S/PV.461 Security Council
FIFTH YEAR 461st MEETING: 13 JANUARY 1950
CINQUIEME ANNEE
LAKE SUCCESS, NEW YORK
All United Nations documents are designated by symbols, i.e., capital letters combined with figures. Mention of such a symbol indicates a reference to a United Nations document.
Les documents des Nations Unies portent tous une cote, qui se compose de lettres majuscules et de chiffres. La simple mention d'une cote dans un texte signifie qu'il s'agit d'un document des Nations Unies.
The agenda was adopted.
L'ordre du four est adopte.
Speak- ing on behalf of the delegation of CUBA, I should like to make the following observations.
We consider that the draft resolution submitted by the representative of the Union of Soviet Socialist Republics bears not only upon the validity of the cre-
Le representant de l'URSS sait tout cela, comme nous le savons tous. Si j'ai voulu exposer l'attitude de ma delegation a ce propos, c'est uniquement pour que cet expose figure au proces-verbal. En revanche, je n'examinerai pas, du moins pour le moment, les conse- quences juridiques qui resulteront de l'absence d'un ou de plusieurs membres a une seance du Conseil.
En ce qui concerne la question soulevee par le repre- sentant de l'lnde [459eme seance], ma delegation es- time qu'elle est importante et demande a etre examinee d'urgence par les Nations Unies. Le representant de l'lnde a suggere, en quelque sorte, d'instituer un comite d'experts charge d'etudier la coordination des divers reglements interieurs des organes principaux et subsi- diaires de l'Organisation des Nations Unies en ce qui concerne la representation et les pouvoirs, cette coordi- nation etant manifestement necessaire; il a precise son point de vue en attirant l'attention du Conseil sur un certain nombre de divergences et de contradictions qui existent entre les divers reglements interieurs ainsi que sur les consequences genantes et graves que pourraient avoir ces divergences et ces contradictions.
Je me demande si on ne pourrait pas confier cette tache au Comite d'experts du Conseil de securite, qui existe deja, ou s'il serait preferable d'etablir, a cet effet, un comite mixte representant les divers organes inte- resses. La premiere solution, c'est-a-dire celle qui con- siste a confier la tache au Comite d'experts du Conseil de securite, peut se reveler, du point de vue pratique, plus expeditive pour l'etude preliminaire de la question. Notre Comite d'experts pourrait, le moment venu, pre- senter ses conclusions au Conseil, qui serait alors a meme de decider quelles autres mesures il conviendrait de prendre. Quelle que soit la methode que nous adop- tions, je partage entierement l'avis du representant de l'lnde sur l'importance et l'urgence de cette question, et je crois que les autres representants a ce Conseil pensent de meme. Toutefois, je laisse au representant de l'lnde le soin de presenter au Conseil, s'il le desire, une proposition formelle tendant a mettre en ceuvre sa suggestion.
M. VITERI LAFRONTE (Equateur) (traduit de Ves- pagnol) : A vrai dire, je n'ai pas cite, a proprement parler, les paroles du representant de la Yougoslavie, mais j'ai fait allusion, de memoire, aux observations qu'il a faites hier. Je ne vois, certes, aucun inconve- nient a retirer le mot "inevitable", car, en me rappor- tant au texte que le representant en question a eu l'amabilite de m'envoyer, je constate qu'il a dit "inde- niable".
Le PRESIDENT (traduit de I'espagnol) : En ma qua- lite de representant de CUBA, je voudrais exposer le point de vue de mon gouvernement sur la question en cours de discussion.
Le Gouvernement cubain estime que le projet de resolution presente par la delegation de l'URSS porte, non seulement sur la validite des pouvoirs d'un repre-
Resolution 291 (IV) refers to the promotion of the stability of international relations in the Far East, and in it Member States are called upon to respect the right of the people of China now and in the future to choose freely their political institutions and to main- tain a government independent of foreign control. In resolution 292 (IV) it was decided to refer to the Interim Committee for examination and study the ques- tion of threats to the political independence and terri- torial integrity of China and to the peace of the Far East, resulting from Soviet violations of the Sino- Soviet Treaty of Friendship and Alliance of 14 August 1945. In such circumstances, the adoption of the USSR draft resolution would lead the Security Council to solve indirectly, or to regard as already solved, a problem, the examination and study of which is pending in another organ of the United Nations. It is obvious that the exclusion by the Security Council of the present delegation of China would imply the recogni- tion by one organ of the United Nations, composed of only eleven Member States, of a de facto situation which is linked, as cause is linked to its effect, with that other situation, the examination and study of which the General Assembly decided to refer to its Interim Committee.
Consequently, my delegation feels that it would be premature and inappropriate at the present time for the Security Council to take a decision on the legal standing of the delegation of China.
Even if those considerations are set aside, there are others which impel my Government not to accept the proposal submitted by the USSR delegation. In the view of the Cuban Government, the legitimate Govern- ment of China is the Nationalist Government. That Government is also recognized by the majority of the Members of the United Nations. Therefore, we must regard it as the Government recognized by this Organi- zation, and consequently its representatives both in the Security Council and in the other organs of the United Nations are its legitimate representatives. To act other- wise would be to transform the United Nations—and in particular the Security Council—into a body in- tended to accept and legalize de facto situations without even undertaking to consider how they came about. Such a procedure would be in accordance neither with the Charter nor with the most elementary principles of international law and morality.
If we want a China free and independent of foreign control, we must act in the way which I have already outlined, with the assurance that in so doing we are
La resolution 291 (IV) a trait aux moyens propres a favoriser la stabilite des relations internationales en Extreme-Orient; elle invite les Etats Membres des Nations Unies a respecter le droit, actuel et futur, qu'a le peuple chinois de choisir librement ses institu- tions politiques et de maintenir un gouvernement af- franchi de toute ingerence etrangere. La resolution 292 (IV) decide de renvoyer a la Commission interi- maire, pour examen et etude, la question des menaces a l'independance et a l'integrite territoriale de la Chine et a la paix en Extreme-Orient, resultant des violations, par l'URSS, du Traite d'amitie et d'alliance conclu entre la Chine et l'URSS le 14 aout 1945. Dans ces conditions, l'adoption du projet de resolution de l'URSS amenerait le Conseil de securite a resoudre directement ou a presenter comme resolue une question dont l'etude et l'examen sont en cours dans un autre organe des Nations Unies. II est evident que l'exclu- sion, par le Conseil de securite, du representant actuel de la Chine impliquerait la reconnaissance par un or- gane des Nations Unies, compose de onze Etats Mem- bres seulement, d'une situation de fait qui presente des rapports etroits de cause a effet avec l'autre situation que l'Assemblee generale a decide de renvoyer pour etude et examen a sa Commission interimaire.
Par consequent, ma delegation estime que, a l'heure actuelle, il serait premature et inopportun que le Con- seil de securite prenne une decision en ce qui concerne la legitimate de la representation de la Chine.
D'autres considerations encore empechent mon gou- vernement d'accepter la proposition du representant de l'URSS. En effet, pour Cuba, c'est le Gouvernement nationaliste qui est le gouvernement legitime de la Chine. De plus, ce gouvernement est reconnu par la majorite des Etats Membres de l'Organisation des Nations Unies. II nous semble done qu'il faut consi- derer le gouvernement reconnu par cette Organisation et, partant, ses representants au Conseil de securite et aux autres organes des Nations Unies, comme ses representants legitimes. En agissant autrement, nous ferions de l'Organisation des Nations Unies, et notam- ment du Conseil de securite, un organisme destine a accepter et a sanctionner des faits accomplis, sans meme etudier les circonstances dans lesquelles ces faits se sont produits. Cette methode serait contraire aux disposi- tions de la Charte et aux principes les plus elementaires de la morale et du droit international.
Si Ton veut que la Chine demeure independante et libre de toute domination etrangere, il faut adopter la methode que nous avons deja indiquee. On aura ainsi
For all these reasons, the Cuban delegation will vote against the draft resolution submitted by the delegation of the USSR.
Speaking now as PRESIDENT, I should like to say that if no other representative wishes to speak, we shall proceed to the vote on the draft resolution set forth in document S/1443.
A vote was taken by show of hands, as follows:
The resolution was rejected by 6 votes to 3, with 2 abstentions.
Par 6 voix contre 3, avec 2 abstentions, le projet de resolution est rejete.
At this point the representative of the Union of Soviet Socialist Republics left the Council chamber.
A ce moment, le representant de l'Union des Repu- bliques socialistes sovietiques quitte la salle du Conseil.
As the representative of CUBA, I wish to associate myself fully with the remarks made by the representatives of Ecuador and Egypt. Those familiar with the history of the United Nations know that my country has always
Pour preciser davantage, ce que je propose, c'est de decider que le representant de Cuba n'entrera pas en fonctions, en tant que President du Conseil de secu- rite, le ler fevrier, mais des aujourd'hui, et qu'il occu- pera le fauteuil presidentiel jusqu'au 15 fevrier, pour porter a un mois la duree de sa presidence, et ainsi de suite dans 1'ordre alphabetique, ce qui ne poserait a nouveau la question de la presidence que le 15 de- cembre, pour la derniere quinzaine de l'annee.
Mahmoud FAWZI Bey (Egypte) (traduit de l'an- glais) : J'ai demande la parole avant que le represen- tant de la Yougoslavie ait lui-meme parle. Je me pro- posais de dire quelques mots au sujet de la declaration du representant de l'Equateur. Je suis encore pret a le faire si le President le desire. Toutefois, si le President prefere que j'attende que nous ayons regie la question soulevee par le representant de la Yougoslavie, je suis tout dispose a le faire; autrement, je suis pret a prendre la parole.
Le PRESIDENT (traduit de I'espagnol) : J'invite le representant de l'Egypte a poursuivre son intervention.
Mahmoud FAWZI Bey (Egypte) (traduit de Van- glais) : La question que le representant de l'Equateur a soulevee est tres importante, et, je regrette de le dire, il est necessaire de la soulever de temps a autre, a cette table. Toutefois, je tiens a dire que je suis a la fois de l'avis du representant de l'Equateur et en opposition avec lui. Je ne suis pas d'accord avec lui sur une ques- tion de forme, c'est-a-dire lorsqu'il considere que la question qu'il a soulevee est une motion d'ordre. Je repete que, a mon avis, ce n'est pas une motion d'ordre. Je ne voudrais pas m'instituer ici gardien du reglement interieur, mais j'estime qu'il est de mon devoir et que c'est egalement le devoir du Conseil de le declarer for- mellement.
En ce qui concerne le fond de la declaration, je suis entierement de l'avis du representant de l'Equateur, et j'estime, certainement, que les termes dont le represen- tant de l'URSS s'est servi a l'egard de plusieurs mem- bres du Conseil de securite sont deplaces. De meme, je regrette tout autant que le representant de l'Equa- teur que le representant de l'URSS ne soit pas present. Je voudrais que le representant de l'URSS ait toujours la possibilite de repondre s'il le desire. Je me conten- terai de dire que la politique et les actes de mon gou- vernement ne sont pas inspires par l'etranger. Nous examinons les diverses questions en presence desquelles nous nous trouvons, et nous nous formons nous-memes une opinion; pour ma part, je ne peux, ni a titre per- sonnel, ni comme representant de mon pays, tolerer qu'on affirme ouvertement ou qu'on insinue que les actes de mon gouvernement sont dictes par l'etranger.
Le PRESIDENT (traduit de I'espagnol) : En ma qua- lite de representant de CUBA, je tiens a m'associer en- tierement aux observations que viennent de formuler les representants de l'Equateur et de l'Egypte. Ceux qui connaissent l'histoire de l'Organisation des Nations
I know that it was contended at the 460th meeting hat rule 17 could not be applied in the present case. I nust point out, however, that the only specific reason riven us to explain why that rule was not applicable yas that the problem before us was an important one— mportant problems, if I have understood rightly, being hose to which the delegation of the Soviet Union ittaches importance. That does not appear to me to )e a very good reason, and I see serious disadvantages n dealing with matters before us in this way and modi- fying on special occasions the provisions and general rules which we follow.
To come back to rule 17, it states: "Any representa- :ive on the Security Council, to whose credentials objec- :ion has been made within the Security Council, shall :ontinue to sit with the same rights as other represen- tatives until the Security Council has decided the natter." I interpret the words "with the same rights" as meaning "including the rights of presidency". I know that strict observance of rules may on certain occasions give rise to difficulties, but I have the impres- sion that to depart from them on such occasions may ^ive rise to more serious and more lasting difficulties.
There is another point on which I wish to express my opinion today. I am sorry to do so in Mr. Malik's absence, but he himself has placed me in that position. I have already stated at the previous meeting what I wished to say on the subject. For all the reasons which I have given, the French delegation therefore formally challenges the right of the USSR delegation to do what it has just done, namely to refuse to co-operate with the Council, whatever may be its reasons for doing so.
That delegation has succeeded, forty-two times I believe, in nullifying the decisions of the Council by exercising the right of veto. It does not seem possible to recognize that it has the right totally to paralyse the work of the Council. I stress that these are general remarks and have no special reference to the problem before us today. In any case, this is not the first time that the delegation of the Soviet Union has refused to co-operate with the Council.
Mr. GROSS (United States of America) : I think that it is not necessary for any delegation in this Council to defend itself against the type of charge that has been made today by the representative of the Soviet Union.
Je sais qu'on nous a soutenu, lors de la 460eme seance, que l'article 17 n'etait pas applicable en l'es- pece. Mais je dois dire que la seule raison bien claire qui nous ait ete donnee pour nous expliquer que cet article n'etait pas applicable etait que la question dont nous etions saisis etait importante, les questions impor- tantes etant, d'ailleurs, si j'ai bien compris, celles aux- quelles la delegation de l'Union sovietique attache de 1'importance. Cela ne me parait pas etre une tres bonne raison, et je vois de serieux inconvenients, pour ma part, a traiter ainsi des affaires et a modifier les dispo- sitions et les regies generates que nous suivons en fonc- tion d'occasions particulieres.
Pour en revenir a l'article 17, il se lit de la fagon suivante: "Tout representant au Conseil de securite dont les pouvoirs soulevent des objections au sein du Conseil de securite continue a sieger avec les memes droits que les autres representants, jusqu'a ce que le Conseil de securite ait pris une decision a ce sujet." "Avec les memes droits": j'interprete ceci, pour ma part, comme voulant dire: "y compris les droits de pre- sidence". Je sais que cette fidelite aux regies generates peut, dans certaines occasions, presenter des inconve- nients, mais j'ai l'impression que le fait de se departir, en certaines occasions, de regies generates peut presen- ter des inconvenients plus graves et plus permanents.
II y a un autre point sur lequel je tiens a m'exprimer aujourd'hui. Je regrette de le faire en l'absence de M. Malik, mais c'est lui-meme qui me met dans cette situation. Au demeurant, j'ai deja dit, lors de la derniere seance, ce que j'avais a dire a ce sujet dans toute la mesure necessaire. Pour toutes les raisons que j'ai invoquees, la delegation franchise conteste done for- mellement que la delegation de l'URSS ait le droit de faire ce qu'elle vient de faire, c'est-a-dire de refuser sa collaboration au Conseil, quelles qu'en soient les rai- sons.
Cette meme delegation, quarante-deux fois, je crois, a arrete, par l'exercice du droit de veto, les decisions specifiques du Conseil. II ne me parait pas possible de reconnaitre sa pretention a paralyser en outre l'activite globale du Conseil. Je precise que ces observations sont d'une portee tout a fait generale et sans reference spe- ciale a l'affaire qui nous occupe aujourd'hui. Aussi bien n'est-ce pas la premiere fois que la delegation de l'U- nion sovietique refuse sa collaboration au Conseil.
M. GROSS (Etats-Unis d'Amerique) (traduit de Vanglais) : Aucune delegation representee au Conseil n'a, je pense, besoin de se defendre contre des accusa- tions du genre de celles que le representant de l'URSS
I should like at this time to make certain remarks which I should have preferred not to have to make at all and which are necessarily made in the absence of the representative of the Soviet Union since they deal with his absence. They might be criticized by him on the ground that he was not present while they were uttered, but I am sure that he will realize, if he does me the honour to read the remarks I have to make, that they are directed against his absence and spring from it. I should like him to know that I would greatly prefer if, in the future, he would see fit to be present upon all occasions, including those when criticism of him is being made. I express again the regret of my Govern- ment that the Soviet Union is unwilling to abide by the Charter of the United Nations and that it had chosen to ignore and to violate the rules of procedure of the Security Council.
The United Nations is strong enough to withstand such tactics as these. The absence of the Soviet Union representative will not prevent us from conducting the business to which we are pledged. It is the view of my Government that the absence of a permanent mem- ber from a meeting of the Security Council in no way diminishes its powers or its authority to act. The Charter provides in Article 28 that "The Security Council shall be so organized as to be able to function continuously." We cannot permit this arbitrary action of our Soviet Union colleagues to prevent us from fulfilling our obligation to the Charter.
But there is an additional reason of fundamental importance which should impel us to carry on with our duties in his absence as well as in his presence. Our work here in the United Nations is too important to the people of the world to be imperilled at the whim of a Member motivated by malice or a desire for propaganda, whichever it may be. The.vitality and prestige of this Organization has been developing in
Je voudrais presenter maintenant certaines observa- tions dont j'aurais prefere me dispenser; je suis force de le faire en l'absence du representant de l'URSS puisque c'est de cette absence justement que je veux parler. Celui-ci critiquera peut-etre mes remarques, en faisant valoir qu'il n'etait pas present au moment ou elles ont ete formulees, mais il comprendra, j'en suis sur, s'il me fait l'honneur de lire les observations que je dois presenter, que mes paroles sont justement diri- gees contre son absence, dont elles sont la consequence directe. J'aimerais que ce representant sache que, a mon sens, il serait bien preferable qu'il juge bon d'etre pre- sent en toutes circonstances et, notamment, lorsque des critiques sont formulees a son adresse. Au nom de mon gouvernement, j'ai de nouveau le regret de constater que l'URSS refuse de respecter la Charte des Nations Unies, qu'elle a pris le parti de ne tenir aucun compte du reglement interieur du Conseil de securite et d'en enfreindre les dispositions.
L'Organisation des Nations Unies est assez forte pour resister a ce genre de tactique. L'absence du repre- sentant de l'URSS ne nous empechera pas de pour- suivre les travaux que nous nous sommes engages a accomplir. Mon gouvernement estime que l'absence d'un membre permanent ne diminue aucunement l'auto- rite ou la faculte d'initiative du Conseil de securite. L'Article 28 de la Charte prevoit que "le Conseil de securite est organise de maniere a pouvoir exercer ses fonctions en permanence". Nous ne pouvons pas nous laisser arreter dans l'execution de l'obligation que nous impose la Charte par l'attitude arbitraire de notre col- legue de l'Union sovietique.
II y a une autre raison essentielle qui devrait nous engager a poursuivre l'accomplissement de nos devoirs, que le representant de l'URSS soit absent ou present. La tache dont nous nous acquittons dans l'Organisa- tion des Nations Unies presente un trop grand interet pour l'humanite pour etre compromise au gre des fan- taisies d'un Membre agissant par malveillance ou en vue de la propagande. La force et le prestige de l'Orga-
Our business here is to seek to conciliate our differ- ences, to create, in the words of the Charter, " a centre for harmonizing the actions of nations". This objec- tive is undermined if one Member absents himself when his point of view does not prevail. The principles of the Charter are placed in dire peril if other Mem- bers allow such arbitrary action to deter them from proceeding.
There are five States represented on the Security Council which do not now recognize as the Govern- ment of China the Government which Mr. Tsiang rep- resents. This of course creates difficulties for those States when confronted by the Soviet Union proposal, but only one of these five—for reasons of its own— chooses to act in a way that is disloyal to the United Nations and to the Security Council. Only one of them refuses to accept the decision of the Security Council taken in accordance with the Charter and the rules of procedure.
We hope that a decent sense of respect for the United Nations and the work before us will soon restore the Soviet Union representative to his place in our councils. In the meantime, let us proceed.
In conclusion, I should like to urge upon the repre- sentative of Yugoslavia that it would seem more appropriate at this meeting to continue as required by the rules, as has been so clearly pointed out by the representative of France, in the normal manner, pro- ceeding to the next item on the agenda.
I con- sider that, since the vote has been taken on the pro- posal submitted by the representative of the Soviet Union, the Council has completed the item which led the representative of China to exercise the discre- tionary powers conferred by rule 20 of the rules of procedure and to vacate the chair. I therefore invite the representative of China to resume his place as President.
Mr. Tsiang, representative of China, resumed the Chair.
I wish to thank the representative of Cuba for having performed the onerous duties of the Presidency yesterday and today.
If the representative of Yugoslavia wishes to put before us any other resolution, I shall ask him to put it in writing and give it to me or to the Secretariat. I shall have it circulated and shall fix a time for its discussion.
Mr. BEBLER (Yugoslavie) (translated from French) : I am ready to submit in writing the proposal which I have made verbally. I ask the President to arrange the agenda for the next meeting so that the question raised by my written proposal may appear as the first item. That should be done since the decision taken will affect any discussion which may take place
Nous avons ici pour tache de chercher a concilier les divergences de vues qui nous separent, de creer aux termes de la Charte "un centre ou s'harmonisent les efforts des nations". Ce resultat est compromis si l'un des Membres se retire lorsque son point de vue ne triomphe pas. Les principes de la Charte sont grave- ment menaces si les autres Membres laissent des actes aussi arbitraires interrompre le cours de leurs travaux.
Cinq Etats representes au Conseil de securite ne reconnaissent pas actuellement le gouvernement que represente M. Tsiang. Bien entendu, cette circonstance place les Etats en question dans une situation difficile lorsqu'ils se trouvent en presence de la proposition de l'URSS; cependant, sur ces cinq Etats, un seul — pour des raisons particulieres — prend une initiative de- loyale a l'egard de l'Organisation et du Conseil de secu- rite. Un seul refuse d'accepter la decision prise par le Conseil de securite conformement a la Charte et au reglement interieur.
Nous esperons qu'un respect convenable de l'Orga- nisation des Nations Unies et de la mission que nous avons a remplir ramenera bientot le representant de l'URSS a la place qui lui revient au Conseil. En atten- dant ce retour, poursuivons nos travaux.
En terminant, je tiens a indiquer, a l'intention du representant de la Yougoslavie, qu'il semble preferable de poursuivre nos debats normalement et selon la pro- cedure exigee par le reglement, comme l'a si nettement fait ressortir le representant de la France, en examinant le point suivant de 1'ordre du jour.
Le PRESIDENT (traduit de I'espagnol) : J'estime que, s'etant prononce sur la proposition du representant de l'Union sovietique, le Conseil considere comme reglee la question qui a incite le representant de la Chine a faire usage des pouvoirs discretionnaires qu'il detient en vertu de l'article 20 de notre reglement interieur et a abandonner la presidence. En consequence, j'invite le representant de la Chine a reprendre le fauteuil presi- dentiel. Le PRESIDENT (traduit de Vanglais): Je tiens a re- mercier le representant de Cuba d'avoir rempli, hier et aujourd'hui, les difficites fonctions de President. Si le representant de la Yougoslavie desire presenter un nouveau projet de resolution, je lui demanderai de le rediger et de remettre le texte a. moi-meme ou au Secretariat. Je ferai ensuite distribuer ce texte et indi- querai a quelle date il sera examine. M. BEBLER (Yougoslavie): Je suis tout pret a depo- ser par ecrit la proposition que je viens de faire orale- ment. Je demande au President de fixer 1'ordre du jour de la prochaine seance de telle fagon que la question soulevee par ma proposition ecrite soit portee en tete de 1'ordre du jour. II doit en etre ainsi, puisque cette question est prejudicielle a toute discussion qui pour-
A ce moment, M. Tsiang, representant de la Chine, reprend place au fauteuil presidentiel.
The agenda is prepared in accor- dance with rule 7 of our rules of procedure, and I shall certainly observe that rule.
A proposal has been made to adjourn the meeting. Such a proposal is not open to discussion. I shall therefore put the proposal to a vote at once.
A vote was taken by show of hands, as follows:
The result of the vote was 3 in favour, 1 against, and 6 abstentions, one member of the Council being absent.
The motion was not adopted, having failed to obtain the affirmative votes of seven members.
II y a 3 voix pour, une contre et 6 abstentions, un membre du Conseil etant absent.
N'ayant pas obtenu le vote affirmatif de sept mem- bres, la motion d'ajoumement n'est pas adoptee.
"The Security Council
Two speakers remain on the list, and since we have other business before the Council which would call for a meeting early next week, I suggest that we now adjourn.
Les debats sur le texte adopte par l'Assemblee gene- rate ont ete fort longs, aussi bien a la Commission politique speciale qu'en seance pleniere; mais jamais, a aucun moment, les adversaires de ce texte n'ont pu prouver — et ils n'ont d'ailleurs meme pas tente de le faire — qu'un accord tendant a la reduction des arme- ments pouvait etre atteint sans que chaque Etat four- nisse des informations exactes et verifiees au sujet de ses armements. Tous les membres permanents du Con- seil seraient places sur un pied d'egalite absolue, tous devant fournir des renseignements et chacun d'eux recevant des autres les memes informations. Aucune Puissance ne devrait derober tout ou partie de son territoire a ce controle mutuel des armements. Ce der- nier pourrait etre effectue sans qu'aucun Etat risquat d'etre dupe ou victime de sa bonne foi, en vue de pre- parer la reduction qui s'effectuerait par tranches pro- gressives, compte tenu, non seulement du potentiel des Etats, mais encore de leur situation juridique et geo- graphique.
Ma delegation continue de penser que la securite gene- rate serait mieux garantie par une limitation des arme- ments que par une course au rearmement, que l'etude et la preparation de cette limitation contribueraient au retablissement de la confiance internationale et qu'ainsi une premiere etape pourrait etre atteinte, la seconde etape devant etre celle d'une limitation efficace et equi- table des armements.
En consequence, je propose au Conseil de securite de transmettre purement et simplement la resolution 300 (IV) de l'Assemblee generale a la Commission des armements de type classique. J'ai depose dans ce sens le projet de resolution suivant [S/1445] : "Ayant recu le texte de la resolution relative a la reglementation et a la reduction generale des arme- ments de type classique et des forces armees, adoptee par l'Assemblee generale a sa 268eme seance pleniere le 5 decembre 1949, "Decide de transmettre ce document a la Commission des armements de type classique afin qu'elle en pour- suive l'etude conformement a son plan de travail." Le PRESIDENT (;traduit de Vanglais): II y a encore deux orateurs inscrits; etant donne que, pour executer les travaux qui lui restent a accomplir, le Conseil devra se reunir au debut de la semaine prochaine, je propose de lever maintenant la seance. The meeting of the Council will
"Le Conseil de securite,
adjourn. Le PRESIDENT (traduit de Vanglais): Nous allons maintenant lever la seance.
The meeting rose at 6 p.m.
La seance est levee a 18 heures.