S/PV.523 Security Council

Session 5, Meeting 523 — New York — UN Document ↗

FIFTH YEAR
CINQUIEME ANNEE
FLUSHlNG MEADOW, NEW YORK
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AU United Nations documents are designated by symbols, i.e., capital letters combined with figures. Mention of such a symbol indicates a reference to a United Nations document.
Les documents des Nations Unies portent tous une cote, qui se compose de lettres majuscules et de chiffres. La simple mention d'une cote dans un texte signifie qu'il s'agit d'un document des Nations Unies.
(a)
(b)
The agenda was adopted.

3. Complaint of aggression npon the Repnblic of Korea (continued)

De did not complete the discussion of this ql;lestion at ~ur last meeting. Several speakers were st111 on the hst, and others have since been added to it. l shall call upon the speakers in the order in which they are on my list. The members of the Council will speak first. At the invitation of the President, Mr. Limb, repre- sentative of the Republic of Korea, took a place at the 5ecurity Council table. Mr. TSIANG (China): l would like, first of aH, to state briefly the attitude of my delegation to draft resolution S/1894. The fundamental purpose of this draft resolution is to prevent an extension of the area of war. With that purpose my delegation is in hearty accord. l hope that this draft resolution will meet with success. l fear that it will not meet with success. This draft resolution contains an element of unreality. l might even say it contains an element of fantasy. It is based on the assumption that the intervention of the Peking régime is motivated on the grounds of electric power and guarantees of the frontier. Subjects like electricity and the frontier are negotiable. They are suitable subjects for negotiation. It is very well known that the United Nations, in regard to this subject, has a very open mind. Nevertheless, these subjects have not been taken up in negotiations. On the other hand, the propaganda campaign conducted by the Communists has concentrated on what it calls "United States aggression" and its demand is that there should be a withdrawal of all foreign troops in Korea. When a party refuses to enter into negotiations on subjects which are legitimate and negotiable and harps on subjects which are not negotiable, evidently the objectives involved are not the objectives presumed in this draft resolution. However, since this draft resolution is intended to try to achieve a laudable objective, it has the support of my delegation. l wish now to talk briefly on the special subject which is before the Councik namely, the special report of the Unified Command of 5 November presented to the Council by the representative of the United States on 6 November [5/1884]. The report is couched in very sober and cautious language. It is a studied understatement, as all such previous reports were understatements. For this very reason the special report is all the more impressive. On the same day - that is, 6 November - that the special report was submitted to the Council, a communiqué was issued by General 2. Adoption de l'ordre du jour 3. Plainte pour agression contre la République de Corée (suite) Le PRÉSIDENT: Lors de notre dernière séance, nous n'avons pas terminé la discussion sur cette question. Plusieurs orateurs étaient inscrits et d'autres se sont, depuis, ajoutés à la liste. Je leur donnerai la parole dans l'ordre de leur inscription, et, en premier lieu, aux membres du Conseil. 5ur l'invitation du Président, M. Limb, représen- tant de la République de Corée, prend place à la table du Conseil. M. TSIANG (Chine) (traduit de l'anglais): Je tiens tout d'abord à exposer brièvement la position de ma délégation en ce qui concerne le projet de résolution que reproduit le document S/1894. Le but fondamental de ce projet de résolution est d'empêcher que la guerre ne se propage. Ma délégation partage entièrement ce souci. J'espère que ce projet de résolution sera bien accueilli. Je crains néanmoins qu'il ne le soit pas. Ce projet de résolution contient un élément d'irréalité, je dirai même une supposition utopique. Il repose sur l'hypothèse selon laquelle l'intervention du Gouve~e­ ment de Pékin est motivée par des raisons de protectIOn de centrales électriques et de frontières. Des questions de cette nature peuvent fort bien faire l'objet de négociations. Elles se prêtent à des pourparlers. Personne n'ignore que les Nations Unies considèrent ce problème avec une grande largeur de vues. Il n'en a pas, pour autant, fait l'objet de négo- ciations. En revanche, la campagne de propagande dirigée par les communistes a porté principalement sur ce que ces derniers appellent "l'agression des Etats- Unis" et elle demande le retrait de toutes les troupes étrangères qui se trouvent en Corée. Lorsqu'une partie se refuse à négocier à propos de questions qui peuvent à juste titre faire l'objet de négociations et insiste su.r des questions qui ne peuvent pas en faire l'objet,. Il devient évident que le but visé n'est pas celui qu'imagl~e le projet de résolution. Quoi qu'il en soit, le projet de résolution en discussion tend à atteindre un but louable et ma délégation ne saurait en conséquence que l'appuyer. Je me propose maintenant de formuler quelques brèves remarques sur la question particulière qui est soumise au Conseil de sécurité, c'est-à-dire le rappori spécial du Commandement unifié, en date du 5 novem- bre, présenté au Conseil le 6 novembre [5/1884] par la délégation des Etats-Unis. Ce rapport est r~~i~( en termes fort simples et fort prudents. Il est del~b~' rément très modéré, ainsi que tous les rapports pr~ce dents. Il n'en n'est que plus impressionnant. Le JO~ même où ce rapport spécial a été présenté au Con;ell le général MacArthur a publié à Tokio un commumqu "The defeat of the North Koreans and destruction of their armies was thereby decisive. In the face of this victory of United Nations anns, the Communists committed one of the most offensive acts of inter- national lawlessness of historic record by moving, without any notice of belligerency, elements of alien Communist forces across the Yalu River into North Korea and massing a great concentration of possible reinforcing divisions with adequate supplies behind the privileged sanctuary of the adjacent Manchurian border. A possible trap was thereby surreptitiously laid, calculated to encompass the destruction of the United Nations forces engaged in restoring order and the processes of civil government in the North Korean border areas. . . The present situation there- fore is. this: while the North Korean forces with which we were initially engaged have been destroyed or rendered impotent for military action, a new and fresh army now faces us, backed up by a possibility of large alien reserves and adequate supply within easy reach of the enemy but beyond the Iimits of our present sphere of military action." Le communiqué que je viens de citer est beaucoup plus explicite. Il expose sous une forme brutale la nouvelle situation à laquelle le Conseil doit faire face. Au sujet de cette nouvelle situation en Corée, la première remarque que je tiens à faire est que l'inter- vention des communistes chinois constitue un acte qui intrigue et choque le peuple chinois tout autant que les autres peuples pacifiques du monde. The communiqué from which l have just quoted is much more explicit. It sets forth in bold terms the new situation which faces the Council. In connexion with the new situation in Korea, the first point which l wish ta make is that the intervention of the Chinese Communists is a development which puzzles and shocks the Chinese people as much as it does the other peace-Ioving peoples of the world. Cette action du régime de Pékin est absolument contraire aux intérêts de la Chine. Elle ne sert pas le moindre intérêt de la Chine. Ainsi que je l'ai déjà dit maintes fois au Conseil, l'opinion générale en Chine depuis plus d'un demi-siècle a toujours été qu'une Corée unifiée libre et indépendante sert pour le mieux les intérêts de la Chine. Le peuple chinois ne nourrit aucun dessein à l'encontre du peuple de la Corée. Notre seule crainte a été que la Corée soit utilisée par le Japon ou la Russie comme base pour l'invasion des provinces septentrionales de la Chine. Aussi longtemps que la Corée est libre et indépendante, la Chine n'a aucune crainte de ce côté. Cette opinion, je le répète, a prévalu en Chine pendant plus d'un demi-siècle. Toute personne raisonnable doit reconnaître que cette opinion représente la plus haute forme de l'intérêt éclairé. L'homme de la rue y verra la manifestation du simple bon sens. The action of the Peking régime is totally un-Chinese. 1t serves no Chinese interest whatsoever. As l have told the Council repeatedly in the past, it has been the . consensus of opinion in China for more than haH a .century that a unified, free and independent Korea serves China's interests best. The Chinese people have no designs against the people of Korea. Our only fear has been that Korea might be used by Japan or by Russia for penetration into China's northern provinces. So long as Korea is free and independent, China has no fears from that quarter. This opinion, l repeat, has prevailed with the Chinese people for more than haH a ce~tury. Rational beings must acknowledge that this opmion is the height of enlightened self-interest. Ordinary people would accept it as just good common sense. "De ce fait, la défaite des Nord-Coréens et l'anéan- tissement de leurs armées devenaient définitifs. A ce stade victorieux de la lutte entreprise par les forces des Nations Unies, les communistes ont commis l'un des actes d'agression les plus contraires au droit international que l'on ait jamais connus: ils ont, sans déclaration préalable de belligérance, fait traverser le Yalou à des éléments de troupes commu- nistes étrangères qui sont venus combattre en Corée; ils ont massé d'importantes troupes de renfort, à savoir plusieurs divisions et les approvisionnements nécessaires, derrière la frontière de la Mandchourie, qui est un refuge inviolable. Ils ont de la sorte traîtreusement tenté d'encercler les forces des Nations Unîes quî luttaient pour rétablîr l'ordre et l'adminis- tration civile dans la région de la frontière de la Corée du Nord. La situation actuelle est donc la suivante: alors que les forces de la Corée du Nord contre lesquelles nous combattions à l'origine ont été détruites ou rendues inopérantes par notre action militaire, nous nous trouvons en présence d'une nouvelle armée toute fraîche, qui sera appuyée éventuellement par d'importantes réserves, dotée des approvisionnements nécessaires, à la veille de la défaite de l'ennemi, mais en dehors de notre sphère actuelle d'action militaire." While we must be realistic enough to recognize the gravity of the situation, the Council would be entirely wrong if it should assume that the 450 million people of China are involved in this blow to the cause of world peace. No, the Chinese people are innocent. If we should give them the proper opportunity, they would repudiate the action of the Communists. There is another aspect of this matter to which l think the Council should pay due attention. The action of the Chinese Communists has not been taken on the impulse of the moment. It is a planned action, systematically planned for sorne months. The units engaged in Korea aIl belong to the so-called Fourth Field Army of the Peking régime. Its Commander-in- Chief is General Lin Piao. This Army is supposed to be the best of aIl the Red units. It is also the most pro-Russian. In China it is considered a "100 per center". As early as June, parts of this Army began to be transported from Southern China to Manchuria. At present at least haH of this force, 300,000 men, are deployed from Mukden to both banks of the Yalu River. The units so deployed have been under special training. They have been given lessons in the Korean language. They have also been politically indoctrinated. They have been taught to hate the so-called imperialism of the United States and to treasure the so-called special fraternal relations between Korean and Chinese Communists. The Council will be interested to know about an incident which happened in the latter part of September in a barracks on the outskirts of Mukden where a unit of this Fourth Army was temporarily housed. A propagandist of the Communist Party harangued the officers and soldiers by enlarging on the brutalities of the United States forces in Korea, and called attention to the bombardment of hospitals and schools, the raping of women, the cruel treatment of prisoners of war, and so on. When the question period came, a junior officer rose to say that that was the first time he had heard of United States brutality in Korea. He said that he was in no position to judge whether or not these reports were true, l'lUt being of Manchurian origin he knew what the Soviet Army had done in Manchuria in the latter part of 1945 and the first haH of 1946. He went on to say that the Soviet Army had removed much of the machinery of Manchuria, destroyed much of what could not be removed, and that women of his own family had been raped by Russian soldiers in Manchuria. If China were to take revenge of foreign brutalities, he said, China should Sans doute devons-nous faire preuve de réalisme et reconnaître la gravité de la situation, mais nous devons également comprendre que le Conseil aurait tout à fait tort s'il estimait que les 450 millions de Chinois se trouvent impliqués dans l'atteinte qui a été portée à la paix du monde. Non, le peuple chinois est innocent. Si nous leur en donnions la possibilité, il renierait les agissements des communistes. Cette question présente un autre aspect, dont le Conseil devrait, à mon avis, s'occuper. Les communistes chinois n'ont pas agi sur l'inspiration du moment. Il s'agit d'actes mûrement réfléchis, systématiquement préparés depuis des mois. Les unités militaires qui se trouvent engagées en Corée appartiennent toutes à ce que l'on appelle la Quatrième Armée de marche du régime de Pékin. Le Commandant en chef de cette formation est le général Lin Piao. On dit que cette armée est la meilleure des troupes dont disposent les Rouges. C'est aussi celle dont les sentiments sont le plus prorusse. En Chine, on considère que c'est une formation "fidèle à 100 pour 100". Dès le mois de juin, on a commencé à transporter des détachements de cette armée de Chine du Sud en Mandchourie. A l'heure actuelle, la moitié au moins de son effectif, (300.000 hommes) est déployée de Moukden jusqu'au deux rives du Yalou. Ces unités ont reçu une instruc- tion spéciale. On leur a donné des leçons de coréen. Elles ont été endoctrinées politiquement. On leur a appris à haïr le prétendu impérialisme des Etats-Unis et à attacher une valeur toute particulière à ce que l'on appelle les relations fraternelles spéciales qui unissent les communistes chinois et coréens. Le Conseil prendra certainement intérêt au récit d'un incident qui s'est produit vers la fin du mois de septem- bre dans une caserne située aux abords de Moukden, où un détachement de la Quatrième Armée était tempo- rairement cantonné. Un propagandiste du parti commu- niste a fait un discours devant les officiers et les soldats; il s'est étendu sur les brutalités commises par les forces des Etats-Unis en Corée, a insisté sur le bombardement des hôpitaux et des écoles, sur les viols, sur le traitement cruel que les Américains réservaient aux prisonniers de guerre et ainsi de suite. Lorsque l'assistance a été invitée à poser des questions, l'un des officiers subal- ternes s'est levé et a dit que c'était la première fois qu'il entendait parler de brutalités des Etats-Unis en Corée. Il n'était pas en mesure, a-t-il dit, de dire si ces informations étaient exactes ou non; cependant, étant originaire de la Mandchourie, il savait ce que l'armée soviétique avait fait en Mandchourie au cours des six derniers mois de 1945 et pendant les six premiers mois de 1946. L'armée soviétique, a-t-il poursuivi, avait enlevé une grande partie de l'équipement industriel de la Mandchourie, avait détruit une grande partie de ce Après ce discours, l'officier qui présidait la réunion décida de lever la séance. Le lendemain, d'autres forces armées encerclèrent le cantonnement. Un combat d'une certaine durée s'engagea entre les hommes se trouvant à l'intérieur de la caserne et ceux qui se trouvaient à l'extérieur. Une grande partie de l'unité encerclée fut anéantie. After such a speech, the chairman of the meeting decided to order the adjournment. The next day sorne other armed forces surrounded that particular barracks. Fighting between those on the inside and those on the outside lasted for sorne time. A goodly percentage of the unit was liquidated. l relate this particular incident to the Council to show the preparation of the Chinese Communists before entering Korea, and the psychological reaction of the officers and men involved. Si je relate cet incident particulier, c'est pour montrer comment les communistes chinois ont été préparés à envahir la Corée du Nord et pour indiquer quelle est la réaction psychologique des officiers et des hommes. Along with the special training of the armies for the campaign in Korea, an intensive propaganda effort has been going on directed towards the civilian population with "hate America" as its central theme. When you keep in mind the simu1taneous invasion of Tibet and the substantial aid given to the Communists in lndo-China, you have at least an outline of the objectives of the Peking régime. En même temps que l'on entraînait spécialement les armées en vue de la campagne de Corée, on s'est livré à une propagande intensive parmi la population civile, propagande qui avait comme thème principal "Haïssez l'Amérique". Si l'on considère que l'invasion du Tibet s'est produite au moment où une aide substantielle était apportée aux Communistes en Indochine, on entrevoit les principaux objectifs visés par le régime de Pékin. J'ajoute, incidemment, que l'action communiste au Tibet et en Indochine est, comme l'aventure de Corée, très impopulaire parmi le peuple chinois. Ce peuple souffre actuellement de la famine. Il ne tient nullement à se battre en Corée, au Tibet ou en Indochine, et cependant on l'entraîne dans des aventures militaires. l must add in passing that the adventures in Tibet and lndo-China are, like the adventure in Korea, very un-Chinese. The people in China today live under conditions of famine. The last thing they wish to do is to fight in Korea or Tibet or lndo-China. Never- theless, we have these military adventures. Si ces aventures ne servent pas les intérêts de la Chine, quels intérêts servent-elles? Il est bien évident que ce sont ceux de l'Union soviétique. Since they do not serve the interests of China, what interest do they serve? Obviously, the interests of the Soviet Union. Ce qui rend la solution du problème difficile, c'est qu'à Pékin, l\Iao-tse-tung s'imagine qu'il est maintenant l'associé en second de la firme impérialiste Staline et Mao. The difficulty in the whole problem is that Mao tse-tung in Peking fancies that he has been made junior partner in the imperialist firm of Stalin and Mao. Au mois de novembre dernier, j'ai expliqué devant la Première Commission les différences qui existaient entre la Chine et la Yougoslavie. J'ai souligné que l'une de ces différences c'était qu'en Asie, Staline pouvait faire miroiter aux yeux de Mao-tse-tung des perspectives attrayantes et profitables, alors qu'en Europe, les perspectives d'une expansion yougoslave étaient très limitées. Last November in the First Committee l explained the differences between China and Yugoslavia. One of the c1ifferences which l stressed was that in Asia Stalin could offer to Mao tse-tung many alluring and profitable adventures, whereas in Europe prospects of Yugoslav expansion are very limited. Si l'on veut saisir le véritable sens de l'intervention du régime de Pékin en Corée, il suffit de se reporter au plan de conquête mondiale préparé par Moscou. Il est surprenant de constater que l'énorme population constituée par 450 millions d'habitants peut être subju- guée au point de se laisser inciter, du jour au lende- main, à réclamer à cor et à cri une aide armée en faveur de leurs prétendus frères communistes en Corée. C'est là chose stupéfiante et, cependant, c'est un fait, qui conduit d'ailleurs à une autre conclusion, à savoir qu'une Chine communiste signifie la guerre et l'agression en Asie. If we wish to understand the real meaning of the Peking intervention in Korea, we can only find it in "Moscow's pattern of world conquest. It is startling to find that the vast population of 450 million people could be so absolutely controlled as to be made to appear overnight c1amouring for armed assistance to their so-called communist brethren in Korea. It is startling, but it is a fact. And this fact drives us to a further conclusion: tha.t a Communist China means war and aggression in ASIa. If we want peace and security in Asia, we must have a free China. My statement appears very startling. It Si l'on veut établir la paix et la sécurîté en Asîe, une Chine libre est nécessaire. Ma déclaration peut "1 also wish to make it clear that l am voting in favour of this draft resolution on the understanding that it does not limit the power of the Security Council, whenever it deems advisable to discuss any other preliminary measures to ensure that any possibility of a conflict wouId be forestalled; that is to say, l do not think that, if the Security Council approves the United Kingdom draft resolution - as l hope it will- it will be unable subsequently to approve any measure which might be appropriate to strengthen the principles of the Charter and to avoid a breach of worId peace". l have taken the liberty of recalling what l said then in order to show that the draft resolution [5/1894] which we are proposing, together with the other five de1egations, is consistent with the position we took at the time, as my delegation considers this draft as a preliminary step towards preventing a new worId conflict. Indeed, at this crucial time, the Security Council cannot stand by without taking any action to save worId peace from being definitely disrupted. This draft resolution is fully consistent with the basic aspiration which guides my de1egation in the Security Council- complete and faithful' realization of the purposes and principles of the United Nations Charter and maintenance of a rational, just and honourable peace among nations. My delegation fee1s that the time has come for all Member States of the United Nations, large and small, to face up to the situation and the present dangers, which immediate1y, vitally and directly affect them. All States are interdependent - most of them forming part of the United Nations - because if a new worId conflict were to break out, no country couId escape its consequences; and there is a danger that such a conflict may break out. If it proved impossible to localise the military action in Korea, the rupture of the peace would affect all nations equally, and would affect them profoundly: the one hundred and ninety million inhabitants in the U~~R jyst ~s much as t1Ie one hundred and fifty mJ1lton mhabitants of the United States; the four hundred and fifty million inhabitants of China just as much as the four million inhabitants of Ecuador. And in a new war the small states would have nothing to gain and much to lose. ~herefore, when the representative of the Soviet Umon tells us here that sorne members of the Council who do not agree with his opinions are following in the steps of other nations and are dependent on them, "En outre, je tiens à préciser qu'en votant dans ce sens, j'entends que le Conseil de sécurité ne limite pas ses possibilités d'étudier en temps utile toutes autres mesures préliminaires propres à empêcher l'extension éventuelle d'un conflit; en d'autres termes, je ne crois pas qu'après avoir approuvé le projet de résolution du Royaume-Uni - ce que je souhaite- le Conseil doive se croiser les bras et s'abstenir de prendre dans l'intervalle les décisions propres à renforcer les principes de la Charte et à éviter la rupture de la paix mondiale." Si je me suis permis de rappeler mes propres paroles, c'est parce que j'ai voulu montrer que nous sommes parfaitement logiques en soumettant au Conseil de sécurité, avec cinq autres délégations, le projet de résolution qui fait l'objet du document S/1894. En effet, du point de vue de ma délégation, ce projet consti- tue une mesure préliminaire qui tend à éviter le déclen- chement d'un nouveau conflit mondial. Le Conseil de sécurité ne peut rester les bras croisés, ne peut admettre que, pendant ces journées décisives pour la paix du monde, la paix vienne à être définitivement rompue du fait que le Conseil serait resté inactif. Ce projet de résolution reflète fidèlement les principes fondamentaux dont s'inspire la délégation de mon pays au Conseil de sécurité, à savoir un attachement fidèle et total aux principes et aux buts de la Charte des Nations Unies et le désir de maintenir entre les nations une paix fondée sur la raison, la dignité et la justice. Parce que les Etats sont aujourd'hui interdépendants, parce que presque tous font partie de notre Organisation internationale, parce que, si une nouvelle guerre mondiale venait à se déclencher, aucun pays ne pourrait se soustraire à ses effets, parce qu'il existe des risques de voir éclater l'ouragan, ma délégation estime que tous les Etats, petits et moyens, Membres des Nations Unies, se trouvent aujourd'hui forcés, eux aussi, à examiner la situation actuelle, les dangers qui se présentent et qui les touchent d'une manière immédiate, vitale et directe. En réalité, si les opérations militaires ne pouvaient pas rester localisées en Corée, la rupture de la paix qui en résulterait mettrait en danger, également et profondément, tous les peuples: les 190 millions d'habi- tants de l'URSS et les 150 millions d'habitants des Etats-Unis, les 450 millions de Chinois et les 4 millions d'Equatoriens. Si une nouvelle guerre éclatait, les petits pays n'auraient rien à gagner et beaucoup à perdre. Aussi, bien que le représentant de l'Union soviétique déclare ici que certains d'entre nous lorsqu'ils ne sont pas d'accord avec lui suivent les directives d'autres Etats, devons-nous faire tout ce qui peut servir, à The invitation extended to the Peking Government in accordance with the United Kingdom proposaI adopted by the Council [5/1892], and the draft resolu- tion submitted in document S/1894, should be considered in relation to the reports of the Commander ofthe forces now fighting under United Nations orders. L'invitation adressée au Gouvernement de Pékin conformément à la proposition du Royaume-Uni adoptée par le Conseil [5/1892] et le projet de réso- lution qui fait l'objet du document S/1894 doivent être considérés en tenant compte des rapports du Comman- dement des forces armées qui combattent sous les ordres des Nations Unies. In an almost sudden way, the North Korean army has reappeared, strengthened by foreign troops and just as weU armed as it was last June. On constate tout à coup que l'armée nord-coréenne réapparait, renforcée par des soldats étrangers, et aussi bien armée qu'en juin dernier. Could the Security Council ignore all those facts? Clearly, it could not. In the first place, it had to invite the representatives of the Peking Government to discuss the report of the Commander of the United. Nations forces which was the document which set forth the situation requiring discussion. This is what the Council has done. In fairness it had to arrange that the discussion should be conducted with the participation of those representatives, because their Government was involved. If it had not done so, the Security Council would have been accused of investigating a situation without the presence of parties who might throw light on it, and of adopting resolutions without approaching the party which might in the end prove to have been responsible for the situation. Le Conseil de sécurité pouvait-il ignorer ces faits? Non, bien sûr. Il fallait en premier lieu qu'il invite les représentants du Gouvernement de Pékin à examiner avec eux le rapport du Commandement des forces des Nations Unies, document qui exposait la situation dont il fallait discuter. C'est ce qu'a fait le Conseil. Il fallait s'efforcer, en toute équité, à ce que les représentants de ce gouvernement prennent part aux débats, car ces débats intéressent ce gouvernement. S'il n'en avait pas été ainsi, on aurait accusé le Conseil de sécurité d'étudier une situation en l'absence de ceu.'C qui pouvaient l'élucider, et de prendre des décisions sans consulter la partie sur qui on pourrait éventuel- lement faire retomber la responsabilité de l'état de choses actuel. Cependant, en invoquant des raisons que ma délé- gation n'arrive pas entièrement à comprendre, les invi- tés n'acceptent pas l'invitation. A notre avis, le Conseil ne peut se considérer comme paralysé dans son action du seul fait que la réponse de Pékin est conçue en tels· ou tels termes. Encore moins serait-il concevable que le Conseil adopte une mesure qui équivaudrait à l'annulation des résolutions qu'il a adoptées le 25 et le 27 juin et le 7 juillet 1950 [5/1501, 5/1511, 5/1588], ou que l'Assemblée générale puisse prendre une attitude contraire aux principes mêmes sur lesquels se fonde la résolution 376 (V) qu'elle a adoptée le 7 octobre 1950. But those invited did not accept that invitation for reasons which my delegation does not completely under- stand. In these circumstances the mere fact that Peking's reply was couched in certain terms should not paralyse the Security Council. Nor should the Council do anything that would amount to a revocation of its resolutions of 25 June, 27 June and 7 July 1950 [S/1501, 5/1511, 5/1588]. Nor should the General .Assembly go against the very core of its resolution 376 (V) of 7 October 1950. For fifty-three Members of the United Nations, the question of Korea is the question of aggression by North Korean forces against the Republic of Korea, and not of United States aggression against that country, or of illegal intervention by one or several States against Korea and China. General MacArthur is the legal chief of the Unified Command of the United Nations, carrying out the Organization's orders, and not a general who is the illegal chief of an aggressor army. Cinquante-trois Membres de l'Organisation des Nations Unies considèrent que la question de Corée est due à une agression commise par les forces de la Corée du Nord contre la République de Corée et non point à une agression que les Etats-Unis auraient commise contre ce pays ou à une intervention illégale d'un Etat ou d'un petit nombre d'Etats contre la Corée ou contre la Chine. Pour les Nations Unies, le général MacArthur est le chef légalement nommé du Comman- dement unifié qui exécute les ordres de l'Organisation; ce n'est point un général qui dirige illégalement une armée coupable d'agression. Voilà les principes que les Nations Unies ne sauraient, à mon avis, abandonner, que les représentants de Pékin soient présents ou non. D'ailleurs, l'immense majorité des Membres de l'Organisation considèrent que ces principes sont conformes à la justice et aux dispositions de la Charte. l therefore think that the United Nations must maintain that position, whether or n9t the Peking representatives are present. Moreover, the vast majority of the Member States of the United Nations consider that position just and consistent with the Charter. That is how my delegation understands the action the Security Council and the General Assembly have taken and which we aU know. If the opposite were Selon ma délégation, c'est sur ces principes que le Conseil de sécurité et l'Assemblée générale se sont fondés pour agir comme ils l'ont fait. S'il en était autre- When the representatives of the Peking Government arrive at Lake Success for the consideration of the Formosa question, they will see for themselves that the governments of the world represented here are no party to any alleged criminal aggression, and do not consider themselves to be so; on the contrary, they believe in aIl sincerity that they are doing no more than their dutY to safeguard the basic interests of aIl peoples in relation to foreign affairs, including the Chinese people. Furthermore, if the Peking Government had accepted the Security Council's invitation when the report of the Unified Command was being discussed, it might very well- again, in the opinion of my delegation - have then aired grievances which it thinks it has against other States, in so far as such grievances are clirectly related to the Korean question. It would not have been improper - once more, in my delegation's opinion- for it to express such grievances, submit its claim, and suggest solutions compatible with the action already taken by the United Nations. Fortunately, the attitude of the United Nations has been and is as moderate and pacific as the authority of the democratic countries. \i\That that moderation indicates is not a lack of justification or fortitude, either • in the democratic world or at Lake Success, but confidence in its own strength, the impartial clefence of aIl the peoples of the world. There are nations which, at various times in the course of history, have actecl hom passion, violence or reasons of injured prestige. The United Nations cannot act in the same way because it has the support of most of the nations of the world. If it is desirable that the great Powers should show a degree of patience in proportion to their power, extent of territory and population, there is still more reason why the United Nations should do so. From such moderation, from the calmness with which it adopts its resolutions, the prestige of our Organization will be increased, its internaI coherence strengthened and its world position fortified. The nations of Asia particularly will be able palpably to appreciate - and they will appreciate it even better when the reconstruction of Korea is complete- that the United Nations is not a screen behind which the old colonialism is concealed, the colonialism which we must bury once and ftr aIl, but an organization which seriously proposes the rule of law, equity and equality in the relations between States and individuals. The fa~t, however, that the Peking- Government has excused Itself from accepting the Council's invitation once more justifies the draft resolution contained in document S/1894, Lorsqu'ils arriveront à Lake Success pour l'examen de la question de Formose, les représentants du Gouver- nement de Pékin se rendront compte par eux-mêmes de ce que les gouvernements du monde entier, qui sont représentés ici, ne sont, ne se sentent pas complices d'une prétendue agression criminelle. Au contraire, ils estiment, en toute sincérité, qu'ils accomplissent, comme ils le doivent, le devoir qui leur incombe et qui est de préserver tous les intérêts essentiels de tous les peuples du monde en matière de politique étrangère, y compris les intérêts du peuple chinois. D'ailleurs, si le Gouvernement de Pékin avait accepté l'invitation que le Conseil de sécurité lui a adressée pour lui permettre de participer à l'examen du rapport du Commandement unifié, tous les griefs qu'il peut avoir contre les autres Etats et qui découlent directe- ment de la question coréenne auraient pu, de l'avis de ma délégation, être formulés par ses représentants. Toujours du point de vue de ma délégation, il n'aurait été aucunement déplacé que la délégation de Pékin présente ses griefs, ses réclamations et propose des solutions compatibles avec les mesures déjà prises par l'Organisation des Nations Unies. Fort heureusement l'attitude de l'Organisation des Nations Unies a été dictée par l'esprit de modération et d'amour de la paix qui caractérise les pays démocra- tiques. Ni dans le monde démocratique, ni à Lake Success, cette modération n'est due au manque de juge- ment ou au manque de force; elle est due au sentiment que l'on a de sa propre force, au désir d'assurer impar- tialement la défense de tous les peuples du monde. Il y a eu, dans l'histoire, des nations qui ont agi sous l'impulsion de la passion, ou par esprit de violence ou sous le coup de blessures d'amour-propre. L'Orga- nisation des Nations Unies ne peut agir de même, car elle a pour elle le soutien de la plus grande partie des peuples du monde entier. S'il est désirable que les grandes Puissances fassent preuve de patience en raison même de leur force, de leurs territoires et de leur population, cela est encore plus vrai pour l'Organisatio~ des Nations Unies. Cette modération, le calme qUI préside à nos résolutions ne feront qu'augmenter le prestige de notre Organisation; elle sortira de l'épreuve plus unie, plus forte et animée d'un esprit plus vigou- reux. Les peuples de l'Asie en particulier seront à même de se rendre compte d'après les faits - surtout lorsque la reconstruction de la Corée sera achevée - que l'Organisation des Nations Unies n'est pas un écra~ qui sert à masquer le vieil esprit colonialiste, cet esprIt que nous devons faire disparaître une fois pour toutes. Ils comprendront que l'Organisation se propose de faire régner la justice, l'équité et l'égalité dans les rela- tions entre les Etats comme entre les individus. Cependant, les excuses qu'invoque le Gouvernement de Pékin pour couvrir son refus d'accepter l'invitation du Conseil de sécurité justifient une fois de plus les dispositions du projet de résolution qui fait l'objet du document S/1894. C'est pourquoi il est urgent d'examiner le projet de résolution dont ma délégation est l'un des auteurs, ou tout autre projet tendant à obtenir les mêmes résultats pacifiques. That is why it is so urgent to discuss the draft resolution of which my de1egation is one of the authors, or any other draft resolution pursuing the same peaceful end. Le représentant de l'URSS a critiqué notre hâte, lorsque le projet de résolution S/1894 a été soumis au Conseil à la séance [521 ème] du 10 novembre, en lui opposant le retard apporté à la discussion des accu- sations formulées par Pékin au sujet de Formose. Cependant, le contraste avec la situation antérieure de Formose est évident. C'est précisément la délégation de l'Equateur qui a présenté [506ème séance] le projet de résolution visant à inviter un représentant du Gouver- nement de Pékin à prendre part à nos discussions lors de l'examen de la question de la prétendue agression contre Formose [S/1823/Corr.1], bien que nous sachions tous qu'il n'y a pas eu agression. Nous avons pensé, cependant, que nous devions traiter cette question en raison du danger que présente, pour le maintien de la paix, la question de Formose. The USSR representative criticised this sense of urgency at the [521st] meeting of 10 November at which draft resolution S/1894 was submitted, and contrasted with it the time-limit set for the discussion of the Peking charges about Formosa. But the present situation is obviously different from the previous Formosan situation. It was the Ecuadorean delegation which submitted r506th meeting] a resolution hlviting a representative of the Peking Government to the discussions of the charges of aggression against Formosa [S/1823/Corr.1] even though everyone knew that there was no aggression. Neverthe1ess we considered it necessary to deal with the questio~ of Formosa, as it was a potential danger to peace. Parmi les raisons qui ont incité ma délégation à présenter ce projet de résolution, il faut citer l'intérêt qu'il y avait à demander aux représentants de Pékin de venir à Lake Success pour expliquer la tragique équivoque qui semble être à la base des actes de ce gouvernement: on nous parle de l'agression d'un Etat contre la Corée, alors que cinquante-trois Etats ont cru et croient que la situation est toute différente. Nous sommes guidés par l'espoir que cette équivoque peut être dissipée. Une fois qu'elle le sera, l'atmosphère générale pourra être éclaircie plus aisément. ,One of the rea~ons which led my delegation to submit thlS draft resolutlOn was that it wouId be good for the Peking representatives to come to Lake Success and cO!,1Vince themselves of their Government's tragic mlstake; they are still speaking of aggression by one St~te against Korea, while fifty-three other States beheved and believe the opposite. We are guided by the hope that their misapprehension may be cleared up. Tha~ would help considerably to relieve the general tensIOn. Ma délégation avait un motif sérieux pour proposer que l'on diffère l'examen de la plainte pour agression commise contre Formose: elle espérait que la Première Commission de l'Assemblée générale commencerait peut-être à étudier la question de la prétendue agression contre la Chine et la question de Formose, et que le Conseil pourrait tirer profit des opinions émises lors des débats au sein de cette Commission, où sont repré- sentés nos commettants, c'est-à-dire les Membres de l'Organisation. My delegation had very good reason to propose the, time-limit it did for discussion of the aggression agamst Formosa. It hoped that the First Committee of the ~en~ral Assembly might perhaps be able to begin consldermg the alleged aggression against China and the Formosa question, so that we might have the be~efit of the views expressed in that Committee, on WhlCh all the Member States of the United Nations are represented. b ~he difference between the two situations is therefore La différence est donc essentielle; le Gouvernement nationaliste chinois, qui occupe Formose et y exerce son autorité, maintient que l'île n'a pas été envahie par les Etats-Unis; la situation n'a pas changé depuis la fin juin et la paix n'a pas été mise en danger. Il n'était donc pas indispensable que le Conseil aborde immédiatement l'examen de cette question, toutes affairés cessantes. En revanche, en Corée du Nord, aSl~. F.ormosa is occupied and controlled by the NatlOnahst Chinese Government which holds' that there h,as b.een no invasion by the United States, that the ~ltuatlOn has remained unchanged since the last days 111 June, and that peace has not been broken. Rence, there was no urgent need for the Council immediately ta consider the question. In the northern territory of There is no need for further analysis of the draft resolution [5/1894] after the eXRlanations given by the representatives of India, France, the United Kingdom and the United States at the Security Council's [521st] meeting on 10 November. l shall merely add that the draft had to be submitted without delay as otherwise, l repeat, the situation might have taken such a serious turn that even the effort to achieve peace, which is the object of the resolution, would have been too late. If we examine this draft resolution paragraph by paragraph we shall see that the representative of the Peking Government need not be present, for it merely reaffirms what has already been stated in the resolutions of 25 June in the Security Council and 7 October in the General Assembly, that is, it insists that no action be taken which might lead to the spread of the Korean conflict to other areas and thereby further endanger international peace and security, calls upon all States and authorities to refrain from assisting or encouraging the North Korean authorities, and to prevent their nationals or units of their armed forces from giving assistance to North Korean forces, and to cause the immediate withdrawal of any such nationals or individuals as may presently be engaged in the conflict. This provlswn is the logical and inevitable consequence of the fact that since June 1950 the United Nations has regarded the Republic of Korea as the victim of aggression by North Korea and that our international Organization was obliged to repel that aggression in order to re-establish peace. It is c1ear that the presence of the Peking represen- tative in the Security Council couId not change the just position adopted by the United Nations with regard to the Korean conflict; and it is therefore c1ear that the appeal for non-intervention by foreign Powers, which the authors of the draft now before the Security Council want to make, must be made either with or without the presence of the representative of the Peking Gov- ernment. Since the beginning of August 1950, the Soviet Union representative has striven to convince us that the Korean conflict is not what the United Nations says it is; and we already know that in spite of that fact an overwhelming majority of the United Nations has decided that the Organization cannot change its fundamental attitude. There is no other way, eindeed, of interpreting the resolution adopted by the Assembly on 7 October. On the other hand, it would be absurd to have to await the presence of a representative of the Peking Government before the Council could affinn that the policy of the United Nations is to keep the Chinese frontier with Korea inviolate and fully to protect legitimate Chinese and Korean interests in the frontier area. Les représentants de l'Inde, de la France, du Royau- me-Uni et des Etats-Unis ont donné des explications au cours de la séance du 10 novembre [521 ème], si bien qu'il n'est pas nécessaire d'analyser à nouveau le texte du projet de résolution qui fait l'objet du document S/1894. Je me bornerai à ajouter, en ce qui concerne ce projet, qu'il était indispensable de le présenter sans attendre, car si on ne l'avait pas fait, la situation aurait pu devenir si grave que l'effort de paix, qui a donné naissance à ce projet, se serait révélé définiti- vement vain, parce que trop tardif. En reprenant point par point le texte de ce projet, on constatera, par ailleurs, que la présence du repré- sentant du Gouvernement de Pékin n'est pas nécessaire pour réaffirmer ce qui est déjà dit dans la résolution du 25 juin du Conseil de sécurité et dans celle du 7 octobre de l'Assemblée générale; sa présence n'est pas davantage nécessaire pour recommander publiquement de ne prendre aucune mesure qui puisse étendre le conflit de Corée et, comme conséquence, mettre en danger la paix et la sécurité internationales; pour inviter tous les Etats et autorités à s'abstenir de prêter assis- tance à la Corée du Nord, à empêcher leurs ressor- tissants ou des unités de leurs forces armées à prêter assis- tance aux forces armées de la Côte du Nord, et à prendre les mesures propres à assurer le retrait immédiat de ceux de leurs ressortissants qui seraient actuellement mêlés au conflit. Cette disposition découle logiquement et inévita- blement du fait que, depuis le mois de juin 1950, les Nations Unies considèrent que la République de Corée a été victime d'une agression de la part de la Corée du Nord et que notre Organisation internationale, pour rétablir la paix, s'est vue obligée de repousser cette agression. Il est évident que la présence d'un représentant de Pékin au Conseil de sécurité ne pourrait modifier la juste position que l'Organisation des Nations Unies a adoptée devant le conflit de Corée. Aussi est-il évident qu'il faut - que le représentant du Gouvernement de Pékin soit présent ou non - lancer un appel à la non-intervention étrangère, selon le désir des auteurs du projet de résolution qui se trouve soumis au Conseil. Le représentant de l'Union soviétique s'est efforcé, depuis le mois d'août 1950, de nous convaincre que le con.f1it de Corée n'est pas ce que disent les Nations Umes. ~ous savons cependant qu'en dépit de ses efforts les Nations Unies ont décidé à une majorité écrasante de ne pas modifier l'attitude fondamentale qu'elles avaient adoptée. C'est en effet la seule interprétation que l'on puisse donner de la résolution que l'Assemblée générale a adoptée le 7 octobre dernier. D'autre part, il serait absurde que nous ayons à at~el:dre l'arrivée du représentant du Gouvernement ~e -\ekm pour qt~e le Conseil puisse affirmer que la pol!- tique des Nations Unies est de ne commettre aucune violation de la frontière sino-coréenne et de protéger dans leur intégrité les intérêts chinois et coréens dans la zone frontière. What moral or material harm to the Peking Gov- ernment can arise from the fact that the Security Council public1y proclaims clearly and categorically the pacifie United Nations policy, and in addition gives guarantees on behalf of that same Communist Gov- ernment? With or without the presence of the Peking Gov- ernment in the Council, is it not obvious to everybody that, if the Chinese Communist forces stay in Korea, the inevitable march of military events might itself prevent the pacifie purposes of the United Nations from being fulfilled? Thus, the penultimate paragraph of the draft resolution is not so much a threat as a logical warning. In the inadmissible event - inadmissible, l say, because it is contradicted by the facts - that there has been no intervention by Chinese military elements in Korea, how could the issue of a warning by the Security Council in any way damage or harm the Peking Gov- ernment? If we examine the last operative paragraph of the draft resolution, we see that it must be reassuring to the Peking Government, because the recommendations, which are made to the United Nations Commission, to the effect that it should urgently consider and assist in the settlement of the problems which concern China, are also to that country's advantage. We believe therefore that we should approve the draft resolution. To oppose it would be to go counter to the interests of the Chinese people itself and not to desire that a solemn guarantee of respect for the frontiers of Chinashould be given. If, even before the Peking Government rejected the Council's invitation, the draft resolution seemed to me to be necessary, now that resolution, or some other like it, seems absolutely indispensable. The Security Council of the United Nations, which is the executive organ of the collectivity of nations and ?ot the instrument of any State, has to act, and must, III the opinion of my delegation, act in the way proposed by the draft resolution under discussion, or in some ?imilar way. The Security Council cannot act either III violence or with passion. That is its dutY equally to ail the nations of the world; it is the guardian of peace among all nations. My delegation sincerely hopes that the situation which has arisen in Korea during the last few days is not due to any aggressive intent. Let us hope that the Peking Government will learn, above all, the true, peaceful objectives of the United Nations. It may be that all the doubts and anxiety may have been caused by the presence of foreign troops fighting under the United Nations flag near the Manchurian border. If Quel préjudice moral ou matériel peut-il résulter pour le Gouvernement de Pékin du fait que le Conseil de sécurité proclamerait publiquement la politique de paix nette et catégorique des Nations Unies, et qu'il donnerait des garanties au Gouvernement communiste lui-même? Avec 'Ou sans la présence du Gouvernement de Pékin au Conseil, il n'est pas évident, il n'est pas certain que, si les forces communistes chinoises continuaient d'in- tervenir en Corée, le déroulement inévitable des événe- ments militaires puisse empêcher la réalisation des desseins pacifiques des Nations Unies. Par conséquent, l'avant-dernier paragraphe du projet de résolution est un avertissement logique, plutôt qu'une menace. Même dans l'hypothèse inadmissible - je dis inad- missible, parce que les faits prouvent le contraire- qu'il n'y aurait pas eu intervention de forces armées chinoises en Corée, en quoi cela nuirait-il, en quoi cela porterait-il tort au Gouvernement de Pékin que le Con- seil de sécurité émette un avertissement? Si nous examinons le dernier paragraphe du dispo- sitif du projet de résolution, nous constatons qu'il est de nature à tranquilliser le Gouvernement de Pékin, étant donné que les recommandations adressées à la Commission des Nations Unies, à savoir d'étudier d'ur- gence la solution de tout problème intéressant la Chine et de prêter son concours au règlement de ce problème, sont également dans l'intérêt de la Chine. Je crois donc que nous devons approuver le projet de résolution. S'opposer à son adoption serait aller contre les intérêts mêmes du peuple chinois et refuser de garan- tir solennellement le respect des frontières de la Chine. Si le projet de résolution me paraissait nécessaire avant que le Gouvernement de Pékin n'ait rejeté l'invi- tation du Conseil, ce projet ou tout autre semblable me paraît maintenant indispensable. Ma délégation estime que le Conseil de sécurité des Nations Unies, organe exécutif de la collectivité des nations et non pas instrument d'un Etat quelconque, a le devoir impérieux d'agir comme le lui propose le projet de résolution à l'examen, ou d'adopter des mesures analogues. Le Conseil de sécurité ne peut se laisser guider par la violence ou la passion. Il est au service de tous les peuples de la terre et il est le gardien de la paix entre tous les peuples. Ma délégation espère vivement que la situation créée en Corée au cours des derniers jours n'est pas le résul- tat d'un dessein d'agression. Souhaitons que le Gou- vernement de Pékin prenne conscience des buts réels et pacifiques des Nations Unies. Tous les doutes et toutes les inquiétudes sont peut-être causés par la pré- sence des troupes étrangères qui luttent sous la ban- nière des Nations Unies près de la frontière de la My delegation, l repeat, cannat believe that the Peking Government knows the United Nations sa little as ta believe that approximately fifty States - l am deliberately not counting the permanent members of the Security Council - should wish ta be accomplices ta a preposterous scheme of aggression against the Com- munist Government, or that they should lend their assistance ta imagined - and, of course, non-existent - ventures of conquest. My delegation hopes that when the representatives of the Peking Government arrive in the near future in arder ta bring charges in connexion with the campIaint about Formosa, personal contact with the Security Council and with the delegations ta the United Nations - which represent almost all the countries of the world - will faeilitate agreement by showing them the true spirit which guides us ail, and the serene atmosphere in which we are working for peaceful and constructive co-operation among ail nations.
L'ordre du jour est adopté.
Before calling on the next speaker, l should like ta remind members of the Council that it is getting late. Several other representatives have asked ta speak on the same question and if we follow our usual method of work we shall not be able to begin the next item on our agenda. In view of the situation today, l would therefore ask members of the Council ta forgo consecutive inter- pretation. If they agree, l shall be greatly obliged. It is, however, understood that this procedure will not constitute a precedent and that we shall return ta our usual method of work at the next meeting. Mr. MALIK (Union of Soviet Socialist Republics) (translated fram Russian): The point is that the pro- cedure proposed by the President does not of course present any difficulties for speakers who use English or French, that is, one of the working languages. But for those who do not speak either English or French, and who desire to check the accuracy of the consecutive interpretation, the system of simultaneous interpretation is not altogether convenient. l would therefore like ta ask that this system should not be applied to my speech. l shall be speaking in Russian, and would like ta have the opportunity ta check the accuracy of the consecutive interpretation by ear, since l shall be unable tJ check that of the simul- taneous interpretation while l am actually making my speech.
If l understood him correctly, the USSR representative agrees that there should be simultaneous interpretation of speeches in one of the working languages and con- secutive interpretation of speeches in other languages. The consecutive interpretation would preferably be into Ma délélégation ne peut imaginer, je le répète, que le Gouvernement de Pékin connaisse assez mal les Nations Unies pour croire que cinquante Etats environ - j'exclus à dessein les membres permanents du Con- seil de sécurité - veulent se rendre complices d'une inconcevable agression contre le Gouvernement Com- muniste ou veulent donner leur appui à une aventure de conquête qui n'existe évidemment que dans l'ima- gination de certains. Ma délégation espère que le contact personnel des représentants du Gouvernement de Pékin (qui vien- dront ici prochainement pour traiter de la plainte contre Formose) avec le Conseil de sécurité et avec les délé. gations de presque tous les pays du monde représentés dans l'Organisation des Nations Unies, facilitera la con- clusion des arrangements nécessaires et convaincra ces représentants de l'esprit véritable qui anime tous les Membres des Nations Unies et de l'ambiance sereine dans laquelle ils travaillent afin d'assurer la coopération pacifique et constructive de tous les peuples. Le PRÉSIDENT : Avant de donner la parole au pro- chain orateur, je voudrais attirer l'attention des mem- bres du Conseil sur l'heure déjà tardive. Plusieurs autres représentants ont demandé à prendre la parole sur la même question et, si nous appliquons notre mé- thode de travail habituelle, nous ne serons pas en mesure d'aborder le point suivant de notre ordre du jour. Je voudrais, par conséquent, demander aux membres du Conseil de renoncer aux interprétations consécutives, en raison de la situation concrète qui s'est créée aujourd'hui. S'ils se déclaraient d'accord, je leur en serais très obligé. Il est entendu, toutefois, que cette procédure ne constituerait pas un précédent et que, dès notre prochaine séance, nous reviendrions à notre habi- tuelle façon de travailler. M. MALIK (Union des Républiques socialistes sovié- tiques) (traduzt du russe): Le fait est que l'ordre que le Président nous propose ne présente évidemment aucun inconvénient pour les orateurs qui parlent en anglais ou en français dans leurs interventions, c'est-à- dire dans l'une des deux langues de travail. Au con- traire, ce système n'est guère commode pour ceux qui prononcent leurs déclarations dans une langue autre que l'anglais et le français et qui désirent contrôler l'exac- titude de l'interprétation consécutive. Je vous prie, en conséquence, de ne pas appliquer ce système à mon intervention, car je vais parler en russe. Je voudrais avoir la possibilité de vérifier pendant l'in- terprétation consécutive l'exactitude de celle-ci au fur et à mesure que je l'entendrai. Je ne pourrai le faire si l'interprétation est simultanée. Le PRÉSIDENT: Si je l'ai bien compris, le représen- tant de l'Union soviétique serait d'accord pour que l'interprétation des discours prononcés dans l'une des langues de travail soit faite au moyen du système simul- tané et pour qu'il y ait une interprétation consécutive des discours prononcés dans d'autres langues, cette M. LACOSTE (France) : Il s'agit là d'une question qui présente un aspect immédiat pour la séance d'aujour- d'hui et qui a aussi un aspect de principe. Je ne voudrais pas du tout me prononcer sur la question de principe et il est bien entendu que je ne parle qu'au nom de la délégation française. A titre personnel, tout à fait excep- tionnel, et sans engager le moins du monde la question de principe, je serais d'accord pour que ce soir, étant donné l'heure tardive et le fait que nous pouvons, sem- ble-t-il, attendre d'assez longues interventions, puisqu'il s'agit de discours de fond, nous renoncions à l'interpré- tation consécutive. Bien entendu, le même traitement devrait être réservé à toutes les langues, dans ce cas-là. Mr. LACOSTE (France) (translated from French): This is a question of immediate importance for today's meeting, but it is also a question of principle. l am not at all prepared to give my opinion on the question of principle, and of course l am speaking only on behalf of the French delegation. From a personal point of view - and quite exceptional!y and without any pre- judice whatever to the question of principle - l would agree, in view of the late hour and the fact that we apparently can expect rather long speeches on the substance of the matter, that we should forgo con- secutive interpretation for this evening. Of course, in that case, alllanguages must be treated in the same way.
l do not know whether l have correctly understood the state- ment the French representative has just made, that is, that he also would accept the difference in treatment of a working language and of other languages which would result from the USSR modification of my proposa!. Le PRÉSIDENT: Ai-je bien compris la déclaration que vient de faire le représentant de la France, en ce sens qu'il accepte également la différence, faite dans l'esprit de l'amendement de l'Union soviétique à ma proposi- tion, entre une langue de travail et les autres langues? Mr. LACOSTE (France) (translated from French): That depends how long the USSR representative's speeches are going to be. M. LACOSTE (France): Cela dépend de la longueur des discours qui seront prononcés par le représentant de l'Union soviétique. Le PRÉSIDENT: Y a-t-il d'autres objections? Je remercie les membres du Conseil de leur esprit de colla- boration et je donne la parole au représentant de Cuba.
Are there any further objections? l thank the members of the Council for their helpfulness, and cal! on the represen- tative of Cuba. M. BLANCO (Cuba) (traduit de l'espagnol) : La délé- gation de Cuba, tout comme d'autres délégations, res- sent une inquiétude profonde devant le nouvel aspect de la situation en Corée que révèle le rapport spécial du Commandement unifié des Nations Unies [5/1884]. Mr. BLANCO (Cuba) (translated from S panish) : Like the other delegations the Cuban delegation is profoundly concerned over the new turn which the situation in Korea has taken according to the special report of the Unified Command of the United Nations [S/1884]. Le fait que des unités militaires communistes chi- noises ont pénétré sur le territoire de la Corée et ont entrepris une action militaire contre les forces armées des Nations Unies constitue une grave menace à la paix, qui appelle l'application du paragraphe 6 de l'Ar- ticle 2 de la Charte. The fact that Chinese Communist military units have penetrated Korean territory and been deployed in military action against the forces of the United Nations is a serious threat to peace, and Article 2, paragraph 6 of the Charter should be applied. Depuis le moment où a été commise l'agression armée contre la République de Corée et où les Nations Unies se sont vues obligées - du fait que les agresseurs ont refusé de se conformer aux recommandations du Con- seil de sécurité - d'entreprendre une action coercitive pour repousser l'agresseur et rétablir la paix, le conflit coréen a menacé de se généraliser et de s'étendre à d'autres régions. Since the armed aggression against the Republic of Korea took place, and the United Nations was obliged to use compulsion to repel the attack and re-establish peace because the aggressors had defied the recom- mendations of the Security Council, there has been a possibility that the Korean conflict might become general and extend to other areas. Comme on le sait, le Conseil de sécurité s'est efforcé de parer à cette menace en prenant des mesures pour circonscrire et localiser le conflit coréen. The Security Council, as we know, has striven to e.litJ.1inate thi~ danger by the adoption of measures to hmlt or localtze the Korean conflict. Il y a lieu de rappeler à ce sujet le projet de résolu- tion présenté le 31 juillet dernier [479ème séance] par la délégation des Etats-Unis d'Amérique [5/1653]. Le paragraphe 3 de ce projet était particulièrement impor- tant. Il invitait tous les Etats à s'abstenir d'aider ou d'encourager les autorités de la Corée du Nord et ~ s'abstenir de toute action qui pourrait étendre le conflIt coréen à d'autres régions et compromettre ainsi plus In this connexion, we may recollect in passing the draft resolution submitted on 31 July last [479th meeting], by the delegation of the United States JS/1653]. Paragraph 3 of that draft was particularly Important, inasmuch as it asked al! States to refrain from giving assistance or encouragement to the North Korean authorities, and from taking any action which might extend the conflict to other areas and thus If the draft resolution had been adopted, it would have placed clearly before world public opinion the firm intention of aIl - l repeat, all- the members of the Council to localize the Korean war. That decision wouId probably have had a salutary influence on the Chinese Communists and perhaps averted the difficult situation facing us today. If it had been adopted, it would have shown, also, and with something more than words, the sincere desire on the part of aIl the members of the Council, to put an end to the hostilities in Korea. But the resolution, we repeat, was not adopted. The Soviet Union delegation's veto destroyed aIl hope of peace at that time. The intervention by Communist Chinese in Korea, as many representatives have already stated, brings the threat of a general war much nearer and threatens to prolong indefinitely the military operations which at one time seemed to have reached the final stage. We therefore feel that the Security Council must bring about the immediate cessation of that interven- tion. To that end, and in order to make the position of the United Nations perfectly clear to everyone con- cerned, we think that, before deciding on any other action, the Security Council must reiterate the under- lying principles of United Nations action in Korea, offer to safeguard and protect the legitimate interests of Communist China, and ask Communist China to withdraw its troops from Korea. In short, the Security Council must reaffirm the programme of peace and economic rehabilitation of Korea adopted by the General Assembly. For those reasons, my delegation, which has followed these questions with interest in both the General Assembly and the Security Council, does not hesitate to support the joint draft resolution [S/1894]. There is no need for a detailed examination of the draft, as it has already been ably explained by other delegations during the debate. We feel sure that both the Members of the United Nations and world public opinion will receive it favour- ably. It represents everything that is being done today to maintain international peace. To the new enemies which have appeared in Korea, to the Chinese Communist authorities to which it is primarily directed, it constitutes a safeguard of their legitimate interests, and a calI to order and to reason. If they disregard the resolution, it will mean that they are persisting in their hq.stile attitude with aIl the serious consequences which that may bring. According to the reports received, the attitude of these authorities has confirmed our doubts as to their pacifie intentions. The intervention in Korea and the invasion of Tibet are facts which seem to indicate an aggressive policy of territorial expansion. Moreover, the reply given to the Council's invitation to take part in this debate on the special report does not give us A la suite du veto de la délégation soviétique, tout espoir de paix s'est évanoui. Ainsi que d'autres délégations l'ont déjà déclaré, l'intervention des communistes chinois en Corée aggrave sérieusement le danger d'une guerre générale et risque également de prolonger indéfiniment les opérations militaires qui semblaient déjà toucher à leur fin. Aussi estimons-nous que le Conseil doit s'efforcer de faire cesser immédiatement cette intervention. A cette fin, et pour ne tromper personne et préciser clairement la position des Nations Unies, nous croyons qu'avant d'élaborer de nouvelles mesures, le Conseil devrait réaffirmer les principes fondamentaux qui expliquent et justifient les objectifs des Nations Unies en Corée, garantir la protection des intérêts légitimes de la Chine communiste et demander à ce pays de retirer ses troupes de Corée. En somme, il faut que le Conseil rappelle formellement le programme élaboré par l'Assemblée générale afin de rétablir la paix en Corée et d'assurer le relèvement économique du pays. La délégation de Cuba, qui a pris part avec tant d'intérêt à la discussion de ces questions tant à l'Assemblée qu'au Conseil, n'a donc pas hésité à appuyer le projet de résolution com- mun [S/18941. Il est inutile que nous nous attardions à analyser ce projet, étant donné que d'autres déléga- tions l'ont déjà fait d'une manière brillante au cours du débat. Nous sommes persuadés que tous les Membres des Nations Unies, aussi bien que l'opinion publique mon- diale, se doivent d'accueillir favorablement ce projet de résolution, étant donné qu'il constitue un des principaux efforts tentés pour maintenir la paix internationale. Pour les nouveaux ennemis qui sont apparus en Corée, pour les autorités communistes chinoises aux- quelles il est principalement adressé, ce projet repré- sente la garantie que leurs intérêts légitimes seront res- pectés et constitue un appel à l'ordre et à la raiso.n. S'ils n'en tenaient pas compte, cela voudrait dire qU'Ils persistent dans leur attitude hostile, quelles que soient les graves conséquences qu'une telle situation risque- rait d'entraîner. L'attitude que ces autorités ont prise, selon les infor- mations que nous avons reçues, est venue raviver nos doutes sur le caractère pacifique de leurs intentions. L'intervention en Corée et l'invasion du Tibet sont des faits qui semblent témoigner d'une politique agressive. d'expansion territoriale. D'autre part, la réponse qu; ces autorités ont donnée à l'invitation que le ConseIl In connexion with this attitude of the Chinese Communists, however, we wou1d like to draw attention ta certain statements by a spokesman of the Peking Office of External Relations appearing in the New York Times of 12 November. Among other things he :said: "To help Korea in its resistance against United 'States aggressors is to defend our own country". Cependant, nous voudrions, en présence de cette atti- tude des Communistes chinois, faire ressortir les décla- rations qu'un porte-parole du Ministère des affaires étrangères de Pékin a faites et que le New York Times a reproduites dans son numéro du 12 novembre. Entre autres choses, ce porte-parole a dit: "Ta help Korea in its resistance against the United States agressors is ta defend our own country". (C'est défendre notre propre pays que d'aider la Corée dans sa résistance contre les agresseurs américains.) "To defend our own country". That means that Korea is regarded as an integra1 part of China. If this is true, and if that is the idea underlying the words "to defend our own country", there is reason to think and fear that the aim pursued by the Peking régime in its armed intervention is the incorporation or annex- ation of Korea within Chinese territory, in open con- trast with the aim pursued by the United Nations, which is the unification and independence of Korea and the establishment of a unified, independent and demo- cratic government. "Ta defend our own country" (Défendre notre propre pays), cela revient à considérer la Corée comme fai- sant partie intégrante de la Chine. Si cela est exact et si par conséquent il est question de "défendre son propre pays", il y a lieu de penser et de craindre qu'en intervenant par les armes, le régime de Pékin a pour but d'annexer la Corée ou de l'incorporer dans le terri- toire chinois, ce qui serait en contradiction directe avec les intentions des Nations Unies, qui désirent, elles, assurer l'unification et l'indépendance de la Corée ainsi que l'institution d'un gouvernement unifié, indépendant et démocratique. Pour ces raisons et en vertu de tous les doutes et de toutes les préoccupations que j'ai mentionnés, la délé- gation de Cuba estime que le Conseil devrait, à titre de mesure préliminaire, adopter le projet de résolution en discussion. Ce projet tend, en effet, à établir un climat de confiance et de sécurité dans l'intérêt même des com- munistes chinois, du peuple coréen et du genre humain en général. For the reasons explained, and in view of all these rdoubts and fears, the delegation of Cuba considers that ;the Council should - in the interests of the Chinese Communists themselves, the Korean people, and man- :kind in general- adopt as a preliminary measure the joint draft resolution under discussion, which tends to establish an atmosphere of confidence and security. M. LACOSTE (France): Je croyais que le Président avait demandé au Conseil de renoncer à l'interprétation consécutive. Mr. LACOSTE (France) (translated from French): l thought the President had asked the Council to forgo consecutive interpretation. Le PRÉSIDENT: Il s'agit d'une déclaration prononcée dans une langue qui n'est pas une langue de travail. Toutefois, si le Conseil est prêt à renoncer même à cette interprétation, je suis d'accord.
Après les premiers mots de l'interprétation consé- cutive en anglais de la déclaration du représentant de Cuba, le représentant de la France intervient en ces termes:
After the first few words of the consecutive inter- pretation into English of the speech of the represen- tative of Cuba, the representative of France intervened:
This is a case of a statement in a language which is not·a working language. However, if the Council is prepared to forgo even that interpretation, l shall agree. M. LACOSTE (France): Je crois que ce serait dans l'esprit de ce que le Président a demandé tout à l'heure. Mr. LACOSTE (France) (translated from French): l think that that would be in keeping with the request the President made just now. S'il en était autrement, je serais obligé de demander l'interprétation consécutive en français. Je ne vois pas pourquoi on renoncerait uniquement à cette interpré- tation. If it were otherwise, l should have to ask for con- secutive interpretation into French. l do not see why only interpretation into French should be forgone. M. BLANCO (Cuba) (traduit de l'espagnol): Afin de gagner du temps, je renonce à l'interprétation consé- cutive. Mr. BLANCO (Cuba) (translated from Spanish) : In arder to save time, l do not insist on consecutive inter- pretation. Le PRÉSIDENT: La parole est au prochain orateur inscrit, le représentant de la Norvège.
Then l caU on the next speaker, the representative of Norway. M. SUNDE (Norvège) (traduit de l'anglais) : Le mer- credi 8 novembre 1950 [520ème séance], le Conseil a lS Mr. SUNDE (Norway): On Wednesday, 8 November [520th meeting], the Council decided to invite a repre- Coincident with this ominous turn in the military operations, it was found that Chinese soldiers were participating on the North Korean side in substantial and steadily increasing numbers. Official statements from Peking also made it clear that these new forces, which were joining the North Koreans at a crucial stage, had at least approval and encouragement from the Central People's Government. The detailed in- formation in regard to this intervention supplied by the special report from the United Nations Command made it clearly incumbent upon the Security Council to give the new development urgent consideration. Last Friday, the Norwegian delegation associated itself [521st meeting] with five other delegations in submitting to the Security Council a joint draft resolu- tion [5/1894], which was introduced and explained by three of the co-sponsors at the meeting of that day. l do not think there is much l can add to those explanations or that there is any need for a lengthy restatement of the serious concern which prompted the elaboration of the draft resolution and the timing of its submission. So far as the timing is concerned, my delegation agreed with the other co-sponsors that there was much to gain and nothing to lose by introducing the draft resolution as soon as possible, but we also agreed that it would be preferable to defer a detailed discussion and vote until the Central People's Government had been afforded an opportunity to be heard. In its cable of 11 November [5/1902], the Central People's Government has replied that it cannot accept the Security Council's invitation to participate in its discussion of this matter. l shall not try to evaluate or assess the reasons which ar~ given for this refusaI, but l cannot withhold the remark that they seem difficult to understand. In explanation of my delegation's support of the joint draft resolution, l should like to stress a few points which seem particularly important to me. On a constaté, au moment même où les opérations militaires changeaient ainsi sinistrement de caractère, que des soldats chinois combattaient dans le camp nord- coréen et que leur nombre devenait de plus en plus important. Des déclarations officielles de Pékin mon- traient, sans équivoque, que ces nouvelles forces, qui venaient à l'aide des Nord-Coréens à un moment vital, avaient pour le moins l'approbation et l'appui du Gou- vernement central du peuple. Les renseignements dé- taillés que le rapport spécial du Commandement des Nations Unies donnait au sujet de cette intervention imposaient nettement au Conseil de sécurité l'obligation d'examiner d'urgence la nouvelle situation ainsi créée. Vendredi dernier, la délégation de la Norvège s'est jointe à cinq autres délégations [521 ème séance] pour soumettre au Conseil de sécurité un projet de résolu- tion [5/1894], qui a été présenté et commenté par trois de ses cosignataires au cours de la séance. Je ne pense pas qu'il me soit nécessaire d'ajouter grand'chose à ces commentaires ou qu'il soit besoin de répéter longue- ment les raisons sérieuses qui ont dicté l'élaboration du projet de résolution et la date à laquelle il a été présenté. En ce qui concerne le moment propice pour présenter ce projet de résolution, ma délégation s'est trouvée d'accord avec les autres auteurs du projet pour estimer qu'il y avait tout à gagner et rien à perdre à présenter le projet de résolution dès que possible, mais nous avons été également d'accord pour penser qu'il était préfé- rable d'en ajourner la discussion et de ne pas le mettre aux voix avant que le représentant du Gouvernem~nt central du peuple de la République populaire de Chme ait été entendu par le Conseil. Par télégramme en date du 11 novembre [5/1902], le Gouvernement central du peuple de la République populaire de Chine a fait connaître qu'il n'était pas en mesure d'accepter l'invitation que lui avait adressée le Conseil de sécurité de participer aux débats sur .cette question. Je n'entends ni apprécier ni juger les raIsons que ce gouvernement a invoquées pour justifier SO? refus, mais je ne puis m'empêcher de dire que ces raI- sons me paraissent difficiles à comprendre. Pour expliquer l'appui que ma délégation app~rte au projet de résolution, je voudrais attirer l'attentIOn, du Conseil sur plusieurs points qui me paraissent partIcu- lièrement importants. It has become clear that the Chinese have important legitimate interests in the northwestern frontier zone of Korea, in regard to which there has been consid- erable concern in Peking. It also seems that serious anxiety has Qeen created by mischievous and false pro- paganda with regard to the objectives of the United Nations forces. In its resolution 376 (V) of 7 October, the General Assembly endeavoured as clearly and categorically as possible to dispel this fear. It seems, however, that those assurances did not succeed in estab- lishing the desired confidence on the Chinese side of the border. The new and dangerous developments therefore make it imperative that a new effort should be made by the Security Council to remove every reasonable ground for suspicion and distrust on the part of the Chinese. But confidence should be reciprocal, and it is obvious that the United Nations policy of respect for Chinese rights and consideration of Chinese interests in the frontier zone would be gravely jeopardized if the inter- vention of Chinese forces were to continue. The Secu- rity Council should therefore adopt this draft resolu- tion, which calls upon all the States and authorities concerned to refrain from assisting or encouraging the North Korean authorities, and to prevent their nationals or units of their armed forces from intervening or arrange for the withdrawal of such nationals or units as have already intervened. The object of the draft resolution is clearly to create trust and confidence and to provide for the peaceful removal of all causes of friction and irritation. It is inspired by the earnest prayers of millions of people all over the world who expect the Security Council to leave no stone unturned in its endeavour to secure peace.
1 call upon the representative of South Korea. Mr. MALIK (Union of Soviet Socialist Republics) (translated fram Russian): If 1 understood the Presi- dent correctly, he said at the beginning of the meeting that first he would give the members of the Secu- rity Council an opportunity to express their views. The PRESIDENT (translated fram French): 1 said that preference would be given to members of the Council on the list of speakers. 1 was told later- orally, it is true, and there may have been a misunder- standing - that the USSR representative, who put his name on the list after my statement and after the Il est évident que la Chine a d'importants intérêts légitimes dans la région frontière du nord-ouest de la Corée, intérêts qui ont fortement préoccupé Pékin. Il semble également qu'une propagande mensongère et malveillante menée contre les buts poursuivis par les forces armées des Nations Unies ait provoqué de sérieuses inquiétudes. Par sa résolution 376 (V) du 7 octobre, l'Assemblée générale a cherché à dissiper ces inquiétudes d'une façon aussi claire et catégorique que possible. Malheureusement, il semble que les assurances ainsi données n'aient pas réussi à créer, de l'autre côté de la frontière chinoise, l'atmosphère de confiance désirée. Les événements nouveaux et inquiétants imposent donc au Conseil de sécurité l'obligation de tenter un nouvel effort pour dissiper chez les Chinois la suspicion et la méfiance. La confiance, toutefois, doit être réciproque et il est évident que la politique des Nations Unies consistant à respecter les droits et les intérêts de la Chine dans la région frontalière serait gravement compromise si les forces armées chinoises continuaient d'intervenir en Corée. Il est donc nécessaire que le Conseil de sécurité adopte le projet de résolution qui invite tous les Etats et toutes les autorités intéressés à s'abstenir d'aider ou d'encourager les autorités de la Corée du Nord, à em- pêcher leurs ressortissants ou des membres ou unités de leurs forces armées d'aider les forces de la Corée du Nord et à ordonner le retrait immédiat de tous ceux de leurs ressortissants ou de leurs membres ou unités qui se trouveraient à l'heure actuelle en Corée. Le projet de résolution a manifestement pour but de susciter la confiance et de supprimer, par des moyens pacifiques, toute cause de friction et d'irritation. Il est dicté par les prières ardentes de millions d'habitants du monde entier, qui espèrent que le Conseil de sécurité ne négligera rien dans les efforts qu'il entreprend pour maintenir la paix. Le PRÉSIDENT: La parole est au représentant de la Corée du Sud. M. MALIK (Union des Républiques socialistes sovié- tiques) (traduit du russe): Si j'ai bien compris le Président, il a dit au début de la séance qu'il donnerait aux membres du Conseil de sécurité la possibilité d'ex- primer leur point de vue. Le PRÉSIDENT: J'ai déclaré que je donnerai la préfé- rence aux membres du Conseil qui se sont fait inscrire. Par la suite, on m'a fait savoir - verbalement, il est vrai, et, peut-être, y a-t-il eu un malentendu -lorsque le représentant de l'Union soviétique s'est fait inscrire, après cette déclaration et après le début de la discus- Mr. MALIK (Union of Soviet Socialist Republics) (translated fram Russian): l so wish, if l am to be allowed to speak today.
Will the South Korean representative's statement take the remaining haH-hour? Mr. LIME (Korea) : It will be much less than a half- hour.
Does the USSR representative still wish to speak first? Mr. MALIK (Union of Soviet Socialist Republics) (translated fram Russian): My speech will also last haH an hour. The PRESIDENT (translated fram French): As l should not like to take a decision on the question myseH, l shall leave it to the Council to decide. What does the Council think? Mr. GROSS (United States af America): Speaking for my delegation, we would be perfectly prepared to stay and hear both these statements. The PRESIDENT (translated fram French): If there are no objections, we shall hear the two statements, even though we shall have to sit until 6.30 p.m. There remains the question whether, in the circum- stances, the USSR representative will accept the order of speakers as drawn up. Mr. MALIK (Union of Soviet Socialist Republies) (translated fram Russian): In the beginning l agreed with your ruling that the members of the Security Council should be allowed to speak first. l thought l should be called upon to speak after the representative of Norway. l should prefer to speak now.
Am l right in believing that the USSR representative did not absolutely insist on speaking now? Mr. MALIK (Union of Soviet Socialist Republics) (translated fram Russian): Yes, l insist that l should be allowed to speak now, before the representative whom the President intended to call upon, because the President said at the beginning of the meeting that the members of the Council would be allowed to speak first. At that time, at the time of the President's statement, the representative of the USSR was already on the President's list of speakers. l would therefore ask him to keep to the rule which he himself laid down. The PRESIDENT (translated fram French): 1s there any objection to a member of tM Council speaking first? Mr. GROSS (United States of America): l have no objection. l think it is entirely up to the President to rule but l think it does raise the problem of translation. If the President calls on the representative of the Soviet Union to speak first, do we then have to sit through an English translation before the representative of the Government of Korea makes his statement? Le PRÉSIDENT: L'intervention du représentant de la Corée du Sud prendra-t-elle toute la demi-heure qui nous reste? M. LIME (Corée) (traduit de l'anglais): Beaucoup moins d'une demi-h~ure. Le PRÉSIDENT: Le représentant de l'Union soviétique insiste-t-il? M. MALIK (Union des Républiques socialistes sovié- tiques) (traduit du russe): Mon intervention prendra également une demi-heure. Le PRÉSIDENT: Je laisserai la décision au Conseil. Je ne voudrais pas prendre une décision sur cette question. Quelle est l'opinion du Conseil? M. GROSS (Etats-Unis d'Amérique) (traduit de l'an- glais): Au nom de ma délégation, je déclare être prêt à siéger pour entendre les deux déclarations. Le PRÉSIDENT: S'il n'y a pas d'objection, nous enten- drons ces deux déclarations, en dépit du fait que nous devrons siéger jusqu'à 18 h. 30. Mais demeure la question de savoir si, dans ces con- ditions, le représentant de l'Union soviétique accepte l'ordre des orateurs tel qu'il a été établi. M. MALIK (Union des Républiques socialistes sovié- tiques) (traduit du russe): Au début, j'ai accepté la décision du Président qui tendait à permettre aux repré- sentants au Conseil de sécurité d'intervenir en premier lieu. Je supposais que j'aurais la parole après le repré- sentant de la Norvège. Je préférerais intervenir main- tenant. Le PRÉSIDENT: Dois-je comprendre l'intervention que vient de faire le représentant de l'Union soviétique comme une insistance absolue ? Est-ce exact? M. MALIK (Union des Républiques socialistes sovié- tiques) (traduit du russe): Oui, étant donné qu'au début de la séance, le Président a déclaré que la parole serait donnée en premier lieu aux membres du Conseil de sécurité, j'insiste pour que la parole me soit donnée maintenant, avant l'intervention du représentant auquel vous voulez donner la parole. Au moment où le Prési- dent a fait sa déclaration, l'Union soviétique s'était déjà fait inscrire. Aussi le prierai-je de s'en tenir à la règle qu'il a lui-même établie. Le PRÉSIDENT: Y a-t-il une objection à ce qu'un membre du Conseil prenne la parole en premier lieu? M. GROSS (Etats-Unis d'Amérique) (traduit de l'an: glais): Je n'ai pas d'objections à formuler. Je crois qu'li appartient exclusivement au Président de prendre une décision à ce sujet, mais il me semble que cela soulève une question d'interprétation. Si le Président donne d'abord la parole au représentant de l'Union soviétique, devrons-nous entendre l'interprétation en anglais du discours qu'il prononcera avant que le représentant du Gouvernement de la Corée du Sud prenne la parole? Mr. MALIK (Union of Soviet Socialist Republics) (translated from Russian): In view of the late hour, l shaH not insist. The interpretation can be given at the next meeting, as usual.
In the circumstances l intend to call now on the USSR repre- sentative and then on the South Korean representative. We shaH hear the interpretation of the USSR represen- tative's speech into English at the beginning of our next meeting. Are there any objections to this procedure? ML MALIK (Union of Soviet Socialist Republics) (translated from Russian): l have one additional sug- gestion. In view of the fact that another document was submitted after our work at today's meeting of the Security Council began - l mean document S/1902- l propose that the first three pages of that document, up to the part where the list of American air attacks on Chinese territory begins, should be read at the end of the meeting. It is only three pages in English. That would take only a little time, and it is desirable for that document to be brought to the knowledge of the mem- bers of the Security Council.
l think the best procedure would be to hear the two speakers on the list and not decide until then whether a document should be read. l would ask the USSR representative ta begin his statement with this in mind. Mr. MALIK (Union of Soviet Socialist Republics) (translated from Russian): As early as the beginning of August last, the USSR de1egation submitted to the Security Council [483rd meeting] a proposaI for the peaceful sett1ement of the Korean question providing for the cessation of armed intervention in Korea and the withdrawal of aH foreign troops from Korea [5/1668]. Under pressure from the Government of the United States of America, the USSR proposaI was rejected [496th meeting]. The United States Govern- ment did not agree to a peaceful settlement of the Korean question, and thereby assumed responsibility for the consequences of the aggression of which it was guilty in Korea. The purpose of the draft resolution now submitted by the United States delegation for consideration by the Security Council is to justify the United States aggres- sion against Korea and the Peo~le's.Republic of China, and to extend American aggresslOn m the Far East. The United States representative - and sorne of the CO-sponsors of the joint draft resolution who have M. MALIK (Union des Républiques socialistes sovié- tiques) (traduit du russe): Etant donné qu'il est tard, je ne vais point insister, mais il faudra que l'interpré- tation soit donnée à la prochaine séance comme c'est l'habitude. Le PRÉSIDENT: Dans ces conditions, j'ai l'intention de donner la parole maintenant au représentant de l'Union soviétique, puis au représentant de la Corée du Sud. Au début de notre prochaine séance, nous enten- drons l'interprétation en anglais du discours prononcé par le représentant de l'Union soviétique. y a-t-il des objections à cette façon de procéder? M. MALIK (Union des Républiques socialistes sovié- tiques) (traduit du russe): J'ai encore quelque chose à ajouter. Après l'ouverture de la présente séance du Conseil de sécurité un nouveau document - je veux parler du document S/1902 - nous est parvenu. Je propose de donner lecture à la fin de la séance de trois pages de ce document, jusqu'à la partie qui comporte l'énumération des attaques de l'aviation américaine contre le territoire chinois. Il ne s'agirait de lire que trois pages en anglais. Cela prendrait peu de temps et il serait bon que ce document fût porté à la connais- sance des membres du Conseil de sécurité. Le PRÉSIDENT: La meilleure façon de procéder serait, à mon avis, d'entendre les deux orateurs qui se sont fait inscrire et de décider ensuite ce que nous ferons, c'est- à-dire ne pas prendre actuellement la décision de faire lire un document par la suite. C'est en ce sens que je prie le représentant de l'Union soviétique de commencer sa déclaration. M. MALIK (Union des Républiques socialistes sovié- tiques) (traduit du russe): Dès le mois d'août dernier la délégation de l'Union soviétique a soumis [483ème séance] au Conseil de sécurité une proposition tendant au règlement pacifique de la question coréenne. Cette proposition prévoyait la cessation de l'intervention armée en Corée et le retrait de toutes les troupes étran- gères de ce pays [S/1668]. Sous la pression du Gou- vernement des Etats-Unis d'Amérique, elle a été rejetée. Le Gouvernement des Etats-Unis d'Amérique n'a pas accepté le règlement pacifique de la question coréenne [496èmc séance] et par là même il a assumé la responsabilité des conséquences de l'agression dont il s'est rendu coupable à l'égard de la Corée. Le projet de résolution que la délégation des Etats- Unis d'Amérique vient de soumettre au Conseil de sécurité a pour but de justifier l'agression américaine contre la Corée et contre la République populaire de Chine; il a pour but d'étendre l'agression des Etats- Unis à d'autres régions d'Extrême-Orient. Etant donné que le représentant des Etats-Unis d'Amérique et certains autres représentants qui, avec The events in Korea began on 25 June 1950, as the result of a provocative attack by forces of the South Korean puppet régime on the frontier areas of the People's Democratic Republic of Korea. Many facts and official documents, which have been made known since then and which no one has refuted, show that the attack was the result of a previously con- ceived and carefuUy elaborated plan drawn up with the immediate participation of official military and political representatives of the United States. When it became c1ear that the terroristic régime of Syngman Rhee, which had never enjoyed the support of the Korean people, would collapse, the United States Government had recourse to open intervention in Korea and ordered its air, naval and land forces to attack the Korean people in support of the régime of the American puppet, Syngman Rhee, bankrupt and hated by the Korean people as that régime was. By that very fact, the Gov- ernment of the United States made the transition from a policy of preparation of aggression to open acts of aggression, and began openly to intervene in the domestic affairs of Korea and to engage in armed inter- vention in Korea. By adopting such a policy, the United States Government destroyed the peace, thereby showing that not only is its aim not to strengthen peace, but that, on the contrary, it is the enemy of peace. The complete inconsistency of the United States Govern- ment's references to the alleged fact that this armed American intervention against Korea was started at the request of the Security Council, has long since been established. Nevertheless, it is not superfluous to repeat that the Government of the United States began its armed intervention in Korea before the meeting of the Security Council of 27 June was caUed, and without regard to the decision [5/1511] that the Security Coun- cil wouId take. Thus, the United States Government confronted the United Nations with the fait accompli of its aggression in Korea and its aggression against China, with the fait accompli of violation of the peace in the Far East. There is no need to go again into the facts which we aU have known for a long time - how the Security Council gave its approval retroactively to the United States resolution designed to cover up that Govern- ment's acts of aggression against the Korean people. • Moreover, the Security Council adopted the United States resolution in flagrant violation of the United Nations Charter. 1t adopted the resolution by only six votes: the United States, the United Kingdom, France, Norway, Cuba and Ecuador. The vote cast by Mr. Tsiang, the Kuomintang representative, who is illegally occupying China's seat in the Security Council, was, against aU legality, counted as the seventh "vote" in favour of the draft resolution. Moreover, at the Les événements de Corée ont commencé le 25 juin 1950 par suite de l'attaque que les forces fantoches du régime sud-coréen ont lancée sur la zone frontière de la République démocratique populaire de Corée. Les nombreux faits qui ont été rendus publics depuis, les nombreux documents officiels qui ont été publiés, et auxquels personne n'est venu apporter un démenti, ont montré que cette agression était le résultat d'un plan mûri à l'avance et soigneusement mis au point avec la participation directe des représentants militaires et poli- tiques des Etats-Unis d'Amérique. Lorsqu'il est devenu évident que le régime terroriste de Syngman Rhee, qui n'avait jamais joui de l'appui du peuple coréen, était en train de s'effondrer, le Gouvernement des Etats-Unis d'Amérique a eu recours en Corée à l'intervention directe. Il a donné à ses forces de l'air, de mer, puis de terre, l'ordre de marcher contre le peuple coréen aux côtés du régime en faillite, du régime odieux au peuple, du fantoche américain Syngman Rhee. Par là même, le Gouvernement des Etats-Unis est passé de la poli- tique de préparation de l'agression à des actes directs d'agression, s'est engagé dans la voie de l'ingérence directe dans les affaires intérieures de la Corée, dans la voie de l'intervention armée en Corée. Ce faisant, le Gouvernement des Etats-Unis d'Amérique a violé la paix, a montré à tous que, loin de vouloir renforcer la paix, il en est l'ennemi. Depuis longtemps l'on a démontré combien peu fondées sont les assertions du Gouvernement des Etats-Unis, selon lesquelles l'inter- vention armée des Etats-Unis contre la Corée aurait été entreprise sur les instructions du Conseil de sécurité. Cependant il n'est pas inutile de dire une fois de plus que le Gouvernement des Etats-Unis d'Amérique a lancé son intervention armée en Corée avant la convo- cation de la séance du Conseil de sécurité du 27 juin et sans se préoccuper de ce que déciderait [5/1511] le Conseil. Ainsi le Gouvernement des Etats-Unis d'Amé- rique a placé les Nations Unies devant un fait accompli: l'agression américaine en Corée, l'agression contre la Chine, la rupture de la paix en Extrême-Orient. Il n'est point nécessaire de s'arrêter en détail sur des faits qui sont depuis longtemps connus de tous, d'indi- quer que ce n'est que plus tard que le Conseil de sécu- rité a ratifié automatiquement le projet de résolution présenté par le Gouvernement des Etats-Unis d'Amé- rique, projet qui servait à dissimuler les agissements agressifs de ce gouvernement contre le peuple coréen. D'aiUeurs, le projet de résolution des Etats-Unis n'a été adopté par le Conseil de sécurité qu'en violation flagrante de la Charte; en effet il n'a recueilli que six voix: celles des Etats-Unis, du Royaume-Uni, de la France, de la Norvège, de Cuba et de l'Equateur. Po~r amener le total des voix à sept, l'on a, au méprIS de toute légalité, compté la voix de M. Tsiallg, membre du groupe de Kouomintang, qui occupait illé- galement la place de la Chine au Conseil de sécurité. It is also common knowledge that the United Nations Charter provides that the Security Council shall inter- vene only in cases involving international order, and not in the domestic affairs of countries. Furthermore, the Charter actually forbids United Nations interven- tion in the internaI affairs of any State, such as an internai conflict between two groups inside the same State. It is also universally known that the events in Korea are the internaI affairs of the Korean people. The war in Korea is waged between two factions of the Korean people, between two temporarily divided gov- emmental camps, and the United States Government has no right to intervene in that war under whatever pretext, equally including the pretext of concealing itself behind the false front of the United Nations. Comme on le sait, la Charte des Nations Unies ne prévoit l'intervention du Conseil que lorsqu'il s'agit d'événements d'ordre international, à l'exclusion d'évé- nements de caractère intérieur. Bien plus, la Charte interdit explicitement à l'Organisation des Nations Unies de s'ingérer dans les affaires intérieures des Etats lorsqu'il s'agit d'un conflit intérieur entre deux groupes au sein du même Etat. Or, comme nul ne l'ignore, les événements de Corée constituent une affaire intérieure du peuple coréen. La guerre qui se déroule en Corée a lieu entre deux parties du peuple coréen, qui se trouve momentanément divisé en deux clans gouvernementaux. Le Gouvernement des Etats-Unis n'a pas le droit d'in- tervenir dans cette guerre, sous quelque prétexte que ce soit, et cette affirmation vaut également lorsqu'il essaie de s'abriter derrière la fausse enseigne des Nations Unies. Ainsi donc par la décision qu'il a adoptée le 27 juin, un groupe de membres du Conseil de sécurité a enfreint le principe le plus important de l'Organisation, à savoir By their decision of 27 June, the group of members of the Security Council violated one of the most im- portant principles of the United Nations - that of non-intervention in domestic affairs. l~ principe de non-intervention dans les affaires inté- neures. Cette résolution du Conseil de sécurité ainsi que les résolutions du 25 juin [5/1501], du 7 juillet [5/1588] et du 31 juillet [5/1653] représentent un acte d'hos- tilité contre le peuple coréen et contre la paix. This resolution of the Security Council, and those of 25 June [5/1501], 7 July [5/1588] and 31 July [S/1653], constitute hostile acts against the Korean people and acts against peace. La suite des événements en Corée a mis fin aux fables selon lesquelles les forces américaines en Corée auraient été envoyées dans ce pays pour des opérations de police afin de soutenir l'Organisation des Nations Unies. The events that have occurred since then in Korea have exploded the myth that the United States forces in Korea were sent there for police action in support of the United Nations. Dès le début il a été évident - et les événements ultérieurs l'ont complètement confirmé - que les mi- lieux agressifs des Etats-Unis d'Amérique ont rompu la paix pour essayer de s'emparer non seulement de la Corée du Sud, mais aussi de la Corée du Nord. L'inva- sion de la Corée par les forces armées américaines cons- titue une guerre ouverte contre le peuple coréen. Il apparaît clairement à chacun maintenant que le but de cette guerre est de priver la Corée de son indépendance nationale, de ne pas permettre la création d'un Etat coréen démocratique, unifié sur la base de l'expression de la libre volonté du peuple coréen lui-même, sans aucune pression et sans aucune intervention du dehors. Le but de cette guerre est d'instaurer en Corée par la violence un régime antipopulaire qui permettrait aux milieux dirigeants des Etats-Unis d'Amérique de trans- former ce pays en colonie et d'utiliser le territoire de la Corée comme base militaire américaine en Extrême- Orient. It was clear from the very beginning - and subse- quent <events have only confirmed it - that the aggres- sive circles of the United States broke the peace in an attempt to seize not only South Korea, but North Korea as weIl. The invasion of Korea by United States armed forces constitutes an open act of war against the Korean people. 1t is now clear to everyone that the purpose of this war is to deprive Korea of its national independence and to prevent the creation of a united democratic State of Korea based on the freely expressed will of the Korean people without any pressure and outside inter- vention. The purpose of this war is to establish by force a régime inimical to the Korean people which would enable the ruling circles of the United States to trans- for~ that country into a colony and to use Korean terntory as a military air-base in the Far East. En même temps qu'il ordonnait aux forces armées des Etats-Unis d'Amérique d'envahir la Corée, le Pré- sident Truman a déclaré qu'il avait ordonné à la flotte de guerre des Etats-Unis "d'empêcher une attaque When ordering United States armed forces to attack Korea, President Truman stated that he had also 1<, ordered the United States fleet "to prevent an attack upon Formosa", which meant occupation of this part Having invaded Korea with its armed forces, the United States Government, which is now pursuing a policy of direct violation of those agreements, became guilty of repeated acts of aggression against the People's Republic of China, as well, which it invaded by land, sea and air. The United States Air Force has repeatedly invaded the air space of North-Eastern China, brutally killing Chinese civilians and destroying Chinese property. The United States fleet, operating off Korea, has attacked and bombarded a merchant 'lessel in the open sea. The vessel was forced to submit to an illegal and humiliating search. That was in flagrant violation of China's free- dom of navigation. The American interventionist forces in Korea, making use of the name and flag of the United Nations, have advanced in the direction of the Yalu and Tumen Rivers, and now immediately threaten the north-eastern frontiers of China. Thus the Government of the United States, side by side with its aggression in Korea, has committed and is committing a number of acts of aggression which take the form of violation of the frontiers of China by land, sea and air forces and the seizure of the Chinese island of Taiwan. From all the above it follows that the United States Government has committed an act hostile to peace, and that it bears the responsibility for the consequences of the aggression which it started against Korea and China. The Soviet Union stands for a peaceful settlement of the Korean question. It is possible to secure a peace- fui settlement of the Korean question only by the cessation of armed intervention in Korea and the with- drawal of foreign troops from Korea, as the Govern- ment of the USSR has already proposed. With regard to the famous denunciation by Mac- Arthur in his so-called "special report" containing charges against the People's Republic of China, we do not, as the USSR delegation has already stated, recognize the so-called UniteJ Nations Unified Com- mand in Korea and IVe do not consider that any con- fidence can be placed in the unilateral and tendentious report of MacArthur, commander of the American interventionist forces in Korea and renowned for his enmity towards the Chinese people. From beginning to end the so-called special report by MacArthur and the statements on this matter by Après l'invasion de la Corée par ses forces armées, le Gouvernement des Etats-Unis, qui s'était engagé dans la voie de la violation directe de ces accords, a égale- ment commis à plusieurs reprises contre la République populaire de Chine des actes d'agression qui se sont traduits par la violation des frontières terrestres, aériennes et maritimes de la Chine. A maintes reprises, les forces aériennes des Etats- Unis ont envahi l'espace aérien de la Chine du Nord-Est et se sont livrées à un massacre barbare de la population civile ainsi qu'à la destruction de biens chinois. La 'flotte de guerre américaine opérant en Corée a attaqué un bâtiment marchand chinois qui naviguait en haute mer et a ouvert le feu sur lui. Ce bâtiment a été soumis à une perquisition illégale et humiliante. C'est là une violation flagrante de la liberté de navigation de la Chine. En se servant du nom et du drapeau de l'Organisa- tion des Nations Unies, les forces d'intervention amé- ricaines en Corée se sont mises en marche en direction du Yalou et du Tioumen, en créant ainsi une menace directe pour les frontières de la Chine du Nord-Est. Ainsi donc, à côté de son agression en Corée, le Gouvernement des Etats-Unis a commis et continue à commettre toute une série d'actes d'agression qui se traduisent par la violation des frontières de terre, de mer et de l'air de la Chine et par l'invasion de l'île chinoise de Taïwan. De tout ce que je viens de dire il résulte que le Gou- vernement des Etats-Unis a commis un acte d'hostilité contre la paix et il porte la responsabilité des consé- quences de l'agression armée qu'il a entreprise tant contre la Corée que contre la Chine. L'Union soviétique désire le règlement pacifique de la question coréenne, règlement qui ne peut être atteint que par la cessation de l'intervention armée en Corée et par le retrait de toutes les forces étrangères de ce pays, comme le Gouvernement de l'Union soviétique l'a déjà affirmé. Quant au fameux rapport du général MacArthur, ce que l'on appelle son "rapport spécial" et qui contient des accusations contre la République populaire de Chine, la délégation de l'Union soviétique, comme je l'ai déjà déclaré, ne reconnaît pas ce que l'on appelle le Commandement unifié des Nations Unies en Corée; elle n'estime pas qu'il y ait lieu d'accorder confiance au rapport unilatéral et tendancieux du général MacArthur, qui commande des troupes d'intervention américaines en Corée et qui est connu pour son hostilité à l'égard du peuple chinois. Du début à la fin, ce que l'on appelle le rapport spécial du général MacArthur et les déclarations que M. Austin Basing his statements on this report by MacArthur, ML Austin, the representative of the United States of America, attempts to conceal behind the flag of the United Nations the further extension of the aggressive war in Korea and the open invasion of China. The United States has invaded Chinese territory, seized the Chinese island of Taiwan, violated the sovereignty of China and is threatening the security of China. The Chinese people and its Government have every reason to indict the United States Government for its hostile provocations and aggression against China. The statement of 11 November 1950 by the represen- tative of the Ministry for Foreign Affairs of the People's Republic of China [5/1902] mentions the fol1owing with regard to the acts of aggression by the United States: "Facts have shown that the aim of United States aggression in Korea is not only Korea itself but also the extension of aggression to China... "As a result of the invasion of Korea and of Chinese Taiwan by American imperialists, and as a result of the bombing raids on North-East China, the security of China has been placed in peril... "Righteously indignant, many Chinese citizens are expressing a desire to help the Korean people and resist American aggression... "The Central People's Republic of the People's Republic of China continues as before to demand a peaceful settlement of the Korean question, but the Chinese people has no fear of the threats of any aggressors." This statement by the Government of the People's Republic of China also notes that lately the number of United States air attacks upon Chinese territory has been increasing daily and that "These crimes, com- mitted by the United States armed forces, which are violating the territorial sovereignty of China and threatening its security, have alarmed the whole Chinese people". The statement includes a list of attacks by the United La déclaration énumère les attaques que l'aviation States Air Force under the command of General Mac- américaine placée sous le commandement du général Arthur on the territory of the People's Republic of MacArthur a commises contre le territoire de la Répu- China during the period from 27 August to 10 blique populaire de Chine dans la période du 27 août November. During that period of less than two-and-a- au 10 novembre. Au cours de cette période, c'est-à-dire half months, the United States Air Force has made en moins de deux mois et demi, l'aviation des Etats- more than 80 attacks· on Chinese territory. Those are Unis a effectué plus de quatre-vingts attaques contre le the concrete facts of United States aggression against territoire de la Chine. Voilà des faits concrets à propos China. de l'agression des Etats-Unis contre la Chine. The statement subsequently says that from the very Plus loin, la déclaration affirme que, dès le début, le beginning the Central People's Government of the Gouvernement central du peuple de la République popu- People's Republic of China has protested against the laire de Chine s'est élevé contre la guerre d'agression ."aggreSSive war conducted in Korea by the United States que le Gouvernement des Etats-Unis poursuit en Corée i,Govemment. and bas demand,d a poaœful "'tloment of 23 " a demandi 1, ,igl,ment padfiqo, d, la qu"tloo En s'appuyant sur ce rapport du général MacArthur, M. Austin, représentant des Etats-Unis d'Amérique, s'efforce de couvrir du pavillon de l'Organisation des Nations Unies le développement de la guerre d'agres- sion en Corée et l'invasion ouverte de la Chine. Les Etats-Unis d'Amérique ont envahi le territoire chinois, se sont emparés de l'île chinoise de Taïwan, ont violé la souveraineté de la Chine et menacent maintenant l'indépendance de ce pays. Le peuple chinois et son gouvernement ont toutes les raisons d'accuser le Gou- vernement des Etats-Unis d'Amérique d'actes hos- tiles de provocation ou d'agression contre la Chine. La déclaration du représentant du Ministre des affaires étrangères de la République populaire de Chine en date du Il novembre à propos de ces agissements agressifs des Etats-Unis [5/1902] comporte ce qui suit: "Les faits ont montré que le but de l'agression américaine en Corée n'est pas seulement la Corée elle-même mais que les Etats-Unis veulent étendre leur agression à la Chine... "Par suite de l'invasion de la Corée et de Formose, île chinoise, par les impérialistes américains, et des bombardements effectués dans la Chine du Nord-Est, la Chine est menacée dans sa sécurité... "Plein d'une juste indignation, le peuple chinois aide volontairement le peuple coréen à repousser l'agression américaine et ses actes sont parfaitement naturels et légitimes ... "Le Gouvernement central du peuple de la Répu- blique populaire de Chine continue à réclamer, comme il l'a toujours fait, un règlement pacifique de la ques- tion de Corée, mais le peuple chinois ne craint les menaces d'aucun agresseur quel qu'il soit." Dans cette même déclaration, le Gouvernement de la République populaire de Chine fait remarquer que le nombre d'attaques du territoire chinois par des avions américains augmente de jour en jour et que "ces crimes perpétrés par les forces armées américaines, qui violent la souveraineté territoriale de la Chine et menacent sa sécurité, ont alarmé le peuple chinois tout entier". This statement by the Central People's Government of the People's Republic of China demonstrates in a completely convincing way that the so-cal1ed special report by MacArthur and the statement by the repre- sentative of the United States of America in the Secu- rity Council on that report [519th meeting] represent a distortion of the facts and do not correspond to the truth. Since MacArthur's denunciation is unilateral, ten- dentious and undeserving of any confidence, any deci- sion based on that report must necessarily be incorrect. Thus, the mere fact that the joint draft resolution submitted by the de1egation of the United States and the delegations supporting it is based on a unilateral and tendentious report by an American general hostile to the Chinese people, is enough to prove that the draft resolution can be neither objective nor just. Nor can it be accepted. In addition to that, the joint draft resolution refers to a resolution by a group of members of the Security Council adopted on 25 June this year, a resolution which is illegal. It also refers to the resolution of the General Assembly of 7 October this year, which is also illega1. Both these resolutions were imposed dicta- torially by the Anglo-American bloc in gross violation of the United Nations Charter. As everyone knows, the USSR delegation protested against these resolutions, both in the Security Council and in the General Assembly. In substance, the draft resolution now submitted, based as it is on the two above-mentioned resolutions, is also a gross violation of the Charter and consequently is illegal. With regard to the purposes of this resolution, it is not difficult to see that its intention is to justify and further conceal United States aggression both against Korea and against the People's Republic of China, and to secure the extension of American aggression in the Far East. In view of the above, the delegation of the Soviet Union protests against this draft resolution and will vote against it. Mr. LIMB (Republic of Korea) : The presence of the troops of a new enemy in Korea and their savage attacks against the forces of the United Nations and the Republic of Korea, as repOf'ted by General Mac- Arthur on 5 November, constitute a most serious development. While the troops of the United Nations, shoulder to shoulder with my country's forces, are fighting and dying for the independence and freedom of Korea and for the democracy and peace of the world, this new foe now appears on the scene to add heavier tol1s to these forces and to chal1enge the intent of the United Nations. Cette déclaration du Gouvernement central du peuple de la République populaire de Chine montre de façon parfaitement convaincante que ce que l'on appel1e le rapport spécial du général MacArthur et la déclaration que le représentant des Etats-Unis au Conseil de sécu- rité a faite à son sujet [519ème séance] ne constituent qu'une déformation des faits et ne correspondent pas à la vérité. Etant donné que le rapport du général MacArthur est unilatéral, tendancieux et tout à fait indigne de foi, il est évident que toute décision qui pourrait être prise en s'appuyant sur ce document serait injuste. Aussi, du fait même qu'elle s'appuie sur le rapport unilatéral et tendancieux d'un général américain animé de sentiments hostiles à l'égard du peuple chinois, le projet de résolution présenté par la délégation des Etats-Unis d'Amérique et les délégations qui se sont jointes à elle ne saurait être considéré ni comme objectif ni comme équitable. Il ne saurait donc être accepté. D'autre part, ce projet de résolution se réfère à la résolution adoptée le 25 juin 1950 par un groupe de membres du Conseil de sécurité - résolution il1égale- ainsi qu'à la résolution de l'Assemblée générale en date du 7 octobre 1950, qui est également illégale. Ces deux résolutions ont été imposées par le bloc anglo-américain comme des diktats, en violation flagrante de la Charte des Nations Unies. Comme on le sait, tant au Conseil de sécurité qu'à l'Assemblée générale, la délégation de l'Union sovié- tique s'est élevée contre les résolutions susmentionnées. Le projet de résolution qui nous est présenté, et qui s'appuie sur les deux résolutions dont j'ai parlé précé- demment, vise également, au fond, à enfreindre la Charte et est par conséquent illégal. Quant au but que vise ce projet de résolution, il n'est pas difficile de l'entrevoir: il s'agit de justifier et de continuer à couvrir l'agression des Etats-Unis tant contre la Corée que contre la République populaire de Chine, ainsi que le développement de l'agression amé- ricaine en Extrême-Orient. Pour les raisons que je viens d'exposer, la délégation de l'Union soviétique s'élève contre ce projet de résolu- tion et votera contre. M. LIMB (République de Corée) (traduit de l'an- glais): La présence des troupes d'un nouvel ennemi en Corée et l'attaque sauvage à laquel1e el1es se sont livrées contre les forces des Nations Unies et de la République de Corée - comme le général MacArthur l'a signalé dans son rapport du 5 novembre - posent un nouveau et très grave problème. Au moment où les soldats des Nations Unies com- battent et meurent aux côtés des soldats de mon pays, pour défendre l'indépendance et la liberté de la Corée ainsi que la démocratie et la paix mondiale, ce nouvel ennemi entre en action en infligeant des pertes plus lourdes encore à ces forces armées, et en défiant la déci- This challenge and this opposition must of necessity be removed with the same promptness and vigour with which the challenge of 25 June was met. l need not remind this august body of the great prestige and the confidence which the people of my country and of the whole world have increasingly reposed in the United Nations since that fateful day in June. land my coun- try have the supreme faith that the United Nations will exercise its enhanced authority to deal with the present unprovoked and lawless aggression with equal deter- mination and equal vigour, so that justice, democracy and freedom may prevail in the world. Just at a moment when the forces of our enemy were about to become completely defeated under the great leadership of General Douglas MacArthur of the United Nations forces, when our troops deserve a needed rest, when the peoples of the world were expecting the tidings of peace and when the stricken people of my country were rolling up their sleeves to rebuild their homes and communities upon the ashes of a savage and devastating war, a new foe has made a thrust and threatens to dash these hopes and endeavours to naught. An intolerable situation has arisen, and it has to be removed prompt1y and vigorously if humanity is to be preserved and if world authority is to be upheld. l am reminded of the Japanese aggression on Man- churia in 1931. At that time the Secretary of State of the United States, Mr. Stimson, did his best to arouse world opinion and to secure co-operation from other great Powers to stop it, but without results. The result of that is weIl known. The Japanese invaded Manchuria. Then they invaded North China, then Central and South China, and later on, in collaboration with Hitler and Mussolini, they attacked Pearl Harbor. Then came the Second World War. By the same token, if similar action and similar attacks are not stopped, the world may not know when it will get the same results. Aside from the problems of international politics, the sheer weight of human suffering as a result of the Communist aggression in Korea is staggering. Few nations have ever suffered such devastation as has been visited upon Korea. Millions of men, women and children have been driven from their homes and are without food, c10thing or shelter. Practically every major city in Korea has been smashed to pieces. Hundreds of villages are completely destroyed. Our industries have ceased operation, and most of them are in ruins. Our bridges, railways, tunnels and roads have suffered devastating damage. ~.. Au moment précis où les forces ennemies étaient sur le point de subir une défaite complète sous les coups des forces des Nations Unies commandées par le grand général Douglas MacArthur, au moment précis où nos forces armées méritaient le repos et en avaient besoin, où les peuples du monde attendaient le retour de la paix et où les personnes sinistrées de mon pays se prépa- raient avec courage à reconstruire leurs maisons et leurs villages sur les ruines laissées par une guerre dévasta- trice et sans merci, un nouvel ennemi s'est lancé à l'assaut, menaçant ainsi de réduire à néant ces espoirs et ces efforts. Une situation inadmissible vient de se produire. Il faut y remédier promptement, vigoureuse- ment et énergiquement si l'on veut protéger l'humanité et assurer le respect de l'autorité mondiale. Je pense en ce moment à l'agression japonaise en Mandchourie, en 1931. A cette époque, M. Stimson, Secrétaire d'Etat des Etats-Unis, a fait de son mieux pour alerter l'opinIon mondiale et amener les autres grandes Puissances à collaborer afin de réprimer cette agression; ce fut en vain. Personne n'ignore la suite des événements. Les Japonais ont envahi la Mand- chourie; ils ont ensuite envahi la Chine du Nord, puis la Chine centrale et la Chine du Sud; ultérieurement, agissant de concert avec Hitler et Mussolini, ils ont attaqué Pearl-Harbor. Ensuite, ce fut la deuxième guerre mondiale. A la lumière de ces événements, on ne saurait dire quand le monde se trouvera en présence d'une crise semblable si l'on ne s'oppose pas à des actions et à des attaques de cette nature. Même sans tenir compte des problèmes de politique internationale, la somme des souffrances humaines pro- voquées par l'agression communiste en Corée est effarante. Peu de nations ont subi des dévastations comparables à celles qui ont été infligées à la Corée. Des millions d'hommes, de femmes et d'enfants ont été chassés de leurs foyers et se trouvent privés de nourriture, de vêtements et de logis. Des centaines de villages sont entièrement détruits. Les usines ont cessé de fonc- tionner et la plupart sont en ruines. Nos ponts, nos chemins de fer, nos viaducs et nos routes ont subi des dommages considérables. This is an important matter that this august body should keep in mind when it considers the problems of the invasion by the Chinese Communists. l am con- vinced that the future security of Korea therefore lies in the full adherence ta the principles of the United Nations. 'vVe seek no expansion beyand our borders. We threaten no nation and no people. Our ardent desire is ta mind our own business in fruitful and mutually helpful co-operation with the other free peoples of the world. We will always stand as we have stood in the face of this present attack. We will defend our northern boundary along the Yalu and the Tumen Rivers and the Ever-'vVhite Mountains. We will stand against invasion from whatever quarter it may come. We most certainly will not let one single inch of Korean sail be seized or mishandled by any Power or combination of Powers. We shall give our strength in co-operative action with the United Nations, just as the United Nations has lent its strength ta us. Thus, ta punish world criminals and ta protect the peace-Ioving peoples, now is the time and Korea is the place to build a defensive force which has been urged on this body so often and so earnestly. The question before the Council is a solemn one. The decisions ta be taken on this ques- tion of the invasion of my homeland are vital bath ta the welfare of my people and to the destiny of the world. By the Security Council's courageous action against the unlawful aggression of the Korean Communists, the prestige and the authority of the United Nations were enormously enhanced beyoncl expectation. It is the prayer of aIl humanity toc1fty that this great world Organization shall continue on the same noble course to save freedom from the evil forces of unprovoked and lawless aggression. l want to say a few words about the sacrifices being made by the troops of the United Nations. These boys - yom boys, your friends' boys - have sailed thou- sands of miles ta Korea not because they love Korea itself sa much, but because they believed in the prin- ciples of freedom and democracy and iustice and truth, C'est là une question importante que le Conseil ne doit pas perdre de vue lorsqu'il examine les problèmes que pose l'invasion de la Corée par les communistes chinois. Je suis convaincu que la sécurité future de la Corée dépend de la stricte observation des principes de la Charte des Nations Unies. Nous ne cherchons pas de conquêtes au-delà de notre territoire. Nous ne menaçons aucune nation ni aucun peuple. Notre désir ardent est de vaquer à nos propres affaires dans un esprit de coopération fructueuse et mutuellement profi- table avec les autres peuples libres du monde. Notre position sera toujours celle que nous avons prise devant l'attaque dont nous sommes actuellement victimes. Nous défendrons notre frontière du nord le long du Yalou, du Tioumen et des montagnes aux neiges éternelles. Nous nous opposerons à l'invasion de quelque côté qu'elle vienne. Nous ne permettrons pas qu'un seul pouce de territoire coréen soit occupé et dévasté par un Etat ou par des Etats associés. Toutes nos forces participeront à l'action concertée des Nations Unies, tout comme les forces des Nations Unies nous ont apporté leur soutien. En conséquence, si l'on veut punir les criminels mondiaux et protéger les peuples pacifiques, c'est maintenant et en Corée qu'il faut créer les forces défensives, dont la constitution a été demandée devant cet organe si souvent et avec tant d'insistance. Le Conseil est actuellement saisi d'une question de la plus haute importance. Les décisions que l'on doit prendre à la suite de l'invasion de ma patrie sont d'une importance vitale tant pour le bien-être de mon peuple que pour la destinée du monde. L'action courageuse que le Conseil de sécurité a entre- prise pour combattre l'agression illégale des Commu- nistes coréens a rehaussé au-delà de toutes espérances le prestige et l'autorité des Nations Unies. L'humanité tout entière fait aujourd'hui des vœux pour que c~tte grande Organisation mondiale poursuive sa noble actIOn, afin que la liberté triomphe des forces néfastes de l'agres- sion injustifiée et illégale. Je tiens à dire quelques mots des sacrifices que font en ce moment les troupes des Nations Unies. Ces soldats, vos fils, les fils de vos amis, ont franchi des milliers de milles marins pour aller en Corée, non pas qu'ils aiment tellement la Corée en elle-même, mais parce qu'ils croient aux princioes de liberté, de démo- Side by side with these boys from the Allied coun- tries, Korean troops are putting up a magnificent fight for the same principles and the same purpose. At the same time, may l also remind the Council of the state- ment made by the President of the Republic on 30 October to the effect that the President and the Gov- ernment and people of Korea will always co-operate with the workings and the organization of the United Nations; and they are now impatiently waiting for the iJ.rrival of the Korean Commission which has just been created to help rehabilitate and unify Korea. Aux côtés de ces soldats des pays alliés, les troupes coréennes combattent bravement pour la même cause et pour les mêmes principes. Je tiens également à vous rappeler que, dans une déclaration qu'il a faite le 30 octobre, le Président de la République a affirmé qu'il collaborera toujours, avec son gouvernement et le peuple de Corée, à l'œuvre de l'Organisation des Nations Unies et que tous attendent maintenant avec impatience l'arrivée de la Commission que vient de créer l'Organisation afin d'assurer le relèvement et l'unification de la Corée. The work of the United Nations in Korea has always been welcomed by the people of Korea, and l am sure that after the frontier of the 38th parallel has been removed by this war the 30 million Koreans will more than ever welcome the work of the United Nations in Korea. Les activités des Nations Unies en Corée ont toujours été bien accueillies par le peuple de ce pays, et ses 30 millions d'habitants s'en féliciteront encore davantage, j'en suis convaincu, lorsque la frontière du 38ème parallèle aura disparu à l'issue de la guerre.
Following is the translation of the address of the representative of the Union of Soviet Socialist Repub- lics. The provisional translation is set forth in docu- ment S/PV.524.
La traduction de l'intervention du représentant de l'Union des Républiques socialistes soviétiques est donnée ci-dessous. La traduction provisoire figure dans le document S/PV.524.
In view of the late hour, l suggest that we should adjourn and meet again at 3 p.m. tomorrow. The agenda will be the same, that is to say we shall first complete consid- eration of the question of Korea. In that connexion, we shaH hear an interpretation and then a proposaI by the USSR representative. After that the Council could take up the Palestine question. Are there any objections to my proposaI? Mr. MALIK (Union of Soviet Socialist Republics) (translated from Russian): l should like to read the first three pages of the document to which l refer):ed. It shows the position of the Government of the People's Republic of China on the question we are discussing. l insist that this should be done today. Tt is only three pages and we have enough time for that. Mr. GROSS (United States of America): In view of the nature of the statement made by the representative of the Soviet Union, l should like respectfully to request permission to speak for the purpose of reading a state- ment which will take about six or seven minutes. l wish to read it now.
l am entirely at the Council's disposaI. Two proposaIs have been made: one, by the USSR delegation, to read the first three pages of document S/1902; the other, by the United States representative, to hear a statement by him. If there are no objections from the Council, we shaH agree with both these proposaIs. Mr. PROTITCH (Secretary of the Security Council) : The foHowing is the text of the first three pages of the k statement made on 11 November 1950 by the represen- " tative of the Ministry of Foreign Affairs of the Chinese r People's Republic: "The MacArthur report [5/1884] and Austin's statement [519th meeting] are from beginning to end a perversion of the facts and completely contrary to Le PRÉSIDENT: Etant donné l'heure tardive, je sug- gère d'ajourner la séance et de réunir à nouveau le Conseil demain à 15 heures. Notre ordre du jour serait le même; en d'autres termes, nous terminerions d'abord l'examen de la question de Corée. A ce sujet, nous aurons à entendre une traduction, puis une proposition du représentant de l'Union des Républiques socialistes soviétiques. Ensuite, le Conseil pourrait aborder la question de Palestine. y a-t-il des objections à ma proposition? M. MALIK (Union des Républiques socialistes sovié- tiques) (traduit du russe): Je voudrais donner ici lecture des deux premières pages du document que j'ai mentionné et qui expose la position du Gouvernement de la République populaire de Chine sur la question que nous examinons. J'insiste pour que cela soit fait aujourd'hui. Il s'agit de deux pages et nous disposons d'un temps suffisant. M. GROSS (Etats-Unis d'Amérique) (tradIât de l'an- glais) : Etant donné la nature de la déclaration du représentant de l'URSS, j'aimerais qu'il me soit permis de prendre la parole pour donner lecture d'un texte; cela me demanderait six ou sept minutes. J'aimerais le faire immédiatement. Le PRÉSIDENT: Je suis à l'entière disposition du Conseil. Deux propositions ont été présentées: l'une, émanant de la délégation soviétique, consiste à lire les trois premières pages du document S/1902; l'autre, émanant du représentant des Etats-Unis, consiste à entendre une déclaration qu'il fera. S'il n'y a pas d'objection de la part du Conseil, nous donnerons un accueil favorable à ces deux propositions. M. PROTITCH (Secrétaire du Conseil de sécurité) (traduit de l'anglais): Le texte cité ci-après est celui des cinq premières pages de la déclaration du représentant du Ministère des affaires étrangères de la République populaire de Chine en date du 11 novembre 1950: "Du début à la fin, le rapport du général :\IacArthur [5/1884] et la déclaration de M. Austin [519ème séance] dénaturent les faits et sont absolument contraires "The Central People's Government of the People's Republic of China continues as before to demand a peaceful settlement of the Korean question, but the Chinese people has no fear of the threats of any aggressors. "Immediately after the beginning of its aggressive war in Korea, the United States sent its fleet into the waters of Taiwan (Formosa), which belongs to China. It then sent its air forces to invade the air space of North-East China and carried out bombings. The United Nations took under consideration a charge brought by the Chinese Government that the United States fleet had invaded the waters of Taiwan and is ready to discuss this charge. In the 1ast three months numerous cases have been noted of United States air- craft violating the air borders of China, bombing Chinese territory, killing Chinese civilians and des- troying Chinese property. The full tale of the crimes committed in l'\orth-East China by the United States air forces which have invaded Korea is given below. Recently the number of air attacks has been increasing daily. These crimes committed by the United States armed forces, which are violating the territorial sover- eignty of China and threatening its security, have alarmed the whole Chinese people. Righteously in- dignant, many Chinese citizens are expressing a desire to help the Korean people and resist American agres- sion. Facts have shown that the aim of United States aggression in Korea is not only Korea itself but also the extension of aggression to China. The question of the independent existence of the downfall of Korea has always been closely linked with the security of China. To help Korea and repel United States aggression means to protect our own homes and our own country. It is, therefore, completely natural for the Chinese people to be ready to help Korea and offer resistance to United States aggression. This natural desire of the Chinese people to help Korea and offer resistance to United States aggression has a whole series of pre- cedents in world history, a fact which no one can deny. Everyone knows that in the eighteenth century the progressive people of France, led and inspired by Lafayette, gave similar voluntary assistance to the American people in their 'iVar of Independence. Before the Second World War denfocrats from all countries of the world, including Britishers and Americans, also helped by similar volunteer action the Spanish people in its civil war against Franco. The whole world admitted that those acts were lawful. "The spontaneous assistance of the Chinese people in Korea and their resistance to United States aggres- "Le Gouvernement central du peuple de la Répu- blique populaire de Chine continue à réclamer, comme il l'a toujours fait, un règlement pacifique de la question de Corée, mais le peuple chinois ne craint les menaces d'aucun agresseur, quel qu'il soit. "Dès le début de leur guerre d'agression en Corée, les Etats-Unis d'Amérique ont envoyé leur flotte dans les eaux de Formose, terre chinoise. Ensuite, ils ont envoyé leurs forces aériennes envahir l'espace aérien de la Chine du Nord-Est, où elles ont effectué des bombardements. L'Organisation des Nations Unies a décidé d'examiner l'accusation portée par le Gouver- nement chinois au sujet de l'intrusion de la flotte américaine dans les eaux de Formose et elle est prête à procéder à l'examen de cette accusation. Depuis trois mois, on a constaté qu'à maintes reprises les avions américains ont violé les frontières aériennes de la Chine, le territoire chinois a été bombardé, des citoyens chinois ont été tués et des biens chinois détruits. On trouvera ci-après un relevé partiel des crimes perpétrés dans la Chine du Nord-Est par les forces aériennes américaines qui ont envahi la Corée. Depuis quelque temps, le nombre des attaques aériennes augmente de jour en jour. Ces crimes perpétrés par les forces armées américaines, qui violent la souveraineté territoriale de la Chine et menacent sa sécurité, ont alarmé le peuple chinois tout entier. Animés d'une juste indignation, de nombreux citoyens chinois expriment le désir d'aider le peuple coréen et de résister à l'agression américaine. Les faits ont montré que le but de l'agression américaine en Corée n'est pas seulement la Corée elle-même mais que les Etats-Unis veulent étendre leur agression à la Chine. L'existence d'une Corée indépendante ou la disparition de la Corée a toujours été liée directement à la sécurité de la Chine. Aider la Corée, résister à l'agression américaine, c'est protéger nos propres maisons, notre propre pays. Il est donc parfaitement naturel que le peuple chinois soit prêt à aider la Corée et à résister à l'agression américaine. Il est incontestable que ce désir naturel qu'éprouve le peuple chinois d'aider la Corée et de résister à l'agression américaine a de nombreux précédents dans l'histoire du monde. Nul n'ignore qu'au XVIIIème siècle des Français épris de progrès, dirigés et inspirés par Lafayette, ont apporté au peuple américain une aide volontaire du même genre dans la guerre qu'il menait pour son indépendance. De même, avant la deuxième guerre mondiale, des démocrates de tous les pays du monde, agissant également en volontaires, parmi lesquels des Anglais et des Américains, ont aidé le peuple espagnol dans sa guerre civile contre Franco. Le monde entier a considéré ces actes comme des actes légitimes. "L'aide volontaire que le peuple chinois apporte à la Corée et sa résistance à l'agression américaine reposent "The sincere desire of the Chinese to assist the Koreans against United States aggression is absolutely natural, just, magnanimous and lawful. The Chinese People's Government considers that there are no grounds for hindering the despatch to Korea of volun- teers wishing to take part, under the command of the Government of the Korean People's Democratic Repub- lic, in the great liberation struggle of the Korean people against United States aggression. As a result of the invasion of Korea and of Chinese Taiwan by American imperialists, and as a result of the bombing raids on North-East China, the security of China has been placed in peril. And now they dare to describe as "foreign intervention" the rightful action of the Chinese people in rendering voluntary .help to the Korean people who are resisting the United States. The American im- perialists have forgotten that they themselves are inter- veners and aggressors. The voluntary action of the Chinese people who are helping Korea to resist the United States has been undertaken for the purpose of repelling American intervention and aggression against China and Korea. "The American aggressors have gone too far. After rnaking a 5,000 mile journey across the Pacific, they invaded the territories of China and Korea. In the language of the American imperialists that is not agres- sion on their part, whereas the just struggle of the Chinese and Koreans in defence of their land and their people is aggression. The world knows who is right and who is wrong. Aggressors cannot be permitted arbitrarily to distort the facts. Aggressors will never be able to conceal their bestial countenance. The peoples of China and Korea resolutely demand that the United States aggressors and their collaborators shall cease their aggressive activities and withdraw their invasion forces. If the aggression is not stopped, the struggle against aggression will never cease. "The United States Government itself provoked the civil war in Korea; the United States Government itself unleashed a war of aggression against Korea; the United States itself invaded Taiwan, which belongs to China, bombed Chinese territory and threatened the t security of China. From the outset the Central People's Government of the People's Republic of China de- nounced the war of aggression in Korea waged by the United States Government and demanded a peaceful ?ecision of the Korean question. At the present time ~t likewise resolutely denounces. the war of aggression m Korea carried on by the Umted States Government and calls for a peaceful settlement of the Korean question. Mr. GROSS (United States of America): There has just been read into the record of the proceedings a letter from a representative of the Communist régime of China. The charges and allegations in that letter are, l think, completely answered by a statement made today by President Truman, which l now have the honour to report to the Security Council. "The Security Council has before it a resolution concerning the grave situation caused by the Chinese Communist intervention in Korea. This resolution introduced by the representatives of Cuba, Ecuador, France, Norway, the United Kingdom and the United States, reaffirms that it is a policy of the United Nations to hold the Chinese frontier with Korea inviolate, to protect fully legitimate Korean and Chinese interests in the frontier zone, and to withdraw the United Nations forces from Korea as soon as stability has been restored and a unified, independent and democratic government established throughout Korea. "This resolution further calls upon all States and authorities to withdraw immediately from Korea all individuals or units which are assisting the North Korean forces. l am sure that all members of the Security Council genuinely interested in restoring peace in the Far East will not only support this resolution, but also use their influence to obtain compliance with it. United Nations forces now are being attacked from the safety of a privileged sanc- tuary. Planes operating from bases in China cross over into Korea to attack United Nations ground and air forces, and then flee back across the border. Chinese Communists and North Korean Communist forces are being reinforced, supplied and equipped from bases behind the safety of the Sino-Korean border. "The pretext which the Chinese Communists advance for taking offensive action against United Nations forces in Korea from behind the protection afforded by the Sino-Korean border is their professed belief that thesa. forces intend to carry hostilities across the border into Chinese territory. "The resolution and every other action taken by the United Nations demonstrate beyond any doubt that no such intention has ever been entertained. On the contrary, it has been repeatedly stated that it is the intention of the United Nations to localize the conflict and to withdraw its forces from Korea as soon as the situation permits. Speaking for the United M. GROSS (Etats-Unis d'Amérique) (traduit de l'an- glais): On vient de donner lecture, afin qu'il en soit fait mention dans les comptes rendus, de la lettre envoyée par un représentant du régime communiste chinois. Le Président Truman a fait aujourd'hui une déclaration qui, je le crois, répond d'une manière com- plète aux accusations et aux allégations contenues dans cette lettre. J'ai l'honneur de porter cette déclaration à la connaissance du Conseil. "Le Conseil de sécurité est saisi d'une résolution relative à la grave situation provoquée par l'inter- vention des communistes chinois en Corée. Cette résolution, présentée conjointement par les délé- gations de Cuba, de l'Equateur, de la France, de la Norvège, du Royaume-Uni et des Etats-Unis, réaffirme que les Nations Unies se sont fixé pour principe de faire respecter la frontière sino-coréenne, de protéger pleinement les intérêts légitimes de la Chine et de la Corée dans la zone frontière et de retirer les forces des Nations Unies de Corée dès qu'une situation stable aura été assurée dans le pays et que l'on y aura établi un gouvernement unifié, indé- pendant et démocratique. "De plus, cette résolution invite tous les Etats et toutes les autorités à faire retirer immédiatement de Corée tous leurs ressortissants ou les membres ou unités de leurs forces qui prêtent actuellement assis- tance aux armées de la Corée du Nord. Je suis convaincu que tous les membres du Conseil de sécu- rité, qui désirent vraiment que la paix soit rétablie en Extrême-Orient, non seulement appuieront cette résolution, mais encore auront recours à leur influence pour en assurer l'exécution. Les forces des Nations Unies sont maintenant attaquées par un ennemi qui opère depuis un refuge inviolable. Des avions ayant leur base en Chine s'en vont en Corée attaquer les forces de terre et de l'air des Nations Unies, et reviennent à leur base en Chine. Les forces communistes chinoises et communistes nord-coréennes reçoivent des renforts, du ravitail- lement et du matériel de bases situées derrière la fron- tière sino-coréenne et protégées par celle-ci. "Le prétexte que les communistes chinois invoquent pour justifier leur attaque contre les forces des Nations Unies en Corée, attaque lancée du refuge constitué par la frontière sino-coréenne, est qu'ils sont persuadés que les forces des Nations Unies ont l'intention de porter les hostilités au-delà de la frontière, en territoire chinois. "La résolution adoptée par les Nations Unies et toute autre action ultérieure démontrent sans conteste possible que les Nations Unies n'ont jamais eu une telle intention. Au contraire, il a été maintes fois affirmé que l'intention des Nations Unies est de loca- liser le conflit et de retirer leurs troupes de Corée dès que les circonstances le permettront. Au nom du "If the Chinese Communist authorities or people believe otherwise, it can only be because they are being deceived by those whose advantage it is to prolong and extend hostilities in the Far East against the interests of all Far Eastern people. "It should be understood, however, that a desire for peace, in order to be effective, must be shared by all concerned. If the Chinese Communists share the desire of the United Nations for peace and security in the Far East they will not take upon themselves the responsibility for obstructing the objectives of the United Nations in Korea."
l take the Council's consent to hear document Sj1902 and the United States representative's statement as also implying consent to adjourn our meeting and to resume our work tomorrow, Friday, 17 November at 3 p.m. That being the understanding, l announce the meeting closed. "Si les autorités communistes chinoises et la popu- lation chinoise croient qu'il en est autrement, c'est qu'elles sont induites en erreur par ceux qui ont avantage à prolonger et à étendre les hostilités en Extrême-Orient, contre l'intérêt même des popu- lations d'Extrême-Orient. "Toutefois, il doit être bien entendu que, pour que le désir de paix soit efficace, il faut qu'il soit partagé par tous les intéressés. Si les communistes chinois partagent le désir qu'ont les Nations Unies de maintenir la paix et la sécurité en Extrême-Orient, ils ne prendront pas la responsabilité d'empêcher les Nations Unies d'atteindre les objectifs qu'elles poursuivent en Corée." Le PRÉSIDENT: J'interprète le consentement donné par le Conseil à la lecture du document Sj1902 et à l'audition de la déclaration du représentant des Etats- Unis d'Amérique comme un assentiment donné en même temps à l'ajournement de notre séance, pour reprendre nos travaux demain vendredi 17 novembre, à 15 heures. Dans cet esprit je lève la séance. La séance est levée à 18 h. 30. SALES AGENTS FOR UNITED NATIONS PUBLICATIONS DEPOSITAIRES DES PUBLICATIONS DES NATIONS UNIES FlNLAND - FINLANDE Akateemlnen Klrjakauppa, 2, Keskus- tatu, Helsinki. FRANCE Editioll$ A. Pedone. 13. rue Soufflot, Paris V. C;REECE - GRECE "eleftheroudakis," LIbrairie Internatio· ...1.. Plac. d. la Constitution, Athènes. GUATEMALA Goubaud & Ciao lida. sa Av.nlda sur num. 28, 2 do Piso, Guatemala City HAITI Max Bouchereau, Librairie "A la Cara.. velle." Boite postal. 11l·B, Port-au· Prince. HONDURAS Libreria Panamerlcana, Calle de la Fuente, Tegucigalpa. ItELAND -ISLANDE Bokaverzlun Sigfusar Eymundsonnar Austurstreti 18, Reykjavik. INDIA-INDE Oxford Book & Stationery Co., Scindia House, New Delhi. INDONESIA - INDONESIE JaJasan Pembangunan, Gunung Saharl 84, Djakarta. IRAQ-IRAK Mackenzle's Bookshop, Booksellers and Station...s, Baghdad. IRAN "elob·Khanah Danesh, 293 Saadi AIIenue, Teheran. l1fELAND - IRLANDE Rlbernian General Agency Ltcl. Commer- cial Buildings, Dame Str.et, Dublin. ISRAEL Leo Blumstein, P.O.B. 4154 )5 AII.nby Road, Tel·Avlv•. ITALY - ITALIE Colibri S.A., Via Chloss.tto 14, Mllano. LEBANON - LIBAN Librairie universelle, Beyrouth. LIBERIA J. Mamolu Kamara, Gurley and Front Streets, Monrovia. LUXEMBOURG librairie J. Schummer, Place Guillaume, Luxembourg. MEXICO - MEXIQUE Editorial Hermes, S.A., Ignacio Maris- cat 41, Mexico, O. F. NEïHERLANDS - PAYS.BAS N.V. Martinus Nijhoff. Lange Voorhout 9, 's-Gravenhage. NEW lEALAND- NOUVELLE·lELANDE United Nations Association of New lea· land, G.P.O. 1011, Wellington. NICARAGUA Or. Ramiro Ramlrez V., Agencia de Publlcacfones, Managua, D. N. ARGENTINA - ARGENTINE liditorlal Sudamericana S.A., Calle Alsina 500, Buenos Aires. AUSTRALIA - AUSTRALIE H. A. Goddard (Pty.!, Ltd., 255a George Street, Sydney, N.S.W. BELGIUM - BELGIQUE Agence et Messagerfes de fa Prer;se S.A•• 14·22 rue du Persil, Bruxelles. W. H. Smith & Son 71-75 Boulevaro Adolphe·Max, Bruxelles. BOLIVIA - BOLIVIE libreria Cientifica y Literarta, Avenida 1& de Julio 21&, Casilla 972, La paz BRAlIL - BRESIL Llvraria Agtr, Rua Mexico 96·B, caiu Postal 3291, Rio de Janeiro. CANADA - CANADA The Ryerson Press, 299 Queen StI'eét West, Toronto. eEYlON - CEYLAN . The A~ociated Newspapers of Ceyton, ltd., Lake Ho",e, Colombo. CHILE - CHili Librerla Iven., Calle Moneda 122, Santiago. CHINA - CHINE The Commercial Press, lid., 211 Honan Raad, Shanghai. COLOMBIA - COLOMBIE lIbrerla Latina lida., Apartado A~reo 4411, BogoU. COSTA RICA - COSTA·RICA Trejos Hermanos, )\partado 1313, San José. C.uBA La Casa Belga, René de Smedt, O'Reilly 455, la Habani1. CZECKO$LOVAKIA - • TCHECOSLOVAQUIE C..ko.laven.kY Spi.ovatel Naradnl l'Flda 9, Praha 1. DENMARK - DANEMARK EInar Munlcsgaard, N~rregade 6, K~benhavn. DOMINICAN REPUBLIC - REPUBLIQUE DOMINICAINE Ubrerfa Dominicana, Calle Mercedes rJo. 49, Apartado &5&, Ciudad TruJillo. ECUADOR ~ EQUATEUR Muiioz Hermanos y Cia., Plaza deI Teatro, Quito. EGYPT- EGYPTE· Librairte "la Renaissance d'Egypte,U 9 SH. Adly Pasha, Calro. El SALVADOR - SALVADOR Manuel Navas y Ciao "la Casa dei libre Barato" la Avenida sur num. >7, San Salvador. ETHIOPIA - ETHIOPIE Agence Ethiopienne de Publicité, Box 8, Addis-Abeba. United Nutions publications can tvrther b. obtalnad Les publications d.s Nations Unies peuyent égal.m.nt Ilom the foliowing bookseliers: êtl' obt.nu•• aux odre.... ci·dessous: GERMANY - ALLEMAGNE AUSTRIA - AUTRICHE SPAIN - ESPAGNE Buchhandlung Elwert & Meurer, Haupt.' B. 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The meeting rose at 6.30 p.m.