S/PV.548 Security Council

Tuesday, May 29, 1951 — Session 6, Meeting 548 — New York — UN Document ↗

SIXTH YEAR. 548
SIXIEME ANNEE
FLUSHING MEADOW, NEW YORK
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AU United Nations documents are designated by sY111..bols, i.e., capital letters combined with figures. Mention of such a symbol indicates a 1'eference to a United Nations document.
l wish to bring to the atten- tion of the Counci1 in connexion with item 3 of the revised provisional agenda that after the adoption by the Conncil on 30 March [539th meet'ing] of the reso- lution concerning the Inclia-Pakistan question [S/2017/ Rev.1 J, the President of the Security Council received two letters relating ta this matter. One of those letters was dated 4 May 1951 and was from the Minister for Foreign Affairs of Pakistan. The second, dated 10 May 1951, was from the permanent representative of Pakis- tan to the United Nations. Those letters have been issued as documents S/2119 and S/2145 respective1y and have been circulated ta the members of the Council. 2. l wish ta make it dear that although item 3 on the provisional agenda bears the general title "The Inclia- Pakistan question", it is confined to the two letters that l have mentioned, With this clarification, are there any objections ta the provisional agenda? The date of election to lill a vacancy in the International COlll't of Justice
The agenda was adopted.
The President on behalf of my de1egation #132678
In connexion with the date of election ta fi11 a vacancy in the International Court of Justice, l am certain that l sha11 be interpreting t1~e genera1 feeling of the Council in expressing our deep grief at the death of Judge José Philadelpho de Barros e Azevedo. In him we have 10st both an international and renowned jurist and a clistinguished member of the International Court of Justice. As President of the Security Council and on behalf of my de1egation, l wish Président: M. Selim SARPER (Turquie). Présents: Les représentants des pays suivants: Bré- sil, .Chine, Equateur, France, Inde, Pays-Bas, Turquie, UnIOn des Républiques socialistes soviétiques Royau- me-Uni de Grande-Bretagne et d'Irlande du Nord, Etats-Unis cl'Amérique, Yougoslavie. Ol'dre du JOUI' provisoire (SIAgenda 548) 1. Adoption de l'ordre du jour. 2. Siège à pourvoir à la Cour internationale de Justice; clate d'élection (S/2153). 3. Question Inde-Pakistan. Adoption de l'Ol'dre du jour 1. Le PRESIDENT (traduit de l'anglais): Je tiens à signaler, à propos du point 3 cle l'ordre du jour pro- visoire, qu'après l'adoption par le Conseil, le 30 mars [539ème séanceL cle la résolution relative à la question Inde-Pakistan [S/2017/Rev. 1], le Président du Con- seil de sécurité a reçu deux lettres à ce sujet. L'une d'el- les, en clate du 4 mai 1951, émanait du Ministre des affaires étrangères du Pakistan. L'autre, en date du 10 mai 1951, émanait du représentant permanent du Pa- kistan auprès de l'Organisation des Nations Unies. Ces deux lettres ont été publiées sous les cotes S/2119 et S/2145 respectivement et ont été C'ommuniquées aux membres du Conseil. 2. .Te tiens à préciser que le point 3 de l'ordre du jour provisoire a trait uniquement à l'examen de ces deux lettres, bien qu'il soit intitulé: "Question Inde-Pakis- tan". A la suite de cette explication, y a-t-il des objec- tions à l'adoption de l'ordre du jour provisoire? Siège à pourvoir à la Coui' internationale de Justice: date d'élection 3. Le PRESIDENT (tradwit de l'anglais) : A pro- pos de la date à fixer pour l'élection qui aura pour ob- jet de pourvoir un siège à la Cour internationale de Justice, je suis certain d'interpréter l'opinion générale du Conseil en exprimant les profonds regrets que nous / cause le décès du juge José Philade1pho de Barras e , Azevedo. Nous avons perdu en lui un juriste interna;/" tional éminent et un membre distingué de la Cour jn- ternationale de Justice. En ma qualité de Président' du
L'ordre du jour est adopté.
l wish to express to the President and to the Securîty Council, in the name of my Government and my delegation, our deep gratitude for the high tribute you have paid to the memory of Judge José Philadelpho de Barros e Azeyed? I-~e ren- dered the highest service to the legal mstItutlOns of Brazil, the modern development of which was pro- foundly influenced by his great learning and his gen- erous ideas. He contributed greatly to the jurispru- dence of the International Court of Justice by his con- stant insistence that the Court should recognize the social and economic changes of our time. His prema- ture death was a great loss to Brazil and to the Inter- national Court of Justice. 5. The' PRESIDENT: The particular question that has to be taken up by the Council at the present mo· ment with regard to this item is that of fixing the date of the election, in accordance with article 14 of the Sta- tute of the International Court of Justice, to fi.!1 the va- cancy which has thus occurred in the Court. A note by the Secretary-General has already been circulated on this matter, the text of which appears in document S/2153 dated 16 May 1951. 6. As a suggestion from the President and since the Council wilI have to take some action on this question, l wish ta submit the foIIowing draft resolution which l shall read out: "Noting with regret the death of Judge José Phi- lade1pho qe Barros e Azevedo on 7 May 1951, "Noting further that a vacancy in the Court for the remainder of the deceased's tenu of office has thus occurred and must be filled in accordance with the terms of the Statute of the International Court of Justice, and "Noting that, in accordance with article 14 of the Statute, the date of the e1ection to fi.!l this vacancy shall be fixed by the Security Council, "Decides that an election to fill the vacancy shall take place during the sixth session of the General Assembly; "Decides further that this election shall take place priar ta the regular election to be held at the same session to fill the five vacancies which will occur owing to the expiration on 5 February 1952 of the terms of {ive members." ,,7. If no representative wishes to make any remarks 'or observations on this draft resolution, l shall submit It ta the vote. A vote 'Was tal~en by show of hands. 4. 11'1. MUNIZ (Brésil) (traduit de l'anglais): Au nom de mon gouvernement et de ma délégation, je tiens à exprimer au Président et aux membres du Conseil de sécurité notre profonde gratitude pour le grand hommage qu'ils viennent de faire à la mémoire du juge José Philadelpho de Barros e Azevedo. Celui-ci a ren- du les plus grands services à la cause de la législation brésilienne dont ses connaissances étendues et ses idées généreuses ont grandement influencé le développement récent. Il a apporté 1111 concours des plus précieux à la jurisprudence de la Cour internationale de Justice en insistant constamment pour que la Cour tienne compte de l'évolution sociale et économique de notre époque. Sa mort prématurée a été une grande perte, pour le Brésil et pour la Cour internationale de Justice. 5. Le PRESIDENT (traduit de l'anglais): La ques- tion précise dont le Conseil doit s'occuper à l'heure ac- tuelle en ce qui concerne ce point de l'ordre du jour est celle de la fixation de la date d'élection, conformé- ment à l'article 14 du Statut de la Cour internationale de Justice, en vue de pourvoir le siège qui se trouve ainsi vacant à la Cour. Une note du Secrétaire général con- cernant ce sujet a déjà été communiquée sous la cote S/2153, en date du 16 mai 1951. 6. En ma qualité de Président, et puisque le Conseil devra prendre une décision à ce sujet, je tiens à vous présenter le projet de résolution ci-après, dont je vais lire le texte: "Apprenant avec regret le décès du juge José Phi- ladelpho de Barros e Azevedo, survenu le 7 mai 1951, "Constatant que, de ce fait, il a un siège à pour- voir à la Cour pour la période non encore accomplie du mandat du défunt, et qu'il convient de pourvoir ce siège conformément au Statut de la Cour interna- tionale de Justice, UNotant que, conformément aux dispositions de l'article 14 du Statut, la date d'élection en vue de pourvoir ce siège doit être fixée par le Conseil de sécurité, "Décide qu'il sera procédé à une élection, en vue de pourvoir le siège vacant, durant la sixième session de l'Assemblée générale; "Décide en outre que cette élection aura lieu avant l'élection normalement prévue, à laquelle il sera pro- cédé pendant la même session en vue de pourvoir les cinq sièges vacants qui seront rendus libres en raison de l'expiration du mandat de cinq membres de la Cour le 5 février 1952." 7. Si aucun représentant n'a de remarques ou d'ob- servations à formuler quant au présent projet de réso- lution, je vais le mettre aux voix. The Illdia-Pakistan question
"The Secu?',ity Council,
"Le Conseil de sécurité,
Le vote a lieu à main levée.
'fhe draft resoltttion was adopted unanimously. 1
Pursuant to a previous deci- sian of the C<Jt111cil, l invite the representative af Pakis- tan to participate in the discussion of this item in ac- cordance with rule 37 of the provisional mies of pro- cedure. At the invitation of the President, Mr. Ahmed S. B o/~ha1'i, representati'l-'e of Pakistan, took a place at the Security Cottncil table.
l should like ta point out that at the beginning of the meeting l said that although the item appears under the general heading, the discussian will be confinecl tü the twa letters. l should be most g-ratef111 to the members and to the representative of Pakistan if they would be good enough ta keep within the limit af the two letters. 10. l now reoognize the representative of Pakistan, who has requested tü malœ a statement an this ques- tion.
l am grateful ta the PreRident for giving me an opportunity to subl11it the views of the Government of Pakistan to the Secll- rity C<Jt111cil an this {Jccasion. l have noted the wishes of the President with regard to the limitations of the present discussion, and l assure him that l shaH respect them fully in my statement. 12. The two letters, one datecl 4 May 1951 and signed by the Minister for Foreign Affairs of Pakistan, and the other dated 8 May 1951 and signed by myself, both addressed ta the President, which are far the Security Council's consideration, appear as documents S/2119 and S/2145 respectively. In the first letter, the atten- tion of the Security Council has been drawn to a proc- lamation issued by the Yuvaraja of Jammu and Kash- mir for canvoking a constituent assembly in the State. The second letter brings to the notice of the members of the Security Council an extract from a speech deliv- ered .by the Prime Minister of Indian-occupied Kashmir which reveals that the pm"pose of the Maha- raja's Government in convening the said constituent assembly is to decide the future shape and affiliation of Kashmir, defiantly declaring that no power can veto the decision üf the proposecl constituent assembly. 13. The contents {Jf the Yuvaraja's proclamation and the utterance of Sheikh Abdulla, ta which the atten- tion of the Secl1rity Council has been drawn, have appeared in the Press, including the Indian Press. 1 The text of this r~SQ!1,ttion was subsequelltly set forth in 1 Le texte de cette ré:wMign a été distribué ultérieurement .. doc1,lment 8/2174, ! sous la cote 8/2174, , '.. Question Inde-Pakistan 8. Le PRESIDENT (traduit de l'anglais) : En exé- cution d'une décision antérieure du Conseil, j'invite le représentant du Pakistan à prendre part au débat con- cernant cette question, conformément à l'article 37 du règlement intérieur provisoire. Sttr l'invitation du Président, M. Ahmed S. Bokha- ri, représentant du Pallistan, prend place à la table du Conseil de séCttrité. 9. Le PRESIDENT (traduit de l'anglais): Je tiens à signaler qu'au début de la séance, j'ai dit que, bien que ce point de l'ordre du jour porte le titre général de la qnestion, la discussion serait limitée il. l'examen des deux lettres. Je serais très reconnaissant aux membres du Conseil et particulièrement au représentant du Pa- kistan de bien vouloir limiter leurs observations à ces deux lettres. 10. Je donne la parole au représentant db Pakistan, qui a exprimé le désir de faire une déclaration à ce su- jet. 11. M. BOKHARI (Pakistan) (tradttit de l'anglais): Je remercie le Président de m'avoir justement offert l'occasion de présenter au Conseil de sécurité l'opinion du Gouvernement du Pakistan. J'ai pris note du dé~ir exprimé par le Président en ce qui concerne les limites dans lesquelles doit se tenir le présent débat, et je tiens à l'assurer que je respecterai intégralement ces limites dans. mes observations. 12. L'une de ces deux lettres, en date du 4 mai 1951, a été signée par le Ministre des affaires étrangères du Pakistan; l'autre, en date du 8 mai 1951, porte ma pro- pre signature. Elles ont été adressées l'une et l'autre au Présiclent et sont soumises à l'examen du Conseil de sécurité sous les ·cotes S/2119 et S/2145, respective- ment. La première de ces lettres attire l'attention dl! Conseil de sécurité sur une proclamation lancée par le Yuvaraja de Jammu et Cachemire à l'effet de convoquer llne assemblée constituante dans cet Etat. La deuxième lettre porte à la connaissance des membres du Conseil de sécurité un extrait d'un discours prononcé par le Premier Ministre du Cachemire sous occupation in- dienne. Cet extrait révèle que l'objectif que le Gouver- nement du maharajah se propose d'atteindre en coiwo- quant ladite assemblée constituante est de décider de la structure et des associations futures du Cachemire; il contient une déclaration provocante: la décision que prendra l'assemblée constituante clont la convocation est proposée ne pourra faire l'objet d'aucun veto. 13. Le contenu de la proclamation du Yuvaraja et la déclaration du cheik Abdullah sur lesquelles on attire l'attention du Conseil de sécurité ont été publiées dans la presse, dans la presse indienne aussi. Ces publications 14. The subject of these two letters is by no means new to the Security Council. The attempt to convoke a constituent assembly in the India-held part of Kash- mir and the grave threat to the prospects of a peaceful settlement of the Kashmir dispute which lies in such an unwise, undemocratic and defiant manœuvre have been thoroughly discussed by the Security Council. It is a thousand pities that the Security Council has to turn its attention again to this matter and that this time it has to do so because its appeals, warnings, re- quests - whatever one likes to call them - ta the Gov- ernment of India have heen igored. 15. The plan to convoke a constituent assembly was brought to the notice of the· Security Council as early as 14 December 1950, in a letter to the President of the Security Council from the Minister for Foreign Affairs of Pakistan [S/1942] . The representative of the United Kingdom, in his intervention on 21 Feb- ruary 1951 [532nd meeting], found it difficult to recon- cile the action contemplated in the Kashmir National Conference resolution with the agreement "already en- shrined" as he said "in the two Kashmir Commission resolutions" which, he pointed out, provided for settle- ment of the future accession of the State by a fair and impartial plebiscite conducted under the auspices of the United Nations. He added: ~ "... ?1Y Government has felt some anxiety lest the I<..ashmlr State authorities should embark on some Idnd of independent action which would be a chal- lenge, as we felt, ta the authority of the Security Council and of the United Nations." 16. Ambassador Ernest Gross, speaking on the same day, was "impressed by the sober anxiety which Sir Gladwyn Jehb voiced on this matter" and in particular associated his Government with the statement of the representative of the United Kingdom that: "... .no refer~nce to the wishes of the people of Kash1l11r regardlllg the future accession of the State made otherwise than under the auspices and with the full con~ent. of the United Nations can be regarded as constltutlllg a settlement acceptable to this Coun- cil." • 17. Tt was hoped that the representative of Inclia would reassure the Council that the device of a con- stituent assembly to evade an international agreement and ta deI;y the right of self-determination to the people of Kashmlr would not be proceeded with. He did indeed say t~at so far as his Government was concerned, the constItuent assemb1y was not intended to prejudice 14. Le sujet de ces deux lettres n'est nullement nOl1- veau pour le Conseil de sécurité. La tentative de convo- cation d'une assemblée constituante dans la partie du Cachemire occupée par l'Inde et la grave menace aux espérances d'un règlement pacifique du différend du Ca- chemire que constitue une manœuvre si inopportune, antidémocratique et contraire aux décisions du Conseil, sont deux questions que le Conseil de sécurité a déjà examinées de façon approfondie. Il est vraiment déplo- rable que le Conseil de sécurité soit de nouveau dans l'obligation de consacrer son attention à cette question et qu'il ait maintenant à le faire parce que le Gouverne- ment de l'Inde a ignoré les appels, les avertissements ou les demandes - quel que soit le mot que l'on veuille choisir-- que le Conseil lui a adressés. ]5. Le projet de convocation d'une assemblée consti- tuante a été porté à la connaissance du Conseil de sécu- rité dès le 14 décembre 1950, dans une lettre adressée au Président du Conseil de sécurité par le Ministre des affaires étrangères du Pakistan [S/1942]. Dans son in- tervention du 21 février 1951 [532ème séance], le repré- sentant du Royaume-Uni a déclaré qu'il était difficile de concilier la mesure envisagée clans la résolution de la Conférence nationale du. Cac1lefnire et l'accord "déjà consacré par les deux· résolutions de la Commission pour le Cachemire", accord aux termes duquel le ratta- chement de l'Etat de Ja111mu et Cachemire à l'Inde ou au Pakistan doit être déterminé au moyen d'un plébis- cite équitable et impartial, organisé sous l'égide des Natiàns Unies. Le représentant du Royaume-Uni a ajouté : " ... mon gouvernement a craint que les autorités de l'Etat de Cachemire ne se livrent à quelque action indépendante, au mépris, nous semble-t-il, de l'auto- rité du Conseil de sécurité et des Nations Unies." 16. M. Ernest Gross, parlant à la même séance, a été "impressionné par la modération avec laquelle Sir Gladwyn Jebb a exprimé ses inquiétudes sur cette ques- tion"; il a tenu notamment à associer son gouverne- ment à la déclaration suivante du représentant du Royau111e-Uni: " ... le Conseil de sécurité ne considérera les vœux de la population du Cachemire au sujet du rattache- ment de l'Etat comme base d'un règ"lement accepta- ble .que s'ils sont exprimés sous l'égide des Nations Umes et avec leur plein consentement." 17. On espérait que le représentant de l'Inde donne- rait au Conseil de sécurité l'assurance que l'on n'aurait pas recours au subterfuge cl'une assemblée constituante pour ne tenir aucun compte d'lm accord international et pour refuser à la population du Cachemire le droit de disposer d'elle-même. Il a certes dit que en ce qui con- o J" 1 cernait son gouvernement, l'assemblée constituante 18. This was at best a very precarious stand. Far from being reassuring, it only served to increase the apprehension felt by Pakistan and hy an those who regard the international agreement between India and Pakistan to hold a fair and impartial plebiscite under United Nations auspices as the only possible peaceful solution of the Kashmir dispute. 19. On 21 March, therefore, the representative of the United Kingdom expressed his concern in the fol- lowing words [537th meeting] : "1 wish l could say to the Council that we feel satisfied from what the representative of India has said that the Government of Pakistan has no cause for disquiet in respect of the proposed constituent assembly. Incleed, if it had not heen for a series of disturbing pronouncements by Sheikh Abdulla and by Ministers of the Government of India and of the Kashmir State Government, the Council would pro- bably have felt that what the representative of India has told the Council was a sufficient guarantee that nothing would be done by the constituent assembly which would in any way prejudice the sett1ement of the future accession of Kashmir in the manner to which the two Governments and this Council are committed. "But when the Council is confronted with a state- ment by the Prime Minister of the Kashmir State Government that 'without caring for the opposition of Pakistan, Britain and America, the proposed con- stituent assemhly for the State will he set up on the due date to decide aIl big issues inc1uding accession', the view of the Government of India as stated by its representative, that 'while the constituent assembly may, if it so desires, express an opinion on this ques- tion it can take no decision on it' does not holcl out any real promise that the Government of Inclia will take al! steps possible to prevent the Kashmir State Government from action which must inevitably pre- judice the work of the United Nations in settling this dispute. l therefore wish to make a further ear- nest appeal to the representative of India to make it c1ear beyond all doubt that his Government will do everything in its power ta prevent action which will damage the work of the Council of which he himself is so distinguished a member." "The matter of the final disposition of the State of Jammu and Kashmir is an international question, a matter which this COllncïl has had within its pur- view for more than three years. It clearly falls within the field of external affairs and Sir Benegal Rau has told the Council that the external affairs of the Gov- ernment of Kashmir are within the control of the Indian Government. The Security Council, therefore, should Le entitled to assume that the Government of India will prevent the Government of Kashmir from taking action which would interfere with the respon- sibilities of this Council." 21. The representative of Turkey, observing that a free and impartial plebiscite conducted under the aus- pices of the United Nations was the only way ta bring about a just solution of the question of Jammu and Kashmir, added [538th meeting]: "Once we have accepted this principle, we must also admit that such measures as convening a con- stituent assembly which will not be representative of the whole territory, in arder to decide the future of the State, would not be in harmony with this prin- ciple." 22. The representative of the Netherlands put the. the matter very tersely when he said [538th -meeting] : "The choice of affiliation to one nation or another is so fundamental in its nature and consequences that only the people themselves can and ought to make that choice. lt stands to reason that such a choice should be freely made untrammelled by biased pres- sure from interested outside parties. No prearranged political organization in part of the State concerned, set up uncler the auspices of authorities which have already macle their choice, should interfere with this complete freedom of choice." 23. The representative of Ecuador said [539th 1neeting] : "In present c1rcumstances the constituent assem- bly of J am1l1U and Kaslunir cannot be considered as representing the people as a whole or as free mani- festation of the people's will and the decisions of such an assembly can neither change nor deprive of their effect the international undertakings entered into by Inclia and Pakistan in respect of the plebi- scite." 24. The representative of China also was very appre- hensive and feared that "such a constituent asse1l1bly may adopt a resolution declaring the accession of the State of Jammu and Kashmir to India, or the assem- .. bly may incorporate in the constitution an article ta that effect". Apart from this, he felt that "such a con- stituent assembly might prejudice the issue in other "La question du sort définitif de l'Etat de Jammu et Cachemire est une question internationale, dont le Conseil est saisi depuis plus de trois ans. Elle appar- tient de toute évidence au domaine de la politique extérieure, et Sir Benegal Rau a déclaré au Conseil que la politique extérieure du Gouvernement du Ca- chemire est contrôlée par le Gouvernement de l'Inde. Le Conseil de sécurité est donc en droit de supposer que le Gouvernement de l'Inde empêchera le Gouver- nement du Cachemire de prendre aucune mesure qui porte atteinte aux responsabilités du Conseil." 21. Après avoir fait observer que seul un plébiscite libre et impartial tenu sous l'égide des Nations Unies permettrait une solution équitable du problème de Jammu et Cachemire, .le représentant de la Turquie a ajouté [538ème séana] : "Ayant accepté ce principe, nous devons aussi ad- mettre qu'il n'est pas compatible avec des mesures telles que la convocation, pour décider de l'avenir de l'Etat, d'une assemblée constituante qui ne représen- terait pas l'ensemble du territoire." 22. Le représentant des Pays-Bas a posé très nette- ment le problème lorsqu'il a déclaré [538ème séance] :... "Le choix du rattachement à une nation ou à une autre est si important, par sa nature et par ses consé- quences, que le peuple - et le peuple seul- peut et doit en décider. Il est évident que ce choix doit se faire librement, sans être entravé par les pressions partisanes que pourraient exercer des tierces parties intéressées à l'affaire. Il ne faut pas qu'une organisa- tion politique créée pour les besoins de la cause dans une partie de l'Etat intéressé, sous les auspices d'au- torités qui ont déjà fait leur choix, mette des entra- ves à l'exercice d'une entière liberté de choix." 23. Le représentant de l'Equateur a déclaré [539ème séance] : "L'assemblée constituante de l'Etat de Jammu et Cachemire ne pourrait, dans les circon~tances ac- tuelles, être considérée comme représentative de la totalité de la population intéressée ni COlllme la libre manifestation de sa volonté; les décisions que pour- rait prendre cette assemblée ne pourraient donc, ni modifi~r l'accord international conclu par l'Inde et le Pakistan sur la question du plébiscite, ni empêcher cet accord de produire ses effets." 24. Le représentant de la Chine a également éprouvé de sérieuses craintes, car il pensait qu'üne "telle asseni- blée constituante peut adopter une résolution procla- mant le rattachement de l'Etat de Jammu et Cachemire à l'Inde, ou encore incorporer dans la constitution un article à cet effet". Il a estimé en outre qu'une "telle assemblée constituante peut compromettre d'autres "In the first place, a constitution adopted before the plebiscite would have the tendency, or at least the appearance of having the tendency, of making a formai definitiverelationship of Kashmir to India. In the second place, the constitutional provisions which the constituent assembly might adopt rnight dovetail the State political structure of Kashmir so closely wih the State political structure of India as to signify definitive accession. Such tendencies or appearances may arouse suspicions and passions which may make the solution of the problem more c1ifiicult than it is now." 25. With the weight that attaches to all these views sa clear1y, so forcefully and so cogently expressed, the Security Cotl11cil aclopted a resolution on 30 Mareil 1951 affirming, inter alia, in extremely moderate but unambiguolls terms, that any action that the proposed constituent assembly lllight attempt ta take ta deter- mine the future shape and affiliation of the entire State or any part thereof would not constitute a disposition of the State in accordance with the will· of the people expressed through the democratïc method of a free and impartial plebiscite conducted under the auspices of the United Nations. Paragraph 8 of the operative part of the resolution callecl upon the Governments of India and Pakistan "to take al! possible measures to ensure the creation and maintenance of an atmosphere favour- able to the promotion of further negotiations and to refrain from any action likely to prejudice' a just and peaceful settlement". 26. Yet, within a few days of the adoption of this reso- lution, in fact on the very day on which the Security Council approvecl the appointment of Ml'. Frank P. Graham as United Nations Representative for India and Pakistan [543rd meetù1g] the Maharaja's Gov- ernment issued a proclamation which, to say the least, showed scant regard for the timely warnings given by the Pakistan representative and the grave anxiety ex- pressed by members of the Security Council. The para- phrasing- of that proclamation as provided by Sheikh Abdulla [5/2145] leaves little doubt, if doubt there ever was, as to the real intent and purpose behind the proposed convocation of a constituent assembly in the India-held part of Kashmir. 27. As early as 21 February 1951, the representative of the Unitec1 States of America in his statement saic1 [532nd meeting] : "1t is our impression that the proclamation which ordered the carryinginto effect of these steps imple- menting the 28 Octoher Kashmir National Confer- ence resolution was approved by the Government of India." 28. That impression was and is widespread. That view was and is held by many besides those who have taken part in the attempts to find a just and peaceful solution of the Kashmir dispute. So far as the Gov- . "En premier lieu, une constitution adoptée avant le plébiscite tendrait - ou tout au moins aurait l'appa- rence' de tendre - à créer un lien définitif et officiel entre le Cachemire et l'Inde. En second lieu, les dis- positions d'ordre constitutionnel que pourrait adopter l'assemblée constituante pourraient avoir pour effet cie relier si étroitement l'organisation politique du Cachemire à celle de l'Inde qu'elles équivaudraienten fait à un véritable rattachement du Cachemire à l'Inde. Cette possibilité est de nature à créer des sus- picions et des passions qui peuvent rendre plus diffi- cile la solution du problème." 25. Avec l'autorité qui s'attache à toutes ces opinions exprimées d'une façon si nette, si formelle et si explici- te, le Conseil de sécurité a adopté, le 30 mars 1951, une résolution qui affirme, entre autres choses, dans des termes très modérés mais non équivoques, que toute mesure que l'assemblée constituante envisagée pourrait essayer de prendre en vue de déterminer la structure et les associations futures de l'Etat tout entier ou d'une de ses parties ne constituerait pas l'expression du droit de l'Etat de disposer de lui-même conformément à la vo- lonté de la population manifestée par la méthode démo- cratique d'un plébiscite libre et impartial organisé sous les auspices des Nations Unies. Le paragraphe 8 du dis- positif de cette résolution demande aux gouvernements de l'Inde et du Pakistan "de prendre toutes les mesures nécessaires pour créer et maintenir une atmosphère fa- vomble au progrès de nouvelles négociations et de s'abs- tenir de toute action qui pourrait nuire au reglement é9,uitable et pacifique du différend". 26. Or, quelques jours seulement après l'adoption de cette résolution, à la date même à laquelle le Conseil de sécurité a approuvé la désignation de M. Frank P. Graham comme représentant des Nations Unies pour l'Inde et le Pakistan [543ème séa11ce], le Gouverne- ment du maharajah a lancé une proclamation dans la- quelle - c'est le moins qu'on puisse dire - il ne paraît guère se soucier des avertissements opportuns du re- présentant du Pakistan ni de l'inquiétude profonde manifestée par les membres du Conseil cie sécuritê. Cette proclamation, que le cheik Abdullah a réitérée sous une autre forme [5/2.1451, ne permet guère de douter - si jamais on avait pu en douter - des buts et des intentions réels que l'on se propose d'atteindre en convoquant une assemblée constituante dans la partie du Cachemire occnpée par l'Inde. 27. Dès le 21 février 1951, le représentant des Etats- Unis a déclaré [532ème séance] : "Nous croyons savoir que le Gouvernement de l'Inde a approuvé la proclamation ordonnant la mise en Œuvre de ces mesures prises en application cie la résoltltion adoptée le 28 octobre par la Conférence nationale du Cachemire." 28. Cette impression a été, et demeure, générale. Ce point cie vue a été, et demeure, partagé par un grand nombre de personnes autres que celles qui ont pris part aux tentatives faites en vue d'aboutir à une solution juste ~eclde .the fut~re. affihation of Kashmir by a free and 1l1~partial pleblscite under United Nations auspices, w111 not common sense dictate that first- things should come first, and the question of the constitution should be taken up only after the question of accession is settled? To procee? with the constituent assembly at this stage, ;vhatever ltS avowed purpose may be, is deliberately to 19nore the appeals made to India by many members of the S~curit.y Council and the wishes of the Security Councl1whlch called upon bath parties to ensure the creation and maintenance of an atmosphere favourable to the promotion of further negotiations and to refrain from. any action likely to prejudice a just and peaceful solution. 1 regret to say that India has so far hardly pél!s~ed any test which could be regarded as crucial and ",:,hlOh should prove beyond doubt that it respects the rlgh~ of s~lf-determination of the people of Kashmir and lS anXlOUS to reach a peaceful solution of the Kash- mir dispute. 29.. The device o~ a so-call~d con~tituent assembly in Indm-held Kashmlr would, 1f perslsted in, be a most un~appy augury for the future. That it is by no means él!S mnocuous as may be claimed is clear to neutral ob- servers. For ex~ple, the c~rrespondent of the New .Yorlz H emld Trtbune, report1l1g from Srinagar in the lssue of 27 May, comments on the attitude of non- cocoperation with the United Nations amongst Indian officlaIs, and goes on to say: . "~his attitude is ~lso prevalent in Kashmir, where officlals are dete~m!ned !hat nothing Ml'. Graham says can alter thelr mtentlOn to convoke a constituent assembly which, among other tasks, will be em- powered (with the sanction of the Indian Govern- met;t) to make the final decision for accession to Indla." 30...Can sl~ch a. deeision - or, for that matter, any declslon arnv~d at by a mere show of voting in any par~ of .Kashmlr, so long as the Indian Army is in occu- patlOn 111 that part - be a free or democratic deeision? Let the same correspondent speak: p~s d'examiner tout d'abord ce qui doit venir en prc- lUler, et de ne soulever la questlOn de la constitution qu'après avoir réglé la question du rattachement? Pour- .suivre les opérations de l'assemblée constituante au sta- de actuel, c'est, quel que soit le but avoué, ignorer déli- bérément les appels adressés à l'Inde par de nombreux membres du Conseil de sécurité et les vœux formulés l?ar l,e Cons~i1 de sécl!rité pour inviter les deux parties a creer et a entretell1r une abnosphere favorable à la poursuite des négociations et à s'abstenir de toute ~esure qui soit de nature à faire obstacle à une solution Juste et pacifique. J'ai le regret de déclarer que l'Inde t,:'a guèr~, jusqu'à présent, subi d'épreuve qui puisse, etre c~nsldé:ée com~e cruciale ou qui puisse établir de f~çon mdubltable qu elle respecte le droit de la popula- tio~ d~ Cachemire à disposer d'elle-même, et qu'elle asplre a rechercher une solution pacifique du différend du Cachemire. 29. La manœuvre qui consiste à convoquer une pré- tendue assemblée constituante dans le Cachemire occu- pé par l'Inde serait, si on persiste à vouloir l'exécuter d; très mauv~i~ présal?e pOl~r l'avenir. Le fait qu'ell~ n est pas aUSSl moffenslVe qu on le prétend a été recon- nu par les observateurs neutres. C'est ainsi que dans un,; dépêche de Srinagar publiée dans le numéro'du 27 mai. du N e~u Y orh H erald Tribune, le correspondant de ce Jo?rnal. con:l11~nte l'attitude de non-coopération des fonctionnaires mdlens avec les Nations Unies' il pour- suit en disant: ' ."Cet~e attitud~ est .également générale au Cache- m~re ou les fonctlOnnaireS sont bien décidés à ne rien lalsse~ de ~e que M. Graham pourra dire modifier leur mtentlOn de convoquer une assemblée consti- tua~te qui ~era notamment habilitée (avec la sanction de 1Inde) a prendre une décision définitive en ce qui concerne le rattachement à l'Inde." . 39·..Une telle décision ~ ou d'ailleurs n'importe quelle de.clsl~n obte.nue ~ans .n lmporte quelle partie du Cache- l~lr~ a la smte ? un slmp}e vote -:- peut-elle être consi- ~ler~e comme hbre et democrattque tant que l'armée m~lenne occupera la région? Laissons la réponse au meme correspondant: 31. This correspondent also observes: "It is now obvious that India, in strong possession of the Valley of Kashmir, intends to hang on ta it even if this policy should involve outright defiance of the United Nations or war with Pakistan." 32. l must therefore convey to the members of the Security Council the impatience and bitterness which the I()ng delay over the settlement of the Kashmir ques- tion and the continued intransigeance of India have created in the minds of the people of Pakistan. The prop<Jsed constituent assembly is, in their view, an attempt on India's part to contrive yet another pseudo- lega1istic subterfuge to cover its occupation of Kashmir by force and against the will of the people. 33. For the sake of the prestige of the Security Coun- cil and of the United Naiions, if fo,r no other reason, the impression should· not be aUowed to grow that India can break its international pledges without world opinion pronouncing its verdict on the grave danger to international morality and international peace which such a breach would involve. The Government of Pa1c- istan therefore sincerely hopes that the 5ecurity Coun- dl will take reso1ute action in the matter. 34. 'vVe are not convinced that there is need for framing a new constitution for Kashmir before the question of accession is impartially decided under United Nations auspices. We are not convinced that the proposed constituent assembly is not an attempt to con- fuse the issues, poison the ati110sphere and obstruct a just and peaceful solution. And, finally, we are not cOllvillced t'hat the Governl11ent of India can be absolved of its full responsibility in this matter by any attempt on its part theoretically ta separate the so-ca1led auto- n01110US sphere of the Maharaja's Governmellt l'rom India's own sphere of authority.
A l'unanimité, le projet de résolution est adopté 1.
Rule 8 of the Security Council's rules of procedure provides thaJt "the provi- sional agenda for a meeting shaH he communicated ... at least three days before the meeting", unless the circttl11stances are urgent, in whioh case "it may be communicatecl simultaneously with the notice of the meeting". 36. There has not been the nsual three -days' notice in this case, nor can it be said that consideration of documents S/2119 of 4 May 1951 and S/2145 of 10 May 1951 is a matter of urgency, since those docu- ments have been before me111bers of the Coundl for a considerable time. Nor, indeed, has there been any new development in the situation. which was not envisaged by the Council when this ques1tion was extensively dis- .,31. Ce correspondant constate également: "Il est aujourd'hui évident que l'Inde, solidement installée dans la vallée de Cachemire, est bien décidée à s'y accrocher, même si cette politique comporte une violation flagrante des décisions des Nations Unies ou entraîne la gtterre avec le Pakistan." 32. Il me faut donc faire comprendre aux membres du Conseil de sécurité l'impatience et l'amertume que les lenteurs du règlement de la question du Cachemire et l'intransigeance persistante de l'Inde ont fait naître dans l'esprit des habitants du Pakistan. L'assemblée constituante envisagée est, à leur avis, une tentative de la part de l'Inde à créer un nouveau subterfuge pseudo-juridique afin de masquer son occupation du Cachemire par la force et contre la volonté de la population. 33. Pour le prestige du Conseil de sécurité et de l'Organisation des Nations Unies, quand bien même il n'y aurait que cette raison, il ne faut pas permettre que se crée l'impression que l'Inde peut violer ses engage- ments internationaux sans que l'opinion mondiale prononce son verdict sur le grave danger qu'une telle violation comporte pour la moralité et la paix interna- tionales. Le Gouvernement du Pakistan espère donc que le Conseil de sécurité agira fermement en la matière. 34. Nous ne sommes pas convaincus que le besoin d'élaborer une nouvelle constitution pour le Cachemire se fasse sentir avant qu'une décision impartiale soit in- tervenue sous les auspices des Nations Unies en ce qui concerne la question du rattachement. Nous ne sommes pas convaincus que l'assemblée constituante. envisagée n'est pas une tentative faite en vue de jeter la confusion, d'empoisonner l'atmosphère et de faire obstacle à une solution juste et pacifique. Enfin, nous ne sommes pas con.vaincus que le Gouvernement de l'Inde puisse se dé- charger de sa pleine responsabilité en la matière en ten- tant de séparer en théorie le domaine prétendu auto- nome du Gouvernement du maharajah de la propre sphère d'autorité de l'Inde. 35. M. DAYAL (Inde) (traduit de l'anglais): Aux ten11es de l'article 8 du règlement intérieur du Conseil de sécurité, "l'ordre du jour provisoire de chaque séance est communiqué ... trois jours au moins avant la séance", mais, en cas d'urgence, "il peut êtrecommu- niqué en même temps que l'avis de convocation". 36. Le préavis de trois jours n'a pas été observé dans le cas, présent, et l'on ne peut pas dire non plus que l'examen des documents 5/2119, du 4 mai 1951,· et S/2145, du 10 mai 1951, soit un cas d'urgence, étant donné que les membres du Conseil ont depuis long- temps été saisis de ces documents. En vérité, il n'y a pas eu davantage de fait nouveau que le Conseil n'ait eu l'occasion d'étudier lorsque cette question a fait l'objet 37. Let me recall what Sir Benegal Rau stated to the Council on the subject of the proposed constituent as- sembly in Kashmir. On 1 March 1951, he said [533rd meeting] : "The preseùt legal position is that Kashmir - by which 1 mean the State of Jammu and Kaslunir ~ is a unit of the Indian Federation, subject to federal jurisdiction in respect of the broad categories of de- fence, external affairs and communications, but com- pletely autonomous in almost all other matters. In the autonomous sphere, the State is entitled to frame its own constitution and, for this purpose, ta con- vene a constituent assembly of its own people. The main purpose of the constituent assembly would be to proviele a proper elected legislature for the State to which the executive could be made responsible, as in the British parliamentary system of government. 50 far as the Government of India is concerned, the constituent assembly is not intended to prejudice the issues before the Security Council, or to come in its way," 38. Again, on 9 March, the representative of India declared [536th meeting] : "1 sha11 no\V turn to a matter which appears to have cansed some concern to certain members of the .Council, namely, the proposaI to convene a constit- uent assembly for Kashmir. As 1 have already said, Kashmir is at present a unit of the Inclian Federation and has ta be governed accordingly. When we \Vere drafting a constitution for India, we had to consider what provision should be made for the constitutions of the various units of the Indian Federation. It was decided that the framing of these constitutions should he entrusted to a constituent assembly for the unit concerned. Accordingly, several units convoked constituent assemblies for the purpose ~ for exalll- pIe, Saurashtra, Travancore-Cochin and Mysore. Others lagged behind, for one reason or another. Kashmir is one of the units where a constituent as- sembly has not yet been convoked, sa that the con- stitution of the State is still to be made. Members will please note that the machinery of a constituent assembly was not devised only for Kashmir, but for other similar units of the Inc1ian Federation as weIl. Indeed, it is the recognized machinery for the framing of the constitution in most parts of the worlel. Ac- cordingly, provision \Vas made in the Indian'Consti- .tution for a constituent assembly for settlhtg the details of the Kashmir constitution. Will that assem- bly decide the question of accession? My Govern- ment's view is that, while the constituent assembly 37. Permettez-moi de rappeler la déclaration que Sir Benegal Rau a formulée devant le Conseil au sujet du projet d'assemblée constituante au Cachemire. Le 1er mars 1951, il a déclaré ce qui suit [533ème séance] : "Du point de vue juridique, la situation à l'heure actuelle est la suivante: le Cachemire - en disant "Cachemire" j'entends l'Etat de Jammu et Cache- mire - est l'une des parties constituantes de la Fédé- ration indienne; il est soumis à la juridiction fédérale pour tout ce qui concerne les questions générales de la défense nationale, des relations extérieures et des communications, mais, dans presque tous les autres domaines, il jouit d'une autonomie absolue. Dans l'exercice de cette autonomie, l'Etat a droit d'établir sa propre constitution et à cette fin de convoquer une assemblée constituante composée de membres de sa population. La tâche principale de cette assemblée constituante serait d'organiser une législature dûment élue devant laquelle le pouvoir exécutif pourrait être responsable, comme c'est le cas dans le système parle- mentaire britannique. Le Gouvernement de l'Inde, pour sa part, consielère que l'objet de l'assemblée constituante n'est pas de préjuger la solution des problèmes soumis au Conseil de sécurité ou de gêner cette solution." 38. Le 9 mars, le représentant de l'Inde a déclaré de nouveau [536ème séance] : "Je vais maintenant passer à une question qui sem- ble avoir causé quelques préoccupations à certains des membres du Conseil: je veux parler de la proposition tendant à convoquer au Cachemire une assemblée constituante. Comme je l'ai déjà dit, le Cachemire est à l'heure actuelle un élément de la Fédération indienne et doit être gouverné en conséquence. Lors- que nous avons élaboré le texte de la Constitution de l'Inde, nous avons dû rechercher les dispositions qu'il y avait lieu d'y insérer en ce qui concerne les consti- tutions des divers éléments de la Fédération indiem1e. Il a été décidé que l'établissement de ces constitutions devait, pour chacun des éléments constitutifs de la Fédération, être confié à une assemblée constituante. En. conséquence, plusieurs des éléments constitutifs de l'Inde, notamment Saurashtra, Travancore-Cochin et Mysore, ont convoqué à cette fin des assemblées constituantes. D'autres, pour des raisons diverses, n'ont pas agi avec la même promptitude. Le Cache- mire est l'un des Etats qui n'a pas encore convoqué d'assemblée constituante, de sorte que l'Etat n'a pas encore de constitution. Les membres du Conseil remarqueront que le principe d'une assemblée consti- tuante n'a pas été prévu seulement pour le Cache- mire, mais aussi pour d'autres éléments de la Fédé- ration indienne. C'est même la procédure admise dans. la plupart des pays du monde lorsqu'il s'agit d'élaborer une constitution. C'est pourquoi la Cons- 39. On 29 March 1951, the representative of India stated the following ta the Security Council [538th H1,eeting] : "This brings me to the subject of the constituent assembly, which apparent1y continues ta disturb some of the members of the CounciL l have already explained my Government's views on this subject [536th meeting]. Even in a federation, every State has a right to make its own constitution in its own proper sphere and to set up a special body for that purpose. For example, every State constitution now in force in the United States of America was framed in this way. India cannat, therefore, prevent Kashmir, which is at present a unit of the Indian Federation, from exer- cising a simi1ar right, whioh, indeed, is expressly recognized in the Constitution of India, Some me\11- bers of the Council appear to fear that in the process the Kashmir constituent assembly might express its opinion on the question of accession, The constituent asembly cannat be physically prevented from ex- pressing its opinion on this question if it sa chooses. But this opinion will not bind my Government or prejudice the position of this Council." 40. That continues to be the position of my Govern- ment, and l reaffinn that so far as the Government of India is concerned, the constituent assembly for Kash- mir is not intencled to prejudice the issue before the Security Council or to come in its way. 41. From the statements made by the representative of India on three previous occasions, which l have just quoted, and from my re-affirmation of the position today, it should he obvious that the allegations made in paragraph 3 of the letter from the Minister for Foreign Affairs of Pakistan [5/2119] and in the statement the Counèil has just heard from the representative of Pak- ist~n, are completely negatived. 42. That concludes the statement which l have ta make, and l reserve the right ta reply, if necessary, ta any other points that may he brought up in the course of the consideration of this matter by the Council.
My Govermllent great1y regrets that it should have been necessary for the Council to reSUl11e its discussion of the India-Pal~istan question at a time when the United Nations Representative, Mr. Graham, ig shortly ta leave for the Indi:;1.11 sub-continent ta seek, in negotia- tions with India and Pakistan, a solution of the differ- ences between them, which have hithert0 prevented the completion of :il huce agreement and the demilitariza- tion of the State ~fJammu and Kashmir. 39. Le 29 mars 1951 le repré::;entant de l'Inde a fait devant le Conseil de sécurité la déclaration suivante [538ème séance] : "Ceci m'amène à parler de la question de l'assem- blée constituante qui, semble-t-il, continue de préoc- cuper certains de::; membres du Conseil. J'ai déjà exposé le point de vue de mon gouvernement à ce sujet [536ème séance]. Même au sein d'une fédéra- tion, chaque Etat a le droit d'élaborer lui-même sa propre constitution et d'instituer à cette fin un organe spécial. C'est de cette manière qu'a été élaborée cha- cune des constitutions actuellement en vigueur dans les divers Etats des Etats-Unis d'Amérique. L'Inde ne peut donc pas empêcher le Cachemire, qui est actuel- lement un des éléments de la Fédération indienne, d'exercer un droit analogue, qui est d'ailleurs expres- sément reconnu dans la Constitution de l'Inde. Cer- tains membres du Conseil semblent craindre que l'assemblée constituante du Cachemire, en élaborant une constitution, n'exprime une opinion sur la ques- tion du rattachement. On ne saurait contraindre l'assemblée constituante à s'abstenir de faire connaÎ- tre son opinion à ce sujet si elle le désire. Mais cette opinion ne serait pas obligatoire pour mon gouverne- ment, et ne porterait pas atteinte à la position du Conseil." 40. Mon gouvernement continue à maintenir cette position et à déclarer de nouveau qu'en ce qui concerne le Gouvernement de l'Inde, l'assemblée constituante du Cachemire n'est pas destinée à préjuger la question soumise au Conseil de sécurité ni à porter atteinte à ce dernier. 41. D'après les déclarations antérieures faites à trois reprises par le représentant de l'Inde et que je viens de citer, et d'après le fait que je viens de réaffirmer aujourd'hui cette position, il est manifeste que les allé- gations contenues dans le paragraphe 3 de la lettre dn Ministre des affaires étrangères du Pakistan [5/2119] et dans la déclaration du représentant du Pakistan que le Conseil vient d'entendre sont entièrement refutées.. 42. C'est là ma conclusion; mais je me réserve le droit de reprendre au besoin la parole sur tout autre point qui pourrait être soulevé au cours de la discussion de cette question par le Conseil.
Mon gouvernement regrette beaucoup que le Conseil ait dû rouvrir sa discussion de la question de l'Inde et du Pakistan .au momel1t olt le représentant des Nations Unies, M. Graham, se trouve sur le p0int de partir pour la péninsule indienne afin de rechercher, dans des négociations avec l'Inde et le Pakistan, une solution des différends qui séparent ces pays et qtli ont jusqu'à présent empêché de conclure un accord de trêve et de démilitariser l'Etat de Jammu et Cachemire. 45. The Council will, however, have heard with satis- faction the assurances which the representative of India has just given us and it will, l am sure, interpret them as meaning that the Government of India has no inten- tion of allawing its own undertaking to determine the future accession of the State of Jammu and Kashmir through the democratic method of a free and impartial plebiscite conducted t1l1der ,the auspices of the United Nations ta be prejudiced by the Kashmir State author- ities, and also as meaning that the Government of India woulc1 agree that any action taken by the Kash- mir constituent assemby in the sense suggested by Sheikh Abdulla in his speech of 4 May, could not be reg-arded by the Security Council as having any validity. 46. The Minister for Foreign Affairs of the Govern- ment of Pakistan, in his letter of 4 May, asked the Council ta take certain measures. The m.ain concern of my Government at the present time is to do everything possible to promote a successful outcome for Mr. Gra- ham's mission to the sub-continent. l would therefore suggest, inview of the assurances given by the rep- resentative of India and of all the circumstances, that the best course would be for the President of the Secu- rity Council, himself, ta communicate with the Govern- ments of India and Pakistan on behalf of the Council, drawing attention t() the apprehensions expressed, if l anticipate the views of my colleagues correctly, by mem- bers of the Council, taking note of the assurances which have been given by the representative of India, and ex- pressing the hope that the two Governments will do everyt11ing in their power ta prevent the authorities in Kashmir from acting in a manner prejudicial ta the authority of the United Nations and ta the determina- tion of the affiliation of the State of Jammu and Kash- mir in accordance with the procedures provided for in the resolutions of the United Nations Commission for India and Pakistan. 45. Le Conseil aura toutefois entendu avec satisfac- tion les assurances que le représentant de l'Inde vient de nous donner; il les interprétera, j'en suis certain, comme signifiant que le Gouvernement de l'Inde n'a pas l'intention de laisser les autorités du Cachemire com- promettre son engagement de décider du futur ratta- chement de l'Etat de Jammu et Cachemire par le procé- dé démocratique d'un plébiscite libre et impartial· orga- nisé sous les auspices des Nations Unies; il .les inter- prétera également comme signifiant que le Gouverne- ment de l'Inde reconnaîtra que le Conseil de sécurité ne pourra accorder de validité à aucune mesure prise par l'assemblée constituante du Cachemire dans le sens proposé par le cheik Abdullah dans sa déclaration du 4 mai. 46. Dans sa lettre du 4 mai, le Ministre des affaires étrangères du Gouvernement du Pakistan a demandé au Conseil de sécurité de prendre certaines mesures. Le principal souci de mon gouvernement à l'heure actuelle est de faire tout ce qui sera possible pour assurer le succès de la mission de M. Graham dans la péninsule. En conséquence, compte tenu des assurances données par le représentant de l'Inde et de toutes les circonstan- ces de l'affaire, je pense que la meilleure solution serait que le Président du Conseil de sécurité lui-même adres- se, aux Gouvernements de l'Inde et du Pakistan, une communication appelant leur attention sur les craintes exprimées par les membres du Conseil- si j'interprète correctement les vues de mes collègues - prenant note des assurances données par le représentant de l'Inde et exprimant l'espoir que les deux gouverne- ments s'efforceront d'empêcher les autorités du Cache- mire d'agir d'une manière qui porterait atteinte à l'autorité des Nations Unies et au libre choix de la population de Jammu et Cachemire conformément à la procédure envisagée dans les résolutions de la Commis- sion des Nations Unies pour l'Inde et le Pakistan, 2 Voir les Procès-verbau.'Ç du Conseil dc sécurité} Troisième année, SupplétMllt de novembre 1948, page 32,· et .ibid.} Qua- trièmc annéc, Supplément dc laW/Aer 1949, page 23. .
The Security Council now finds it necessary to consider the India-Pakistan question once more, notwithstanding the fact that as recently as 30 March it adopted a reso~ 111tion which decided to send a new United Nations Representative to the sub-continent, with the hope and expectation that the Representative, Mr. Graham, would be able to effect the demi1itarization of the State of Jammu and Kashmir after consultation with the parties and on the basis of the agreed United Nations Commission resolutions of 13 August 1948 and of 5 January 1949. 49. At the time of our debates leading to the adop- tion of that resolution, l am sure that all members of the Counci1 were gratified by the.fact that these older resoll1tions of the United Nations Conmlission were so strongly reaffirmed by the Governments of India and of Pakistan through their representatives at this table. 50. Now that Mr. Frank Graham has been appointed United Nations Representative - and l understand he intends to leave for the sub-continent within a few weeks - it is the earnest hope of the United States Governl11ent, a hope and an expectation which l am sure is shared by all the other members of the Council, that he will be able to achieve success in his mission. It seems not only right but perhaps necessary that he shot1ld arrive in an atl110sphere clear and free of some of the donbts and suspicions which have engendered this meeting. 51. The task of the United Nations Representative, we all recognize, is a very difficult one. l do not l11ean to minimize the difficulties he will face. Some may question whether it is now appropriate to consider the matter we are discussing here in view of the difficulty and delicacy of Mr. Graham's mission, but our feeling is that assurances by the Govermnent of India are, if l may say sa, quite necessary at this stage. The proc- lamation of the Yuvaraja of Kashmir in convoking the constituent assembly, when coupled with the reported statel11ent by Sheikh Abdu11a, Prime Minister of the State of ICashmir, indicates that the intention is ta con- vene a constituent assembly which will purport ta make a definitive decision with regard to the question of accession; and, since that is a reasonable inference to be drawn from the reports which have been received, we do feel that an issue is presented here with which the Secnrity Council must deal at this stage. 52. The United States Government understands that one of the provisions of the Yuvaraja's proclamation declares that the constituent assembly sha11 have power to act notwithstanding any vacancy in the membership of the assembly - Qbviously, by reason of the fact that 48. M. GROSS (Etats-Unis d'Amérique) (traduit de l'anglais) : Le Conseil de sécurité se voit maintenant dans l'obligation d'examiner une fois encore la question Inde-Pakistan, bien qu'il ait adopté, à une date aussi récente que le 30 mars, une résolution par laquelle il a décidé d'envoyer dans la péninsule un nouveau repré- sentant des Nations Unies, dans l'espoir que M. Graham-le représentant en question - serait en me- sure d'assurer la démilitarisation de l'Etat de Jammu et Cachemire, après s'être concerté avec les parties inté- ressées et conformément aux résolutions de la Commis- sion des Nations Unies en date du 13 août 1948 et du 5 janvier 1949, résolutions acceptées par les parties. 49. Lors de la discussion qui a précédé l'adoption de notre résolution du 30 mars, tous les membres du Con- seil ont noté avec satisfaction, j'en suis certain, le fait que les deux résolutions de la Commission des Nations Unies étaient confirmées avec tant de force par les représentants au Conseil des Gouvernements de l'Inde et du Pakistan. 50. Maintenant que M. Frank Graham a été désigné comme représentant des Nations Unies- je crois savoir qu'il a l'intention de se rendre dans la péninsule dans quelques semaines-le Gouvernement des Etats- Unis espère sincèrement que sa mission sera couronnée de succès; je suis certain que cet espoir est partagé par tous les autres membres du Conseil. Il semble souhaita- ble, et même nécessaire, que M. Graham trouve à son arrivée une atmosphère nette et libérée des doutes et des soupçons qui ont provoqué la convocation de la présente séance. 51. Nons reconnaissons tous que la tâche du représen- tant des Nations Unies est fort difficile. Je n'ai guère l'intention de minimiser les difficultés auxquelles il devra faire face. On peut se demander s'il convient d'examiner ici la qnestion dont nous sommes saisis, étant donné la mission difficile et délicate qui incombe à M. Graham. Cependant nous estimons, si je puis m'exprimer ainsi, qu'il est tout à fait nécessaire, dans l'état actuel de la question, que le Gouvernement de l'Inde fournisse des assurances. La proclamation par laquelle le Yllvaraja du Cachemire a convoqué l'assem- blée constituante, lorsqu'on la rapproche des déclara- tions qu'aurait faites le cheik Abdullah, Premier Minis- tre de l'Etat du Cachemire, semble indiquer qu'on se propose de convoquer une assemblée constituante qui aurait tendance à prendre une décision définitive sur la question du rattachement. Etant donné que; d'après les rapports qui ont été reçus, on peut raisonnablement tirer cette déduction, nous estimons que le Conseil de sécurité est saisi ici d'une question qu'il doit traiter dès à présent. 52. Le Gouvernement des Etats-Unis n'ignore pas que, d'après une des dispositions de la proclamation du Yuvaraja, l'assemblée constituante aura le droit de prendre des décisions, même si sa composition est incomplète. C'est manif~5tel11ent parce que l'assemblée 53. The assurances which were given at previous meetings of the Security Council by Sir Benegal Rau, and to which reference has been made today, do state, it is true, that there is no intention to prejudice issues before the Security Council or to come in the way of the Secnrity Counèil's jurisdiction in this case by reason {lf any action which is contemplated. It is gratilying to have reassurances again today that such is not the intention. 54. Again, the representative of India said some time ago - and the statement has been repeated here today - that while the assembly, if convened, may express an opinion, it may not make a decision. These are also important assurances. But 1 should like to point out again that in Sheikh Abdulla's statement, he does not appear, if reported correctly, to agree with the limita- tions which have been placed upon the matter by the spokesman for the Government of India in the Secu- rity Council itself. 55. 1 therefore consider it appropriate to refer in par- tieular t{l one statement in the resolution adopted by the Secllrity Council on 30 March {lf this year. In that statement, which appears in the preamble, the Secu- rity Council recorded its views that "the convening of a constituent assembly ... and any action that assem- bly mig-ht attempt to take to c1etermine the future shape and affiliation of the entire State Dr any part thereof would not constitute a disposition of the State in ac- cordance with" the commitment of the parties under the resolutions of 13 August 1948 and 5 January 1949 adopted by the United Nations Commission for India and Pakistan. These resolutions state, as one principle fully and cO~lsistently reaffirmed by the Governments of India and Pakistan, that the final disposition of the State will be made in accordance with the will of the people expressed through the democratic method of a free and impartial plebiscite conducted under United Nations auspices. 56. We believe that it would be weil to recall that paragraph 8 of the Security Council resolution of 30 March 1951 requested the Governments of India and Pakistan "to take al1 possible mea:sures to ensure the creation and maintenance 0f an atmosphere favourable to the promotion of further negotiations" and that it aiso called upon them "to refrain from any action likely to prejudice a just and peaceful settlement". 53. Il est vrai CJue, dans les ass~rances fournies par Sir Benegal Rau à des séances précédentes du Conseil de sécurité et qui viennent d'être citées aujourd'hui, on a déclaré qu'on ne se proposait nullement de préjuger les questions dont le Conseil de sécurité est saisi, ni de porter atteinte à la compétence du Conseil de sécurité en cette matière par aucune des mesures envisagées. Il est réconfortant d'entendre à nouveau des assurances dans ce sens: 54. De même, le représentant de l'Inde a dit il Y a quelque temps - et cette déclaration a été répétée ici aujourd'hui - que, si l'assemblée, une fois convoquée, peut exprimer une opinion, elle peut ne pas prendre de décision. Ces assurances sont également importantes. Mais je tiens à faire remarquer encore que le cheik Abdullah, si sa déclaration a été correctement rappor- tée, ne paraît pas accepter les limites que le porte-parole du Gouvernement de l'Inde a lui-même posées à propos de cette question devant le Conseil de sécurité. 55. C'est pourquoi j'estime qu'il convient de rappeler notamment les termes de la résolution adoptée le. 30 mars de cette année par le Conseil de sécurité. Dans cette déclaration, qui figure dans le préambule, le Con- seil de sécurité constate que "la convocation d'une assemblée constituante ... ainsi que toutes les mesures que cette assemblée pourrait s'efforcer de prendre' pour déterminer la structure et les associations futures de l'ensemble de l'Etat de Tammu et Cachemire ou d'unè partie quelconque dudit" Etat, ne constituent pas des moyens propres à régler le sort dudit Etat conformé- ment" aux engagements pris par les parties en vertu des résolutions des 13 août 1948. et 5 janvier 1949, adoptées par la Commission des Nations Unies pour l'Inde et le Pakistan. Ces résolutions expriment le prin- cipe réaffirmé absolument sans relâche par les Gouver- nements de l'Inde et du Pakistan, à savoir que le sort définitif de l'Etat de Jammu et Cachemire doit être décidé conformément à la volonté des populations, ex- primée au moyen de la procédure démocratique d'lm plébiscite libre et impartial tenu sous l'égide des Na- tions Unies. 56. Nous estimons qu'il conviendrait de rappder le texte du paragraphe 8 de la ré50lution adoptée le 30 mars 1951 par le Conseil, qui invitait les Gouverne- ments de l'Inde et du Pakistan "à prel'ldre toutes les mesures nécessaires p{lur créer et maintenir une atmos- phère favorable au progrès de nouvelles négociations" et qui leur demandait également "de s'abstenir de toute action qui pourrait nuire au règlement équitable et paci- fique du différend". . "The Government of India and the Government of Pakistan agree ta appeal to their respective people to assist in creating and maintaining an atmosphere favourable to the promotion of further negotiations." 58. This particular resolution has not only been ac- cepted by the Governments of both parties, but they have themselves insisted upon the importance of adhering closely ta the tenus of this resolution and the subsequent resolution of 5 Jant1ary 1949. 59. It would appear ta my Government that, if the Government of India permits the convening of this constituent assembly at this time, it would not be adhering fully to the spirit of its commitment as ac- cepted in the resolution of 13 August 1948, so finnly proc1aimec1 as a foul1dation of India's position by Sir Benegal Rau in the Security Council meetings on this matter, and ag-ain reaffirmed by the representative of India at the meeting today. .. 60. As l have said, the Security Council has just ap- pointed a new United Nations Representative to bring about a demilitarization under the terms of the two resolutions of the United Nations Commission for India and Pakistan. The United States Government sincerely hopes that bath parties and the Security Council will conccntrate on the primary objective of helping the new United Nations Representative to accomplish his mission. 61. We believe, as l had the honour to state ta the Council on 21 February of this year [532nd meeting], that there can be no real and lasting settlement of the Kashmir dispute which is not acceptable to both parties. Any attempt to decide the issue withollt the consent of ~~h par!ies would o!lly leave a constant and explosive IrrItant l11 the relatIOns between these two Govern- m:nt~, an irritant which would efiectively prevent the bnnglllg about of peace and security in South Asia. l take the !iberty of repeating that statement today be- c~tlse .of. ItS direct application to the present situation, smce lt IS almast impossible toconceive that agreement ?f both parties could be obtained and brought to fruition 111 an atmosphere; which we are afraid would be engen- der~d by the actIOn fore shadowed by the statement of Shelkh Abdulla and the proclamation of the Yuvaraja. "Le Gouvernement de l'Inde et le Gouvernement du Pakistan acceptent de faire appel à leurs peuples respectifs pour qu'ils aident à créer et à maintenir une atmosphère favorable au développement de nou- velles négociations." 58. Non seulement les gouvernements des deux parties ont accepté cette résollltion, mais ils ont eux-mêmes insisté sur l'importance qu'il y avait à observer scrupu- leusement les termes de cette résolution et de la résolu- tion ultérieure du 5 janvier 1949. 59. Il semble à mon g-ouvernen;ent que, si le Gouver- nement de l'Inde autorisait maintenant la convocation de cette assemblée constituante, il ne se conformerait pas entièrement à l'esprit de son engagement reconnu dans la résolution du 13 août 1948, et si fermement pro- clamé par Sir Benegal Rau, comme constituant la base de la position de l'Inde, aux séances du Conseil de sécu- rité consacrées à l'étude de cette question, puis réaffir- mé par le représentant de l'Inde aujourd'hui. 60. Comme je l'ai dit, le Conseil de sécurité vient de désigner un nouveau représentant des Nations Unies pour créer les conditions d'une démilitarisation confor- mément aux deux résolutions adoptées par la Commis- sion des Nations Unies pour l'Inde et le Pakistan. Le Gouvemement des Etats-Unis espère sincèrement que les deux parties et le Conseil de sécurité se donneront pDur premier objectif d'aider le nouveau représentant des Nations Unies à accomplir sa mission. 61. Nous estimons, comme j'ai eu l'honneur de le dé- clarer devant le Conseil de sécurité le 21 février dernier [532èu!e séance], qu'un règlement de la question du Cachemire qui ne serait pas acceptable pour les deux parties ne saurait être ni réel ni durable. Toute tenta- tive de résoudre la question sans le consentement des· deux parties ne pourrait que provoquer, dans les rela- tions entre les deux gouvernements intéressés, une irri- tation constante et lourde de menaces, irritation qui s'opposerait en fait au rétablissement de la paix et de la sécurité dans cette région de l'Asie. Je me permets de répéter ce que j'avais dit le 21 février dernier, car mes propos d'alors s'appliquent parfaitement à la situa- tion actuelle; en efiet, il est pratiquement impossible de concevoir que l'accord des deux parties puisse être 01)- tenu et maintenu dans une atmosphère qui, nous le craignons, serait troublée par la mesure que laissent prévoir la déclaration du cheik Abdullah et la proc1a- mation du Yuvaraja.
When on 30 March 1951 the Council adopted the resolll- tion appointing a United Nations Representative for India and Pakistan and instructing him to effect the demilitarization of the State of Jammu and Kashmir on the basis of two previous resolutions, the provisions of which have been accepted both by India and Pakistan, the principle governing the approach to the problem seemed ta be very c1ear. Demilitarization was to create the most favourable and fair conditions for a truly free plebiscite by the population of the contested territory. There might be differences of opinion in regard to the interpretation and execution of the agreed provisions concerning such demilitarization. In the event of such differences the parties were called upon to accept arbi- tration. But there could be - and, to my knowledge, there was - no difference of opinion with regard to the desire of the parties that the future of the State of Jammu and Kashmir should be decided through the democratic method of a free and impartial plebiscite conducted under the auspices of the United Nations. 64. It is clear that the question of the affiliation of the State of Jammu and Kashmir must be decided without pressure of any kind from interested neighbours or from governments .or authorities set up {Jr existing in Jammu and Kashmir before the free plebiscite by the people has taken place, whether these governments or authorities are sympathetic towards India or Pakistan, or whether they control the contested territory in whole or in part. For, as l have said on previous occasions, the issue should be decided, in the last analysis, by the people of the State of Jammu and Kashmir themselves and not by the rulers heretofore placed over them. l add now: not by these rulers or their instruments; and l repeat that no prearranged political organization in part {Jf the contested State set up tmder the auspices of authorities which have already made their choice shollid interfere with this complete freedom of."choice. For that reason my Government welcomed the affirma- tion, in the preamble of the resolution which the Coun- ciladopted on 30 March to which the representative of the United States also referred just now, that the con- vening of a constituent assembly, as recommended on 27 October 1950 by the General Cotmcil of the All- Jam111u and Kashmir National Conference, for the pur- ]X)se of deterl11ining the future shape and affiliations of the State of Jammu and Kashmir would, in the words of the Council's resolution, "not constitute a disposi- tion of the State in accordance with the accepted prin- ciple that such final disposition must be made in accord- ance with the will of the people expressed through a free and impartial plebiscite conducted under the aus- pices of the United Nations". 63. M. VON BALLUSECK (Pays-Bas) (traduit de l'anglais) : Lorsque le Conseil de sécurité a adopté, le 30 mars 1951 la résolution désignant un représentant des Nations Unies pour l'Inde et le Pakistan et le char- geant d'opérer la démilitarisation de l'Etat de Jammu et Cachemire conformément aux deux résolutions anté- rieures, dont les dispositions ont été acceptées par l'Inde et le Pakistan, la question paraissait très simple. La démilitarisation avait pour but de créer les condi- tions les plus favorables et les plus équitables en vue d'un plébiscite vraiment libre de la population du terri- toire en litige. Il pouvait y avoir des divergences de vues en ce qui concerne l'interprétation et l'application des. dispositions convenues au sujet de cette démilita- risation. Dans ce cas, les parties étaient invitées à accepter l'arbitrage. Mais il ne pouvait pas y avoir- et, à ma connaissance, il n'y a pas eu - de divergences de vues en ce qui concerne le désir des parties de voir décider du sort de l'Etat de Jammu et Cachemire par la méthode démocratique d'un plébiscite libre et impar- tial organisé sous l'égide des Nations Unies. 64. Il est évident que la question du rattachement de l'Etat de Jammu et Cachemire doit être résolue sans aucune pression de la part d'Etats voisins intéressés, ni de gouvernements ou autorités créés ou existant dans l'Etat de Jammu et Cachemire avant que la population se soit prononcée par un plébiscite libre, que ces gou- vernements ou autorités soient favorables à l'Inde ou au Pakistan, ou qu'ils contrôlent en partie ou en tota- lité le territoire en litige. Ainsi que j'ai eu l'occasion de le dire à plusieurs reprises, la question doit être dé- cidée en dernier ressort par la population de l'Etat de Jammu et Cachemire, et non par les dirigeants qui lui ont été imposés. J'ajoute maintenant: 110n par ces diri- geants ou leurs instruments; je répète qu'aucune orga- nisation politique créée dans une partie de l'Etat en litige sous l'égide d'autorités qui se sont déjà pronop- cées en la matière ne devrait faire obstacle à cette com- plète liberté de choix de la population intéressée. C'est pour cette raison que ma délégation a été heureuse de trouver, dans le préambule de la résolution que le Con- seil a adoptée le 30 mars, l'affirmation à laquelle le représentant des Etats-Unis vient aussi de faire allu- sion, que la convocation d'une assemblée constituante, conformément à la recommandation forn1Ulée le 27 octobre 1950 par le Conseil général de la Conférence nationale de l'ensemble du Jammu et Cachemire, aux fins de déterminer la structure et les associations futures de l'Etat de Jammu et Cachemire ne constitue pas, comme le dit la ré.solution du Conseil, un moyen propre "à régler le sort dudit Etat conformément au prind- pe" selon lequel "le sort définitif de l'Etat de Jammu et Cachemire doit être décidé conformément à la volonté des populations exprimée au moyen de la procédure démocratique d'un plébiscite libre et impartia.l tenu IlOUS l'égide des Nations Unies". "We have decided after long deliberations to con- vene the constituent assembly to decide the future shape and affiliation" ----' l repeat, and affiliation - "of Kashmir, and no power can veto its decision." 66. If these utterances and intentions and decisions have been correct1y reported, there would be occasion for apprehension on our part. For it is clear that such action would l'un counter to the 1etter and the spirit of the equitab1e solution which the Security Council's resolution of 30 March endeavours to. prepare under conditions of fairness and free from any form of intimi- dation, and it wou1d a1so l'un counter to the statement which the representative of India made before the Couneil on 1 March 1951, when he said [533rd m,eeting] : "1 have already explained the purpose of the con- stituent assembly - namely to frame a constitution for Kashmir and, in particular, to provide an elected legislature to which the executive could be made re- sponsib1e. It is not meant to come in the way of the Security Council." 67. This afternoon we heard a reaffirmation of this attitude by the representative of India. His Govern- ment, l think he has said, believes that the constituent assemb1y in Kashmir cannot decide on the matter of accession. l think the Security Council should confirm that belief, for as far as the question of affiliation is con- cerned, the one and only authoritative voice is that of the unconstrained people of Jammu and Kashmir. That voice should be heard on this particular issue under impartial management and not hampered by organiza- tions whose leaders have already made up their minds in one way or another. 68. l do not wish to enter here into the problem of the present status of the Government of Jammu and Kashmir. As far as the plebiscite is concerned; that status is, l believe, irrelevant since Pakistan) and also, India, have accepted as a superseding prineiple that the future of the State should be decided through a {ree and impartial plebiscite under the auspices of the United Nations. 69.. On this point the Security Council should, in my opinion, leave no doubts in the minds of the Govern- "Après de longues délibérations, nous avons dé- cidé de convoquer une assemblée constituante qui déterminera la structure et les assoeiations" - je dis bien, et les associations - "futures de l'Etat de Cachemire; la décision que prendra l'assemblée cons- tituante ne pourra faire l'objet d'aucun veto." 66. Si ces déclarations, intentions et décisions ont été fidèlement rapportées, nous avons le droit de mani- fester une certaine appréhension. Il est clair en effet que de telles mesures seraient contraires à la lettre et à l'esprit de la solution équitable que la résolution du Conseil de sécurité en date du 30 mars s'efforce de préparer da.ns des conditions de justice et à l'abri de . toute forme d'intimidation, et q.u'elles seraient con- traires aussi à la déclaration faite par le représentant de l'Inde devant le Conseil de sécurité le 1er mars 1951, lorsqu'il a dit [533ème séance] : "J'ai déjà expliqué quelle serait la tâche de cette assemblée; j'ai dit qu'elle devrait établir une cons- titution pour le Cachemire et, plus particulièrement, organiser une législature élue devant laquelle le pouvoir exécutif pourrait être responsable. Il n'est pas question de gêner le Conseil de sécurité dans son action." 67. Cet après-midi, nous avons entendu le représen- tant de l'Inde réaffirmer cette position. Il a déclaré, me semble-t-il, que son gouvernement estime que l'assem- blée constituante du Cachemire ne saurait prendre de décision sur la question du rattachement. Je pense que le Conseil de sécurité devrait confirmer cette opinion, car, pour ce qui est de la question du rattachement, la seule et unique voix autorisée est celle de la population de Jammu et Cachemire libre de toute contrainte. Cette voix doit se faire entendre sur ce point particulier dans des conditions d'impartialité sans qu'interviennent des organisations dont les dirigeants ont déjà pris leur dé- cision, dans un sens ou dans l'autre. 68. Je ne veux pas aborder ici la question du statut actuel du Gouvernement de l'Etat de Jammu et Cache- mire. En ce qui concerne le plébiscite, ce statut, me semb1e-t-il, n'a pas d'importance, puisque le Pakistan et l'Inde ont accepté avant tout que le sort de l'Etat soit décidé par un plébiscite libre et impartial tenu sous l'égide des Nations Unies. 69. Sur ce point, le Conseil de sécurité ne devrait laisser subsister aucun doute dans l'esprit des gouver- 70. 1 earnestly hope that this renewed expression of the requü-ements of fairness and respect for agreed principles for a just solution will be heeded by all those whom it may concern, and may be understood in their fundamental purpose, namely to promote the happiness of the people of Jammu and Kashmir and, by doing so, to restore the harmonious co-operation between the great nations of India and Pakistan.
The French delegation considers that the statement made at Srinagar on 4 May 1951 by the Prime Minister of Kashmir, Sheikh Abdulla, is incom- patihle with the two resolutions of the United Nations Commission for India and Pakistan dated 13 August 1948 and 5 January 1949 to whieh India and Pakistan have each formally expressed their agreement. The statement is also, in the opinion of my delegation, incompatible with the resolution adopted by the Coun- cil on 30 Mareh 1951. 72. In the circumstances, the despateh of a letter by the President of the United Nations Security Council, in his capacity as sueh, to the heads of the Govern- ments of India and Pakistan, as proposed to us today by the representative of the United Kingdom, in order to place on record the various statements made before the Council recently and again today by the represent- ative of India is, in the opinion of my delegation, jus- tified. 73. The despatch of this letter is, in the view of my delegation, the more time1y because a new United Nations Representative - as the representative of the United States has just reminded us - is about to leave for Kashmir to undertake a mission the success of which is of the highest importance to the future wel- fare of that country, to good relations between India and Pakistan and to the maintenance of peace in that part of the wodd.
The Brazilian delegation, having- voted for the adoption of the resolution of the Security Council of 30 March 1951, cannot fail to view with concern the proclamation of the Yuvaraja of Jammu and Kashmir wherein the details of procedure are contained for convening a constituent assembly in the State. The resolution of 30 March 1951 explicit1y affirms that the convening of the constituent assembly recommenc1ed by the General Council of the All- Jammu and Kashmir National Conference and any action that the assembly might attempt to take to deter- mine the future shape and affiliation of the entire State or any part thereof, would not constitute a valid dispo- sition of the State. Both India and Pakistan have ac- cepted the United Nations Commission for India and 70. J'espère sincèrement que tO~lS les. intéressés tiel;- dront compte de cette nouvelle c1eclaratlOn et reconnru- tront que, pour aboutir à une solutio.n j,nste, il faut faire preuve d'équité et respecter les pnnclpes sur lesquels on s'est mis d'accord; il faut aussi comprendre le but essentiel de ces principes, qui consiste à favoriser le bien-être de la population de Jammu et Cachemire et à rétablir ainsi une collaboration harmonieuse entre les grandes nations de l'Inde et du Pakistan. 71. M. LACOSTE (France): La délégation fran- çaise estime que la déclaration faite, le 4 mai 1951, à Srinagar, par le cheik Abdullah, Premier Ministre du Cachemire, est incompatible avec les deux résolutions de la Commission des Nations Unies pour l'Inde et le Pakistan en date du 13 août 1948 et du 5 janvier 1949, sur lesquelles l'Inde et le Pakistan ont, l'une et l'autre, exprimé formeHement leur accord. Cette déclaration est également incompatible, au sens de ma délégation, avec la résolution que le Conseil a adoptée le 30 mars 1951. 72. Dans ces conditions, l'envoi d'une lettre par le Président du Conseil de sécurité des Nations Unies, agissant en cette qualité, aux chefs des Gouvernements de l'Inde et du Pakistan, dans le sens qui nous a été proposé aujourd'hui par le représentant dn Royaume- Uni, pour prendre acte des diverses déclarations faites devant ce Conseil, ces temps derniers et aujo11l'd'hni encore, par les représentants de l'Inde, paraît justifié à ma délégation. 73. L'envoi de cette lettre Ini semble, d'autre part, d'autant plus opportun, qu'un nouveau représentant des Nations Unies est, ainsi que vient de le rappeler le représentant des Etats-Unis, sur le point de partir pour le Cachemire, chargé d'une mission dont le succès est de la plus grande impoliance pour l'heureux avenir de ce pays, pour la bonne harmonie des relations entre l'Inde et le Pakistan et pour le maintien de la paix dans cette partie du monde. 74. M. MUNIZ (Brésil) (traduit de l'anglais): Il est impossible à la délégation brésilienne, qui a voté pour la résolution adoptée par le Conseil de sécurité le 30 mars 1951, de ne pas se montrer préoccupée de la proclamation du Yuvaraja de Jammu et de Cachemire, qui expose en détail la procédure à appliquer pour la convocation d'une assemblée constituante dans cet Etat. La résolution d~l 30 mars 1951 déclare expressément que la convocabon d'une assemblée constituante clans les candi,tions rec01;l1TIandées par le Conseil général de la Conference natlonale de l'ensemble de l'Etat cIe Jaml11u et Cachemire, ainsi que toutes les mesures que e~tte ~ssemblée pourrait s'efforcel· de prendre pour detenmner la structtlre et les associations .futures cIe l'ensemble de l'Etat de Jammu et Cachemire ou èl'une 75. Furthermore, paragraph 8 of the operative part of the Security Council resolution of 30 March 1951 cal1s upon the Governments of India and Pakistan "to take ail possible measures to ensttre the creation and main- tenance of an atmosphere favourable to the promotion of further negotiations and to refrain from any action likely to prejudice a just and peaceful settlement" of the matter. J 76. We still think that the Security Council resolu- tion of 30 March 1951, containing adequate machinery for negotiation and emphasizing the need for arbitra- tion in the event that the United Nations Represent- ative fails to reconcile the divergent views of India and Pakistan, is fair and equitable to both parties directly concerned. It does not do 111uch more than ta reaffirm a course of action ta which India and Pakistan were already formally committed, and it is wide enough in scope and in terms to provide a basis for the settlement of the outstanding differences between the two Member States. 77. The unilateral action now contemplated runs counter to the various resolutions of the Security Coun- cil on the India-Pakistan question and would certainly constitute another deterrent to a permanent solution of this particnlar problem. Any action taken or decisions which might be reached by the constituent assembly should not be construed or interpreted as implying a le~itimate disposition of the State of Jammu and Kash- mIr. 78. I therefore dare to express the hope that the Gov- ermllents of India and Pakistan, taking cognizance through the President of the Security Council of the concern expressed at this meeting by various members of the Coullcil, will do theil' best to assure in Kashmir conditions likely to faci1itate the de1icate task entrusted to Ml'. Frank Graham, and will refrain from taking any action which might add to the difficulties of bringing about a satisfactory solution of this problem. 79. Ml'. QUEVEDO (Ecuador) (translated fram Spanish): The determination of the future political affiliation or al1egiance of Jammu and Kashmir by the constituent assembly which is to be convened would be a violation or an attemped violation of the interna- tional agreement between India and Pakistan whereby the question is to be settled by means of a plebiscite. It would also be a failure ta recognize the authority of the Security Council, and finally, it rnight prevent a peaceful settlement of the question. 75. De plus, le paragraphe 8 du dispositif de la réso- lution du Conseil de sécurité en date du 30 mars 1951 demande aux Gouvernements de l'Inde et du Pakistan "de prendre toutes les mesures nécessaires pour créer_ et maintenir une atmosphère favorable au progrès de nouvel1es négociations et de s'abstenir de toute action qui pourrait nuire au règlement équitable et pacifique du différend". 76. Nous persistons à penser que la résolution du 30 mars 1951, qui prévoit des mesures appropriées en vue de négociations et qui souligne la nécessité du recours à l'arbitrage si le représentant des Nations Unies ne parvient pas à concilier les divergences de vues de l'Inde et du Pakistan, est juste et équitable pour les deux parties directement intéressées. Cette résolution ne fait guère plus qu'affirmer de nouveau une ligne de conduite à laquelle l'Inde et le Pakistan ont déjà donné leur adhésion formel1e; la portée en est suffisamment vaste, et les termes en sont suffisamment généraux pour permettre le règlement des divergences de vues qui subsistent encore entre les deux Etats Membres. 77. L'action unilatérale qu'{)n envisage à présent est contraire aux diverses résolutions du Conseil de sécu- rité au sujet de la question Inde-Pakistan; elle consti- tuerait certainement un nouvel obstacle à une solution permanente du problème. T{)ute mesure ou toute déci- sion que pourrait prendre l'assemblée constituante ne saurait être considérée ou interprétée comme impli- quant une solution légitime du sort de l'Etat de Jammu et Cachemire. 78. C'est pourquoi je me permets d'exprimer l'espoir qu'après avoir pris connaissance de la lettre du Prési- dent du Conseil de sécurité qui leur exposera les soucis exprimés à la présente séance par plusieurs membres du Conseil, les Gouvernements de l'Inde et du Pakis- tan feront tout leur possible pour assurer au Cache- mire des conditions propres à faciliter la tâche délicate qui a été confiée à M. Frank Graham, en s'abstenant notamment de prendre toute mesure qui pourrait rendre ])111S difficile une solution satisfaisante du problème. 79. M. QUEVEDO (Equateur) (tradnit de l'espa- qnol) : La décision relative aux associations futures ou ~u rattachement politique de l'Etat de Jammu et Cache- mire par l'assemblée constituante qui va être convo- quée, constituerait une violat~on, ou une tentative de violation de l'accord internatlOnal conclu entre l'Inde et le Paidstan, et aux termes duquel le règlement du sort du Cachemire doit résulter d'un plébiscite. D'autre part, cette décision serait prise au mépris de l'aut{)rité du Conseil de sécurité et, enfin, elle risquerait d'empê- . cher une solution pacifique de la question. 80. A la séance du 30 mars du Conseil de sécurit~, "If there is any criticism to be made of the draft resolution, 1 think it is that its operative part, seeking not to depart from the area of agreement already reached by the parties so that implementation may be achieved, is not explicit enough in its statement of the requirements which seem in the present situa- tion to be just, necessary and indispensable to the holding of a truly free and impartial plebiscite to express the desire of the people of Jammu and Kash- mir." 81. 1 then added: "Inasmuch as India and Pakistan have agreed that the final status of Jammu and Kashmir should be de- cided by a free and impartial plebsicite, that must be our point of departure and the legal and political basis for the Council's action. "Upon this basis, in our opinion," 1 said, "it can only be inferred that: ... the constituent assembly of Jammu and Kashmir cannot be considered as representing the people as a whole or as a free manifestation of the people's will, and the decisions of sucb an assembly can neither change nor deprive of their effect the international undertakings entered into by India and Pakistan in respect of the plebiscite." 82. l added that a free and impartial plebiscite pre- supposes that the electors shall be free from pressure, threats, intimidation or compulsion in any form by the local authorities, or by military or police forces (whieh- ever they are called) in the territory dtlring the pre- paration and holding of the plebiscite. 83. If, therefore, the constituent assembly of Jammu and Kashmir were to do what is suggested in the speech of Sheikh Abdulla quoted by the delegation of Pakistan and made on 4 May, that is, convene the assembly in • order to decide the future allegiance of this State, on the assumptioiJ. that no one can veto its decision, it seems to me that the Security Council, which has today taken note of the statement made by the representative of India, should state beforehand categorically that any such decision by the constituent assembly could not be regarded asvalid and would not therefore be recog- nized as a settlement of the problem, and should call upon the two Governments to abstain from taking or permitting any action which would prevent the holding .of the plebiscite and the peaceful settlement of the prob- lem. ."Si l'on pouvait apporter quelque amélioration à ce projet de résolution, ce serait à mon avis sm le point suivant: en s'efforçant de ne pas quitter le terrain sur lequel l'entente s'est faite entre les parties, en voulant assurer la mise en œuvre de la résolution, le projet n'énonce peut-être pas de manière suffisam- ment claire, dans son dispositif, les conditions préa- lables qui, dans la situation actuelle, paraissent justes, essentielles et indispensables pour que le plébiscite soit véritahlement libre et impartial et exprime vrai- ment les vœux de la population de l'Etat de Jammu et Cachemire." 81. J'ai dit ensuite: "Ma délégation estime que l'engagement pris par l'Inde et le Pakistan d'accepter que le sort définitif de l'Etat de Jammu et Cachemire soit décidé par un plébiscite libre et impartial doit constituer la base de notre action actuelle et le fondement juridique et politique de l'action du Conseil." "En partant de cette base", ai-j e dit encore, "nous ne pouvons, à notre avis, que tirer ies conclusions suivantes: ... l'assemblée constituante de l'Etat de Jammu et Cachemire ne pourrait, dans les circons- tances actuelles, être considérée comme représenta- tive de la totalité de la population intéressée ni comme la libre manifestation de sa volonté; les décisions que pomrait prendre cette assemblée ne pourraient donc ni modifier l'accord international conclu par l'Inde et le Pakistan sur la question du plébiscite, ni empêcher cet accord de produire ses effets." 82. J'ai ajouté qu'une condition préalable à un plébis- cite libre et impartial était que les électeurs ne subis- sent aucune pression ni contrainte, ne fassent l'objet d'aucune menace sous quelque forme que ce soit de la part des autorités locales ou de la part des forces mili- taires 011 de police - quel que soit le nom qu'on leur donne - qui se trouvent sur le territoire où doit avoir lieu le plébiscite pendant la préparation et pendant les opérations du plébiscite. 83. Si donc l'assemblée constituante de Jammu et Cachemire venait à faire ce qui. ressort du discours du cheik Abdullah en date du 4 mai qu'a cité la délégation du Pakistan, c'est-à-dire si l'on convoquait l'assemblée pour qu'elle décide du rattachement futur de cet Etat, en partant du principe qtle personne ne peut s'opposer à cette décision, il me semble qu'il convient que le Con- seil de sécmité, qui a pris note aujourd'hui de la décla- ration du représentant de l'Inde, déclare catégorique- ment dès maintenant qu'il ne pourm considérer comme valide une telle décision de l'assemblée constituante, et moins encore la reconnaître comme solution du 'pro- blème, et invite les deux gouvernements à s'abstel1lr de prendre Otl d'atttoriser toute mesure qui compromet- trait la réalisation du plébiscite et la solution pacifique du problème. ..
At the 539th meeting of the Security Council held on 30 March 1951, l had the occasion ta express my delegation's apprehension at the convoking of a national or constituent assembly in the State. Our apprehension has increased as a result of the latest development. Such a constituent assembly, we are afraid, might adopt a resolution in favour of the accession of the State of Jammu and Kashmir to India, or it might write into the proposed constitution some dec1aration to that effect. That would be contrary to the letter and spirit of the resolutions adopted by this Council and by the United Nations Commission for India and Pakistan. 86. The primary purpose, l presume, of the constit- uent assembly is to frame a constitution for the State. To set up any constitution now, before the plebiscite, would unavoidably formalize or solidify the re1ation- ship of the State of Jammu and Kashmir to India and thus prejudice the whole concept and outcome of a fair and free plebiscite. 87. It is the considered view of my delegation that the proclamation of the Yuvaraja of 30 April 1951 for convoking a constituent assembly is at variance with the resolutions of this Council, and the convoking at this time of the assembly, the avowed pUl'pose of which is to decide the shape and affiliation of Kashmir, would arouse so much passion and misunderstanding as to make the solution of the Kashmir problem much more difficult, if not impossible. 88. In conclusion, l wish also ta associate myself with the suggestion made by the representative of the United Kingdom, that the President of the Security Council should address a letter ta the parties concerned, trans- mitting and reaffirming the views of this Council.
l submit, for the appraval of the Security Council, a proposed text of the letter which variotls delegations have suggested should be sent by the President of the Security Council ta the Governments of Inc1ia and Pakistan: "1 have the honour ta call your attention to the important principles regarding the India-Pakistan question restated in the Security Council resolution of 30 March 1951 (Sj2017jRev.l). "Members of the Security Council, at its 548th meeting held on 29 May 1951, have heard with satis- faction the assurances of therepresentative of India that any constituent assembly that may be established in Srinagar is not intenclecl to prejudice the issues before the Security Council orto come in its way. 85. M. HSIA (Chine) (traduit de l'anglais): A la 539ème· séance du Conseil de sécurité, le 30 mars 1951, j'ai exprimé les craintes de ma délégation au sujet de la convocation dans l'Etat de Cachemire d'une assem- blée nationale ou constituante. Les événements qui se sont produits récemment n'ont fait qu'aggraver nos craintes, Nous redoutons qu'une telle assemblée consti- tuante puisse adopter une résolution proclamant le rat- tachement de l'Etat de Jammu et Cachemire à l'Inde, ou encore incorporer dans la constitution une disposi- tion à cet effet. Une mesure de ce genre ne serait com- patible, ni avec la lettre et l'esprit de la résolution adQP- tée par le Conseil, ni avec les résolutions adoptées pp,r la Commission des Nations Unies pour j'Inde et le Pakistan. 86. Je suppose que l'assemblée constituante est des- tinée avant tout à rédiger une constitution pour cet Etat. Or, l'élaboration d'une constitution, si elle était effectuée à présent, c'est-à-dire avant le plébiscite, CQn- sacrerait et consoliderait inévitablement les rapports entre l'Etat de Jammu et Cachemire et l'Inde et préju- gerait ainsi toute décision en la matière et les résultats d'un plébiscite équitable et libre. 87. Ma délégation est convaincue que la proclamation lancée par le Yuvaraja le 30 avril 1951, et tendant à la- convocation d'une assemblée constituante, est en CQn- tradiction avec les résolutions adQptées par le Conseil de sécurité. La convocation à l'heure actuelle de cette assemblée destinée, comme on l'a affirmé, à décider de la structure des associations du Cachemire, soulèverait de telles passions et donnerait lieu à de tels malenten- dus, que la solution du problème du Cachemire en serait rendue beaucoup plus difficile, sinQn impossible. 88. Pour conclure, je tiens à m'associer, moi aussi, aux suggestions du représentant du Royaume-Uni ten- dant à ce que le Président du Conseil de sécurité adresse aux parties une lettre transmettant et reaffirmant le point de vue du Conseil. 89. Le PRESIDENT (traduit de l'anglais) : Je sou- mets à l'approbation du Conseil de. sécurité un projet de lettre que, selon. la proposition faite par diverses délégations, le Président du Conseil de sécurité adres- serait aux Gouvernements de l'Inde et du Pakistan: "J'ai l'hQnneur d'attirer votre attention sur les importants principes concernant la question Inde- Pakistan qui se trouvent énoncés à nouveau dans la résolution du Conseil de sécurité en date du 30 mars 1951 (Sj2017jRev.l). ilLe 29 mai 1951, les membres du Conseil de sécu- rité, au cours de sa 548ème séance, ont entendu avec satisfactiQn le représentant de l'Inde donner l'assu- rance que toute assemblée constituante qui serait réunie à Srinagar n'aurait pas pour objet de préjuger les questions soumises au Conseil de sécurité ou d'en- traver son action. "En revanche, les deux communications qui m'ont été adressées en ma qualité de Président du Conseil "It is the sense of the Security Cot1l1cil that these reports, if correct, would involve procedures which are in conflict with the commitments of the parties to determine the future accession of the State by a fair and impartial plebiscite conducted under United Nations auspices. "rt seems appropriate to recall the request con- tained in the resolution of 30 March that the parties create and maintain 'an atmosphere favourable ta the promotion of further negotiations and to refrain from any action likely to prejudice a just and peaceful settlement'. The Council trusts that the Governments of ·India and Pakistan will do everything- in their power to ensure that the authorities in Kashmir do not disregard the Council or act in a manner which wou1d prejudice the determination of the future accession of the State in accordance with the proce- dures provided for in the resolutions of the Cot1l1cil and of the United Nations Commission for India and Pakistan. "As President of the Security Council, l have attempted to summarize the general line of the Secu- rity Council's discussion on this matter, a full record of which 1S attached." 90. This i5 the text l propose to send, in accordance with the suggestions of members of the Security Coun- cil, to the Governments of India and Pakistan in my capacity as President of the Security Council. Is that text acceptable ta the Council? 91. If the letter, when accepted by the Council, will have to be sent by cable, there will probably be a slight modification in the last sentence which would then read: Ha full record of which is being forwarded by air-mail". S
l have only a purely formaI suggestion to make regarding the last paragraph of the letter. l wonder whether it would not be better to indicate that it refers ta the Security Council's discussions at its 548th meeting, as there is no indication that it does in fClct refer to today's meeting.
l would draw the attention of the representative of France to the fact that the second paragraph of the letter - which he does not have before him, since l amended the text myself a few moments aga - begins as follows: . "~embers of the Security Council, at its 548th meetll1g held on 29 May 1951 ..." "Le Conseil de sécurité estime que, si ces informa- tions sont exactes, il s'agit de mesures qui sont en contradiction avec l'engagement pris par les parties de déterminer l'accession future de l'Etat au moyen d'un plébiscite équitable et impartial, sous les aus- pices des Nations Unies. "Il semble approprié de rappeler à ce sujet que la résolution du 30 mars a invité les parties à créer et· maintenir "une atmosphère favorable au progrès de nouvelles négociations et à s'abstenir de toute action qui pourrait nuire au règlement équitable et pacifi- que du différend". Le Conseil espère fermement que les Gouvernements de l'Inde et du Pakistan feront tout ce qui est en leur pouvoir pour veiller à ce que les autorités du Cachemire ne passent pas outre aux décisions du Conseil et n'agissent pas de manière à empêcher que l'accession future de l'Etat soit déter- minée conformément aux procédures prévues par les résolutions du Conseil et de la Commission des Nations Unies pour l'Inde et le Pakistan. "En ma qualité de Président du Conseil de sécu- rité, je me suis efforcé d'exposer brièvement le sens général des débats consacrés à cette question par le Conseil de sécurité, débats dont on trouvera ci-joint le compte rendu intégral." 90. Tel est le texte qu'en ma qualité de Président du Conseil de sécurité, je me propose d'envoyer, confor- mément aux propositions de certains membres du Con- seil, aux Gouvernements de l'Inde et du Pakistan. Le Conseil accepte-t-il? 91. Si le texte de cette lettre, lorsque le Conseil l'aura accepté, doit-être envoyé par câble, il y aura lieu proba- blement d'en modifier légèrement la dernière phrase, qui serait rédigée comme suit: "dont un compte rendu intégral vous est transmis par courrier aérien" s. 92. M: LACOSTE (France): Je n'ai qu'une remar- que de pure forme à suggérer au Président, précisé- ment à propos de ce dernier paragraphe de la lettre. Je me demande s'il ne conviendrait pas d'indiquer qu'il s'ag-it des débats du Conseil de sécurité au cours de la 548ème séance, parce qu'il n'y a aucune indication d'après laqueHe il s'agit bien de la séance d'aujourd'hui. 93. Le PRESIDENT: J'attire l'attention du repré- sentant de la France sur le fait que le deuxième para- graphe d.e la lettre·- qu'il n'a d'ailleurs pas sous les {'eux, pUIsque ce texte a été modifié pàr moi ici même, 11 y a quelques minutes - commence ainsi: HA la 548ème séance, le 29 mai 1951, les membres du Conseil de sécurité ..."
If the Council does not have to vote on the letter, the statement of the representative of the Soviet Union will go on the record as it was made.
l should like to explain the position of my delegation in regard to the course of action which it is proposed that the Council should take. If the proposai had been put to the vote, my dele- gation, as a party to the dispute, would have abstained under Article 27, paragraph 3, of the Charter.
Unless l hear any objec- tions, l consider the letter as l have read it out to the COllncil to be approved with the reservations expressed by the representatives of the Soviet Union and India.
Mr. Malik Union of Soviet Socialist Repub- lies #132697
It might be better to state that the text of the letter has been approved by nine votes, with two abstentions. That would be clearer.
l think the representative of the Soviet Union is correct. It would make it more clear. l shaH put the text of the letter to a vote. A vote was tal~en by show of hands, as follows: In fav01t1': Brazil, China, Ecuador, France, Nether- lands, Turkey, United Kingdom of Great Britain and Northern Ireland, United States of America, Yugo- slavia. Abstaining: India, Union of Soviet Socialist Repub- lics. The te_'rt of the leUer was adopted by 9 votes in favour) with 2 abstentions. 95. Le PRESIDENT (traduit de l'anglais): Si le Conseil n'a pas à voter au suj et de la lettre, la déclara- tion du représentant de l'Union soviétique sera enre- gistrée telle qu'il l'a faite. 96. M. DAYAL (Inde) (traduit de l'anglais): Je voudrais expliquer la position de ma délégation au sujet de la solution que l'on propose au Conseil d'adopter. Si cette proposition était mise aux voix, ma délégation, étant partie au différend, devrait s'abstenir conformé- ment au paragraphe 3 de l'Article 27 de la Charte. 97. Le PRESIDENT (traduit de l'anglais) : S'il n'est formulé aucune objection, je considérerai que la lettre dont je viens de donner lecture au Conseil est approu- vée, avec les réserves exprimées par les représentants de l'Union soviétique et de l'Inde. 98. M. MALIK (Union 'des Républiques socialistes soviétiques) (traduit du russe) : Il serait peut-être pré~ férable de dire que le texte de la lettre a été approuvé par 9 voix, avec 2 abstentions. Ce procédé aurait le mé- rite de la clarté. 99. Le PRESIDENT (traduit de l'anglais) : Je pense que le représentant de l'Union soviétique a raison. La situation serait plus claire. Aussi vais-je mettre aux voix le texte de la lettre. Votent POUl': Brésil, Chine, Equateur, France, Pays- Bas, Turquie, Royaume-Uni de Grande-Bretagne et d'Irlande du Nord, Etats-Unis d'Amérique, Yougo- slavie. S'abstiennent: Inde, Union des Républiques socia- listes soviétiques. Par 9 voi_'r, avec 2 abstentions, le texte de la lettre est adopté. La séance est levée à 17 h. 50. SALES AGENTS FOR UNITED NAnONS PUBLICATIONS DEPOSITAIRES DES PUBLICATIONS DES NATIONS UNIES FlNLAND - FINLANDE Akateemlnen KlrJakauppa, 2, Keskus· katu, Helsinki. FRANCE Editions A. Pedone, 13, rue Soufflot, Paris V. ' GREECE- GRECE "Eleftheroudakls," Librairie InternaUo· Mie, Place de la Constitution, Athènes. GUATEMALA Gouba'ud & Ciao Ltda. Sa Avenlda sur num. 26, 2 do Plso, .Guatemala City HAlTI Ma~ Bouchereau, L1braJrle "A la Cara- Yelle." Boîte postale ll1-B, Port-au' Prince. HONDURAS Llbrerla Panamerlcana, Calle de la Fuente, Tegucigalpa. rCELAND -ISLANDE Bokaverzlun Siglusar Eymundsonnar Austurstretl 16, ReykJavik. INDIA -:. INDE ARGENTINA - ARGENTINE Editorial Sudamerlcana S.A., Calle AI.lna 500, Buenos Aire•• AUSTRALIA - AUSTRALIE H. A. Godd.rd (Pty.>, Ltd., 255. George Street, Sydney, N.S.W. BElGlUM ""- BELGIQUE Agence et Messagerie., de la PreSSCl S.A.. 14·22 rue du Persil, Bruxelles. W. H. Smith & Son 71-75 Boulevard Adolphe-Max, Bruxelles. 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Frltze's Kungl, Hofbokhandel A-B Fredsgatan 2, Stockholm. SWITZERLAND - SUISSE Librairie Payot S.A., Lausanne, Genève, Buchhandlung Hans R.unhardt, Kirchgasse, 17, Zurich 1. SYRIA - SYRIE Librairie Universelle, Damas. THAILAND - THAlLANDE Pramu.n Mit L1d., 55, 57, 59 Chaba. wat Road, Wat Tuk, Bangkok. TURKEY - TURQUIE librairIe Hachette, 4&9 Istlklal Caddesl, Beyoglu, Istanbul. UNION OF SOUTH AFRICA- UNION SUD·AFRICAINE Van Schalk's Bookstore (Pty.l, Ltd. P.0. Bo~ 724, Pretoria. UNITED KING DOM - ROYAUME-UNI H.M. Stationery Office, P. O. Box 569, London, S.E. 1 (and at H.M.S.O. Shops at London, Belfast, Birmingham, Bris- tol, C.rdlff, Edlnburgh, and Man· chesterl. UNITED STATES OF AMERICA- ETATS·UNIS D'AMERIQUE International Documents Service, Colum· bla University Pre,., 2%0 Broadway, New York 27, New York. URUGUAY Oficlna de Represcntaci6n de Editoriales, Prof. Héctor D'Elia, Av. lB de Julie 1333, Esc. 1, Mentevldeo, VENEZUELA Escritorlo Pérez Machado, Conde a Plnango 11, Caracas. YUGOSLAVIA - YOUGOSLAVIE Orzavno Preduzece Jugoslovenska KnJIIJI. Marsala Tlta 23-11, BeOllral!.
The meeting rose at 5.50 p.m.
Il est procédé au vote à main levée.