaterally. Although the Security Council resolution which I have just mentioned pursued very sound objectives, they were total.ly frustrated by the unlawful action of the Salisbury Government, The next day the Security Council met at the request of the United Kingdom Government and, in resolution 216 (1965), condemned “the unilateral declaration of independence made by a racist minority in Southern Rhodesia” and called upon all States not to recognize that regime and to refrain from rendering it any assistance. 5. Later, on 20 November 1965, by resolution 217 (1965), the Council determined that the situation in Southern Rhodesia was tlextremely grave”, that the Government of the United Kingdom should put an end to it and that “its continuance in time”--and I repeat, in time--” constitutes and securitylf. a threat to international peace Furthermore and among other things, the Security Council called upon all States not to recognize the illegal authority and not to entertain any diplomatic relations with it; to refrain from any action which might assist and encourage the illegal regime, and, in particular, to desist from providing it with military ewipment and “to do their utmost in order to break all economic relations with Southern Rhodesia, including an embargo on oil and petroleum products”. Sur 1 ‘invitation du PrtSsident, M. B. C. Misiwa (I&e), M. A. CUSS (S&f&~), M. S. M. Kapwepwe (Zambie) et M. A. Rahal (Rlg6rie,J prennent place a’ la table du Conseil. 2, M. RUDA (Argentine) [traduit de l’espagnol]; Monsieur le President, 32 dW?gations africainesvous ont demand6 de rdunir immediatement le Conseil de securite pour traiter de la situation qui r&ulte en Rhod&ie du Sud du maintien du regime instaure a Salisbury en novembre 1965. 3. Longtemps avant cette date, le Conseildeseourite avait montre qu’il se preoccupait du probleme qui allait se poser en demandant au Royaume-Uni, par sa r&solution 202 (1965) du 6 mai 1965, de mettre tout en ceuvre pour empecher une declaration unilateral0 d’indgpendance, de ne transferer en aucun cas les pouvoirs & sa colonie, de favoriser l’accessios du pays II l’ind8pendance par un systeme de gouvernement democratique, conformement aux aspirations de la majorit de la population, et d’entreprendre des consultations pour r&mir une confErence groupant tous les partis politiques en vue de prendre de nouvelles dispositions constitutionnelles acceptables pour la majorit du peuple. 4. Les longues, penibles et delicates n&gociations entre le Gouvernement britannique et le rBgime d’Ian Smith n’ont don& aucun resultat et ce regime a proclam unilat&alement l’independance ie 11 novembre 1965. La resolution du Conseil dont je viens de parler, qui Btait bien entendu inspiree par les motifs les plus rationnels, a BtE entibrement contredite par l’action illggitime du Gouvernement desalisbury. SW la demande du Gouvernement britannique, le Conseil de securite s’est reuni le lendemain et, par sa resolution 216 (1965), il a condamne “la dgclaration unilaterale d’independance proclam6e Par une minorit& raciste en Rhodi%ie du Sud” et demand6 a tous les Etats de ne pas reconnafire ce rEgime et de s’abstenir de lui pr&ter assistance, 5. Par la suite, le 20 novembre, par sa r&3olntion 217 (19651, le Conseil a constate que la situation en Rhod&ie du Sud Btait “extrbmement grave”, Fe le Gouvernement du Royaume-Uni devait y mettre fin et que “son maintien dans le temps” - je dis his% dans le temps - “[constituait] une menace Pour Ja paix et la securite internationales”. En outret le Conseil a notamment prie tous les Etats de ne Pas reconnatire les autorites illegales, de n’entretenir avec elle aucune relation diplomatique, de slabsten@ de toute action qui aiderait et encouragerait le&lme illggal, et en particulier de s’abstenir de lui fournir du materiel militaire, et “de s’efforcer de romPre toutes lea relations Bconomiques avec la Rhodgsie du Sud, notamment en imposant un embargo sur Ie PetrOle et les produits p&roliers”. 7. This position of the Argentine Government, in support of General Assembly resolution 2020 (XX) and Security Council resolution 217 (1965), is based not only on the respect which all Governments owe to the decisions of this international body and their obligation to support it to the fullest possible extent; it also, and primarily, derives from the categorical, firm and clear Argentine position of repudiating regimes based on racial discrimination, whose mere existence constitutes, as I think the history of this Organization demonstrates, a threat not only to internal but also to international peace and security. The existence of rggimes based upon racial discrimination shocks the civilized conscience of my Government and my people and no interests, however important, can change our attitude, which is to repudiate such rggimes. 7. Cette position du Gouvernementargentin consistant & appuyer les r&olutions 2020 (XX) de l’Assembl8e g&-&ale et 217 (1965) du Conseil de securite est fondle non seulement sur le respect que tout gouvernement doit avoir pour les decisions de llorganisation internationale et l’obligation qu’il ad’appuyer autant qu’il le peut son action, mais encore et surtout sur le rejet aussi net que possible, ferme et cat&gorique des regimes reposant sur la discrimination raciale, dont la seule existence constitue, con-me le prouve l’histoire de l’Organisation, une cause de perturbation de la paix et de la s&uritg non seulement sur le plan interieur, mais aussi sur le plan international. L’existence de regimes de discrimination raciale heurte chez le peuple et le Gouvernement argentin le sens des valeurs de civilisation et il n’existe pas d’int&&s, aussi importants soient-ils, qui puissent nous faire revenir sur notre rejet de ces regimes. 8. Mais, comme on peut aisement s’en rendre compte Zr la lecture du document de travail sur la question de la Rhod&ie du Sud que le Secrgtariat a 6tablti 2 l’intention du Cornit& des Vingt-QuatreY, la r&olution 217 (1965) du Conseil, bien qu’elle ait suscite la reaction favorable d*un grand nombre d’Etats membres, n*a pas BtB totalement appliquee par les gouvernements de certains pays voisins de la Rhod&ie du Sud, notamment en ce qui concerne l’embargo sur le p&role et les produits pgtroliers. La v&ritb doit Btre dite ?t ce sujet. Des quantites appr&- ciables de petrole, chaque jour plus gxandes, entrent en Rhod&ie du Sud en provenance d*Etats voisins, au mGpri,s de l*appel que le Conseil de skcuritB a lance le 20 novembre. 11 est vrai aussi que, comme le representant de l*Uruguay l’a fort bien souligne bier, la &solution 217 (1965) n’a pas un caractere juridiquement obligatoire, Mais cela ne signifie pas pour autant, comme ce mtSme representant l*a dit, que l’on puisse allegrement la laisser de c&get ainsl faire fi, je le rGp&te, des decisions du Cons&l de 8. However, a reading of the working paper on Southern Rhodesia prepared by the Secretariaty for the Special Committee of Twenty-Foury makes it clear that, despite the favourable reaction of a large number of States, Security Council resolution 21’7 (1965) has not been fully complied with, particularly with regard to the embargo on oil and petroleum products, by the Governments of some countries bordering on Southern Rhodesia. The truth is that substantial and increasing quantities of oil are entering Southern Rhodesia from neighbouring States, in defiance of the appeal made by the Security Council on 20 November, It is also true that, as was stated so clearly yesterday by the representative of Uruguay, resolution 217 (1965) is not legally binding. However, as he also said, that does not mean that it can be lightly set aside and the aims of the Security Council flouted, for has not the international community conferred on the Security Council primary responsibility for the maintenance of international peace and security? The argument adduced by those States for leaving things as they are is nothing more nor less than a reftisal at this stage to accept the moral authority of this Council which, on the contrary, ought to be enhanced by all Members of the United Nations, Nor, in our opinion, can a resolution of the Council be ignored on the basis of apolicyof general repudiation of sanctions. In the first pl.ace, the United Nations is basedon the system of effective collective measures, as is made clear .in Article 1 (1) of the Charter; and that is why resolution 217 (1965) is not mandatory and is merely a serious and determined appeal for sikuritk, que la communaute internatfonale a charg& de la responsabilite principale en ce qui concerne le maintien de la paix et de la &curitg internationales. A notre sens, la formule suggeree par ces Etats, quui est de laisser les chases comme elles SO& revient en somme 2 mgconnafire & ce stade l’autorit6 morale du Conseil, que tous les membres de l*ONU devraient au contraire renforcer. On ne saurait nonplus & notre sens faire fi d*une resolution du Conseil en invoquant une politique visant au rejet g&n&al des sanctions d*une man&e gi%&rale. Et ceci tout d*abord parce u Document A/AC.lW/L.264 et Add.1 et 2; pour le texee voir e menes officiels de I’Assembl~e g&&rale, vitigti.?me session. Annexes, addirif au ooint 23 de I’ordre du jour (A/6300/Rev.l), chao. III. Premiere partie. sect. A, B ec E. addendum to agenda item 23 (A/6300/Rev.l), chap. III, part I, sect. A, B and E. Y Special Committee on the Situation with regard to the Implementation of the Declaration on the Graneing of Independence to Colonial Countries and Peoples. y Corn&& spkial charge! d’&udier la situation en ce qui concerne l’application de la Dklaraeion SW l’octroi de I’lnd8pendance aux pays et aux peuples coloniaw. 9. We recognize frankly that those States which have not complied with resolution 21’7 (1965) are, because they are adjacent, perhaps in a somewhat more difficult situation than those which are far from the south of the African continent. Eut, as matters stand in this particular case and as the problem of Southern Rhodesia is becoming increasingly serious, endangering peace in that continent and in the world, those Governments should sacrifice their economic and political interests, however important, for the sake of a more valuable objective, the maintenance of international peace and security. Their responsibility in the eyes of the world is considerable and grave and they must heed the appeal of the community of nations. 10. For the above reasons my Governmentfeelsthat, before adopting definitive resolutions that may lead to much more serious confrontations and the implementation of a series of harsh measures which will be irreversible, it would be wise to make a last appeal to those who have refused to comply with resolution 217 (1965) and to take, as so many Governments have done, measures to make the economic life of the Smith regime impossible. We consider that belore collective measures are adopted, measures that will necessarily be increasingly harsher if the failure to comply continues, the Security Council must make a final and strong appeal to those who are in duty bound to respect its authority. 11. Resolution 221 (1966) of 9April1966,dealingwith the episode of the tanker which arrived at the port of Beira and the possible arrival of further tankers, probably enabled the Security Council to prevent the opening of an important source of oil supply by authorizing the United Kingdom to use force to prevent the delivery of that oil and by calling upon Portugal not to receive oil destined for Rhodesia, nor to allow the Reira-Umtali pipe-line to be used. It is only fair to recognize that Portugal in that case responded to the Council’s appeal and the United Kingdom acted speedily on the high seas. This was a resounding success for the Council, although it must be admitted that its objective was limited. 12. That localized action allowed us to demonstrate the unity of this Council in the face of the Smith regime, It was also a serious warning to those who axe barefacedly trying to assist that rggime. The Council calmly but firmly answered the immediate and flagrant challenge to its authority, 13. But, as I said before, supplies have continued to reach Southern Rhodesia through other channels. The 9. Nous reconnaissons franchement que les pays qui n’ont pas donne suite .8 la r&olution 217 (1965) se trouvent, du fait qu’ils sonl; des pays limitrophes de la Rhodesie du Sud, dans une situation peut-&re plus dglicate que ceu? qui sont plus &o&n& de l’Af.frique australe. Mais, compte tenu des circonstances de cette affaire particuli&re et vu que le probl&rne de la Rhodesie du Sud slaggrave de plus en plus, mettant en danger la paix du continent et du monde entier, ces gouvernements doivent, B notre sens, aacrifier leurs int&%ts &onomiques et politiques, quello qu’en soit l’importance, au nom d’un principe superieur, celui du maintien de la paix et de la s&rite internationales. Leur responsabilite face au reste dumonde ost grande et grave et ils doivent repondre 2 l’al)pel de la communaut& 10. C’est pourquoi mon gouvernement estimequ’avant d’adopter des r&olutions definitives susceptibles de conduire & des affrontements beaucoup plus graves et & l’application d’une s&Ye de mesures dent la rigueur sern irr&ersible, il serait sage de lancer un dernier appel a ceux qui n’ont pas cherche 8. appliquer la ri%olution 217 (1965), pour qu’ils prennenl, comme tant d’autres l’ont fait, des mesures visant 21 emp&her le r&ime d’Ian Smith de se maintenir sux le plan 6conomique. Nous estimons qu’&vant d’adopter des mesures collectives qui seront n&essairement de plus en plus dures si lar&olution reste sans effet, le Conseil de s&urit& doit lancer un dernier et Bnergique appel a ceux qui ont le devoir de respecter son autorite. 11. 11 ne fait pas de doute que la&solution 221 (19661, du 9 avril 1966, relative & l’arrivee d’un pktrolier au port de Beira et a celle, Bventuelle, d’autres Petroliers, a permis au Conseil de s&curitk d’empechsr 1’accBs 2 une importante source d’approvisionnement 9n p&role en autorisant le Royaume-Uni 2 utiliser la force pour empecher l’arriv8e desdits p%rOliers et en demandant au Portugal de ne pas reCeVOir 10 p&role destine & la Rhod&ie et de ne pas permettre son transport par l’ol8oduc de Beira-Urntall, Le Portugal a, il faut le reconnai’tre, rgpondu 2 cet aPPe1 du Conseil et le Royaume-Uni, pour sa Part, est intervenu rapidement en haute mer. Le sue&s du Conseil a E?tE? manifeste bien que, naturellement, son objectif ait BtB limit& 12. Cette action localisee a permis de faire 1aPreuve de l’unit8 du Conseil face au regime d’Ian Smith Elle a en outre constitue un serieux avertissement pour ceux qui ant l’impudence de vOUlOir aider ce r@ime. Le Conseil a releve avec &r&it8 mais avec fermete le defi immediat et flagrant lance a son autorit6. 13. Mais comme nous l’avons d8jbdit, l’aPProvisi”n-’ nement de la Rhodesie du Sud a continue 3 se faire 14. The representative of the ‘United Kingdom told us yesterday [128Oth meeting] that the effect of all the measures taken has not been entirely negative and that as an immediate consequence they had led to the beginning of talks to lay the groundwork for negotiation betwgen ofi’icials of the United Kingdom Government and officials of the Smith regime. It is impossible at the present time to assess the scope, importance and possibility of success of those talks, We trust that during them the United Kingdom Government will adhere to the six points laid down by its Prime Minister as the unchangeable basis on which a final solution can be arrived at. We do not know, and I do not believe that even the Uniter1 Kingdom Government knows, whelher this is the right path to follow, but the path does exist and it is being used. In the light of this latest episode, which appears to be the first, though as yet not fully ripe, fruit of the Council’s resolutions, we believe that the wisest and most prudent course to follow would be for the moment to avoid any hasty action, as the representative of Japan said so eloquently yesterday [1281st meeting], that might prevent a final solution to the Rhodesian question. 14. Le representant du Royaume-Uni a affi.rm6 hier [12808me s6ance] que les mesures prises n’ont pas 6t6 dans leur ensemble totalement inoffensives et qu’elles ne sont pas tomb&es dans le vide; elles ont eu pour cons6quence imrnBdiate, a-t-i1 ajoutb, l’ouverture de pourparlers visant $ la recherche d’une base de n6gociation entre fonctionnaires britanniques et fonotionnaires du regime #Ian Smith. 11 est impossible a l’heure actuelle de juger exactement la port6e, l’importanoe et les chances de succ&s de ces conversations. Nous esp6rons qu’en l’occurrence, le Gouvernement britannique maintiendra les six points wi, selon les d6clarations du Premier Ministre, representent les principes fondamentaux et immuables a respecter pour aboutir & une solution d6finitive. Pas plus que le Gouvernement britannique, nous ne savons si c’est 18 la bonne voie, mais cette voie existe et elle est praticable. Devant ce dernier d&eloppement qui paraft &re le premier fruit, quoique encore un peu vert, des r6solutions du Conseil, ilnous semble que la .voie la meilleure et qu’il est le plus prudent de suivre consiste, comme l’a fort bien dit hier le repr6sentant du Japon [12818me s6ance], 2 6viter temporairement toute action trop h&Live capable d’emp&her la solution definitive de la question de la RhodEsie du Sud. 15. But this does not in any way mean that the Security Council must remain inactive indefinitely while awaiting the results of the talks. As time goes on, its patience must obviously be limited, since a situation as grave and as fraught with danger as this is cannot be allowed to continue indefinitely, becoming a more obvious danger to peace with each passing day. The Council can and must recall the terms of its previous resolutions and impress upon those who do not comply with the provisions regarding assistance to Southern Rhodesia that they must do so without delay and show clear and definite willingness to prevent the situation from becoming worse. If, following that appeal, the policy which we regard as mistaken is persisted in, then all scruples, all safeguards, must be set aside and a more difficult road opened, but at the same time it will be a better defined road for the Council to follow. 15, Cela ne veut nullement dire que le Conseil doive ne rien faire en attendant indefiniment le r6sultat de ces conversations. Sa patience doit n6cessairement avoir une limite, car il n’est pas possible que cette situation si grave et si lourde de danger se prolonge, representant chaque jour plus clairement une menace pour la paix. Le Conseil peut et doit rappeler les termes de ses r6solutions ant6rieures et insister aup& de ceux qui nlen respectent pas les dispositions relatives & l’assistance & la Rhoddsie du Sud pour qu’ils le fassent saris tarder, et manifestent clairement et r6solument leur volont6 d’empgcher que cette situation ne s’aggrave. Si apr&s oet appel on persiste dans une politique B notre sens erron6e, tous Ies scrupules, toutes les rdserves tomberont et une voie plus difficile mais en m6me temps plus nette s’ouvrira pour le Conseil. 16. We also believe that the talks taking place in London are not entirely outside the responsibility of this body which is so deeply concerned with the problem of Southern Rhodesia, Our legitimate interest, as we see it, imposes an obligation on the United Kingdom to inform us, at the right time, of the results of the talks. The United Kingdom has the main responsibility for finding a solution to the problem, but in so far as this matter continues to affect peace, as it does, so too the Security Council has a responsibility which we cannot in any way disregard. 16. Nous pensons en outre que les conversations qui se d6roulent a Londres n’6chappent pas entierement a la comP6tence du Conseil, qui se pr6occupe tant du probleme de la RhodBsie du Sud. Selon ma d616gation, notre int6r8t 16gitime impose au Royaume-Uni l’obligation de nous informer le moment venu du r6sultat de ces conversations. C’est le Royaume-Uni qui a avant tout la responsabilit6 de trouver une solution au problbme mais dans la mesure oh cette affaire continue de mettre la paix en jeu, ce qu’ell&‘fait sans aucun doute, le Conseil de s6curit6 a lui aussi une responsabilit6 que nous ne pouvons nullement m6- connaflre, 18. Nous ne saurions appuyer la mention qui est faite du recours B la force. Tant que l’on peut recommander et utiliser des moyens Pacifiques, et notamment adopter pr6aIablement des mesures qui nlimpliquent pas l’usage de la force, nous pensons qu’il est prGmatur6 dsen venir au dernier reoours, La delegation argentine a dgfini sa position & ce sujet a la seance du 9 avril, lorsqu’elle a dit que toute r&olution pr6sent6e en vertu du Chapitre VII de la Charte des Nations Unies et en particulier de I’Artitle 42 ne devait &se approuvEe B son avis que dais les cas 10s plus extremes [ 127Gme sBance, par, 413, Aujourd’hui, elle rappelle en outre que l’usage de lr force tel que la Charte le pr6voit repose sur le principe du consentement prealable de lIEtat ou des Et& qui doivent y recourir. Le Conseil de sGcurit6 ne peut imposer a quiconque de rec0uri.r 3, laforce armee centre son gr6. D’un autre c&b, leRoyaume-Uni - et cela il faut aussi le souligner - n’a besoin ni de l’autorisation ni de l’assentiment du Conseil pour aneantir le regime de Smith. C’est la son problemc et c’est 13 son dilemme; mais le monde suit atleutivement ce que le Royaume-Uni fait, car, comme le representant de ce pays l’a lui-mbme reconnu, il sera le principal responsable des r&ultats, qu’il s’agisse d’un suc&s ou d’un Bchec.
The President unattributed #122081
My original intention had been to round off the first part of our debate this afternoon and then to reserve tomorrow morning for informal consultations among the members of the Council, which might possibly have enabled us to reach a decision tomorrow afternoon. It will now be necessary to adjourn our debate until tomorrow morning, but I hope that we can finish it during the morning, This makes it. somewhat awkward as far as the time schedule is concerned, since it might meancontinuing into the week-end or into next we_ek, and that, I understand, would be inconvenient, fi&t for the Foreign Minister of Zambia, and second for a number of the members of the Committee of Twenty-Four who must leave for Africa on Saturday, 21 May. I would suggest, therefore, that we begin the informal consultations immediately without awaiting the final outcome of the debate. It may then be possible to come to a decision tomorrow afternoon, 19. Le PRESIDENT (traduit de l’anglais): Ita Pr@- misre partie de nos dEbats pour rkserver la mati& de demain a des consultations officieuses entre les membres du Conseil, ce qui nous aurait peuteatre permis de parvenir a une decision demain apl+Smidi. 11 nous faut maintenant remettre le d&at a demain matin, mais j’esp&re que nous pourrons terminer dans la matinee. Ces arrangements creenl certaines difficult& du point de vue du calendrier, car nous risquons d’avoir B poursuivre nos travam pendant le week-end, voire la semaine prochaine, ce qui, je crois savoir, generait le Ministre des affaires &rang&es de la Zambie ainsi qu’un certain nombre de membres du Cornit des Vingt-Quatre qui doivent partir pour 1’Afrique le samedi 21 mai. Je Propose done que nous commencions immgdiatenlent ncs consultations officieuses saris attendre llissue des d6bats. 11 nous sera peut-&re alors possible de parvenir a une d&i&on demain ap&s-midi. The meeting rose at 4.05 p.m. La se’ance est lede ri 16 h 5. 6 Price: $U.S. 0.50 (or equivalent in other currencies) 16&j&November 1967-%m Litho in U.N.
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UN Project. “S/PV.1283.” UN Project, https://un-project.org/meeting/S-PV-1283/. Accessed .