S/PV.539 Security Council

Friday, March 30, 1951 — Session 6, Meeting 539 — UN Document ↗

è1HC SEANCE: 30 MARS 1951
SIXIEME ANNEE
LAKE SUCCESS) NE1P YORK
AU United Nations documents are designated by symbols, i.e., capital letters c01nbined witft figures. Mention of such a symbol indicates a reference ta a United Nations document.
Les documents des Nations Unies portent tous une cote, qui se compose de lettres majttscules et de chiffres. La simple mention d'une cote dans un texte signifie qu'il s'agit d'un document des Nations Unies.
L'ordre dIt j01tT est adopté.
The statements made yesterday and eartier this 1110rning by my distinguished colleagues on the Security COllncil have been cIcar and extensive. l believe there is little 1 can add which might aid the Council in reaching a conclusion on the revised draft resolution submitted jointly by the United Kingdom and the United States. However, may 1 be permitted to address myself ta one point raised by Sir Benegal Rau in the statement he made yesterday? 43. The distinguished representative of India objects to the operative part of the draft resolution, because, as 1 understand it, he interprets paragraphs 3 and 6 of the ch-aft resolution as giving to Pakistan rights of consultation which had not existed tlnder the August 1948 resolution of the United Nations Commission for India ane! Pakistan. Sir Benegal, 1 be1ieve, saie! that the e!raft resolution now before the Security Council reopened issues which had been settled by the August 1948 resolution; that it sought to give Pakistan a voice in matters in which it had been denied an)' voiee pre- 40. On pourrait adopter évidemment une autre atti- tude: ce serait de tenter d'arriver à une solution pour le compte des parties plutôt que de les aider à trouver cette solution elles-mêmes, on pourrait imposer aux parties ou à l'une d'entre elles les modalités de mise en Œuvre d'un règlement dont elles ont déjà accepté le principe. A mon avis cette façon d'agir, non seule- ment serait très probablement infructueuse, mais encore compromettrait les chances qui subsistent d'une entente sur les points non encore réglés et diminuerait plutôt qu'elle n'augmenterait les possibilité5 d'un règlement général. 41. C'est en s'inspirant de ces considérations que ma délégation a étudié avec un soin particulier le projet de résolution dont le Conseil est saisi, et notamment la dernière partie du dispositif. Je regrette de dire que !lOUS n'avons pu entièrement échapper il l'impression que le projet cle résolution semble adopter la deuxième de5 deux attitudes que j'ai indiquées sans avoir suffi- samment étudié les possibilités qu'offre la première de ces attitudes. C'est pourquoi je devrai m'ahstenir lors du vote. 42. M. GROSS (Etats-Unis d'Amérique) (tradult de l'anglais): Mes éminents collègues ont fait hier après-midi et ce matin des déclarations claires et dé- taillées. Je ne crois guère })otlvoir ajouter quoi qlle ce soit qui puisse aider le Conseil à prendre une cléci~ioll sur le projet de résolution revisé présenté conjointe- ment par le Royaume-Uni et les Etats-Unis. Je vou- drais toutefois revenir sur un point que Sir Benegal Rau a soulevé dans son intervention d'hier. 43. L'éminent représentant de l'Inde s'élève contre le dispositif du projet de résolution. Si je l'ai hien compris, il interprète les paragraphes 3 et 6 de ce texte comme conférant au Pakistan un droit d'être consulté que ne lui reconnaissait pas la résolution adoptée en aoùt 1948 par la Com111ission des Nations Unies pour l'Inde et le Pakistan. Sir Benegal Rau a, je crois, déclaré que le projet de résolution dont le Conseil est saisi remet en question des points qu'avait réglés la résolution d'août 1948, qu'il vise à donner au Pakistan le droit d'intervenir dans des questions il 44. l can only say that the revised draft resolution submitted ta the Security Council on 21 March would instruct the United Nations representative, after con- sulting the Governments of India and Pakistan, ta effect demilitarization on the basis of the two agreed United Nations Commission resolutions. For this pur- pose, obviously, he must consult the Gov~rn;llent of Pakistan as well as the Government of Indla 111 arder to obtain their views. The very preamble to part II of the 13 August 1948 resolution says 1: 44. Je me bornerai à déclarer que le projet de réso- lution revisé qui a été soumis au Conseil de sécurité le 21 mars charge le représentant des Nations Unies, après consultation des Gouvernements de l'Inde et du Pakistan, d'opérer la démilitarisation sur la base des cieux résolutions cie la Commission des Nations Unies, sur lesquelles ['accord s'est déjà fait. Pour ce faire, le représentant des Nations Unies doit de toute évidence· consulter le Gouvernement du Pakistan aussi bien que le Gouvernement de l'Inde pour connaître leur ma- nière de voir. Le préambule même de la deuxième partie de la résolution du 13 aoftt 1948 stipule ce qui suit 1; "Simultaneously with the acceptance of the pro- posaI for the Immediate cessation of hostilities as outlined in part l, bath governments accept the following principles as the basis "for the formulation of a truce agreement, the details of which shall be worked out in discussion between their represen- tatives and the Commission." Le représentant des Nations Unies doit avoir toute liberté pour consulter le Gouvernement du Pakistan aussi bien que celui de l'Inde afin d'élaborer les détails nécessaires. The United Nations representative must be free ta consult with the Government of Pakistan as well as India in working out the necessary details. 45. A notre avis, les deux résolutions de la Commis- sion des Nations Unies "fournissent un cadre qu'il s'agit maintenant de remplir. Ces résolutions ne renferment pas un plan complet de démilitarisation et d'organisa- tion du plébiscite. Il appartient aux parties, pour hono- rer l'engagement qu'elles ont pris de régler la question du rattachement à l'Inde ou au Pakistan au moyen d'un plébiscite juste et impartial organisé sous les aus- pices cles Nations Unies, d'examiner et d'élaborer de concert avec le représentant des Nations Unies les détails d'application d'un plan général contenu dans les résolutions. Si elles ne parviennent pas à se mettre d'accord sm ces dispositions de détail, c'est parce qu'elles auront donné chacune une interprétation diffé- rente aux deux résolutions. Il doit donc y avoir un moyen de trouver une issue au dilemme, et c'est pour- quoi nous avons suggéré l'arbitrage. 45. As we see it, the two United Nations Commission resolutions provide a framework which remains ta be filled in. These resolutions do not set forth a complete plan for accomplishing del11ilitarization and a plebiscite. The parties will have to develop and consider with the United Nations representative the details which fi.!l out this framework, in arder ta honour their cOl11mitment ta settle the issue of accession ta India or Pakistan by a fair and impartial plebiscite under United Nations auspices. If the parties do not agree upon these details in filling out the framework established by the two United Nations C.onunission resolutions, it will be because the parties glve differing interpretations. In such a case there must be some way of resolving the dileml11a, and we have suggested arbitration as that way. 46. Il nous semble que les engagements pris par les deux parties ainsi que les intérêts légitimes du Conseil cie sécurité, aux fins du règlement du différend, vont au-delà des dispositions de ces detix résolutions, qui ne représentent pas une fin en soi. L'engagement que les Gouvernements de l'Inde et du Pakistan ont pris est de régler la question du rattachement de l'Etat de Jammu et Cachemire par la voie d'un plébiscite libre et impartial. 46. Tt seer:1? ta us that the commitment of the parties an~ the l~gltImate interests of the Security Council in seemg thlS dispute settled do not stop with these two resolu~ions. They are not the end of the road. The commltment of the Governments of bath India and Paki?tan is. ta settle the question of accession by a free andImpartlal plebiscite. "En acceptant la proposition relative à une cessa- tion immédiate des hostilités telle qu'elle est exposée dans la première partie, les deux gouvernements acceptent également les principes suivants comme bases pour la rédaction d'un accord de trêve dont les détails seront élaborés au cours de discussions entre leurs représentants et la C0111mission." 48. All members of the Securitv COllllcil who have spoken have ilIuminated the spirit in which the reso- lution has becn offered. That spirit springs from the sincere belief that the Security Council must aid the parties to advance toward a solution of the dispute by providing reasonable means through which issues which the parties cannot themselves resolve may be brought to a speedy and mutually acceptable solution.
Before calling upon the last speaker, 1 wish to remind the Secl1rity Council that it is my intention to put the revised joint ch'ah resolution now hefore us to the vote immediately after we have heard that speaker.
l think that l should follow the United States representative in dealing, very briefly, with one or two points which have arisen dl1ring the course of the dehate on the revised draft resolution submitted on 21 March by the de1egations of the United States and the United Kingdom. l cCl'tainly hope that that draft resolution will very saon come to the vote. 51. Il) the first place, l must say how glad the sponsors of the draft resolution have been - how glad l think we have al! been - to note the general agree- ment among members of the Security COtmcil that in our approach to this problem we should concentrate on one alI-important principle, name1y, that the future accession of the State of Tammu and Kashmir shou1d he settled by a United Nàtions plebiscite, held in con- ditions which will enable the inhabitants of the State to express their preference, free from improper in- fluence by any of the authorities interested in the resuJt. l am sure that mell1bers of the Secmity Coundl have been cncouraged by one thing, at any rate: the re- affirmation by the l'epresentatives of the Governments of India and Pakistan of their own adherence to this prillciple. 52. As l be1ieve the representative of the United States has already said, the President himself expressed this principle very clearly in the statement which he made to the Council yesterc1ay. l should like, if l may, actualIy to quote his words, since they impl'cssed me so much. He said 1538th meeting]: 48. Tous les membres du Conseil de sécurité qui ont pris la parole ont mis en lumière l'esprit dans lequel le . projet de résolution a été présenté. Cet esprit procède de la conviction sincère que le Conseil de sécurité doit aider les parties à avancer dans la voie du règlement du différend en fournissant des moyens raisonnables qui permettent cl'apporter aux questions q'tte les parties ne peuvent résoudre elles-mêmes une solution rapide et acceptable pour l'une comme pour l'autre. 49. Le PRESIDENT (tradu.it de l'anglais): Avant de donncr la parole au dernier orateur inscrit, je vou- drais rappeler aux membres du Conseil que j'ai l'in- tention de mettre aux voix le projet de résolution clont nous sommes saisis aussitôt après que nous aurons entendu cet orateur.
Je voudrais, comme l'a fait le représentant des Etats-Unis, dire quelques mots au sujet d'une ou cieux CJuestions qui ont été soulevées au cours de la discussion du projet cle résolution revisé qui a été sou- mis le 21 mars par les délégations des Etats-Unis et du Royaume-Uni et sur lequel, je l'espère, le Conseil va se prononcer bientôt. 51. Tout d'abord, je tiens à dire toute la satisfaction qu'ont éprouvée les auteurs du projet de résolution- et je pense aussi tous les membres du Conseil- à cons- tater que l'ensemble des membres du Conseil de sécu- rité s'accordent pour estimer que, dans l'examen de la question dont nous SOlllmes saisis, nous devons nous inspirer avant tout du principe primordial selon lequel la question dn rattachement futur de l'Etat de Jal11111U et Cachemire doit être décidée par un plébiscite tenu sous l'égide des Nations Unies et qui permette aux habitants de l'Etat d'exprimer librement leur désir sans être soumis à une pression abusive de la part de l'une quelconque des autorités intéressées à l'issue cle l'affaire. Je suis persuadé que !cs membres du Conseil de sécurité ont, en tout cas, été encouragés par le fait que les représentants de l'Inde et du Pakistan ont réaffirmé leur adhésion à ce principe. 52. Ainsi que le représentant des Etats-Unis l'a déjà souligné, le Président lui-même a énoncé très claire- ment, je crois, ce principe dans sa déclaration d'hier. Qu'il me soit permis de citer ses paroles, car elles m'ont vivement frappé. Le Président s'est exprimé ainsi [538ème séance]: proce~ure which ~ill create. the most f~vourable conditlOns for a falr expresslOn of the w111 of the people, who wan~ t? l~ak~ th~ir choice free from any kind of fear or l11tlmldatlOn. The President's eloquent words do, l think, contain the whole key to the problem, and our conviction of this fact has guided the representative of the United States and me in formulating our proposaIs. 53. In his statement to the Council yesterday, Sir Benegal Rau mentioned two aspects of these proposaIs which, in the view of his government, were not in accord either with the facts or with the agreements which the Commission embodied in its two resolutions of 13 August 1948 and 5 January 1949. If l may, l should like to comment briefly on these two aspects. 54. The first concerns the validity of the accession of the Maharaja of Kashmir. On this point l 111USt say at once that l do not propose to indulge in a sort of logomachy in which there is some risk that my learned friend with his great forensic ability might appear to emerge triumphant on points. l would hesitate ta do that. But l doubt in any case that it will help to bring a solution of this dispute nearer if the Council were to retrace its steps behind the agreed principles and to take up the legal issues concerning the validity of the Maharaja's accession. The Council has heard the argu- ments of both parties on this particular point. l think itis only too dear that any detailed consideration of the issues involved in this would only lead the Council into an examination of all the events leading up to the Maharaja's letter requesting accession. If this took place, how could the Council escape from going on to c?nsider paraUe1 cases in which the question of acces- ?lon may well at first sight appear to have been decided 111 accordance with entirely different principles ? My government, from the outset of the Council's deliber- ation on this question, thought that we would do well to concentrate our attention on the plebiscite and on the means whereby it should be fairly conducted. 55. Remarks which l made in my statement of 21 March [537th meeting] on the question of the legality of the accession of the Maharaja of Kashmir, though ~ do not. in any way go back on them, were therefore, 11~ Ollr Vlew, subsidiary to the main argument. If they dld not deal in detail with the merits of the c1aims of either of the two parties in this question, l can assure !he representative of India that it was not due to any 19norance of or inattention to these c1aims on my part, bl~t rather because of my impression that a consider- ation of their merits would 110t advance the COlmcil any nearer to a solution of the dispute. A mon avis, ces paroles éloquentes du Président nous indiquent la véritable solution du problème, et c'est précisément dans le même esprit que le représentant des Etats-Unis et moi-même avons présenté notre projet. 53. Dans la déclaration qu'il a faite hier devant le Conseil, Sir Benegal Rau a attiré l'attention sur deux aspects de ces propositions qui, de l'avis de son gou- vernement, ne correspondent ni aux faits, ni aux accords que la Commission a incorporés dans ses deux résolutions du 13 août 1948 et du 5 janvier 1949. J'aimerais dire quelques mots de ces deux aspects. 54. Le premier concerne la validité de l'accession décidée par le Maharadjah du Cachemire. Sur ce point, je dirai tout de suite que je ne me propose pas de m'engager dans une joute oratoire dans laquelle son éloquence permettrait à mon éminent collègue de mar- quer plus de points que moi. J'hésiterais à le faire, mais je ne crois pas que la solution du problème serait faci- litée si le Conseil revenait sur des principes déjà accep- tés et examinait les problèmes juridiques relatifs à la validité de l'accession décidée par le Maharadjah. Le Conseil a entendu les arguments des deux parties sur ce point particulier. A mon avis, il est tout à fait évi- dent que tout examen détaillé des problèmes qui se posent à cet égard amènerait le Conseil à étudier tous les événements qui ont conduit le Maharadjah à écrire la lettre par laquelle il demandait à l'Inde d'accepter son accession. S'il le faisait, comment le Conseil pour- rait-il ne pas examiner des cas analogues dans lesquels la décision relative à l'accession pourrait paraître avoir été prise selon des principes entièrement différents? Dès le moment où le Conseil a commencé à étudier cette question, mon goüvernement a estimé qu'il con- venait de concentrer notre attention sur le plébiscite et sur les moyens de procéder à ce plébiscite d'une ma- nière équitable. 55. Par conséquent, nous considérons que les obser- vations que j'ai formulées dans ma déc1aration du 21 mars [537ème séance] à propos de la légalité de l'ac- cession du Maharadjah du Cachemire et sur lesquelles je ne reviendrai pas aujourd'hui, n'avaiel)t qu'une im- portance secondaire. Si ces observations ne consti- tuaient pas un examen détaillé du bien-fondé des pré- tentions de l'une ou l'autre des parties, je puis assurer le représentant de l'Inde que cela n'était pas de ma part ignorance ou désir de ne leur accorder aucune impor- tance; j'avais seulement l'impression que l'examen du bien-fondé de ces prétentions n'aiderait nullement le Conseil à trouver une solution au différend qui nous occupe. mel~t a right to b~ consuIted in matters wl?ich the Com- mission had already agreed were outSlde the com- petence of the Government of Pakistan to discuss. 57. l would only remind members of the Coullcil that the whole of part II of the resolution of 13 August 1948 is prefaced by the statement that: " ... both governments accept the following principles as the basis for the formulation of a truce agreement, the details of which shall be workec1 out in consultation between their repl'esentatives and the Commission". 58. Since the truce agreement has still to be. for- mulated, l would suggest that in no sense is con- sultation with both parties exc1uded by that resolution. But my government would not wish to prejudge the findings of any arbitrators on this point. The extent to which the matters deaIt with in the two agreed resolu- tions are already decided and the extent to which Pakistan has a right to be consulted are, we be1ieve, in themselves two points eminently suitable for determin- ation by arbitration. Indeed, since there is disagree- ment by the parties on them, arbitration provides the only suitable and perhaps the only possible means of determination. Of course, it is not my government's intention that any matter which has been clearly decided in favour of the Government of India should now be decided otherwise. Of course not. The ex- change of letters quoted by Sil' Benegal Rau will be taken into account by the arbitrators and, in so far as they decided certain points in India's favour, arbitra- tion could only, of course, confirm these decisions. 59. There remains one further point arising out of the statement by the representative of India yesterday whieh l think l ought ta mention. He suggcsted l was inconsistent in appealing to his government to ensure that the proposed Kashmir constituent assemhly did Ilot in any way prejudice the work of the Couneil while, at the same time, emphasizing the view of my govern- ment that the accession could not be regarded a's a matter which bas already been settled. l do not really think that there is any incompatibility between thesc two views. This dispute is one between India and Pakistan. It is obvious that, if there is one of these two parties ta whom the Coul1cil must appeal in order to prevent prejl1dicial action by the Kashmir con- stituent asscmbly, it is to the Government of India. Thol1gh l hesitate to cross swords with such an anthor- ity on constitutional law, l believe this is a matter wl;ich the Council must regard sole1y from the sta.nd- p01l1t of how the two governments can help to give effect to the agreement embodied in the two resolutions 57. Je voudrais rappeler aux membres du Conseil que l'ensemble de la de}1xième partie de la résolution du 13 août 1948 est précédé d'une déclaration aux termes de laquelle ,"les deux gouvernements acceptent... les principes suivants comme bases pour la rédaction d'un accord de trêve dont les détails seront élaborés au cours de discussions entre leurs représentants et la Commission". 58. Puisque l'accord de trêve n'a pas encore été éla- boré, je me permets de faire observer que cette réso- lution n'exclut nullement la consultation avec les deux parties. Cependant, mon gouvernement ne voudrait aucunement préjugel- les conclusions auxquelles des arbitres pourraient arriver à ce sujet. Dans quelle mesure peut-on considérer comme réglées les ques- tions dont traitent les deux résolutions sur lesquelles l'accord s'est déjà fait? Dans quelle mesure le Pakistan a-t-il le droit d'être consulté? Ce sont là, à notre avis, deux points qui se prêtent particulièrement à un règle- ment par voie d'arbitrage. J'irai même plus loin. Puis- qu'il il y a désaccord entre les parties à ce sujet, l'arbi- trage est la seule méthode convenable, et probablement même la seule méthode possible de trancher la question. II n'est évidemment pas dans les intentions de mon gouvernement de faire changer des décisions qui ont été prises de manière très nette en faveur du Gouver- nement de l'Inde. Ce n'est nullement le cas, Les arbitres tiendront compte de l'échange de lettres dont Sir Benegal Rau a fait état, et, dans la mes,ure où certains des points y auront été réglés en faveur de l'Inde, l'arbitrage ne pourra évidemment que confirmer ces décisions. 59. La déclaration laite hier par le représentant de l'Inde pose encore un autre problème que je crois devoir mentionner. Sir Benegal Rau a laissé entendre que je manquais d'esprit de suite lorsque j'ai demandé au GOl1vernement de l'Inde de garantir que l'assemblée constituante envisagée pour le Cachemire ne compro- mettra d'aucune manière les travaux du Conseil, tout en soulignant que, de l'avis de mon gouvernement, on ne pouvait considérer que la ql1estion du rattachement mt déjà réglée. Je ne crois vraiment pas que ces deux points soient incompatibles. C'est l'Inde et le Pakistan qui sont parties au différend. Si le Conseil doit en appeler à l'une des parties ponr obtenir que l'assemblée constituante du Cachemire ne fasse rien qui puisse préjuger la solution du problème, il est évident que c'est au Gouvernement de l'Inde qu'il doit s'adrefser. Je ne voudrais pas contester les paroles d'une perdonne dont les vues font autorité en matière de droit ctonsti- tutionnel, mais j'estime cependant qne le ConseIi doit envisager cette question d'un seul point de vue :'~COIl1- 60. The proposaI is really very simple. All we ask- is that both parties to the dispute should give their full assistance to the Council so that - and here l quote the paragraph l of the United Nations Commission's resolution of 5 January 1949 2 : "The question of the accession of the State of Jammu and Kashmir to India and Pakistan will be decided through the democratic l11ethod of a free and impartial plebiscite." 61. It is in the conviction that the revised draft reso- ll1tion that the representative of the United States and l11yself have placed before the Council provides the best l11ethod of achieving this that l express the hope that the Council will adopt it.
l shall now put the revised joint draft resolution to the vote. The text is contained in document S/2017/Rev.l, which is before the Council.
A vote was taken by show of hands, as follows:
l have one more speaker on my list. The representative of Pakistan has requested an opportunity to make a statement after the vote has been taken. l understand that his statement will take about three-quarters of an hour to one hour. In view of the fact that it is now LlO p.m., l should like to hear the views of the Council as to whether it wishes to listen to the representative of Pakistan now or to adjourn the meeting and give him an opportunity to explain his views on Monday moming, 2 April 1951.
l wish only to say that it would clearly be better to hear the representative of Pakistan on Monday 2 April, unless any member of the Council finds that inconvenient. However, if we hear him on that occasion, it would be equally possible then for any other representative to ex.plain his vote. .
l see no objection at all to th~t procedure. As the Council agrees, the meeting is adJoumed until Monday morning 2 April at 10.30 a.m. The meeting rosa at 1.10 p.m. ---- 2 Ibid., FoU'rth Year, Supplemellt for January 1949, p. 23. 60. Notre proposition est au fond fort simple. Tout ce que nous demandons aux deux parties, c'est de prêter toute leur assistance au Conseil afin que - et je cite le paragraphe premier de la résolution adoptée le 5 janvier 1949 par la Commission des Nations Unies 2 - "la question du rattachement de l'Etat de Jammu et Cachemire à l'Inde ou au Pakistan [soit] décidée d'une façon démocratique au moyen d'un plé- biscite libre et impartial". 61. Je suis convaincu que le projet de résolution revisé que le représentant des Etats-Unis et moi-même avons soumis au Conseil représente le meilleur moyen d'arriver à ce but, et j'espère que le Conseil adoptera ce texte. 62. Le PRESIDENT (traduit de l'anglais): Je vais maintenant mettre aux voix le projet de résolution commun tel qu'il a été revisé. Les membres dtt Conseil en trouveront le texte dans le document S/2017/Rev.1. Votent pour: Brésil, Chine, Equateur, Etats-Unis d'Amérique, France. Pays-Bas, Royaume-Uni de Grande-Bretagne et d'Irlande du Nord, Turquie. S'abstiennent: Inde, Union des Républiques socia- listes soviétiques, Yougoslavie. Par 8 vO'ior, avec 3 abstentions, la résohttion est adoptée. 63. Sir Benegal N. RAU (Inde) (traduit de l'an- glais): Je voudrais expliquer mon vote. C'est confor- mément au paragraphe 3 de l'Article 27 de la Charte que l'Inde s'est abstenue de voter. 64. Le PRESIDENT (traduit de l'anglais): Il reste un orateur inscrit sur la liste. Le représentant. du Pakistan a demandé à faire une déclaration après le vote. Je crois savoir que cette déclaration c1emandeta: environ trois quarts d'heure ou une heure. Comme il est déjà 13 h. 10, je demande aux membres du Conseil de dire s'ils veulent entendre maintenant le représen- tant du Pakistan, ou s'ils préfèrent lever la séance et lui permettre de faire sa déclaration lundi matin.
Il est procédé a-u vote à main levée.
Si aucun membre du Conseil n'y voit d'in- convénient, je crois qu'il vaudrait beaucoup mieux entendre le représentant du Pakistan lundi. Dans ce cas, toutefois, les membres du Conseil pourront égale- ment prendre la parole pour expliquer leur vote. 66. Le PRESIDENT (tradtût de l'anglais): Per- sonne ne s'oppose à cette procédure. En conséquence, la séance est levée, et le Conseil se réunira le lundi 2 avril, à 10 h. 30. La séance est levée à 13 h. la. SALES AGENTS FOR UNITED NATIONS PUBL1CATIONS DEPOSITAfRES DES PUBUCATIONS DES NATIONS UNIES ARGENTINA - ARGENTINE Edlt"ial Sudamerlca;la S.A., Calle Alsina 500, Buenos AIres.. FINLAND - FINLANDE Akateemlne~ KirJakauppa, 2, Keskus- kalu, Helsinki. FRANCE Edi tlons A. Pedone, H, rue Soufllct, paris V. GREECE - GRECE HE leftl1ercudak1s," Llbralrle Internatio.. nale, Place de la Constitution, Athènes. AIiSTRA~lA - AUSTRA~IE . H. A. Goddard (Ply,l, ~td., 255a Gmge Street, Sydney, N.S.W. 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ITALY -ITAUE CoJ1bri S.A., Via Chlosselto 14, Mllano. LEBANOfll- LIBAN librairie universelle, Beyrouth. UBERIA J. Momolu Kamara, Gurley and Front Streets, Monrovia. LUXEMBOURG Librairie J. Schummer, Place G"ullJaume, Luxembourg. MEXICO-MEXIQUE Editorial Hermes, S.A., Ignacio MarIs- cal 41, Mexico, D. F. NETHERLANDS- PAYS.BAS rI.V. Martlnus N/Jhoff. Lange Voorhout il, 's-Gravenhage. f,lEW ZEAlAND- NOUVELLE.ZE~N!)E United Nations A'soclalion of New Zea· tand, G.P.O. 1011, WellIngton. f,lICARAGUA Dr. Ramiro Ramirez V., A~encla de l'ubllcaciones, Managua, D. N. BRAZI~- BRESIL Livrarla Agir, Rua Mexico 98-8, Calxa' Postal 3291, Rio de Janeiro. CANADA - CANADA The Ryerson Press, 299 Queen Slreèl West, Toronto. CEYLON - CEYLAN Tho A,soclated Néwspapers of Cei!.o", Ltd., Lake House, Colombo. CHILE- CHILI Llbrer fa Ivens, Calle Monoda 822, S.ntlago. CHINA - CHINE Th. Commercial Press, ltd., 211 Honan Road, ShanghaI. COi.OMBIA - COLOMBIE Llbrerla latlna Uda., IIparlado .A~reo 'l011, Bogot;!. 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PAKISTAN Thomas & Thomas, Fort Mansion, Frere Road 1 Karach1. Publlshers United Limlted, 171> Anarkali, ~ahore. 'PANAMA JosE Menéndez, Agencla Internaclonal de Publlcaciones, P{ala de Mango, Panam~. PERU-PEROU L1brer!a Internaclonal dei Perô, S.A., Casilla 1417, Lima. PHILIPPINES O•. P. Pérez Co., 132 Riverslde, San Juan, Rizat PORTUGAL Livrarla Rodrlgues IB6, Rua Aurea, 18B, Lisboa. SWEDEN-SUEDE C. E. Frllze's Kungl. Hofbokhandel A-B Fredsgalan 2, Stockholm. SWITZERLAND - SUISSE Librairie Payot S.A., Lausanne, Genive, Buchhandiung Hans Raunhardt, Klrchgasse, 17, Zu rlch 1. SYRCA - SVRIE librairie Universello, Damas. THA[~AND _ THAI~ANDE Pramuan Mit Ltd., 55, 51, 5~ Chakm. wal Road, Wat Tuk, Bangkok. TURKEY - TURQUIE ~Ibralrie !lachette, 469 Istlklal Caddesl, Beyoglu1 Istanbul. UNION OF SOUTH AFRICA- UNION SUD-AFRICAINE Van Schalk'. Bookstore (Pty.), Lld• P.O. Box 124, Pretoria. UNITED KINGOOM - ROVAUME·UNI H.M. Stalionory Office, P. O. Box 5b~, London, S.E. 1 (and at H.M.S,O. 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