S/PV.5 Security Council

Wednesday, Dec. 19, 1951 — Session 6, Meeting 5 — UN Document ↗

SIXIEME ANNEE
PALAIS DE CHAILLOT, PARIS
Ail United Nations documents are designated by symbols, i.e., capital combined with figures. Mention of such a symbol indicates a reference to a Nations document.
Les documents des Nations Unies portent tous une cote, qui se comp lettres majuscules et de chiffres. La simple mention d'une cote dans tJ rigllifie qu'il s'agit d'un document des Nations Unies.
L'ordre du jour est adopté.
"The Security CO'lmcil,
The Brazilian delegation will give its unreserved and unequivoca! support to the draft resolution, calling for the admission of Italy ta the United Nations, which has just been submitted by the representative of France. Vve sha1l do this for the simple reason that Italy qualifies l111der Article 4 of the Charter adopted at San Francisco as a peace-loving State which accepts the obligations contained in the Charter and is able and willing ta carry out these obligations, We respectfully submit that this reason aJone, directIy stel1lming from the very letter of the United Nations Charter, is sufficiently strong and force- fu! not to a1low of any discretion or subterfuge inspired by considerations of politkal and bargaining expecliency. H L\ d (~ ;t, :le Ile tte le m: lU, le; :Ul ';;1 ~ji k ".;;. 7. Nous nous devons d'observer une cêrtaine logique "Qui peut le plus peut le moins." Et il flolts semble qu dans le cas d'espèce, "qui a fait le plus, doit le moins" 8. Telle est la constatation qu'ont faite d'abord l Conseil de tutelle, puis l'Assemblée générale. Tel est l sens de la recommandation dont nous sommes saisi aujourd'hui. Telle est la justification de la priorit accordée à l'examen de la candidature italienne. Dan le cas de l'Italie, et clans ce cas seulement, les constata tions que suppose l'admission ont déjà été faites. De conséquences en ont été tirées qui vont au-delà de l simple admission. Cependant, l'admission même n'a pa été décidée. Il s'agit aujourd'hui de mettre fin à cett anomalie. 9. Je n'abuserai pas de la patience du Conseil en m'é tendant davantage sur les divers aspects d'une discus sion qui relève moins d'une appréciation juridique que me semble-t-il, du simple bon sens. Je crois utile, toute fois, pom la commodité et la clarté de nos débats, d présenter un projet de résolution destiné à donner effe à la recommandation de l'Assemblée. Ce projet est for simple. En voici le texte: {(Vu la résolution de l'Assemblée générale en date du 7 décen1bre 1951, "Prend en considération les arguments invoqués dan cette résolution; "Constate que l'Italie est un Etat pacifique qui rem plit les conditions prescrites à l'Article 4 de la Cbarte et, en conséquence, "Recommande l'admission de l'Italie comme Membr des Nations Unies." 10. M. MUNIZ (Brésil) (traduit de l'anglais): L délégation du Brésil appuiera sans réserve et sans équi voque le projet de résolution relatif à .1'admiss.ion d l'Italie au sein de l'Organisation des NatIons Ul1Ies qu le représentant de la France vient de nous soumettre Nous le ferons pour la simple raison que l'Italie rempli les conditions prévues à l'Article 4 de la Char~e adopté~ à San-Francisco: l'Italie est un Etat paCIfique qU accepte les obligations de la Charte et qui est .capable de !es remplir et disposé à le faire. A notre aVl~, cette simple raison fondée directement sur la lettre meme de la Charte des Nations Unies, a suffisamment cIe valeu et de force pour empêcher toute attitude arbitraire ou tout subterfuge inspiré par des considérations d'oppor tunisme et de marchandage politique. 12. The fact that Italy has been charged by the United Nations with the administration of the Trust Territory of Somaliland and that it is at present exercising its responsibilities towards the United Nations as an Administering Authority is, of course, important and relevant - but only in so far as it emphasizes the urgency of Italy's admission. In a word, l taly is entitled ta admission because, as has been recognized by fifty- four Members of the United Nations, it satisfies the conditions prescribed in Article 4, paragraph 1, of the Charter, and not because it has been entrusted with the administration of Somaliland. Now that we are bound to act upon the General Assembly resolution of 7 December 1951, it is imperative ta clarify this point, lest the Security Council's intentions and attitude towards the more general problem of the admission of new Members should be misinterpreted. Although we are called upon to consider "that Italy should be enabled to exercise (its present) responsibilities with complete effectiveness" and, for that purpose, should be admitted to the United Nations, our action upon the General Assembly's recommendation should not convey the impression that the majority of Security Council mem- bers are not fully aware of the anomalous and un- clesirable situation arising from the arbitrary use of the so-called right of veto whieh has barred several other peace-loving States from the participation to which they are entitled under Article 4, paragraph 1, of the Charter. 13. We therefore wish to repeat that the present responsibilities of Italy do emphasize the need for urgent action on the part of the Security Council, but cannot be construed as motivating the recommendation for its admission ta the United Nations. Haly is eligible as a peace-loving nation, not as an Administering Authority acting under the auspices of the United Nations. The necessity of Italy's full participation in the Trusteeship Council explains the urgency of the recommendation, not the recomtnendation itself. 14. Those who oppose Italy's admissioli. do not argue that Italy does not satisfy the requirements and condi- tions of Article 4, paragraph 1, of the Charter. At the 279th meeting of the Security Council, held on 10 April 1948, the Soviet Union representative stated that the Soviet Union Government was favourahle - l repeat, was fav?urable - to the admission of Italy, but refused ta cons1d~r ltaly's case on its own merits and quali-:- 12. Le fait que l'Italie a été chargée par l'Organisation des Nations Unies d'administrer le Territoire sous tutelle de la Somalie et que ce pays s'acquitte actuelle- ment envers l'Organisation des Nations Unies des res- ponsabilités qui lui incombent en qualité d'Autorité char- gée de l'administration, est évidemment un fait impor- tant dont il y a lieu de tenir compte, mais seulement parce qu'il souligne qu'il est urgent d'admettre l'Italie. En un mO,t l'Italie a le droit d'être admise à l'Organisa- tion des Nations Unies parce que, comme cinquante- quatre Membres de l'Organisation l'ont reconnu, elle remplit les conditions prévues au paragraphe 1 de l'Ar- ticle 4 de la Charte et non parce qu'elle a été chargée d'administrer la Somalie. Maintenant que nous devons donner suite à la résolution adoptée par l'Assemblée générale le 7 décembre 1951, il importe au plus haut point d'élucider cette question pour que les intentions et l'atti- tude du Conseil de sécurité à l'égard du problème plus général de l'admission de nouveaux Membres ne risquent pas d'être mal interprétées. Bien que nous soyons appelés à considérer que "l'Italie doit être mise en mesure d'exercer (ses) responsabilités (actuelles) avec une entière efficacité" et qu'à cette fin elle doit être admise à l'Organisation des Nations Uni~s, la suite que nous donnerons à la recommandation de l'Assemblée générale ne doit pas donner l'impression que la majorité des membres du Conseil de sécurité n'ont pas parfaitement connaissance de la situation anormale et regrettable résultant de l'exercice arbitraire de ce que l'on est con- venu d'appeler le droit de veto, et qui a empêché plu- sieurs autres Etats pacifiques de participer aux travaux de l'Organisation des Nations Unies, comme ils en ont le droit en vertu du paragraphe 1 de l'Article 4 de la Charte. 13. Nous tenons donc à répéter que les responsabilités actuelles de l'Italie imposent au Conseil de sécurité de se prononcer clans le plus bref délai mais ne peuvent pas être considérées comme motivant une recommandation en faveur de son admission à l'Organisation des Nations Unies, C'est en sa qualité de nation pacifique et non en sa qualité d'Autorité chargée de l'administration d'un territoire sous les auspices des Nations Unies que l'Italie doit être admise. La nécessité d'une participa- tion pleine et entière de l'Italie aux travaux du Conseil de tutelle est un argument en faveur de l'urgence de la recommandation mais non en faveur de la recomman- dation elle-même. 11· Ceux qui s'opposent à l'admission de l'Italie ne d1sellt pas que ce pays ne remplit pas les conditions requises par le paragraphe 1 de l'Article 4 de la Charte. A la 279ème séance du Conseil de sécurité tenue le 10 avril 1948, le représentant de l'Union soviétique a déclaré que son gouvernement était favorable - je dis bien favorable - à l'admission de l'Italie mais qu'il refusait d'examiner le cas de l'Italie en -lui-même et 15. l could do no better in this connexion than ta recall the opinion set forth, on 28 May 1948, by the International Court of Justice 2, which gave an emphatÎc "no" to the two following questions submitted ta it in General Assembly resolution 113 B (III) of 17 November 1947: "Is a Member of the United Nations which is called upon, in virtue of Article 4 of the Charter, to pronOt111ce itself by its vote, either in the Security Council or in the General Assembly, on the f1.dmission of aState to membership in the United Nations, jurid- ically entitled to make its consent to the admission depenc1ent on conditions not express1y provided by paragraph 1 of the said Article? In particular, can such a Member, while it recognizes the conditions set forth in that provision to be fulfilled by the State concerned, subject its affirmative vote to the addi- tianal condition that other States he admitted ta memhership in the United Nations together with that State ?" ~ e t s t s e e e s e 1 s :t e 16. Without entering into the Vl?xata quaestio of the validity of a negative vote cast in sil11ilar cîrcumstances and inspired by· such reasons of political expediency, we find no reason why we should not discuss the ques- tion of its legitimacy. We feel that the arbitrary use of the so-called right of veto is juridically inconsistent with the letter and spirit of the United Nations Charter, which clearly sets forth in Article 4, paragraph 1, that: - "Membership in the United Nations is open to aU other peace-Ioving States which accept the obligations contained in the present Charter and, in the judgment of the Organization, are able and willing ta carry out these obligations." K t a 17. We wish ta stress once again that the principle of unanimity recognized in Article 27, paragraph 3, could not be meant ta confer UpOI1 the permanent members of the Security Cotmcil an untrammelled and unrestricted power ta ad in direct opposition ta the Purposes and Principles of the Charter. When, in San Francisco, we reluctantly agreed ta entrust the five big Powers with a very special position and responsibility on matters affecting international peace and security, we did so with the hope and the understanding that those Powers wouId use the so-cal!ed right of veto with the utmost restraint and moderation. Much has been said about the right of veto but, unfortunately, tao little about the dutY which is incumbent upon the permanent members of the Security Council to exercise their prerogatives on behalf of al! Member States in the interestsof inter- national peace and security and not in the prosecution of their own selfish political objectives. s e s n 1. n n e I- I a - Ie lS e. 10 a i, 'il et 2 See ICI Reports: Conditions of Admission of aState to !vIembership in the United Nations (Article 4 of the Charter) : Advisory Opinion of 28 May 1948. 15. Je ne peux mieux faire à cet égard que de rappe l'avis donné le 28 mai 1948 par la Cour internation de Justice 2, qui a répondu par un "non" catégoriq aux deux questions suivantes que l'Assemblée génér des Nations Unies lui avait posées dans sa résoluti 113B (III) dt! 17 novembre 194-7: "Un Membre de l'Organisation des Nations Uni appelé, en vertu de l'Article 4 de la Charte, à prononcer par son vote, soit au Conseil de sécuri soit à l'Assemblée générale, sur l'admission d' Etat comme Membre des Nations Unies, est-il ju diquement fondé à faire dépendre son consentement cette admission de conditions non expressément pr vues au paragraphe 1 dudit Article? En particulie peut-il, alors qu'il reconnaît que les conditions prévu par ce texte sont remplies par l'Etat en questio subordonner son vote affirmatif à la condition que, même temps que l'Etat dont il s'agit, d'autres Eta soient également admis comme Membres des Natio Unies ?" 16. Nous ne voyons pas pourquoi, sans aborder question délicate de la validité d'Un vote négatif ém dans de telles circonstances, et inspiré par des raiso d'opportunité politique, nous ne discuterious pas question de la légitimité d'un tel vote. Nous estimo que l'exercice arbitraire du droit dit de veto est jur diquement incompatible avec la lettre et l'esprit de Charte des Nations Unies, qui dispose expressément, a paragraphe 1 de son Article 4: "Peuvent devenir Membres des Nations Uni tous autres Etats pacifiques qui acceptent les oblig tions de la présente Charte et, au jugement de l'Org nisation, sont capables de les remplir et disposés le faire." 17. Nous tenons iL rappeler une fois de plas que principe de j'unanimité énoncé au paragraphe 3 d l'Article 27 ne pouvait être interprété comme signifia que les membres permanents du Conseil de sécuri sont dotés, sans limite ni restriction aucune, du pouvo d'agir d'une manière directement contraire aux buts principes de la Charte. Quand, à San-Francisco, nou avons accepté iL contre-cœur de reconnaître aux cin grandes Puissances une position et une responsabili très spéciales pour les questions intéressant la paix la sécurité internationales, nous espérions et pension que ces Puissances n'exerceraient qu'avec la réserve la modération les plus extrêmes ce que l'on a appelé droit de veto. On a beaucoup parlé du droit de vet mais, malheureusement, on n'a pas assez rappelé devoir qu'ont les membres permanents du Conse d'exercer leurs prérogatives au nom de tous les Eta Membres dans l'intérêt de la paix et de la sécuri internationales, et non pour atteindre lems propre objectifs politiques égoïstes. 2 Voir le RectleU de la COM illterlwtionale de It/stice .. CoHd tiOllS de l'admissio1l d'IJn Eta.t comme Membre des NatiOH U,ties (A1'ticle 4 de la Clwrte) " Avis cOi/sultaHf djl 28 11lai 194 19. There is nothing which strikes as much at the raots of al! international co-operation as the adoption of an arbitrary attitude on matters on which only judg- ment based on objective and legal criteria should prevai!. This arbitrary use of the veto, which deprives a great and historical people, heir to one of the richest patri- monies of civilization, from the right to bring its valuable contribution to the worle of the United Nations, constitutes one of the severest blows against the prestige of this Organization. 20. l do not wish to conclude this brief statement without expressing the strong feelings of my Govern- ment towards this legitimate aspiration of a country which should long ago have been at our side, giving us the benefit of its political judgment and experience and of the creative powers of its culture, and co-operating in the common task of advancing the cause of peace and security. l cannot but hope that the flimsy and fallacious arguments that have stood in the way of Italy's admise sion to the United Nations will llOW give way to a more reasonable anc1 constructive approach to this par- ticular question on the part of the Soviet Union Gov- ernment, from which the Members of this Organization demand- l repeat, demand- an attitude more con- sistent with the Purposes and Principles of the Charter, and with the universal hopes and ideals which inspired the creation of the United Nations in San Francisco.
"Le Conseil de sécurité,
In accordance with the list of representatives who have expressed a wish to speak in this discussion, and solely in accordance with that list, l should like to make a statement as representative of ECUADOR. 22. There is no need for me ta point out once more that Italy possesses the qualifications requirec1 by Article 4 of the Charter for membership in the United Nations because, as has been repeatedly c1emonstrated in this Council and in the General Assembly, Italy more than satisfies a11 the conditions laid clown. What is more, that great nation has recent1y received a notable tribute and genuine moral satisfaction in the Fourth Committee and in the General Assembly from the welcome given by the COl11tnittee to the French proposaI and by the Assembly to the draft resolution submitted by the Committee. 23. The immense majority of the :M;enibers of the United Nations have pai<i a tribute ta, Italy and expr.essed their wish that Italy should at last be aclmltted. Whatever the final outcome of the clecision 19. Rien ne peut plus gravement porter at principe même de toute coopération internatio l'adoption d'une attitude arbitraire à l'égard tions sur lesquelles on devrait se prononcer e dant seulement sur des critères objectifs et ju Cet exercice arbitraire du veto prive un gran qui a joué un rôle capital dans l'histoire et l'héritier de l'un des plus riches patrimoines de sation, du droit d'apporter sa précieuse contr l'œuvre des Nations Unies, et constitue ainsi coups les plus sévères qui aient été portés au pr l'Organisation. - 20. Avant de conclure cette brève interve tiens à rappeler la position très nette de mon g ment à l'égard de cette aspiration légitime d qui, depuis longtemps, devrait se trouver à n nous faisant bénéficier de son jugement et de s rience politiques ainsi que de la puissance cré sa culture, et coopérant à la tâche commune, q servir la cause de la paix et de la sécurité. Je qu'espérer que les arguments fallacieux et san tance qui ont empêché l'admission de 1'Italie nisation vont cesser de constituer un obstacle soviétique abordant cette question particuliè manière plus raisonnable et plus constructive tant, conformément à ce que les Membres de nisation exigent - je répète, exigent - une plus conforme aux Buts et aux Principes de l ainsi qu'aux espoirs et aux idéaux universe San-Francisco, ont inspiré la création de l'Org des Nations Unies. 21. Le PRESIDENT (traduit de l'espagno respecter l'ordre dans lequel se sont fait in orateurs qui ont demandé à prendre la parole du débat, et uniquement pour respecter cet vais faire maintenant une déclaration en ma q représentant de l'EQUATEUR. 22. Il est inutile que je répète une fois en 1'1talie remplit les conditions requises par l' de la Charte pour qu'un Etat puisse être adm Membre de l'Organisation des Nations Unies. on a démontré à maintes reprises devant le C à l' A~sel11blée générale que l'Italie remplit, s testation possible, toutes cesconc1itions. De Quatrième ,Commission' et l'Assemblée géné rendù un hommage significatif à la grande n lienne et lui ont donné une véritable satisfactio par .l~ façon clont elles ont accueilli, la premièr ~osltlOn de la F:~nce et la seconde, le projet 4 tIOn de la Quatneme Commission.·' ' 23. L'immense majorité des Membres de l'O tion ont fait l'éloge de l'Italie et ont exprim qu'elle soit enfin admise à l'Organisation. Que le résultat final de l'initiative prise, par l'A 25. vVhen this matter was c1iscnssed in the Fourth Conunittee, l stated some of the reasons for vvhich m}' Government would warmly support - as in fact it dic1 support - the admission of Italv to the United Nations. l then said that Ecuac\or is ~ loyal member of the Organization of American States, a vigorous organiza- tion made· necessary by geographical and economic factors and developed by a sixty-year-old and ever- expanding experiment in co-operation. As a member of the family of Latin American States Ecuador also has strong links with States of Latin origin, snch as Italy, France, Spain and Portugal. Our language, our tracli- tions, onr culture, our ic1eals and our basic philosophy of life seem, at least in part, to be in harmony with those of the European States l mentioned. 26. Not only has Italy greatly inf1nenced our civiliza- tion, but in the Latin Ameriean haH of our continent,· there are many family links with the Italian nation. 27. l remember reading that the representative of France in the Security Council once said that the United Nations was incomplete withont Italy. l fully share that view. 28. Moreover, Italy is not only a peace-loving COl111- try, which accepts the obligations contained in the 01arter and is able and willing ta carry them out, but the United Nations, as l have already said- and this is a point that must bc stressed - has repeatedly and in various ways expressec\ its w1sh that Italy should be ac1mitted to the Organization. One vote only has paralysed the wish expressed by 90 per cent of the Members of the Organization. 29. At the 190th meeting of the Securïty Council held on 21 August 1947, there were nine votes in favour, one against and one abstention, on the Australian pro- posaI that Italy should be admitted ta membership at such time anc\ under such conditions as the General Assembly might deem appropriate. 30. The admission of Italy was subsequently put to the vote at the 206th meeting held on 1 October 1947, at the 279th meeting he1d on 10 April 1948, ancl at the 443rd meeting held on 13 September 1949. On each occasion there were nine votes in favour, one against t e 25. Au cours du débat qui a eu lieu à ce sujet à Quatrième Commission, j'ai exposé certaines des raiso qui incitent mon gouvernement à appuyer résolume l'ac1mission de l'Italie aux Nations Unies. j'ai dit q l'Equateur est 1111 membre loyal de l'Organisation d Etats américains, qui est une organisation vivante do la création a été imposée par des considérations d'ord géographique et économique, et qui a bénéficié soixante ans d'une coopération touj ours plus dév loppée. Mais d'autre pal't, l'Equateur, membre de famille des Etats de l'Amérique latine, est uni par d liens solides aux Etats latins tels que l'Italie, la Franc l'Espagne et le Portugal. Notre langue, nos tradition notre culture, notre idéal, notre conception fondame tale de la vie paraissent coïncider, tout au moins partie, avec ceux de ces Etats d'Europe. 26. Ce n'est pas seulement sur notre civilisation q !'Italie a exercé une influence considérable; de pui sants liens du sang unissent les pays d'Amérique lati à la nation italienne. 27. J'ai lu qll'un j our le représentant de la France Conseil de sécurité a déclaré que, sans l'Italie, l'Org nisation des Nations Unies était pour ainsi dire incom plète. Je partage entièrement cette façon de voir. 28. D'autre part, non seulement l'Italie est un Et pacifique, qui accepte les obligations de la Charte, e capable de les remplir et disposé à le faire, mais encor comme je l'ai déjà dit, et il convient d'insister sur point, les Nations Unies ont inc1iqué à plusieurs repris et de diverses manières qu'elles désirent l'admission l'Italie an sein de l'Organisation. Une seule voix paralysé la volonté exprimée par les neuf dixièmes d Membres de notre Organisation. 29. A la 190ème séance du Conseil de sécurité, tenu le 21 aotît 1947, la proposition australienne tendant ac\mettre l'Italie comme Membre de l'Organisation d Nations Unies au moment et dans les conditions qu l'Assemblée générale jugerait appropriés a recuei neuf voix; il y a eu une voix contre et une abstentio 30. Par la suite, l'admission de l'Italie a été mise au voix à la 206ème séance, tenue le 1er octobre 1947, la 279ème séance, tenue le 10 avril 1948 et à la 443èm séance, tenue le 13 septembre 1949. A chaque occasio il y a eu neuf voix pour, une voix contre et une abste 32. The General Assembly, for its part, has repeatedly expressed similar wishes. We a11 remember resolution 113 (II), and more particularly resolution 113 F (II) of 17 November 1947, resolution 197 (III), and more particularly 197 A (III) of 8 Decel1lber 1948, and resolution 296 (IV) and more specifical1y 296 E (IV) of 22 Novelllber 1949. 33. But that is not a11. In resolution 495 (V), the General Assembly, recalling its resolution 296 (IV), requested the Security Council to keep the applications for admission under consideration in accordance with the terms of the resolution mentioned. Moreover the aspiration of the United Nations to universality is implicit or exp1icit in a11 the Assembly's resolutions. That aspiration is evident in each and every one of the decisions, anc\ with no more restrictions or conditions than those laid clown in Article 4, paragraph 1, of the Charter. Resolution 197 B (III) specifica11y states that General Assembly has notec\ the general sentiment in favour of the universality of the United Nations. 34. In resolution 296 A (IV), the General Assembly states that it deems it important to the deve10pment of the United Nations that a11 applicant States which possess the qualifications for membership set forth in Article 4 of the Glarter should be admitted. That is to say, that resolution also reaffirllls the desire for universality. 35. The consistently expressed desire of the United Nations for universality is also shown by the fact that the applications of Austria, Finland, Ireland, Italy, Jordan (Transjordan) and Portugal received a favour~ able recommendation from the General Assembly in 1947; 1948 and 1949, the application of Ceylon in 1948 and 1949 and the applications of Nepal and Korea in 1949. In other words, of the fourteen States whose applications were pending in 1949, the Assemblv has recommended the admission of nine, and on mori than one occasion has recommended the admission of Italy in special tenns. 36. The delegation of Ecuador considers that it is obvio~s that the maintenance of international peace and secnnty through the United Nations would be facilitated if a11 pe.ace~loving St~tes a?le and willing to comply with the obltgatlons conta1l1ed 111 the Charter were adlllitted to the Organization. 37. Th~ so-ca11ed. sm~ller Pmvers might perhaps per- form a sIgnal serVIce If they co-operated with the per- 32. L'Assemblée générale, pour sa part, a ma plusieurs reprises un C\ésir analogue. Nous av présentes à l'esprit en effet la résolution 113 ( particulier sa partie F, adoptée le 17 novembre résolution 197 (III) et notamment sa partie A le 8 décembre 1948 ainsi que la résolution 296 particulier sa partie E, adoptée le 22 novembr 33. Mais ce n'est pas tout. Dans sa résolution l'Assemblée générale, rappelant sa résolution 2 a prié le Conseil de sécurité de continuer l'exa demandes d'admission conformément aux dis des résolutions précitées. De plus, dans toutes lutions de l'Assemblée générale, se manifeste implicite ou explicite l'aspiration de l'Organis Nations Unies à l'universalité. Si l'on examine de ces décisions, on y retrouve cette même a sans autres restrictions ou conditions que cel cées au paragraphe 1 de l'Article 4 de la La résolution 197 B (III) précise que l'A générale a pris acte "du sentiment général en f l'universalité de l'Organisation des Nations U 34. Dans la résolution 296 A (IV), l'Assemb rale déclare "qu'il importe, dans l'intérêt du d ment des Nations Unies, d'admettre tous l candidats qui remplissent les conditions pr l'Article 4 de la Charte en ce qui concerne l'a des Membres"; cette résolution confirme donc d'universalité. 35. Ce désir d'universalité, que les Nation n'ont cessé de manifester, est apparu une fois lorsque l'Assemblée générale a fait des recomm favorables à l'admission de l'Autriche, de la de l'Irlande, cIe l'Italie, de la Jordanie (Transj et du Portugal en 1947, 1948 et 1949; de C 1948 et 1949, du Népal et de la Corée en 19 conséquent, sur les quatorze Etats dont les d d'admission étaient en suspens en 1949, neu bénéficié d'une recommandation favorable de blée, et celle-ci a recommandé à plusieurs rep termes précis, l'admission cIe l'Italie. 36. Il est évident pour la délégation de l'Equa sera plus facile de maintenir la paix et la sécur nationales par l'action de l'Organisation des Unies si tous les Etats pacifiques, capables de les obligations imposées par la Charte et disp faire, font partie de notre Organisation. 37. Les Puissances dites mineures pourront exercer une action salutaire si elles coopèrent le n~unl l' linne de n nOtml ~ts de Se mife~té il \'0115 teus III et en e 19~ï, la l, at1e-ptée \1\'1, en ·Tt' 19-+9. ·N::' (Vl. :?'1îÎ) (l\'), ;arnen des i',~ r,(~.-..iticlru ~ ~~e.; rf~;r • r1~ faç'~:1 ·.7{~inn dt~ :~,;,;n~nt:~;1 Ith:'~ frL'~r:· :a fbm, ;\. ·':mt~it f "~\•..·f:'11f ~:: ~"rÜt~~l. ~.~ tra ,~,,; /l"' r:-l; -~. ~.~*··";,7·.t-_:~'~ 'l,~ ::"1 e FH "is of the opinion that the admission of aState to membership in the United Nations, pursuant to paragraph 2 of Article 4 of the Charter, cannot be effectecl by a decision of the General Assembly w~en the Security Council has made no r~com1l1e~~ahon for admission, by reason of the candIdate f~111l1g to obtain the requisite majority or of the negatlve vote of a permanent member upon a resolution so to recomll1end." ~:: ~ç,'t~:-;! t~~t~ ~~'~~~ lr::t:· 3 See ICJ Reports: Competence of th~ Gellera! AssemblJ! for the /ldmission of aState to the Umted Nallons: AdvlSory Opiniol1 of 3 March 1950, pp. 22-34. 4lbid., p. 10. 39. Il ya certes des précédents; nous connaiss l'attitude adoptée par le Conseil de sécurité, cas analogues au cas actuel, et l'Assemblée gé pris note de ces précédents, ainsi qu'il res diverses résolutions adoptées par elle. Mais on manquer de reconnaître que l'interprétation d parlé a donné lieu à des doutes ou, plus exactem l'on a proposé deux interprétations différent interprétations découlent de l'intention et de l même des Articles 4, 24 et 27 de la Charte, au fait allusion l'éminent jurisconsulte Azevec1o, me longue date de la Cour internationale de Justice consultatif que la Cour internationale de J1tstice le 28 mai 1948 et dont ont parlé les représent Pays-Bas et du Brésil ne fait qu'aggraver ces 40. L'avis consultatif rendu par la même mars 1950 lui-même laisse pendante la questio mentale. Il est vrai que la Cour a déclaré ce dans le dispositif de cet avis 4: "Par ces motifs, "LA COUR, "par douze voix contre deux, "est d'avis qu'un Etat ne peut être admi Membre des Nations Unies en vertu du para de l'Article 4 de la Charte, par c1écision de blée générale, lQrsque le Conseil de sécurité recommandé son admission, soit parce qu candidat n'a pas obtenu la majorité requise, s qu'un membre permanent a voté coritre une tion tendant à recommander son admission." 3 Voir le Recueil de la Cour intematio1lale de Just pétence de l'Assemblée géllérale pour l'admissioll d'tlll N atiolls Unies,. Avis consultatif du 3 mars 1950, page 4 Ibid., p. 10. "The Request for an Opinion envisages solely the case in which the Security Couneil, having voted upon a recommendation, has concluded from its vote that the recommendation was not adopted because it failed to obtain the requisite majority or because of the negative vote of a permanent member. Thus the Request refers to the case in which the General Assembly is confronted with the absence of a recom- mendation from the Security Council." l repeat, "the absence of a recommendation from the Secnrity Council". The Court continues: "It is not the object of the Request to determine how the Security Council should apply the rules governing its voting procedure in regard to admis- sions or, in particular, that the Court should examine whether the negative vote of a permanent member is effective to defeat a recommendation which has obtained seven or more votes. The question. as it is . formulated, assumes in such a case the non-existence of a recOlumendation." "The Court is, therefore, called upon to decide solely whether the General Assembly can malee a decision to admit aState when the Security Council has transmitted no recommendation to it." 42. The paragraphs l have just read are very signifi- cant and increase the uncertainty of the interpretation, an uncertainty which has been expressed in the past by a number of delegations to the United Nations. 43. What opinion, l wonder, wOltld the Court have given if it had been consulted on the question - and l quote the Court's own words - as to "how the Secu- rity Council should apply the rules governing its voting procedure in regard to admissions or, in particular, whether the negative vote of a permanent member is effective to defeat a recommendation which has obtained seven or more votes"? Who can tell us how the Court might have replied to a request drawn up in such terms? 44. Furthermore, two very interesting votes, those of ] ndges Azevedo and Alvarez a, were registered against the resolutive part of the opinion which the Court rendered on 3 March 1950. 45. In addition there are other opinions by eminent authorities expressing a similar view or leading to the same conclusion as that reached by ] udge Azevedo. 46. In view of the complexity of the matter and of the situation which may arise later, it is better that the cIraft resolution submitted by the representative of France should be considered calmly, sa that - and this is the wish which my delegation once more repeats- it may be unanimously adopted. 5 Ibid., p. 7. 6 Ibid., pp. 12-21. "La demande d'avis a en vue seulement le le Conseil de sécurité, ayant voté sur une reco dation, a tiré de son vote la conclusion que la mandation n'a pas été adoptée faute de la m requise, ou par suite de l'opposition d'un m permanent. La demande se réfère ainsi au l'Assemblée générale se trouve en face d'une ele recommandation du Conseil de sécurité." Je répète: "d'une absence de recommandation au de sécurité". La Cour dit encore: "Ce n'est pas l'objet de la demande de faire miner comment le Conseil de! sécurité doit, en d'admission, appliquer les règles gouvernant se et, notamment, de faire rechercher par la Co vote négatif d'un membre permanent suffit échec à une recommandation ayant réuni sep ou davantage. La question telle qu'elle es implique qu'il y a dans ce cas absence de rec dation. "La Cour est donc appelée uniquement à miner si l'Assemblée générale peut décider l sion d'un Etat quand le Conseil de sécurité n présenté aucune recommandation." 42. Les paragraphes que je viens de lire textue sont très significatifs et augmentent les doutes q peut éprouver au sujet de l'interprétation, dou plusieurs délégations aux Nations Unies ont ex dans le passé. 43. Permettez-moi de poser une question: que été, en effet, l'avis de la Cour si on lui avait d - je reprends les paroles mêmes de la Cour - ment le Conseil de sécurité doit, en matière d'adm appliquer les règles gouvernant ses votes et, nota si le vote négatif d'un membre permanent suffit échec à une recommandation ayant réuni sept v davantage"? Qui peut nous dire comment la Cou répondu à une question ainsi conçue? 44. En outre, le dispositif de l'avis consultatif r 3 mars 1950 par la Cour a donné lieu à deux o dissidentes très intéressantes, celles de M. Azev de M. Alvarez a, juges à la Cour. 45. pe plus, il existe d'autres opinions éminent le meme sens, ou qui conduisent à la même con que celle à laquelle est arrivé M. Azevedo. 4? ~tant ~onné la complexité de la question e ~ltua;tlOn qtll pourrait exister par la suite, il vaut etueher,avec calme le projet de résolution prése le representant de la France, afin que ce projet Ul~ vœu que ma délégation formule une fois en SOit approuvé à l'unanimité. 5 Ibid., p. 7. a Ibid., pages 12 à 21. 49. But all this is a matter for subsequent discussion. Let us fint eonsider the case of Italy, which is a special case of pril11ary importance, and let liS study the means by which that great and friendly nation may be admitted. 50. Mr. VON BALLUSECK (Netherlands): In the light of the constant policy pursued by the Netherlallds in respect of the question of membership in this Organ- ization since the fOllndation of the United Nations it will, l feel sure, not come as a surprise to members of this Council that my delegation again warmly supports the proposaI to admit Italy as a full Member. After the many statements made by Netherlands represen- tatives on previous occasions when Italy's application for membership was being discussed - statements which contained arguments as to why the Italy of today fuIfils all the conditions of membership which, to our mind, were incontestable and which, l may add, were never contested in substance - l shall refrain from enumerating those arguments once more. They have, moreover, been very brilliantly stated today by the representative of France and by other representatives who have spoken before me. 51. In this respect l shall recall only that, during the general debate at this very session of the General Assembly, the Netherlands Minister for Foreign Affairs expressed his regr~t that Haly,in spite of th.e views l~eld by the large majonty of the ~iIembers o~ thlS Org~l1l~a­ tion, was still obliged to cont111ue ta walt for adnll~slOn to the United Nations. This statement by Ml'. Stlkker was but the reaffi.mation on views which, as l have said before, have been repeatedly voicec1 by the Netherlands ancl \vhich in the case of Italy, go back to the SUl11mer of 1947 wilen that country's application was first pr~­ sented. Since then we have seen every year the repetl- tion of the procedure which, on the strength - rather, on the weakness - of arguments wholly foreign ta the merits of the case, has prevented the admission of Haly to our ranles. ~ous permettre à tous de réfléchir à tous les movens et a toutes les méthodes qu'il serait possible d'el{lployer pour ne pas refuser l'entrée cles Nations Unies d'abord à 1'1~ali;, ~nsuite .à d:autres Etats ql]i de~la.ndent à être admiS a l OrgamsatlOn et contre 1admlsslon desquels on ne peut invoquer de raisons valables, nul ne le conteste. 48. Je suis personnellement enclin à penser - mais si le cas se présentait, je serais obligé de consulter mon gO~lvern~ment - je suis enclin à penser, dis-je, que, s'il eXiste simplement quelques doutes au sujet des titres d'un Etat à être admi~ à l'Organisation, on clevrait voter une recommandatIOn favorable' en effet l'admis- s}on aux Natiops Unies pourrait co~trihuer 'à ce qne l Etat eu questIOn se conforme, dans sa conduite, à la Charte et réaffirme son indépendance. Lui refuser le moyen de se faire entendre par le monde libre serait la solution la plus mauvaise pour tous. 49. Mais tout cela ne viendra que plus tard. Exami- nons en premier lieu le cas de l'Italie; il s'agit d'un cas très important, d'un cas particulier. Etudions les moyens nécessaires pour que cette grande nation amie puisse être admise à l'Organisation des Nations Unies. 50. M. VON BALLUSECK (Pays-Bas) (traduit de l'anglais): EtaI1t donné la politique constante que le Gouvernement des Pays-Bas a suivie depuis la création de l'Organisation cles Nations Unies, en ce qui concerne l'admission de nouveaux Membres, les membres du Conseil ne seront certainement pas surpris d'apprendre que ma délégation donne à nouveau son appui chaleu- reux à la proposition tendant à admettre l'Italie au sein de l'Organisation, avec tous les droits d'un Memhre. Après les nombreuses déclarations que les représentants des Pays-Bas ont faites précédemment, lors de l'examen de la demande d'admission de l'Italie, et dans lesquelles ils présentaient des arguments incontestables à notre avis et d'ailleurs incontestés quant au fond, pour démon- trer que l'Italie d'aujourd'hui remplit toutes les condi- tions requises pour être Membre de l'Organisation, je m'abstiendrai de donner ces arguments une fois de plus. D'ailleurs, ils ont été brillamment exposés aujour- d'hui par le représentant de la France et par d'autres représentants qui ont pris la parole avant moi. 51. A ce propos, je me bornerai à rappeler qu'au cours de la discussion générale de la présente session de l'Assemblée générale le Ministre des affaires étrangères des Pays-Bas a exp'rimé le regret que l'Italie, malgré l'opinion de la grande m.aj?rit~ des Membres de YC?rga~ nisation soit encore obligee d attendre son adnllsSlOn a l'Organisation des NatiOl.ls Unie~. Dans cette d.é~la­ ration M. Stildœr n'a fait que reaffirmer une opnllon qui, c~mme je l'ai déjà dit, a été expr~née à n~aintes reprises par le Gouvernemen~ d7~ ~ays-Bas et ~1111, dan~ le cas de l'Italie, rem,onte. a .1 ete de, 19~7, el~o~lue ,a laquelle la demande d adnllsslOn de l ItalIe a ete ~re: sentée pour la première fois. Depuis, nous. avons assiste chaque année à la répétition de c~~bats qUI, ,en vertu ~ 011 en dépit - d'arguments entleremel~t etranf,\"ers a l'affaire, ont empêché l'Italie d'être admise parmI nons. 53. From these general remarks of mine it will, l hope, be abttndantly clear that if, in the normal course of events, the question of the admission of Ita1y should have come before this Council once again my Govern- ment would have vateel in favour of Italy's admission wholeheartedly and without hesitation. Today, how- ever, we arefaced with a new and very important fact, namely, the opinion expressed by the General Assembly that l ta1y shou1d become a full member of the T1'llstee- ship COllncil. Indeed, the implications of this opinion are such that this Council cannot fail, in our view, to recognize the consequences thereof. Under the Charter there is no other logical way fully to associate a non- member State with the work of one of the main organs of the Organization but to admit that State to full membership. vVhat, indeed, wou1d be the situation if Italy should fail to gain admittance to the United Nations but shou1d still be expected to fu1fil the duties of a trustee of the United Nations? Then we would in hct have created in the Trusteeship Council two categories of members - those with rights and duties, anel those with duties only. Could it be logically con- ceived that we shou1d expect this State, Italy, to carry the burden of a responsible Power in a Trust Territory but without enjoying the basic right of being able to cast its vote when decisions affecting that Territory were being taken? l submit that such a situation is both illogical and unjust, and l may point to the very wording of the relevant General Assembly resolution o{ 7 December 1951 where it states that "Italy should be enabled to exercise those responsibilities with complete effectiveness", and that, therefore, "it is neces- sury for Italy ta become a member of the Trusteeship Counci1 and for that purpose to be admitted to the United Nations". 54. Finally, let us look at the question {rom yet another angle. As l have just recalled, the only criteria on which both the recommendation o{ this Council and the decision of the General Assembly in respect of 53. J'espère que les observations générales viens de présenter montrent clairement que si la tion de l'admission de l'Italie avait été une fois d portée devant ce Conseil selon la procédure no mon gouvernement se serait prononcé sans rése sans hésitation en faveur de l'admission de l'Italie aujourd'hui, il y a un fait nouveau très impor savoir l'opinion exprimée par l'Assemblée gé selon laquelle l'Italie devrait avoir tous les droit membre du Conscil de tutelle. A notre avis, le C de sécurité ne peut manquer de reconnaître to portée de cette opinion. Aux termes de la Ch n'y a pas logiquement d'autre moyen que l'adm pour associer pleinement un Etat non membr travaux de l'un des organes principaux de l'Org tion. Quelle serait en effet la situation, si l'Itali en se voyant refuser l'admission à l'Organisatio Nations Unies, devait néanmoins s'acquitter de ponsabilités d'une tutelle confiée par les Nations U Dans ce cas, le Conseil de tutelle aurait deux caté de membres; les uns y auraient des droits et des d les autres n'auraient que des devoirs. Est-il logi demander à cet Etat, l'Italie, d'assumer les c d'une Puissance chargée de l'administration da Territoire sous tutelle, sans qu'elle ait le droit mental de prendre part au vote lorsque le Con tutelle prendra des décisions intéressant ce Terr A notre avis, une telle situation serait à la fois ill et injuste. Je tiens à rappeler, à cet égard, les expres de la résolution de l'Assemblée générale r à cette question. Il y est dit que l'Italie "doit êtr en mesure d'exercer ces responsabilités avec une efficacité" et que, par conséquent, "il est nécessai 1'1talie devienne membre du Conseil de tutelle e cette fin elle soit admise dans l'Organisation des N Unies". 54. Enfin, considérons la question sous un autre encore. Comme je viens de le rappeler, les seuls c sur lesquels peuvent se {onder soit la recomman du Conseil de sécurité, soit la décision de l'Asse spec~al responslblhtles over a non-self-governing people. l thmk t1~at from whatever point of view we consic1er the que~tlOn unc1el~ discussion we cannot escape the only loglcal C?nclUSlOn - adoption by this Conncil of a recol11mendatlOn for the immediate admittance of Italy ta the Unitec1 Nations. 55. The representative of France has submitted for this purpo~e what is ta my mind a very clear and simple !ext; to WhlCh we feel, on the face of it, sympathetically ll1c1111~d. l therefore express the earnest hope that the negatlve vote of one of the permanent members of this Conl1cil will. 110t again prevent ns -hom making a recoml11endatlOll so entirely within the spirit and the letter of the Charter and thus sustaining the decision ta ~ntrlls~ Italy with a responsibility which has as one of lts basIc objectives - as is written in Article 76 of the Charter in the Chapter on the International Tl'l1steeship System - "to further international peace and security". 56. Sir Benegal N. RAU (India): In view of the statements which have already been made, l shall be very brief. 57. My Goverument's views on the general question of admission of new Members have Leen stated more than once. The criteria for ac1mission are prescribed in Article 4, paragraph l,of the Charter; l neednot reac1 that text again, Lecause it has been reac1 several times dl1ring the course of these discussions. There are several States - Ceylon and N epal, ta mention only India's immediate neighbours - which, in the judgment of my Government, satisfy these tests and are therefore qualified for admission. They should all be admitted: that is my Government's position. Without prejudice ta that general position, however, we warmly support the General Assembly's special resolution of 7 December 1951 in favour of Italy's admission, on the additional grollnc1s mentionec1 in that resolution. l say "additional grounds" because the primary qualifications for admission are those set out in Article 4, paragraph 1, of the Charter. In my Government's view, Italy possesses these qualifications. The additional grounds are not, strictly speaking, essential for admission, but they make it a matter of special urgency. 58. My delegation wilJ therefore vote in favour .of the c1raft resolution submltted by the representatlve of France. 59. The PRESIDENT (translated from Spanish): l wish to inform the members of the Council that the representatives of ChÎ1;a, the .U?ited King:dom, Tmkey and the Union of Sovlet SOC1allst Repubhcs have been put on the list of speakers in that or~er. l am sure that some me111bers of the Councll have other specta~e. de ce genre, à l'égard d'une population qui ne s adm111lstre. l~as elle-mêl;le, il y a peut-être lieu d'appli- cluer ~e~ cnteres plus sevères que ceux qui ont trait à 1adl11l~SlOn d~ nouveaux Membres. Je pense que, quel que S?lt le p0111t d~ vue auquel nous nous placions pour examln~r la q~lestlOn, nous ne pouvons éviter la seule c~ncluslon logique,. à savoir l'adoption par le Conseil dune recommandatlOn en vue de l'admission immédiate de l'Italie à l'Organisation des Nations Unies. 55. Le représentant de la France a présenté à cette fin un texte que j'estime très clair et très simple et auquel n?us s01pmes, favorables. C'est pourquoi j'exprime le vif espoir qu un des membres permanents du Conseil ne se prononcera pas contre ce projet et ne nous empê- chera pas, cette fois encore, de faire une recommanda- tion qui serait si conforme à l'esprit et ft la lettre de la Charte et qui nous permettrait de confirmer la décision par laquelle l'Organisation des Nations Unies a conféré à 1'1talie une responsabilité dont une des fins essentielles est "d'affermir la paix et la sécurité internationales", comme il est dit à l'Article 76 c1e la Charte, au chapitre relatif au régime international de tutelle. 56. Sir Benegal N. RAU (Inde) (traduit de l'an- glais): En raison des interventions qui ont déjà été faites, je serai très bref. 57. Les vues de mon gouvernement touchant la ques- tion générale de l'admission de nouveaux Membres ont été définies à diverses reprises. Les critères de l'admis- sion sont énoncés au paragraphe 1 de l'Article 4 de la Charte. Je ne relirai pas ce texte dont la lecture a c1éjà été faite plusieurs fois au cours de ces débats. Il y a un certain nombre d'Etats - Ceylan et le Népal, pour ne mentionner que les voisins immédiats de l'Inde - qui, de l'avis c1e mon gouvernement, remplissent ces condi- tions et peuvent donc être admis. Tous ces Etats devraient être admis: telle est la thèse de mon gouver- nement. Sans préjudice de cette thèse générale, cepen- dant, nous appuyons chaleureusement la résolution spé- ciale de l'Assemblée générale tendant à l'admission de l'Italie, pour les raisons supplémentaires mentionnées dans cette résolution du 7 décembre. Je dis "raisons supplémentaires", parce que les conditions essentielles qu'un Etat doit remplir pour être admis sont celles qui sont énoncées au paragraphe 1 de l'Article 4 de la Charte. De l'avis c1e mon gouvernement, l'Italie remplit ces conditions. Les raisons supplémentaires ne sont pas, à strictement parler, indispensables à l'admission, mais elles confèrent à celle-ci une urgence particulière. 58. En conséquence, ma délégation votera en faveur du projet de résolution présenté par la France. 59. Le PRESIDENT (traduit de l'espagnol): Je vou- drais faire connaître auX membres du Conseil que la liste des orateurs comprend dans l'ordre d'inscription les représentants c1.e la Chin~, du. Royaun;e-:Uni, de .~a Turquie et c1e l'Umon des Repubhques socmhstes sOVie- tiques. Je suis persuadé que certains membres du Con-
l wou1d hesitate ta strike any contrary note, if that is not in accordance with the will of the Security COl1ncil. Persona11y, however, l must say l fee1 that since there are only four speakers left we might, at any rate, go on and hear them. l should think we shottlcI be finishec1 by 6 p.m., which isour normal time of adjourning. For my part, l shoulc1not see any objection to going on until then and hearing the four represen- tatives on the list of speakers. l, myself, sha11 speak for only about three or four minutes.
Mr. Malik Union of Soviet Socialist Republics #128854
l consic1er the President's proposaI expedient for the fo11owing reasons. 63. The list of speakers contains the names of four representatives who wish ta express their views on the question uncler c1iscussion. Three speakers are listed before me who will perhaps speak for four minutes each, as the United Kingdom representative has proposed, but that will nevertheless take up at least twe1ve minutes. A further twelve minutes will be neec1ec1 for interpretation, so that twenty-four minutes in a11 will be needed. It is a1reac1y 5.28 p.111. and there will be Httle time left for my statement after those of the three speakers precec1ing me. In view of the fact that l sha11 speak in Russian, two interpretations will be neccssary. 'vVe shall have ta remain after 6 p.m. and difficulties may arise because of the lateness of the hour. 64. For these reasons, l consider the President's proposaI a usefu1 one.
l see that there is a difference of opinion, so l sha11 put it to the vote whether the meeting should be adjourned or not. However, the representative of the United States has asked ta speak. 66. Ml'. GRqSS (United States of America): l c10 not quarrel wlth the remarks mac1e by the represen- tative of the Soviet Union concerning the time factor, but l submit that there is something more involvec1 than a reac1ing of the dock. l am not yet on the list of speakers, ~nd if l do speak, as l wish to, it would, l am afrald, take more than three minutes. l wou1d suppose, in view of the history of this matter during the past l'ears and the decisive role which the representative of the Soviet ~ni.on h~s played in frustrating the dearly expressed .maJonty ~111 of the General Assembly and the Secul'lty CouncJ1, that members of the Council would be entitled to consider the matter on the basis o! a firm and definite decision which we have every nght to eXllect from the Soviet Union delegation. Speaking for my delegation and giving full respect to the urgency of the problem before us l should like to reserve. my ri~ht to speak, preferably at our meeting today, 111 the hght of such comments as may be made
Je ne voudrais pas prendre une pos s'écarte des intentions du Conseil de sécurité. nellement, je dois dire cependant que puisqu plus que quatre orateurs inscrits, nous devrion suivre la séance et les écouter. Je pense que l sera terminée à 18 heures, c'est-à-dire à l' laquelle nous levons normalement nos séances. P part, je ne vois aucun inconvénient à pours débat jusqu'à cette heure-là et à entendre le orateurs inscrits. En ce qui me concerne, je ne que trois ou quatre minutes. 62. M. MALIK (Union des Républiques so soviétiques) (traduit du russe): J'estime que l sition du Président est opportune pour les suivantes. 63. La liste des orateurs comprend les noms d représentants, qui désirent faire connaître leur sur la question. Trois orateurs sont inscrits av même s'ils ne parlent que quatre minutes chacun l'a proposé le représentant du Royaume-UnÎ, c prendra pas moins douze minutes. Avec le minutes nécessaires pour l'interprétation, c vingt-quatre minutes. Or, il est déjà 17 h. 2 resterait donc que peu de temps pour mon inte qui suivra les déclarations des orateurs inscrits. je parle en russe, il faudra encore cIeux interpr Il nous faudra donc travailler après 18 heures peut donner lieu à des difficultés, étant donné tardive. 64. Pour les raisons que je viens d'exposer, la proposition du Président opportune. 65. Le PRESIDENT (traduü de l'espagn m'aperçois que les avis sont partagés et je v mettre aux voix la question de savoir si nous lever la séance. Toutefois, le représentant de Unis a demandé la parole. 66. M. GROSS (Etats-Unis d'Amérique) (tr l'anglais): Je ne veux pas contester les observa représentant de l'Union soviétique au sujet du temps, mais, à mon avis, il ne s'agit pas seuleme question d'heure. Je ne suis pas encore inscri liste des orateurs, et si je prends la parole, co désire le faire, il me faudra, je le crains, plus minutes. Etant donné le résultat des débats a cette question a donné lieu pendant ces dernière et le rôle décisif que le représentant de l'Unio tique a joué en mettant en échec la volonté cl exprimée de la majorité des membres de l'As générale et du Conseil de sécnrité, je présume membres du Conseil sont fondés à vouloir exa question en tenant compte de la décision ferme nitive que nous sommes en droit d'attendre de gation soviétique. An nom de ma délégation, je v sans perdre de vue le caractère d'urgence du p dont nous sommes saisis, me réserver le droit de '1e tII n- a r- ce à lia le re 'al 67, .The PRESIDENT (translated from Spanish): As l smd a moment ago, and in view of the different (opinions expressecl in the Council, l shall put 1'0 the 'Vote the question whether or not this mceting of the 'Security Cot111cil should be continued this evening. First, however, l shall call upon the representative of the United States, who wishes 1.0 speak on a point of orcier.
On a point of order, l should like 1.0 make the position of lllY clelegation perfectly clear. If the representative of the Soviet Union is not now prepared ta make a :statement on this matter l woulcl certainly not oppose the adjourt1ment. If the representative of the Soviet Union is prepared 1.0 make a statement today, l should :Iike ta reserve the right of my delegation 1.0 make any 'C01l1ments which it considers appropriate in the light 'of such statements and other statements which have been made. In that event l should very much appreciate an opportunity to do so at this meeting. l trust that clarifies the position of l11y delegation. es il- ilS re )n ,i ; Ile en ze ra ne [ln i! Ile i,· 15=. lui Ire
Mr. Malik Union of Soviet Socialist Republics #128858
l am much l1attered bythe United States representative's consider- at.ion for my statements, but for my own part l should like 1.0 hear the statements of the three speakers who put their names clown before me. If, as l have already pointed out, they speak 11rst and then I, l am aft'aicl that lllY statement will take longer than four minutes. More- over, two interpretations will be necessary. The United States representative will speak after me, which will also have 1.0 be followed by an interpretation, so that the meeting may well carry on until 7 p.m. ne Jl' ne ,n5 t,- ti., du 'lU lue la J.c OIS 70. l therefore repeat that l support the Preside~t's proposaI. vVe sha11 be able 1.0 resume tOl110rrOW n:ornmg or at any time, so as 1.0 enable all representatlves 1.0 speak in the orclinary way. For my own part, l am prepared 1.0 speak at any time.- today, tomorrow or the day aHer, whenever convenlent. ~~15 t'b 'ié- ent ,. 71. The PRESIDENT (translated from Spanish)f: Slo far as concerns myse1f as President, l have per eet y tlnclerstoocl the position of. every de1ega~ion, and every clelegation will have su[~clen~ opportt~111ty not only to explain its Government s ,1)01111. of Vlew, but aIs? 1.0 consider what has been satd by the ~ther delega~l?ns. That, incidental1y, is in accordance wlth the tradlttons of the Security Council when matters of su~stance are being discussed. ~~ee ks la \-li· .:l~· a[~. 'me «re f:7., .Le, P.RESIDENT (tra~uit de l'espagnol): Com Je 1al dit tl y a un moment, etant donné qu'il y a (li gence d'opiniOl~s entre les membres du Conseil, je mettre aux VOIX la Cjuestion de savoir s'il y a lieu poursuivre la séance. Cependant, je vais donner au ravant la parole au représentant des Etats-Unis demande à parler sur une motion d'ordre. 68. M. GROSS (Etats-Unis d'Amérique) (tradtti l'anglais): J'ai demandé la parole sur une mo d'ordre. Je voudrais que la position de ma délég soit parfaitement claire. Si le représentant de l'U soviétique n'est pas prêt à faire dès maintenant déclaration, je ne m'opposerai certaincment pa l'ajournement de la séance. Si le représentant de l'U soviétique est prêt à prendre la parole aujourd'hui voudrais réserver pour ma déléfJation le droit de senter toutes observations qu'elle jugera utiles à lumière de la déclaration soviétique et des autres dé rations qui ont été faites. Si le représentant de l'U soviétique prend la parole aujourd'hui, j'aimerais b coup pouvoir le faire moi-même à la présente séa J'espère que maintenant la position de ma clélég est parfaitement claire. 69. M. MALIK (Union des Républiques social soviétiques) (traduit du russe): Je suis très flatté l'attention que le représentant des Etats-Unis (l'A rique porte à mes interventions, mais je voudrais mon côté, entendre les vues des trois représentants se sont fait inscrire avant moi. Si, comme je viens d dire, ces représentants prennent la parole avant mo crains que mon intervention ne dure plus de qu minutes. De plus, elle exigera une double interp tion. Après mon intervention, c'est le représentant Etats-Unis d'Amérique qui prendra la parole, a quoi une interprétation sera également nécessaire cette façon la séance risque de se prolonger jus 19 heures. 70. C'est pourquoi, je déclare à nouveau que j'a1 la proposition du Président. Nous pourrions contl nos débats demain matin ou à tout autre moment, de donner à tous les représentants la possibilité prendre la parole dans des conditions normales. P ma part, je suis prêt à prendre la parole à n'imp quel moment: aujourd'hui, demain, après-demain n'importe quel autre jour. 71. Le PRESIDENT (traduit de l'espagnol): ~ ma part, je me rends parfaitement compte de la s tion de chaque délégation. Chawne ~1'e11es aura t latitude non seulement d'exposer le pomt de ,-;ue de gouverneme~t: m~is aussi de COl~1l11enter les, ~eclarat des autres delegatlOns. Cette met.hode es~ d ~11}eurs forme aux habitudes du Consel! de secul'lte lor discute des questions de fond. In favour: Ecuador, France, India, Union of Soviet Socialist Republics. Against: China, United Kingdom of Great Britain and Northern Ireland, United States of America. Abstain'ing: Brazil, Netherlands, Turkey, Yugoslavia.
A vote 'leJas tahen by show of hands, as follows:
l must interpret the Council's voting as meaning that it wishes ta continue the meeting tonight. l shall therefore call upon the representative of China. Before l do so, however, the representative of the Union of Soviet SociaHst Republics wishes to speak on a point of order.
Mr. Malik Union of Soviet Socialist Republics #128860
In view of this indefinite result of the vote, l think it would be advisable to ta1ce a vote to determine who is in favour of continuing the present meeting.
l think that WQuld· be to repeat the same idea and waste a few minutes more of our time. Perhaps we couId, if the Council sa desires, now hear one or two more speakers. l see it is now 5.43 p.m., so that if the representative of the Union of Soviet Socialist Republics submitted a formai motion for the suspension or adjournment of the meeting, l shoulcl have to put that proposai to the vote; but as President l do not think l can submit such a motion myself.
Mr. Malik Union of Soviet Socialist Republics #128862
As the President wishes. 78. Mt. TSIANG (China): l shall be very brief. The .representative of France, in putting before us his draft resolution, began his statement by reminding the members of the Council of the great contributions which Italy has made to European civilization. Chinese civilization has had an origin and a development inde- pendent of that of Europe. l t would, therefore, be out of place for me to elaborate on that part of the statement of the representative of France. Nevertheless, l should like to maketwo simple comments. 79. In the nrst· place it appears to me that when the' representative of France speaks about the contributions Of Italy to European civilization, his voice is that of high authority, for incleed France itself has made important contributions to European civilization. The seoond comment l wish to make is this. Europe and European civilization, in spite of present-day difficulties, doubts, criticislll irom outside and self-criticism from inside, remainvital factors in the life of the world. l Votent pour: Equateur, France, Inde, Union de Républiques socialistes soviétiques. Votent contre: Chine, Royaume-Uni de Grande-Bre tagne et d'Irlande du Nord, Etats-Unis d'Amérique. S'abstIennent: Brésil, Pays-Bas, Turquie, Yougo slavie. 74. Le PRESIDENT (tmduit de l'espagnol): Je do interpréter la décision du Conseil comme signifiant qu' désire poursuivre la séance ce soir. Je vais donc donne la parole au représentant de la Chine. Toutefois, je va d'abord donner la parole au représentant de l'Union de Républiques socialistes soviétiques qui a demandé parler sur une motion d'ordre. 75. M. MALIK (Union cles Républiques socialiste soviétiques) (traduit du russe): Etant donné l'impré cision de ce résultat, je pense qu'il serait opportun d mettre aux voix la question de savoir quels sont le représentant.s qui désirent voir continuer la présent séance. 76. Le PRESIDENT (tradHit de l'espagnol): Je cro que ce serait reprendre la même idée et perdre encor quelques minutes de plus. Nous pourrions peut-êtr entendre maintenant encore un ou deux autres orateur si le Conseille désire. A ma montre, il est 5 h. 43. S le représentant de l'Union des Républiques socialiste soviétiques introduit une motion formelle de suspensio ou d'ajournement de la séance, je devrai la mettre au voix, mais je ne crois pas devoir en prendre l'initiative 77. M. MALIK (Union des Républiques socialiste soviétiques) (traduit de l'anglais): Comme il plaira a Président. 78. M. TSIANG (Chine) (traduit de l'anglais): J serai très bref. En nous présentant son projet de réso lution, le représentant de la France a commencé pa rappeler aux membres du Conseille rôle important qu l'Italie a joué dans la civilisation européenne. La civ lisation chinoise a pris naissance et s'est développé indépendamment de la civilisation européenne. Je su clonc mal placé pour commenter cette partie de la décla ration du représentant de la France. Néanmoins, j'aime rais présenter deux simples observations. 79. En premier lieu, il me semble que le représentan de la France est parfaitement qualifié pour parler d rôle que l'Italie a joué dans la civilisation européenne car la France elle-même y a contribué pour une grand part. En second lieu, je voudrais faire observer qu l'Europe et la civilisation européenne, en dépit de difficultés présentes, des doutes, des critiques formnlée hors d'Europe et de l'autocritique interne, continuent jouer un rôle essentiel dans la vie du monde entier. J 80. In addition to all this, l would add that it is obvious that Italy has fulfilled and does fulfil all the requirements of membership as set forth in our Charter. We are about to ask Italy to be the Administering Authority in Somaliland. My delegation regards that trust as of great importance and we should like the people of Somaliland to think that the United Nations regards that trust as of great importance. For the sake of Somaliland, and for the sake of the smooth and effective operation of that trusteeship, this Organization shol1ld confer on Italy membership as early as possible. 81. For these reasons my delegation will vote for the cli'aft resolution presented by the delegation of France.
Il est procédé au vote, à 1nain levée.
l would only wish at this late hour very briefly to associate myself with all the tributes which have been paic1 to the l talian nation by aU the members of the Secl1rity Coun- cil who have spoken so far this afternoon. So long as l taly is not present among us, we shall ail experience a real sense of frustration and of loss - a feeling, in other words, that much that could be contributed to our common cause by one of the fountainheads of civiliza- tion is not being contributed. The new Italy, which has sa worthily purged itself of the evil influences of fascism, would indeed be a welcome recruit to our ra1ù<s. l am sure that if we are unanimous in any one thing, it is in regard to our desire that this event should take place as soon as possible. l think that, in principle, we are unanimous as regards that. 83. As we ail know, however, the fact that Italy has not already taken its seat in the United Nations is due ta very different factors, which have nothing whatever to do with the merits or demerits of Italy itself. 84. There are, of course, quite a 11tl111ber of other countries which, in the opinion of my Government at any rate, have jyst as good a c1aÎ1? t? membership in the United NatlOns as Italy. In smglmg out the case of Italy, l must by no means be construed as weaker~ing the daims of those countries. On the present oceaslOn, however we are as we all know, considering a General Assembly resoh;tion which has ch'a~n .our attention to the special reasons for the early ad1111sslOn of Italy. 85. Le raisonnement suivi, e~t ,ext:ên~e111e1?t. sim1?l L'Assemblée générale a confie a 1Itah~ 1adnl11I1s,tr~t1o du Territoire sous tutelle de la SomalIe. Il est eV1den 85. The chain of argument is extremely simpl~. Italy has been entrusted by the Gene:al Assembly ':"'1th the adnlinistration of the Trust Terntory of Somahland. It Membr~ ?e n?tre, &"rande O~&"anis~ti?n. En exprimant cette 0pl11lOn, Je n al pasoublIe les eplsodes fascistes que nOl!S ,avon.s connus en Extrême-Orient et en Europe, malS Je SUlS h~ureu::c .de rendr~ un sÎ1~cère hommage aux g~'ar:d~ progr~s pOlItlqU.~S et economlques que l'Italie a realI~es depUls la deuxleme guerre mondiale. Aujour- d'hm, personne ne peut nier l'importance de l'Italie dans le monde. ~O..En outre,. je tiens à. ajouter qu'il est évident que 1Italle a remplI et rempht encore toutes les conditions que notre Charte exige des Membres de l'Organisation. Nous sommes sur le point de demander à l'Italie cl'assu- mer les fonctions d'Autorité chargée de l'administration en Somalie. Ma délégation attache une grande impor- tance a cette mission et nous aimerions que la popu- lation de la Somalie sente que l'Organisation des Nations Unies y attache aussi une grande importance. Dans l'intérêt cie la Somalie, et pour que cette tutelle soit exercée sans heurts et de manière efficace, l'Organi- sation des Nations Unies devrait, aussitôt que possible. admettre l'Italie parmi ses Membres. . 81. En conséquence, ma délégation votera pour le projet de résolution présenté par la France,
Je voudrais simplement, à cette heure tardive, m'associer très brièvement à l'hommage qui a été rendu à la nation italienne par tous les membres du Conseil de sécurité qui ont pris la parole cet après-midi. Tant que l'Italie ne sera pas présente parmi nous, nous aurons tous le sentiment d'une véritable privation, car nous avons conscience du fait que ce que l'une des sources de la civilisation aurait pu apporter à notre cause commune nouS est refusé. L'Italie nouvelle qui s'est, d'une façon si louable, débarrassée de l'influence pernicieuse du fas- cisme est, en effet, une recrue que nous serions heureux d'accueillir dans nos rangs. Je suis convaincu que s l'unanimité peut se faire parmi nous sur un point donné c'est bien sur notre désir de voir cet événement se produire aussitôt que possible. Je pense qu'en principe nous sommes tous du même avis à cet égard. 83. Cependant, comme nouS le savons tous, le fait qu l'Italie n'a pas encore pris place au sein de l:~rgani­ sation est dù à des {acteurs d'un ordre ent1eremen différent, qui n'ont absolument aucun rapport avec le titres ou les défaillances de l'Italie elle-même. 84, Il y a, il est vrai, un certain nombre d'autres pay qui, tout au moins cie l'avis de mon .g~uve~ne~l1ent, s.on aussi fondés à demander leur adnl1ss10n a 1Organisa tion des Nations Unies que l'Italie elle-même. Si j'isol le cas de l'Italie il ne faut en conclure en aucune faço que je veuille c;ntester les titres de ces pays. Mai~, dan le cas présent, nous exa~nino!ls: comme .on le sart, un résolution de l'Assemblee generale, CjU1 appelle notr attention sur les raisons particulières qui militent e faveur d'une admission rapide de l'Italie. 86. During al! the previous discussions of this qnestion, the Soviet Union representatives and their supporters have raised no objection ta l talian membership as such. They have, insteacl, indicated varions conditions which, in the view of my Government, they have no right whatcver to lay clown. 1 hope that the Soviet Union representative will not abject to my saying that this is not the way in which we thin1c international trust and confidence can be achieved. 87. What can he said in favour of perpetuating a situation in which a great, a highly civilizedand an efficient and constructive country such as Italy is !cept out of the United Nations because of a consideration which, as l have said, has nothing to do with Italy at all? liVhy should a country which is in a position to contribute greatly to the building up of world peace and prosperity as a Member of the United Nations be arbitrarily excluded from our society? l can see no argument on this soore which can stand the light of day. Nor is my delegation alone in this view: Italy's claim ta membership in the United Nations has been recognized again and again by the maj 0 rity of this Council and recently, as we a11 1cnow, by an over- whelming majority of the General Assembly. 88. 50 let us solve this question once and for aU by a unanimous vote here in favour of Italy's admission. vVe know that if we do so, the General Assembly will be only too happy to follow suit.
The General Assembly has recommended in its resolution of 7 December 1951 that the Security Council shonld give urgent consider- ation to that resoluüon "with a view to recommending the iml11ediate admission of Italy to membership in the United Nations". . 90. The question of the admission of new Members has been sa thoroughly and exhaustively discussed in various organs of the United J\ations in the past that delegations' views on the question have become crystal- lized and are well Icnown. In fact, the problem has been recnrring for the last four years, both in the Security Council and in the General Assembly, and has even been referred to the International Court of Justice for an advisory opinion. l wish, however, briefiy ta indicate the n~ain Enes of our own attitude towards the general questIOn. 91. In our opinion- as, indeed, in the opinion of an overwhelming majority of the United Nations - the issue is simple and clear. Article 4,paragraph 1, of the Charter sets [orth the conditions for the admission of a llew Member·to the United Nations. These conclitions are the following: (1) to be a peace-Ioving State, (2) to accei)t the obligations contained in the Charter, and (3) to be able and willing to carry out those 88. Il nous faut donc résoudre cette question nne fois ponr toutes par un vote unanime en favenr de l'admis- sion de l'Italie. Si nous le faisons, l'Assemblée générale sera extrêmement heureuse de nOus suivre dans cette voie. 89. M. SARPER (TtIrquie) (tradtLit de l'anglais): Dans sa résolution en date du 7 décembre 1951, l'Assem- blée générale a recommandé au Conseil de sécurité de prendre d'urgence en considération ladite résolution, "à l'effet de recommander l'admission imméc1iate de l'Italie comme Membre des Nations Unies". 90. Les divers organes des Nations Unies ont discuté la question de l'admission des nouveaux Membres cl'une façon si détaillée et si approfondie que les points de vue des délégations en cette matière ont été cristallisés et sont bien connus. En réalité, le problème n'a cessé cie se poser au cours des quatre dernières années anssi bien au Conseil de sécnrité qu'à l'Assemblée générale et a été même renvoyé à la Cour internationale de Justice potU avis consnltatif. Cependant, je désire exposer brièvement les grandes lignes de notre attitude à l'égard du problème considéré du point de vue général. 91. A notre avis, qui est en fait celui d'une majorité écras.ante des M~mbres des Nations Unies, la question est Simple et claIre. Le paragraphe 1 de l'Article 4 de la Charte énonce les conditions requises pour l'admission de nouveaux Membres à l'Organisation des Nations Unies. Çes conditions sont les suivantes: 1) être un Etat paClfique; 2) accepter les obligations de la Charte et 3) être capable de remplir ces obligations et disposé 9.2. 'lve therefore have to consider whether a par- ttcular applicant fll1fils the conditions enumerated in Article 4, paragraph 1, of the Charter. The only latitude left t? Member States in reaching a decision on the questIOn of the admission of a new Mell1ber is ta use thei~ political discretion as to whether a particll1ar appltcant cloes or does not fulfil these conditions. That is the responsibility of Mell1ber States and or their clelegations. In an organization such as the United 1'1a.ti.ons, Lased Ol~ dell10cratic principles, such a respon- slbllt.ty can be chscharged only if each application is conslclered separately and on its own ll1erits. To do otherwise would be not to give each individual case the serious consideration which is due to it. 93. After this short description of our attitude towards the general question, let me now tUrl1 to the General Assembly resolution which we are at present consid- ering, and examine it - again briefly - in the light of the general prineiples which l have just enunciated. 94. The General Assembly has rec01l11l1encled that the Secllrity Council should "give urgent consideration ta the present resolution with a view to recommending the immediate admission of Italy to membership in the United Nations". Of course, the question of Italy's admissioù to membership in the United Nations is not new; it has been raisecl several times in the Security Council and in the General Assembly. In the General Assembly, my delegation has on every occasion favoured the admission of Italy ta ll1embership. We voted for al! proposaIs made to that effect, becausc we believecl that Italy was a peace-loving State, was able and willing ta carry out the obligations contained in the Charter and hacl declarecl its acceptance of these obligations; there- fore, l taly fulfilled aIl the conditions for membership set forth in Article 4 of the Charter. Our attitude towards the question has not changed. 'l'le continue to believe that Italy fulfiJs all these conditions and fully deserves to be ad1l1itted to membership in this Organiza- tion. In addition, Italy has actually demonstrated that it is admirably well qualified for 1l1embership. 1 " 95. In fact, all that is required t111cler the Charter of an applicant for 1:1el11ber~hip, in addition t.o being a peace- loving State, IS that I~ Sh01.tld declare lts acceptance ~f the obligations cor~ta1l1ed 111 the Charter .anc~ that lt should be in the Judgment of the OrgalllzatlOn, able and willil;g to carry out these obligations. In. !he case of Haly, we have actual proof that the~e conditions ar~ fulfilled. Italy has not only cleclared lts acce.ptance ot these obligations, but has also ~ssumed Important responsibilities under the Charter. 111 undertak111~ the administration of the Trust Terntory of Somahland. i', 92. Nous devons donc examiner si un Etat déterminé qui demande son admission remplît les conditions énu- mérées au paragraphe 1 cie l'Article 4 de la Charte. La seule latitude laissée aux Etats Membres lorsqu'il s'agit de prendre une décision sur la question de l'admission d'un nouveau Membre est de se prononcer librement sur la question de savoir si l'Etat en question remplit ou non ces conditions. Telle est la responsabilité des Etats Membres et de leurs délégations. Dans une orga- nisation telle que l'Organisation des Nations Unies, qui est fondée sur des principes démocratiques, on ne peut s'acquitter d'une responsabilité de ce genre que si chaque demande est examinée séparément et sur ses propres mérites. Si l'on suivait une autre méthode, on n'accor- derait pas à chaque cas particulier toute l'attention qui lui est due. 93. Après avoir ainsi brièvement exposé notre attitude à l'égard de la question générale, je passe à la résolution cie l'Assemblée générale dont nous sommes actuellement saisis, et que je vais examiner - brièvement encore- à la lumière des principes généraux que je viens d'énoncer. 94. L'Assemblée générale a recommandé au Conseil de sécurité de "prendre d'urgence en considération la présente résolution à l'effet de recommander l'admission immédiate de l'Italie comme Membre cles Nations Unies". Bien entendu, la question de l'admission de l'Italie à l'Organisation n'est pas nouvelle; elle s'est posée plusieurs fois au Conseil de sécurité et à l'Assem- blée générale. A l'Assemblée générale, ma délégation s'est, en toute occasion, prononcée en faveur de l'admis- sion de l'Italie. Nous avons voté pour toutes les propo- sitions présentées à cet effet, parce Cjne nous pensions que l'Italie était un Etat pacifique, capable cie remplir les obligations de la Charte et disposé à le faire, et qu'elle avait déclaré accepter ces obligations; en consé- quence, l'Italie remplissait toutes les conditions énoncées à l'Article 4 de la Chat"te touchant l'admission de nou- veaux Membres. Notre attitude à ce sujet n'a pas changé. Nous continuons à croire que l'Italie remplit toutes ces conditions et mérite pleinement de devenir Membre de l'Organisation. En outre, l'Italie a effec- tivement prouvé qu'elle est admirablement qualifiée pour être Membre de l'Organisation. 95. En réalité, tout ce que la Charte exige d'un can- didat c'est CJu'il soit un Etat pacifique, qu'il déclare accepter les obligations de la Charte et so.it, au j~lge111~n~ de l'Organisation, capable de les rempIJr et chspose a le faire. Dans le cas de l'Italie, nons avons la preuve certaine que ces conditions sont remplies. Non seule- ment l'Italie a déclaré qu'elle acceptait ces obligations, mais en se charueant cie l'administration du Territoire sons tutelle de l~ Somalie, elle a assumé cl'in~portantes responsabilités prévues par la Charte. L'Italie a dOI~C effectivement démontré qu'cE.: était capable de remphr 97. Consistently with our attitude in the General Assemb1y, we are of the opinion that the Security Cound1 should recommend the admission of. Italy to membership in the United Nations. Consequently, we sha11 wholeheartedly snpport the c1raft reso1ution sub- mittec1 by the delegation of France, or any other decision or draft reso1ution to that effect. Mr. Malil~ (Union of Soviet Socialist Republics) spol?e. For the translation into English, see paras, 110-150.
l shon1d like to ask the members of the Counci1 and also the representative of the USSR, who has just made a statement, whether in view of the lateness of the hour they consider that we should now hear the inter- "pretations of Ml'. Malik's speech or 1eave them for another meeting.
Mr. Malik Union of Soviet Socialist Repub- lics #128867
This is not a matter that can be discussed. We bave agreed to continue this meeting of the Security Council, and I gave notice in good time that I wou1d speak in Russian and that time \Vould be required for the two interpretations. l anl therefore not a little astonished at the way in which this matter is raised. l request the President to instruct the interpreters ta interpret my statement, and we sha11 continue 'Our worle
The Security Council's decision, when l consulted it on the matter, was not to adjonrn the meeting; but there have heen occasions in the Conncil on which, when a speech has ended at a late hour, the meeting has been adjourned with the consent of the representative who made the speech, on the understanding that the next meeting shou1d begin with the interpretations. If, how- ever, in this case the representative of the USSR has any observations to make on this point, and if the Counci1 does not decide to the contrary, the President for his part will raise no objections.
I am prepared either ta stay here now or to return for a resumption of the meeting this evening if that is more convenient ta members of the Council. I shou1d, in uny event, like to have an opportunity to speak on the points that have been raised, and particularly on some direct references which have been made to certain miscon- ceived and distorted policies and actions of my Govern- 97. Fidèles à l'attitude que nous avons prise blée générale, nous sommes d'avis que le C sécurité doit recommander l'admission de l' Nations Unies. Par conséquent, nous appuie leureusement le projet de résolution présen délégation française ou toute autre décision de résolution dans le même sens. 98. Le PRESIDENT (traduit de l'espa voudrais demander aux membres du Conseil, ment au représentant de l'URSS qui vient de sa déclatation, si nous devons en entendre les tations aujourd'hui même ou bien si nous d raison de l'heure tardive, les renvoyer à séance. 99. M. MALIK (Union des Républiques soviétiques) (traduit du nf,sse): La question pas de discussion. Nous avons décidé que la Conseil serait poursuivie et j'ai prévenu d'avan prendrais la parole en russe et qu'il faudrait pour procéder à l'interprétation. Pour cette suis très surpris que la question soit posée. Je le Président cle faire procéder aux interprétati déclaration pour que la séance puisse se pou 100. Le PRESIDENT (traduit de l'e Lorsque le Président l'a consulté, le Conseil d a décidé de ne pas lever la séance. Cependant, arrivé qu'un orateur ayant terminé un disco heure avancée, le Conseil lève la séance, avec ment de l'orateur, et décide que la séance suiv mencerait par les interprétations. Mais, si d présent, le représentant cie l'URSS a des ob formuler à cet égard et si le Conseil ne pre décision contraire, je n'ai pour ma part aucune à faire valoir. 101. M. GROSS (Etats-Unis d'Amérique) de l'anglais): Te suis disposé soit à rester ici m soit à revenir pour une reprise de la séanc soirée, si cette seconde solution agrée davan membres du Conseil. En tout cas, je tiens po?sibilit~ ,de pren~re la parole au sujet des qtll ont ete soulevees, et notamment de certa sions directes que l'on a faites à la politiqu 103. l therefore request an interpretation of my state- ment, the more so since the representative of the United States wishes to speak after me in connexion with my statement. There is no precedent in the Security Coun- cil for representatives speaking in reply to statements before hem'ing the interpretation of them. 104. LE the United States representative insists in speaking in reply to my statement, then l shaH insist 011 an interpretation of my statement and on continuing onr work today. 105. Ml'. CHAUVEL (France) (translated from French): l merely wish to say that at the stage we have reached l would prefer that we continue now. For my part, l have engagements this evening and would find it very difficult to come here after dinner.
M. Malil? (Union des Républiques socialis tiques) prend la parole. Pour la traduction en voir les paragraphes 110 à 150.
l for my part as President of the Council should say that l have an official engagement: l have accepted an invitatÎJn from His Exce11ency the President of the N ationnl Assembly and fmm the President of the Coun- cil of the Republic. In any case, however, if the Council clecides not to adjollrn the meeting, l sha11 considel' it 111Y dllty to remain in the Chair. 107. l would therefore ask the interpreters to proceed \Vith their interpretations. 108. Ml'. MALIK (Union of Soviet Socialist Repub- lies) (translated from R~tssian): By way of exception, l would like to ask that the English interpretation should, if possible, be given first, so that l can check the accuracy of the translation. Lü9. The PRESIDENT (translated from Spanish): By way of exception we sha11 adopt that course. Will the interpreters kindly begin. 110. Ml'. MALIK (Union of Soviet Socialist Repub- lics) (translated from Kussian): The General.Assembly resolution of 7 December 1951 on the question of tl;e full participation of Italy in the w.ork of the Trustees~lp Couneil which has been submltted to the Secunty Counei{ for its consideration, testifies ta the fact that on the question of the admission of new Members attempts are still being made.to depart from ~he n~rmal procedure for considering th1s matter provlded 111 the relevant provisions of the Charter and in the rules of procedure laid clown for the consideration of the question of the admission of nèw Members. 103. Je demande par conséquent qu'on interprète ma déclaration, d'autant plus que le représentant des Etats- Unis désire prendre la parole après moi pour répondre à ma déclaration. Il n'existe pas de précédent, dans les travaux du Conseil, du fait qu'un représentant inter- vienne pour répondre à une déclaration, sans avoir eu le bénéfice de l'interprétation. 104. Si le représentant des Etats-Unis insiste pour prendre la parole après moi, j'insiste, de mon côté, pour que ma déclaration fasse l'objet d'une interprétation et pour que la séance continue aujourd'hui même. 105. M. CHAUVEL (France): Je désire simplement indiquer qu'au point où nous en sommes, je souhaiterais que nous puissions continuer dès maintenant. Person- nellement, j'ai des obligations ce soir et j'éprouverais de grandes difficultés à venir ici après dîner. 106. Le PRESIDENT (traduit de l'espagnol): En ma qualité de Président du Conseil, j'ai un engagement officiel: j'ai accepté en effet une invitation que m'ont adressée le Président de l'Assemblée nationale et le Président du Conseil de la République. Mais en tout état de cause, si le Conseil décide de ne pas lever la séance, je crois qu'il est de mon devoir de continuer à assurer la présidence. 107. Je demande donc aux interprètes de procéder à l'interprétation. 108. M. MALIK (Union des Républiques socialistes soviétiques) (traduit du J't!sse): A titre exceptionnel, je demande de commencer, si cela est possible, par l'inter- prétation en anglais, afin que je puisse en vérifier l'exac- titude. 109. Le PRESIDENT (traduit de l'es/mgnol); Ex- ceptionnellement, c'est de cette manière que nous allons procéder. Je prie les interprètes de commencer l'inter- prétation. Le texte qui suit est la traduction en français du dis- cours prononcé par le représentant de l'URSS. 110. M. MALIK (Union des Républiques socialistes soviétiques) (traduit du russe): La résolution ~e l'A~­ semblée générale en date du 7 décembre 1951, qUI a traIt à la participation pleine et e~1tière de 1'.1talie ~ux t;av.aux du Conseil de tutelle et gUI est sounllse au)ourd ~ll! ail Conseil de sécurité, prouve que, dans cette .qllest~on de l'admission de nouveaux Membres, on contll1ue a vou- loir s'écarter de la méthode normale qui a été établie par la Charte et le règlement intérieur pour l'examen de cette question. 112. We are a11 familiar with the previous moves and manŒuvres of aIl kinds ta achieve this purpose. It is ,sufficient ta recall the applications to the International Court of J llstice, the numerous attempts to violate the Charter, ta by-pass the Security Council on the question of the admission of new Members, and so forth. 113. As members of the Conneil are aware, aH these attempts failed completely, but this has not brought to their senses those who are in favour of violating the Charter, and attempts to find new evasive methods are still being made. lt is a characteristic and particularly noteworthy fact that the draft resolution before us was submitted in the Fourth Committee of the General Assembly, although it is a matter of common knowledge that this Committee has nothing to do with, and never has had anything ta do with, the question of the admis- sion of new Members ta the United Nations. The Fourth Committee is not entitled ta deal with a ques- tion of this kincl. Its fllnctions and competence are confined ta questions relating to Trusteeship Agree- ments, as laid down in Chapters XII and XIII of the United Nations Charter. 114. The question of the admiss~on of new Mernbers does not lie within the Fourth Committee's con1.petence and the Fourth Committee is not empowered to examine or propose any resolutions or recommendations on this question. This question falls within the scope of the First Committee and should have been transmitted to it for consideration. Those who are in favour of violating th,e established procedure for the admission of new Members were in such a hurry that they did not even bother to apply to the First COllunittee, which is entitled and competent to examine this important ques- tion. Instead, they toole a devious route via the Fourth Committee. 115. The fact that the question of Italy's admission to membership in the United Nati01ls was raised not in the First Committee, which is competent to examine it, but in the Fourth, and was camouflaged under the title of "Question of the full participation of Italy in the work of the Trusteeship Council" wholly unmasles those who have sponsored this attempt and graphically reveals their endeavours to achieve their ends by roundabout methods. 116. lt can be seen {rom the text of this resolution that its purpose is ta justify the request that only the appli- cation of Italy for admission to mcmbership in the United Nations shoulcl be considerecl by the argument that Italy is responsible for the administration of the Trust Territory of Somaliland. The baseless and arti- ficial nature of this argument is obvious, as the admis- sion of new Memhers is not governed by the consid- eration that if a given State is an Administering Authority of a Trust Territory, it must ipso facto be admitted to membership in the United Nations. 112. Nous connaissons tous les manœuvres et les ruses qu'on a employées antérieurement dans ce sens. Il suffit de rappeler la demande adressée à la Cour internationale de Justice, et les nombreuses tentatives qu'on a faites ponr violer la Charte et pour écarter le Conseil de sécu- rité de la solution de cette question, et ainsi de suite. 113. Comme le savent les membres du Conseil, toutes ces tentatives ont complètement échoué. Cependant ces échecs n'ont pas découragé les partisans d'une violation de la Glarte et ceux-ci continuent à rechercher quelque voie détournée. Un fait significatif et qui mérite d'être tout particulièrement relevé, c'est que le projet de réso- lution dont le Conseil est saisi a été soumis à la Qua- trième Commission de l'Assemblée générale, bien qne, comme tout le monde le sait, cette Commission n'ait pas à s'occuper de l'admission de nouveaux Membres au sein de l'Organisation des Nations Unies. Cette Commission n'a pas qualité pour examiner une telle question. Ses fonctions et sa compétence se limitent aux questions relatives aux accords de tutelle, ainsi que le prévoient les Chapitres XII et XIII de la Charte. 114. La question cie l'aclmission de nouveaux Membres échappe à la compétence de la Quatrième Commission; elle n'a donc pas le droit d'examiner ou d'adopter des décisions ou des recommandations portant sur l'admis- sion de nOllveaux Membres. La question de l'admission de nouveaux Membres relève de la Première Commis- sion et c'est à cette Commission qu'il faut en confier l'examen. Ceux qui veulent violer la procédure bien établie en matière d'admission de nouveaux Membres étaient si pressés qu'ils n'ont même pas pris la peine de s'adresser à la Première Commission de l'Assemblée générale qui a le droit d'examiner cette question impor- tante et qui a compétence à cet égarcl. Au lieu de cela, ils ont pris le parti de passer par la Quatrième Commission. 115. Le fait que la question de l'admission de l'Italie au sein de l'Organisation des Nations Unies n'ait pas été soumise à la Première Commission dont relève cette question, mais à la Quatrième Commission, et sous l'étiquette: "Question de la participation pleine et entière de l'Italie aux travaux du Conseil de tutelle", ce fait dévoile les intentions véritables des promoteurs de cette entreprise et montre clairement leur désir d'at- teindre leur but par des voies détournées. 116. Ainsi que cela ressort du texte même de la réso- lution précitée, son seul but est de justifier la demande tendant à faire exa11liner seulement la question de l'ad- mission de l'Italie, en invoquant le fait que l'Italie est chargée d'administrer le Territoire sous tutelle de la Somalie. La faiblesse et le caractère artificiel de cet argument satltent aux yeux car l'admission de nouveaux Membres ne dépend pas du fait que tel ou tel Etat a le caractère d'une Autorité chargée d'administrer un Terri- toire sous tutelle; ce fait ne signifie nullement que cet Etat doit être admis à l'Organisation des Nations Unies. s S .1 e e 118. The General Assembly cannot dictate its mies to the Security Counci1. ,~ ,-, it :5 :e ,e x le 119. In considering the question of Italy's admission to membership in the United Nations it must not be overlooked that the question fonus part of the general question of the admission of new Members. Tt must be borne in mind that the Securitv Council has received applications not only from Italy, but also from twelve ather States, several of which - for example, Bulgaria, Hungary, Romania, and Finland - were during the war, and have been since the conclusion of peace treaties vvith them, in exactly the same position as Italy as regards their admission to membership in the United Nations. These States are just as entitled as Italy at the present time to be Members of the United Nations. There can be no question here of secondary motives or references to special services performed by Italy. There is no need to praise Italy's services to civilization. vVe are ail familial' with them. To praise them, howevcr, and to set them above those of other States in connexion with the question' of the admission of new Members to the United Nations is to insult those States which have likewise applied for membership in the United Nations. vVe can hm'c1ly agree to such an appl'Oach, which will do little to develop friendly relations among nations and to strengthen international confidence and peace. 1-51 :!f. i- l :5 1; ;5,- III ~f ;f, :n ;5 f:, le > ;e ~1 f- a, le le a5 te liS et". rs t- 120. The argument was also advanced that Italy has a large population. That is, however, an entirely novel argument. If this kind of reasoning is pursued further, it may lead to the conclusion that only the States to be aclmitted first to the United Nations should be those having a large population. That consideration is, how- ever, quite unrelated to the question of the admission of new Members to the United Nations. States with large populations and small are and may be equally Members of the United Nations. I· de d- st la ttt 121. It should also be notcd in particular that a number of States made their applications for admission to the United Nations at a substantially earlier stage tha11 Italy. Thus Albania made its application on 25 January 1946, the Mongolian People's Repub1ic on 24 June 1946, Transjordan on 8 July 1946, Ireland and Portugal ll~ le ri· Ctl 1 'ti. 118. L'Assemblée générale ne peut pas dicter sa lo Conseil de sécurité. 119. En examinant la question de l'admission l'Italie à l'Grganisation des Nations Unies, il ne pas perdre de vue que cette question fait partie d question générale de l'admission de nouveaux Memb Il ne faut pas oublier que le Conseil de sécurité est non seulement de la demande de l'Italie, mais aussi demandes présentées par douze autres Etats dont sieurs -la Bulgarie, la Hongrie, la Roumanie e Finlande - se sont trouvés pendant la guerre e trouvent maintenant, depuis la conclusion des traité paix, dans la même situation que l'Italie en ce qui c cerne leur admission à l'Organisation des Nations Un Ces Etats ont actuellement le même droit de dev Membres de l'Organisation qlte l'Italie. Aucun m étranger à la question, aucune évocation des mér particuliers de l'Italie ne peut trouver place ici. Il superflu de faire l'éloge des mérites que l'Italie s acquis au regard de la civilisation. Ils sont connus tous. Mais faire l'éloge de ces mérites en passant s silence ceux des autres Etats, à propos de la question l'admission de nouveaux Membres, c'est faire injure autres Etats qui ont demandé à. être admis à l'Org sation des Nations Unies. On ne saurait approuver tels procédés. Ce n'est pas ainsi que l'on contribuera développement de relations amicales entre les nati et au renforcement de la confiance internationale et la paix. 120. On a voulu aussi faire état du fait que l'Ital une population nombreuse, voilà un raisonnem entièrement nouveau. Si l'on pousse un tel raison ment, on pourra aboutir à la conclusion que l'Orga sation des Nations Unies doit avant tout admettre d son sein des Etats à population nombreuse. Et pour cela n'a aucun rapport avec la question de l'admiss de nouveaux Membres. Des Etats très peuplés a bien que des pays à faible population .font partie peuvent faire partie de l'Organisation sur un p d'égalité. 121. Il Y a lieu de faire observer, à ce propos qu certain nombre d'Etats ont fait leur demande d'adm sion aux Nations Unies bien avant l'Italie. C'est a par exemple que l'Albanie a fait sa demande d'admiss le 25 janvier 1946; la Républiqu~ popu.laire de fVI. golie, le 24 juin 1946; la TransJorda111e, le 8 Ju1 123. ConseeluentIy, what lies behind the. eJ.Camination, ont of its tllrn, of the question of the admiSSIOn of Italy is not the Charter, nor is it the desire 1'0 extend and reinforce the Organization in the interests ?f. ;peace a~ld 1'0 raise its prestige, but the military and poh~lcal consid- erations of the United States, the United K1l1gdol11 and France. No purpose is to be served by ,d~s.sel11bling, nor is there any reason ta conceal the mlhtary and political considerations of two or three governme~ts behind the cloale of principles of the Charter anc\ pnn- ciples of the United Nations. The said considerations have nothing in common with the principles and objectives of the United Nations. 124. If, therefore, this question is approached objec- tively, justly and dispassionate1y, it is quit~ clear th'l:t there i5 no reason whatever for the Secunty Council ta give exceptional priority to the admission o~ 1taly to the United Nations and to consider that question on a different basis from the question of the admission of other States which had already filed their applications for admission ta the United Nations a year previously. 125. Justice demands that the question of the admis- sion of new Members should he given immediate and thorough consideration by the SeCtlrity Council in al! its aspects, and that the Council should decide in what manner the whole question might be positively consid- ered without discriminating against certain countries and favouring others. 126. The USSR de1egation considers that the admis- sion of ail the thirteen States which have made applica" tian for membership in the United Nations shollid take place in a jllst and impartial manner. Italy is one of those States, and therefore the admission of 1taly will be assured. 127. We have more than once heard the objections of the representative of the States of the Anglo-American bloc to the proposaI by the Soviet Union that all the thirteen States shonld be admitted ta membership in the United Nations at one time. The substance of those objections is that such a solution to the question is impossible because it is necessary 1'0 decide on each candidature on its merits. Such an objection at the present stage, however, when each application for admission has been considered individually both by the Security Council and by the General Assembly, has alreac1y been found to be untenable. These objections represent in fact nothing more than convenient disgllises for the application of the policy of discrimination con- 123. Ce désir de faire examiner la demande ,de l'Ita à titre extraordinaire et prioritaire n'est foncle par co séquent ni sur la Charte, ni st1~.le ~lé.sir d'élarg~l~ l'Or~ nisation de la renforcer dans lll1teret de la paix et d rehallss~r l'autorité mais sur des considérations bi connues d'ordre pdlitique et militaire dont s'inspire les Etats-Unis, le Royaume-Uni et la France. Il e donc inutile de dissimuler, sous les principes de Charte et sous les buts et objectifs des Nations Unie les motifs d'ordre militaire ou politique de ces deux. O trois Etats. Il n'y a rien de commun entre ces mobIl et les principes et buts des Nations Unies. 124. Par conséquent, si l'on examine la question d'u façon objective, juste et impartiale, il est absolume évident que le Conseil de sécurité n'est nullement fon à traiter à part la question de l'admission de l'Italie, l'examiner selon une procédure extraordinaire et à l donner une solution séparée, avant de se prononcer a sujet de l'admission des Etats qui ont fait leur deman un an avant celle de 1'Italie. 125. La justice exige que le Conseil cie sécuri examine immédiatement et complètement la question l'admission de nouveaux Membres dans son ensemb et qu'il l'aborde de manière à la traiter comme l1l1 tou sans qu'il y ait de discrimination à l'égard de certai candidats ni de favoritisme envers d'autres. 126. La délégation de l'Union soviétique estime q l'admission des treize Etats qui ont fait leur deman d'admission à l'Organisation des Nations Unies cons tuerait une solution juste et objective. Parmi les Eta dont l'admission serait ainsi assurée figurerait égaleme l'Italie. 127. Nous avons entendu à maintes reprises les obje tions des représentants des pays qui font partie dtt bl anglo-américain contre la proposition de l'Union sovi tique tendant à admettre simultanément ces treize Etat Ces objections reviennent à clire que lorsqu'on envisa simultanément ces candidatures, il est impossible d prenclre parti à l'égard de chacune cl'elles. Cependa de telles objections ne sont plus valables à l'heu actuelle, puisque chaque demande d'admission a déjà é examiné~, à plusieurs reprises et séparément, tant p le Consetl de sécmité que par l'Assemblée générale. E fait, ces objections n'ont pas d'autre but Clue cie diss muler la politique de discrimination que le bloc angl américain pratiqne lors de l'examen des demandes cI'a 12~. .That cannot, however, serve as a valid basis of obJe.ctlO11 t~ the admission of these States to the United Nah?lls. 1he Charter of the United Naüons does not pro,vlde that al~ .States should necessarily have the same social ancl polthcal structure as the United States in ord~r to he adl1;itted ~o membership in the United N ahons. There IS nothl11g of the kind in the Charter and yet, as l shall l~ter demonstrate, that is precisely what .the repre~entatlVe of the United States on the Secllnty ~oun,etl demands. These motives are ever present wlth hUll. 129; In pnrsuing such tactics the United States, the U11lted KI11gd0111 and France declare in words their \Visl~ ta adn~it Italy to membership in the United· Nahons, but 111 fact t~le~ vote on every occasion against prOl?Osals for the a~mlsslon ta membership in the United N ahons of the tlurteen States incllldinO' Italy which have applied for membership it; the Orga~lizatio~. Had the UnIted S~ates, ~he United Kingdom and France ad~pted . an Imparhal, just and non-discriminating attItude 111 regard ta the question of admission of certain States, without favouritism towarc!s other States, Italy woulcl long since have been a Me111her of the United Nations. 130. Tt is fitting to recall in this connexion that as far back .as 24 Septembe: 1947 [203rd meetÎ11g] Poland sulJ111ltted a proposaI 111 the Security Council for con- sid~ration ~f the application for membership in the U11ltec~ N ahons ?f Hungary, Italy, Romania, Bulgaria and Fmland, or 111 other words, of al! those States with 'vvhich treaties of peace had been concluded and to which the signatories of those treaties, including the Soviet Union, the United States and the United Kingdom, had given the assurance that they woulcl support their applications for admission to the United Nations. 131. As a result, however, ,of the discriminatory policy of the United States ancl the countries sllpporting it towards three of the five cOt111tries referred ta, which were, as l have pointed out, equally situated as regards their admission ta membership in the United Nations, the Security Council was unable at the time to make any recom111endation for the admission of those five States to me111bership in the United Nations and it has so far not been able ta do anything in the matter. l, '.: 132. Thus, if the United States, the United Kingdom and France had aclopted an objective and just attitude in the Security Council on the basis of the provisions of the Charter and not actecl from selfish motives, l taly and the other States would already have been admitted to the United Nations four years ago. 133. It should also be pointed out that in 194? the Soviet Union submitted both in the Security Councll and in the General Assembly a proposaI that a11 the thirte~n States which had applied for admission to membershlp 12? .01', une pareille politique ne peut justifier les obJe.chons ~ontre leur admission à l'Organisation des Nahons Umes. La Charte.des Nations Unies ne prévoit pa~ que ,t~us les Etats dOIvent avoir nécessairement le meme reglme politique et social que les Etats-Unis et que .c'~st à cette seule condition qu'ils peuvent être admIS a l'Organisation des Nations Unies. Il n'y :lIlas de dispo~itjon. de ce genre dans la Charte et cependant, cqmme Je vaIs le montrer, c'est précisément cela que demande le représentant des Etats-Unis d'Amérique au Cons,ei~ de sécurité. Ce sont là les motifs qu'il ne cesse de repeter. 129. En ve~tu de cette tactique, les Etats-Unis, le R,o.yaUl11e-1.!111 et la France font état, en paroles, de leur deslr de faire admettre l'Italie il l'Organisation tandis qu'en fait ils votent chaque fois contre les propositions tendant à recevoir il l'Organisation les treize Etats qui ont demandé à être admis, y compris l'Italie. Si, daus cette question de l'admission de nouveaux Membres, les Etats-Unis, le Royaume-Uni et la France avaient adopté une position fondée sur l'objectivité et la justice au lieu de faire preuve de discrimiuation il l'égard de certains Etats et de favoritisme envers d'autres Etats, il y a longtemps que l'Italie ferait partie de l'Organisa- tion des Nations Unies. 130. A cet égard, il y a lieu de rappeler que, le 24 septembre 1947 [203ème séance 1, la Pologne a saisi le Conseil de sécllrité d'une proposition relative à l'examen des demandes d'admission présentées par la Hongrie l'Italie, la Roumanie, la Bulgarie et la Finlande, c'est-à dire tous les Etats avec lesquels avaient été conclus des traités de paix et envers lesquels les Etats signataires de ces traités, notamment l'Union soviétiqne, les Etats Unis, le Royaume-Uni et la France ont pris l'engage ment de soutenir leur candidatllre à l'Organisation de Nations Unies. 131. Cependant, du fait de la politique de discrimina tion pratiquée par les Etats-Unis et les pays qui le soutiennent, à l'égard de trois des cinq Etats CI ne je vien de mentionner, qui se trouvaient pOllrtant dans ln mêm position. comme je viens cie l'indiquer, en ce qui con cerne l'admission de nouvèaux Membres il l'Organisa tion, le Conseil de sécurité n'a pas pu, à l'époque adopter une recommandfltion tenclant à l'admission de cinq Etats en question, et il n'est toujol11's pas e mesure de le faire. 132. Par conséquent, si les Etats-Unis, le Royaume Uni et la France avaient pris au Conseil de sécurité un position conforme à l'objectivité et à la justice, fondé sur les dispositions de la Charte et non sur des calcu~ égoïstes, l'Italie, de même que les ~utres E~ats, fera partie de l'Organisation des NatIOns UlllCS cleplu quatre ans. 133. Il convient de rappeler également qu'en 194 l'Union soviétique a saisi le Conseil de sécurité e l'Assemblée générale d'nne. pr.opositioll t~lldal1t il ad 'mettre au sein de l'Orgal11satlOn les treIze Etats qU 135. That policy has met with utter failure, and it is impossible not to realize that adherence to such a policy cannat afford any positive results as regards the admis- sion of new Mernbers. It should have been abandoned long aga. 136. The attempt of the Anglo-American bloc to distort the substance of the question and to present it in the light that admission to membership in the United Nations of States that had made application to that effect, intel' aria} Italy, has been obstructed by the alleged application of the so-called veto, deceives nobody,· for sucb a version is not in accordance with the facts. 137. It is a known fact that the Soviet Union has never usecl, nor is it rlow using, a veto against the admission of Italy to membership in the United Nations on egual terms with ail other States having a legal right ta admission. If Italv has so far not been admitted to membership in the- United Nations the fault lies solely with the United States, the United Kingdom and France, which have adoptee! an entirely untenable attitude towarc!s the admission of new Members. . 138. If the United States, the United Kingc!om and France adopt, as regards the admission of new Mem- bers, a just and impartial attitude without discrimination towards some States and without favouritism towards others, l taly can and will be admitted to the United Nations without delay, equally with other States that have made application for admission. 139. In accordance with the position as stated, the delegation of the Soviet Union submits the following draft resolution ta the Security Council [5/24491; "Having examinedthe applications of Albania, the Mongolian People's Republic, Bulga!'ia, Romania Hungary, Finlanc!, Italy, Portugal, Ireland, the Hashe~ mite Kingdom of Jordan, Austria, Ceylon and Nepal for admission to membership in the United Nations, "ReC01n1!te1uls the General Assembly to admit the afore-menttoned States to membership in the United Nati.ons." 135. Cette politique a complètement échoué, e impossible de ne pas se rendre compte qu'elle donner aucun résultat positif dans la question d mission de nouveaux Membres. Il est donc grand d'y renoncer. 136. La tentative du bloc anglo-américain po vestir la. question en faisant croire que c'est l'us prétendu veto qui a empêché l'admission à l'Organ des Natio!1s Unies des divers Etats, dont l'Italie, présenté des demandes d'admission, ne peut plu per personne, car leurs affirmations ne corresp pas à la réalité. 137. Comme 'on le sait, l'Union soviétique n jamais opposée et elle ne s'oppose pas à l'admis l'Italie sur un pied d'égalité avec tous les autre qui ont le droit d'être admis à l'Organisation des N Unies. Si l'Italie n'a pas été admise jusqu'à pr l'Organisation des Nations Unies, la responsab incombe exclusivement aux Etats-Unis d'Amériq Royaumc-Uni et à la France qui ont soutenu de l'Organisation des Nations Unies une thèse ment inadmissible en ce qui ooncerne la ques l'admission de nouveaux Membres, 138. Si les Etats-Unis d'Amérique, le Royaum et la France adoptaient, clans cette question de l sion de nouveaux Membres, une attitude équit objective, sans discrimination à l'égard de certai didats et sans favoritisme à l'égard d'autres can 1'1talie pourrait être admise sans délai à l'Organ des Nations Unies, au même titre que les autre qui ont p!'ésenté des demandes d'admission. 139. Pour les motifs qu'elle vient d'exposer, la tion de l'Union soviétique présente au Conseil de s le projet de résolution suivant [5/2449]: "Ayant e.raminé les demandes d'admission à nisation des Nations Unies présentées par l'Alba République populaire de Mongolie, la Bulga Roumanie, la Hongrie, la Finlande, l'Italie, le Po l'hlande, la ] orc1anie, l'Autriche, Ceylan et le N "Recommande à l'Assemblée générale d'admet dits pays à l'Organisation des Nations Unies." 141. The United Kingdom representative today ex- pressed dissatisfaction that Italy is not among ns, tInt it is not yet a Member of the United Nations. It is appropriate ta ask the United Kingd0111 representative in this connexion whether he did not feel dissatisfied that the other twelve States which have applied for 111embership in the United Nations and which wish to be Members are not yet in the Organization. The USSR delegation does feel snch dissatisfaction and considers that the best means of overcoming that lln- pleasant feeling of dissatisfaction and obtaining a feeling of satisfaction wOllld be ta admit into the United Nations al! thirteen States, inclllding Italy, becanse of the absence of which the United Kingd0111 represen- tative has snch a great feeling of dissatisfaction. 142. l appeal to the members of the Security Council to be guided by the Charter of the United Nations- to which a11 those who have spoken before me have referred in their careful enllmeration of al! criteria to be applied llnder the Charter - and ta consider the fol!owing question: How is it possible to take seriotisly the statement of the representative of the United States who, at the [429thl meeting of the Secllrity COllncil held on 24 June 1949 objected ta the admission ta the United Nations of a nllmber of States for the following reason - 1 qnote his statement: "Certain policies which these States" - i.e., Albania, the Mongolian People's Repnblic, Hungary, Romania .and Bul~aria.- :'a,re now following .... render them, 111 our Vlew, l11ehglble for membership. But 1 want this clear; the United States of America wonld be very pleased to support t~e admission of these applicants if they would change thelr policies in question .... " ? 143 That is the monstrous criterion advanced by the United States representative as é1; necessary cond.iti~n of his non-objection to the admissIOn to membershlp 111 the United Nations of States desiring to become IVlem- bers of the Organizatiori.. "Change. your dor;1estic .sys- tem" the United States representatlVe says dlctatonal!y . to H~mgary, Romania, Bnlgar.ia, Albania, Mong~lia and other States - to a11 those 111 fact whose SOCial and political system offends the ruling circles of the United States - "and we sha11 support your admission to the Unitecl Nations". 144. What is the origin of such a criteri~n? What Article of the Charter contains such a reqturemen~ as that .advanced by the representative of the Umtec! States? 141. Le représentant du Royaume-Uni nous a exprimé aujourd'hui ses regrets de ce que l'Italie ne soit pas encore Membre de l'Organisation des Nations Unies. Il est permis de se demander si le représentant du Royaume-Uni n'éprouve pas le même sentiment du fait de l'absence des douze autres Etats qui ont demandé leur admission à l'Organisation des Nations Unies et qui veulent en devenir Membres. La délégation de l'URRS quant à elle éprouve ce sentiment et elle estime que le meilleur moyen de le surmonter est d'admettre au sein de l'Organisation des Nations Unies ces treize Etats, y compris l'Italie, dont l'absence cause de si vifs regrets au représentant du Royaume-Uni. 142. Je m'adresse aux membres du Conseil de sécurité pour leur demander d'examiner la question suivante, en se fondant sur la Charte, comme l'ont préconisé presque tous les orateurs précédents qui ont soigneuse- ment énuméré tous les critères découlant de la Charte: comment peut-on prendre au sérieux la déclaration du représentant des Etats-Unis d'Amérique qui s'est opposé, au cours de la séance [429èmel du Conseil de sécurité du 24 juin 1949, à l'admission de certains Etats à l'Organisation des Nations Unies en invoquant les raisons suivantes: "En raison de la politique que ces pays (à savoir l'Albanie, la République populaire de Mongolie, la Hongrie, la Roumanie et la Bulgarie) pra- tiquent en ce moment, ils n'ont pas le droit de devenir Membres de l'Organisation. Je m'explique: les Etats- Unis d'Amérique seraient très heureux d'appuyer l'ad- mission de ces pays s'ils modifiaient leur politique"? 143. Tel est ce critère monstrueux qui constitue, aux yeux du représentant des Etats-Unis, la condition m'ces- saire pour qu'il cesse de s'opposer à l'admission d'Etats qui désirent faire partie de l'Organisation des Nations Unies. "Modifiez votre régime intérieur" - tel est l'ordre que les Etats-Unis donnent il la Hongrie, à la Roumanie, à l'Albanie, à la Mongolie et à tous les Etats dont le régime social et politique ne convient pas aux milieux dirigeants des Etats-Unis d'Amérique. "Ce n'est qu'alors que nous appuierons votre demande d'ad- . . " InISSlOn. -. 144. D'où vient ce critère? Quel est l'article de la Charte qui autorise cette exigence de la part du repré- sentant des Etats-Unis d'Amérique? 146. In addition, we have the comments of the French and British Press 'on the position at present adopted by the United States delegation in this matter at the sixth session of the General Assemhly. It is quite clear from those comments that in the matter of the admission of new Members to the United Nations the United States delegation is guided exclusively by considerations of the domestic policy of its own country. Thus, for examp1e, in a Reuter's Agency communication of 15 November 1951 from Paris it is said that, according ta the statements of United States representatives, the United States delegation could not support the admis- sion of Bnlgaria, Hnngary and ROl11ania at the present time, in view of the consequences which snch a step lTIight have on American domestic policy. l am quoting from this communication of Reuter's Agency from the French newspaper C01'nbaf of 16 November 1951. 147. It is of course obvious that such action by the United States in the matter of the admission of new Members to the United Nations is incompatible with the Charter. 148. If, in dealing with the matter of the admission of new Members, every representative on the Security Council were gnided not by the provisions of the United Nations Charter, but by consideration of his country's domestic policy, and asked for the admission ta the United Nations only of those States the domestic policy of which was in accordance with his own coun- try's domestic policy, then it wouId be pointless to talle about the aclmission of new Members, becallse it would bequite clear from such an attitude that the United States wanted ta have as Member States of the United Nations only those States with the same kind of domestic system as is to be found in the United States. 149. But that is contradictory ta the Charter. No such conditions for the admission of new Members wereever aclvanced either by the original authors of the Charter or by the United Nations at any period of its existence. Even withollt such a condition the United Nations has in effect fallen uuder the control of the United States as a result of the creation of aggressive military alliances and of various other measures. But to require that every State applying for membel·ship in the United Nations should alter its poliey in accordance with the dictates of the United States, as demancled by the repre- 146. Nous connaissons aussi les commentaires de la presse française et anglaise au sujet de la thèse que la délégation des Etats-Unis soutient à cet égard à la sixième session de l'Assemblée générale. Il ressort clairement de ces commentaires que, dans la question de l'admission de nouveaux Membres, la délégation des Etats-Unis ne s'inspire que de considérations intéressant la politique intérieure de son propre pays. C'est ainsi qu'une dépêche de l'agence Reuter, datée du 15 novembre 1951, de Paris, indique clairement que "selon des délégués américains, la délégation des Etats-Unis ne pourrait à l'heure actuelle appuyer l'admission de la Bulgarie, de la Hongrie et de la Roumanie, en raison des conséquences qu'une telle initiative aurait dans le domaine de la politique intérieure américaine". J'ai cité une dépêche de l'Agence Reuter que le journal français Co111,bat a publiée dans son numéro du 16 novembre 1951. 147. Il est évident que cette attitude des Etats-Unis, dans la question de l'admission de nouveaux Membres à l'Organisation des Nations Unies, est incompatible avec la Charte. 148. Si, lorsqu'il est question d'admettre de nouveaux Membres, chaque représentant au Conseil de sécurité règle sa conduite non pas sur les dispositions de la Charte des Nations Unies, mais sur des considérations t~~'ées .de la 'polit~que intérieure de son propre pays, et ~ Il,e::{lge qu on n admett~ que les Etats dont la politique l11teneure est conforme a celle de son pays, alors il ne peut plus être question de l'admission de nouveaux Membres; il est clair dès lors que les Etats-Unis désirent que l'Organisation des Nations Unies n'ait d'autres Membres que les Etats qui ont le même régime intérieur que les Etats-Unis. 149. Or cette thèse est contraire à la Charte. Cette condition ne figure pas. Les dispositions de la Charte n'iinposent pas une telle condition à l'admission de ~ouvea~x 1y1embres et .elle n'a )amais été formulée par 1Orgal11satlon des Nations U11les au cours de son exis- tenc~. Mêll:e sans cette condition, l'Organisation des Nations Ul11es se trouve en fait entre les mains des Etats-Unis d'Amérique, grâce à la conclusion d'al- liances militaires, à la création de blocs d'arrression et à toutes sort~s d'autr~s mesures. Cepend~nt, exiger, comme le fait le representant des Etats-Unis au Conseil 1sa. That is the position with regard ta the admission of new Members to the United Nations. The USSR de1egation considers that the on1y way out. of the situation which has arisen must he along the path which it has proposed, nameiy, hy admitting to membership in the United Nations all the thirteen States which have applied for admission.
The following is the translation into English of the speech of the represeJttative of the USSR. .
"The 5ecurity Council,
"Le Conseil de sécurité,
l shou1d like to express 111Y sincere regret if the situation which has arisen has caused inconvenience to colleaglles in this Council who have made other arrangements. l should also like to say that at the time when the President proposed an adjollrtll11ent my name was not then on the list of speakers, and the purpose of my intervention was to advise the Council that l did wish to speak, if atall possible, at the same meeting as that at which the representative of the Soviet Union made his statement. l did not lmow whether that statement would be made today or not. In any event, with the obvious respect which is due to the serious problem which is before us, l do feel, as 1 did at the moment of 111Y intervention earlier, that l have an obligation to speak 'On this matter, and with your permission l shaH proceed to do so now as briefly as possible, taking into account some of the comments which have been made by the representativeof the Soviet Union. l wish it were earlier and l am sarry if members are incon- venienced. 152. l shall, of course, address myself ta the case presented by the question of the admission of Italv to the United Nations although there are other applic-;ll1ts whose admission my Government warmly supports. According to the Charter as we understand it, each applicant for membership is entitled to have its applica- tion considered in the Security Council and in the General Assembly. Article 4 of the Charter entitles each applicant to receive the judgl11ent of the Organization; several speakers who have preceded me at this meeting have macle that point amply clear and 1 feel it needs no repetition on my part. The General Assemb1y, in several resolutions, has expressed its judgment that Italy is a peace-loving State withil1 the meaning of Article 4 of the Charter and that it is able and willing ta carry out the obligations of the Charter. The General Assembly therefore considers that Italy should be admitted to membership in the United Nations. 153. In the view of I11Y delegation the Security Council sh'Ottld pay the greatest deference and respect to the solemn judgment of the General Assembly - a judg~ ment which has, time and again, commanded the widest support. To characterize that judgment, as the Soviet Union representative has done at our meeting today, as a "dictate to the Security Council" is, l think, simply another way of saying that the dearly expressed wish of the majority is entitled ta no weight and ta no respect. Moreover the General Assemb1y's most recent resolution points out to this Council that Italy now has unique and special qualifications based on its trusteeship ISO. Voilà comment se pose la question de l'admission de nouveaux Membres. La délégation de l'Union sovié- tique estime qu'on ne pourra trouver d'issue qu'en s'engageant dans la voie qu'elle a indiquée, c'est-à-dire en admettant simultanément à l'Organisation des N a- tions Unies tous les Etats qui ont présenté une demande d'admission. 151. M. GROSS (Etats-Unis d'Amérique) (traduit de l'anglaù): Je tiens à exprimer mes sincères regrets si la prolongation de la séance gêne ceux de mes collègues du Conseil qui avaient pris d'autres disposi- tions. Je tiens également à dire qu'au moment où le Président a proposé de lever la séance, mon non. ne figurait pas StH la liste des orateurs, et que mon inter- vention visait à faire savoir au Conseil que je tenais à prendre autant que possible la parole à la même séance que le représentant de l'Union soviétique. Je ne savais pas si celui-ci interviendrait aujourd'hui dans le débat. En tout cas, avec toute la gravité qu'exige manifeste- ment l'important problème dont nous sommes saisis, j'estime, comme lors de 1110n intervention antérieure, que je suis tenu de prendre la parole sur cette question; c'est ce que, si vous le voulez bien, je vais faire mainte- nant de la manière la plus brève possible, en tenant compte de certaines des observations du représentant de l'Union soviétique. Je regrette que l'heure soit aussi tardive et que des membres du Conseil pnissent s'en trouver gênés. 152. Bien entendu, c'est de la question que pose l'ad- mission de l'Italie comme Membre des Nations Unies que je vais parler, bien que d'antres Etats aient présenté des demandes d'admission que mon gouvernement appuie sans réserve. Aux termes de la Charte, telle que nous l'entendons, tout Etat qui demande son admission a droit à ce que sa demande soit examinée an Conseil de sécurité et à l'Assemblée générale. En verh] de l'Article 4 de la Charte, chaque Etat a droit à -ce que l'Organi- sation se prononce sur son cas; plusieurs orateurs qui m'ont précédé au cours de la présente séance n'ont laissé subsisté aucune équivoqne à ce sujet et je ne pense pas qu'il soit nécessaire de répéter leurs argu- ments. Dans plusieurs résolutions, l'Assemhlée générale a exprimé l'opinion que l'Italie est un Etat pacifique au sens de l'Article 4 de la Charte et qu'elle est capable de remplir les obligations de la Charte ct disposée à le faire. En conséquence, l'Assemblée générale estime que l'Italie devrait être admise COlTIme Membre des Natiolls Unies. 153. De l'avis de ma délégation, le Conseil de sécurité devrait examiner avec la pIns grande attention et le plus grand respect l'avis solennel de. l'Assemblée géné- rale, avis qui, à maintes reprises, a recl1eilli l'appro- bation presque unanime. Lorsque le représentant de l'Union soviétique, comme il l'a fait au cours de la présente séance, qualifie cet avis· cl' "ordre donné au Conseil de sécu~ité", je pense q~le c~ n'est là qu'ulle autre façon de dIre que la volonte claIrement exprimée de la majorité ne mérite aucune considération ni aucl11'i. respect. En outre, l'Assemblée générale, dans sa réso- lution la plus récente, fait observer au Conseil que 154. We think it is an aet of utter irresponsibility for any member of the Security Council to ignore or to reject the repeated expressions of opinion on this question by such a large majority in the General Assembly. The United States Government feels that Italy is entitled to a favourable recommendation from the Security Council and to its seat in the United Nations on the basis of its own unique 111erits and with an inescapable legal foundation under the Charter. 155. The United States Government is in favour of separate consideration of applications for membership. We feel that Italy's application - and indeed any other application - should not be placed together with other applications, some of which may have very sound and others very illusory claims for membership in this Organization. To operate upon any other theory than that each application should beconsidered separately wouId, in our judgement, be to deny careful consid- eration of the merits of each application. 156. The representative of the Soviet Union refuses to acknowledge the existence of Article 4 of the Charter and therefore misunderstands what the representative of the United States obviously had in mind in referring to the policies of certain applicants, a change of whose policies in our judgment would be needed to enable them to qualify for admission under Article 4. It is the ignoring of Article 4 which l think has led the Soviet Union representative astray and has led him to mis- construe the statements made by responsible represen- tatives of my Goverl1lnent with regard to the necessity for a change of policy in order to enable sorne of these applicants to qualify for membership. We thiilk that the representative of the Soviet Union ignores not only Article 4 of the Charter in this respect but the very language of the International Court of Justice in its opinion of 28 May 1948. 157. l should like to quote a few sentences from that opinion sa that there may be no doubt in anyone's mind 154. A notre avis, tout membre du Conseil de s qui ignore ou refuse d'accepter l'opinion qu'une s majorité de l'Assemblée générale a exprimée à m reprises dans cette affaire manque gravement responsabilités. Le Gouvernement des Etat estime que l'Italie a le droit de bénéficier d'une r mandation favorable du Conseil de sécurité et qu peut lui refuser le droit de siéger à l'Organisation en raison de· ses propres mérites que des dispo impératives de la Charte. 155. Le Gouvernement des Etats-Unis souhait les demandes d'admission soient examinées indivi ment. Nous estimons qne la demande de l'Italie d'ailleurs que la demande de tout autre Etat, ne do être associée avec d'autres demandes émanant d dont les titres à l'admission comme Membres des N Unies peuvent être soit très solides soit tout illusoires. Si l'on n'admet pas en principe que demande d'admission doit être examinée séparé on refuse par là même, à notre avis, d'examiner tivement les titres de chaque candidat. 156. Le représentant de l'Union soviétique refu reconnaître l'existence de l'Article 4 cie la Charte, méprend par conséquent sur ce que le représentan Etats-Unis a manifestement voulu dire lorsqu'il all~lsion à la politique de certains candidats qui, à aVIs,. ~evraient modifier leur attitude pour rempl condItIOns requises aux fins d'admission par l'Art de la Charte. C'est parce qu'il ignore l'Article 4 q représentant de l'Union soviétique, à notre avis, fo,urvoy~ et qtt'~l a donné une interprétation erroné clec1aratlOns faItes par les représentants respon de. mon gO~1Vernement au sujet de la nécessité pou tams ~andlclats de modifier leur politique s'ils dé remplIr .les. conditions requises pour être Membr l'O~~·~l1lSatlOn. A notre avis, le représentant de l'U sovIetIque refuse de tenir compte en l'occurrence seulement de l'Artide 4 de la Charte, mais auss tern:es même employés par la Cour internationa JustIce dans l'avis qu'elle a rendu le 28 mai 1948. 157.. Qu'il me s?it permis de citer quelques ph extrmtes de cet aVIS consultatif, de façon qu'aucun coml~l~te liberty within the .sc~pe of the prescribed condlttons. Such a demand lS mcompatible with the letter and spirit of Article 4 of the Charter." 15~. In that same opinion of 28 May 1948, the Inter- natIOnal Court of Justice went on to say 7 that it was of the opinion " ... that in particular a Member of the Organization cannot, while it recognizes the conditions set forth in that provision to be fnlfilled by the State concerned, subject its affirmative vote ta the additional condition that ather States be admitted ta membership in the United Nations together with that State".. 159. The illegal canduct to which the Court points is sllbjecting an affirmative vote to the condition that other States be admitted. l have restated the exact phrase which the Court used. Now let us look at what the representative of the Soviet Union proposes. Yes- terday he said [568th meetingJ: "The Security Council has thirteen applications before it, inclueling that of Italy. The Soviet Union delegation proposes that all these applications, including that of Italy, be considered and that a resolution to admit all the thirteen States to the United Nations be adopted". He had stated earlier: "If we consider the question of the admission of Italy first, reach no agreement ancl talee no decision, the matter willnot be expedited at ail". He has made clear in his statement at today's meeting preeisely what he meant yesterday. ~ l, 160. In short, as we understand it, his point as he stated it yesterday and restated it again today is that thil'teen applicants must be considered together and the SCCtlrity Couneil should admit those thirteen applicants or else the Soviet Union will vote against the admission of Italy. This we thinle is a public confession of a policy and a position flatly contrary ta the opinion of the Inter- national Court of Tustice. It is an open admission that the Soviet Union is not willing to let each applicant for membership state its own case and that it will use the veto to prevent this from happening. What the United States Govermnent asles is that every application for mcmbel'ship be judged on its ow~ merits, and tha~ is ",hat Article 4 of the Charter reqmres for every appltca- tion for membership. This is not a mIe laid clown by the United States Government; it is a rule of law of the Charter .which has been affirmed by the International Court of Justice. 7 See ICI Reports: .Conditio.ns of A~mission of aState. t~ Me1ll/Jership in tlze Un1ted Nabons (Ari1cle 4 of the Chartel). Advisory Opinion of 28 May 1948, p. 65. ur~e enttere ltberte, dans le cadre des conditions pres- cntes. Une telle exigence serait incompatible avec la lettre et l'esprit de l'Article 4 de la Charte." 158. Dans ce même avis du 28 mai 1948, la Cour inter- nat.ion~le de Justice a également déclaré 7 qu'elle esttmalt '·'qu'en particulier, un Membre de l'Organisation ne peut, alors qu'il reconnaît que les conditions pré- vues pal' ce texte sont remplies par l'Etat en question, subordonner son vote affirmatif à la condition que, en même temps que l'Etat dont il s'agit, d'autres Etats soient également admis comme Membres des Nations Unies." 159, La Cour considère comme un acte illégal le fait de subordonner un vote affirmatif à la condition que d'autres Etats soient admis. Je viens d'employer les termes mêmes dont la Cour s'est servie. Considérons maintenant ce que propose le représentant de l'Union soviétique. Voici ce qu'il a déclaré hier [568èmc séance]: "Le Conseil de sécurité est saisi de treize demandes parmi lesquelles figure llne demande de l'Italie. La délégation de l'Union soviétique propose d'examiner toutes ces demandes, y compris celle de l'Italie, et de décider que les treize Etats seront tous admis à l'Organisation des Nations Unies." Le repré- sentant de l'Union soviétique avait dit précédemment: "Si nous commençons par examiner la question de l'admission de l'Italie et si nous ne parvenons pas à prendre une décision, il ne sera plus question d'aucune espèce d'urgence." Dans son intervention d'aujourd'hui il a précisé le sens de ces propos. 160. En somme, si nous le comprenons bien, le point de vue du représentant de l'Union soviétique, tel qu'il l'a exposé hier et encore aujourd'hui, est que les treize demandes doivent être examinées ensemble et que le Conseil de sécurité devrait admettre les treize candidats, sans quoi l'Union soviétique votera contre l'admission de l'Italie. A notre sens, c'est là confesser publiquement une politique et une attitude qui sont directement con- traires à l'avis de la Cour internationale de Justice. Ainsi l'Union soviétique admet ouvertement .qu'elle n'est pas disposée à \aisser chaque candidat e~pos,er SOl! propre cas, et 'lu elle usera du veto pour fatre echec a cette possibilité. Ce que le Gouvernement ~es ~t~ts­ Unis voudrait c'est que chaque demande cl admISSIOn soit examinée d'après ses propres mérites, comme l'exige d'ailleurs l'Article 4 de la Charte, Il ne s'agit pas ~à d'u~e règle établie par le Gouvernement des Etats-Ul1l~, 1ll~1~ d'une règle de droit fi;,ée par. la Charte et. 'lm a ete confirmée par la Cour 1l1ternatlonale de Jusitce. 7 Voir le Recueil de la COIlI" ialcnzaliO)l(z/e de I1lSti~e: COll1i• tians de l'admission d'ml Etat comme MellllJr,e des NatlOll.~ UlIIes (Article 4 de la Charte): Avis COllSltltattf dH 28 1/Iat 1948, page 65. 162. Yesterday 1 referred to the application of Indo- nesia which was considered by itself on 26 September 1950 [S03rd meeting]. The representative of the Soviet Union at yesterday's meeting took the position, without explaining it further, that the Indonesian case was wholly irrelevant because the question, as he said, was a special one - if l understood his words correctly- but that the application of Italy could not be isolated as a special question. The law of the Charter and of the International Court of Justice is that every application for membership is a special case in the sense that it is entitled to separate examination and a vote on hs own l11erits - to use the exact words of the International Court of Justice. 163.. As has been so weIl said here today, the basic fact is that the United Nations needs Haly and its con- tribution to this Organization. Italy is entitled to take its place among us on its own merits. The special cir- cumstances arising out of Italy's trusteeship of Somali- land make it a special case. That is why it is before us today. The United States delegation has always sup- ported the right of Italy to membership both by its voice and by its votes. Both here and in the General Assembly 1 think l11Y Government has made this quite clear, and as often as the United States representative has raised his hand in the Security Cotlncil in support of that application, so often has the Soviet Union vetoed it. How is it possible to record a vote against Italy's application except as a simple and clear demonstration of lack of faith in the Italian people?
The USSR representative has asked to speak for two minutes in order ta clarify his position. l give him the floor on that ground, as the French representative had requested to speak before him. 162. J'ai fait allusion, hier, à la demande d'admission de l'Indonésie que le Conseil a examinée individuelle- ment le 26 septembre 1950 [503 ème séance]. A la séance d'hier, le représentant cIe l'Union soviétique a décidé, sans fournir d'explications, que le cas de l'Indo- nésie n'avait absolument aucun rapport avec celui de l'Italie car, a-t-il dit, il s'agissait d'un cas particulier et, si j'ai bien compris ses paroles, la cIemande de l'Italie ne saurait être considérée séparément comme un cas particulier. Le droit de la Charte et celui de la Cour internationale de Justice considèrent que chaque demancIe d'admission constitue un cas particulier en ce sens qu'elle doit faire l'objet d'un examen et d'un vote individuels selon ses propres mérites, pour employer les termes mêmes de la Cour internationale de Justice. 163. Comme on l'a si bien dit aujourd'hui devant le Conseil, le fait essentiel est que l'Organisation des Nations Unies a besoin de l'Italie et de la contribution qu'elle peut apporter à son œuvre. L'Italie, de par ses propres mérites, a le droit de prendre place parnli nous. Les circonstances particulières que constitue la mission de tlltelle de l'Italie en Somalie font de son cas un cas particulier. C'est pourquoi nous en sommes saisis aujourd'hui. La délégation des Etats-Unis a toujours, par ses paroles et par ses votes, soutenu le droit cIe l'Italie à devenir Membre des Nations Unies. Tant au sein du Conseil qu'à l'Assemblée générale, mon gou- vernement a, je pense, nettement exposé cette attitude, mais chaque fois que le représentant des Etats-Unis s'est prononcé au Conseil de sécurité en faveur cIe la demande d'admission de l'Italie, l'Union soviétique a exercé son droit cIe veto. Comment pouuait-on voir dans un vote contre l'acImission de l'Italie autre chose que la manifestation évidente d'un manque de confiance dans le peuple italien? 164. Le PRESIDENT (traduit de l'espagnol): Le représentant de l'Union soviétique a demandé à prendre la parole pendant cIeux minutes pour donner quelques précisions. C'est pour cette seule raison que je la lui donne, car le représentant de la France avait demandé avant lui à prendre la parole. 167. Whenever the Soviet Union submitted that pro- posaI, the Anglo-American bloc, headed by the United States, voted against it. Consequently, Italy and its people, like the twelve States l have mentioned and the peoples of those States, is not yet within the family of the United Nations. 168. The Ttalian people and the peoples of the other twelve countries are very weIl aware of that faet. ;ion ~Ile­ , la le a Ldo- de , et, talie cas :our Lque
l wish simply ta say that wc have before us a new draft resolution sl1bmitted by the USSR represen- tative, that this cIraft resolution raises problems bath of procedure and of substance and that c1early the settle- ment of such problems, by their very nature, reql1ires a certain amount of time and consideration. l therefore propose the adjournment. il
Members of the Council are aware that the issue uneler consideration comes witbin the scope of l'nIe 33, para- graph 5, of the rules of procedure, namely, postpane- ment of discussion of a question indefinitely. In accor- dance with that rule, l shaH put the motion to the vote immediate1y without discussion. t1 ce vote J)'cr tice. It le des Ition . ses 171. l am infonnec1 by the Secretariat that in the absence of any comment, it might 110t be neccssarv ta put the motion to the vote. In that case, l take it to he the intention and wish of the Couneil to postpone discus- sion of this question indefinitely. ~ lOUS. ,sion 1 cas ,aisis lUrs, t de It au gou· tude, Unis le la ue.a ! YOIf :hose lance ~, '·,:', l, The meeting rose at 8.15 p.m. :Le endre ~lque, la lui nandi 167.. Chaque fois que l'Union soviétique a fait cett proposition, le bloc anglo-américain, dirigé par le Etats-Unis, a voté contre. Voilà pourquoi, l'Italie et son peuple, de même que les douze autres pays et les peuple de ces pays, ne font toujours pas partie de la famille de Nations Unies. 168. Le peuple italien et les peuples des douze autre pays le savent fort Lien. 169. M. CHAUVEL (France): Je tiens à dire simple ment que nous sommes saisis, par le représentant d l'Union soviétique, d'un nouveau projet de résolution que ce projet pose des problèmes de procédure et d fond et qu'il est clair que ces problèmes eux-mêmes nou demandent, pour être résolus, quelque délai et quelqu rér1exion. En conséquence, je propose l'ajournement d la discussion. 170. Le PRESIDENT (traduit de l'espagnol): Le membres du Conseil ont constaté que nous nous trou vons dans la situation envisagée au paragraphe 5 d l'article 33 du règlement intérienr et qu'il y a lieu d'a journer sine die la discussion de la questiolJ. C'es pourquoi je mets immédiatement ume voix, sans débat la motion d'ajournement. 171. Le Secrétariat me fait savoir que si aucun mem bre ne présente d'observations, il n'est pas nécessaire d mettre la motion aux voix. Dans ces conditions, je croi que l'intention et le désir du Conseil sont de suspendr sine die la discussion de cette question. Uni/cd Nallons publfcaflons Can furtIJer he obfa/ned Les pubffcaflons des Na"ons Un/es peurent également Irom the /ol/ow/ng hooksellen; ~fre obtenues aut adre..es cl.dessQus: GERMANY - ALLEMAGNE AUSTRIA - AUTRICHE SPAIN - ESPAGNE Buchhandlung Elwert 6< Meurer, Haupt.' 8. WOlierslor!!, Waagplalz, 4. Organizacl"n n,nlea de Publicldad strasse, 101, Berlln-Scheneberg. Salzburg. y Edlciones, Salnz de 8aranda 24, W. E. Saarbach, Franlœnstrass.. 14. MadrId. l<iiln·Junkersdorf. JAPAN - JAPOfll Llbrerla Bosch, n Ronda Unlversldad, Alexander Horn, Spieaelgassc, 9, Maruzen Co., Lld.,6 Tori-Nlchome Barcelona. Wiesbaden. NIhonbashl, Tokyo Central. OrdMS and lnquirlas Trom countries where sal.s· aganfs L.. commandes et demandes de renseignements émanant "ava not yet been appolnted may be sent fo: Sai.. and do pays o~ il n'exista pas encor. do dépositairos CirculatIon Section, United Nations, N..w York. U.S.A.; peuvent être adNlssées à la Sedlon des vent.. et da cr Sales SectIon, United Nation. Office, PalaIs des la didribution, Nations Unies, Now.York (Etats-Unis) Nations, Geneva, Switzerland. ou à la S.ction des ventes, Nations Unios, Palais des Nations. Genilvo (Suisse). [51-B] Printed in Canada Priee: 30 cents (U.S.) (or equivalent in other currencies) 71091-J7ebmary 1952-2,600 SWITZERLAND - SUISSE librairie Payot S,A., Lau.anne, GeMYe, Buchhandlung Hans Raunhardl, Kirchgasse, 17, Zurich 1. SYRIA - SYRIE librairie Universelle, Damas. THAILAND - THAl LANDE Pramuan Mit Ltd., 55, S7, 99 Chakra. wat Road, Wat Tuk, Bangkok. TURKEY - TURQUIE Librairie Hachette, 469 Isllklal Caddul. Beyoglu, Istanbul. UNION OF SOUTH AFRICA- UNION SUD.AFRICAINE Van Schalk's Bookstore (PtY.', Ltd. P.O. Box 724, Pretoria. UNITED KINGDOM - ROYAUME.UNI H.M. Stalloner~ Office, P. O. Box 569. London, S.E. l (and at H,M.S.O. Shops at London, Belfast, Birmingham, Bris- tol, Cardl!!, Edlnburgh, and Man. cheslerl. UNITED STATES OF AMERlCA- ETATS·UNIS D'AMERIQUE International Documents Service, Colum- bia Universily Press, 2%0 Broadway, New York 27, New York. URUGUAY Oncina de Rcpresonbcl6n de Editoriales, Prof. Hoctor D'Ella, Av. 18 de Julio 1333, Est. l, MontevIdeo. VENEZUELA Escrltorio Pérez Machado, Conde a Plnango n, Caracas. YUGOSLAVIA - YOUGOSLAVIE Drzavno Preduzece Jugoslovenska Knllol!, Marsala Tlta 23-11, Beograd.
La séance est levée à 20 h. 15.