S/PV.466 Security Council
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AU United Nations docttments are designGted by symbols, i.e., capital letters combined with figures. Mention of such a symbol indicates a reference to a United Nations document.
Les documents des Nations Unies portent tous une cote, qui se compose de lettres majuscules et de chiffres. La simple mention d'une cote dams un texte signifie qu'il s'agit d'tm document des Nations Unies.
The agenda was adopted.
As in previous meetings, we shall have the benefit of simulta- neous interpretation of the .statements made by the parties to the problem under discussion.
Le PRÉSIDENT (traduit de f espagnol): Comme au cours des séances précédentes, le Conseil utilisera l'inter- prétation simultanée pour les déclarations que les parties en cause ont à faire sur là. question à l'ordre du jour.
Président: M. C. BLANCO (Cuba).
a) Lettre, en date du 5 décembre 1949, adressée au Secrétaire général de l'Organisation des Nations Unies par le Président de la Commission des Nations Unies pour l'Inde et le Pakistan et trans- mettant le troisième rapport provisoire de la Com- mission (S}1430, Sj1430/Add.l, S/1430/Add.2 et S/1430/Add.3).
b) Lettre, en dR.te du 3 février 1950, adressée au Président du Conseil de sécurité par le général McNaughton, représentant permanent du Canada auprès de l'Organisation des Nations Unies, pour accompagner son rapport sur la question Inde- Pakistan (S/1453).
2. ÀdoptiGn de l'ordre du jom' 3. La question Inde-Pakistan (su~te) In my first speech [463rd meeting] I indicated that ail our present difficulties have arisen because of the inva- sion of Kashmir, by which 1 mean the State of Jammu and Kashmir, by Pakistan troops and their unlawful ac- tivities in the State in the way of building up disruptive forces ml administrations. 1 have listened to the rep- resentative of Pakistan patiently and with t.l}e utmost at- tention, but 1 have been unable to see how he justifies the invasion (lf the State or the subsequent activities of the Pakistan ..rm). He read out to us [464th meeting] an appraisal :.JÎ the Kashmir situation by General Gracey, Commander-in-Chief of the Pakistan Army, dated 20 April 1948. The representative of Pakistan stated that it was upon the recommendations of the Commander-in- Chief that Pakistan felt it necessary to send its army into Kashmir. Let us briefly consider what those recommendations wer~. I shaH first quote from the Commander-in-Chief's summary of deà.uctions, para- graph (f); "An easy victory of the Indian Army in any of the above-mentioned sectors, particularly in the MuzafIara- bac;l area, is aImost certain to arouse the anger of the tribesmen against Pakistan for its failure to render them more direct assistance, and might weIl cause them to turn against Pakistan." 1 invite special attention to the words "more direct assistance". This is a most damagh.:g admission, proving that, in spite of the protestations of the represcntative of Pakistan here, Pakistan was in fact rendering the tribes- men, even before 20 April 1948, sorne kind of assistance, direct or indirect. The Commander-in-Chief was rec- ommending that the assistance should take a more direct form. This is conclusive proof that India's complaint to the Security Council in January 1948 [Sj628]l was completely true. The representative of Paldstan twitted me upon my use of the quaint phrase that the complaint had "become true".. In view of the proof which he has now himself furnished, I am able to dispense with that quaint phrase and say that "the complaint has been proved to be true". 1 For the texts of the nrst and second interim reports of the Uniteû Nations Commission for India and Pakistan, documents S/1100 and S/1196, see Official Re't:ords of the Security Coun- cil, Third Year, Supplement for November 1948, and Fourth Year, Supplement for JaIluary 1949. Document S/628 is set forth as annex 28 of docum~t S/1100. Dans ma première intervention [463ème séance], j'ai signalé que 'i:outes nos difficultés actuelles sont nées du fait de l'invasion du Cachemire - et par Cachemire j'en. tends l'Etat de Jammu et Cachemire - par les troupes du Pakistan et des actes illégaux auxquels ces troupes se sont livrées dans cet Etat en y établissant des autorités et une administration dont l'action ne pouvait conduire qu'au démembrement de l'Etat. J'ai écouté patiemment et attentivement le discours du représentant du Pakistan mais je n'ai pu comprendre comment il entendait justifie: l'invasion de l'Etat ou les activités de l'armée du Pakistan postérieures à cette invasion. Il nous a donné lecture [464ème séance] d'un rapport fait le 20 avril 1948 par le général Gracey, Commandant en chef de l'armée du Pakistan, sur la situation au Cachemire. Le représentant du Pakistan a déclaré que c'est sur la recommandation du Commandant en chef de son armée que le Pakistar, avait estimé néressaire d'envoyer ses troupes au Cache- mire. Voyons brièvement quelles étaient ces recom- mandations. Je citerai tout d'abord le résumé des conclusions du Commandant en cbef contenues dans le paragraphe f: "Il est presque certain qu'une victoire facile de l'armée de l'Inde dans l'un quelconque des &ecteurs mentionnés ci-dessus, et notamment dans la région de MuzaiIarabad, provoquerait la colère des tribus contre le Pakistan, qui ne leur serait pas venu plus directement en aide, et pourrait les inciter à se soulever contre lui." J'attire votre attention sur les mots "plus directement en aide". C'est là un aveu révélateur qui démontre qu'en dépit de toutes les affinnations contraires formulées icimême par le représentant du Pakistan, son Gouverne- ment prêtait en réalité une certaine assistance, directe cu indirecte, aux tribus dès avant le 20 avril 1948. Le Commandant en chef recommandait simplement que l'assistance soit fournie sous une forme plus directe. C'est la preuve concluante du bien··fondé absoht de la plainte adressée par l'Inde au Conseil de sécurité en janvier 1948 [S/628]l. Le représentant du Pakistan m'a cherché querelle au sujet de l'expression quelque peu bizarre que j'avais employée au moment où je déclarais que la plainte formu- lée par l'Inde se révélait fondée ou tout au moins l'était "devenue". Etant donné la preuve qu'il vient lui-même d'apporter, je peux maintenant abandonner cette for- mule bizarre et dire simplement que "la plainte s~est révélée fondée". 1 On trouvera le texte des premier et deuxième rapports pro- visoires de la Commission des Nations Unies pour l'Inde et le Pakistan, documents S/1100 et S/1196, dans .les Procès-verballx officiels du Conseil de sécurité, troisième année, supplément de novembre 1948 et quatrième année, supplément de janvier 1949. Le document S/628 constitue l'annexe 28 du·document S11100. Sir Mohammad ZAFRULLA KHAN (Pakistan) (tra- duit de IJanglais) : J'estime qu'il convient que le repré- sentant de l'Inde en soit venu au terme de sa déclaration avant que je prenne la parole. Sir Mohammad ZAFRULLA KHAN (Pakistan) : I think itwould be convenient if the representative of India were to finish his submission before I said anything. Sir Benegal N. RAu (Inde) (tradwit de rangEais) : Les membres du Conseil se souviennent sans doute du raid Jameson en Afrique du Sud, où il s'agissait d'une expédition' dirigée contre la République sud-africaine. Le cas présent est certe!:> plus grave, du fait que l'expédi- tion a été tentée contre un Dominion, membre de la famille du Commonwealth. Il semble presque inima- ginable qu'une telle mesure ait pu être prise sans consul- tation préalable avec le Gouvernement de Sa Màjesté. En fait, je suis convaincu que, si de telles consultations avaient eu lieu, cette mesure n'aurait jamais été prise et que toutes les difficultés qui en ont découlé, et qui nous empêc.;'ent de progresse,r actuellement, nous auraient été épargnées. Sir Benegal N. RAu (India): Representatives will doubtless remembèr the Jameson Raid in South Africa, where the expedition \/as against the South African Re- public. The case is stronger here because the expedition was against a sister Dominion and member of the Com- monwealth. It seems almost incredible to me that a step of this kind should have been taken without consulting His Majesty's Government. Indeed, I feel sure that if there had been any such consultation, this step would never have been taken and we should have been spared aU the difficulties that it has created and that now impede our progress. La deuxième question que je désire poser au représen- tant du Pakistan est la suivante: le Commandant en chef des armées pakistanaises a-t-il averti, à un moment quel- conque, le Gouvernement du Pakistan que la mesure qu'il recommandait, quelque justifiée qu'elle lui parût, pourrait constituer une violation du droit internation~l? Je crois qu'afin de se mettre à 'Couvert, il a dû prendre cette précaution, étant donné la façon dont il s'est com- porté dans un autre cas que je vais rappeler. Voici quelques extraits d'une dépêche, expédiée du Pakistan par Douglas BroWÏl. Elle est datée du mardi 28 octobre 1947 et a paru dans le Daily Telegraph de Londres du 29 octobre 1947: The second question which I should like to ask him is whether, at any point of his appraisal, the Pakistan Com- mander-in-Chief cautioned the Pakistan Government that the step which he was recommending, however jus- tifiable in his view, might constitute a breach of inter- nationallaw. I feel that, in order to protect himself, he would have taken this precaution, having regard to his cOl1duct on an earlier occasion which I shall mention immediately. l quote from a dispatch sent by Douglas Brown from Pakistan on Tuesday, 28 October 1947, which appeared in the Daily Telegraph of London on 29 Odober 1947: ' "M. Jinnah a ordonné au général Gracey de répondre àl'entrée des troupes indiennes au Cachemire en envoyant immédiatemerlt des troupes, par la route Murree, avec mission de reprendre Baramula, d'occuper Srinagar, et notamment son aéroport, et de couper le col de Banihal du côté de l'Inde. , "Mr. Jinnah commanded General Gracey to reply to the Indian Government's move into Kashmir by sending troops immediately up the Murree Road to recapture Baramula, occupy Srinagar and hold its airfield and eut off the Banihal Pass into India. . "General Gracey replied that news had. just reached hlm that Kashmir had joined the Indian Union, so that to sel1d troops there would be an act of war against Hin- "Le général Gracey a répondu que, selon les nouvelles qui venaient de lui parvenir, le Cachemire avait pro- clamé son rattachementà l'Union iridienne et qu'en con- USuch was the reason of the conference held today around the sick-bed of the Pakistan Prime Minister, Ml'. Liaqunt Ali Khan, for which Field Marshnl Auchinleck from Delhi, General Gracey from Rawalpindi and Sir George Cunningham, Governor of the North West Fron- tier Province from Peshawar, a11 set out by air at dawn. UI l.l.m told that the first point made by the Supreme Commander at the conference was that if the armies of the two Dominions came to blows, a11 British officers on both sides would i111mediately resign. This would in- clude the respective Cot11lt1anders-Î11-Chief oi India and Pakistan, Lieutenant-General Sir Rob Lockhart and Lieutenant-General Sir Frank Messervy. General Mes- servy is expected to return i1l1t11ediately from England, arriving on Thul'sday." vVhntever the answers ta these questions may be, one ;;hing ig denr: tlm.t the justification pleaded by Pakistan is that the sending of tlle troops was necessitated by con- siderations of self-defence. Such a plea might have passed muster in the old days, but now, fortunately, we have the United Nations and its Charter. Article 51 of the Charter reads: ttNothing in the present Charter shaH impair the in- herent right of individual or collective self-defence if an anned attack occurs against a Member of the United Nations, until the Security Couneil has taken the meas- ures necessary ta m?.intain international peace and se- curity. Measures taken by Members in the exereise of this rightof self-defence shall be immediately reported to the Security Couneil, and shall not in auy way affect the authority and responsibility of the Security Couneil under the present Charter to take at any time such action as it deems necessary in order to maintain or restore international peace and security." This Article imposes two limitations upon the right of self-dcfence : first, there must be an anned attack upon the Member that exereises the right; and, secondly, measures taken in the exereise of the right of self-defence must immediately be reported to the Security Conncil. In the present instance there was no armed attack on Pakistan, and admittedly the sending of the army into Kashmir was not reported to the Security Council. 1 am not making a small legal point. 1 am pointing this out becanse, if the matter had been reported at that stage to the Security Council, we should not have been in the difficult position in which we find ourselves today. l feel sure that the Pakistan Army would not have been allowed to go in, and the subseqnent mischief to which 4 UTelle a été la raison de la conférence qui s'est tenue aujourd'hui au chevet du Premier Ministre du Pakistan M. Liaquat Ali Khan; pour s'y rendre le maréchal Auchinleck, le général Gracey et Sir George Cunning. ham, Gouverneur de la province frontalière du nord. ouest, ont quitté respectivement ce matin à l'aube, par l;t voie des airs, les villes de Delhi, Rawalpindi et Peshawar. .. "-4 "Il m'a été rapporté qu'au cours de cette conférence le Commandant en chef a commencé par affinner quel si les at'mées des deux Dominions en venaient aux mains' tous les olfieiers britanniques, des deux côtés, démis: sionnel'aient immédiatement. Ce serait notamment le cas pottr les Commandants en chef de l'Inde et du Pakis- tan, les généraux Sir Rob Lockhart et Sir Frank Mes- servy. On s'attend à ce que le général Messervy quitte immédiatement l'Angleterre pour arriver iei jeudi." Quelles que soient les réponses qui seront données à ces questions, Un fait ressort nettement, à savoir que pour justifier l'envoi des troupes. le Pakistan a prétendu que cette mesure avait été rendue nécessaire par des considérations de légitime défense. Cet argument aurait pu avoir quelque valeur jadis, m~is à l'heure actuelle nous avons fort heureusement l'Organisation des Na- tions Unies et sa Charte. L'Article 51 de la Charte est ainsi rédigé: "Aucune disposition de la présente Charte ne porte atteinte au droit naturel de légitime défense, indIviduelle ou collective, dans le cas où un Membre des Nations Unies est l'objet d'une agression armée, jusqu'à ce que le Conseil de sécurité ait pris les mesures nécessaires pour maintenir la paix et la sécurité internationales. Les mesures prises par des Membres dans l'exercice de ce droit de légitime défense sont immédiatement portées à la connaissance du Conseil de sécurité et n'affectent en rien le pouvoir et le devoir qu'a le Conseil, en vertu de la présente Charte, d'agir à tout momënt de la manière qu'il juge nécessaire pour maintenir ou rétablir la pai, et la sécurité internationales." Cet Article impose deux limitations au droit de légi- time défense: premièrement, un Membre ne peut exercer ce droit qu'à condition d'être l'objet d'une agression armée; deuxièmement, les mesures prises dans l'exercice de ce droit doivent être immédiatement portées à la con- naissance du Conseil de sécurité. Dans le cas actuel, le Pakistan n'a pas fait l'objet d'une attaque armée et ChaetDi sait que l'envoi de l'armée au Cachemire n'a pas été porté à la connaissance du Conseil de sécurité. Ce n'est pas un point de droit sans importance que je soulève. Si j'insiste, c'est que, si la question avait été portée à l'époque à la connaissance dp. Conseil de sécu- rité, nous' ne serions pas dans la situation difficile daœ laquelle nous nous trouvons aujourd'hui. L'armée pa- kistanaise, j'en suis convaincu, n'aurait pas été 8·,tOrisée ,"'C took any other view or adopted any other course. It is said that the dispatch of Paldstan troops was ne· cessimted by India's mounting an offensive against the raiders. But surely this was nothing new. The Security Council k'11ew that the Indian ArnIY had gone to Kashmir to repel the invaders, but it is curious to learn that, al- though Paldstan, according to its defence before this Coundl, was rendering no assistance whatever ta the raiders, nevertheless when it found that India was on the pointof expelHng the raiders, Pakistan found it necessary to send its amlY into Kashmir i11 order to holdthe line. Rut we are told that Pakistan did not do anything more, whereas we have it, both from the majority [5;1430] and from the minority [Sj1430IAdd3] reports of the Commission, that Pakistan not merely heId the line but e.."tended its military control over the northern areas be- tween August 1948 and J~nuary 1949. This was not a case of mere1y holding the Hne, but of o,",cup~ '"g as large apart of the State as Pakistan's military strength per- mitted. On dit que l'envoi de troupes pakistanaises a été rendu nécessaite du fait que l'Inde préparait une offensive contre les envahisseurs. Mais ceci n'est certes pas nou- veau. Le Conseil de sécurité savait que l'armée indienne était allée au Cachemire repousser les envahisseurs; ce- pendant, il est curieux d'apprendre que le Pakistan qui, d'après la plaidoirie qu'il a présentée au Conseil, ne prêtait aucune assistance aux enval1îsseurs a néanmoins jugé bon, lorsqu'il s'est rendu compte que l'Inde allait les repousser, d'envoyer son armée au Cachemire pour tenir les positions. On nous dit que le Pakistan n'a rien fait de plus; cependant nous savons, par les rapports de la majorité [5/1430] et de la minorité [S/1430/ Add.3] de la conmùssion, que le Palàstan ne s'est pas contenté de tenir les positions, mais qu'entre les mois d'août 1948 et de janvier 1949 il a étendu son. contrôle militaire sur les régions ciu nord. En l'occurrente, il n'a pas été question de tenir des positions, mais d'occuper une part aussi importa.."lte de l'Etat que le permettait la puissance militaire du Pakistan. l shaH now proceed to deal with two other points raised by the representative of Pakistan in connexion Je vais maintenant examiner deux autres questions soulevées par le représentant du Palàstan en ce qui con- cerne la mise en œuvre de la résolution du 13 août. Ce représentant a d'abord affirmé que le licenciement et l~ désarmement des forces azad se rattachent à ce que' l'on appelle la période du plébiscite, période qui doit s'ouvrir lorsque les m~su.res prévues dans les pre- mière et deuxiètne parties de la résolution du 13 août 1948 auront été exécutées. En ce qui c0I!cerne l'Inde, le problème véritable n'est pas de savoir si le licenciement et le désarmement de ces forces doivent avoir lieu durant telle ou telle période, mais si ce licencie- ment ne devrait pas avoir lieu avant le retrait de l'Etat du gros de l'armée indienne. Nous avons toujours pensé que le licenciement et le désarmement de ces forces ,,~th the implementation of the resolution of 13 August. His first poL'Ilt W"...5 that the disbanding and disanning of the Azad forces be10nged to what 1S called the plebiscite period, which 1S ta COlmnence after the implementation ofparts land II of the l'esolution. The real point, so far as India 1S concemed, 1S not whether the disbanding and disarming ofthese forces should fall in this period or that period, but whether it should not take place before the bulk of the lndian Army is withdrawn from the State. Our view'has consistently been that these forces should he d!sbanded and disanned before India is called upon towlthdrawthe bulk ofits army. The COlIllI1ission itself hassaid thatifit could have foreseen that Pakistan would buildup 50 formidable a force as the Azad forces have now become, it would have dealt with the question in p~ II of the l'esolution. Therefore, if we follow the , spmt of the resolution-that is ta say, what the Co1l11l1Îs- sIon really would have done if it could have foreseen the , faets-the disbanding and disarrning of the Azad forces should be put on the samefooting as the withdrawal of , t~e Palàstan Army, of which these forces are merely a hmb or adjunct. To this the representative of Pakistan ,answers that the Azad forces are not mentioned in the 'resolutionof13August. In the words of a famons prece- ,dent,the representative of Pakistan's objection is, "It is devr~ent être opérés avant que l'Inde ne soit invitée à retirer le gros de son armée. La commission elle-même a dit que, si elle avait pu prévoir 'lue le Pakistan se créerait l'armée puissante que sont devenues à présent les forces azad, elle aurait réglé la question dans la deuxième partie de la résolution. Donc, si nous nous conformons à l'esprit de la résolution - c'est-à-dire si nous considérons ce que la commission aurait fait en réalité si elle avait pu prévoir la situation actuelle - le licenciement et le désarmement des forces azad devraient être mis sur le même pied que le retrait de l'armée du Pakistan dont ces forces ne sont qu'un tronçon. A ceci, le représentant du Pakistan répond que les forces azad ne sont pas mentionnées dans la résolution du 13 août. ~ot 50 nominated in the bond:' TI 50, if the representa- tive of Pakistan wishes to stand upon the letter of the 5 In other words, what India is required to do by the letter of the resolution is to begin to withdraw the hulk of its forces, but the withdrawal need not be completed. Indeed, the stages of the withdrawal are left to be deter- mined by agreement between the Commission and the Government of India. ûnly the initial stages constitute the beginning, and that is all for which the strict words of the resolutii:>n provide. India's view is that it cannot afford to complete the withdrawal of the bulk of its forces until the Azad Kashmir forces have been disbanded and disarmed. The rea! question, as 1 have already pointed out, is which is to come first : the disbanding and disarm- ing of the Azad Kashmir forces or the withdrawal of the bulk of the Inùian Army. We say the former, and the Commission supports this contention when it says that if it had been able to foresee what Pakistan was going ta do, it would have made express provision for the disband- ing and disarming of these forces in the resolution of 13 August. 1 now come to the point regarding the northern areas. So far as concerns the territory evacuated by Pakistan troops in the south, part II, section A, paragraph 3 of the resolution of 13 August provides that the territory shall ,be administered by the local authorities under the surveillance of the Commission, this, of course, subject to ·the assurance given to India by the Commission that this part of the resolution will not be interpreted or ap- plied in practice so as to bring into question the sover- eignty of the Jammu and Kashmir Government over the portion of its territory evacuated by the Pakistan troops. Let me draw attention to 'the words "or applied in practice". The meaning is obviously' that ndther in theory nor in practice was the sovereignty of the State to he questioned in that territory. If the contention of the representative of Pakistan is that the territory referred to inc1udes the northern areas as well as the southern areas, then the assurance will apply to both. But if, as held by the Commission, the reference was only to the territory to the south-west and did not inc1ude the north- ern areas, then there was a sepg,rate assurance in respect of the northern areas given in the Commission's replyof 25 August [S/1100, paragraph 79] to the second letter of the Prime Minister of India of 20 August [S/1100, paragraph 78] to which 1 have already referred in my speech. Therefore, on whatever interpretation, an assurance of the unquestioned sovereignty of the Jammu and Kash- mir State was given to India; and, in our view, that as- surance was repeated in sub-paragraph 3(b) of the reso- lution of 5 January 1949. 1 have quoted that particular sub-paragraph once before, but 1 shall quote it again because we attach great importance to it. The sub-para- En d'autres termes, cette résolution enjoint à l'Inde de commencer à retirer le gros de ses forces, mais ce retrait ne doit pas nécessairement être achevé. En fait les étapes du retrait restent à régler après entente ent;e ia commission et le Gouvernement de l'Inde. Seuls les premiers stades constituent le début du retrait et c'est strictement à eux que s'appliquent les termes de la réso- lution. L'Inde estime qu'elle ne peut se permettre d'ache- ver le retrait du gros de son armée tant que les forces du Cachemire azad n'auront pa::; été licenciées et désar- mées. Le vérit~bleproblème, comme je l'ai déjà signalé est de savoir ce qui doit passer d'abord: le licenciement et le désarmement des forces du Cachemire azad ou le retrait du gros de l'armée indienne. A notre avis, c'est le licenciemeni:, et la commission appuie cette affirmation lorsqu'elle dit que, si elle avait pu prévoir ce qu'allait faire le Pakistan, elle aurait incorporé dans la résolution du 13 août des dispositions en vue du licenciement et nu désarmement de ces forces. J'en arrive maintenant à la question des régions du nOl-d. En ce qui concerne le territoire évacué par les troupes ciu Pakistan au sud, le paragraphe 3 de la section A de la deuxième partie prévoit qu'il sera administré par les· autorités locales sous la sùrveillance de la com- mission, ceci, bien entendu, sous réserve de l'assurance, donnée par la commission à l'Inde, que l'interprétation ou l'application pratique de cette partie de la résolution ne devra par mettre en doute la souveraineté du Gouver- nement de Jammti et Cachemire sur la partie du territoire d~ cet Etat évacuée par les troupes Gu Pakistan. Permettez-moi d'attirer votre attention sur les mots "ou l'application pratique". Ils signifient manifeste- ment que la souveraineté de l'Etat ne peut être mise en doute dans ce territoire, ni en théorie, ni en pratique. Si le représentant du Pakistan veut démontrer que le territoire en question comprend les régions du nord aussi bien que les régions du sud, cette garantie s'applique aux deux régions. .Mais si, coJ.lltrle l'affirme la com- mission, il s'agit uniquement du t~rritoire d:! sud-ouest et non des régions du nord, celles-ci font l'objet d'une garantie séparée donnée dans la réponse de la commis- sion, en date du 25 août [Sj1100, paragraphe 79], àla deuxième lettre du Premier Ministre de l'Inde eil date du 20 août [S/1100, paragraphe 78], dont j'ai déjà parlé au cours de mon expGsé. , C'est pourquoi, quelle que soit l'interprétation, la sou- veraineté incontestée de l'Etat de Jammu et Cachemire a été garantie à l'Inde; et, à notre avis, cette garantie a été répétée à l'alinéab du paragraphe 3 de la résolution rlu 5 janvier 1949. J'ai déjà cité cet alinéa mais je le citerai une fois de plus parce que nous y attachons une importance considérable. Comme je l'ai déjà dit,cet My learned friend, the representative of Pakistan, twitted me at one poi.nt of his ~,peech with cla~ming.cred~t for India for accepting the proposals contamed m thlS resolution on 23 December [5/1196, anne% 4] whereas Pak.stan accepted them two days later [5/1196, an- IlB% 5]. What l was commenting upon in thatpart of my speech was the delay in Pakistan's acceptance of the reso- lution of 13 August. But, apart from that, the difference oftwo days between 23 December and 2S December is of very greai: significance, as l shall presently explain. India askedfor the insertion of sub-paragraph 3(b) in the reso- lution of SJanuary 1949 bev.:ause it attached the greatest importance to the unquestioned sovereignty of the State throughout its territory, and the words of the sub-para- graph necessarily implied that the powers of the State, whether in the northern areas or in the southem areas or anywhere else, would remain with the State before the holding of a plebiscite. However, my distinguished friend stated yesterday [465th meeting] that in a mèmorandum of 25 December the Chairman of the' United Nations Commission for Illdia and Pakistan gave him an explana- 1 tian of the sub-paragraph which stated that it meant prac- tically nothing, that it was a mere formality, and so on. lf any snch exp!anation was given to the Pakistan Gov- ernment on 25 December, that ie to say, two days after the proposals had been accepted by the Government of India, cleady that explanation is flot binding upon the Government of India. The holding of the plebiscite for the entire State and the unquestioned sovereignty of the State over its en~re territoiy are inseparaLly connected. The southern areas may be administered, under the surveillanœ of the United Nations, by local authorities appointed from among the local inhabitants by the Government of the State of Jammu and Kashmir. This would be in accordancé wi~h the resolution of 13 August, as interpreted to India. l may mention that Sheikh Abdullah's Government at pres- ent includes a member of the rival organization, the Muslim Conference. 1 shall now proceed to deal with some of the specific point:;; raised by the representative of Pakistan. He cov- ered a great deal of ground, and. l do not propose to fol- low mm into every detail; l shall confine myself to the more salient points in his argmnent. He opened with a longish discourse on ]unagadh, Hyderabad and various other matters. We are at present concerned only with the Kashmir issue. l do not know what the other mem- bers of the Council feel, but, speaking for myself, l have found it difficult enough to master thefacts of the Kash- :rur issue. If we are to be asked at the same rime to go tnto al1 the other matters which are alleged to ne in dis- Mon savant ami, le représentant du Pakistan, m'a raillé au cours de son exposé pour avoir inscrit au crédit de l'Inde le fait d'avoir accepté, le 23 décembre [5/1196. anne%e 4], les propositions contenues dans cette résolu- tion, alors que le Pakistan ne les a acceptées que deux jours plus tard [5/1196, anne%e 5]. Ce que je faisais observer dans cette partie de mon discours, c'était le délai qui s'était écoulé avant l'acceptation par le Paldstan de la résolution du 13 août. Mais en dehors de cela, la différence de deux jours entre le 23 déc:embre et le 25 décem.bre revêt Une importance considérable, et je vais expliquer pourquoi. L'Inde a demandé' l'insertion de l'alinéa b du paragraphe 3 dans la résolution du 5 janvier 1949 parce qu'elle attache la plus grande importance à la souveraineté incontestée de l'Etat sur toute-l'étendue de son territoire, et les termes de cet aliné~. impliquer.t nécessairement que, avant qu'un plébiscite n'ait lieu, l'Etat conservera ses pouvoirs, que ce soit dans les régions du nord, dans les régior:s du sud ou dans toute autre région. Toutefois, mon éminent anua déclaré hier [465ème séance] que, dans un mémorandum en date du 2S décembre, le Président de la Commission des Nations Unies pour l'Inde et le Pakistan lui avait fourni une explication de cet alinéa, de laquelle il résultait que ce texte ne signifiait pratiquement rien, qu'il ne consti- tuait qu'une simple formalité, et ainsi de suite. Si une telle explication a été donné<: au Gouvernement du Pakis- tan le 2S décembre, c'est-à-dire deux jours après l'accep- taHon des propositions par le Gouvernement de rInde, il est manifeste qu'elle ne lie pas le Gouvernement de l'Inde. La question de l'organisation du plébiscite dans l'en- semble de l'Etat et celle de la·souveraineté incontestée de l'Etat sur l'ensemble f'l_e son territoire sont inséparable- ment liées. Les régions dl1 sud peuvent être adminis- trées, sous la surveillance de l'Organisation des Nations Unies, par des autorités locales choisies parmi les habi- tants de la région par le Gouvernement de l'Etat de Jammu et Cachemire. Cela serait conforme à la réso- lution du 13 août, telle que l'interprète l'Inde. J'ajoute- rai que le Gouvernement du cheik Abdullah compte actuellement un membre de l'organisation rivale, la Con- férence musulmane. Je vais m'occuper maintenant d'examiner certaines des questions précises soulevées par le représentant du Pakistan. Il s'est étendu sur un grand nombre de sujets, et je ne me propose pas de le suivre jusque dms les détails; je me bornerai aux points saillat1ts de son argu- mentàtion. Il a débuté par. un assez long exposé sur les questions du Junagadh, de l'Haïderabad et diverses autres questions. Nous ne sommes·saisis actuellement que de la question du Cachemire. J'ignore le sentiment des autres membres du Conseil, mais, pour ma part, j'ai déjà éprouvé suffisamment de difficultés à me mettre au courant des faits en ce qui concerne la question du One thing has emerged clearly even from the extracts which my distinguished friend has quoted from various statements made by the Prime Minister and the Deputy Prime Minister of India, which is that in every disputed case there should be a reference ta the will of the people. That is the criterion which, subject ta certain conditions as to the restoration of normal conditions, India has of- fered to apply in Kashmir. Th.::·~ is, however, one fun- damental difference between the c:.J.ses of Hyderabad and Junagadh, on the one hand, and Kashmir, on the other. In Kashmir, as 1 have already st&.ted in my original speech, a large section of the Muslims-that 1S ta say, a large section of the majority community-are them- selves in favour of remaining in India. This is not Illdia's fault; it is a plain fact, for which 1 have already tried ta give severa! reasons. In Hyderabad and Junagadh, on the other hand, sa far ar: 1 am aware, no section of the population that forms the majority has ever been in fa- vour of acceding to Pakistan. This is a fundamental difference which is apt ta be forgotten in these facile analogies. My distinguished friend has often referred to the "so- called accession" of Kashmir to India, as if there were sorne legal defect therein. Members will find this aspect of the case fully discussed in annex 43 to the majority report of the Commission [Sj1430jAdd.1]. 1 do not wish to weary the members of the Council with a long legal disquisition on the subject of accession. 1 would only mention that, under the Constitution which was in force in India after 15 August 1947 and until26 January .1950, specific provision had been made as to the exact mode of accession of Indian States. In passing, 1 may observe that that Constitution was practically an enact- ment of the British Parliament. Under section 6 of that Constitution, often referred to as the Government of India Act, 1935, an Indian State shall be deemed to have acceded to the Dominion if the Governor-General has signified his acceptance of an instrument of accession executed by the Ruler, etc. The rest of the section merely deals with the contents of the instrument. This is aIl that was required for accession: an instrument executed by the Ruler and accepted by the Governor-GeneraI. On 26 October 1947, the Ruler actually executed such an instrument of accession; and, on 27 October 1947, the Governor-General, Lord Mountbatten, signified his acceptance of that instrument. Constitutionally, there- fore, all the requirements of accession were complete. In accepting the instrument, Lord Mountbatten said to the Ruler: Mon éminent ami a cité des extraits de déclarations faites par le Premier Ministre et le Premier Ministre adjoint de l'Inde; ces extraits mêmes démontrent claire- ment une chose, c'est que, dans chacun des cas en dis. cussion, il y a lieu de s'en remettre à la volonté };lopulaire. Tel est le critère que l'Inde a offert d'appliquer à la question du Cachemire, sous réserve de certaines con. ditions relatives au rétablissement de la situation nor. male. Il existe cependant une diiTérence fondamentale entre les cas de l'Haïderabad et du Junagadh d'une part, et celui du Cachemire d'autre part. Au Cachemire ainsi que je l'ai déjà déclaré dans mon exposé initial' un nombre important des Musulmans - c'est-à-dire un~ partie importante de la communauté religieuse majori. taire- désire demeurer dans le Dominion indien. L'Inde n'en est pas responsable; c'est un fait évident que j'ai déjà essayé d'expliquer de diverses manières. Dans l'Haïderabad et le Junagadh, d'autre part, pour autant que je sache, al.!cune partie de l'élément ethnique qui constitue la majorité ne s'est jamais prononcée en faveur du rattachement au Pakistan. C'est là une différence fondamentale dont on oublie aisément de tenir compte en établissant des analogies aussi simplistes. Mon distingué ami a souvent fait allusion au "pré. tendu rattachement" du Cachemire à l'Inde, comme s'il y avait là quelque défaut d'ordre juridique. Les mem· bres du Conseil trouveront une discussion approfondie de cet aspect de la question à l'annexe 43 du rapport majoritaire de la commission [S/1430/Add.1]. Je ne veux pas lasser les membres du Conseil en faisant une longue digression juridique sur le thème du rattache- ment. Je dirai seulement que, conformément à la Cons- titution en vigueur dans l'Inde du 15 août 1947 au 26 janvier 1950, des dispositions particulières régissaient dans tous ses détails les modalités du rattachement des Etats indiens. Je pourrais faire observer en passant que cette Constitution avait, pottr ainsi dire, était promulguée par le Parlement britannique. Aux termes du chapitre 6 de cette Constitution, souvent appelée Government of India Act, 1935 (Loi sur le Gouvernement de l'Inde), un Etat indien était considéré comme rattaché au Do· minion lorsque le Gouverneur général signifiait son acceptation d'un instrument de rattachement établi par le Souverain dudit Etat, etc. Le reste du chapitre traite uniquement de la teneur de l'instrument. Voilà tout ce qui était exigé pour le rattachement: un instrument établi par le Souverain et accepté par le Gouverneur général. Le 26 octobre 1947, le Souverain a établi effectivement un tel instrument de rattachement; et, le 27 octobre 1947, Lord Mountbatten, Gouverneur général, a signifié son acceptation. Donc, du point de vue constitutionnel, toutes les conditions de rattachement étaient remplies. En acceptant l'instrument, Lord Mountbatten a déclaré au Souverain: "En attendant, en réponse il. l'appel de Votre Altesse demandant aide militaire, des dispositions ont été prj<ses aujourd'hui pour l'envoi au Cachemire de contingents de l'armée indienne afin d'aider vos propres forces à défendre votre territoire et à protéger la vie, les biens et l'honneur de votre peuple. Mon Gouvernement et moi-même notons avec satisfaction que Votre Altesse a décidé d'inviter le cheik Abdullah à former un gouve"- nement provisoire appelé à collaborer avec votre Premier Ministre." "Meanwhile, in response ta Your Highness's appeal for military aid, action has been taken today ta send troops of the Indian Army ta Kashmir to help your own forces to defend your territory, and ta protect the lives, property and honour of your people. My Government and l note with satisfaction that Your Highness has de- eided ta invite Sheikh Abdullah to form an interim Gov- ernment ta work with your Prime Minister." Comme je l'ai dit àplusieurs reprises, l'Inde maintient l'offre contenue dans cette lettre de consulter l'opinion populaire dès que des conditions normales auront été rétablies. Mais cela ne change rien au fait que, pour le moment, le rattachement est légal et consommé du point de vue constitutionnel. As l have repeatedly said, India still stands by the offer contained in that letter, to submit the question ta the will of the people as soon as normal conditions are restored. But this does not in any way affect the posi- tion that for the time being accession is legally and con- stitutionally complete. Sir Mohammad Zafrulla Khan devoted a good deal of his speeeh towards proving why it was essential, from Paldstan's point of view, that Kashmir must aecede to Paldstan. Let me quote his exact words [464th meeting] : "The possession of Kashmir can add nothing to the economy of India or to the strategie security of India. On the other hand, it is vital for Pakistan." That is to say, the possession of Kashmir is vital for Pakistan. Sir Mohammad Zafrulla Khan is apparently no longer con- tent with accession; he desires possession. At this point of his argument he seC'ms ta have forgotten that the mat- ter is to be decided not by the comparative needs of Paldstan and of India, but by the wishes of the people of Kashmir. Indeed, as l heard him developing this part of his argument, l began to understand more and more clearly why a large section of the Kashmir Muslims are nervous of acceding to Pakistan. If l may say so without any offence, the wolf may need the lamb desper- ately, but the lamb may have different wishes in the matter. It is beeause India has no need to exploit Kash- mir and can give it the fullest politieal and economie free- dom that a large section even of the Muslims of Kashmir wish to remain in India. This part of his argument sounded very mueh like the Lebensraum doctrine. Sir Mohammad Zafrulla Khan a consacré une grande partie de son discours à démontrer pourquoi il importait, du point de vue du Palcistan, que le Cachemire fût rat- taché au Pakistan. Permettez-moi de citer ses propres paroles [464ème séance] : "La possession du Cachemire nè peut rien ajouter à l'économie de l'Inde ni à sa sécurité stratégique; par contre, elle est vitale pour le Pakistan". En d'autres termes, la possession du Cache- mire présente une importance vitale pour le Pakistan. Sir Mohan1mad Zafrulla Khan ne se contente apparem- ment plus du rattachement; c'est la possession qu'il exige. Il semble, à ce point de son argumentation, perdre de vue le fait que la solution du problème déper.d, non pas des besoins relatifs du Pakistan et de l'Inde, mais des vœux de la population du Cachemire. En vérité, en l'entendant exposer cette partie de son argumentation, j'en arrivais à comprendre de plus en plus clairement les raisons pour lesquelles une grande partie des Musul- mans du Cachemire redoutent le rattachement au Pakis- tan. Si je puis m'exprimer ainsi sans portèr offense, le loup a terriblement besoin de l'agneau, mais l'agneau peut avoir d'autres vues en la matière. C'est parce que l'Inde n'a pas besoin d'exploiter le Cachemire et qu'elle peut lui assurer la plus large liberté politique et écono- mique, qu'une grande partie des Musulmans eux-mêmes du Cachemire désirent rester rattachés à l'Inde. Cette partie de son argumentation rappelait étrangement la théorie du Lebensraum. The representative of Pakistan joined issue with me over my statement that the bulk of the trade of Kashmir was in the areas now included in India. l shall therefore give the exact figures of the three years immediately preceding partition. These figures were eompiled from official records for the information of the United Nations Commission for India and Pakistan. In the year 1944- 1945 Kashmir imported 46 million rttpees worth of goods from the areas now included in India and 12 million rupees worth of goods from the areas now included in Le représentant du Pakistan a contesté le bien-fondé de ma déclaration selon laquelle la plupart des échanges commercia.ux du Cachemire se font dans les régions qui constituent maintenant l'Inde. Je vais donc citer les chiffres exacts se rapportant aux trois années précédant immédiatement le partage. Ces chiffres proviennent de documents officiels préparés pour l'information de la Commission des Nations Unies pour l'Inde etle Pakistan. Au cours de l'année 1944-1945, le Cache-mire a importé, des régions qui constituent actuellement l'Inde, 46 mil- With reference to timber, on which Sir Mohammad Zafrulla Khan dwe1t at some length, the official records show that eleven-eighteenths of the timber exports, in- cluding fil' logs, were for consumption in India, and seven-eighteenths for consumption in Pakistan. It must, of course"be admitted that during the years in question India was a single country, an undivided country, and the figures I have quoted are to some extent based upon the best estimate that could be made of the proportions of certain goods consumed in the areas now included in India and in Paldstan, respectively. To that extent the figures are a matter of opinion. I shall concede that. The main consumer of Kashmir timber was and continues to be the Indian railways. The representative of Paldstan repeatedly referred to the stoppage 01 water from certain irrigation canals. I shaH therefore mention a few salient facts. Previous ta the partition of India there were sixteen canal systems in the undivided Punjab. As a result of partition, twelve of these systems have fallen exclusively into "lNest Pun- jab, that is, into Paldstan. Only three are in East Punjab, which is in India. One, the Bari-Doab C mal, is divided between the two. The total discharge of the five rivers of the Pllnjab in the winter seél.son is 47,500 cusecs,l" of which West Punjab and Bahawalpur in Pakistan get 39,500 cusecs, and East Punjab, with its States, only about 8,000 cusecs. In other words, five-sixths of the supply has been given to Pakistan and about one-sixth ta India. West Punjab is a highly developed surplus food area, whereas East Punjab is under-developed and a deficit food area liable to severe and frequent famine. In December 1947 a stand-still agreement was signed by the Chief Engineers of the East and West Punjab for the continuance of the supply ta Pakistan canals from head waters in India, subject, of course, ta payment. This stand-still agreement was ta last only up ta 31 March 1948, but in spite of reminders from the East Punjab 1& Cubic feet per second. Sir Mohammad Zafrulla Khan a parlé longuement du bois; à ce sujet, les documents officiels démontrent que onze dix-huitièmes des exportations de bois, y corn. pris les billes de sapin, étaient destinés à l'Inde et sept dix-huitièmes au Pakistan. Naturellement, il faut ad. mettre qu'au cours des années dont il s'agit, l'Inde était Ull pays indivis, ne fonnant qu'un tout, et les chiffres que j'ai cités sont fondés, dans une certaine mesure, SUr l'évaluation la plus exacte qui ait pu être faite de la répartition proportionnelle de certaines marchandises dans les régions qui constituent respectivement aujour. d'hui l'Inde et le Pakistan. Dans cette mesure, un élé. ment slfbjectif entre dans l'établissement des chiffres que je viens de citer. Cela, je suis prêt à le concéder. Mais, le fait est que les chemins de fer de l'Inde étaient, et continuent d'être, les principaux consommateurs des bois du Cachemire. Le représentant du Pakistan a parlé à plusieurs re- prises de l'arrêt des eaux provenant de certains canaux d'irrigation. Je voudrais donc citer quelques faits par- ticulièrement frappants. Avant le partage de l'Inde, il y avait dans l'ensemble du Pendjab seize systèmes de canaux. A la suite du partage, douze de ces systèmes furent attribués au seul Pendjab occidental, c'est-à-dire au Pakistan, trois seulement échurent au Pendjab orien- tal, c'est-à-dire à l'Inde; le dernier, le canal Bari-Doab, fut divisé entre les deux pays. Le débit total des cinq cours d'eau du Pendjab pendant la saison d'hiver s'élève à 16.900 mètres cubes par seconde, sur lesquels le Pend- jab occidental et le Bahawalpur, qtii font partie du Pa- kistan, reçoivent 14.100 mètres cubes par seconde, tanCis que le Pendjab oriental, avec ses Etats, n'en reçoit que 2.850 environ. En d'autres termes, les cinq sixièmes des ressources hydrauliques ont été attribués au Pa- kistan et l'Inde n'en a reçu qu'un sixième environ. Le Pendjab occidental est une région tr,ès développée, à pro- duction agricole excédentaire, tandis que le Pendjab oriental est une région insuffisamment développée, à production agricole déficitaire, sujette à de graves et fréquentes fa.I':1ines. En décembre 1947, les ingénieurs en chef du Pendjab ' oriental et du Pendjab occidental ont signé un accord de stabilisation tendant à assurer, comme par le passé, l'ali- mentation des canaux du Pakistan par les rivières dont le cours supérieur est en territoire indien, moyennant, bien entendu, une certaine rémunération. Cet accord de stabilisation ne devait rester en vigueur que jusqu'a.u 31 mars 1948, mais, malgré les avertissements répétés des in- Members of the Council will remember that among the reasons given for the marching of the Pakistan Army into Kashmir, one was that Pakistan feared that India '. would stop the water from the Mangla Head Works. The representative of Pakistan might at least have men- tioned that, two days earlier, as a result of the Prime Minister of India's personal intervention, India had re- sumed the supplies which, owing to the continued negli- ! gence of the Pakistan Government of West Punjab, had been suspended. The representative of Pakistan repeatedly charged me with having said that there was no trouble within the State before 22 October 1947. He made a partial cor- rection of that error yesterday, but l should like to correct itcomplete1y, so far as l am concerned. His exact words were [464th meeting] : "The representative of India yes- terday said that he denied the assertion by Pakistan that anything had happened before 22 October." l have been unable to find any such stat·ement in my speech. What in fact l did say was thaî: the trouble in the State had caused the Maharaja's accession on 26 October, and not that the Maharaja's accession had caused the trouble as is often represented or misrepresented. In other words, what _ said was that the trouble occurred before 26 Oc- tober. l did not say that there was no trouble before 220ctober. The representative of Pakistan has tried to make put that the trouble was a battle for freedom in which tribes- men from across the border joined as v0lunteers. In this connexion, l should like to invite the attention of the members of this Council to certain remarkable disc10sures made in the Press in this country in February 1948. The wrÎ'''er was an American ex-G.I.2 who was for some months a Brigadier-General in what was called the Azad Ka~~:nnir International Brigade. l have photostatic copIes here of what he wrote, and these photostatic copies are here for anyone to look at. l shall quote only a few extracts. Speaking of himself, he says: "1 never cared about the issues involved. For me it was a job and ex- 2 A United States Second World War soldier (from the mili- tary expression "Government Issue"). Les membres du Conseil se rappelleront que l'une des raisons invoquées pour justifier l'entrée de l'armée pa- kistanaise au Cachemire a été que le Pakistan craignait que l'Inde n'interrompît la fourniture des eaux prove- nant du barrage supérieur de Mangla. Le représentant du Pakistan aurait pu, au moins, mentionner le fait que, deux jours auparavant, grâce à l'intervention personnelle du Premier Ministre de l'Inde, ce pays avait repris les fournitures d'eau qui avaient été suspendues par suite de la négligence prolongée du Gouvernement pakistanais du Pendjab occidental. Le représentant du Pakistan m'a accusé, à plusieurs reprises, d'avoir dit qu'il n'y avait pas eu d'incident dans l'Etat avant le 22 octobre 1947. Il a partiellement rec- tifié son erreur hier, mais pour ma part je voudrais compléter cette rectification. Voici quelles furent ses propres paroles [464ème séance]: "Le représentant de l'Inde a nié, hier, que des incidents se soient produits avant le 22 octobre, ainsi que l'a affirmé le représentant du Pakistan". Il m'a été impossible de trouver aucune trace d'une déclaration de ce genre dans mon discours. Ce que j'ai dit, en réalité, c'est que les incidents qui s'étaient produits dans l'Etat avaient incité le Maharad- jah à rattacher son pays à l'Inde le 26 octobre et que ce n'était pas le rattachement qui avait provoqué les incidents, comme on l'affirme souvent àtort. En d'autres termes, ce que j'ai dit c'est que les incidents étaient survenus avant le 26 octobre. Mais je n'ai point pré- tendu qu'il n'y eût pas eu d'incidents avant le 22 octobre. Le représentant du Pakistan a essayé de faire croire que ces.incidents n'étaient autre chose qu'une lutte pour la liberté à laquelle prenaient part, en volontaires, les membres des tribus résidant de l'autre côté de la fron- tière. A cet égard, je voudrais attirer l'attention des membres du Conseil sur certaines révélations caractéris- tiques parues dans la presse des Etats-Unis, en février 1948. L'auteur en est un a\1cien "G.I." américain2, qui fut pendant plusieurs mois général de brigade dans ce qu'on a appelé la brigade internationale du Cachemire azad. Je possède des photographies du texte et je les tiens à la disposition de quiconque voudrait les exami- ner. Je me contenterai d'en citer quelques passages. 2 Soldat de la deuxième guerre mondiale appartenant à l'armée des Etats-Unis (abréviation de l'expression militaire Govern- ment Issue). Incldentally, l am quoting from an account bearing the date of 12 February 1948. To resume: "1 did not get particularly excited, although he did. l was more interested when he asked me what l wanted for serving Asad. Behind me someone suggested 1,000 dollars a month. 'You can have anything you want,' said Ibrahim." Speaking of the tribesmen he was commanding, the Brigadier-General says: "But there were always more tribes leaving the barren hills for raids on the fertile valleys. Although they were Muslims themselves, they did not care about the ,issues of the Kashmir Muslim revoIt against India. They wanted excitement and loot. When the Indian Govern- ment- charged that we encouraged the savage tribesmen in wanton looting and raping, our publicity men coun- tered with the statement that the Pathans were volun- teers for our cause, fighting in a special international brigade. The fact that the brigade was headed by me, an American, lent colour to this story. Now, 8,000 Pathans had cooJe down from Dir State in Pakistan's north-west province to get their share of ,booty. We rushed them to the front as fast as we could get trucks. The Pakistan Government co-operated gladly, lending us trucks and gas. This was done, l think, because they wanted to get the Pathans out of Rawalpindi before they started to loot there. l returned to the front ten days later to take over my international brigade." Such was the nature of the "battle for freedom" in Voilà donc en quoi consistait la "lutte pour la liberté", ' which the tribesmen are said to have taken so prominent à laquelle les hommes des tribus ont, soi-disant, pris and honourable a part. Let me add, for the information une part si importante et si honorable. J'ajouterai, à of members of the Council, that the fight for freedom in titre d'information, que ce n'est pas en octobre, ni même Kashmir started not in October 1947, or even in Septem- en septembre 1947, mais il y a vingt ans que s'est engagée, ber 1947, but twenty years ago, and it has been continu- au Cachemire, la lutte pour la liberté; et celui qui n'a ally waged during this period by the man who is now cessé de la poursuivre depuis lors n'est autre que le cheik heading the People's Government, Sheikh Abdullah. As Abdullah, chef du Gouvernement pupulaire. Comme je 12 "Je fus donc présenté au Sirdar Mohammed Ibrahim Khan, Président du Gouvernement provisoire du Cache- mire a::ad. Il fit signe à mes deux compagnons de s'éloigner et m'invita à m'asseoir sur le lit à côté de lui Il me demanda à brûle-pourpoint: "Pourquoi vouIez: vous vou~ joindre aux forces a.zad?" Je répondis franchement que c'était la curiosité plutôt que tout autre sentiment qui m'avait attiré. Ibrahim se lança alors dans une longue explication sur la révolte musulmane contre l'Inde et le Cachemire. Il justifia sa thèse à l'aide des arguments mêmes dont il se sert devant l'Organisa- tion des Nations Unies à Lake Success." En passant, je précise que ces citations sont tirées d'un article du 12 février 1948. Je reprends la citation: "Tandis qu'il s'échauffait, je restais plutôt indifférent. Je commençai pourtant à manifester quelque intérêt lorsqu'il me demanda quelles seraient mes conditions pour me mettre au service du Cachemire azad. Derrière moi quelqu'un suggéra 1.000 dollars par mois. Je souscris d'avance à vos conditions, me dit Ibrahim." Parlant des hommes des tribus dont il avait le com- mandement, le général dit: . "Cependant, les tribus quittaierit l'une après l'autre les collines arides pour aller razzier les vallées fertiles. Bien qu'elles fussent elles-mêmes musulmanes, elles ne se souciaient guère des questions qui étaient en jeu dans le soulèvement des Musulmans du Cachemire contre l'Inde. Elles ne songeaient qu'à se distraire et à piller. Lorsque le Gouvernement indien nous accusa d'encoura- ger les tribus sauvages à piller et à violer à cœur joie, nos agents de publicité ripostèrent en proclamant que les Pathans s'étaient mis volontairement au service de notre cause et qu'ils combattaient dans les rangs d'une brigade internationale spéciale. Le fait que c'était moi, un Américain, qui commandais la brigade, donnait de la vraisemblance à cette histoire. Or, 8.000 Pathans étaient descendus de l'Etat de Dir, situé dans la province nord-ouest du Pakistan, pour avoir leur part de butin. Nous les dépéchâmes au front au fur et à mesure que nous pou~T;ons nous procurer des camions. Le Gouver- nement du Pakistàn collabora avec empressement à cette opération, en nous prêtant des camions et de l'essence. Je crois bien que, s'il le fit, c'était. afin de débarrasser Rawalpindi des Pathans, avant qu'ils ne se missent à piller cette ville. Je retournai au front dix jours plus tard pour prendre le commandement de ma brigade in- ternationale." The representative of Pakistan referred to the large number of refugees that had come over into Pakistan from the Indian side of the cease-fire line, and he pointed ta this fact as proof of aggression, tyranny and what-not by India. It is unfortunately true that there has been a stream of refugees across the frontier on both sides, whether in Kashmir or elsewhere. This is not a feature peculiar to Kashmir. It was the result of the partition andthe communal frenzy that unfortunately accompanied it. There are large numbers of Hindu refugees and even Muslim refugees who have come over to the Indian side of the cease-fire line in Kashmir because they felt unsafe on the other side, and their number also runs into hun- dreds of thousands. The resolution of 5 January makes provision for the repatriation of all these refugees on either side, and in- deed this will be one of the most difficult tasks to be com- pleted before the holding of the plebiscite. l have already drawn the attention of the members of the Security Council to the fact that, even as late as August 1949 in the presence of certain United Nations observers, the Muslim inhabitants of certain villages which were on the Pakistan side of the cease-fire line insisted on moving across to the Indian side. As the representative of Pakis- tan said, "Facts are worth more than arguments," and here are faets which can be confirmed by the United Nations observer, Lieutenant Wayne. l can fumish the fu1lest details of these happenings if they are required for purposes of verification. They are contained in a report made by the Administrative Officer of Gurais. According to the representative of Pakistan himself, two- thirds of the population of the entire State is still on the Indian side of the cease-fire line and, n~edless to say, the vast majority of that population consists of Muslims. l now come to the extract which l quoted from Mar- garet Bourke-White's book.s The representative of Pakistan seems to be doubtful of the facts mentioned in the extracts, and he asked me, "Where was the Consti- tution referred to in the first sentence of that extract?" l have it here in my hand. It is entitled New Kashmir, and is described as a draft constitution and outline eco- nomic plan for the State of Jammu and Kashmir. It opens with the words : "We the people of Jammu and Kashmir, Y'rlakh and the frontier regions inc1uding Poonch and ChL..i.ni, com- aHalfway to Freedom, Margaret Bourke-White,· Simon and Schuster, New Y.ork, 1949. Le représentant du Pakistan a fait allusion au grand nombre de réfugiés qui, venant du côté indien de la ligne de démarcation, sont passés au Pakistan i il a in- terprété ce fait comme une preuve d'agression, de tyran- nie, que sais-j~ encore, de la part de l'Inde. Il est mal- heureusement exact qu'un flot de réfugiés a traversé la frontière dans les deux sens, tant au Cac1lemire qu~ail leurs. Mais ce fait n'est pas spécial au Cac1lpmire. Il résulte du partage et de l'égarement collectif qu'il a, malheureusement, suscité. Il y a eu aussi des réfugiés hindous ou même musulmans qui sont passés en grand nombre du côté indien de la ligne de démarcation au Cac1lemire, parce qu'ils ne se sentaient pas en sécurité de l'autre côté i ces réfugiés se comptent également par centaines de milliers. La résolution du 5 janvier prévoit le repatriement de tous ces réfugiés, des deux côtés de la ligne de démarca- tion; ce sera là, certes, une des tâches les plus difficiles à accomplir avant de procéder au plébiscite. J'ai déjà sig- nalé au Conseil de sécurité qu'au mois d'août 1949 encore, au vu et au su de certains observateurs de l'Organi- sation des Nations Unies, les Musulmans habitant cer- tains villages situés du côté pakistanais de la ligne de dé- marcation ont absolument tenu à franchir cette ligne pour passer du côté indien. Comme l'a dit fort justementle re- présentant du Pakistan: "les faits sont plus éloquents que les arguments"; or, il y a des faits que le lieutenant Wayne, observateur de l'Organisation des Nations Unies, pourrait confirmer. Je suis en mesure de donner les détails les plus complets à leur sujet, si c'était nécessaire aux fins de vérification. Ces faits sont contenus dans un rapport émanant de l'autorité administrative de Gurais. Comme le représentant du Pakistan l'a lui- même reconnu, les deux tiers de la population totale de l'Etat de Jammu et Cachemire se trouvent toujours du côté indien de la ligne de démarcation, et la plus grande partie de cette population est, cela va sans dire, ~omposée de Musulmans. J'en arrive au passage du livre de Margaret Bourke- White que j'ai citéS, Le représentant du Pakistan a paru mettre en doute les faits que relate ce passage et il a demandé à voir la constitution dont il est question dans la première phrase. La voici dans ma main. Elle a pour titre: New Kashmir (le nouveau Cac1lemire) et se présente sous la forme d'un projet de constitution, doublé d'une ébauche de plan économique, pour l'Etat de Jammu et Cachemire. Elle débute par ces mots: "Nous, peuple de Jammu et Cac1lemire, de Ladakh et des régions frontalières, y compris le Panch et le a Halfway ta Freedom, Margaret Dourke-White, Simon et Schuster, New-York, 1949. Article 2 of part 1 of that draft constitution reads: uFreedom of conscience and of worship shall be guaran- teed for a11 citizens." As to the facts actually stated in the extract from Mar- garet Bourke-White's book, there can hardly be any doubt, because they are corroborated by the account of another eye-witness, Father Sha.11ks. When 1 made my original speech, 1 did not wish to read out the details given by Father Shanks, because they do not malœ pleas- ant reading. Since the representative of Pakistan is not content with what 1 have already stated, however, 1 am compelled to read out the further details now for the information of the Council. The account was repro- duced in the Daily Express of London, dated 11 Novem- ber 1947. He deseribes the attack on St. Joseph's Con- 'vent in the fo11owing words : "The tribesmen came shooting their way down from the hills on both sides of the town. They climbed over the hospital watls from all sides. The first group burst into a ward, firing at the patients. A twenty-year-old Ind::ln nurse t!'Îed to protect a Muslim patient whose baby had just been born. She was shot dead first; the patient was next. Mother Superior Aldetrude rushed into the ward, knelt over the Indian nurse and was at once attacked.-and robbed. Assistant l\.1:other Teresalina saw a tribesman point a rifle at Mother Aldetrude and jumped in front of her. A bullet went through Teresa- lina's heart. "At that moment, Colonel Dykes, who had assured us we would not be attacked, raced from his room a few yards along the terrace to get the Mother Superior out of danger, shouting at the tribesmen as he l'an. But the Mother Superior feIl, shot, and Colonel Dykes collapsed beside her with a bullet in his ôtomach. Mrs. Dykes l'an from her husband's room to help him. She, too, was shot dead" and so on and so on; 1 shall not read out the full details. While the representative of Pakistan seems to doubt the veracity of Margaret Bourke-White, he seems to ac- cept without reservation the statements made by Ml'. M. N. Roy, whom he now describes as a "non-Muslim patriotic politica1leader of India". This particular gentle- man has been a patriot in many. countries-to mention them in order: Russia, China, now India, and tomorrow, in view of the admiration he app1ears to have evoked, perhaps Pakistan. . L'article 2 de la première partie de ce projet de Cons. titution est libellé comme suit: uLa liberté de conscience et de culte est garantie à tous les citoyens". En ce qui concerne les faits précis que relate le passage en question du livre de Margaret Bourke-White, ils ne sauraient faire l'objet du moindre doute, car ils sont corroborés par le récit d'un autre témoin oculaire le révérend père Shanks. Dans ma première intervention je me suis abstenu de donner lecture des détails donné~ par le révérend père Shanks, car cette lecture n'avait rien d'agréable. Cependant, puisque le représentant du Pakistan ne veut pas se contenter de mes déclarations antérieures, je me vois dans l'obligation de donner lecture maintenant, à titre d'information, des détails que j'avais passés sous silence. Le récit du révérend père Shanks a paru le 11 novembre 1947 dans le Daily E~;press de Londres. Le révérend père décrit dans les termes suivants l'attaque du couvent Saint-Joseph: "Les montagnards, dévalant des collines, se frayèrent un chemin à coups de fusil de part et d'autre de la Yille. Ils escaladèrent de tous côtés les murs de l'hôpital. Le groupe de tête fit irruption pans une salle de l'h,ôpital, en faisant feu sur les malades. Une infirmière indienne de 20 ans tenta de protéger une Musulmane qui venait de mettre au monde un enfant. Elle fut abattue la pre- mière, puis ce fut le tour de la malade. La' mère su- périeüre·Aldetrude se précipita dans la saile, se jeta à genoux à côté de l'infirmière, et, comme elle se penchait sur elle, elle fut immédiatement attaquée et détroussée. Son adjointe, la mère Teresalina, voyant un montagnard mettre en joue la mère Aldetrude, fit à cette dernière un rempart de son corps. Une balle la frappa en plein cœur. "A ce moment, le colonel Dykes, qui nous avait garanti que nous ne serions pas attaqués, sortit en courant de sa chambre, située à quelques mètres de là sur la terrasse, pour soustraire la mère supérieure au danger, en poussant des cris pour détourner d'elle ses agresseurs. Mais la mère supérieure s'affaissa, foudroyée, et le colonel Dykes s'effondra à côté d'elle, une balle dans la poitrine. Mme Dykes accourut alors de la chambre de son mari pour lui porter secours. Elle·aussi fut abattue", etc. Je fais grâce au Conseil de la suite. . Alors qu'il semble douter de la bonne foi de Margaret Bourke-White, le représentant du Pakistan accepte ap- paremment sans la moindre difficulté les déclarations de M. M. N. Roy, dont il parle maintenant comme d'un "chef politique patriote non musulman de l'Inde". Or, ce personnage a été un patriote dans bien des pays - je les cite dans l'ordre: la Russie, la Chine, aujourd'hui l'Inde, et demain, peut-être, à en juger par l'admiration qu'il semble y susciter, le Pakistan. Chaque fois que, dans la question du Cachemire, un obstacle surgit ou qu'un retard se produit, on a tendance En réalité, nous ne sommes pas intransigeants du tout. La position de l'Inde n'a jamais changé, à cette exception près que, par amour de la paix, elle a fait certaines concessions qui, malheureusement, n'ont pas amené la paix. In reality, there is, no intransigence at all. India's position has ,been consistent throughout, except that, for the sake of peace, it has made certain concessions which, unfortunately, have not brought peace. PüUi" terminer, je tiens à rappeler ce que nütre Premier Ministre a dit de la question du Cachemireà la conférence de presse qu'il a tenue à Delhi, peu après son retour dans l'Inde. Comme on lui demandait quelles déclarations il avait faites à ce sujet, il répondit: In conclusion, l shûuld like tû qUûte what the Priil1e Minister said about the Kashmir issue at a Press con- rerence in Delhi soon after his return ta India. He was asked what statements he had made on this subject, and bis reply was : . "What 1 said was that the Kàshmir issue, or any such issue, could be resolved in three ways. The first was one of war, whatever the result; the other was continua- tion of the stalemate as it is now j and the third was some kind of settlement by mediation, if it cottld be brought about directIy. "Ce que j'ai dit, c'est qu'il y a trois manières p05sibles de résoudre la question du Cachemire, ou toute autre question du même ordre: la première est la guerre, quelle qu'en soit l'issue; la deuxième est le maintien de l'état de choses actuel; la troisième est un arrangement obtenu par voie de médiation, si la médiation permet de parvenir directement à cet arrangement. "1 definitely said that resolution of an issue of this kind by arbitration was not possible. Mediation means "J'ai déclaré nettement qu'il était impossible de ré- soudre une question de cette nature par l'arbitrage. Il faut entendre par médiation l'intervention de tiers qui aident les parties en présence à parvenir à un accord. La médiation exclut toute idée de contrainte. 1 other people helping the parties themselves in coming to a settlement. There cannot be any compulsion about mediation. '.'And 1 said further that we wanted to do everything to mcrease the prestige of the United Nations by its being associated with that mediation as it had been in the past." "J'ai affirmé, en outre, que nous ferions tout notre possible pour rehausser le prestige de l'Organisation des Nations Unies en l'associant, comme par le passé, à cette médiation." Comme on lui demandait ensuite ce qu'il pensait de l'activité de la Commission des Nations Unies pour l'Inde et le Pakistan, le Premier Ministre répondit : Then, referring ta the activities of the United Nations Commission for India and Pakistan, the Prime Minister , repIied: "1 am not prepared ta say that there have h~en no results at all. There have been many results : Ohe major 15 "Loin de moi l'idée de prétendre qu'aucun résultat n'a été atteint. Au contraire, on en a obtenu beaucoup: CCMaybe it is a difficult question, in the sense that pas- sions have been roused. l am not going into the merits at this moment. It takes time. Maybe one has to go step by step." Asked about the next step to solve the deadlock, the Prime Minister said that, whatever may he the next step, it should be under the auspices of the United Nations; what form it should take, could be considered later. l have tried to deal with the more important parts of the speech of the representative of Pakistan, but it must not be assumed that, because l have not had time to deal with every detail, anything that l have not controverted is admitted. l should like to comment upon these other m~tters,if l think necessary, at a subsequent stage. Sir Mohammad ZAFRULLA KHAN (Pakistan): To- day's statement of the representative of India to the Securîty Council does not calI for a lengthy reply, but inasmuch as it is charged with a great deal of skill that he undoubtedly possesses, clarification of some of the points is necessary. My learned friend's main point is that it is the pres- ence of Pakistan forces in the State which has become the main obstacle in the way of a settlement, l was happy to note, however, that his very opening sentences are in full accord with the situation as we view it. He stated that the two sides are agreer.l upon the resolutions of 13 August 1948 and 5 January 1949, and the task be- fore the Counci1 is to settle the procedure according to which they cau he implemented. As l have said, l am happy that, at least to that extent, as regards principle the two sides are agreed. With regard to the point of the presence of Pakistan Quant à la présence .des troupes pakistanaises ·dans forces in the State, though l shall comment presently l'Etat - je reviendrai bientôt sur les arguments pré- upon the arguments made by him, the fact is, as it is now sentés à ce sujet par le représentant de l'Inde -le fait quite clear to the Security Counci1, that the entry of those est, eomme le Conseil n'en saurait plus douter actuelle: forces took place early in May 1948. The very first of ment, que l'entrée de ces troupes a eu lieu au début de m:;! the two resolutions subsequently accepted by both Gov- 1948. La première des deux résolutions ultérieurement ~o~s tenons à éliminer la guerre ou la r~prise des ho~ti: htes en tant que moyens permettant de regler le différend actuel, ou d'ailleurs, n'importe quel différend. En fait une demi-douzaine de fois au moins, j'ai précisément proposé de renoncer formellement à la guerre pour ré- soudre le conflit relatif au Cachemire. Je l'ai proposé au Pakistan et j'ai renouvelé ma proposition publique. ment de diverses manières. Le seul fait de renoncer d'avance à la guerre diminuerait fortement la tension qu'elle soit d'ordre psychologique ou d'un autre ordre' et la question apparaîtrait sous un tout autre jour. ' "Il se peut que la question soit difficile à résoudre du fait que les passions ont été éveillées. Je ne veux'pas entrer aujourd'hui dans le vif du sujet. Cela prendra du temps. Peut-être faudra-t-il avancer pas à pas." Comme on lui demandait quelle devait être, à son avis la première mesure à prendre pour sortir de l'impasse' le Premier Ministre a déclaré que, quelle que puisse êtr~ cette mesure, il fallait en tous cas qu'elle fût prise sous les, auspices de l'Organisation des Nations Unies; quant à sa mise au point, elle P?uvait être examinée plustard. Je me suis efforcé de répondre aux passages les plus importants de l'exposé du représentant du Pakistan; toutefois, il ne faudrait pas croire que, parce que je n'ai pas eu,le temps de répondre à cet exposé dans le plus grand détail, je reconnais tout ce que je n'ai pas réfuté. Je me réserve le droit de revenir, le cas échéant, sur ces autres questions à un moment ultérieur. Sir Mohammad ZAFRULLA KHAN (Pakistan) (tra- duit de l'anglais): La déclaration faite aujourd'hui au Conseil de sécurité par le représentant de l'Inde n'appelle pas une longue réponse mais, étant donné qu'elle est marquée au coin de la grande habileté que nul ne saurait lui contester, je dois apporter quelques précisions à pro- pos de certains points de cette déclaration. Selon mon éminent collègue, et c'est son argument principal, ce serait la présence des troupes pakistanaises dans l'Etat qui aurait été l'obstacle essentiel sur la voie d'un règlement. Toutefois, j'ai constaté avec satisfac- tion que, dès le début de son exposé, il a envisagé la situation sous le même angle que nous. Il a déclaré, en effet, que les deux parties étaient convenues de se con· former aux résolutions du 13 août 1948 et du 5 janvier 1949, et que la tâche du Conseil consistait à rechercher les moyens permettant de les mettre en application. Je suis donc heureux de constater, je le répète, que·lesdeu., parties sont d'accord au moins sur les principes. Dans ces conditions, il est évident que cet état de choses ne saurait être invoqué à l'heure actuelle comme étant un obstacle à la mise en application de ces résolutions. Cela équivaudrait à renverser l'ordre chronologique des faits. Surely that situation cannot today be put forward as something that obstructs the further progress of the im- plementation of those resolutions. That is reversing the chronology altogether. My learned friend then entered into the question of the justification or non-justification of the step taken by the Pakistan Government in this respect.. Again, the main reply to that contention is that aIl of that must have been discussed with the Commission, and was certainly taken into account by the Commission before it made its proposais. Ta bring up that matter today is to go back ta aperiod anterior even to the presentation by the Com- mission of its first resolution. It is an attempt to throw aside the agreement with which the submission of the representative oi-India to the Security Council started today. He said that we have agreed upon those two resolutions, and that the task before the Security Council is to find the means to lay down the procedure for their implementation. Those resolutions, as l have said, deal ,vith the whole situation and take note of it in every respect. Mon éminent collègue a examiné ensuite si la mesure prise par le Gouvernement du Pakistan à cet égard était fondée ou non. Là encore, l'argument principal à lui opposer est que tous ces faits ont dû être discutés avec la commission qui en a certainement tenu compte en formulant ses propositions. Les évoquer aujourd'hui équivaudrait à revenir à une époque antérieure au mo- ment où la commission a présenté sa première résolution. C'est un essai tenté pour nier l'accord dont le représentant de l'Inde a commencé par reconnaître l'existence dans la déclaration qu'il a faite aujourd'hui au Conseil. Il a dit, en effet, que les parties avaient accepté les deux résolutions et que la tâche du Conseil de sécurité con- sistait à trouver les moyens permettant de les appliquer. Ces résolutions, je le répète, traitent de l'ensemble de la situation et en tiennent compte sous tous ses aspects. Le représentànt de l'Inde a ensuite posé deux ques... tions concrètes. Il a déclaré que les mesures prises par le Pakistan constituaient un acte d'agression de la part d'un Dominion contre un autre Dominion. Et pourquoi constituaient-elles un acte d'agression? Parce que le Souverain du Cachemire s'était déclaré prêt à rattacher son territoire à l'Inde et que l'Inde avait accepté ce rattachement. . The representative of India then put two specific ques- tions, stating that that was an action against a sister Dominion. Why was it an action against a sister Do- minion? His contention is that it was so because the Ruler had offered accession to India and India had ac- cepted that accession. My reply to my learned friend is that Junagadh had offered accession to Pakistan on 15 September 1947, which was accepted. India marched its forces -into the State of Junagadh on 9 November 1947. Was that or was that not aggression against a sister Dominion? Ac- cording to the representative of India, by virtue of its accession Junagadh had become part of Pakistan. That being so, the marching of Indian forces into Junagadh on 9 November 1947 either was or was not an aggressïon iagainst a sister Dominion. Ifit was an aggression against a sister Dominion, then the marching of Pakistan forces Je répondrai à mon éminent collègue que le Junagadh a offert de se rattacher au Pakistan, le 15 septembre 1947, et que cette offre a été acceptée. Le Gouverne- ment de l'Inde n'en a pas moins donné ordre àses troupes d'entrer dans l'Etat du Junagadh, le 9 novembre 1947. Cela constituait-il ou non un acte d'agression de la part d'un Dominion contre un autre Dominion? Selon le représentant de l'Inde, en vertu de son acte de rattache- ment, l'Etat du Junagadh était devenu une partie inté- grante du Pakistan. Dans ces conditions, l'entrée des troupes indiennes dans le Junagadh, le 9 novembre 1947, If the reply is that aggression \Vas con1ltlitted by India, thèn it is îlot for India now, six months later, to raise the tomplaint of aggression against Pakistall. And if India was not guilty of aggressiol1, how can it charg{' us with ag-gression? If it was not aggression in either case, then. the questions posed hy the representative of India do not arise. If it was aggression in India's case, I shall unswer Sir Ben.egal N. Rau's twù questions if he will he pleased ID nnswer my question. Before India marched its troops inta Junagadh, \Vas His Majesty's Govermnent tousulted or iufonned? In the words of my learned frien.d, Illdia was <tcommitting aggression against a sister Dominion.," l wish to ask whether or not its Cornmander- in-Olief, wIten sanctioning this movement, cautioned its Governmeut that by moving these troops into Junagadh it weuld t--e guilty of aggression against a sister Do- minion? "Vhen these questions are answered b)T my iearned friend, l shait attempt to answer his questions. Then the representative of Illdia read out Douglas Brown's -{ patch about certain things of which even l am unawcle up to this day. I am unaware what e."Cactly took place because l have not studied that problem and l was not then in tlle Government. But is he prepared 10 acœpt the account of a newspaper correspondent with regard 10 confidential consultations which took place be- tween different organs of tlle Government? Does he know 10 wbat e."d:ent they are true or whether they are fab-e or garbled? And if so, would he be prepared to afu.-wer stmiIar questions put by me to him with regard 10 Kasbmir? The truth of the matter is that these mat- ters are irreIevan.t today, apart from the question of the rights or wr.ongs of il. There is no wrong committed by Pakb-tan whatsoever in this respect, because apart from an other justifications, fuma had itself furnished the full- est j&-tmc:ation by interpreting these matters in regard fu Junagadh in the way which l have described to the Cmmcil. A~ ilie representative of India said that if Pakistan nad taken ilie precaution of infonning His Majesty's Gawermnent before taking this action, or if Pakistan had Si l'Inde s'est rendue coupable d'un acte d'agre~?Sioll il ne lui appartient pas de venir, maintenant, six ntoi~ plus tard, accuser le Pakistan d'un acte d'agression. Si par contre, elle ne s'est pas rendue coupable d'un act~ d'agression, comment peut-elle nous accuser d'avoir com- mis un acte d'agression? Si, dans les deux cas, il n'y a pas eu agression, alors les questions posées par le re- présentant de l'Inde n'ont pas de raison d'être. Si, dans le cas de l'Inde, il y a eu une agression, je répondrai aux deux questions posées par Sir Benegal N. Rau, s'il veut bien répondre à la mienne. Le Gouvernement de Sa Majesté a-t-il été informé ou consulté avant que l'Inde n'envoie des troupes daris le Junagadh? En effet si l'on s'en tient à la déclaration de mon éminent collègue; l'Inde Hcommettait un acte d'agression contre un Domi· nion frère". Je voudrais savoir si le Commandant en chef, avant d'obéir à cet ordre, a averti le Gouvernentent de l'Inde qu'en pénétrant dans le Junagadh il serait coupable d'un acte d'agression contre un autre Dominion. Lorsque mon éminent collègue aura répondu à ces ques· tions j'essaierai de répondre aux siennes. Le représentant de l'Inde a donné lecture d'une dé- pêche de Douglas Brown concernant certains faits que moi-même j'ignore encore à ce jour. Je ne me rends pas très bien compte de ce qui s'est passé à ce moment- là, car je n'ai pas étudié ce problème et je n'appartenais pas alors au Gouvernement. Quoi qu'il en soit, le re- présentant de l'Inde est-il prêt à accepter les affirmations d'un corresp(j(ldant de presse au sujet de consultations confidentielles qui ont eu lieu alors entre divers organes du Gouvernement,.sans savoir si ces renseignements sont exacts et jusqu'à quel point, ou s'ils sont, au contraire, faux et dénaturés? S'il en est ainsi, accepterait-il que je lui pose des questions analogues au sujet du Cache- mire? La vérité est que ces faits ne nous concernent pas aujourd'hui, si ce n'est du point de vue de la ques- tion de savoir qui a eu tort ou raison en la matière. Le Pakistan n'a commis aucun acte répréhensible en cette affaire, car, outre d'autres circonstances qui justifiaient son attitude, l'Inde elle-même avait fourni la meilleure justification possible en interprétant ces questions dans le cas du Junagadh de la manière que j'ai décrite àu Conseil. Le représentant de l'Inde a dît que, si le Pakistan avait pris la précaution d'informer le Gouvernement de Sa Majesté avant d'intervenir,' ou s'il avait prévenu le Le représentant de l'Inde a dit que le Pakistan avait étendu son contrôle militaire aux régions septentrionales. Hier, j'ai analysé cette question en détail et j'ai déclaré catégoriquement au Conseil de sécurité que, le 20 août 1948, lorsque le Premier Ministre de l'Inde a soulevé cette question devant la commission, pas un seul pouce des territoires qui font actuellement l'objet du différend ne se trouvait sous le contrôle de l'administration du Maharadjah. ToJes forces militaires de l'Inde n'ont, à aucun moment, contrôlé une partie quelconque de tes régions, et il est certain que, le 20 août 1948, elles n'en contrôlaient pas un seul pouce. Dans ces conditions, comment peut-on venir prétendre aujourd'hui que c'est postérieurement à cette date que les forces du Pakistan ou celles du Cachemire azad sont arrivées, d'une manière ou d'une autre, à consolider leurs positions? Ma décla- ration n'a pas été contredite et je ne vois pas qu'on y oppose quelque autre argument; et pourtant une théorie prend fonne selon laquelle les forces du Pakistan au- raient renforcé leur contrôle sur les régions septen- trionales, cela parce que la commission aurait commis l'erreur de supposer que les choses s'étaient passées ainsi. En fait, j'ai dit que, postérieurement à cette date, les forces militaires de l'Inde, comme suite à leur offen- sive de novembre, se sont emparées du col de Zojila, de Dras et de Kargil et ont pu les dégager. Ces villes et l'ensemble de cette ligne se trouvent maintenant au-delà de la ligne de démarcation, du côté indien. The representative of India has said that Pakistan ex- tended its military contml over the northern areas. l dealt with this matter in detail yesterday and l stated categorically to the Security Council that on 20 August 1948, when the Prime Minister of India first l'aised this matter with the Commission, the Maharaja's administra- tive authority did not extend to one inch of those terri- tories which are now in dispute. The Indian military forces have at no time been in control of any part ôf those areas, but certainly on 20 August 1948 they were not in control of a single inch of the territory. If that \Vas 50, how is it alleged today that it was after that date that the Pakistan forces or the Azad Kashmir forces had somehow consolidated their positions? That state- ment of mine is not controverted, and nothing else is alleged in answer to it, yet the theory is being developed that the Pakistan forces consolidated their control over the northern areas because somehow the Commission has fallen into the error of assuming that that had happened. As a matter of faet l said that after that date the Indian military forces, as a result of their November offensive, had taken possession of the Zojila Pass, of Dras and Kargil and had been able to relieve them. AIl those towns, and the whole of that line, is now on their side of the cease-fire line. ' Discussing the Azad Kashmir forces, the repl'esenta- tive of India said that his Government's view had con- sistently been that the Azad Kashmir forces should he disbanded before the bulk of the Indian Army was with- drawn. He said that he was not concerned whether that happened in the second stage or in the thil;"d stage, but that the Indian view had consistently been that they must Parlant des forces du Cachemire azad, le représentant de l'Inde a dit que son Gouvernement avait toujours estimé que ces forces devaient être dissoutes avant le retrait du gros de l'armée indienne. Il a dit qu'il lui importait peu que cette opération intervienne lors de la deuxième ou de la troisième phase, mais que le Gouver- nement de l'Inde avait toujours estimé que ces forces devaient être dissoutes, avant que le gros de l'armée indienne ne quitte le pays. En fait, le retrait du gros de l'année est prévu dans la deuxième partie de la réso- lution du 13 août. La commission a bien précisé que cette résolution du.13 août ne concernait pas les forces du Cc'::hemire azœd, dont la dissolution - conformément à un arrangement accepté par l'Inde - est prévue à l'ali- néa b du paragraphe 4 de la résolution du 5 janvier 1949. L'alinéa a du paragraphe 4 de cette résolution traite du retrait définitif des forces indiennes restant dans le pays après le retrait du gros de l'armée indienne au cours de la période de trêve et à la suite de la dissolution ou du désarmement des forces du Cachemire (lJZad. b~ disbanded before the bulk of the Indian Anny was wlthdrawn. The actual fact is that the withdrawal of the bulk of the Indian Anny was provided for in the se~o~d part of the resolution of 13 August. The Com- , mIssIon clearly explained that the whole of the resolution of 13 August did not touch the Azad Kashmir forces, the disbandment of which-an arrangement to which the Government of India agreed-is provided for in s:..Lb- paragraph 4(b) of the resolution of 5 January 1949. Sub-paragraph 4(a) of that resolution deals with the final disposaI of the remaining Indian forces aftel' the b~k had been withdrawn in the truce stage and after the dlsbandnient and disannament of the Azad Kashmir The representative of India again reverted ta his ar- gument based on the phraseology of sub-paragraph 3(b) of the resolution ot 5 January 1949 to the effeet that the Plebiscite Administrator shall derive hi'j authority from the State of Jammu and Kashmir. l went into that mat- ter in detail yesterday and l will not repent my argu- ments, but the represcnb1.tive of India said that while India !lad been given certain explanations and we lmd been given certain explanations, neither side Imew at the timc what explanations had been given to the otller side, though those explanations have subsequently been pub- lished. If the explanations and clarifications given ta India are to be binding, though they do not amount to what the representative of India contended, and those which werè givell to us are not to be binding, is that not applying one rule ta one side and another rule to the otller? That is why it was suggested that if any conflict arose aver those clarifications given to either side, the arbitrator should decide. Anybody who arbitrates will obviously look both to the language of the resolutions and to the c1arificatic.'s and assurances given to bôth sicles; he will endeavor to find out what \Vas understood by eacll side and to what each side agreed. As a matter of tact, the Government of Pakistan was itself so con- scious of this-that any agreement arrived at must b~ an agreement upon the same things and in the same sense --that, in replying to the Commission's resolution of 13 August 1948, one of the main points made by the Pakis- tan Government was that any clarifications given to the Goyermnent of India must be communicated to and ac- cepted by the Govermnent of Pakistan, and any clarifi- cations given to the Government of Pakistan must be communicated to and accepted by the Government of India before it could be said that an agreement had been reached. That has been our point and that was one of the conditions on our side which has been described as amounting to a rejection of the resolution. But we are not responsible for that situation. In my letter dated 6 September 1948 [Sjll00, para- graph 97], addressed to the Chairman of the Commis- sion, wmch contained the reply of the Government of Pakistan to the Commission's resolution of 13 August 1948, p~araph 10 states: Le repl'ésentant de l'Inde a repris son argument fondé sur les termes mêmes de l'alinéa b du paragraphe 3de la résolution du 5 janvier 1949, qui prévoit que l'admini;. trateur du plébiscite recevra ses pouvoirs de l'Etat de Jammu et Cachemire. J'ai étudié cette question en détail hier et je ne répéterai pas mes arguments' le représentant de l'Inde a dit que son pays avait reçu ~er. taines explications, de même que le Pakistan, mais qu'aucune des deux parties ne savait, à l'époque, quelles précisions avaient été données à l'autre, bien que ces explications eussent été publiées par la suite. Si les explications et les précisions données à l'Inde, lesquelles ne vont pas aussi loin que le représentant de l'Inde l'a prétendu, devaient avoir une force obligatoire que n'au. l'aient pas les précisions données au Pakistan, cela ne signifierait-il pas que l'on applique un traitement dif. férent aux parties? Aussi avait-il été suggéré que, en cas de conflit au sujet des précisions données à l'une ou l'autre des parties, la question devrait être réglée par un arbitre. Il est évident que la personne chargée d'arbitrer c..'eaminera à la fois les termes des résolutions et les explications et assurances données aux deux par· ties et s'efforcera de déterminer ce qu'a r1mpris et accepté chacune des parties. En fait, le GO,1 \ 'nement du Pakistan lui-même se rendait si bien compte que les parties, en arrivant à une entente, devraient se mettre d'accord sur les mêmes points et dans les mêmes termes que, répondant à la résolution de la commission en date du 13 août 1948, il a bien précisé que toute explication donnée au Gouvernement de l'Inde devrait être commu- niquée au Gouvernement du Pakistan et acceptée par lui et que toute précision donnée au Gouvernement du Pa- kistan devrait être également communiquée au Gouverne- ment de l'Inde et acceptée par lui, avant que l'on puisse parler d'Un accord. Voilà ce que nous avons demandé, voilà la condition posée par nous dl' d~ on a dit qu'elle équi- valait à un rejet de la résolution. Mais nous ne sommes pas responsables de cette situation. Dans la lettre que j'ai adressée le 6 septembre 1948 au Président de la commission [Sjl100, paragraphe 97], laquelle contenait la réponse du Gouvernement du Pa- kistan à la résolution de la commission en date du 13 août 1948, je disais, au paragraphe 10: "Le Gouvernement du Paldstan n'a pas eu cfmnais- sance des explications ou précisions que la commission a pu fournir au Gouvernement de l'Inde sur le!! propo- sitions contenues dans la résolution du 13 août 194& S'il n'a pas été donné d'explications ou de précisions, le Gouvernement du Pakistan n'a pas d'objection à for- muler à ce sujet, mais si la commission a fourni des explications ou des précisions au Gouvernement de l'Inde, il est incHspensable qu'elles soient portées à la connaissance du Gouvernement de l'Inde et que celui-ci les approuve. De même, il est nécessaire que les expli- cai10ns et les précisions fournies par la Commission an Gouvernement du Pakistan soient portées à la connais- sance du Gouvernement de l'Inde et que celui-ci les approuve. La commission admettra qu'il est de la plus That is what we were pleading for. Le second argument que nous avons fait valoir à ce propos est que la troisième partie de la résolution du 13 août devait être développée de manière à comporter un plan pour l'organisation du plébiscite, afin que tout soit prévu dans le détail jusqu'à cette phase finale. The second plea that we made on that occasion was lhat pa,rt III of the resolution of 13 August should be elaborated sa as to build up a scheme for the holding of the plebiscite in arder that the whole thing should become complete up ta that fina! stage. In paragraph 11 of my same letter 1 added: "Le Gouvernement du Pakistan accepte les proposi- tions contenues dans la résolution de la commission ... sous réserve que les explications et les précisions que la commission a données au Gouvernement du Pakistan soient acceptées par le Gouvernenlent de l'Inde et que les e>..-plications et les précisions que la Commission a éventuellement fournies au Gouvernement de l'Inde puissent être acceptées par le Gouvernement du Pakistan, et sous réserve également que le Gouvernement de l'Inde accepte les conditions nécessaires à un plébiscite libre et impartial qui doit décider si l'Etat de Jammu et Cache- mire sera rattaché à l'Inde ou au Pakistan, énumérées dans la partie B (paragraphes 6 à 15 inclus) de la réso- lution du Conseil de sécurité, en date du 21 avril 1948 [Sj726], et exposées au Conseil par les promoteurs de la résolution." llSubject ta the clarifications and elucidations fur- nished by the Commission to the Government of Palds- tan being accepted by the Government of India, and the elucidations and clarifications, if any, furnished by the Commission ta the Government of India being acceptable to the Government of Pakistan, and provided the Gov- ernment of India accept the conditions laid down in par~ B(paragraphs 6 to 15, bath inclusive) of the Security Council's resolution of 21st April, 1948 [Sj726], as ex- plained by the sponsors of the resolution in the Security Council, for a free and impartial plebiscite ta decide whether the State of Jammu and Kashmir is to accede 10 India or Pakistan, the Govermr.ent of Paldstan ac- cepts the proposais contained in the Commission's reso- lution..." Telle était alors l'attitude fort nette que nous avions adoptée: nous estimions que chacune des deux parties devait avoir connaissance des explications et des préci- sions fournies à l'autre; mais, en tout état de cause, qu'elles en aient eu connaissance ou non, elles ont accepté la résolution. Si un litige surgit du fait que la teneur des explications ou des précisions ne correspond pas ou doit être rajustée, soit à la situation, soit à la teneur de la résolution, il appartiendra certainement à l'arbitre qui a été proposF. ou à tout autre arbitre qui sera accepté par les parties d'étudier la question, d'entendre les deux parties et de dire: ''Voici ce qui était dans l'intention de la commission et ce qui a été accepté par les deux parties." Aussi bien, une fois ce stade dépassé, les questions dont le règlement complet est prévu par la résolution sont-elles résolues, et le retrait du gros de l'armée indienne et les questions relatives à l'autorité de l'Etat, à la souveraineté et à 1'intégrité sont prévues et traitées dans ladite résolution. That was our attitude then. Our attitude clearly was that each side must hïlOW the clarifications and elucida- tions given to the other, but in any case, whether they knew or not, they have accepted the resolution. If a question arises that the language of the clarifications or elucidations is in conflict or has to be reconciled to the situation or to the language of the resolution then, surely, it would be the business of the arbitrator who was pro- posed-or of any other arbitrator who might be accepted -to study the matter, hear bath parties, and say, "Here is what was intended by the Commission and accepted by both parties." For that matter, after that stage the points which are completely taken care of by the resolu- tion are concluded, and the withdrawa1 of the bulk of the Indian Army and the questions of the authority of the State, of sovereignty and of integrity, are dealt with and taken care of in the resolution. Then the representative of India said that, although Le représentant de l'Inde a dit ensuite que, sans vouloir he would not go into the question of Junagadh and approfondir les questions du Junagadh et de l'Haïdéra- Hyderabad because they were irrelevant, he would say bad parce qu'elles sont hors du sujet, il pouvait préciser that large sections of Muslims in Kashmir favoured qu'un grand nombre de Musulmans du Cachemire étaient India and that therefore the two cases were distinguish- en faveur de l'Inde et que, par conséquent, le cas n'était able. In the first place, the two cases are not irrelevant. pas le même. Tout d'abord, les deux questions sont 1 do not explain the out1ines of these two cases in an parfaitement pertinentes. Si je m'y arrête en passant, attempt ta invite the Security Council to pronounce upon ce n'est pas pour inciter le Conseil de sécurité à se pro- them. 1 am quite conscious of the faet that they are not noncer à leur sujet. Je sais parfaitement que le Conseil befor~ the Council at this stage. However, 1 invite the n'en est pas aetuell~ment saisi. Toutefois, j'attirel'atten- attentIon of the Security Council to those cases to illus- tian du Conseil de sécurité sur ces deux questions pour trate what was the Government of India's own interpre- illustrer l'interprétation personnelle que le représentant 21 Voilà ce que nous demandions alors. Au paragraphe Il de la même lettre, je disais tn outre: When the represeutative of Indin snys thnt a large section of the Muslims in Kashmir favour Indin that is beggil1g the question. That is the whole point at issue. How many? But even if they do, the obvious course ta take is for us to proceed to the stage of n free and im- partial plebiscite in which neither side has any advan- tage, in which neither side is ahle to exercise any influ- ence or coercion, and in which the people are left entirely free to decide for themselves to which side they wish to accede. If thev find that their inten=;;t~. thefr desires and their mllbit10ns impel th~rn ta uccede· to India, they will be free to accede to India. \Vhcre is the difficulty? Where is the prohlem? Then the representative of India referred to a sentence of mine. He said that I had stated that the possession of K:.lshmir was vital ta Pakistan. He will, however, do me the justice of recalling that nt that stage aU that I \Vas arsuing \Vas that if one \Vas to take the prima fada grounds which Lord Mountbatten had pointed out to the Rulers themselves, all those factors \Vent in favour of accession ta P;ùdstml. If the matter had to be decided on the basis of those considerations, the accession of Kaslunir ta Pakistan should have talœn place on those grounds. If, in arguing that point, I on one occasion used the word "possession" instead of "accession" the representathre of India cannot argue, "There it is. They want ta eat up Kashmir. It is a case of the wolf and the lamb:' Those who have followed the course of events in Inma with regard to the Indian States and the situa- tion of the Indian States which have acceded ta Pakistan, are well able to decide for themselves which is the case of the wolf and the lamb--whether it is that of India or of Pakistan. 1 wonld complete this portion of my remarks by say- mg that, while l did present that argument, l went on to say that, in spite of all these factors, we had accepted the position that the decision should be by means of a free and impartial plebiscite ta be held in Kashmir so thaï the people could decide ta which side they wanted 10 go. ""Vhat is wrong with that? On the basis of an the :factors which apply to the situation, Kashmir should have acceded ta Pakistan, but in spite of that, Pakistan 1.5 willingthat the democratic method of the people freely expressing their wishes should he followed and that the decision should take pIace in accordance therewith. 'l'he representative of India cited certain trade figures, alih.ough he himself added that India Was at that time nnpartitioned and that bis figures, therefore, were not exact:. 1 would say that they were not even approximate. 22 Dire, comme le fait le représentant de l'Inde, qu'un grand nombre de Musulmans du Cachemire sont en fa. veur de l'Iude, c'est émettre une pure hypothèse. C'est là justement tout le problèmf' Quel serait donc leur nombre? Mais, à supposer lllCillC qu'il en soit ainsi il est manifeste qlle la procédure à suivre est d'en venir 'au stade prévu du plébiscite libre et impartial, au cours duquel aucune des deux parties ne jouira d'aucun avan. tage ni ne sera en mesure d'exercer une influence 011 une contrainte quelconque et au cours duquel on laissera à la population toute liberté de décider, par elle-même auquel des deIIX pays elle veut être rattachée. Si ell~ estime que ses il" érêts, ses désirs, ses ambitions exigent qu'elle opte pour l'Inde, elle sera libre de le faire. Où est donc la difficulté? Où est le problème? Le représentant de l'Inde a fait ensuite état d'une phrase que j'avais prononcée. Il a dit que j'avais déclaré que la possession du Cachemire était vitale pour le Pa· kistan. Cependant, il doit en toute justice reconnaître qu'à ce moment-là, tout ce que je voulais prouver, c'était que, s'il fallait tenir cori1pte des facteurs, évidents à première vue, que Lord Mountbatten avait indiqués au.\; SouveraIns eux-mêmes, ces facteurs militaient tous en faveur ciu rattachement au Pakistan. Si l'on avait dû trancher la question en fonction de ces considérations, le rattachement du Cachemire au Pakistun aurait été prononcé en raison même de ces facteurs. Si, au cours de mon argumentation, je me suis une fois servi du moi "possession" au lieu de "rattachement", le représentant de l'Inde ne saurait en profiter pour dire: "Nous y voilà, ils veulent dévorer le Cachemire; c'est l'histoire du loup et de l'agneau". Ceux qui ont observé, d'une part, comment l'Inde a agi à l'égard des Etats indiens e~ d'autre part, quelle est la situation des Etats indiens rattachés au Pakistan, sont parfaitement en mesure de décider si c'est à l'Inde ou au Pakistan que doit s'appli- quer la fable du loup et de l'agneau. Pour compléter cette partie de mes observations, je tiens à rappeler ce qui suit: si j'ai effectivement fait valoir cet argument, j'ai néanmoins ajouté qu'en dépit de tous ces facteurs, nous avions admis que la décision interviendrait à la suite d'un plébiscite libre et impartial qui serait organisé au Cachemire, de telle sorte que la population puisse décider par elle-même à quel pays elle voulait être rattachée. Quel mal y a-t-il à cela? Si l'on tient compte de tous les éléments de la situation, le Cachemire aurait dû être rattaché au Pakistan; néan- moins, le Paldstan accepte que l'on applique la méthode démocratique de libre consultation de la volonté popu- laire et que la décision qui interviendra soit confonne à cette volonté. Le représentant de l'Inde a cité certains chiffres rela- tifs au commerce, tout en faisant· remarquer lui-m~e qu'ils se rapportaient à une époque où le partage n'avaIt pas encore eu lieu et que, par conséquent, ils n'étaient Le représentant de l'Inde a fait certaines remarques à propos du différend relatif à l'alimentation des canaux et j'ai de nouveau trouvé fort plaisant de l'entendre dire que, malgré les avertissements réitérés qui nous avaient été adressés avant l'expiration de l'accord provisoire, nous nous étions abstenus de toute démarche. En réalité, l'historique de ce différend, si le Conseil en était saisi, ferait apparaître que, durant le mois de mars, tous les efforts faits par nos ingénieurs pour entrer en contact avec les ingénieurs indiens en vue de régler le fonction- nement ultérieur du barrage supérieur, sont demeurés vaihs par suite de l'attitude évasive de ces derniers qui refusaient de rencontrer nos ingénieurs sous un prétexte ou sous un autre etgui, le 1er avril, coupèrent l'alimenta- tion en eau. The representative of India made certain observations \Vith reg"cl.rd to the dispute concerning the canal waters, and 1 was again amused by his saying that, in spite of reminders to us before the expiry of the interitT' agree- ment, we took no action. As a matter of fact, the history of that dispute, if it were before the Security Coundl, would disclose that during the month of March every effort of our engineers to get into touch with the Indian engineers in order to settle the further working of these head works was frustrated hy their evasion. They would not agree to meet our engineers on one exéuse or another, and then, on 1 April, they cut off the waters. L'arrêt des eaux dura environ six semaines. Il est vrai, comme l'a déclaré le représentant de l'Inde, qu'un accord temporaire fut conclule 4 mai 1948. Mais, comme je l'ai déjà dit, c'est le couteau sur la gorge que nous avons conclu cet accord qui vise à consacrer le point de vue de l'Inde selon lequel, en tout état de cause, l'Inde a droit à la totalité de l'eau et ne nous la vendra que contre paiement d'un droit de seigneuriage. Malgré cet accord et malgré le rétablissement de l'alimentation en eau, qui ne nous fut consentie qu'à condition que nous déposions d'avance le prix de l'eau sous forme de droit de seigneuriage, n'étions-nous pas fondés à présumer que, si l'Inde s'emparait du barrage supérieur de Mangla, clef du système d'irrigation du Jhelum, elle insisterait pour que le même principe fût appliqué, c'est-à-dire que si nous voulions de l'eau il nous faudrait payer une re- devance? Cette crainte n'était-elle pas justifiée? Je pense qu'elle l'était pleinement. Le représentant de l'Inde a dit, hier, que j'avais passé l'accord sous silence. Or j'en ai fait mention. En fait, je me suis même servi d'une expression qui, peut-être, ne plaira pas au repré- sentant de l'Inde, à savoir que nous l'avions conclu le couteau sous la gorge. The waters remained cut off for about six weeks. True, the representative of India had stated that on 4 May 1948 an ad interi'm agreement was arrived at. But that ad interim agreement, as 1 have said, was arrived at at the point of the pistol, and, as 1 have already stated, seeks ta base India's point of view, at any rate, on the ground that India is entitled to the whole of the water and would sen it to us only on payment of seigniorage. Were we not entitled to assume, in spite of that agreement and in spite of the restoration of the water on those terms- that we deposit the price of the water in the form of seigniorage-that if India once secured possession of the Mangla Head Works of the Jhelum irrigation system, it would insist upon the same view being accepted, and that unless we agreed to pay seigniorage, we would not be given any water? Was that apprehension not justified? l thlink that it was fully justified. The representative of lndia said yesterday that 1 had not mentioned that an agreement had been arrived at. 1 did mention the agree- ment. As a matter of fact 1 even used the expression- though it may not be acceptable to the representative of lndia-that it was arrived at at the point of the pistoI. .Mon éminent collègue a ensuite répondu aux critiques que j'avais formulées à l'égard des observations de Mar- garet Bourke-White. Il a dit qu'une constitution avait été proposée ou était en voie d'élaboration. Mais voici ce qu'a écrit eette dame: "Tandis que, dans la capitale du Cachemire, le Gouvernement populaire mettait la dernière main à ..." Où donc se trouvait le Gouver- nement populaire à cette date? Le cheik Ahdullah lui- même, bien qu'il eût été libéré de prison vers la fin du mois de septembre, ne collaborait d'aucune manière avec le Gouvernement. Il devint Premier Ministre beaucoup 23 Then my learned friend referred to my criticism of Margaret Bourke-White's remarks. He said some sort of Constitution had been drawn or was proposed. But what that lady said was: "While the People's Govern- ment in Kashmir's capital was completing these things..." Where was the People's Government at that date? Even S~eikh Abdullah, though he had been released from pnson toward the end of September, was 110t associated with the Government in any form at aIl. He became Prime Minister much later. He was associated with the then Prime Minister after 26 October. The Maharaja, With regard to the Baram111a Convent, I must say that my learned friend was not at all fair when he said that perhaps I was not content with what he had quoted pre- viously. I myself said that there had been regrettable incidents in Baramula. My learned friend himself had conceded, quite fairly and justly, that we were not re- sponsible for those incidents. We have not denied that the tribesmen were guilty of that kind of thing. Equally with the Government of India, we have deplored those incidents. But I did take up my learned friend's point, or the point he sought to make, to the effect that we had done nothing to prevent those incidents. I showed what we hàd done to prevent them, and I said that I pleaded guilty to this: that the Government of Pakistan at that time did not take the only appropriate action that it should have taken, more particularly in view of the fad that there was a stand-still agreement with the Govern- ment of the Maharaja. We should have moved Pakistan troops into the State both to stop the disor.ders that were taking place on account of the tribesmen and also to stop the persecution of the Muslim section of the population by the Maharaja's troops. We did not do that, and therein we committed a serious default. If my learned friend's poil•• is that we were guilty of neglect in that respect, then, as I have said, I plead guilty. Then r quoted something from Mr. M. N. Roy. I certainly was guilty of saying that Mr. M. N. Roy, what- ever his ideology and bis political views, whether one agrees with them or not, was a non-Muslim Indian pa- triot;. I am quite certain I said something to that effect. If that is such praise from me of Mr. M. N. Roy that my learned friend cannot tolerate it, well, I cannot help it. But Mr. M. N. Roy is a non-Muslim, that is to say, he is not a Muslim. He is Indian: I do not know whether or not that is denied. Whether his patriotism takes the • Reference is to the meetings of the Security Council in Janu- ary, February and March 1948. En ce qui concerne le couvent de Baramula, je dois dire que mon éminent collègue n'a pas témoigné d'un gJ.:and esprit de justice lorsqu'il a dit que je n'avais pa~ trouvé suffisantes ses citations antérieures. J'ai dit moi· même que de regrettables incidents s'étaient produits à Baramula. Mon éminent collègue a reconnu lui-même, en toute justice et équité, que nous n'étions pas respon- sables de ces incidents. Nous n'avons jamais nié que les membres des tribus s'étaient rendu coupables de faits de ce genre. Nous avons déploré ces incidents, au même titre que le Gouvernement de l'Inde. Mais j'ai contesté l'argument que mon éminent càllègue en tirait, ou cher- chait à en tirer, à savoir que nous n'avons rien fait pour éviter ces incidents. J'ai montré ce que nous avions fait pour les empêcher et j'ai déclaré plaider coupable sur ce seul point: que le Gouvernement du Pakistan n'avait pas agi, à l'époque, de la seule manière qui con- vînt, et ceci particulièrement en raison du fait que nous avions conclu un accord de statu quo avec le Gouver- nement du Maharadjah. Nous aurions du envoyer des unités du Pakistan sur le territoire de l'Etat, à la fois pour mettre fin aux désordres suscités par les membres des tribus et pour empêcher les persé~utions dont les fractions musulmanes de la population étaient victimes aux mains des troupes du Maharadjah. Nous ne l'avons pas fait et, ainsi, nous nous sommes rendus coupables d'un grave manquement. Si la thèse de mon éminent collègue est que nous avons péché par négligence en la matière, alors, ainsi que je l'ai déjà dit, je plaide coupable. J'ai également cité M. M. N. Roy. J'ai certainement dit que M. M. N. Roy, quelles que soient son idéologie et ses idées politiques - qu'on les approuve ou non- était un patriote indien non musulman; je suis sûr, en . effet, d'avoir employé ces termes, ou des termes ana- logues. Si cela constitue, de ma part, un éloge si exalté de M. M. N. Roy que mon éminent collègue ne peut le tolérer, je n'y puis rien. M. M. N. Roy est bien non- Musulman, c'est-à-dire qu'il n'est pas un Musulman. C'est un Indien: j'ignore si ce fait est contesté. Quant • Il s'agit des séances tenues par le Conseil de sécurité en janvier, février et mars 1948. Suis-je à blâmer d'avoir cité ses opinions, quelle qu'en soit la valeur? Elles n'engagent personne. Mais il les a exprimées et, en les citant, j'étais tenu de donner quelques indications sur lui. Si je m'étais contenté de dire: "M. M. N. Roya dit ceci", le Conseil aurait certes été en droit de se demander: "Quel est cet homme dont il parle?" Je devais en esquisser un rapide portrait. Qu'aurais-je pu dire de moins que ce que j'ai dit? Et de quoi me suis-je rendu coupable en le disant? And was l guilty in introducing his views, for what- ever they may be worth? They may not be binding upon anybody. But he gave expression to his opinions, and, inintroducing those views, l had to say something about who he was. If 1 had merely said "Mr. M. N. Roy says Ibis", the Council certainly would have been entitled to wonder, "Who is this man that he is talking about?" 1had to give sorne description of him. VVhat could 1 have said less than 1 did? And of what was l guilty in saying it? l shall not try to make a reply in regard to the rernarks of Brigadier-General Haight, the ex-G.r. who became a Brigadier-General under the Asad Kashmir Government. 1did not quote those remarks during the previous de- bates, although they were then available. And there \Vere very harsh things said by him about both sides, in arder to get a price settled, 1 have no doubt, for the com- munications that he was prepared to make for the Press in the United States. l shall not quote them today. Mr. Ayyangar quoted them even two years ago, and, while quoting them, he suddenly came upon this expression: ''Both sides are lying extensively"-or sorne such adverb -"over this issue." Mr. Ayyangar stopped at that point and said: "Well, l hope he is not lying"-and then he \Vent on to comment upon bis further remarks. Je n'essaierai même pas de répondre à la mention qu'on a faite des observations du général Haight,l'ancien "G.I." devenu général pour le Gouvernement du Cache- mire azad. Je n'ai pas fait état de ces observations au cours des débats ant';rieurs, bien que j'en eusse déjà eu communication. M. Haight a dit des choses très dures pour les deux parties, sans doute en vue de se faire payer cher les déclarations qu'il était prêt à faire à la presse des Etats-Unis. Je n'en ferai pas état aujourd'hui. M. Ayyangar les a citées déjà il Y a deux ans et, au moment où il en donnait lecture, il renco,ntra soudain cette expression: "En cette affaire, les deux parties mentent à qui mieu.."C mieux" ou quelque expression ana- logue. M. Ayyangar s'arrêta alors et dit: "Eh bien, j'espère qu'il ne ment pas", et il poursuivit alors ses commentaires sur les observations qu'il citait. Il n'est pas nécessaire de s'appesantir davantage sur cette question. Si c'est là le genre de preuves sur k- quelles mon éminent collègue fonde son argumentation, qu'il en use à son aise. It is not necessary to advert to that matter. If that is the kind of evidence on which my learned friend bases his case, he is welcome to it. He then furnished an analogy. He said it was as if we had offered, as trustee, to sell a house to a friend or neighbour for 10,000 dollars. The friend or neighbour says "1 am willing to take the house." Both have agreed that the house shall pass to the friend. The whole ques- tion is :what is the consideration? We have asked 10,000 dollars. We are first offered 5,000 dollars, then we are offered 3,000 dollars, then we are offered 2,000 dollars. Procédant ensuite par analogie, le représentant de l'Inde a comparé notre action à celle du gérant d'une maison qui aurait offert à un ami ou à un voisin de lui vendre cette maison pour 10.000 dollars. Cet ami ou voisin serait disposé à acheter la maison, tous deux seraient d'accord pour que ledit ami l'acquière. La seule question à régler serait celle du prix. Le vendeur aurait demandé 10.000 dollars; l'acheteur aurait offert au début 5.000 dollars, puis 3.000 èt enfiti 2.000. Je le répète avec tout le respect que je dois à mon éminent collègue: s'il fonde son argumentation sur des analogies de ce genre, c'est à désespérer de tout. Ici, il ne s'agit pas de déterminer le prix d'un objet qui serait à vendre. Ainsi qu'il l'a dit lui-même, nous sommes en présence, dans le cas qui nous occupe, d'un accord in- corporé dans deux résolutions, celle du 13 août 1948 et celle du 5 janvier 1949. Il s'agit de savoir sur quels points les parties se sont mises d'accord, et non pas sur quels points elles doivent se mettre d'accord, bien que, en de telles matières, il puisse être légitime d'échanger des vues pour sortir de l'impL,;:;se dans laquelle on se trouve. Les parties se sont mises d'accord sur certains points et elles devraient être invitées à exécuter les en- My learued friclld th~n said that they are willing to accept 1l1ediation) though ther would not accept arbitra- tion. But wlmt has been gomg on durinp.' the past two years if not mediationP Mediation was u{ldcrtaken and cal'ried through) and it rcsulted in an ag"reement just over no year aga. The issue is MW the Împlementation of that agreement. The mcdiation has) to the extent to which ~\g"reement was l'eached) successfully achieved its tas1\:. An agreement havÎllg becn arrived nt, the t'1ediation lmv- illg hrought about agreement) the question now is : How ig that agreement to he implemcnted? There are various ways of implementing it, and 1have illdicated some of thcm to the Security Council. But mcdiatiou cannot start afresh with the whole thing. Are we gaing to spclld year after year merely in attempts to mediate, reopenillg' everything that may already have beell agreed upon and starting afresh? The crux of the matter is what my learned friend stated in his first two or three sentences. The efforts of the Commission resulted in the reaching of agreements on the resolutions of 13 August 1948 and 5January 1949. If either party raises a question with regard to the inter- pretation of an)' portion of those agreements, it is not a question of mediation. The prohlel11 is to deterl11ine hy some fair and impartial method, what those agreel11~nts meau, what the parties had agreed tOI and to aive effect ~~ ~ My leamed friel1d says that the prestige of the United Nations lS iuyolved. l also say that the prestige of the United Nations is involved. But, if that is the case, let us accept what the United Nations says. How is the prestige of the United Nations to he upheld? By declin- ing, time a.fter time, to do what the United Nations sug- gests or recommends? The prestige of the United Na- tions can onIy he upheld in this ,vay: if the parties have a difference and it is resolved either by the arbitration of a single person or by the arbitration of the Security Coun- cil l'tSe1f-if these gentlemen who represent the whole civilized worId, or at least the greatest part of it, consider the whole matter and tell the parties that this is what they bad agreed upon-then the parties should be pre- pared to carry out that decision. My œncluding rem.arks are these. As the Council now ha.s 10 proœed, after the parties have placed their c.<b--e5 in detail before if:, the main trouble is with regard fi) ilie dffiil'llitariza.tion of this State before the prepara- tions fur the plebiscite cau start. l mea.n that, by and mgi; iliat is the situation. India. ha.s given certain ver- sions of some incidents it compIains of, or of some de- Mon éminent collègue a dit ensuite que son GOUver. nement est disposé il. accepter une médiation, mais qu'il ne consentirait pas à tlU arbitrage. Mais que s'est~il donc passé au cours des deux dernières années, sinon une médiation? La médiation a été entreprise et menée à bien, et il en est résulté un accord il y a un peu plus d'un an, Le problème qui se pose maintenant est celui de l~ mise en œuvre de cet accord. Dans la mesure où elle a donné lieu à un accord, la médiation a été couron- née de succès. L'accord conclu, et conclu grâce à la médiation, il s'agit de savoir maintenant de quelle façon cet accord sera exécuté. L'accord peut être exécutè ùe diverses manières, et j'en ai indiqué quelques-ulles au Conseil de sécurité. Mais 0\1 ne peut recourir de nouveau à une médiation qui remettrait tout en question. Allons-nous, d'année en année, nous contenter cIe tentatives de médiation, allons~l1ous remettre en ,question ce sur quoi l'accord s'est déjà fait et revenir sans cesse au point de départ? Dans les deux ou trois premières phrases qu'il a pro- noncées, mon éminent collègue a montré où était le nœud du problème. Les efforts de la commission ont abouti à la conclusion d'un accord incorporé dans les résolutions cIu 13 août 1948 et du 5 janvier 1949. Si l'une des parties exprime un doute quant à l'interpréta- tion d'une disposition quelconque de cet accord, ce n'est pas là matière à médiation. Il s'agit à présent de déter- miner, par quelque 111éthod~ juste et impartiale, la portée exacte de l'accord et l'étendue des engagements qu'il comportait, et de donner effet à l'accord. Mon éminent collègue a dit que le prestige de l'Organi- sation des Nations Unies était en jeu. Je l'affirme ~o-ale ment. Mais, s'il en est ainsi, acceptons donc ce que décide l'Organisation. Comment peut-on sauvegarder le prestige de l'Organisation des Nations Unies? Est-œ en refusant obstinément d'accomplir ce qu'elle sugg-ère ou recommande de faire? Le prestige de l'Organisation ne peut être défendu que de la manière suivante: lorsqu'un différend entre deux parties est réglé, soit par l'arbitrage d'une seule personne, soit par celui du Conseil de sécurité lui-même - lorsque les représentants du monde civilisé, oU tout au moins la majeure partie de ce monde, ont étudié l'ensemble du problème et fait connaître aux parties ce à quoi elles s'étaient effective- ment engagées - alors, les parties au différend devraient être prêtes à s'incliner devant cette décision. Disons, pour terminer, qu'au cours de la tâche qui incombe au Conseil maintenant que les parties ont exposé leur thèse en détail, c'est la démilitarisation de l'Etat indispensable avant que ne commencent les préparatifs du plébiscite, qui constitue la principale difficulté. L'Inde a donné sa version des incidents dont elle se plaint et de l'évolution des événements. Nous avons donné notre Je me permettrai de faire une proposition qui pourrait aisément dissiper les doutes que les représentants au Conseil de sécurité peuvent encore avoir. Le général Delvoie, conseiller militaire de la commission, a rempli les fonctions d'obsenmteur depuis que la commission a adopté sa deuxième résolution, le 5 janvier 1949. Il a passé presque toute l'année 1949 dans les régions qui ont été la scène des événements. Il doit être parfaitement au courant de tous les faits; c'est un soldat éminent, parfaitement équitable et impartial qui n'appartient à aucune des deux parties. Il a consacré toute une année au service de l'Organisation des Nations Unies et se trouve à la disposition du Conseil de sécurité. Celui-ci peut lui demander son avis sur tous les points qui lui semblent douteux ou sur la situation militaire dans son ensemble. Le Conseil peut, en outre, compléter les renseignements reçus du général Delvoie par ceux que lui ont donnés les parties au différend et il peut rectifier, dans la mesure où cela sera nécessaire, l'exposé fait par les deux parties sur chacune des questions en litige. 1venture to make a suggestion which could very easily resolve any doubt that might arise in the minds of the representatives to the Security Council. The Commis- sion's military adviser, General Delvoie, has been super- vlsing aU these things practically from the date of the second resolution of the Commission, that of 5 January 1949, and he has spent almost the whole of the year 1949 in the affected areas. He must have complete and de- tailed knowledge of the aetual facts and of the situation. He is a distinguished soldier, completely fair and impar- liai, belonging neither to one side nor the other. He has devoted one whole year to this service of the United Na- tions. He is available to the Council. On any points on which the Council feels in doubt, or on the whole military picture, the Council can ask him for his views and can supplement what it receives from him with regard to knowledge of the faets by such infonl1ation as the parties have given, and can correct to any extent to which a cor- rection may be necessary the views the parties hold with regard to each of these matters. On a dit que l'Inde désire que ce différend soit résolu à l'amiable par l'intennédiaire de l'Organisation des Nations Unies. Ceci est vrai; mais, tout en considérant que la solution doit être trouvée par l'Organisation des Nations Unies et que l'Organisation doit en être respon- sable, l'Inde persiste à croire que la solution doit être celle que l'Inde préconise. Elle n'est pas disposée à modifier son point de vue et, puisqu'on voit la preuve de son désir de règler.lent amiable dans le fait si souvent invoqué que nous avons de part et d'autre déclaré que nous ne voulions pas avoir recours aux armes, j'ai pré- cisé ma position lors de ma dernière intervention. It has been said that India's position is that it desires anamicable settlement, a seulement through the United Nations. AlI true. India's insistence is that, although that settlement should be with the United Nations and the United Nations should take the responsibility for it, that seUlement must be what India says. It is not will- ing to move from its point of view, and in proof of its desire to settle amicably, and repeated attention being drawn to the fact that we have said we do not want to go to war over these tllings, l made my situation clear on the last occasion when l spoke in connexion with this matter. Depuis mon intervention d'hier, j'ai reçu ia dernière réponse remise par le Gouvernement du Pakistan au Gouvernement de l'Inde à ce sujet. Cette réponse est assez long~e; je ne vais pas la lire, mais je dirai que le Gouvernement du Pakistan, après avoir exposé des considérations analogues à celles dont j'ai fait part au Conseil, continue en ces termes: 1have now received, since l spoke yesterday, the last reply of the Pakistan Government to the Government of India on tllis matter. The reply is somewhat lengthy and l shall not read it, but after putting forward the kind ofconsiderations l had already mentioned to the Security Council, it says t11Ïs : "In the light of these considerations the Pakistan Gov- ernment suggest the following joint declaration: "'The Government of India and the Government of Pakistan, being desirous of promoting friendship and good will between their peoples, hereby declare that they condemn resort to war for settlement of any existing or future disputes between them. They further agree that tEe settlement of such disputes shall always be sought through peaceful methods of negotiation and mediation and, if these should fail to bring settlement, by resort to 27 "Tenant compte de ces considérations, le Gouver- nement du Pakistan suggère l'adoption d'une déclaration commune ainsi libellée: "Le Gouvernement de l'Inde et celui du Pakistan, soucieux d'encourager l'amitié et la confiance entre leurs peuples, déclarent par la présente condamner le recours à la guerre comme moyen de règlement des différends qui les opposent aujourd'hui ou pourraient les opposer dans l'avenir. Ils sont convenus de toujours chercher à régler leurs différends par des méthodes pacifiques, négociations et médiation, et, en cas d'échec, de recourir " 'In pursuance of this declaration, both Governments hereby agree to refer to arbitration differences that have arisen or may arise in the implementation of the United Nations Commission for India and Pakistan resolutions of 13 August 1948 and 5 January 1949, which both Gov- ernments have accepted for settlement of the Kashmir dispute. "'Both Governments also agree that the canal water dispute shall, if no agreement is reached by negotiation or mediation, be referred to the International Court of Justice for decision. In other disputes outstanding be- tween them, such as Junagadh, évacué property, bound- ary disputes and claims relating to assets, both Govern- ments agree that if no settlement is reached by negotia- tion and mediation, the matter shall be referred to arbi- tration. " 'It is their earnest hope, as well as their firm conviè- tion, that the implementation of this declaration and the spirit which.lies behind it will serve to promote friendly relations ,between the two countries and advance the cause of international peace.' " The situation in this respect is that while the Govern- ment of India invites us to subscribe to such declarations, it will not make any move towards the peaceful settle- ment of these disputes, whereas our attitude is set out in the declaration that we are willing to subscribe to and to issue and to act upon. l do not see that we are in any way behind India. As a matter of fact, we are mile~ in advance of the Government of India in suggesting a practical way of settling the disputes in a friendly manner. To conclude, our position is this. We are prepared to accept the 6 February 1948 draft resolution of the Security Council [5/667] which was under discussion and supported by the six representatives on the Security Council who had already spoken before the Indian dele- gation withdrew to Delhi for consultation. We are pre- pared to accept, we do accept, the 21 April 1948 resolution of the Security Council [5/726], the whole of it as it stands.. We have accepted, and India has accepted the 13 August 1948 resolution and the 5 January 1949 reso., lution of the Commission. That is the only point where agreement has been reached. Differences have arisen even, as Sir Benegal N. Rau said, with regard to the implementation of the resolution; that is to say, the sec- ond part of the resolution of 13 August 1948. "Conformément à cette déclaration, les deux Gouver. nements décident par la présente de soumettre à l'arbi. trage les différends qu'a suscités, ou que pourrait susciter la mise en œuvre des résolutions de la Commission de~ Nations Unies pour l'Inde et le Pakistan en date du 13 août 1948 et du 5 janvier 1949, résolutions que les deux Gouvernements ont acceptées en vue de régler la ques. tion du Cachemire. "Les deux Gouvernements sont également convenus de renvoyer le différend relatif à l'eau des canaux d'irrigation à la Cour internationale de Justice, si les négociations et la médiation ne permettent pas d'arriver à un accord. Pour ce qui est des autres points litigieux qui les opposent - question du Junagadh, biens des évacués, tracé des frontières et réclamations concernant les avoirs - les deux Gouvernements sont convenus de recourir à l'arbitrage, au cas où les négociations et la médiation ne permettraient pas d'aboutir à un accord. "Les deux Gouvernements espèrent sincèrement et croient fermement que la mise en œuvre de cette déclara. tian et l'esprit dans lequel elle est faite contribueront à l'établissement de relations amicales entre les deux pays et serviront la cause de la paix internationale." La situation à cet égard est la suivante: le Gouver· nement de l'Inde, alors qu'il nous invite à souscrire oes déclarations de cette nature, ne veut rien faire lui-même pour faciliter le règlement pacifique des différends; au contraire, notre attitude se trouve reflétée dans la décla· ration que je viens de lire, déclaration que nous sommes prêts à souscrire, à publier et à mettre en œuvre. Je ne vois pas que nous soyons en retard sur l'Inde. En fait, nous sommes en avance de plusieurs lieues sur le Gouvernement de l'Inde, lorsque nous proposons un moyen pratique de régler les différends d'une manière amicale. Pour terminer cet exposé, notre position est la sui- vante: nous sommes prêts à accepter le projet de résolu- tion présenté au Conseil de sécurité le 6 février 1948 [5/667], projet discuté et appuyé par les six membres' du Conseil qui ont pris la parole avant que la délégation de l'Inde ne parte pour Delhi en vue de consultations. Nous sommes prêts à accepter, en fait nous acceptons, la résolution du Conseil de sécurité du 21 avril 1948, [5/726] dans son ensemble et sous sa forme actuelle. Nous avons accepté, tout comme l'Inde, les résolutions de la commission en date du 13 août 1948 et du 5 janvier 1949. C'est là le seul point sur lequel l'accord ait été réalisé. Des difficultés se sont cependant présentées, comme l'a fait observer Sir Benegal N. Rau, à propoS de la mise en œuvre de la résolution, plus précisément de la deuxième partie de la résolution du 13 août 1948. !Je accepted and carried through? En quelques mots, je vais répéter les remarques par lesquelles Sir Benegal N. Rau a commencé son discours cet après-midi; il a dit que toute la question qui se pose actuellement au Conseil est de savoir comment résoudre les difficultés d'interprétation qui ont surgi entre les deux Gouvernements au sujet de ce qui doit être fait pendant la période de trêve prévue par les deux résolu- tions et comment poursuivre la mise en œuvre de ces deux résolutions. C'est un problème assez grave, com- plexe même à certains égards. Cependant, la tâcl1e qui incombe au Conseil de sécurité est claire; c'est la responsabilité qui pèse sur cet organe. J'espère, que dis-je, je suis certain que, possédant désormais une vue si précise de l'ensemble de la situation, le Conseil de sécurité s'attacl1era à remplir avec succès et comme il convient la mission qui lui incombe à l'égard des deux Dominions et du monde civilisé tout entier, et à servir ainsi la cause de la paix internationale. Briefly,. again 1 shall repeat Sir Benegal N. Rau's words with which he started this afternoon, namely, that the whole problem before the Security Couneil is how loresolve the differences of interpretation that have arisen !Jetween the two Governments with regard to the truce stage of these two resolutions and to go forward with regard to them. It is a serious enough problem. It is in sorne respects even a complicated probiem. But the task is clear before the Security Cauneil, and that is the responsibility that lies on its shoulders. I trust, indeed Iam confident, that having now so clear a picture of the whole matter before it, the Security Couneil will under- take to discharge, adequately and effectively, this respon·· sibility towards the two Dominions and, indeed, towards thewhole eivilized world and to the cause Qf international peace. Le PRÉSIDENT (traduit de l'espagnol): Nous avons entendu les déclarations préliminaires des représentants de l'Inde et du Pakistan; il me semble donc que, si les membres du Conseil n'y voient pas d'objections, nous pouvons lever la séance.
L'ordre du jour est adopté.
As we have heard the initial statements of the representative:s ofIndia and Pakistan, it seems to me that, if the members of the Conneil agree, we might adjourn the meeting. La séance est levée à 17 h. 10.
The 1neeting rose at 5.10 p.m.