S/PV.481 Security Council
FIFTH YEAR
CINQUIEME ANNEE
CONSEIL DE SECURITE PROtES-VERBAUX OFFICIELS
LAKE SUCCESS, NE W rOR K
The F,'cnclz illterpreta/ion of Ihat statl'ment fo/- lO'<l'ed.
The representative of the United Kingdom has touched upon every question, but has nût, in point of fact, stated his view on the suggested order of discussion of each of the proposed three items for their separate inclusion in the agenda.
It is desirable that the members of the Security Council should state their views on this subject and say whether they intend to discuss the question of the inclusion of the three items in question-that is, the two items proposed by the USSR delegation and that proposed by the United States delegation--separately or together. 1 should like to ask the delegations to take this observation inta account when making their state- ments.
Sir Gladwyn JEBB (United Kingdom): 1 wish to raise a point of order. As 1 understand it, what the President is now proposing is that, when we consider the provisional agenda. we should consider whether we want to debate aU these matters which have been put forward by one person or another for inclusion in the provisional agenda or whether we should discuss them one by one with a view to determining whether they should be included in the agenda. But, in the latter case, what would happen is that we should dis- cuss them in a positive way, as if they were a!ready on the agenda. Whether that is what the President in- tends, 1 do not know. But, if it is, l suggest that what would be achieved would be that the item which the President wishes to be p~aced on the agenda would be so placed, even should that not be the wish of the majority of the Council.
The PRESIDENT (translated from Russialll : \'1-e are concerned with a question of procedure, which is in effect to decide which of the three questions which have been put forward shaH be incIuded in the agenda of the Security Council, or whether all three questions shall be so included. Two questions have been put
Le PRÉSIDENT (traduit dIt russe): Le représentant du Royaume-Uni a touché aux trois questions, et, en fait, il ne s'est pas prononcé sur l'ordre proposé pour l'examen de chacune des questions envisagées pour leur inscription séparée à l'ordre du jour.
Il serait souhaitable que les membres du Conseil de sécurité fassent connaître leur opinion sur le point suivant: veulent-ils examiner la question de l'inscrip- tion à l'ordre du jour des trois questions, c'est-à-dire des deux questions proposées par la délégation de l'URSS et de celle dont la délég;l.tion des Etats-Unis a demandé l'inscription, simultanément, ou chacun de ces points doit-il être étudié séparément? Je demande aux délégations de hien vouloir tenir compte des obser- vations que je viens de présenter au moment où elles interviendront dans le débat.
Sir Gladwyn JEBB (Royaume-Uni) (traduit de l'anglais): Je voudrais présenter une motion d'ordre. Si j'ai bien compris, le Président vient de proposer que, lors de l'examen de l'ordre du jour provisoire, nous décidions si nous voulons discuter toutes les qu('~tions que différents représentants ont proposé d'inscrire à l'ordre du jour provisoire. ou si nous voulons les exa- miner une à une en vt1e de déterminer s'il convient de les inscrire à l'ordre du jour. :\Iais, dans ce dernier cas, nous allons être amenés à les examiner au fond tout comme si elles étaient déjà inscrites à l'ordre du jour. Si c'est là l'intention du Président, je l'ignore. Mais, dans l'affirmative. ce qui se passerait, à mon sens, c'est que la question que le Président est désireux d'inscrire à l'ordre du jour le serait effectivement, même si tel n'était pas le vœu de la majorité du Conseil.
Le PRÉSIDENT (traduit du russe) : Il s'agit de l'exa- men d'une question de procédure qui, au fond, se réduit à ceci. Il faut déterminer quelles sont celles des trois questions proposées qu'il convient d'inclure à l'ordre ùu jour du Consei: de sécurité ou si l'on doit les y faire figurer toutes les trois. Deux points ont été
suh~tance, as the representative of the United King- dom has donc, it is extremel" difficult for the Presi- dent to interrupt that represéntative's speech to say: "No. this has no bearing on procedure, but refers to suhstance". The representative of the United Kingdom has moreover outlined his position on ail three ques- tions, Thus, in replying to the question put by the repre- sentatiw 0 i the l"nited Kingdom, 1 find myself in the position that. if 1 ;lccepted his point of view, 1 should he compelled to interrupt his spl'ech and say: "Stop speaking, stop your speech, as it has no bearing on the question of procedure". 1 do not propose to do that. li, in the course of discussing the question of procedure. an)' fl'presentatiws wish to justify their position on that qUl'stion by reference to the question of suhstance, 1 do not propose ta interrupt them. This does not mean that we shall discuss the substance of the qlll'stion in the course of discussing the question of pral'l'dure: far from it. This is merely a prdiminary exchang-l' of views and suhstantiation of the procedural positinns taken hy each delegation in defending its
standj1l~i!1t on the question of proCl'dure, hut it is in no \Vay a discussion oi suhstance of these questions.
1 prl'Sl1l11e that when we bl'gin to discnss each of these three questions-assuming that they are included in the agenda-each de1egation will be able ta state its position on the suhstance of each question under dis- cussion 1110re fully and in greater detail. At the mo- ment. hO\'.e\'('r, \\"1' are discussing only the procedural aspl'ct oi tl~e matter. that is, \\'hether or not a11 or some oi these questions :-Ire to be included in the ag-enda. Ii ail, then \\"hy? If not aIl. then also \vh)'?
This is the question at present under discussion. In order to f:,cilitatl' our ,,'ork I. as President, suhmitted for the SeC\:rity Council's consideration a proposaI that e3ch question should he discussed separately- 11rst the t~rst itl"m suhmitted by the So\'iet rnion-the recognition oi thL' representati\:e of the Central People's Government of the People's Republic of China as the representati\'e ai China. not its substance, but mere1y whether or not it should be inc1uded in the Securitv Council's agenda: then the next item-the peaceful seulement of the :KorL'an question: after that, the third item as submitted by the 'Cnited States repre- sentati\"e.
If the arder which 1 am proposing should place sorne representatiws in an awkward position because they haYe perhaps prepared general statements on a11 three items to.!!ether. that is a problem for the members themseh·ës to decide. 1 do not tl-ink that we sha11 make very rigid rules; aIl the same, 1 think it would be more
Dans ces conditions, pour répondre ù la question posée par le représentant du RO~'atllne-Uni, je me trouve amené à dire que, si l'on admettait son point de vue, j'aurais dû int{'rrompre son discours et décla- rer: "'"euillez vous arrêter, veuillez interrompre votre discours. car il ne porte pas sur la question de procé- dure", Je n'ai pas l'intention d'agir de cette sorte, Si, lors de l'examen de-1a question de procédure, l'un quel- conqne des représentants désire motiver son attitude sur la question de procédure en faisant état du fond de la question, je n'ai nullement l'intention de l'inter- rompre, Cela ne veut pas dire que nous allons traiter la question quant au fond au cours du débat sur la procédure. Certes non. Il ne s'agit en l'espèce que d'un échange de vues préliminaire et d'une justification de l'attitude adoptée sur la question de procédure par chacune des délégations qui veut faire connaitre son avis sur cc point: mais, encore une fois, il ne ~'agit nullement d'un examen de ces questions quant au fond.
Je pense que, lorsque nous passerons à l'examen de dlacl1l1e de ces trois questions, si toutefois elles sont
inscrit('~ à l'ordre du jour, chaque délégation aura la possihilite:'> d'exposer plus amplement et de manière plus circonstanciée sa position sur le fond de chaque question débattue. Pour l'instant, nous examinons uniquement la question de procédure ~uÏ\'ante: faut-il ou ne faut-il pas inscrire ces questions à l'orclre du jour, faut-il ou non les y inscrire tolltes, faut-il n'y in~crire qu'uue partie d'entre clics? S'il faut ks inscrire toutes, pour quelle raison doit-on le faire? s'il ne faut pas les ipscrire toutes, quelle en est également la raison?
Telle est la question que nous examinons actuelle- ment. Pour faciliter le déroulement de:' délKlts, i'ai, en ma qualité de Prl'sident. soumis à l'examen du Conseil de sécurité une propo~itinn tendant il étudier séparé- ment chacune des questions: nous étudierions d'abord la première question. propmée parla dé1ég-ation de l'CRSS, à ~avoir, reconnaissance du représentant du GouYernement central du peuple de b République populaire de Chine comme représentant de la Chine: il ne s'agit pas d'étudier le fond de la que5tion mais de déterminer s'il convient ou non de la porter à l'ordre du jour du Con~eil de sécurité: nous passerions alors à la question ~uiv II1te, c'est-à-dire, règ-lel11ent pacifique de la qllestion coréenne, Enfin, nous en viendrions à la troisième question, proposée par le repré~entant des Etats-Unis, dans la rédaction qu'il a choisie.
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Si l'ordre que je propose met certains représentants dans une position difficile parce qu'ils ont peut-être préparé des déclarations générales sur l'ensemble des trois questions. c'est aux représentants qu'il appartient de trancher le problème. Je ne crois pas que nous éta- blissions des règles très strictes; toutefois, si le Conseil
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That is why 1 submitteù a proposaI to that effect for the consideration of the Security Council. The United Kingdom representative failed to react to that proposaI, and his subsequent reply also failed to clarify his position in this matter.
Mr. QUEVEDO (Ecuador) (translatcd from Spanish) : When the President submitted the provisional agenda to the Council yesterday, he explained fully why he thought that the two items submitted by the President should constitute the agenda and 1 understood that he was opposed to the inclusion of the item proposed by the United States representative, As a matter of pro- cedure-although 1 am not yet very well acquainted with the Council's tradition in procedural questions and 1 hope 1 shaH he forgiven if l make an error-I personaIly believe that we should vote on the provi- sional agenda submitted by the President as a whole and take a sl."p;1.rate vote on the proposaI of the United States representative. The latter has asked the Coun- cil ta continue the discussion of the matters falling within its competence in view of the complaint of aggression upon the Republic of Korea, of which it has been seized since 2S June. Althou~h at this stage of the debate we are discussing- only a question of procedure, 1 feel oblig-ed-as did ti1e President in his rapacit)' as representative of the Soviet Union yester- day, and in the exercise of the same right-to explain the reasons which, when the time cornes and in what- l'ver order the Council decides ta vote on the questions before it, wi1l determine my vote.
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Since Ecuaoor obviously has no direct political, military or indced economic inte:ests in the Republic of Korea, ag-ainst which the ag-gression has been directNI, 1 should have preferred not to speak and to confine myseIf to casting my vote at the appropriate time,
Indeed, in cases like this, small States like mine have g-enerally on1y one concern-which no doubt is a sub- stantive one-and that is that violence should not be used in the solution of international problems; that the rule of the stronger should not be applied in the settlement of international difficulties; that the prin- ciples, objectives, methods and instruments established by the Charter of the United Nations, as weIl as those established by other international organizations and assemhlies, and the principles of international law in general, should govern the conduct of peoples. the aspirations of States and their relations among them- selves.
But it is common knowll."dg-e that the Charter of the United Nations and the different international instru- ments ta which the States of the western hemisphere, and among them Ecuador, have subscribed, proc1aim the principle of non-intervention in the internaI affairs of other States, the principle that every people has
C'est pour ces raisons que j'ai soumis ma propo- sition à l'examen du Conseil de sécurité. Le repré- sentant du Royaume-Uni ne s'est pas prononcé à son sujet. La déc1aration qu'il a faite quelques moments plus tard n'apporte aucune lumière sur sa position à cet égard.
M, QUEVEDO (Equateur) (traduit de l'espagnol): Hier, en présentant l'ordre du jour au Conseil de sécurité, le Président a longuement exposé les raisons pour lesquelles il pensait que les deux points proposés par la présidence devaient figurer à l'ordre du jour, et j'ai cru comprendre qu'il s'opposait à ce. que ce document comprit le point proposé par le representant des Etats-Unis. Pour ma part, du point de vue de la procédure - encore que je m~ sois pas très au courant de la tradition du Conseil en ces matières, de sorte que je sollicite l'indulgence du Conseil si je me trompe- pour ma part, dis-je, je pense que l'on devrait mettre aux: voix dans son ensemble l'ordre du jour provisoire présenté par le Président, puis procéder à un vote distinct sur la proposition du représentant des Etats- Unis. Ce dernier a demandé que le Conseil poursuive la discussion des problèmes qui sont de sa compétence du fait de la plainte faisant état d'une agression cOIltre la République de Corée, plainte dont le Conseil connaît depuis le 2S juin. Bien qu'à ce stade de la discussion, nous ne soyons saisis que d'une question de procédure, je me verrai obligé - ainsi que le Présidf.'nt l'a fait hier en sa qualité de représentant de l'URSS et avec autant de droit que lui - d'exposer les raisons qui, le moment venu et dans quelque ordre que le Conseil décide de voter sur ces questions, m'amèneront à voter dans un sens ou dans un autre.
Comme il est clair que l'Equateur ne possède aucun intérêt politique, stratégique ni même économique direct dans la région où s'est déclenchée l'agression contre la République de Corée, j'aurais préféré ne pas prendre la parole et me borner à enregistrer mon vote au moment opportun.
En fait, et d'une façon générale, les petites nations comme la mienne ont pour seul intérêt, dans des cas comme celui qui nous occupe - et c'est certes là un intérêt qui n'est pas négligeable - de veiller à ce que J'on n'ait pas recours à la violence dans Je règlement des problèmes internationaux; à ce que la loi ;lu plus fort ne dicte pas la solution de toutes les difficultés qui surgissent dans le monde; à ce que les principe~, les aspirations. les méthodes et les instruments établis. tant p:lr la Charte des Nations Unies que par les autres org-anisations et conférences internationales. en un mot, à ce que les principes du droit international gouvernent la conduite de tous les peuples, et que reposent sur eux les aspirations des Etats et les rela- tions internation<> es,
Mais nul n'j,.nore que la Charte des Nations Unies et les divers ; Istruments internationaux auxquels ont souscrit les r tat5 du continent américain, parmi les- quels l'Equatur, proclament le principe de la non- intervention (ans les affaires intérieures des autres Etats, reconna ;ssent à tout peuple le droit de choisir
.\5 a :\Iember of the Fnited :Jations. mv country can do no less than consider what the Securitv Council has decided as valid. especiallv in view of thé affirma- tin' vote of the Republic of ·Ecuador.
Bv the same token : must consider as valid the decision of the General :\ssemhlv of the Fnited Na- tions. by its re-')lution 112 (II) of 14 November 1947, ta consider the question of the independence of Korea.
That, howcver, is not ail. The Fnited Nations wanted the Korean people to he unified in a single State and wanted a national Government of Korea formed on the basis of a genera! eIection, thus rermitting the with- dra\\'al of occupation forces.
The proposed procedure wherebv free elections would he held. free from pressuré and frt'e from intimidation. throughout an entire nation, under the supervision of an international commission of the Fnited Xations. so that that nation mÏ!.:;ht set up its own gon-rnment and sa that the occupation forces mig-ht he withdrawn. was one which \\·ê of Ecuador believe ensured to tlte whole Korean people the opnor- tenity to set up the gO\'ernment of ~ts choice without ag-gression or foreign intervention.
The Commissirn desÏ!!I1élted hv the Cnited Nations was not JlO\\'ed, howe\I.;, to ca;ry out its assignment north of the 38th paraUe1 : therefore fair elections were helcl throughout the territo~v south of that parallel, inhahited by a majority of the people of Koreà. If the people living north of the 38th pCJrallel were unable to express their will in those e1ections, those who ob- structed the work of the United Nations Commission must bear the responsibility. At the same time, 1 must believe that the e1ections were free because the United Nations Commission said sa. A Government was estab-
Or, on nous dit, ou on nous laIsse entendre, que l'ordre du jour présenté par le Président tend à empê- cher que le Conseil ne se transforme en un docile ins- trument de l'agression perpétrée contre le peuple coréen: qu'il cherche avant tout à mettre fin à l'inter- vention armée étr:lngère contre le peuple coréen; qu'il vise à défendre une politique fondée sur le droit des
peup~es à disposer d'eux-mêmt's - et ici je voudrais exprimer le smIha!t que ce principe soit appliqué dans le monde entier 1S aucune défaillance - qu'il cherche à mettre un terme à l'inten'entian étrangère en Corée et à régler d'une manière pacifique la situation qui règne dar.s cette région. On nous dit, en outre, que le conflit dont il s'agit a été provoqué par la République de Corée. Si ces affirmations ne suscitaient aucune observation de ma part, il pourrait paraître, en vérité, illogique et incompréhensible que le représentant auprès du Conseil de sécurité d'un pays comme l'Equateur ne votât pas en faveur de l'ordre du jour présenté par le Président. Or, je vais me prononcer contre l'adop- tion de cet ordre du jour, et voilà pourquoi je me vois contraint d'expliquer les raison:, profondes d'un tel vote.
Membre de l'Organisation des Nations l'nies. mon pays ne peut faire moins que considérer comme valable toute décision prise par le Conseil de sécurité, à plus forte raison lorsque l'Equateur a approU\'é ces déci- sions par voie (le vote.
C'est pour cette raison que je ne peux faire moins que considérer comme valable la décision qu'a prise l'Assemblée g-énérale c1f'S Nations Unies. r.ar sa r~';I1 lution 112 (II) en date du 1.+ nonmbre I94i, de s'occuper du problème de l'indépendance de hl Corél'.
Ce n'est pas tout. Les Xations unies (lnt voulu que le peuple coréen fût uni en un seul et même Etat. que fût constitué en Corée un gouvernement national élu à la suite d'élections générales qui rendraient possihle le retrait des forces d'occupation. Organiser, comme on a\'ait proposé de le h!Îre, :,ous le contrôle d'une commission internationale des Nations Unies, des élections libres, libres de toute pression et de toute menace et auxquelles participerait une nation tout entière afin de se donner un gouvernement de son choix et de permettre 'ainsi le retrait des forces d'occupation, voilà une méthode que nous autres, Equatoriens, nous considérons comme propre à garan- tir au peuple roréen l'exercice de son droit à disposrr de lui-même, à l'abri de l'agression ou de l'inten'ention étrangère.
Toutefois, on n'a pas permis à la Commission dési- gnée par les Nations unies de franchir le 38ème parallèle; des élections correctes n'en ont pas moins eu lieu dans tout le territoire situé au sud de ce par;Jllèle où réside, du reste, la majorité du peuple de Corée. Si la population des régions situées au nord du 38ème parallèle n'a pu participer à ces élections nour manifester sa volonté, la responsél.bilité en éch~it à ceux C!ui ont empêché la Commission des Nations 1.-nies d'accomplir sa mission. En outre, force m'est de croire que les élections ont été libres, puisque tel a été le
If the aim really were that the Korean people should have the government of their choice and that aH for- eign intervention should be ended. it is the feeling of a nation like mine-whîch is zealously and certainly not without great difficulties seeking to learn to live democratically - that the best possible method to achieve tl-tose fundamental objectives would be a free and generai election throughout the entire territory.
rp to this point, then, there is no question of inter- vention, aggression or oppression of the Korean people. nid the Korean people perhaps set up a government which did not correspond to the aspirations or the mterests of the majority? The answer is obvious. Any error of that kind, h3.d it been made, couId have been righted by new elections and, were it to occur in the future, it could he righted by the same means. Tune 1950 came and we know that it was not the Rèpublic of Korea which invaded the territorv north of the 38th parallel; fully-equipped armies are -coming From the north, crossing the 38th parallel and invading the Republic of Korea which was recognizec1 bv the t"nited Nations. .
The an.lies which came from the north were so weB prepared that, had it not been for the support gin'n to the Korean people in pursuance of the Secu- rit)' COllncil's resolutions, the entire Republic of Korea would have been occupied by force within a few days. How can the unarmed party be an aggressor against the armed party? How can the invaded territory be considered an invader? Weak nations like mv own know very weIl that that is impossible because it-would be suicidaI, despite the fact that strong nations ma)" allege the contrary.
In the face of that dear aggression. the Unitrd Nations-or rather the Security Council-had to fulfil its hasic functions under the Charter, and that is \yhat it did. "V'le have deep respect for the ideas of others but we are entitled to express our o\\'n view.
1 pect pour les v:les des autres; mais nous avons le droit d'exposer les nôtres.
What did the LTnited Nations calI for? Did it calI for ~nned intervention against the Korean people? Dld It carry on aggression against the Korean people? No. It called upon the invaders to withdraw to the 38th parallel. Once that had been done, it was dear that all Joors remained open for the discussion of any p.roblems or difficulties which might prevent the unifica- tIon of the Korean people in a single State, without pre.iudice to the principles of the Charter, the moral allthority of the Council and the genuine and free will of the Korean people, provided the latter could
Si l'on voulait réellement assurer au peuple coréen la possibilité de se donner le gouvernement de son choix et de mettre fin à toute inten-ention étrangère. on ne saurait, de l'opinion d'un peuple comme le mien - qui, avec ardeur, mais non certes sans grandes difficul- tés, s'efforce d'apprendre à vivre démocratiquement- on ne saurait, dis-je, choisir de meilleure méthode pour atteindre à ces buts essentiels que celle de tenir des élections libres et générales dans tout le territoire. Jusqu'ici, point n'est question d'intervention, d'a- gression, ni d'oppression à l'encontre du peuple coréen. Ce peuple s'est-il donné un gouvernement qui ne réponde pas aux aspi.rations des masses populaires et des intérêts populaires? La réponse est aisée, Toute erreur dans ce sens aurait pu être corrigée par de nou- velles élections, comme des erreurs futures pourront l'être, par la même méthode.
Arrive le mois de juin 1950: ce que nous savons alors, c'est, non pas que la République de Corée a envahi le territoire situé au nord du 38ème parallèle, mais que des effectifs armés et bien équipés arrivant du nord ont franchi le 38ème parallèle et envahi la République de Corée, dont les Nations Cnies avaient reconnu l'existence en tant que nation.
Ces armées venant du nord étaient si bien préparées qu'elles auraient entièrement occupé par la force la République de Corée en très peu de jours si le peuple coréen n'avait pas reçu de l'aide, en conformité des résolutions prises par le Conseil de sécurité. Comment celui qui n'est pas armé peut-il être l'agresseur de celui qui est armé: Comment le pays envahi peut-il être l'envahisseur? Les nations faibles comme la mienne savent que cela n'est pas possible, parce qu'une telle attitude équivaudrait à un suicide, quoi qu'en disent les forts.
Cette agression une fois commisé et clairement prou- vée, l'Organisation des Nations l'nies, ou plutôt le Conseil de sécurité a été tenu d'accompHr la mission essentielle qui lui incombe aux termes de la Charte, et c'est ce qui s'est produit. Nous avons un profond res-
Qu'ont demandé les Nations l.-nies? Ont-elles solli- cité llne intervention armée contre le peuple coréen, se sont-elles rendues coupables d'une agression contre le peuple coréen? Non. Elles ont demandé que les envahisseurs se retirent sur la ligne du 38ème paral- lèle. Cela fait, il était clair que toutes les portes res- taient ouvertes pour la discussion de tout problème ou de toute difficulté pouvant empêcher l'union du peuple coréen en un seul Etat, sans qu'on portât atteinte aux principes de la Charte, à l'autorité morale du Conseil ni à la volonté authentique et librement
~ lS()3. on which discussion was begun at the meeting t1f 31 .Tnly is still before us.
TIy voting against the agenda submitted by the Presi- dent. can it be said that we are voting in favour of C'ontinlling the military action in progress in Korea or against the peaceful settlement of the Korean ques- tion? In no way. AIl the representatives on the Council ha\'e the right to propose whatever formulae or solu- tions which appear acceptable to them. and their col1eagues are obliged to respect their views even thongh they may not accept them.
Hy voting against the provisional agenda. we shall he voting not in favour of war but in support of peace.
~f<'reo\·er. \vhen 1 cast m\' vote in the wav 1 intend to, 1 shall not he attempting-to prevent the LrSSR repre- scntatiw from proposing any form of peaceful settle- ment to the CCllmcil. since he will be perfectly entitled ta do that llndcr the heading "Complaint of aggression
agail~st the Republic of Korea'·.
The ddeg:ltion of Ecuador is certainh- dad that the 'C ~~R rer;esentatiw has come ta occupyChis place on the Coune-il and to discuss with the other memhers the problems which are so vital for the maintenance of peace and the progress of worlel cÏ\-ilization. Perhaps. as is t:,e sincere desire of the Ecuadoreans. sorne rav of light ma~' emerg-e from our conwrsations and dis- Cussil,ns \yhich ,,-ill guide us to\\"ards true peace.
Anel now 1 should like to say a fe,,' wonis about item 2 of the agenda submittéd bv the President.
namel~-. the recognition of the représentatiw of the Central People's C-;owrnment of the People's Re;:lUblic of C'1:na as the rep:-esc:ltatin' of ChÏl~a in the Council.
1 am the renresC'ntative of a snnll countrv and. as sucll. 1 am 111o'St anxions that ewn-O:1e shouid under- sta'1d our eZtrr:est c1esire that thé authoritv of the 'Cr:ited ~ati<'ns _\s::;c-mbh- should he extended and re::;f)l:C'te,i. The t-;e:~cral :\ssemhh- of the l-nited ~a tio;;" i::; the true \"orld parliament. \"here all States are
c1ell~oC'rati;:ally rerresented 0:;1 a footing of complete eq:la1ity.
In our opinion. the question of the representation of China is so important. 50 fundamentally important, that it would be better for the decision to be based on the yie,,-s of all the States Members of the l:nited
~atio7is. both creat anci "man. \\~e theretore think it wou1d he ad"isahle for the question to he considered by the General .\ssembh-. which is due to meet shorth'. so that it could he sC'tt1éd by that democratic organ ~n whic:h éj.ll the ;"Iemher States are represented. As 1 yentured to say yesterday. this is a question on which aIl the !\fembC':,s haw something to say.
1~ Président, pourra-t-on dire que nous nous pronon- çons en faveur de la continuation de l'action militaire en Corée ou contre le règlement pacifique de la ques- tion coréenne? D'aucune manière. Tous les représen- tants au Conseil ont le droit de proposer les formules et les solutions qui leur paraissent acceptahles, et les autres membres ont l'obligation de respecter leurs opi- nions sans être nullement tenus de les accepter. En votant contre l'ordre du jour provisoire, nous voterons, non pas en faveur de la guerre, mais e,n faveur de la paix, De même. en votant comme je valS le faire, je ne m'opposerai pas à ce que le représentant de l'Union soviétique propose au Conseil telle ou telle solution pacifique. d'autant plus qu'il peut le faire sans résen-e aucune dans le cadre de la question intitulée: "Plainte faisant état d'une agression contre la Répu- blique de Corée".
La délégation de l'Equateur, pour sa part. s'est s,ïn- cèrement réjouie de ce que le représentant de l'Umo? soviétique soit venu occuper le siège qui l'atte~datt et discuter aYrc les autres membres du ConseIl de problèmes aussi vitaux pour le maintien de la paix et le progrès de la civilisation mondiale. De la conver- sation et de la discussion jaillira peut-être - et c'est là le vœu ardent des Equatoriens - le rayon de lu- mière qui nous conduira vers une paix véritable.
Te voudrais maintenant dire quelques mots au sujet du' point 2 de l'ordre du jour présenté par le Prési- dent. c'est-à-dire sur le reconnaissance du représentant du GoU\'ernement central du peuple de la République populaire de Chine en tant que représentant de la Chine au Conseil.
En ma qualité de représentant d'un petit pays. je voudrais que notre souci de voir respecter et renforcer l'autorité de l'Assemblée gbérale des Nations Unies soit bien compris. L'Assemblée générale des Nations Unies est le véritable parlement du monde, et tous les Etats y sont représentés sur le même pied, selon la tradition démocratique.
La question de la représentation de la Chine est d'une telle importance, d'une importance si fondamen- tale. que, à notre avis, il serait préférable qu'elle fût réglée par tous les Membres de l'Organisation, petits et grands. C'est pourquoi nous croyons qu'elle devrait être examinée par l'Assemblée générale. laquelle ne devrait pas tarder à se réunir, afin que ce soit cet organe démocratique, où sont représentés tous les Etats
~fembres, qui règle le problème. Comme je me suis permis de le dire hier, au sujet de ce problème, tous les ~fembres ont leur mot à dire.
It is because my Government supports the principle of non-intervention in the internaI affairs of States; because it respects the right of aIl peoples to choose the form of government that they prefer; because it is a loyal upholder of the principle of non-aggression; because both the Charter and American international law condemn the use of violence in the solution of international problems; and because there is nothing to prevent the Council from discussing any steps that may be suggested for the peaceful settlement of the Korean conflict under the heading "Complaint of ag- gression against the Republic of Korea"-and, indeed, it should discuss aIl such proposals-it is for aU those reasons that l intend to vote against the provîsional agenda submitted by the President.
Ml'. CHAUVEL (France) (translated tram French) : \Ve are now considering the agenda and not the sub- stance of the matter. If l understand the situation, the Council has before it a draft provisional agenda sub- mitted bv the President and a United States motion made verbally submitted at our meeting on 31 July.
There is no doubt in the mind of the French delega- tion that, in considering the agenda, the Council must take into account the relative urgency of the various items. The question of China's representation was, if l am 110t mistaken, raised by the USSR delegation as early as December last. By its somewhat spectacular refusaI, on 13 January following [461st meeting], to continue the discussion in this Council, which alone had power to conclude it, the delegation in question has, l think, indicated that the matter could wait.
On the other hand, the question of Korea, the aggres- sion against the Republic of Korea. which has been solemnly condemned by the Council and which has formed the subject of solemn and precise injunetions by the Council, is only too topical. The Council's injunctions have been ignored by the North Korean authorities. Aggression is thus continuing, troops are fighting, men are dying, the civiIian population is suf- fering aIl the horrors of war and is exposed to the extreme consequences of war. With regard to the assistance intended to enable the Republic of Korea to resist aggression, the Council has already ta~en the necessary decisions. Tt will probably have to take others. The decision envisaged in the United States draft resolution [S/1653] is a continuation of the action undertaken here.
The representative 01 .lle Soviet Union maintains that the peaceful settlement of the Korean question is what matters.
The USSR delegation does not hesitate at times to speak of one thing in connexion with another, totally ul1related matter. It is difficult to see why it should
~ot speak about Korea today in connexion with Korea, m whatever terms that country may be mentioned. More particularly, it is difficult ta see what prevents it
Le représen, 't de l'Union soviétique affirme que ce qui importe est le règlement pacifique de la ques- tion coréenne. La délégation de l'URSS ne se fait pas faute, à l'occasion, de parler de n'importe quoi à propos de n'importe quoi. On ne voit pas ce qui l'empêcherait aujourd'hui, en quelques termes que ce pays soit men- tionné, de parler de la Corée à propos de la Corée. On ne voit pas, plus précisément, ce qui l'empêcherait de
If the Government of the USSR \Vishes to act along the lines deeided upon by the Couneil, it can without doubt useful!y do so. If the clelegation of the Soviet Union wishes to inform the Council of its Govern- ment's intention to act along those lines, that can be done at any moment. nut \Vhat could he a better prep- aration for such an action and sueh a statement than to adopt a clear and simple form of words condemning persistence in aggression, recalling the Cotlncil's earlier injunctions to put an end to s11cll aggression and in- viting States Members of the United Nations to refrain from abetting the aggressor.
There is no doubt that in the present situation the United States (iraft resolntion should be discussed first. A clecision should he reached on that question before any other matters not conneeted with it are disCtlssed.
The French de1egation, therefore, in the light of the remarks it has just made, supports the United States delegation's motion and hopes that the United States draft resolntion of 31 ]uly will be diseussec1 first under the heading "Col11plaint of aggression upon the Republic of Korea".
MI'. ALVAREZ (Cuba) (translatcd trom Spanish): The Cuban delegation wishes to explain its position on the adoption of the provisional agenda which the President has sl1bmittec1 ta the Counci!.
The President has proposed two items for the Coun- cil to clisctlss-the question of the representation of China and the question of the peaceful settlement of the Korean question-and he considers the two ques- tions to be c10sely and inextricably connected, In the opinion of my Government these questions are dif- ferent and are in no \Vay connectee! with each othe1',
!u:;lIu 'ù pn::;ent. ;1 (1~·l.1pO~ lh' rri~it'nH'nt j':l!'i!lque de la .qllt'stiull cnn."t'l1l~(', le rt'pn·~I·Ilt;mt dt· n 'H;:;S n'a parh: 'Iut' ,.h· la. 'ith,~ti:H~ dliIlIl:~~': ji'. n'ux di.l'l; de, la reprt's{'ntallnn lit' la UlllW au ltlI!:-;("1. La ddq~atlon française n'adllld pas, ne n~(llfIllait pa:; b li:liFnn ainsi étahlie cntrc~ deux sujets historiquement ct juridique. n\(:nt distincts. Il lui $el11ble aussi qlll~ la seule évoca- tion d{~ la I!ucstinn chinoise est un ar~t1nlt~nt Un peu court pour convaincre qui q\lt~ cc snit de la volonté de paix dl~ lTllion sodi,tique en C()n~e,
D'autrt~s questions ont éti' hnqUt'l'S de'vant Ir- Con- . sei!, auxquelles le Cons(!il a donm~ n~ponsc. La pre- . mièrt' et la plus importante' de CeS qUi'stinlls t'st telle·ci: qui a troublé la Il..'lix? r.{~ Conseil, tians sa résolution du 25 juill dernier [·/i3htlc SéOIlU] , s'est prononcé sur ce point sans auculle équivoque. Il a également indiqné quelles étai<mt I<'s conditions n('cessaires an rétahlÎ!;sement de la paix. Il a fait appC'!. pour assurer la réalisation de ces conditions, il tous les :.'.Iembres des Xntiolls linies. Si le Gouvernement de ITH.SS \'(~llt exercer une action dans le 5<'115 déddé par le Conseil. il peut, nul n'en doute, le ÎaÎre utilement. Si la dél{ogatinn de l't'Ilion soviétique V('ut entrl'tenir le Conseil de l'inten- tion de son Gouvernement d'exef('cr une action en ce sens, cela peut être fait à tout moment. l\his queUe meilleure préparation à cette action et à ces explica- tions que cl'adopter tin texte clair ct simple, qui con- damne l'obstination dans l'agression. raprelle l'injo:lc- tion alltérieure du Conseil tendant à v mcttn' fin et invite les Membres des Natie)l1'" {"ni;,:; à s'abstenir d'aider l'a!~resset1r?
:\ l1'C'11 pa~ douter, dall~ l'('\at aqllwl dt'" l'lIns!'!;. le prnil'l dt, rl'solutiln d,.':; Etat~-i ·ni. dnit ('(n' discuté d'afif\fll. 11 doit iairt' l'obj!'t d'\IlH' dt'·,'i:,ina avant qu'un
alltn~ sujet, ttrangcr :'t cdte prnpu~itipn. ~()it abordé.
La d('lég-:ltinrJ française ap/luit: tlnm'. cnmptf' tl:nU des ohser\,:ltions Cjui précèdellt. la motio!! pn"scntée pnr la délégation (lc-s Etats-T~nis {~t souhaite que, S()~!S le titre "Plainte faisant état cl'lIl1{~ a~PI'SSiO;l contr(' la Répuhliqul' de Corée", soit l!iSCllté par priorité le projet de résolution présent(Î le :31 juilJet par I(~s E~:,t5 Unis.
lvI. ALVAIŒZ (Cuba) (traduit dl' l't'star/llol): La délégation de Cuba voudrait eXflO~l~r ('t ('xpliquer sa position ù l'égard de l'orcln' cln joUI' prm'Ï:wire qU'.' le Présic1(mt a présenté al! Conseil.
Les deux points que le Président sU.r:qêre de t.lis- cuter - à savoir, la questioll de la l'<~pn~selllatil>lI de la Chine et la question du règlement P:H'il'qUf' du pro- blème de la Corée, points que le l'rt~::<id('llt wnsidère . comme étroitement et indissolu1Ilclllent 1i~s _.- Illon GOllVen1t'lI1ent les considère. an contraire, rnlllme entiè· rement indépendants l'un ek~ l'autre l't dl:pourn:s de tont rapport.
The Couneil sot1~ht in faet to settle the problem by peaeeful means; after the procedures to aehieve that end had been exhaustecl. the Council had no alter- native but to carry out tlle provisions of the Charter concerning the disturbance of the peace and acts of aggression.
The consideration of this question from the point of view adopted by the representative of the Soviet enion would have no effect other than to divert the attention of the Council to ends totally different from those whieh inspired fifty-two :\Iember States of the Fniterl Nations to support the action taken by this borly. Since 25 June the Security Council has been considering \Vith deep concern the situation which has arisen in Korea and \ve must continue to discuss the :-ame agenda, as that is the only way for us to achieve ol1r common purpose to restore peace in that area.
Mr. SUNDE (Norwav) : In vie\\" of the fact that mv Governmcnt has recog~izec1 the Central People's CIÜv"- erument of the People's Republic of China it is, of course, our position that that Government should be representec1 in aH the organs of the United Nations as soon ~s this can be brought about by constitutional and orderly procedures. My Government. however, con- siciers it equally important that the question of Chinese reprt'sentation should not be linked with the question of aggression in Korea, which has required our urgent attention during the last weeks and in regard to which further decisions seem to be needed hy this Council. It is imperative. in my opinion. that the Korean issue should not be muddled and confused bv the introduc- tion at this stage of any other question, however im- portant. which does not have aIl\" direct bearin<T on the matter already under consideration. Nothing'"will he achieved by the Council in the coming days ttnless we abide at least by this elementary requirement of orderly procedure.
ln conclusion 1 should like to stress that the Norwegian delegation is willing-indeed desirous-of having the question of Chinese representation taken up for discussion and determination as soon as we
~ave a prospect of progressing further from the posi- tIOn which was found to cxist in this respect in the
Examiner cette question de la façon dont le repré- sentant de l'Union soviétique nous la présente n'aurait pas d'autre effet que de détourner l'attention nu Con- seil vers des fins entièrement différentes de celles qui ont incité cinquante-deux Etats Membres des Nations Unies à appuyer les mesures prises par cet organe. Depuis le 25 juin dernier, le Conseil de sécurité s'est penché avec une inquiétude profonde sur la situation créée en Corée, et nous devons continuer à fonder nos travaux sur le même ordre du jour, car c'est de cette manière que nous pourrons réaliser le désir de tous de rétablir le paix dans cette région.
M. SUNDE (Norvèg-e) (traduit de l'anglais) : Etant donné que mon Gouvernement a reconnu le Gouverne- ment central du peuple de la République populaire de Chine. nous estimons. bien entendu, que ce Gouverne- ment devrait être représenté à tous les organes des Nations rnies dès que cela pouri'a se hire selon la procédure et l'ordre établis. De l'avis de mon Gou- vernement, cependant, il est également important de ne pas lier la Question de la représentation de la Chine à la question de l'ag-ression en Corée, qui a nécessaire- ment retenu toute notre attention au cours des der- nières semaines et Qui semble appeler de nouvelles décisions de la part du Conseil. Il est indispensable, à mon sens, que la question de Corée ne soit pas em- brouillée et rendue plus confuse par l'introduction, au stade actuel. d'une autre question qui n'influe pas direc- tement sur la question en cours d'examen. Le Conseil n'ahoutira à rien pendant les jours qui viennent si nous ne nous conformons pas au moins à cette exigence élémentaire d'une procédure ordonnée. En conclusion, je tiens à souligner que la délégation norvégienne accepte, et même désire Que la Question de la représentation de la Chine fasse l'objet des déli- bérations et d'une décision du Conseil dès que la possibilité s'offrira de sortir de la situation dont nous ayons constaté l'existence au sein du Conseil, lorsque,
Mr. AUSTIN (United States of America): The United States has proposed that the item following "Adoption of the agenda" should be "Complaint of aggression upon the Republic of Korea". 1 have put this motion in writing. It is Oil the table in front of everyone herc.
There were several reasons for putting this motion in writing in addition to the oral motion which 1 made previously. One reason was in order to make it per- fectly clear exactly what the motion is, namely, an amendment proposed to the provisional agenda. The reason why 1 want to make that clear is in order to have a ruling under rule 33 of our provisional rules of procedure, if it becomes necessary to have a ruling. That mIe says:
"The fo11owing motions sha11 have precedence in the order named over aIl principal motions and draft reso- lutions relative to the subject before the meeting"- then come five motions, and the sixth is "to introduce an amendment".
Another reason why this was put into writing wa.s to make it perfectly clear that it cannot be confuseil with the items on the provisional agenda which are now numbered 2 and 3. It is distinct and separate from those items. Those items, of course, cannot be voted upon first because the provisional agenda has not been adopted. The ~rovisional agenda cannot be adopted untll we have dlsposed of the proposed amendment.
In the argument presented by the President at the beginning of the meeting this afternoon, he made sorne
:efere!1ce~ to the filing of the items proposed for mcluslOn m the agenda and to the question as ta which had been submitted to the Council first-the provi- sional agenda before us or this amendment to the provisional agenda. 1 want to call the Council's atten- tion to the fact that from the 25th day of June to the 31st day of July, which \Vas the date of the last meeting before the representative of the Soviet Union returned to the Security Council, the agenda was the same. Item 1 was "Adoption of the agenda". That is the same on the provisional agenda here. However item 2 differs. Throughout a11 those meetings, item' 2 was "Complaint of aggression upon the Republic of Korea".
'\Then business is being transacted by the Security Council under an item such as that and it is not brought to its conclusion, what happens? Does the passing of thirty-one days stop the consideration of that item? Does that change the business of the Secu- rity Council? No. Rule 10 of the rules of procedure provides as fo11ows:
M. AUSTIN (Etats-Unis d'Amérique) (traduit de l'anglais) : Les Etats-Unis d'Amérique ont proposé que le point qui suit l' "Adoption de l'ordre du jour" soit "Plainte faisant état d'une agression contre la Répu- blique de Corée". J'ai fait cette proposition par écrit. Elle est sur la table devant tous les membres du Con- seil réunis ici.
Il Ya plusieurs raisons pour lesquelles j'ai fait cette proposition par écrit après la proposition orale que j'avais faite antérieurement. Une de ces raisons était que je voulais indiquer de façon absolument claire quelle était la nature de la proposition, à savoir, un amendement à l'ordre du jour provisoire. Je tiens à ce que cela soit clair, parce que je désire que nous arri- vions à une décision conformément à l'article 33 de notre règlement intérieur provisoire, s'il devient néces- saire de prendre une décision. Cet article dispose:
"Ont priorité, dans l'ordre où elles figurent ci-des- sous, sur toutes les propositions principales et projets de résolution visant la question en discussion, les pro- positions tendant" - suivent cinq propositions, et nous en venons à la sixième - "à introduire un amende- ment."
Une autre raison pour laquelle cette proposition a été faite par écrit, c'est pour montrer très clairement qu'elle ne peut pas être confondue avec les points de l'ordre du jour provisoire qui portent maintenant les numéros 2 et 3. Elle est nettement distincte de ces points. Il est évident que ces points ne peuvent pas être mis aux voix en premier lieu, parce que l'ordre du jour provisoire n'a pas été adopté. L'ordre du jour provisoire ne peut être adopté avant que nous n'ayons réglé la question de l'amendement proposé.
En développant son argumentation au début de la séance de cet après-midi, le Président a fait certaines allusions au dépôt des propositions tendant à l'inscrip- tion de points à l'ordre du jour et à la question de savoir si c'était l'ordre du jour provisoire dont nous sommes saisis, ou l'amendement à l'ordre du jour pro- visoire, qui avait été présenté d'abord au Conseil. Je veux attirer l'attention du Conseil sur le fait que, du vingt-cinquième jour du mois de juin jusqu'au trente et unième jour du mois de juillet, date de la dernière séance qui ait eu lieu avant que le représentant de l'Union des Républiques socialistes soviétiques ne re- vienne au Conseil, l'ordre du jour était le même. Le point 1 était "Adoption de l'ordre du jour". C'est le même que celui de cet ordre du jour provisoire. Toute- fois, le point 2 est différent. Pour toutes ces séances, le point 2 était "Plainte faisant état d'une agression contre la République de Corée".
Que se produit-il lorsque le Conseil de sécurité effec- tue des travaux relatifs à un tel point de l'ordre du jour et qu'il n'achève pas ses travaux? Le fait que trente et un jours se soient écoulés met-il fin à l'examen de ce point? Les travaux du Conseil de sécurité s'en trouvent-ils modifiés? Non. L'article 10 du règlement intérieur dispose:
This is mandatory. The rule says "shall". Legal1y, the question we were discussing on 31 July still con- stitutes an agenda item even though it does not appear on the provisional agenda. The United States filed this motion in order to make sure that that item is there in writing, that everyone understands it, that the record is kept straight and that that item is the item following the first item, entitled "Adoption of the agenda". The United States filed this motion before the provisional agenda which was submitted by the President. 1 shaH not invoke the rule of the rules of procedure which deals with changes in the provisional agenda. Suffice it to say that the business before the Couneil at this moment is the question whether the Council will or will not amend this provisional agenda. There is no option here to vote upon two or more items; there is just one question to which the Council can legally devote its attention at this moment, and that is a procedural question.
In view of sorne of the remarks made here, 1 wish to make a brief statement. The act of aggression against the Republic of Korea is the most urgent business before the Security Couneil. Under this agenda item, every member of the Cauneil is com- pletely free to make proposaIs leading tOVlard the termination of the breach of the peace. The language of the item should be noted. It reads "Complaint of aggression upon the Republic of Korea". If any repre- sentative has proposaIs to make or draft resolutions to submit regarding the breach of the peace in Korea, he can make them within the framework of the agenda item which has been before this Couneil for the last five weeks and which is legally before it now auto- matically. If there are proposaIs to be made, refusaI to present them within the Council's regular agenda inevitably will cast doubt on their sincerity.
As 1 stated yesterday. the United States cannot agree that the question of Chinese representation can take precedence over the fact of armed aggression. Nor can the United States agree that the termination of aggres- sion should be made contingent on other issues. So long as men are dying on the battlefield in defence of the United Nations, this Council will not wish to cheapen their suffering or sully their heroism by seeming to engage in the consideration of deals.
The Couneil may wish to consider other issues now or at later meetings. But first, the Couneil should con- sicler the issue that is legally before it. Not only on these formaI grounds do 1 take this position, but 1 feel that it is clear that today's meeting should proceed
Comme je l'ai déclaré hier, les Etats-Unis ne peuvent accepter que la question de la représentation de la Chine passe avant le fait que constitue l'agression armée. Ils ne peuvent pas admettre non plus que l'on fasse dépendre la fin de l'agression de telle ou telle autre question. Tant que des hommes tombent sur le champ de bataille pour défendre les Nations Unies, le Conseil ne peut songer à discréditer leurs souffrances ou à ternir leur héroïsme en semblant envisager des marchandages.
Le Conseil voudra peut-être examiner d'autres ques- tions, maintenant ou à des séances ultérieures. Mais, d'abord, il doit examiner la question dont il est légale- ment saisi. Ce n'est pas seulement pour ces raisons formelles que j'adopte cette position: il est manifeste,
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~ïr. TSTAXG (China): Since this discussion is a proce<1ural one, 1 shaH he brief and limit my remarks
f() tIlt' procedural questions involved.
The dekg-atil)11 of the t'nited States has placed be- t'ore us a motion for the amendment of the provisional agenda. The item listed in the amendment, "Complaint of aggTession upon tht' Repuhlic of Korea", has been the main business of this Council during the past wceks. That business has not been finished. A draft resolution under that item is pending hefore the Coun- cil. Bath from the point of \'iew of the parliamentary situation as weil as for fundamental political reasons, the Council must put that item at the forefront of its agenda.
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1 wish now to say a few words with rt'gard to the t""O items on the provisional agenda as put before us hv the President. There is this item of "Peaceful sëttlement of the Korean question". Xo one is against a peaccful settlement of the Korean question. The Council wishes nothing more than the carly restoration of l'l'ace in Korea. That is what it expected when it adopted the resolution of 25 June. If that resolution had been complied with. peace would have reigned in Korea during the past fiw weeks.
Même à cette heure tardive, nous accueillerions tous la paix avec satisfaction: nous serions tous heureux d'examiner une proposition de paix. Mais. si le Conseil doit rester fidèle aux principes de la Charte, nous ne p011YOns chercher la paix en troU\"ant des excuses à l'agression ou en reconnaissant les avantages qu'elle ! s'est assurés. Ce n'est p3.S le chemin de la paix; c'est le C'hcmin de l'imposture.
L'1te as it is. we ail should we1come peace; we aU shou!cl he glad to C'onsider a pe3.C't' proposaI. Rut. if ihis CounC'i! is to remain faitl1ful to the prinC'iples of the Charter. we C3.nnot st:ek pea,e hy concioning ag- l::Tessi()l1 0r hy re:ognizing- the fruits of aggression. That i:" not tht: ro3.ci to pearl': that is tht' road to 3. shall1.
There is ar.other item on the provisional agenda, dealing- ,,-ith the so-called recog"nitinn of some puppet régime in China. That question has been discuss~'d hên' senra! tim('s. It ,,-as ciiscussed at len::;1:h yesterday. 3.nd a decision was reached. \\'ould it not he stran~e {or the
~('cl.:rit\' Council on the one lIaCld to mohilize the ll1,'te:-i.;1 and moral re5:ourCes of the free nations to stop agg-ression in Korea and. on the other hand. to C'on!'icier at the same time the recol!nition of the fruits of s:lC'h agg-rc-ssicn in another cOU1~tn'? If the Council were ,0 cfo' ar~~-:hr;g of that kind. it ~\'ould he uncioing with one h"nd ~:'r it is trying to do with the other.
l should like to C'aH the attention of the Council to another aspect of this matter. Eyer since the Council tank its tirst actior. to stop aggression by Xonh Korea. the puppet régime in China. through the Press and
L'ordre du jour provisoire renferme un autre noint. qui a trait à la prétendue reconnaissance d'un régime fantoche en Chine. Cette question a été examinée ici plusieurs fois. Le Conseil ra longuement examinée hier, et il est parvenu à une décision. Xe serait-il pas étrange que le Conseil de sécurité. d'une part. mobilise les ressources matérielles et morales des nations libres pour arrêter l'agression en Corée, et, d'autre part, envisage en même temps d'admettre que l'agression peut porter ses fruits dans un autre pays? En agissant de la sorte, le Conseil déferait d'une main ce qu'il cherche à faire de l'autre.
Je tiens à appeler l'attention du Conseil sur un autre aspect de "ette question. Depuis que le Conseil est interYenu pour la première fois afin d'arrêter l'agres- sion déclenchée par la Corée du ~ord, le régime fan-
The PRESIDE~T (translated fram Russian) : By his l'tatement, the representative of the United States has facilitated the President's task. The United States representative's amendment appears to represent an attempt to establish a procedure unprecedented in the historv of the work of the Security Council. Up to the presetlt, as an the members of the Security Council know, the agenda has always been approved by the President in accordance with the rules of procedure and submitted for adoption by the Security Council. Never in the history of the Security Council have any amendments been submitted to the provisional agenda as approved by the President and submitted for adop- tion by the Security Council. The Security Couneil is free to adopt or to reject the provisional agenda submitted by the President. Any member of the Security Couneil is entitled to propose additional items for inclusion in the provisional agenda approved by the President. But to submit an amendment to the provisional agenda thus approved by the President, as the representative of the United States is trying to do, in violation of the mies of procedure, is to usurp the rights of the President and to do violence to the rules of procedure. If the Vnited States representative, in stressing the urgency and necessity of the speediest possible settle- ment of events in Korea-of the Korean question-is genttinely anxious not to enter into a "deal", as he says, or to engage in diversionist tactics, as l should cali it, but to secure a truly peaceful settlement of the Korean question, there are no grounds for recourse to such a method of submitting amendments.
In accordance with the general1y accepted rules, traditions and order of business to which the Security Council has adhered throughout its existence, the fol- lowing procedure has been established. The provisional agenda is approved by the President and submitted to the Couneil. The Security Council has the right to accept or reject it in whoîe or in part. Every member of the Conncil has the right to submit an item for inclusion in the provisional agenda, but not to sub- stitute another provisional agenda for the one approved lw the President. The mIes of procedure make no provision for this. The United States representative has referred to rule 10 of the mIes of procedure, \vhich states: "Any item of the agenda of a meeting of the Secu- rity Couneil, consideration of which has not ùeen com-
Si, en soulignant l'urgence et la nécessité de régler au plus tôt la situation de la Corée, la question de la Corée, le représentant des Etats-Unis veut, en toute sincérité, non pas s'arrêter à un "marchandage", comme il le dit lui-même, ou, comme je dirais plutôt, entreprendre des manœuvres de diversion, maIs s'atta- cher à un véritable règlement pacifique de la question de Corée, alors il n'a aucune raison de recourir à une telle façon de présenter des amendemeuts. Conformément aux règles reçues, aux traditions et à la procédure que le Conseil de sécurité appllque de- puis qu'il existe, l'ordre des travaux du Conseil est le suivant: le Président approuve l'ordre du jour provi- soire et le soumet au Conseil. Le Conseil de sécurité a le droit de l'accepter ou de le rejeter en tout ou en partie. Chacun des membres du Conseil a le droit d'y faire inscrire des questions, mais il n'a pas le droit cl'y substituer un ordre du jour différent. Le règlement intérieur ne prévoit pas une telle façon d'agir. OLe représentant des Etats-Unis s'est référé à l'article 10 du règlement intérieur où il est dit:
"Toute question figurant à l'ordre du jour d'une séance du Conseil de sécurité et dont l'examen n'est
This rule, however. does not state that such an item must neeessarily be considered first. In what rule of the rules of procedure has the L"nitcd States repre- sentative found that an item which has been carried over from the pre\'Îous meeting must be considered first? Th~re is no such provision in the rules of pro- cedure; but there is a provision to the effect that the provisional agenda shaU be approved by the President and submitted to the Council for adoption.
That is how matters really stand. 1 think, therefore, that we sha11 observe the rules of procedure and, when we come to the vote, vote on a11 the items in the order of their submission: first, the first item submitted by the President, then the second item submitted by the President and, thirdly. the item submitted by the repre- sentative of the United States. That will be in accord- ance with the procedure we have followed so far.
Yesterday 1 stated, speaking as President, that the rational procedure would be to place the item proposed by the t'nited States representative third on the agenda, af . the t\Vo previous items proposed by the USSR de1egation. That would be logical and fair, and would not create the impression that the United States delegation is resortillg to this method in order ta pre- vent the inclusion of the Soviet Union's proposaI for the peaceful settlement of the Korean question. For the L"nited States proposaI aims in substance at widening the scope of the conflict. though it does so under coyer of references to the "localization of the conflict". That is a diplomatie term which, in everyday language, means continuing and intensifying the con- flict. employing more aireraft, sending jet planes, flying fnrtresses, more artillery, more troùps, thus causing more suffering and more victims.
That is what "localization" means in plain language. The USSR delegation has submitted a proposaI for the peaceful settlement of the Korean question. Accordingly, if the Security Councii as an instrument of peace and an organ for the peaceful settlement of conflicts. reaUy desires peace, it must consider the question of a peaceful settlement, not replace it by any other item diametrically opposed in meaning. Subse- quent items must be considered in the order of their submission.
In the light of these considerations, and to avoid
cr~ting the impression that the United States repre- sentative is submitting his proposaI \Vith the special intention of preventing consideraticn of the item pro- posed by the Soviet L-nion concerning the peaceful settlement of the Korean question, it would be of advantage if the United States representative did not press his proposaI, but accepted the President's pro- posaI that these items should be considered, and their
Toutefois, cet article n'indique pas qu'une telle ques- tion doive nécessairement figurer en première place. Dans quel article du .-~glement intérieur le représen- tant des Etats-Unis a-t-il trouvé une disposition stipu- lant qu'une question reprise de la séance précédente doit figurer en première place? Le règlement intérieur ne contient pas de disposition de cet ordre; en re- vanche, une disposition du règlement porte que l'ordre du jour provisoire est approuvé par le Président et soumis à l'approbation du Conseil.
Tels sont donc les faits. Je pense donc que nous nous conformerons au règlement intérieur et que, lors du vote, nous nous prononcerons sur les diverses ques- tions dans l'ordre dans lequel elles ont été présentées, à savoir: la première question, présentée par le Pré- sident; la deuxième question, présentée par le Prési- dent, et la troisième question, proposée par le repré- sentant des Etats-Unis; nous suivrons ainsi la procé- dure qui a toujours été adoptée jusqu'à présent.
J'ai déclaré hier, en tant que Président, que la meil- ieure solution consisterait à inscrire à l'ordre du jour, en troisième rang, après les deux premières questions présentées par la délégation de l'URSS, la question proposée par le représentant des Etats-Unis. Cette solution serait logique et équitable, et elle ne donnerait pas l'impression que la délégation des Etats-Unis re- court à un tel procédé afin d'empêcher l'inscription à l'ordre du jour du point proposé par l'Union soviétique et relatif au règlement pacifique de la question de Corée. En effet, la proposition des Etats-Unis tend, en substance, à intensifier le conflit, bien qu'elle dissimule ce but en parlant de la "Iocalisatit;u du conflit". C'est là un terme diplomatique, mais, en langage courant, il signifie la continuation et le renforcement du conflit, l'accroissement du nombre des avions. l'envoi d'avions à réaction, de forteresses volantes, de renforts d'artil- lerie et de troupes - c'est-à-dire davantage de souf- frances et davantage de victimes.
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Tel est en langage courant le sens de cette "localisa- tion". Pour sa part, la délégation de l'URSS a pré- senté une proposition tendant au règlement pacifique du conflit coréen. Dans ces conditions, si le Conseil de sécurité, en tant qu'instrument de paix et organe chargé du règlement pacifique des différends, s'efforce réelle- ment d'établir la paix, il doit aborder la question du règlement pacifique, sans y substituer d'autres ques- tions de sens diamétralement opposé; quant aux ques- tions suivantes, il devra les examiner dans l'ordre où elles ont été présentées.
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i ' ! h r ~ l i ~ " C'est pourquoi, à la lumière des considérations que je viens d'exposer et afin de ne pas créer l'impression que le représentant des Etats-Unis soumet sa propo- sition uniquement pour empêcher l'examen du règle- ment pacifique de la question de Corée, point proposé par la délégation de l'URSS, il serait bon que le repré- sentant des Etats-Unis n'insiste pas sur aa proposition et qu'il accepte la proposition du Président tendant à examiner ces questions et à se prononcer sur leur f ; ( F \: [ , ~ ~ 1 should like ta draw the attention of members of the Coundl to the fact that il is past 6 p.m. 1 still have two speakers on my list who wisb ta express their views on the question under discussion, Shall we continue our work or would it be advisable to adjourn the meeting until tomorrow? Sir Gladwyn JEBB (United Kingdom): 1 \Vas on the point of raising a point of order, but in deference to the President's view, if he would like tn adjourn the meeting now 1 should be ql.ite prepared to accept it to this extent. that he would allow me to r:lise my point of order the tirst thing at our next meeting-. The PRESIDI'NT (tral/slaolcd [rolll NlIssia/l): li the point of order \\'hich the United King-dolll rl'prescn- tative \Vishes to raise is so urgent and l'xceptional, 1 ,an give him the tloor il11n1l'c1iately. Sir Glaùwyn Jr~Rn (l'nited Kingdom): 1 am only concerned with a matter of historienl accuracy. 1 darc say that if we kncw about this iact, it mig-ilt colour our thinking to sOllle l'xtellt. hllt if the President would prefer to hear me tomorrll\\', 1 do not miml. l'hl' PRES1llENT (Iral/slalc!' trolll Russia.II): If his- tory will not sîlffer thcreby, wc shall dose the meeting at this point. Le PRÉSIDENT (Iraduit dl! russe l: Si l'histoire ne doit pas en souffrir. nous lè\"erons la séance à ':e point de nos <iébats. The meeting rose at 6.15 l'.m. 1..7 s(~ance l'st le"L'ée à 18 h. 15.
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